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Iguerot Kodesh — lettres 6308 à 6327

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6308

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6308, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5718,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

à Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 3 Sivan, avec ce qui y était joint. Vous m’indiquez comment se développe l’idée du centre de vacances Gan Israël. Sans doute poursuivrez-vous vos efforts en ce sens, avec toute l’ardeur nécessaire, conformément à l’importance d’un tel accomplissement. Nos Sages donnent l’assurance que : “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”, surtout quand il s’agit d’un projet consistant à réunir les enfants d’Israël. En effet, il est dit de chacun d’eux : “ Vous êtes les enfants de l’Eternel votre Dieu ”. Ceci se déroulera dans l’atmosphère de notre Torah, Torah de vie, pendant plusieurs semaines. Il est sûr que la trace en restera pendant les mois et les années qui suivront, car le domaine de la sainteté produit des fruits et des “ fruits de fruits ”.

Vous déduirez également de ce qui vient d’être dit que tous les efforts en ce sens sont justifiés. Heureux est le sort de chacun de ceux qui prennent une part active à cet accomplissement. J’attends de bonnes nouvelles, en la matière. Vous me direz que le centre de vacances se développe, quantitativement et qualitativement, jusqu’à atteindre une taille importante. Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui concerne le centre Gan Israël, avec largesse d’esprit, joie, enthousiasme et pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°6309

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6309, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5718,

Brooklyn,

A l’attention de monsieur Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que votre fille a eu un fils, avec Mazal Tov et que celui-ci s’appelle Né’hémya. Voici ma réponse. Puisse Dieu faire que ses parents l’éduquent, le conduisent à la Torah, au dais nuptial, aux bonnes actions, qu’ils l’élèvent dans la largesse et conçoivent de lui beaucoup de satisfaction véritable. En effet, vous êtes soutenu par le mérite de ce qui est public, par les personnes dont vous rapprochez le cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux et, à n’en pas douter, également de la Torah et des Mitsvot. Je vous adresse ma bénédiction de Mazal Tov, de même que pour donner de bonnes nouvelles de votre fils et des membres de sa famille ce qui, bien entendu, vous inclut vous-même.

J’ai été satisfait par votre décision, puisque vous avez souhaité maintenir le contact avec tous ceux que vous citez dans votre lettre, mais, pour autant, vous désirez leur délivrer un enseignement clair, sans rien leur cacher(2). J’ai dit, à ce propos, lors d’une réunion ‘hassidique, que l’expression “ Torah intègre ” ne doit pas être départie de son sens simple. Si l’on remet en cause cette intégrité, il ne s’agit plus du tout de Torah mais, tout au plus, d’une perception et d’une sagesse profondes. Car, la Torah est un enseignement, une Injonction ayant un caractère impératif. Elle n’a pas seulement pour but de dire que si l’on ne désire pas tel point, on peut rejeter tel autre, qui en est la cause.

Notes

(1) I. Damyel, de Ramat Gan. Voir, à son sujet, la lettre n°5970. (2) Sans faire d’arrangement avec la Hala’ha.

Lettre n°6310

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6310, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Israël Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du quarante quatrième jour de l’Omer, dans laquelle vous me dites que vous envisagez de rédiger un recueil de passages du saint Zohar, selon la même formule que le Eïn Yaakov, qui est une anthologie de passages du Talmud. Vous me demandez ce que j’en pense. Or, il m’est difficile de formuler un avis, en la matière car, selon la conception de la ‘Hassidout ‘Habad, le Zohar et, plus généralement, les livres de la dimension profonde de la Torah doivent être étudiés de la même façon que ceux de la partie révélée de la Torah, surtout à l’époque actuelle. Selon les termes du Ari, qui est encore vivant, “ il est une Mitsva de révéler cette sagesse ”. Néanmoins, il existe une pratique favorable selon laquelle celui qui, pour des raisons totalement indépendantes de sa volonté, ne peut pas étudier ces textes doit au moins en lire les mots. Là encore, il y a une similitude avec la partie révélée de la Torah et l’on sait ce qu’explique le Chneï Lou’hot Ha Berit, dans la dernière partie de son introduction. Il souligne, en effet, qu’une telle pratique favorable existe, de la même façon, pour les noms des cinq livres de la Torah.

Néanmoins, il est évident que l’on doit, dans toute la mesure du possible, diffuser cette étude et vous verrez les propos effroyables de Rabbi ‘Haïm Vital, dans l’introduction de Chaar Ha Hakdamot, qui sont basés sur le Zohar et les Midrashim de nos Sages, pour définir la punition de ceux qui empêchent cette étude et l’on peut en déduire l’immensité de la récompense. Il en résulte que seule une étude permettant une compréhension effective conduit à la délivrance. Comme il l’explique dans sa lettre bien connue, le Baal Chem Tov, se trouvant dans le Sanctuaire du Machia’h, obtint, à propos de sa venue, la réponse suivante : “ Lorsque tes sources se diffuseront à l’extérieur ”. Malgré cela, la diffusion de la Torah est particulièrement importante et je ne veux donc pas non plus vous donner un avis contraire, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous consulterez donc les Grands de la Tradition d’Israël en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Vous leur demanderez leur avis sur tout cela.

Ce qui vient d’être dit concerne les autres personnes, mais, pour ce qui concerne votre propre personne et dans la mesure où vous avez été sensibilisé à tout cela, il est clair que vous devez accroître le temps que vous consacrez à l’étude de la dimension profonde de la Torah, en la comprenant de manière effective. En outre, le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 50 et le Maguen Avraham font référence à l’étude de la Loi Orale. Vous connaissez aussi le dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon lequel cette fixation doit être non seulement dans le temps, mais aussi dans l’âme. Bien plus, ceci doit être essentiel, c’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6311

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6311, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous envisagez une visite dans le pays où vous viviez auparavant(1). De façon générale, je n’ai, jusqu’ici, pas accepté de telles propositions de la part de ceux qui sont nés dans ce pays et qui se sont donc trouvé, pendant quelques temps, sous leur autorité. Toutefois, d’après les nouvelles que je reçois dernièrement, en particulier de la part de ceux qui ont pris dernièrement de telles initiatives et ont passé là-bas des périodes très courtes, il semble qu’il n’y ait rien à craindre. Il serait donc bon que vous rencontriez l’homme qui doit disposer de précisions sur le voyage de son frère, effectué pendant les dernières semaines. Si les informations qu’il vous donne sont satisfaisantes, vous prendrez la précaution de présenter votre projet à trois Juifs qui sont vos amis. Puis, par la force de ce qui est public, vous prendrez une décision positive, d’un bien visible et tangible, d’autant qu’en l’occurrence, la Mitsva est aussi une forme de respect, comme vous le précisez vous-même. Peut-être serait-il bon de ne pas vous rendre là-bas en tant que représentant d’un groupe constitué, quel qu’il soit. Ceci pourrait être un avantage pour vous(2), mais l’on peut se demander ce qu’il en résultera pour ceux qui se trouvent sur place. Il n’en sera pas de même si vous voyagez à titre individuel. Bien entendu, vous devez aussi interroger vos proches se trouvant là-bas, afin de voir comment ils considèrent ce voyage.

Je vous ai écrit ce qui va suivre de nombreuses fois, mais je ne suis pas encore parvenu à cent fois, comme l’expliquent nos Sages et je le répéterai donc une fois de plus. La manière dont vous considérez le fait de vous fiancer est douloureuse et surprenante. Comme je l’ai précisé à quelqu’un qui se trouvait dans le même cas, cette question peut être envisagée de deux façons : A) Si vous considérez que vous pouvez dire oui ou non, qu’en tout état de cause vous pouvez repousser l’échéance encore et encore, vous choisirez ce qui vous convient le mieux. B) Si vous pensez, en revanche, que cela doit se passer au plus vite, la question qui se pose est uniquement de quelle manière faire en sorte que cela soit rapide. Vous m’excuserez de penser que, pour l’heure, vous avez opté pour la première façon et votre embarras découle de cela. Nous venons de vivre la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, de laquelle il est dit qu’elle est “ gravée sur les Tables ” et nos Sages enseignent : “ Ne lis pas ‘Harout, gravé, mais ‘Hérout, liberté ”. Ce sera donc une liberté de tout ce qui fait obstacle(3). Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, d’un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,

Notes

(1) En Russie. (2) Du fait de l’officialité ainsi conférée. (3) Voir la lettre n°6295.

Lettre n°6312

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6312, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me faites part de votre anniversaire et voici ma réponse. Vous avez sûrement respecté la coutume dernièrement adoptée par les ‘Hassidim, à l’occasion de votre anniversaire. Puisse donc Dieu faire que vous ayez une année de réussite, dans l’étude de la Torah et dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Avec ma bénédiction afin d’étudier la Torah avec crainte de Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Vous évoquez l’amélioration de votre comportement. Vous étudierez donc le Kountrass Ou Mayan, Iguéret Ha Techouva qui est la troisième partie du Tanya, Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, sa deuxième partie et le Séfer Chel Beïnonim, sa première partie. Vous me parlez également de vos études dans le proche avenir. Vous prendrez conseil auprès de vos amis se trouvant sur place, qui connaissent vos capacités et vos connaissances. Ceux-ci vous guideront.

Lettre n°6313

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6313, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint

Dieu et assume une mission sacrée,

le Rav Yehouda Ze’harya Morde’haï Leïb ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie pour les quelques lignes que vous m’avez écrites, à propos de la fête de pose de la première pierre de la Yechiva ‘Habad, à Kfar ‘Habad, où “ l’Eternel a ordonné la bénédiction ”. Ceci renforce mon espoir que vous continuerez à le faire, à l’avenir, pour que ce projet réussisse. Vous le ferez, comme je l’écrivais dans ma lettre adressée à cette fête(2), financièrement, physiquement et moralement, conformément à ce qui y est expliqué.

Pour faire référence à l’actualité, ce qui vient d’être dit peut être lié au dicton bien connu du Baal Chem Tov(3), que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi. Il est enseigné, en effet, que “ la Torah, si elle n’est pas accompagnée par un travail, disparaît, au final ” et le Baal Chem Tov explique que le travail est, en l’occurrence, une occupation. Ainsi, la Torah peut ne pas être accompagnée par un travail, par une occupation qui est, en l’occurrence, l’amour du prochain. En conséquence, “ chaque passage de la Torah qui ne conduit pas à l’amour du prochain n’appartient pas à la Torah ”(4). Certes, il semble que le même enseignement ait déjà été clairement énoncé par les Sages qui disent : “ Celui qui prétend n’avoir que la Torah n’a pas même la Torah ” et vous consulterez le Likouteï Torah, Parchat Reéh, à la page 23c. Les bonnes actions sont donc nécessaires. Pour autant, les propos du Baal Chem Tov soulignent deux points : A) Il doit en être ainsi pour chaque passage de la Torah. B) Une “ occupation ” est nécessaire, ce que l’on peut comprendre d’après ce qui est dit, par ailleurs, à propos d’un commerce. Celui qui le tient ne reste pas chez lui, dans l’attente qu’on vienne le trouver et qu’on lui demande s’il a des marchandises à vendre. Bien au contraire, il quitte son endroit, “ s’occupe ”, s’efforce de vendre ces marchandises, de convaincre les clients, par toutes les façons possibles. Cette image est bien claire.

Pour ce qui fait l’objet de notre propos, l’amour du prochain est un grand principe de la Torah et, si l’on en fait la règle fondamentale, on n’aura aucune difficulté à “ s’occuper ” de ce qui vient d’être dit financièrement, physiquement et même moralement. En effet, il s’agit(5) à la fois de Torah et d’amour du prochain. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela de même que de l’avancement de votre communauté, d’une étape vers les autres, dans la Torah et ses Mitsvot,

Notes

(1) Le Rav Y.Z. M. L. H. Segal, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°6027. (2) Il s’agit de la lettre n°6211. (3) Voir le Séfer Ha Si’hot 5700, à la page 115 et le Likouteï Si’hot, tome 1, page 260. (4) Tel est le dicton du Baal Chem Tov. (5) L’édification d’une Yechiva.

Lettre n°6314

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6314, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre sollicitant une bénédiction, qui sera lue en un moment propice près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous faites allusion à votre faiblesse et à vos troubles pendant le sommeil. Or, on peut penser que ces deux symptômes résultent de votre désorganisation pour ce qui concerne la nourriture, la boisson et le sommeil. Vous savez à quel point nos maîtres ont demandé, fait attention, apporté tout leur scrupule à avoir une journée bien organisée. Ils ont expliqué et souligné que le désordre fait obstacle à la réussite dans l’accomplissement de la Torah et des Mitsvot. Bien plus, en l’occurrence, ceci remet en cause votre mission sacrée, celle de Zevouloun(1), qui précède même celle d’Issa’har(2). En effet, le verset dit clairement, à ce sujet : “ Réjouis-toi, Zevouloun, en ta sortie ”(3). Tout cela est bien évident.

Il serait bon de consulter un médecin afin de calmer ces symptômes. Vous lui demanderez de vous fixer un temps pour manger et pour boire. Dans la mesure du possible, vous vous efforcerez de le respecter. Et, Dieu permettra que vous soyez guéri et fort. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de votre réussite en votre mission sacrée et de la préparation qui convient afin de profiter pleinement des vacances(4) qui approchent,

Notes

(1) Dont l’activité commerciale permettait de financer l’étude de la Torah d’Issa’har. (2) Qui se consacrait à l’étude grâce au financement de Zevouloun. (3) Il faut donc pouvoir assumer cette mission joyeusement. (4) En français dans le texte, “ vacances ”.

Lettre n°6315

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6315, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5718,

Brooklyn, New York,

Aux responsables et amis des écoles Beth Rivka, en général,

à ceux qui participent au seizième banquet annuel de ces

écoles Beth Rivka, en particulier,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je rédige cette lettre au jour où, il y a trente et un ans, mon beau-père, le Rabbi, fut arrêté, du fait de sa lutte et de son action pour maintenir le Judaïsme de la Torah et des Mitsvot, pour les diffuser. Il se dressa contre les forces s’employant à éteindre, ce qu’à Dieu ne plaise, toute étincelle de Judaïsme. Son abnégation exceptionnelle permit, au final, de l’emporter et il fut ensuite libéré, les 12 et 13 Tamouz. Le banquet des écoles Beth Rivka aura lieu pendant la période intermédiaire, alors que l’issue était encore incertaine.

Dans les pays libres, un Juif ne doit pas risquer sa vie pour atteindre cet objectif, qui est la diffusion du Judaïsme, en général, l’éducation de nos jeunes dans l’optique de la Vérité juive, en particulier. Pour autant, de différents points de vue, la situation n’en est pas moins critique qu’à l’époque. Pour ce qui concerne la bonne éducation des filles, un effort particulier est nécessaire et, comme on le sait, mon beau-père, le Rabbi a consacré beaucoup de temps et d’attention à créer et à développer les écoles Beth Rivka.

Vous avez le grand mérite de soutenir, de renforcer et de développer cette immense réalisation. Ce qui est demandé, à l’heure actuelle, est beaucoup plus aisé. Il ne s’agit plus d’offrir sa vie, mais de donner sa volonté, ainsi qu’il est dit : “ Fais en sorte que ta volonté soit la Sienne ”. Votre volonté d’agir, en la matière, sera comme s’il s’agissait d’une préoccupation personnelle, comme si l’on possédait personnellement ces écoles Beth Rivka. J’espère qu’avec une réelle détermination et une joie intense, vous accorderez votre soutien matériel et également votre adhésion morale aux écoles Beth Rivka et vous ferez en sorte que d’autres imitent votre exemple. A n’en pas douter, Dieu accomplira Sa promesse et Il vous accordera la réussite, y compris pour vous-même et pour votre propre famille, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

M. Schneerson,

Lettre n°6316

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6316, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Sivan 5718,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav David Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec satisfaction que l’inauguration de votre synagogue, la “ congrégation Ahavat Israël ”, aura lieu ce dimanche. Dieu fasse que cette synagogue soit digne de son nom, non seulement en ses activités internes, comme il sied à une bonne synagogue et maison de Dieu, mais aussi, ce qui n’est pas moins important, en l’influence qu’elle exerce sur ses membres et sur ceux qui y prient, y compris quand ils la quittent. De fait, tel est l’objectif véritable d’une synagogue. Le rapprochement du Créateur qu’un Juif ressent pendant l’étude et la prière doit pénétrer l’existence quotidienne, y compris lorsque l’on se consacre à gagner sa vie, par exemple. En tout domaine et en tout lieu, on doit effectivement ressentir l’amour de la Torah et la crainte de Dieu.

Telle est la signification profonde des mots de la Torah qu’on lira ce Chabbat(2), à la veille de l’inauguration : “ C’est selon la Parole de Dieu qu’ils campaient et selon la Parole de Dieu qu’ils voyageaient ”. Pendant le temps du repos comme lorsqu’on doit se déplacer, quand on quitte la synagogue pour se trouver sur le chemin, on agit toujours “ selon la Parole de Dieu ”. J’espère que des études de Torah ont lieu dans cette synagogue, en particulier pour tout ce qui a trait à la pratique quotidienne, avec laquelle chaque Juif doit être familier. Avec ma bénédiction à tous ceux qui prient dans la synagogue, à ses membres et à leur famille, auxquels Dieu accordera longue vie,

Notes

(1) Rav D.T. Tov, du Bronx. (2) Celui de la Parchat Beaalote’ha.

Lettre n°6317

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6317, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5718,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres des 9 et 13 Sivan, dans lesquelles vous m’interrogez sur le nom de la colonie de vacances(2). Entre temps, vous avez sûrement reçu la lettre, provenant d’ici, dans laquelle il était proposé que toutes les colonies d’été, dans tous les pays, portent le même nom, “ Gan Israël, auprès du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, telle succursale ”.

Mais, de façon générale, on peut se demander s’il est nécessaire de rappeler, à chaque pas et en tout point, l’appartenance à ‘Habad. En effet, de différents points de vue, le but de tout cela est d’attirer les cercles le plus larges possible, d’exercer sur eux une influence avec des paroles agréables. Or, une telle formulation peut effrayer de nombreux milieux. Bien entendu, on ne peut savoir, d’ici, quelle est la situation de cette colonie(3). Mais, en tout état de cause, il faut tenir compte de cet élément quand on envisage la publicité. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour connaître la réussite,

Notes

(1) Le Rav I.Gansburg, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5884. (2) Devant être organisée pendant l’été à Kfar ‘Habad. (3) Si elle est exposée à un tel risque ou non.

Lettre n°6318

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6318, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Sivan 5718,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim

de Lod, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur le projet des bâtiments, à l’occasion de la pose de la première pierre(1). En effet, il est envisagé d’ajouter un autre bâtiment, alors que certains ne l’acceptent pas, du fait du coût supplémentaire qui en résultera.

Une telle formulation(2) n’est pas du tout compréhensible. En effet, vous êtes au début de la collecte des fonds et la question du coût se posera uniquement lorsque vous aurez réuni un montant conséquent. C’est alors que vous commencerez et achèverez une partie des bâtiments. A ce moment, vous déciderez s’il faut ajouter cette salle. Bien entendu, si la présence de cette salle facilite la collecte des fonds, il faut l’inclure. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) De la Yechiva Tom’heï Temimim de Kfar ‘Habad. Voir, à ce propos, la lettre n°6211. (2) La manière dont la question est posée.

Lettre n°6319

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6319, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 14 Sivan, dans laquelle vous remarquez, en passant, que vous m’avez, à différentes reprises, posé des questions sans recevoir de réponses. Il semble que vous en soyez surpris. Or, à mon sens, une Yechiva doit être conduite par ceux qui la dirigent, de sorte que l’on s’adresse à un autre continent uniquement pour les questions difficiles. En revanche, il n’y a pas lieu de soumettre à l’autre continent les problèmes qui devraient précisément être résolus sur place.

Il en va de même pour le contenu de votre présente lettre. Chaque élève est, à lui seul, un monde à part entière et l’on ne peut pas, en la matière, fixer des règles intangibles et figer l’attitude que l’on doit adopter envers chaque catégorie. En outre, pour chacun de ces élèves, il faut tenir compte de l’influence exercée sur les autres élèves. De fait, il y a, dans votre lettre, une contradiction évidente, puisque vous écrivez qu’ils sont des ‘Hassidim, qu’on ne peut donc pas les dominer. Or, il y a, en particulier, les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, de même que de nombreuses lettres de nos maîtres. Il est donc bien évident que chaque élève doit recevoir une réponse spécifique. Concrètement, il vous appartient de décider, comme je l’ai dit, sans statuer sur des catégories, mais bien sur des individus, avec tout ce que cela implique.

Lettre n°6320

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6320, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Sivan 5718,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, assume

une mission sacrée, le Rav Chmouel Eléazar(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat et du temps du don de notre Torah, dans laquelle vous me décrivez brièvement la mission sacrée que vous exercez auprès de la classe préparatoire à la Yechiva Torat Emet.

Puisse Dieu faire que vous redoubliez de force et d’ardeur, en la matière. Vous mettrez en évidence non seulement les forces révélées, non seulement les forces cachées, mais aussi les forces potentielles les plus profondes. En effet, le but et la finalité du don et de la réception de la Torah sont exprimés par le verset : “ la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”. C’est en cela que la Torah surpasse les Mitsvot. Car, son objet est à la fois la révélation et l’essence. Telle est précisément la qualité de la Torah, issue de la sagesse, par rapport à la couronne, qui correspond aux Mitsvot, ainsi qu’il est dit : “ J’ai ordonné et Ma Volonté a été accomplie ”, comme l’expliquait longuement le discours ‘hassidique de ce Chavouot. Or, il en est de même chaque jour, ainsi qu’il est dit(2) : “ Il donne la Torah ”, au présent, d’autant que le mérite de ce qui est public vous vient en aide et nos Sages disent : “ De mes élèves(3), plus que de tous les autres ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav C.E. Halpern, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5872. (2) Dans la bénédiction de la Torah. (3) J’ai appris.

Lettre n°6321

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6321, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mardi de la Parchat Beaalote’ha. Il est judicieux d’accepter ce poste d’enseignant dans la Yechiva élémentaire. En effet, vous faites sans doute allusion à une école qui est basée sur les valeurs sacrées. Si c’est bien le cas, il y a effectivement là un moyen de gagner sa vie à la fois matériellement et spirituellement. Sans doute le ferez-vous en sorte que vous augmentiez le temps que vous consacrez à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Et, rien ne résiste à la volonté.

Bien plus, vous exercerez une influence positive sur votre entourage, en renforçant le Judaïsme et en le diffusant. Ainsi, le mérite de ce qui est public vous vient en aide. Il est sûrement inutile de préciser que cette diffusion est conforme à l’enseignement de la Parchat Beaalote’ha, “ lorsque tu élèveras les lumières ”, qui sont les âmes juives, comme l’explique le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken et comme le précisent nos Sages, “ jusqu’à ce que la flamme s’élève d’elle-même ”. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6322

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6322, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre sollicitant une bénédiction, dans laquelle vous me décrivez votre mission sacrée et vous me dites que vous avez une vie de souffrance. Que Dieu, Créateur du monde Qui le dirige, vous accorde la prospérité matérielle. Pour votre part, vous élargirez les moyens de gagner votre vie spirituellement. Vous vous efforcerez donc de renforcer le Judaïsme et de le diffuser.

Notre Michna dit : “ Telle est la vie de la Torah…. Tu auras une vie de souffrance ” et cette affirmation s’accomplira par la peine morale, par exemple en mettant en pratique l’Injonction : “ Que mon âme soit comme poussière pour tous ”. Ainsi, la “ souffrance ” consistera à être humble et modeste et la Michna dit, en effet : “ Sois très, très humble ”. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin et les Mezouzot de votre appartement, afin de vous assurer qu’elles sont toutes cachères, conformément à la Hala’ha. Vous aurez une étude de la partie révélée de la Torah, en particulier pendant les jours où vous vous consacrez à votre mission sacrée, l’écriture de Séfer Torah, de Tefillin ou de Mezouzot. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°6323

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6323, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites qu’il vous est maintenant difficile de prier avec ferveur, comme vous en aviez l’habitude dans le pays où vous vous trouviez auparavant(1). Il y a sûrement là une incitation de votre mauvais penchant et vous n’y prêterez donc aucune attention. Vous redoublerez d’ardeur en votre prière. Avant et après celle-ci vous direz au moins un des Psaumes du Chantre d’Israël(2), dont on sait qu’ils sont propices, en pareil cas.

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin et les Mezouzot de votre appartement, afin de vous assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha.. Chaque jour de semaine, avant la prière, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka.

Notes

(1) En Russie. (2) Le roi David.

Lettre n°6324

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6324, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre sollicitant une bénédiction. Vous me dites que, selon vous, vous ne réussissez pas dans le commerce, comme vous l’écrivez dans votre lettre, autrement dit que vous n’avez pas de chance. Vous connaissez l’enseignement de nos Sages selon lequel “ la notion de chance n’existe pas pour Israël ”. En effet, le Saint béni soit-Il crée le monde, le dirige, protège chaque Juif en tous ses besoins de même qu’en ceux des membres de sa famille. Cela veut dire que vous devez intensifier votre engagement pour la Torah et les Mitsvot. Les membres de votre famille en feront de même. Ceci augmentera les bénédictions de Dieu en tout ce qu’il vous faut, en général, dans le moyen d’assurer votre subsistance matérielle, en particulier.

Pour gagner votre vie, plus précisément, vous connaissez l’enseignement de nos Sages selon lequel “ le sel empêche le manque d’argent ”, ce qui veut dire que vous devez multiplier le don de Tsédaka et le faire en de nombreuses fois. L’un des moments propices pour cela est, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin et les Mezouzot de votre appartement, afin de vous assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°6325

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6325, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, dans laquelle vous me décrivez votre état d’esprit. Vous me précisez que, selon vous, vous n’en êtes pas capable(1) et vous êtes pratiquement parvenu au renoncement. Il est sûrement inutile de vous expliquer longuement que tout cela va à l’encontre de la Torah. Un Juif peut et doit donc le faire disparaître. Si, comme vous le dites, vous êtes parvenu au renoncement et pensez ne pas être capable de mener une vie familiale, c’est que vous avez succombé aux avances du penchant(2). Il est évident qu’il faut lutter contre de telles idées, conformément à la Volonté du Créateur. Bien plus, comme l’explique le saint Zohar, tome 2, à la page 163a, le mauvais penchant lui-même souhaite ne pas être entendu. Tout dépend donc de votre détermination. Si, selon vous, cela implique de grandes difficultés, cela ne veut pas dire que ce soit impossible et “ le fardeau dépend du chameau ”(3).

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin et les Mezouzot de votre appartement. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka et vous adopterez les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Comme nous l’avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, celles-ci concernent chacun et elles sont propices, dans différents domaines. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) De subvenir aux besoins d’une famille. (2) Vers le mal. (3) L’effort nécessaire est à la mesure des capacités de celui à qui il incombe.

Lettre n°6326

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6326, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous me décrivez votre situation, que vous ne parvenez pas à dominer. De ce fait, vous avez quitté l’enceinte de la Yechiva pour quelques temps, puis vous y êtes revenu et vous êtes maintenant découragé. Bien entendu, deux questions se posent ici :

A) En quoi cette situation est-elle surprenante, après ce que nos Sages ont dit de celui qui a passé l’âge de vingt ans(1) ?

B) L’assurance a été donnée que “ le fardeau dépend du chameau ”(2), que “ nul ne sera repoussé ”. Il est donc certain que vous pouvez vous rendre maître de toute situation qui n’est pas conforme aux Injonctions de notre Torah, Torah de vie.

Vous pouvez en déduire quelle est ma conclusion. Il faut vous consacrer, avec l’effort qui convient et au plus vite, à trouver un bon parti et à fonder un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot. Si vous le désirez réellement, si vous priez Dieu, du fond de votre cœur, pour que votre effort soit couronné de succès, si vous faites tout ce qui est nécessaire, par les voies naturelles et, avant tout, en intensifiant votre pratique de la Torah et des Mitsvot, vous élargirez l’aide de Dieu, qui est essentielle, en la matière, ainsi qu’il est dit : “ Une femme avisée provient de Dieu ”. De la sorte, on peut observer la réussite de Dieu de ses yeux de chair.

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre chambre. Chaque jour, avant la prière du matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka et vous fixerez un temps pour l’étude de la ‘Hassidout, qui est, à notre époque, la révélation de la dimension profonde de la Torah, permettant, précisément de la comprendre. Ceci est également le moyen de réparer, dans le cerveau, la faute que l’on sait(3). C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Et, devrait alors être marié. (2) L’effort est à la mesure de celui à qui il incombe. (3) L’émission séminale en pure perte.

Lettre n°6327

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6327, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Sivan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 15 Sivan et puisse Dieu faire que, de temps à autre, les voiles et les occultations disparaissent, non seulement celles qui ne sont qu’apparentes, mais aussi celles qui ont une emprise et exercent un effet sur la réalité. Dans la joie et l’enthousiasme, vous redoublerez d’ardeur pour la Torah, partie révélée et ‘Hassidout, pour vous-même et envers les autres(1). En effet, Rabbi Akiva, dont l’avis est systématiquement retenu, souligne que l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est “ un grand principe de la Torah ”.

Il faut aussi accomplir les Mitsvot de la meilleure façon, en particulier ce qui est leur colonne vertébrale, c’est-à-dire la prière fervente, selon le Likouteï Torah, à la Parchat Balak, page 70d. Le Kountrass Ha Tefila et différents textes expliquent tout cela et l’on connaît le dicton de nos maîtres selon lequel : “ On doit se soumettre à la vérité ”(2). Or, les dictons des Justes délivrent un enseignement à tous. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour connaître la réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) En en diffusant l’enseignement. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°1544, 1558 et 2401.

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