Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6368
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6368, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Raphaël Na’hman Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris que vous ne me disiez rien des sujets qui concernent tous les ‘Hassidim, en général. De fait, ces activités sont un canal et un réceptacle pour leurs préoccupations personnelles(2). Et, peu importe qu’on l’admette ou non. Selon les termes du Rambam, les opinions sont suggérées par la pratique concrète et non l’inverse, bien que, comme le soulignent nos maîtres, il aurait fallu s’intéresser aux accomplissements généraux, faire des efforts en la matière, essayer de les renforcer et de les réparer, même s’ils n’avaient pas été liés aux préoccupations personnelles. C’est une évidence. Puisse Dieu faire que les ‘Hassidim prennent enfin conscience de tout cela. De la sorte, ils admettront ces accomplissements généraux avec un visage bienveillant et lumineux. Ainsi, une amélioration apparaîtra également dans les préoccupations particulières.
Nous vivons actuellement des jours propices, précédant la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, délivrance de notre maître, chef d’Israël et “ le corps suit la tête ”. Puisse Dieu faire que tout l’organisme, jusqu’au talon, reçoive l’influence de la tête de la manière qui convient. De cette façon, cet organisme sera intègre et unifié. La délivrance le sera également et l’on pourra servir Dieu avec joie et enthousiasme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et à l’occasion de la fête de la libération,
Notes
(1) Le Rav R.N. Cohen, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°5269. (2) Afin d’y révéler la bénédiction.
Lettre n°6369
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6369, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Bamidbar et à celle qui la précédait. Il me semble vous avoir déjà dit et, en tout état de cause, tel est l’enseignement de nos Sages, qu’il n’y a pas lieu de s’immiscer dans les affaires d’un couple, surtout dans ce domaine, d’autant que l’un et l’autre ont la crainte de Dieu, qu’ils mettent en pratique les Mitsvot.
Si certains points doivent être réparés ou, tout au moins, améliorés, il est préférable de le faire indirectement, d’une manière agréable et pacifique. Non seulement il est judicieux de procéder de la sorte, mais, en outre, du point de vue de l’efficacité, on peut constater qu’une action indirecte, effectuée avec proximité, apporte plus que la colère et la contrainte. Puisse Dieu faire que, pour de longs jours et de bonnes années, vous conceviez de tous vos enfants beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive et ‘hassidique. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°6370
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6370, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie. Vous me dites que vous enseignez la musique dans une école et à des particuliers. Il est sans doute inutile de vous expliquer les propos de la Michna, selon lesquels : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”, en mettant en pratique Sa Volonté, en étudiant la Torah et en pratiquant les Mitsvot. Ainsi, quelle que soit l’activité adoptée par l’homme, il est clair que la possibilité lui est toujours accordée de diffuser le Judaïsme véritable et ce qui le concerne, auprès de ceux avec lesquels il entre en contact. Combien plus en est-il ainsi dans la relation qui s’instaure entre un professeur et son élève. En effet, l’enseignement suscite toujours un sentiment d’admiration, de respect envers le professeur. C’est ainsi que l’élève se prépare à recevoir du maître, y compris en dehors du temps de l’enseignement. Et, l’on peut vérifier concrètement qu’il en est bien ainsi. Bien plus, vous me dites que vos élèves, pour la plupart, sont des jeunes. Ainsi, toute amélioration de leur situation se maintiendra à l’avenir, en particulier quand ils bâtiront un foyer juif. Il en résulte que tout effort, toute intervention, en la matière, sont bien justifiés.
Vous souhaiteriez intégrer la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, afin d’y étudier et vous me décrivez les difficultés qui vous en empêchent. En fait, cette question devrait être mise à l’ordre du jour dans un peu plus d’un mois, à l’issue de l’interruption de l’été. C’est alors que les études y seront organisées. Entre temps, quelques uns des problèmes mentionnés dans votre lettre seront peut-être résolus. Vous me dites que vous avez contracté des dettes et que vous devrez donc travailler pour les rembourser, même si vous entrez à la Yechiva. Vous en parlerez à la direction de la Yechiva et il est dit que : “ le salut provient des nombreux conseillers ”.
Puisse le Créateur du monde, Qui le dirige, Qui accorde Sa Providence à chacun, permettre que vous connaissiez l’élévation, d’une étape vers l’autre, sur le chemin de la Torah et des Mitsvot, celui qui conduit l’homme et la femme juifs vers le bonheur véritable, matériellement et spirituellement. Je serais satisfait de recevoir, de votre part, de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6371
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6371, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres des 24 et 25 Nissan. J’y ai pris connaissance, avec plaisir, des grandes lignes de l’activité des jeunes de l’association ‘Habad, dans votre groupement(1). Vous me ferez sûrement parvenir la suite de ces nouvelles. Puisse Dieu faire que leur contenu soit bon, d’un bien véritable, bon pour les cieux et bon pour les créatures. Il convient de diffuser la lettre aux élèves du 15 Sivan 5711(2), de la manière qui convient. En effet, son message s’applique chaque année et il n’est donc nul besoin d’en rédiger une nouvelle.
Vous faites référence à l’utilisation par ‘Habad, d’une salle à propos de laquelle a été soulevée une contestation, de sorte que l’on peut avoir des craintes, concernant la réaction du public. Je ne comprends donc pas comment vous pouvez penser à une telle utilisation. Pourquoi vous introduire dans le doute, surtout ces mois-ci, alors que l’atmosphère est tendue ? En un moment propice, je mentionnerai le nom des élèves et de tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez.
J’ai lu avec étonnement, à la fin de votre lettre, que vous dites Ve Chamerou(3), ce qui va à l’encontre de la coutume des ‘Hassidim ‘Habad, depuis plusieurs générations déjà. Bien entendu, l’explication que vous donnez, à ce sujet, n’est pas du tout suffisante pour justifier une pratique opposée à celle que nos maîtres ont enseignée à leurs disciples, suivant leur voie. Vous m’excuserez d’avoir à vous dire que, également d’après la partie révélée de la Torah, votre comportement est effroyable. En effet, nos Sages définissent l’attitude qu’un élève doit avoir devant son maître, au traité Soukka 32b : “ Rav A’ha, fils de Rava, s’efforçait d’agir ainsi, dès lors qu’il l’avait entendu de la bouche de son maître ”. Vous dites que, dans la synagogue où vous priez, on intercale ce paragraphe de toute façon, mais l’on peut penser(4) qu’en maintenant sa pensée sur la fin des bénédictions du Chema ou bien sur la Amida, on supprime l’effet de ce qui est intercalé. Et, vous connaissez la discussion(5) tendant à déterminer si cette proximité doit être absolue ou non.
Je(6) mentionnerai, en un moment propice, vos deux noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins. Il n’y a sûrement pas lieu de tout remettre en cause, ce qu’à Dieu ne plaise, ni même de la faire très partiellement, sous prétexte que l’on est nerveux, surtout d’après l’explication longue et détaillée, qui reçoit une expression rationnelle, à propos de la Providence de Dieu, Qui est l’Essence du bien. De ce point de vue, toute remise en cause est effectivement exclue.
Vous respectez sûrement(7) la coutume des femmes juives vertueuses qui consiste à donner de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. En plus de cela, vous en donnerez également chaque jour de semaine, le matin. Vous le ferez jusqu’au prochain Roch Hachana, bien entendu sans en faire le vœu. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et à l’occasion de la fête de la libération,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à un couple faisant partie de ce groupement. (2) Il s’agit de la lettre n°1051. (3) Paragraphe intercalé dans la prière du vendredi soir, entre la fin des bénédictions du Chema Israël et la Amida, qui est omis selon la coutume ‘Habad, afin qu’il n’y ait pas d’interruption à cet endroit. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ On peut aussi penser que l’on ne dira pas ce paragraphe afin de maintenir la proximité de ces passages. Et, il en est ainsi selon le raisonnement que vous écrivez. Toutefois, le Sidour établit clairement que l’on omet le paragraphe Ve Chamerou de peur d’une interruption. Ce n’est pas ce que vous écrivez. En outre, les Pisskeï Dinim du Tséma’h Tsédek sur le Ora’h ‘Haïm, au chapitre 236, tranchent clairement qu’en pareil cas, il ne faut pas le dire. ” (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Mena’hot 98a et Tossafot sur Mena’hot 78b. ” (6) A partir de ce paragraphe, la lettre est en Yiddish, alors que son début était rédigé en Hébreu. (7) Ce paragraphe s’adresse, plus spécifiquement, à l’épouse.
Lettre n°6372
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6372, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,
Que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, ces jours-ci, le compte-rendu de séance du comité de clarification qui s’est tenu Roch ‘Hodech Iyar(1), de même que celui des réunions
des 16 et 26 Iyar, de Roch ‘Hodech et du 8 Sivan. Vous ne m’expliquez pas du tout pourquoi vous excluez la commercialisation organisée(2), d’autant qu’il y a quelques temps déjà, nous avons vu à quel point celle-ci était nécessaire. J’ai déjà donné mon avis, à ce sujet. Il faut, en effet, profiter de tous les prêts que l’on peut recevoir, pour différentes raisons. Or, une commercialisation organisée, telle que vous la décrivez, outre ses qualités intrinsèques, permettra également d’obtenir de tels prêts.
Je formulerai une remarque, d’ordre général, qui concerne plusieurs paragraphes de ces comptes-rendus, bien qu’il me semble l’avoir déjà écrit plusieurs fois, à différentes organisations ‘Habad. Cette remarque est la suivante. Ma réponse, adressée à quelqu’un qui m’écrit à titre personnel, n’engage en aucune façon la direction d’une école, d’une institution ou du Kfar. C’est le cas uniquement lorsque cette réponse est adressée officiellement à la direction. Bien entendu, la personnalité de celui qui pose la question ne doit pas entrer en ligne de compte. Seul importe le fait que l’interrogation soit formulée par ceux
qui représentent le Kfar ou l’institution, ou encore qu’elle soit en leur nom, ou bien, qu’elle émane de quelqu’un intervenant à titre individuel et décrivant la situation de son point de vue. C’est une évidence.
Vous me demandez si vous devez construire, dans le nouveau quartier, des maisons de quatre logements ou bien uniquement de deux. J’ai déjà écrit qu’il fallait s’efforcer, non seulement d’accorder, au sein du Kfar, la plus large part aux agriculteurs et à l’agriculture, mais aussi de faire en sorte que ce nouveau quartier ait un caractère agricole. J’ai dit aussi qu’en l’occurrence, l’agriculture n’est pas uniquement le travail du champ et la récolte. Elle intègre également la culture de légumes. Si, du point de vue de cette apparence agricole, il n’y a pas de différence entre des maisons de quatre logements et de deux, il faut concevoir ce programme en fonction des qualités spécifiques présentées par ces deux formules, comme c’est le cas pour tout ce qui concerne le Kfar. Je suis surpris que vous ne me précisiez pas quel est l’usage ayant cours chez les personnes auprès desquelles vous vous trouvez, au sens matériel, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En effet, il faut observer les conséquences de leur manière de construire.
J’ai reçu des lettres de quelques personnes, ayant adressé différentes requêtes au comité du Kfar, lequel leur a répondu qu’ils m’écrivent directement. Vous comprendrez qu’une telle attitude me surprenne. Toutefois, je ne m’engage pas sur la véracité de la nouvelle selon laquelle le comité leur aurait demandé de m’écrire. J’ai donc adressé une réponse d’ici, chaque fois qu’une telle demande m’était formulée et j’ai indiqué qu’il fallait s’adresser au comité du Kfar. Tout au plus, peuvent-ils adresser ici une copie de leur demande, mais rien de plus. De façon générale, il n’y a pas lieu de refuser de trancher chaque point important, ou moyen, ou même moindre. Vous décidez, au plus vite, que la question doit être transmise ici. Or, ce n’est pas de cette façon que l’on peut diriger un village ou une institution. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour connaître la réussite en votre mission sacrée, celle de renforcer et de développer Kfar ‘Habad,
Je viens de recevoir votre lettre de Roch ‘Hodech, avec les comptes-rendus qui y étaient joints.
Notes
(1) Le mot Iyar est souligné dans le texte afin de souligner le retard. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4837 et 5237.
Lettre n°6373
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6373, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au jeune Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 2 Tamouz, dans laquelle vous me parlez des après-midis récréatives du Chabbat et de la préparation des vacances. J’y ai lu, avec plaisir que vous comptez élargir l’étude de notre sainte Torah, pendant ces vacances. L’intérêt de tout cela est bien évident et il faut, en conséquence, investir tous les efforts nécessaires pour que ce projet se concrétise. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, ce qui, bien entendu, multipliera les bénédictions de Dieu et votre succès en vos préoccupations personnelles, en particulier votre avancement et votre réussite dans votre propre étude de la Torah et dans votre pratique des Mitsvot, de la meilleure façon.
Vous me dites que certains acceptent d’étudier avec vous à la condition que vous ne fassiez pas référence à l’action concrète. Je suis surpris par une telle condition. Vous pouvez, en effet, leur expliquer que, même si vous envisagez l’action concrète, eux-mêmes conservent la liberté de faire ce qu’ils décideront. Ils ne perdront donc rien, par de tels propos. Bien au contraire, ils ne pourront que gagner, car peut-être recevront-ils ainsi des idées nouvelles, des explications dont ils n’ont pas encore connaissance, ce qui leur permettra d’avoir une approche plus précise.
En tout état de cause, il est clair que l’on doit enseigner la Torah, même à de telles personnes, puisqu’il s’agit d’une Mitsva à part entière, que l’on doit mettre en pratique. Vous citez l’enseignement de nos Sages à propos d’un disciple qui n’est pas convenable(2). L’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, traite de ce sujet, dans ses lois de l’étude de la Torah, chapitre 4, paragraphe 3 et dans le Kountrass A’haron. Et, il conclut qu’un disciple qui n’est pas convenable n’en est pas moins tenu d’étudier la Torah et le Rav…(3) s’il est impossible de faire autrement. Toutefois, si on peut le ramener à de meilleurs sentiments par le fait de ne pas le laisser entrer dans la maison d’étude, on doit, tout d’abord, le repousser. L’Admour Hazaken formule la même affirmation à propos de celui qui se moque des Mitsvot, qui n’a pas la crainte de Dieu, qui ne met pas en pratique ce qu’il a étudié, bien qu’il ait connaissance des Préceptes. Combien plus en est-il ainsi pour les personnes auxquelles vous faites allusion, qui agissent sûrement ainsi par manque de connaissance.
Vous m’interrogez également sur la nécessité d’enseigner la Torah sans compromis. Vous craignez, si vous adoptez une position trop rigoriste envers les enfants, que ceux-ci n’acceptent rien du tout, ce qui plaiderait la cause de ces compromis. S’agissant précisément de tels enfants, il est nécessaire de ne pas faire de compromis, de ne pas leur dire que l’on peut transgresser quelques Mitsvot, ce qu’à Dieu ne plaise, à condition d’en respecter d’autres. Tout d’abord, il est interdit de mentir. En outre, il s’agit là d’un enseignement de la Torah qui n’est pas conforme à la Hala’ha, d’une modification de la foi. Il faut donc montrer aux enfants, leur expliquer qu’on leur enseigne, pour l’heure, telle Mitsva, mais qu’il en existe d’autres. Néanmoins, il est impossible de toutes les apprendre d’emblée. On procède donc par étapes. Vous leur parlerez également de la Techouva. Si quelqu’un a succombé à l’épreuve, ce qu’à Dieu ne plaise et n’a pas agi comme il faut, il reste, comme auparavant, astreint à toutes les Mitsvot de la Torah, car “ même s’il commet une faute, il reste un Israël ”. Par la suite, il est possible de réparer grâce à la Techouva.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) I. Ohayon, d’Agadir, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°5328. (2) Et auquel il faut donc s’abstenir d’enseigner la Torah. (3) Doit la lui enseigner.
Lettre n°6374
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6374, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres. Or, nous nous trouvons en des jours propices(1), précédant la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, la délivrance de notre maître, chef d’Israël et “ le corps suit la tête ”.
Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, soit libéré de tout ce qui lui fait obstacle, matériellement et spirituellement. De la sorte, avec largesse d’esprit, on redoublera d’ardeur en tous les domaines pour lesquels celui dont nous célébrons la joie fit don de sa propre personne. On pourra servir Dieu avec joie et enthousiasme, avant tout, former des disciples craignant Dieu, étudiant la Torah intègre, sa partie révélée et son enseignement profond et accomplissant les Mitsvot de Dieu de la meilleure façon(2). Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Une même lettre fut adressée à plusieurs personnes. (2) Voir également les lettres n°3681 et 3687.
Lettre n°6375
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6375, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez le métier de vos enfants et vous me faites part de vos difficultés pour les fiancer. Il est certain que ces difficultés ne sont pas liées à leur métier, d’autant qu’ils sont agriculteurs à Kfar ‘Habad, village fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi. Cette activité est donc le canal et le réceptacle permettant d’obtenir de Dieu une bénédiction accrue. En revanche, il est possible qu’ils accordent de l’importance à ce qui n’en a pas réellement.
On sait que, de façon générale, la perfection n’existe pas dans le monde. De ce fait, il faut s’attacher à l’essentiel, à ce qui est défini comme important par la Torah. Dès lors, Dieu accorde Son aide et l’on satisfait également ce qui est accessoire. Que Dieu permette à vos enfants de gagner largement leur vie selon la voie de la Torah et dans l’agriculture, comme je le disais plus haut, ce qui constitue une qualité pour pouvoir trouver un bon parti, en un moment bon et fructueux.
Sans doute maintenez-vous l’usage positif des femmes juives vertueuses, qui consiste à donner de la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Le cas échéant, vous le ferez à partir de maintenant. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6376
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6376, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre, dans laquelle vous me décrivez, par le détail, votre situation telle que vous la voyez. Vous avez tout à fait raison d’écrire, au début de votre lettre, qu’il s’agit d’un prétexte, d’une justification et qu’on vous a dit que, même si cela était exact, votre étude de la Torah n’en serait pas renforcée. Et, rien ne résiste à la volonté.
Vous précisez ce qui est à l’origine de votre découragement. Mais, l’explication de tout cela a déjà été donnée par le Tanya, qui commente l’affirmation selon laquelle “ les pleurs sont d’un côté et la joie, de l’autre ”, soulignant qu’il n’y a aucune contradiction dans une telle situation et qu’avant tout, cette connaissance n’est qu’un moyen d’atteindre la finalité de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot. Le moyen d’y parvenir, le chemin de vérité sur lequel vous vous interrogez, consiste à graver en son cerveau et en sa mémoire les paroles de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 41 du Tanya : “ Dieu se tient face à lui… ”. Il serait bon d’apprendre par cœur le début de ce chapitre jusqu’au mot Ha Méle’h, le Roi, qui est à la page suivante. La conscience de cela doit inspirer la joie dans le cœur de chacun. En effet, le Tanya cite l’exemple d’un grand roi qui habite chez l’homme le plus humble et le plus modeste, comme il le précise, au chapitre 33. Bien entendu, grâce à cette résidence commune, on reçoit la force d’avoir un comportement conforme à la volonté du roi. Le Choul’han Arou’h explique tout cela, jusque dans le moindre détail, y compris dans les domaines permis, consacrant un chapitre entier à ce propos, dans le Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231, conformément au principe : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.
Puisse Dieu faire que vous cessiez de penser au comportement que telle personne adopte envers vous. Sachez que vous vous trouvez dans un rayon de lumière, à la Yechiva Tom’heï Temimim, que vous y trouvez une Torah intègre, sa partie révélée et son enseignement profond. Si vous le désirez réellement, vous avez la certitude de connaître la réussite dans les trois domaines que sont la Torah, la prière et les bonnes actions, sur lesquelles reposent le monde, au sens littéral et le petit monde, qui est l’homme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6377
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6377, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 2 Tamouz et je viens de recevoir les deux livres auxquels vous faites allusion. Je vous en remercie. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, chaque Juif procure de la satisfaction et du plaisir à l’autre. Et, “ il n’est de bon que la Torah ” et ce qui la concerne, car elle est appelée Torah de vie, enseignement pour la vie. Elle inclut et englobe toute la vie, jusque dans le moindre détail. C’est une évidence, puisqu’elle a été donnée par le Créateur du grand monde, de même que du petit monde qu’est l’homme. Il est clair que Celui Qui a créé l’homme et le monde sait ce qui est bon pour eux.
Vous avez sûrement connaissance de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, délivrance de mon beau-père, le Rabbi, tête d’Israël. En ces jours, sans doute participerez-vous à une réunion, parmi les ‘Hassidim. Puisse Dieu faire que l’effet de cette réunion soit conservé, d’une manière concrète et dans l’existence quotidienne. Avec mes remerciements, mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°6378
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6378, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5718,
Brooklyn
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat. Vous me posez la question suivante. Dans l’endroit où vous travaillez, on prépare des licenciements, bien que votre tour ne soit pas encore arrivé. Vous me demandez donc si vous devez démissionner afin de recevoir un dédommagement et, de la sorte, payer vos dettes. J’en suis un peu surpris car, d’après ce que l’on entend, quiconque a, en Terre Sainte, un poste depuis quelques années, s’efforce de le conserver et n’est pas attiré par les indemnités. Il est certain que vous ne les perdrez pas, même si elles sont versées plus tard. De fait, vous dites que votre épouse ne souhaite pas que vous fassiez votre métier de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Cela est, bien sûr, étonnant et vous m’en expliquerez sans doute la raison dans votre prochain courrier.
Vous demandez une participation, pour un tiers, aux frais du voyage. Celle-ci vous sera accordée, sans en faire le vœu, mais une telle requête est surprenante, car il semble que la situation financière des jeunes de l’association ‘Habad n’ait pas évolué, depuis plusieurs années. On ne constate aucune évolution positive et peut-être même le contraire est-il vrai. Cela est encore plus étonnant si l’on observe que plusieurs organisations de Terre Sainte, n’ayant a priori aucun appui, ont été capables d’acquérir leur autonomie, y compris dans le domaine financier. Or, à ma grande peine, les jeunes de l’association ‘Habad sont aidés depuis plusieurs années, mais rien ne bouge ! Peut-être est-il possible d’avancer l’élément d’explication suivant. On sait que l’on peut, sans effort, recevoir une partie du financement. Dès lors, pourquoi adopter une autre manière d’agir ? Or, il est clair qu’une telle attitude est totalement injustifiée, pour deux raisons. D’une part, si l’on s’efforçait d’acquérir d’autres moyens, on pourrait élargir largement les actions. En outre, et ceci est essentiel, on peut comprendre que les fonds devant être consacrés aux jeunes de l’association ‘Habad, mais qu’ils auraient pu se procurer par leurs propres moyens, suscitent un manque dans des domaines d’action importants.
Bien entendu, le paragraphe précédent s’adresse à tous les membres des jeunes de l’association ‘Habad, non pas uniquement à Tel Aviv mais aussi dans tous les groupements. Il en est de même pour les femmes et jeunes filles ‘Habad, même si l’on peut accorder les circonstances atténuantes à ces dernières, d’après l’affirmation de nos Sages selon laquelle une femme vertueuse accomplit la volonté de son mari. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Lettre n°6379
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6379, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5718,
Brooklyn, New York
Aux enfants d’Israël se trouvant au Gan Israël(1),
à leur tête, aux moniteurs aux dirigeants et à tous
les responsables, que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir et joie, l’ouverture des deux centres de vacance Gan Israël, de même que celle du centre aéré, qui aura lieu au jour lumineux de la fête de libération du 12 Tamouz, qui approche. Puisse Dieu faire que l’ouverture et le commencement soient en un moment bon et fructueux. Puis, la réussite et la bénédiction se poursuivront dans tous les domaines du Gan Israël, matériels et spirituels, les uns dépendant des autres. Le Gan Israël sera conforme à son nom(2) et il produira de bons arbres, portant de bons fruits. En eux, s’accompliront les termes du verset, faisant allusion au Saint béni soit-Il, “ que mon Bien Aimé vienne dans Son jardin ” et qu’une demeure soit bâtie pour Lui ici-bas, grâce à la bonne influence exercée sur les participants, qui étudieront, avec constance et ardeur, notre Torah, Torah de vie, pratiqueront ses Mitsvot de la meilleure façon, avec lumière et chaleur ‘hassidiques.
Le mérite de tous ceux qui font des efforts, qui viennent en aide et qui se trouvent à la tête, comme nos Sages l’expliquent à propos du verset : “ Ceux qui confèrent un mérite au public brilleront comme des étoiles pour l’éternité ”, les protégera, de même que tous les membres de leur famille, en tous leurs besoins, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction pour une considérable réussite,
Notes
(1) De Montréal. La même lettre fut adressée à plusieurs centres de vacances. (2) Jardin d’Israël.
Lettre n°6380
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6380, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Its’hak Aïzik(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Sivan, dans laquelle vous me dites que vous assumez des fonctions au sein de l’école professionnelle. Tant que ceci n’a pas été mis en place dans le cadre de ‘Habad, la question que vous m’avez posée(2) n’a pas lieu d’être. S’agissant d’instaurer un cursus similaire chez ‘Habad, j’ai déjà répondu au Rav E.Wolf, qui m’interrogeait, à ce sujet(3). Vous profitez sûrement de votre enseignement pour transmettre la crainte de Dieu à vos élèves. En effet, tout ce qui concerne l’homme doit être utilisé pour mettre en pratique la mission qui lui est confiée, “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Du reste, le Choul’han Arou’h tranche la Hala’ha en ce sens et il dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.
Vous faites référence à votre fils Yehouda Leïb(4) et vous prendrez connaissance, dans le Hayom Yom, de notre coutume sur la manière de mettre les Tefillin et de dire la bénédiction. Vous parlez d’un commentaire de la partie révélée de la Torah, à l’occasion de sa Bar Mitsva. A mon sens, il est clair que l’on doit préparer non seulement un discours ‘hassidique, qui sera alors récité, mais aussi une explication de la partie révélée de la Torah. Doit-elle faire partie de son discours ? Il existe, à ce propos, différentes coutumes. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que tous obtiennent la satisfaction de leurs besoins, conformément à ce que vous m’écrivez.
Vous me demandez s’il est bon d’utiliser, pendant les fêtes, un système de cuisson électrique, dès lors qu’une telle action ne donne naissance à rien du tout, à la différence de l’éclairage électrique. Vous ne précisez pas le sens de votre question. Vous faites vraisemblablement allusion à un instrument électrique qui n’est pas branché au courant. Vous demandez si l’on peut, pendant la fête, le brancher et l’allumer. Il est bien évident que cela est interdit. Vous vous préparez sûrement à la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz. Puisse Dieu faire qu’elle se poursuive, en tout ce qui concerne ‘Habad, tout au long de l’année qui vient. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav I.A. Karasik, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°3874. (2) Vraisemblablement le fait de quitter cette école. (3) Il s’agit de la lettre n°6245. (4) Célébrant vraisemblablement sa Bar Mitsva.
Lettre n°6381
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6381, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la fin du troisième mois(1), dans laquelle vous me dites que vous n’éprouvez pas de rancœur. Vous prétendez que ce jeune homme s’est mal comporté. Il est, néanmoins, dit que “ le nombre des années apporte la sagesse ”. Ainsi, cette sagesse s’accroît d’année en année, de temps à autre, par rapport à ce qu’elle était au préalable et ce jeune homme n’est, après tout, qu’un enfant(2). Puisse Dieu faire que sa sagesse se développe et, selon les termes de la Michna, qu’elle se maintienne parce qu’elle sera précédée par sa crainte de Dieu. Ainsi, il causera beaucoup de satisfaction à ses parents et à tous les membres de sa famille.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Le mérite de votre action et de votre effort pour les cours de Torah donnés à la synagogue, portant sur la Torah intègre, sa partie révélée et la ‘Hassidout, vous protégera, de même que tous ceux qui en font de même et qui apportent leur concours, afin d’obtenir la satisfaction de tous vos besoins, spirituels et matériels.
Nous nous rapprochons de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, libération de notre maître et notre chef, chef d’Israël et “ le corps suit la tête ”. Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous soit libéré, au sein de tout Israël, délivré de tout ce qui fait obstacle. On obtiendra ainsi une victoire évidente, comme ce fut le cas, “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”, il y a trente et un ans. De la sorte, avec largesse d’esprit, on redoublera d’ardeur en tous les domaines pour lesquels celui dont nous célébrons la joie fit don de lui-même et, avant tout, dans la formation d’élèves qui auront la crainte de Dieu, étudieront Sa Torah intègre, partie révélée et enseignement profond, qui accompliront les Mitsvot de Dieu de la meilleure façon. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Après celui de la sortie d’Egypte, c’est-à-dire Sivan. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ce qui veut dire, selon les commentateurs du verset Chmouel 1, 1, 24, qu’il était et est encore un jeune homme. Malgré cela, ce qui s’est passé n’a pu être empêché ”.
Lettre n°6382
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6382, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5718,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Eléazar(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites allusion au ‘Hilazon(2), au Te’hélet(3) et à la manière concrète de faire des Tsitsit à notre époque. Vous savez que cela a fait l’objet d’une controverse et que des Grands de ce monde s’y sont opposés, y compris avec des arguments trouvés dans la partie révélée de la Torah, lorsque ce fait nouveau émana de Radzin(4).
Le Rabbi Rachab lui-même n’accepta sous aucun prétexte cette pratique nouvelle. Pour l’heure, je ne possède plus la lettre qu’il rédigea, à ce propos. Je me rappelle, toutefois, qu’il y cite un enseignement de la Kabbala selon lequel le Te’hélet réapparaîtra uniquement dans le monde futur. Bien entendu, nous devons nous en tenir aux propos du Rabbi. Vous consulterez également le traité Soukka 32b, qui dit : “ Rabbi Eléazar s’efforçait de faire(5)… car c’est là ce qui avait émané de la bouche de Rav Kahana ”. Vous citez aussi la Michna, à la fin du traité Edouyot, selon laquelle un Mamzer érudit de la Torah a la préséance sur un grand Prêtre ignorant. Vous consulterez, à ce sujet, le Zohar, tome 2, à la page 95b.
Notes
(1) Le Rav H.E. Heber, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre n°6303. (2) Le poisson, qui faisait surface tous les soixante dix ans à l’époque du Temple, dont on se servait pour confectionner le fil d’azur des Tsitsit. (3) Ce fil d’azur proprement dit. (4) Ville dont le Rabbi prétendait avoir retrouvé le ‘Hilazon. (5) Ce qu’il avait entendu de son maître, bien que tel ne soit pas l’avis couramment retenu par la Hala’ha.
Lettre n°6383
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6383, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants du séminaire Beth Rivka et à l’association
des parents d’élèves du séminaire de Kfar ‘Habad,
où Dieu a ordonné la bénédiction,
qu’Il vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres et les comptes-rendus de la direction et des réunions des parents. J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez tous reconnu, avec l’unanimité des cœurs et d’une même voix, la nécessité de renforcer, au séminaire, l’éducation juive et ‘hassidique, au-delà de ce qui était pratiqué jusqu’à maintenant, d’y intensifier les études sacrées. De ce fait, vous recherchez les professeurs qui conviennent, dont la crainte de Dieu précède la sagesse, car, bien entendu, tout cela dépend du corps enseignant.
En conséquence, chacun des dirigeants et des parents fera tout ce qui est en son pouvoir afin d’en acquérir les moyens. Si, en tout lieu et à toute époque, nos Sages ont dit que : “ si tu fais des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ”, combien plus en est-il ainsi de nos jours, alors que l’on peut observer la réussite d’une action menée pour la Torah et la crainte de Dieu, pour peu que l’on s’y consacre de tout son cœur et avec l’enthousiasme qui convient, d’autant qu’en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, tout cela est particulièrement nécessaire. De ce fait, tout effort, toute intervention, en la matière, sont justifiés.
Compte tenu de l’immense importance de tout cela, je veux dire de tout ce qui concerne l’éducation, puisqu’une évolution acquise par l’élève se maintiendra par la suite, tout au long de sa vie. Il est donc bien évident qu’il n’y a pas du tout lieu d’envisager ce qui sème le doute, à propos de la crainte de Dieu et du Judaïsme traditionnel, ni même le “ doute d’un doute ”, dans une situation impliquant un danger de vie ou de mort, ce qui est également interdit. La logique première et la rationalité des hommes permettent de l’établir.
Vous déduirez de ce qui vient d’être dit quelle est ma position, concernant les livres douteux, du point de vue de la crainte de Dieu et, de même, des enseignants dont on peut se demander s’ils sauront insuffler cette crainte de Dieu à leurs élèves. Pour plus de précisions, j’ajouterai un autre point. Comme je l’ai dit, il faut écarter de tels livres et de tels enseignants, même en l’absence d’autre choix, précisément parce qu’il n’y en a pas d’autres. En effet, les dirigeants et, bien entendu, les parents doivent s’assurer que les élèves restent fidèles à Dieu et à sa Torah. C’est là leur bonheur, matériel et spirituel. Toutefois, il doit être possible, à l’heure actuelle, de trouver des professeurs et des livres d’étude qui soient irréprochables, du point de vue de la crainte de Dieu, pour reprendre l’expression que vous utilisez dans votre lettre et dont le niveau sera convenable.
Il y a maintenant plusieurs écoles Beth Yaakov en notre Terre Sainte. La période du début, des hésitations et des doutes est passée. Sur la base de l’expérience de plusieurs années, une solution a été trouvée à ces questions. Le séminaire Beth Rivka peut sûrement profiter de l’expérience ainsi accumulée. D’après ce que vous m’écrivez, vous avez vous-même décidé, à l’unanimité, que la crainte de Dieu doit précéder la sagesse, comme l’affirment les Sages, dans la Michna. Il est sans doute inutile de préciser que cette priorité est non seulement dans le temps, mais aussi dans la qualité, ce qui veut dire que, quand il faut faire une sélection entre les professeurs et les livres, choisir entre la crainte de Dieu et la sagesse, on accordera la priorité à la première, comme on l’a dit. De même, s’agissant des points que vous mentionnez, des matières pour lesquelles il convient d’obtenir un meilleur niveau d’étude, cela ne veut pas dire, bien entendu, qu’il faille abaisser ce niveau, quand cela ne concerne pas la crainte de Dieu. Assurément, vous serez tous d’accord, en la matière. Et, de ce fait, il est un peu surprenant que vous en parliez dans votre lettre, comme s’il y avait un doute, à ce sujet.
De même, vos lettres ne définissent pas clairement le programme de l’école secondaire, que vous mentionnez pourtant à plusieurs reprises. Or, le séminaire vient d’être créé et, malgré cela, il connaît la réussite, au moins d’une manière relative. Il n’y a donc pas lieu d’en faire une école secondaire. Il me semble vous avoir déjà écrit que cela ne me convient pas du tout. Le séminaire doit effectivement avoir la forme d’une école de formation des enseignantes et des jardinières d’enfants. De nos jours, un tel séminaire est particulièrement important. Vous dites qu’il y a un risque, que les administrations concernées pourraient ne pas accepter que des enseignantes titulaires ne soient pas bachelières. Mais, il y a de bonnes chances que l’on assiste à une évolution également dans ce domaine. Avant tout, même en l’absence d’un tel agrément, les enseignantes et les jardinières d’enfants ont un terrain d’action particulièrement large. Comme on l’a dit, ce qui est essentiel, ce qui importe avant tout, c’est que ces enseignantes et ces jardinières d’enfants soient pleinement adaptées à leur mission, qui revêt la plus haute importance. Il ne faut donc pas réduire, même quelque peu, leur adéquation à tout cela en modifiant le programme d’étude ou bien l’apparence du séminaire.
On confère un mérite à des jours qui sont par nature propice. Or, je rédige la présente à la veille des 12 et 13 Tamouz, jours de la libération de notre maître et de notre chef, qui lutta, malgré les voiles et les difficultés, pour la victoire du Judaïsme traditionnel et ‘hassidique, de la Torah intègre, qui emporta une victoire évidente, obtenue aux yeux de tous, bien qu’elle eut été inconcevable, d’après les voies de la nature. Or, “ le corps suit la tête ” et chaque ‘Hassid, attaché ou lié à lui doit donc suivre la voie qu’il nous a montrée, surtout dans les domaines pour lesquels il n’est nullement besoin de faire don de sa propre personne. Il suffit, en effet, d’offrir son âme animale, d’être intègre envers Dieu, Créateur du monde Qui le dirige, accordant Sa Providence à tous. Ainsi, le cœur de chacun et de chacune sera entier pour suivre la voie de la Torah et de la Tradition, éclairée par la clarté et la chaleur ‘hassidiques, pour s’écarter et se préserver de tout écart, de tout doute, du “ doute d’un doute ”, quant à la fermeté et la pureté de tout cela. A n’en pas douter, les bénédictions et la réussite de Dieu se multiplieront, afin que l’on puisse atteindre l’objectif fixé, avec largesse d’esprit et dans un bonheur véritable, matériellement et spirituellement.
Pour ce qui fait l’objet de notre propos, les parents, les enseignants et les dirigeants concevront de tous les élèves du séminaire beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive et ‘hassidique. A juste titre et avec la fierté émanant du domaine de la sainteté, vous pourrez dire : “ Voyez ceux que nous avons formés ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et à l’occasion de la fête de la libération,
Lettre n°6384
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6384, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
Que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici le télégramme qui vous a été envoyé, aujourd’hui-même, par le Rabbi Chlita. Le voici :
“ A chacun et chacune des résidents de Kfar ‘Habad, aux participants à la réunion ‘hassidique,
Puisse Dieu faire que soient libérés le Kfar, ses habitants et tout ce qui le concerne, d’une manière intérieure et extérieure à la fois, de tout obstacle et de toute entrave à votre développement et à votre élargissement, quantitatif et qualitatif.
Qu’en particulier la synagogue et la maison d’étude assume sa mission, celle d’apporter à toute chose l’élévation, matérielle et spirituelle, sur l’échelle de la prière, celle de révéler toutes les bénédictions de Dieu ici-bas, par l’échelle de la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Avec la largesse dans tous les domaines, vous diffuserez les sources dans votre entourage et dans toute la Terre Sainte, jusqu’à notre délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, prochainement. Ce sera une réunion ‘hassidique et fructueuse.
Mena’hem Schneerson, ”
Vous avez sûrement reçu ce télégramme en son temps et vous voudrez bien indiquer ici ce qui a été fait, en la matière. Plus vous donnerez des détails et mieux cela sera. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
Le secrétaire,
Lettre n°6385
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6385, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Chela’h et je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour tout ce que vous mentionnez. Puisse Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. S’agissant de la Tsédaka de l’année(1), vous avez un doute, car vous avez donné votre contribution au milieu de l’année(2). Je suis surpris par votre question, car il semble que vous n’ayez pas vu la causerie relative à cette Tsédaka. Ce texte précise qu’elle doit être rapprochée de ce qui est exposé au début du second chapitre du traité Shekalim, référence que vous mentionnez vous-même. En effet, on en prélevait(3) également au titre de ce qui allait être payé par la suite, ce qui veut dire que les retardataires sont effectivement inclus dans la Tsédaka donnée depuis Roch Hachana, même si l’on a, en pareil cas, perdu la qualité de l’empressement, laquelle est définie par différents textes, en particulier le chapitre 21 d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken.
Vous dites, en passant, que vous vous efforcez de manger moins. Or, il est sûrement inutile de vous rappeler ce que précise le Rambam, au début du chapitre 4 de ses lois des opinions : “ Avoir un corps en bonne santé et intègre fait partie des voies de Dieu ”. Et, l’on peut vérifier concrètement qu’il en est bien ainsi et qu’une santé physique sujette à caution, empêche de se consacrer au service de Dieu comme il le faudrait. C’est une évidence. Vous connaissez sûrement la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, délivrance de notre maître et chef, le chef de tout Israël. Vous avez participé ou bien vous participerez aux réunions ‘hassidiques organisées à l’occasion de ces jours propices. Et, vous mettez en pratique les décisions de celui dont nous célébrons la joie , mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en gardant les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Somme donnée par une personne, en fonction du nombre des jours de l’année, afin que de la Tsédaka soit prélevée chaque jour, en son nom. (2) Et, non au début de celle-ci, afin d’être prise en compte dans le don quotidien. (3) Les demi-Shekels destinés à financer les sacrifices perpétuels.
Lettre n°6386
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6386, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Yé’hezkel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de la veille du 12 Tamouz, fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous m’interrogez sur la Bat Mitsva. Ces dernières années, en effet, celle-ci est célébrée également dans les milieux où l’on craint Dieu, au point d’être devenue un usage pratiquement incontournable. Votre question est donc comment l’organiser de la meilleure façon possible. Vous me précisez qu’on a l’habitude de la fixer un vendredi soir. Vous faites sans doute allusion à la soirée du Chabbat.
Si j’en avais le pouvoir, j’aurais supprimé, dans ce pays, le choix de cette soirée. En effet, on se désole déjà qu’une Bar Mitsva soit célébrée pendant le Chabbat, à cause de la lecture de la Torah. On sait les inconvénients qui en résultent, en particulier la transgression affirmée du saint Chabbat qui est ainsi occasionnée. C’est là ce que l’on appelle l’accession d’un Juif au joug des Mitsvot et à celui de la Torah ! De manière naturelle, il y a donc bien lieu de craindre ce qui se passera en pareil cas, quand une fête sera célébrée le vendredi soir ou encore dans la journée du Chabbat. Certes, il arrivera qu’il n’en résulte aucune transgression du Chabbat, ce qu’à Dieu ne plaise. Mais, il en sera ainsi uniquement à une certaine époque et dans un lieu précis. En revanche, qui pourra garantir qu’il en sera de même dans un proche avenir et surtout dans des endroits lointains ? On peut en avoir le plus grand doute. C’est une évidence et il est inutile d’en dire plus. Je me suis déjà entretenu, à ce sujet, avec des Rabbanim et je leur ai demandé quel était l’usage de leur synagogue et je leur ai dit que, dans la mesure du possible, ils devaient s’efforcer de célébrer les Bar Mitsvot, non pas le Chabbat, mais dans la semaine, pour cette raison(2).
De même, il faut s’efforcer, dans toute la mesure du possible, de ne pas choisir non plus le dimanche. En effet, il est scandaleux et honteux de constater que de nombreuses célébrations juives sont fixées en ce jour, parce que tous sont alors libérés de leurs obligations commerciales et professionnelles. Mais, de cette façon, une importance est conférée au jour de leur fête, ce qu’à Dieu ne plaise. Néanmoins, à l’heure actuelle, il s’agit encore d’une décision à laquelle la majeure partie de la communauté ne pourra se tenir. Eux-mêmes ont le mérite d’avoir oublié que ce jour est celui de leur fête et nul n’y prête plus guère attention. S’agissant des pratiques nouvelles, en revanche, il serait bon, d’emblée, de ne pas s’engager dans tout cela et de ne rien faire en ce jour. Mais, “ les portes des justifications n’ont pas été fermées ”(3).
Bien entendu, je n’aborde pas ici la question proprement dite de la célébration d’une Bar Mitsva, puisqu’il semble que ce n’était pas là votre question. Vous faisiez référence à la situation actuelle de votre communauté et vous me demandiez quelle soirée choisir. La remarque suivante est sûrement inutile. Je vous l’écris, néanmoins, afin d’en souligner l’importance, du fait des incidents qui sont survenus, lors de la célébration de plusieurs Bat Mitsvot. En effet, certains font en sorte que l’on chante, au cours de ces cérémonies et, du fait de nos nombreuses fautes, on le fait même en présence des femmes. La Bat Mitsva et ses amies y participent également. Or, en la matière, on ne peut pas faire de concessions car, le Choul’han Arou’h rapporte la Hala’ha, en la matière, selon laquelle il y a là une interdiction absolue.
J’ai appris que vous êtes devenu membre du conseil municipal et puisse Dieu faire que vous vous serviez de l’influence que vous avez acquise jusqu’à maintenant, de même que celle que vous recevrez grâce à cette nomination, afin de redoubler d’ardeur pour propager la Torah de vérité sans concessions(4). En effet, la vérité et la concession sont totalement antinomiques. Vous le ferez donc dans des milieux de plus en plus larges, en commençant par votre propre communauté, au sein de laquelle vous exercez des fonctions officielles, dans votre ville, dont vous venez d’intégrer le conseil municipal et à l’extérieur de votre ville. En effet, tous les Juifs forment un grand organisme et un manque, en un certain endroit, est également ressenti dans tous les autres. Or, “ l’Attribut du bien est plus fort… ”(5) et l’ajout peut être effectif en tout endroit. Il en résulte que tout effort, toute initiative sont justifiés, car il s’agit, en l’occurrence, de tout le peuple d’Israël et de chaque individu qui le constitue. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.Hartmann, de St Louis. (2) Pour éviter la transgression du Chabbat. (3) De sorte que l’on pourra toujours imaginer une explication dans le but de justifier qu’une fête soit fixée au dimanche. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°6280. (5) Que celui du malheur.
Lettre n°6387
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6387, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat ‘Houkat, “ Voici le Décret de la Torah ”(1). Me trouvant hier, le 12 Tamouz, près du tombeau de celui dont nous célébrons la joie, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné votre nom, conformément à ce que vous m’écrivez.
Puisse Dieu faire que ce jour révèle, en toute l’année, la délivrance de tout ce qui fait obstacle, matériellement et spirituellement(2), une délivrance que l’on pourra observer de ses yeux de chair, comme ce fut le cas, “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”, il y a trente et un ans, la délivrance de notre maître et chef, le chef d’Israël, en ces jours des 12 et 13 Tamouz. Et, “ le corps suit la tête ”(3). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette lettre fut envoyée à de nombreuses personnes. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Toureï Zahav sur le Choul’han Arou’h, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 670, au paragraphe 3 et l’introduction de l’Admour Haémtsahi au Chaareï Ora ”. (3) Voir également la lettre n°6374.
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