Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6328
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6328, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 1/6(1) dans lequel vous me décrivez votre origine, votre situation actuelle et celle de vos enfants. En un moment propice, je mentionnerai vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que votre fils s’intéresse au mouvement ‘Habad. J’espère que vous-même le faites également, que, pour l’un comme pour l’autre, cet intérêt est ordonné, c’est-à-dire qu’il a une incidence concrète, conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. De fait, chacun est lié au mouvement ‘Habad et à ses conclusions, en particulier celles qui s’appliquent au quotidien. Vous connaissez, en effet, le dicton(2) du fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, selon lequel la ‘Hassidout ne s’adresse pas à un groupe spécifique, mais constitue l’héritage de tout le peuple. Et, rien ne résiste à la volonté.
J’espère que vous participez aux réunions des ‘Hassidim qui ont lieu à l’occasion des fêtes, près de chez vous. De même, vous avez un temps fixé pour l’étude approfondie de la ‘Hassidout. Là encore, rien ne résiste à la volonté. Sans doute votre fils écrira-t-il également ici, au moment qui lui convient. Vous voudrez bien lui transmettre mes salutations et, en outre, lui communiquer le contenu de la présente, qui s’adresse également à lui. Je vous en remercie. Avec ma bénédiction pour la satisfaction de vos besoins et pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : Mon secrétariat ne rédige pas en allemand. C’est la raison pour laquelle ma réponse est en Hébreu. Toutefois, à l’avenir, vous pouvez continuer à m’écrire dans cette langue, que je sais lire.
Notes
(1) Le 13 Sivan. (2) Voir la lettre n°6274.
Lettre n°6329
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6329, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre sollicitant une bénédiction, qui n’était pas datée, mais était emplie de récriminations. Vous décrivez votre situation avec les couleurs les plus noires. Je suis surpris que vous ayez, au moins momentanément, oublié les propos de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, qui expliquent, dans le saint Tanya, que le renoncement et la tristesse sont des avances et des stratagèmes du penchant(1), destinés à troubler l’homme dans son service du Créateur. A ce propos, il est également expliqué que “ le fardeau dépend du chameau ”(2). Chacun reçoit donc la possibilité, la force et le moyen de suivre la voie de la Torah et des Mitsvot, de s’élever d’une étape vers l’autre en la matière.
Vous faites référence à une lumière et à un phare qui éclaireraient la route obscure. Or, cette route n’est nullement obscure. Chaque point en est clairement défini par le Choul’han Arou’h et par les livres de la ‘Hassidout. Et, l’on peut trouver des conseils efficaces pour le moindre détail sur lequel le penchant sème le doute. De fait, on peut essentiellement donner les deux conseils suivants : A) On connaît le dicton de l’Admour Haémtsahi(3), selon lequel il convient d’avoir un bon ami avec lequel on peut discuter des concepts spirituels. En pareil cas, on ligue deux âmes divines contre une seule âme animale(4). B) Comment déterminer l’origine de ce stratagème ? Face à toute chose utile, permettant de servir Dieu d’une manière effective, chaque obstacle, quel qu’il soit, même s’il émane de la source la plus élevée, ne peut être qu’une intervention du mauvais penchant, comme l’explique le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan(5).
Puisse Dieu faire que, dès réception de la présente, vous oubliez totalement vos plaintes et vous multipliez les actions. D’après le dicton de nos maîtres, une action est préférable à mille plaintes. Combien plus plusieurs actions sont-elles préférables à une série de plaintes. Ainsi, en peu de temps, vous constaterez que votre erreur était totale, quand vous décriviez votre situation dans votre lettre. Pour cela, vous devez étudier la Torah avec constance et ardeur, respecter le programme de la Yechiva et, en la matière, exercer une influence positive sur vos amis. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous connaissez sûrement les études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir.
Notes
(1) Vers le mal. (2) L’effort est à la mesure de celui de qui il est attendu. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°6224. (4) Celle du conseilleur n’intervenant pas, dès lors qu’il s’agit d’une autre personne. (5) Date de cette lettre.
Lettre n°6330
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6330, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 9 Sivan et, en un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez. Vous me dites que vous avez des difficultés à gagner votre vie et qu’une possibilité se présente à vous de vous rendre, pour quelques temps, à l’extérieur d’Erets Israël, où vous serez envoyé par un département religieux. Votre lettre semble indiquer que le salaire que vous recevrez vous permettra non seulement d’assurer vos besoins actuels, mais aussi de rembourser quelques unes des anciennes dettes.
D’après ce que l’on entend, on accorde à ceux qui assument de telles missions la possibilité d’agir, dans le domaine spirituel, en fonction de leur conscience. Si c’est effectivement le cas et si votre épouse accepte le principe de ce voyage, il est bon de vous y intéresser, d’autant que ce voyage vous permettra aussi de gagner votre vie spirituellement, puisqu’il vous sera possible de diffuser le Judaïsme dans l’esprit de la Tradition d’Israël, là où vous vous rendrez.
Vous me faites part de la déception que vous concevez de votre classe, en laquelle vous avez investi tant d’efforts. D’après ce que l’on entend de manière indirecte, il est pourtant certain que vous possédez des capacités dans le domaine de l’éducation et, de deux choses l’une, ou bien vous sous-estimez les résultats que vous obtenez et ne les observez pas tels qu’ils sont réellement, la situation étant meilleure que celle que vous décrivez ou bien vous ne vous servez pas pleinement de vos capacités et c’est à ce propos qu’il est dit : “ Le salut provient des nombreux conseillers ”. En tout état de cause, vous devez vous servir de vos talents pédagogiques et la proposition citée au premier paragraphe consiste sans doute à enseigner dans l’endroit où vous vous rendrez.
Je suis surpris que vous ne me parliez pas des actions que vous menez dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad, car je suis certain que vous le faites. Que Dieu vous accorde la réussite en la matière, de même qu’à votre épouse. Par ailleurs, vous portez à ma connaissance l’état de votre épouse et Dieu fasse que sa grossesse se passe bien et qu’elle soit aisée. Qu’elle enfante en son temps et facilement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6331
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6331, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Sivan 5718,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que vous n’avez pas encore trouvé un poste. Vous connaissez mon avis(1), en la matière. Tous ceux qui en possèdent les capacités et les aptitudes doivent mettre en œuvre leurs talents dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, en particulier à notre époque et surtout en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, vers laquelle “ toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.
Il serait judicieux et bon de prendre contact avec la direction du réseau(2), en Terre Sainte, afin de trouver un poste dans l’une des écoles ‘Habad. Que Dieu vous accorde la réussite.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6149. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
Lettre n°6332
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6332, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me dites que vous avez été accepté au centre de vacances Ma’hané Israël, sans donner aucune précision à ce sujet. Puisse Dieu faire que vous vous installiez de la meilleure façon, pour vous-même et pour les autres, de sorte que ce centre mérite son nom, Gan Israël, le jardin d’Israël, ainsi qu’il est dit(1) : “ Tu as combattu avec les anges et les hommes, tu as emporté la victoire ”. La ‘Hassidout explique tout cela.
Vous envisagez la possibilité de changer le rite de la prière. Cela est judicieux. Comme l’établissent différents textes, il est permis(2) de passer du rite ashkénaze au rite séfarade et de ce dernier au rite Ari Zal, mais non l’inverse. Votre décision doit donc être ferme et le changement sera définitif. A l’avenir, vous adopterez le rite Ari Zal. Selon la tradition des ‘Hassidim(3), l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, l’établit à partir de soixante rituels différents. Vous avez sûrement connaissance des études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Lors du combat de Yaakov avec l’ange d’Essav. C’est alors qu’il reçut le nom d’Israël. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4845 et 5635. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6045.
Lettre n°6333
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6333, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que l’on propose un parti à votre fils, auquel Dieu accordera longue vie. Vous me précisez que cette jeune fille a la crainte de Dieu, qu’elle a reçu une bonne éducation. De fait, elle verra tout de suite que vous portez une longue barbe et vous lui direz d’emblée qu’il lui faudra elle-même avoir une perruque. Sa réponse apportera la preuve qu’il en est bien ainsi. Si elle l’accepte pleinement, cela montrera sa forte détermination et sa décision d’adopter le comportement qui convient.
Bien évidemment, en plus de tout cela, il faut également vous intéresser aux autres détails, par exemple à son état de santé. Dieu vous conduira sur la voie qui sera bonne pour vous, d’un bien véritable. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, y compris des préoccupations communautaires,
Lettre n°6334
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6334, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Sivan 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Ephraïm(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 20 Sivan et vous trouverez ci-dessous la réponse aux questions que vous y formulez. Je suis surpris que vous n’évoquiez pas le temps que vous fixez pour l’étude de la ‘Hassidout. Sans doute l’avez-vous intensifié depuis votre dernière lettre, car il est une Injonction clairement formulée de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Combien plus est-ce le cas pour l’étude de la Torah, puisque, selon les termes du saint Zohar, tome 1, page 12b, il convient de “ le développer ” et vous consulterez le Torah Or, de l’Admour Hazaken, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Qui est comme l’Eternel notre Dieu ? ” et son commentaire. Sans doute me préciserez-vous tout cela à la prochaine occasion. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles.
S’agissant de vos questions :
A-B) Le Tanya, au chapitre 39 et au début du chapitre 40, de même que le Choul’han Arou’h du même auteur, dans les lois de l’étude de la Torah, chapitre 4, au paragraphe 3, précisent que, quand les forces du mal causent la chute de l’étude de la Torah entreprise par un certain homme, sa Techouva est nécessaire pour la rétablir et l’élever. En pareil cas, il n’est nul besoin d’étudier encore une fois(2). L’objet de la Techouva est effectivement d’apporter l’élévation à ce qui a été fait et aux parcelles de Divinité.
C) Comment Amram contracta-t-il une nouvelle union avec Yo’hébed et pour quelle raison le fit-il ? Il existe, à ce propos, des Midrashim divergents : 1. Myriam avait dit : “ Ton décret est plus dur…(3) ”. Son annulation devait donc également être publique, afin de le faire totalement disparaître et que tous reprennent à leur tour leur épouse, comme le disent le traité Sotta et la Pessikta Rabati, au chapitre 43. 2. Une Injonction divine en ce sens avait été faite à Amram(4), d’une manière discrète, selon le Zohar, tome 2, à la page 19a. Et, les propos du Or Ha ‘Haïm, commentant le verset Bamidbar 3, 39, sont basés sur le saint Zohar, comme il le précise clairement.
Notes
(1) Le Rav E.Greenblatt, de Memphis, Tennessee. Voir, à son sujet, la lettre n°6086. (2) Le même texte qui, la fois précédente, avait été enfermé dans les forces du mal. (3) Que celui du Pharaon, qui n’a décrété que la mort des garçons, alors que ta décision porte à la fois sur les garçons et les filles. (4) De reprendre son épouse.
Lettre n°6335
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6335, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Sivan 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Elyakim Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez.
Il est sûrement inutile de vous souligner que chaque Juif est l’émissaire de Dieu, béni soit-Il, chargé de diffuser la Torah et les Mitsvot, d’éclairer de cette façon l’obscurité du monde, ainsi qu’il est dit : “ Car, la bougie est une Mitsva et la Torah, une lumière ”. Combien plus celui qui exerce une influence sur la jeunesse a-t-il l’obligation et le mérite de le faire. Parmi vos élèves, il y a sûrement quelques Juifs et, même si la matière que vous enseignez n’est pas directement liée à la Torah et aux Mitsvot, il est clair que vous pourrez vous servir de votre influence, dans ce domaine fondamental, pour rapprocher le cœur de ces élèves de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en les conduisant à la pratique effective des Mitsvot, ainsi qu’il est dit(2) : “ Crains Dieu et respecte Ses Mitsvot ”. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide afin de connaître la réussite, en la matière, à la manière de Dieu, Qui agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue. Sa bénédiction sera donc accrue et vous concevrez de vos enfants beaucoup de satisfaction juive et traditionnelle. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav E.Y. Geller, de Saverne. (2) Kohélet 12, 13. (3) De la manière dont on agit envers lui.
Lettre n°6336
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6336, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous m’écrivez que vous envisagez de louer un endroit convenable et d’y fonder un Talmud Torah. Vous avez déjà trouvé un magasin qui fait l’affaire et vous me demandez ce que j’en pense. D’après la Hala’ha, il n’y a pas de concurrence déloyale, en matière d’étude de la Torah, comme le tranche le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, à la fin du chapitre 245. Malgré cela, il convient de vérifier d’emblée, qu’il n’y aura pas d’opposition dans votre entourage, s’il s’y trouve, à proximité, une institution similaire. En effet, cette opposition pourra avoir des effets négatifs. Il est possible de vérifier tout cela d’une manière diplomatique.
Vous me dites que vous envisagez de concevoir ce Talmud Torah pour quatre vingt élèves et qu’il y a, dans votre quartier, des centaines de familles juives, que Dieu les multiplie. S’il en est ainsi, il faut, bien sûr, se dépêcher de vérifier tous les détails afin que, lors de l’inscription ou bien au début de l’année scolaire, tout cela soit d’ores et déjà réglé. Vous faites référence aux autorisations nécessaires. Il faut, bien entendu, s’adresser aux administrations correspondantes. Puisse Dieu, Qui nourrit et sustente chacun, avec bonté, grâce, bienfait et miséricorde, vous permettre d’assurer vos besoins et ceux de votre famille, d’une manière qui sera bonne pour vous, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°6337
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6337, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav Elyahou Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez la situation de certaines classes de l’école dans laquelle vous avez le mérite d’exercer votre mission sacrée. Selon vous, il est difficile d’obtenir que celles-ci poursuivent leur scolarité au sein des institutions ‘Habad(2). Il est bien évident que quiconque peut exercer une influence, en la matière, doit le faire, avec l’enthousiasme qui convient et d’une manière répétée. En pareil cas, nos Sages disent que : “ tu feras des reproches à ton prochain : même cent fois ”, ce qui veut bien dire que si ce reproche n’a pas porté ses fruits quatre vingt dix neuf fois, ce qu’à Dieu ne plaise, on peut, néanmoins, espérer que la centième fera pencher la balance du côté du bien. Vous devez comprendre cette image.
Cette question est commune à toutes les écoles du réseau(3). Vous devez donc vous concerter avec les directeurs des autres écoles ou, mieux encore, demander à la direction du réseau d’organiser une réunion commune de tous ces directeurs. Après cela, vous vous adresserez à la direction des Yechivot et des Institutions ‘Habad, afin que cette démarche ait une suite. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Le mérite de votre occupation et de votre effort, au sein de cette sainte institution portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, vous protégera, de même que tous les membres de votre famille, en tous vos besoins.
Notes
(1) Le Rav E.L. Rivkin, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°5255. (2) Voir la lettre suivante. (3) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
Lettre n°6338
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6338, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch,
en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Il est un point qui est particulièrement douloureux. En effet, on ne s’intéresse pas du tout à ce que deviennent, par la suite, les élèves achevant leur scolarité dans les écoles du réseau : ont-ils une activité qui leur permet de gagner leur vie ? Et, quel est leur comportement ?
Or, la finalité de l’éducation, en particulier celle de ‘Habad, comme le soulignent nos maîtres, n’est pas de permettre aux élèves d’acquérir des connaissances, mais bien de leur apporter le moyen d’être de bons Juifs, de rapprocher leur cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux, de faire d’eux des érudits de la Torah, pratiquant les Mitsvot.
Lettre n°6339
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6339, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Sivan et je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre avancement dans la Torah et les Mitsvot. Bien plus, je vous ai déjà écrit que, si chaque Juif doit pleinement accomplir la Torah et les Mitsvot, combien plus doivent le faire ceux qui sont dans l’armée, desquels on attend donc une sainteté accrue. Bien plus, leur comportement a une incidence sur la communauté et sur sa sécurité, ainsi qu’il est dit (Devarim 23, 15) : “ Car, l’Eternel ton Dieu va et vient dans ton camp, afin de te sauver et de placer ton ennemi devant toi. Ton camp sera saint
et l’on n’y verra pas d’indécence, faute de quoi Il se détournerait de toi ”. Et, d’une affirmation, on peut déduire une formulation négative, c’est-à-dire que celui qui, se trouvant dans un camp militaire, n’a pas un comportement saint, s’oppose ainsi à la présence de “ l’Eternel ton Dieu ” au sein de “ ton camp ”, au salut et à la chute des ennemis devant l’armée. Existe-t-il une révolte plus effroyable contre la situation sécuritaire de l’armée ?
J’espère que ces quelques lignes suffiront non seulement pour influencer votre comportement d’une manière positive, en fonction de ce qui vient d’être dit, mais aussi pour que vous dirigiez vos amis dans cette direction. Il est certain qu’un effort n’est jamais vain, à condition que les paroles émanent du cœur. Elles pénètrent alors dans le cœur de celui qui les écoute. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous connaissez sûrement l’histoire de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz. Vous vous efforcerez donc de participer à l’une des réunions ‘hassidiques qui sont organisées, à cette occasion, ces jours-ci, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.
Lettre n°6340
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6340, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres, celle que vous avez commencé à rédiger le 28 Iyar, celle de l’issue du Chabbat Parchat Nasso et celle du 22 Sivan, avec ce qui y était joint, de même que votre demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que l’on m’informe non seulement des réunions ou des résolutions de bien agir, mais aussi des actions positives qui sont effectivement menées.
Bien plus, un point est d’actualité, comme l’explique le Likouteï Torah, dans la Paracha de cette semaine(1), que nous avons lue ce Chabbat : la finalité ultime est l’action concrète et c’est alors que : “ la terre est très, très bonne ”. Il n’en est pas de même quand on veut se maintenir dans le monde de la Parole(2). Comme je l’ai maintes fois écrit, il est aisé de comprendre, même sans réflexion préalable, y compris pour celui qui n’est pas un sage, qu’actuellement, on ne fait nullement usage de l’influence que Dieu accorde, y compris dans le domaine spirituel et non seulement de façon matérielle. En outre, seulement deux semaines nous séparent des 12 et 13 Tamouz. Y aura-t-il une réunion ‘hassidique ? Et, qui en sera responsable ? Comme je l’ai dit, le but de la parole est qu’il en résulte une action concrète. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, et il n’est de bien véritable que l’étude de la Torah, conduisant à l’action,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) La Parchat Chela’h. (2) Comme ce fut le cas des explorateurs, selon le récit de cette Paracha.
Lettre n°6341
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6341, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Yossef ‘Haïm Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Sivan. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous me donniez de bonnes nouvelles de vos actions sacrées et de celles de votre épouse, la Rabbanit. Et, il ne suffit pas de renouveler et de renforcer ce qui existe déjà. Il faut aussi développer et élargir, car il nous a été enjoint de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Nous avons reçu cette Injonction et il est donc certain que Dieu, Créateur du monde, Qui le dirige, insuffle les forces et les moyens de la mettre en pratique. Vous faites référence à différents milieux, avec lesquels vous avez des contacts et que vous essayez de rapprocher. Vous connaissez l’enseignement qui a été donné, à ce propos : “ Je le(2) renverrai peu à peu ”, ce qui veut dire qu’il n’est pas nécessaire d’imposer un immense effort immédiat, dans différents domaines et dans diverses institutions. Il faut se demander ce qu’il en est pour chacun en particulier et le préparer, de sorte qu’à chaque fois, il sera possible d’attendre de lui un peu plus.
J’ai appris avec plaisir que vous avez commencé à établir un programme pour la réunion ‘hassidique de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approche(3). On peut vérifier qu’avec une préparation introduite suffisamment tôt, la réussite est infiniment plus grande. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’une manière sans cesse croissante. Vous transmettrez mes salutations à ceux qui participent, avec vous, au renforcement du Judaïsme, en général et à la diffusion des sources(4), en particulier. Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.H. Rosenfeld. (2) Le mal, le mauvais penchant. (3) Voir la fin de la lettre précédente. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6342
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6342, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Sivan, dans laquelle vous m’interrogez à propos de votre fils. Doit-il se maintenir dans la situation peu claire qui est actuellement la sienne ou bien faut-il penser à une séparation ? Doit-il, au préalable, chercher une autre femme, puis donner un acte de divorce à celle-ci ou bien cela n’est-il pas nécessaire ? Vous savez à quel point nos Sages se sont efforcés d’arranger la situation des femmes juives. Il en résulte que l’idée de retarder l’acte de divorce tant qu’il n’a pas trouvé une autre épouse est totalement à exclure. Bien au contraire, c’est en ne faisant pas obstacle à son remariage qu’il multipliera les bénédictions de Dieu.
Sur la question proprement dite qui est posée, plusieurs années se sont déjà écoulées dans la situation actuelle. Il faut donc essayer encore une fois de rapprocher ce couple, afin de s’acquitter de son obligation d’après tous les avis. S’il s’avère qu’il n’y a réellement aucune chance, il n’y a pas lieu, à mon sens, de maintenir cette femme, dans une situation où elle ne pourra pas se remarier, ce qui n’a aucun intérêt pour les deux partis et, bien au contraire, multiplie la tristesse. On aurait dû le faire depuis bien longtemps, mais il est inutile de se plaindre du passé. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de chacun d’entre eux. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,
Lettre n°6343
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6343, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Sivan , avec ce qu’elle contenait et la demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me faites part de l’état de santé de cette femme. Or, d’après ce que l’on rapporte ici, les médecins spécialistes en gynécologie sont les professeurs Acherman et Zundak. Il est donc surprenant que, dans toutes vos lettres, vous n’indiquiez pas que ceux-ci ont été consultés. De même, je me souviens que, pendant un certain temps, on hâtait la guérison des plaies en leur appliquant un pansement contenant certaines vitamines, qui favorisent la formation de la chair et de la peau. Peut-être ne pratique-t-on plus de la sorte, ces dernières années, mais, en tout état de cause, il est bon de poser la question.
Vous me dites que, conformément à l’instruction du médecin, le mari a dû utiliser un préservatif, la femme ne pouvant, de son côté, rien faire en la matière. Ceci est surprenant également, car vous ne précisez pas si un Rav, tranchant la Hala’ha, a été consulté, à ce sujet. Et, même si le Rav reconnaît le bien-fondé de la démarche, les médicaments destinés à la femme ne sont pas uniquement des produits chimiques, qui, peut-être, ne peuvent pas lui être administrés en l’occurrence. On peut aussi se servir d’un tampon, de la couverture qui convient à l’endroit qui convient, ce qu’il est effectivement possible d’utiliser, dans le cas présent, à condition que le Rav en donne l’autorisation, de manière générale.
Vous joignez à votre lettre l’adresse de quelques uns de vos proches et l’une de ces adresses est aux Etats-Unis. Or, vous ne précisez pas si vous souhaitez que l’on sollicite l’aide de cet homme, en votre nom. Si c’est effectivement le cas, vous devez donner plus de détails sur le contenu de votre requête. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en renforçant votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige et en intensifiant votre engagement pour la Torah et les Mitsvot,
Lettre n°6344
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6344, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres des 11, 17, 22, 23 et 24 Sivan, avec ce qui y était joint et le plan des bâtiments(1). Votre question essentielle a déjà été posée dans votre précédent courrier. En effet, l’usage veut que le plan établi lors de l’appel de fonds, ne soit pas nécessairement représentatif de ce qui est réalisé par la suite(2). Car, sa réalisation dépend du résultat concret de cette collecte. De ce fait, le premier plan doit être le plus vraisemblable possible, avant le début de la collecte, alors que le définitif dépendra de ce qui a été collecté.
Parmi tous les plans que j’ai reçus jusqu’à maintenant, je préfère celui dans lequel les bâtiments sont disposés sous la forme d’un Beth à celui dans lequel les trois bâtiments sont disposés en ligne. Mais, là encore, il faut tenir compte de ce qui est le plus courant, en Terre Sainte et de l’impression que cela fera sur le public. Vous évoquez également l’apparence des murs extérieurs. J’ai déjà dit, dans ma lettre précédente, qu’il est surprenant de dilapider les efforts pour de tels détails, qui ne seront à l’ordre du jour qu’après l’achèvement du bâtiment. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, à Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°6211. (2) Il ne s’agit que d’un premier projet.
Lettre n°6345
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6345, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad, groupe-
ment de Melbourne, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de n’avoir aucune nouvelle de vos actions sacrées, depuis bien longtemps déjà. Et, celles que vous meniez déjà auparavant ne sont plus suffisantes, car on doit connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Il est étonnant que me soient indirectement parvenues des nouvelles de votre désaccord sur l’action des jeunes de l’association ‘Habad. Et, ma surprise est compréhensible car, depuis quelques temps, les jeunes de l’association ‘Habad opèrent dans différents pays, en Terre Sainte et à l’extérieur de celle-ci. Plusieurs lettres ont été rédigées, à ce propos, définissant le but de votre action et puisse Dieu faire que vous agissiez en conformité avec ce programme. Vous mettrez donc à l’ordre du jour l’approfondissement de ces points et, comme l’explique longuement la ‘Hassidout, “ des jours ont été créés et, par son intermédiaire, le Dieu Un s’y trouve ”, les jours accordés à un Juif sont ceux qui lui permettent d’assumer la mission qui lui est confiée dans le monde. Comme le dit la Michna, le nombre de jours nécessaires est accordé, pas moins et pas plus. Et, il en est de même pour l’empressement. En conséquence, quand on occupe une partie de ces jours et de cet empressement en les vouant à ce qui ne les concerne pas, il est naturel que la mission en soit remise en cause. Et, l’on peut comprendre à quel point cela est dommageable en observant le service de Dieu tel qu’il était effectué dans le Temple, ses actes les plus sacrés. En effet, notre sainte Torah, Torah de vie, affirme qu’un homme devant chanter, s’il faisait le travail du portier, était passible de mort, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous devez comprendre ce que cela veut dire.
Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’ardeur, dans toute la mesure de ce qui est nécessaire et même indispensable, en tous les domaines assignés à l’action des jeunes de l’association ‘Habad. Si vous aviez procédé de la sorte, pendant les mois qui se sont écoulés, les jeunes de l’association ‘Habad et leur activité auraient eu une apparence toute différente, de même que le Judaïsme d’Australie, en général. En tout état de cause, si vous le faites maintenant, la réussite sera considérable, conformément à l’assurance qui est donnée par nos maîtres. Nous nous approchons des jours de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, une libération qui fut totalement surnaturelle. Vous donnerez donc de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz qu’est intervenue une modification, d’une extrême à l’autre et puisse-t-elle même être surnaturelle, pourvu qu’elle soit effective. Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6346
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6346, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5718,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Its’hak Korn(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 16 Sivan et je saisis cette occasion pour vous souligner mon espoir que notre discussion reçoive des conséquences concrètes, sur les points que nous avons évoqués. Durant les jours qui sont écoulés depuis lors, j’ai eu l’occasion d’apprendre, et, à dessein, je n’emploie pas l’expression “ par hasard ”, car chacun d’entre nous croit que ce qui se passe dans le monde est le fait de la divine Providence et non du hasard, j’ai donc eu l’occasion d’apprendre que l’influence que vous exercez est encore plus large que celle que j’imaginais a priori(2). Ceci conforte mon espoir que vous vous en servirez pleinement afin de diffuser l’idée selon laquelle ceux qui sont nommés par le peuple pour diriger les affaires concernant l’ensemble de ce peuple ou encore un ou plusieurs larges milieux de ce peuple ne doivent pas, à l’évidence, être conditionnés par des intérêts de parti, ni même par le profit que ce parti pourrait tirer de la direction des affaires. En effet, celle-ci ne leur a été confiée que pour le bien du peuple.
En d’autres termes, et pour adopter une formulation plus agréable, moins il y aura d’intérêt pour le parti, aussi important qu’il puisse être de le représenter, plus il y en aura pour ce qui concerne l’ensemble du peuple, pour la représentation de l’ensemble de ce peuple. Bien plus, on peut vérifier dans la pratique, y compris en période électorale, qu’une telle attitude est favorable pour le représentant du parti et qu’elle va donc dans l’intérêt de ce parti. Vous m’écrivez que vous répondrez à plusieurs questions que nous avons abordé après votre retour en Terre Sainte. Malgré cela, j’espère que vous le ferez alors que vous vous trouvez encore ici. Pour plusieurs d’entre elles, il y a lieu d’espérer une issue plus favorable en les traitant à l’extérieur d’Erets Israël. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°6018. (2) Le destinataire de cette lettre était, vraisemblablement, un responsable du parti au pouvoir en Erets Israël.
Lettre n°6347
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6347, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Sivan, dans laquelle vous me demandez dans quel endroit vous devez poursuivre vos études, dans le proche avenir. Bien entendu, il est judicieux et très positif de consacrer tout votre temps aux études sacrées. A votre âge, cela est fondamental. Selon les termes de la ‘Hassidout, le cerveau doit s’emplir uniquement de ce qui concerne notre sainte Torah, la Torah de vie du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. S’agissant de l’étude de la Torah, vous savez que, selon la Hala’ha, il n’est pas possible de la repousser à demain ou après-demain, car une obligation spécifique incombe à chaque jour, qui doit être empli de sa propre obligation et ne peut donc pas rattraper ce qui a manqué hier ou avant-hier. En ces dernières générations et surtout en ces dernières années, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de laquelle il est dit que : “ toujours les yeux de Dieu sont tournés vers elle, du début de l’année à la fin de l’année ”, il est également indispensable d’étudier la dimension profonde de la Torah, comme l’expliquent le saint Zohar et, plus précisément, Rabbi ‘Haïm Vital, dans son introduction à Chaar Ha Hakdamot, de même que l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, au chapitre 26 d’Iguéret Ha Kodech et différents autres textes, soulignant également à quel point cela est important et impératif pour le succès de l’étude de la partie révélée de la Torah et la pratique des Mitsvot.
Vous me demandez de quelle manière influencer ceux que vous voyez s’éloigner du chemin de la Torah et des Mitsvot. Vous savez qu’il est une Mitsva de formuler des reproches à son prochain. Il faut, toutefois, le faire d’une manière agréable, en se pénétrant d’amour pour lui. Ainsi, on réussit mieux et plus vite. Bien entendu, vous ne vous contenterez pas de parler vous-même avec eux. Vous trouverez des amis et des connaissances qui les influenceront également en ce sens. Vous évoquez aussi les pensées qui vous troublent, pendant la prière. Il faudrait faire vérifier vos Tefillin, pour vous assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha. De même, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. Après la prière, y compris pendant le Chabbat et les fêtes, vous lirez des Tehilim selon leur répartition mensuelle. Bien entendu, vous adopterez tout cela sans en faire le vœu. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
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