Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6267
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6267, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Pin’has Leïbish Herzl(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 16 Iyar, dans laquelle vous me décrivez brièvement les réunions ‘hassidiques des mois passés. Puisse Dieu faire que chacun multiplie les actions positives qui sont menées pour diffuser le Judaïsme, en général, les sources de la ‘Hassidout, en particulier.
Bien plus(2), il est dit : “ Quelle pratique accomplit-on le plus scrupuleusement ? ” et l’Admour Hazaken explique, à ce propos, dans Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 7, que l’on doit être scrupuleux, Zahir ou bien, selon mon beau-père, le Rabbi, briller par cette Mitsva(3). Très souvent, on peut déterminer quelle est cette pratique, que l’on doit respecter plus scrupuleusement. Or, de nombreux ‘Hassidim ont pu constater que, pour ce qui les concerne, il s’agissait de l’éducation des enfants basée sur les valeurs sacrées, au sein d’une école fondée par mon beau-père, le Rabbi ou par son père, le Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera.
Il est donc bien évident, comme le dit ce passage d’Iguéret Ha Kodech que l’on doit investir en la matière, sa priorité, son scrupule et son plus grand empressement, avec une ardeur redoublée et intense, bien au-delà de toutes les autres Mitsvot. Si l’on médite au soin apporté pour mettre en pratique les autres Mitsvot, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 21, on peut en déduire comment l’on doit donner la priorité à ce domaine, d’après tous les qualificatifs employés à ce sujet. Il ne fait donc pas de doute que vous intensifierez largement votre action et ce que vous réalisez au sein de la Yechiva Torat Emet. Comme le soulignent différents textes, il nous a été enjoint d’agir ainsi et il est donc certain que nous disposons des moyens et des forces nécessaires pour cela. Tout dépend de votre désir de mettre ce potentiel à profit.
Puisse Dieu faire que vous guidiez vos amis vers l’accomplissement de cette mission sacrée, afin qu’ils aient également une réflexion sincère en ce sens. De la sorte, cette sainte institution se développera et elle grandira, quantitativement et qualitativement, avec une considérable réussite. De façon générale, la réussite transcende les voies de la nature, comme l’explique le Torah Or, à la fin de la Parchat Vayéchev. Néanmoins, il est dit que la révélation céleste, même si elle vient d’en haut, n’en dépend pas moins, pour une large part, de l’effort des hommes. Or, il en est de même également pour ce qui concerne la réussite. Puisse Dieu faire que vous me donniez bientôt de bonnes nouvelles, d’un bien véritable, de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,
Notes
(1) De Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5124. (2) Une lettre identique, à partir de ce paragraphe, fut adressée à plusieurs autres personnes. (3) Zohar, éclat, étant de la même étymologie que Zahir.
Lettre n°6268
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6268, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, aux multiples accomplissements,
le Rav Yo’hanan(1), Cho’het et responsable de la
maison d’étude Loubavitch, à Loubavitch,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait part de votre anniversaire(2) et voici ma réponse. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, de bonnes années emplies d’un contenu de Torah et de Mitsvot, vous me fassiez part, chaque année, de votre anniversaire. Vous me direz que vous connaissez l’élévation dans le domaine de la sainteté, d’une étape vers l’autre, conformément à l’Injonction de notre sainte Torah, Torah de vie. Chaque Juif reçoit l’Injonction de le faire et, à n’en pas douter, tous disposent bien des forces nécessaires pour y parvenir.
Bien plus, vous avez eu le mérite d’avoir été nommé par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël à une fonction prestigieuse, au sein de la maison d’étude Loubavitch, à Loubavitch et, comme le dit le Psaume que vous vous apprêtez à lire chaque jour, “ Tu choisiras et Tu rapprocheras Ton Sanctuaire ”. C’est, en outre, la période de l’Omer et, comme l’explique la ‘Hassidout, le compte, tel qu’il est établi jour après jour, ne fait pas abstraction des premières journées, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien au contraire, il les additionne(3), de sorte que ce compte n’est pas une simple déclaration, mais présente effectivement des jours “ lumineux et brillants ”, selon l’expression du Zohar, tome 2, à la page 136b. Tout ceci est expliqué longuement dans le Sidour(4), au discours ‘hassidique intitulé : “ Les cieux racontent ”.
Que chacun d’entre nous ait donc, au sein de tout Israël, le mérite et la réussite d’additionner des jours “ lumineux et brillants, par les étincelles émanant du point céleste ”, pour reprendre l’expression du Zohar, à la même référence. Vous éclairerez de plus en plus, par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, la ‘Hassidout et ce qui la concerne. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles pendant de longs jours et de bonnes années, à tous les sens du terme,
Notes
(1) Le Rav Y.Gordon, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°4293. (2) Il s’agissait de son soixante quatrième anniversaire et il commençait donc la lecture du Psaume 65. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6229. (4) De l’Admour Hazaken, avec les commentaires de la ‘Hassidout.
Lettre n°6269
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6269, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yona(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du jour lumineux de Lag Baomer. J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez rencontré plusieurs personnes exerçant leur influence sur de nombreux Juifs. Bien entendu, la bonne impression qu’ils ont eue doit au final, comme on le sait, recevoir une incidence concrète, qui en multipliera l’effet auprès des personnes sur lesquelles s’exerce cette influence. De ce point de vue, chaque intervention et chaque effort sont justifiés, car ils ne s’appliquent pas uniquement à un individu mais à un groupe, bien qu’il soit dit que “ quiconque sauve une âme juive est comme s’il préservait le monde entier ”. Bien plus, vous faites allusion, dans votre dernière lettre, à quelqu’un qui assume ses fonctions dans le domaine de l’éducation, c’est-à-dire auprès de jeunes gens qui, le moment venu, bâtiront leur foyer dans l’esprit de la Tradition d’Israël, sur la base de la Torah et des Mitsvot.
Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(2), mais dans une proportion largement accrue. Puisse donc Dieu vous accorder les fruits de vos actions, précédemment citées, qui sont consommés dans ce monde, sous la forme d’une satisfaction véritable de tous vos enfants, pour de longs jours et de bonnes années. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.Eidelkopf, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°5566. (2) De la manière dont on agit envers Lui.
Lettre n°6270
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6270, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 22 Iyar, relative à la visite que vous avez faite à la Yechiva Tom’heï Temimim, en compagnie du grand Rav, homme distingué qui craint Dieu, le Rav Haïm Bick et aux résultats des examens que vous avez fait passer et qui ont été satisfaisants. La situation matérielle des élèves dépend de leur spiritualité. Or, il est dit, à propos des biens matériels, que : “ celui qui a cent pièces en désire deux cents et celui qui en possède deux cents en veut quatre cents ”. Plus ces élèves développeront leurs connaissances et leur ardeur, plus ils renforceront leur soif et leur constance à l’étude de la Torah intègre de Dieu, à la fois de sa partie révélée et de son enseignement profond, pénétré de lumière et de vitalité ‘hassidiques. Puisse Dieu faire que ces élèves soient conformes à la volonté et à l’intention de nos maîtres, fondateurs de la Yechiva, qui la dirigent. Car, les paroles des Justes et a fortiori leurs actes(2) sont immuables et ils exercent toujours leur effet.
Je vous remercie encore une fois, de même que votre ami, pour cette bonne nouvelle et, avant tout, pour avoir, grâce à cet examen, instauré la compétition entre les élèves, dont on dit qu’elle multiplie la sagesse. Selon le Zohar, tome 2, à la page 126b, “ on révèle largement la sagesse ”, ce que le Tséma’h Tsédek explique d’après le traité Chabbat 152b, selon lequel : “ celui qui est jaloux dépérit ”. Cette idée évoque l’image de ce ver du domaine de la sainteté qui fait dépérir le cèdre, c’est-à-dire les sentiments de l’âme animale. Le Or’hot Tsaddikim, à la porte 14, à propos de l’enseignement de nos Sages précédemment cité, “ la compétition entre les érudits multiplie la sagesse ”, explique : “ Quand on voit quelqu’un qui étudie… Il en est de même pour toutes les Mitsvot… ” et il cite également le traité Sotta 3a. Vous verrez aussi le Or Ha Torah, à la Parchat Vayétsé, au discours ‘hassidique intitulé : “ Ra’hel jalousa sa sœur ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, et “ il n’est de bon que la Torah ” et ses Mitsvot, dans la joie et l’enthousiasme,
Notes
(1) Le Rav N.Telushkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°6159. (2) En l’occurrence, celui d’avoir fondé la Yechiva.
Lettre n°6271
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6271, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
comportements vertueux et aux multiples accomplissements,
le Rav Lévi(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’annonçant la fête de Mitsva qui est organisée par l’association pour le Talmud et la Michna, à l’occasion de la conclusion de l’étude de la Michna et de son début. Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’ardeur pour notre sainte Torah, Torah de vie, expression qui ne doit pas être départie de son sens simple, puisque nous vivons dans ce monde, bien qu’il soit matériel et grossier, que vous ayez une existence conforme aux enseignements de la Torah. Et, c’est à ce propos qu’il est dit : “ Vous êtes attachés à l’Eternel votre Dieu, tous vivants aujourd’hui ”.
La conclusion de la Michna fait allusion à cela : “ Le Saint béni soit-Il ne trouva pas d’autre réceptacle contenant la bénédiction pour Israël que la paix ” entre l’âme et le corps et, au sein même de l’âme, entre l’âme animale et “ la seconde âme d’Israël ”(2), l’âme divine, comme l’explique longuement le saint Tanya. Dès lors, la paix et l’unité se révèlent également dans le monde.
On trouve, au début de la Michna, une allusion à tout cela : “ A partir de quand lit-on le Chema Israël du soir ? ”. Ainsi, même s’il fait obscur dans le monde, les Juifs disent : “ Ecoute… l’Eternel est Un ” et nos Sages expliquent : “ Ne lis pas : ‘il appela’(3), mais ‘il fit appeler’ ”(4). On peut ainsi “ proclamer Sa Royauté en haut, en bas et aux quatre points cardinaux. Le mot “ Un ” fait allusion à l’unité dans l’espace et il en est de même pour l’unité dans le temps, introduit par le Nom de Dieu, Avaya, contraction de Haya, Hové, Ihyé, “ Il a été, Il est, Il sera ”. Car, telle est la signification de ce Nom, comme le tranche la Hala’ha dans le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 5. Je vous adresse mes respects et je salue les participants à l’étude de la Michna. Selon les termes de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je vous donne ma bénédiction pour recevoir prochainement(5) la Torah avec joie et profondeur.
Notes
(1) Le Rav L.Bilitski, de Brooklyn. (2) Selon les termes du début du second chapitre du Tanya. (3) Le verbe Likro, en Hébreu, signifie à la fois lire et appeler. (4) Avraham fit appeler le Nom de Dieu par tous les passants. (5) Lors de la fête de Chavouot.
Lettre n°6272
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6272, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, dans laquelle vous abordez une question qui a été largement débattue, celle du temps de l’issue du Chabbat. Vous concluez en citant le Choul’han Arou’h, chapitre 293, au paragraphe 1 selon lequel, semble-t-il, il faudrait attendre soixante douze minutes(2). L’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, souligne que ce temps n’est pas le même selon la période de l’année dans laquelle on se trouve et l’endroit où l’on est. Vous consulterez son “ ordre de l’entrée du Chabbat ”, qui est imprimé dans son Sidour. Aussi, en chaque endroit, il faut déterminer le calcul correspondant(3) à sa latitude. En outre, une différence doit être faite en fonction de la période dans l’année.
La pratique que j’ai observée ici, à New York, consiste à attendre une cinquantaine de minutes après le coucher du soleil. Bien entendu, je n’en prends pas la responsabilité. De façon générale, il est bon, comme vous le savez, de retarder la sortie du Chabbat. Néanmoins, à la synagogue, il faut le faire de telle manière que les présents puissent le supporter(4). Bien entendu, il s’agit là d’une meilleure façon de pratiquer et non d’une interdiction hala’hique. Et, “ grand est le Chabbat qui est considéré comme l’ensemble des Mitsvot ”. Avec mes respects, ma bénédiction de bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles de vos préoccupations communautaires comme de ce qui vous concerne personnellement, l’un et l’autre étant liés,
Notes
(1) Le Rav D.Winchester, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°6035. (2) Après le coucher du soleil pour que la nuit tombe. (3) Voir le Kountrass Ha Néchek, tome 2, notes 7 et 14. (4) Certains étant pressés de partir.
Lettre n°6273
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6273, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au jeune Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du trente neuvième jour(2) de l’Omer, dans laquelle vous me posez les questions suivantes :
A) L’Admour Hazaken commente, au chapitre 19 d’Iguéret Ha Kodech, l’enseignement de nos Sages selon lequel “ le sage surpasse le prophète ”. Il dit que la prophétie est une vision, totalement comparable à celle de l’œil physique. A l’opposé, la sagesse est une perception. En conséquence, Moché notre maître, en dehors de sa vision prophétique, possédait-il également la compréhension qui fut, par la suite, celle du Ari Zal ?
Ce fut effectivement le cas. Certes, on pourrait proposer une autre interprétation, surtout si l’on se base sur la partie révélée de la Torah, d’après ce qu’expliquent nos Sages au traité Mena’hot 29b. Pour autant, il est vrai qu’il eut effectivement une telle perception, comme le précisent les livres de Kabbala et comme l’explique la ‘Hassidout. Le niveau de Moché notre maître est la Sagesse du monde spirituel d’Atsilout, c’est-à-dire un stade particulièrement élevé. Et, l’on peut se demander ce qu’il en sera pour le Machia’h. Vous consulterez, à ce propos, le Rambam, lois de la Techouva, chapitre 9, au paragraphe 2, le Midrash Tan’houma, Parchat Toledot, au chapitre 20 et le Yalkout Chimeoni, Ichaya 52, 13. Ce point ne sera pas développé ici(3).
B) Le chapitre 9 d’Iguéret Ha Kodech commente l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ l’étude de la Torah est considérée comme les bonnes actions ”. Toutefois, il n’en est pas ainsi en la période du talon du Machia’h(4). Vous me demandez pourquoi l’ordre des valeurs est alors modifié.
Une même différence existe(5) à propos des Mitsvot dont le temps d’application a un terme et de celles dont il est impossible de confier l’application à quelqu’un d’autre. En effet, il est clair que l’importance en est modifiée quand on parvient à la fin de ce temps ou bien quand on ne peut pas trouver une autre personne pour la faire. Bien que vous n’en parliez pas, j’espère que vous avez un temps fixé et fréquent pour étudier la ‘Hassidout. Conformément au dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, puisse Dieu faire que cette fixation ne soit pas uniquement dans le temps, mais également dans l’âme(6), ce qui est essentiel. Vous avez sûrement connaissance des trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) H. David, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°5969. (2) Le Rabbi écrit Tal, rosée, terme dont la valeur numérique est trente neuf. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°2832 et 4324. (4) Juste avant sa venue. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°6404. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°6203.
Lettre n°6274
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6274, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5718,
Brooklyn,
Aux participantes à la réunion de création et de constitution
de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, à
New Haven, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai appris par la Rabbanit, madame Rivka Hecht, que vous vous êtes réunies dans le but ci-dessus, que vous avez pris la décision d’organiser un Melavé Malka et d’y inviter des femmes issues de cercles plus larges(1), afin d’élargir votre association et de la faire connaître, de même que ses objectifs.
Puisse Dieu vous accorder la réussite, pour transmettre le Judaïsme dans des cercles de plus en plus étendus. Cette diffusion sera pénétrée de lumière et de chaleur ‘hassidiques. Son succès s’en trouvera renforcé. Et, vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken(2), fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, selon lequel celle-ci ne s’adresse pas à un groupe spécifique, parmi les enfants d’Israël. Elle appartient littéralement à tout le peuple. Néanmoins, en tout ce qui fait partie du domaine de la sainteté, l’avancement est progressif. Et, le verset dit, à propos du renvoi du mal et de la victoire du bien : “ Je le renverrai peu à peu ”. Puisse Dieu faire que tout ceci soit accompli dans la joie et l’enthousiasme. Chacune des participantes sera en bonne santé, avec tous les membres de sa famille. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et connaître la réussite,
Notes
(1) Extérieurs à ‘Habad. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4769, 6052, 6092 et 6328.
Lettre n°6275
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6275, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, aux multiples accomplissements,
le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance avec plaisir, par cet homme et par cette femme(2), de vos réalisations destinées à renforcer le Judaïsme et à le diffuser dans votre communauté, dans votre maison d’étude, votre synagogue et, point dominant et profond, dans le domaine de la bonne éducation. Si, en tout lieu et de tout temps, une telle action a été fondamentale en Israël, combien plus l’est-elle en la présente époque aux multiples événements, où règne la confusion des esprits et dans ce pays, aux Etats-Unis, où les jeunes possèdent un élément positif et une qualité profonde, l’intégrité et la foi. Mais, du fait de nos nombreuses fautes, quelques cercles se sont servis de ces qualités, ces dernières années, dans une direction opposée à la voie de la Torah et des Mitsvot. J’ai été satisfait d’apprendre, par leur intermédiaire, que Dieu vous a accordé le mérite et le succès d’observer le fruit de vos efforts. En effet, votre action et votre engagement sont couronnés de succès et de nombreux membres de votre communauté vous en sont gré.
Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’ardeur en notre sainte Torah, Torah de vie et en ses Mitsvot. Comme le disent nos Sages, “ celui qui possède cent pièces en désire deux cents ”. Le succès de votre entreprise éveillera donc en vous le désir et l’enthousiasme d’obtenir des acquis beaucoup plus considérables. A cette occasion, je voudrais vous rappeler ce dont vous êtes sûrement conscient, c’est-à-dire la nécessité de fixer un temps également pour l’étude de la partie profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par l’enseignement de la ‘Hassidout. Celle-ci insuffle vitalité et enthousiasme au Juif qui étudie la Torah et qui pratique les Mitsvot. Combien plus doit-il en être ainsi pour celui qui exerce son influence sur de nombreux autres Juifs. Chaque ajout personnel de sa part à cette vitalité et à cet enthousiasme se trouvera donc multiplié de nombreuses fois auprès de ceux qui reçoivent son influence.
Pour passer de la communauté à l’individu, j’ai senti chez ces personnes(3) l’effet positif de l’encouragement et du réconfort qu’ils reçoivent de votre part, oralement ou par l’action, lorsque vous les réconfortez. J’espère que, très prochainement, leur situation s’améliorera, de différents aspects. Pour autant, vous continuerez à les réconforter et à les encourager. Vous savez quelles épreuves ils ont dû surmonter avec leur famille, dans le domaine du Judaïsme. Bien plus, ils ont eu et ils exercent encore une influence positive sur leur entourage, afin de le rapprocher de la Présence divine. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav A.Feldman, de New Haven. (2) Qui étaient vraisemblablement venus voir le Rabbi. (3) L’homme et la femme dont il était question au début de la lettre.
Lettre n°6276
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6276, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, dans laquelle vous me dites que vos études profanes troublent la constance et l’ardeur de vos études sacrées, surtout maintenant que vous êtes en “ dernière classe d’anglais ”, selon votre expression, ce qui semble indiquer que vous achèverez bientôt ces études profanes, bien qu’il ne soit pas précisé si cela sera le moins prochain ou bien plus tard encore.
Si vous achevez vos études profanes le mois prochain ou, tout au moins, dans un avenir proche, il ne dépend que de vous d’étudier notre sainte Torah avec constance et ardeur, d’une manière sans cesse accrue. En effet, nos Sages nous donnent l’assurance que : “ quand on consent des efforts, ceux-ci sont couronnés de succès ”. Ainsi, il serait bon de vous consacrer aux études sacrées pendant deux années, sans être troublé par des pensées inutiles, quelles qu’elles soient. On peut vérifier dans la pratique qu’une telle manière d’étudier conditionne l’existence d’un Juif sur cette terre.
Vous connaissez sûrement les trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka et Dieu vous accordera la réussite. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°6277
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6277, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir votre lettre du trente neuvième jour(1) du compte des enfants d’Israël(2), dans laquelle vous me dites que vous vous sentez en bonne santé et fort. Puisse Dieu faire que vous soyez, très prochainement, pleinement rétabli, au sens le plus littéral et selon l’explication qui est donnée, à ce propos, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Maskil d’Etan ” de l’Admour Hazaken, qui est imprimé dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout. En effet, nous nous trouvons à proximité de la réception de la Torah(3), laquelle apporte la guérison au monde en général et aux Juifs qui la reçoivent en particulier. Et, la Me’hilta rapporte que, pour la recevoir, tous les enfants d’Israël étaient en bonne santé et intègres. On sait que, plus spécifiquement, on reçoit la Torah chaque jour, ainsi qu’il est dit : “ Il donne la Torah ”, au présent. C’est donc chaque jour qu’un Juif doit être en bonne santé et intègre, car, selon l’expression du Rambam, “ avoir un corps en bonne santé et intègre fait partie des voies de Dieu ”.
Il est sûrement inutile de vous souligner que vous devez influencer votre fils afin qu’il fixe un temps pour l’étude de l’enseignement profond de la Torah lequel, à notre époque, a été révélé par l’enseignement de la ‘Hassidout. Tout ajout à la Torah et aux Mitsvot, a fortiori à sa dimension profonde que le Zohar appelle “ âme de la Torah ” multiplie d’autant les bénédictions de Dieu en tous les besoins physiques et moraux. Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et, selon les termes de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et profondeur,
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tal, rosée, terme dont la valeur numérique est trente neuf. (2) Le compte de l’Omer. (3) A Chavouot.
Lettre n°6278
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6278, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 24 Iyar et j’y ai lu avec plaisir que le Talmud Torah se développe, que le nombre des élèves augmente. Sans doute l’ajout est-il également qualitatif, de sorte que les études s’intensifient. Il est sûrement inutile de vous souligner que, de tout temps, l’étude de notre Torah a dû, selon l’expression de nos Sages, “ conduire à l’action ”, mais combien plus est-ce le cas, à l’heure actuelle. Il en est ainsi quand “ la crainte précède la sagesse ”, comme le dit la Michna, ce qui inclut l’étude suscitant la crainte de Dieu. Bien entendu, celle-ci ne requiert pas nécessairement une durée prolongée. Parfois, une étude liée à la crainte de Dieu durant quelques minutes exerce son effet sur un élève pendant une période prolongée. Il peut s’agir également de quelques paroles qui sont prononcées avec enthousiasme et chaleur.
Vous faites référence à un élève qui a des amis non Juifs. Vous me demandez comment le considérer. Bien souvent, on peut vérifier qu’en lui trouvant des amis juifs, on l’éloigne des autres. Or, il figure bien parmi vos élèves et il y a donc sûrement un moyen de faire en sorte que ceux-ci fassent un effort particulier afin de se rapprocher de lui. De la sorte, il n’aura plus de temps libre à consacrer aux autres, surtout à ceux-là.
Vous me dites aussi que vous avez de grandes dettes, que votre situation serait allégée si vous pouviez établir un emprunt. Vous ne précisez pas la somme minimale qui serait nécessaire pour vous venir en aide. En tout état de cause, il serait bon, à ce propos, de prendre conseil auprès des ‘Hassidim qui se trouvent sur place. Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion de la fête et, selon la formule consacrée par mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et profondeur, pour donner de bonnes nouvelles de tous les points à propos desquels vous m’écrivez,
N. B. : Je vous adresse, ci-joint, une copie de ma lettre adressée à tous, à l’occasion de la réunion annuelle des femmes et jeunes filles ‘Habad. Son contenu s’applique tout au long de l’année. Elle vous intéressera sûrement et, avant tout, elle intéressera votre épouse.
Lettre n°6279
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6279, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 19 Iyar, de même que la demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je suis surpris par une telle interruption de vos courriers et, même dans la présente lettre, je n’ai rien trouvé qui la justifie pleinement.
Vous me dites que votre petit-fils, Aharon Mendel, auquel Dieu accordera longue vie, devient Bar Mitsva pendant le mois de l’éclat(2), cette année. Puisse Dieu faire que, de l’âge de treize ans, il accède à celui de quinze ans et à l’étude de la Guemara, que vous conceviez de lui beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive et ‘hassidique. J’ai déjà répondu, il y a quelques temps, à votre beau-frère, le Rav Nissenbaum et celui-ci a sûrement reçu mon courrier. A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, je vous adresse ma bénédiction, selon les termes de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin de recevoir la Torah avec joie et profondeur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : Je vous adresse, ci-joint, une copie de ma lettre adressée à tous, à l’occasion de la réunion annuelle des femmes et jeunes filles ‘Habad. Son contenu s’applique tout au long de l’année(3). Sans doute vous servirez-vous de son contenu de la manière qui convient.
Vous citez le traité Nedarim 10a, qui dit : “ Les ‘Hassidim ont soif d’apporter un sacrifice de ‘Hatat ” et vous m’interrogez sur la nature de cette soif. C’est, en fait, celle d’accéder à la Techouva, c’est-à-dire à une proximité de Dieu particulièrement grande, comme l’indique, en allusion, le commentaire du Roch Korban. Vous verrez aussi le Rambam, lois de la Techouva, au chapitre 7 et la signification du terme “ ‘Hassidim ” dans le commentaire de Rachi sur le traité Soukka 53a.
Notes
(1) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°5498. (2) Celui d’Iyar. (3) Voir la lettre précédente.
Lettre n°6280
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6280, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et possède
l’empressement, le Rav Mena’hem(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Mes nombreuses occupations sont à l’origine de mon retard, jusqu’à maintenant et vous voudrez bien m’en excuser. Nos Sages disent que “ tout va d’après la conclusion ” et j’ai donc lu avec satisfaction, à la fin de votre lettre, que vous êtes disposé à ajouter une action destinée à diffuser le Judaïsme et ce qui le concerne, avec l’éclairage de la ‘Hassidout et sa vision du monde, que vous êtes même satisfait de le faire. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de désigner du doigt les possibilités spécifiques dont vous disposez, en la matière. En effet, vous êtes le dirigeant d’une communauté qui compte de nombreuses familles et chaque âme est, à elle seule, un monde entier.
En outre, vous êtes un enseignant, un professeur, ce qui veut dire que vous avez une relation privilégiée avec les jeunes de votre classe et, par leur intermédiaire, avec leurs amis. Sans doute vous considèrent-ils, pour la plupart, comme un maître duquel ils reçoivent l’enseignement tel qu’il est délivré. La responsabilité du maître en est augmentée d’autant. Simultanément, et ceci est essentiel, vous avez la possibilité d’obtenir, de leur part, une évolution positive et, même si celle-ci est réduite, elle se développera en même temps que l’élève. Une image est donnée, à ce propos. Une petite modification sur une graine aura un rôle déterminant quand poussera un arbre portant des fruits.
La matière que vous enseignez est, me semble-t-il, l’Ethique et les comportements de l’homme, ce qui est directement lié avec les objectifs que se fixe la ‘Hassidout. Et, même si, l’an prochain, vous enseignez une autre matière, il vous restera possible de tirer, de toute chose, un enseignement concrètement applicable, dans la vie de l’homme en notre monde. Vous pourrez ainsi être le canal, véhiculant la bonne influence. Il est aussi un autre point, même s’il a une portée plus spécifique, qui n’en a pas moins une grande influence. C’est le suivant. Ces dernières années, et il en sera sûrement de même à l’avenir, vous avez été membre de la commission des réparations, accordant des subventions pour les activités culturelles, l’édition et la publication. En exprimant votre avis pour que vos confrères en soient éclairés, vous avez donc un large domaine et de grands moyens vous permettant de soutenir les réalisations menées dans l’esprit de la sainte Torah et de la Tradition d’Israël, de même que d’empêcher l’aide et la collaboration avec ce qui va à l’encontre de Dieu, de Sa Torah et de Ses Mitsvot.
J’ai déjà maintes fois précisé le point suivant et, de temps à autre, j’en prends conscience encore plus clairement car la pratique montre à quel point il en est bien ainsi. Ces dernières années, le public, aux Etats Unis, est prêt à recevoir et, pour une large part, demande même qu’on lui transmette la vérité tranchée, de la manière la plus aiguë et sans concessions(2). Certains, dans leur vie privée, ne sont pas prêts à effectuer de grands changements dans la direction du côté droit. En revanche, ils apporteront leur concours à ces changements, dans la vie publique, à condition qu’on les guide et qu’on leur indique la voie de la vérité.
Nous nous rapprochons du “ temps du don de notre Torah ”(3), lorsque les enfants d’Israël furent élus d’entre toutes les nations, devenant ainsi “ un peuple de prêtres et une nation sacrée ”. L’ordination de la Torah a formé et forme encore des Rabbanim en Israël. Ceux-ci font connaître l’avis de la Torah intègre et entière, l’introduisent dans la vie de ceux qui les entourent, en particulier au sein de leur communauté. Puisse donc Dieu faire que tous ceux qui ont le pouvoir d’influencer les autres, en particulier ceux qui exercent des fonctions rabbiniques, assument pleinement cette mission. Selon l’expression de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, vous recevrez la Torah avec joie et profondeur.
Notes
(1) Le Rav M.Rickman. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°5893 et 6386. (3) La fête de Chavouot.
Lettre n°6281
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6281, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch
de Richon Le Tsion, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 16 Iyar, avec les deux comptes-rendus qui y étaient joints. Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous m’annonciez régulièrement et méthodiquement de bonnes nouvelles. Dieu vous a accordé la réussite de développer cette institution, conformément à la volonté et à l’intention de nos maîtres. Or, les propos des Justes sont immuables et ils insufflent, en outre, toutes les forces nécessaires, c’est bien évident.
A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, je conclus la présente avec la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, celle de recevoir la Torah avec joie et profondeur. Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour connaître la réussite. Bien que vous ne le précisiez pas, tous vos élèves étudient sûrement, à titre individuel ou bien par classes, la Paracha de la semaine et les lois courantes. Puisse Dieu faire que les ‘Hassidim, au sein de tout Israël, en fassent de même.
Lettre n°6282
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6282, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Iyar, dans laquelle vous me dites encore une fois que vous n’avez pas d’enfants. Or, différents traitements ont été mis au point, ces dernières années. Il serait donc bon de consulter encore une fois un médecin spécialiste en la matière et de l’interroger sur ces nouveaux traitements. En outre, vous faites allusion à une opération des poumons. Bien entendu, cette perspective ne me convient nullement.
Vous me parlez de vos rêves. Il faut faire vérifier les Mezouzot de votre appartement, dans lesquelles il y a sans doute quelque chose à rectifier. De même, votre épouse respectera l’usage positif des femmes juives vertueuses qui consiste à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Elle en fera de même dans la semaine, les lundis et jeudis matins. Bien entendu, il faudra adopter tout cela “ sans en faire le vœu ”.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. Nous nous trouvons dans les jours qui séparent Pessa’h, “ temps de notre liberté ”, de Chavouot, “ temps du don de notre Torah ”, qui fut “ gravée sur les Tables ” et nos Sages disent : “ Ne lis pas ‘Harout, gravée, mais ‘Hérout, liberté ” de tout ce qui fait obstacle, cause du soucis. Vous-même m’annoncerez donc de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie, profondeur et pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°6283
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6283, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
à Kfar ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de “ Tiféret de Yessod ”(1), dans laquelle vous me posez plusieurs questions à propos de la réunion ‘hassidique du 12 Tamouz et de la manière dont elle doit se passer. J’ai déjà écrit plusieurs fois qu’en la matière, tout dépend de la préparation. Il faut établir, suffisamment tôt, un plan détaillé, exclure la “ marmite des associés ”(2), nommer des responsables pour chacun de ses aspects. Bien entendu, il ne faut pas effrayer ces responsables. Cette mission n’est pas ardue au point de justifier une telle frayeur et une panique. Il s’agit seulement d’introduire ces préparatifs suffisamment tôt et de façon méthodique.
En outre, on peut constater que, si l’on oblige quelqu’un a accepter une responsabilité et à la préparer, bien qu’il ne l’accepte pas, malgré qu’on ait cherché à l’en persuader, mais n’ose pas le dire, on peut comprendre à quoi ressemblera ce qu’il fera et l’effort auquel il consentira. Or, il reste suffisamment de temps pour s’organiser, en la matière et même pour se concerter plusieurs fois, avant de commencer à mettre le programme en application. Tous les responsables qui se réuniront discuteront de tous ces points. Puis, il y aura une réunion plus large. En fonction de ce qui y sera discuté et des conclusions, vous déciderez quelles réponses apporter à vos questions.
S’agissant des dépenses qui en résulteront, je demanderai aux ‘Hassidim de participer pour environ un tiers du coût, à la condition, bien évidemment, qu’il ne s’agisse pas d’une réunion locale, mais qu’elle soit très large. Vous avez sûrement obtenu, par les jeunes de l’association ‘Habad à Tel Aviv, une copie de ma lettre(3) demandant d’établir le bilan de ce qui a été accompli au cours des années passées. Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie, profondeur et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le 23 Iyar. (2) La dissolution des responsabilités. (3) Il s’agit de la lettre n°6265.
Lettre n°6284
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6284, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Nissan et à celle qui la suivait. A la fin de la première, vous me demandez comment solliciter du Créateur la satisfaction des besoins de l’homme et des membres de sa famille, comment en particulier racheter les événements malencontreux du passé. La réponse à cette question a été donnée par notre sainte Torah, qui est une Torah de vie, y compris en notre monde, en particulier dans les livres de ‘Hassidout et d’Ethique. L’idée est globalement la suivante. Il faut regretter sincèrement le passé et prendre de bonnes résolutions pour l’avenir, que l’on mettra immédiatement en pratique, au quotidien, en adoptant un mode de vie basé sur les enseignements de notre Torah, Torah de vie, laquelle apporte la guérison à la fois au grand monde et au “ petit monde ” que constitue l’homme, de même que la satisfaction de ses besoins et des souhaits de son cœur, d’une manière positive.
Mais, il peut arriver que le Créateur du monde mette un Juif à l’épreuve, ainsi qu’il est dit : “ Car, l’Eternel votre Dieu vous met à l’épreuve pour savoir si vous L’aimez ”. Il est dit aussi : “ Dieu fit que l’homme soit droit ”. Pour cela, Il lui a transmit des enseignements clairs et droits dans Sa Torah. En conséquence, il est étonnant et surprenant de constater que “ ils font de nombreux calculs ” et recherchent des allusions ne correspondant pas à ces enseignements. De plus, l’Eternel demande tout cela de chacun d’entre nous et il est donc bien évident qu’au préalable, Il accorde toutes les forces nécessaires pour mettre pleinement en pratique cette Injonction, bien plus pour le faire avec joie et enthousiasme. Telle est la requête du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, comme le précise le Rambam, dans son Yad Ha ‘Hazaka, à la fin des lois du Loulav. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6285
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6285, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Ben Tsion(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du trente septième jour de l’Omer(2). Tout va d’après la conclusion et, à la fin de celle-ci, vous me dites, Dieu merci, que vous vous sentez mieux. Puisse Dieu faire que vous recouvriez la santé, conformément à l’explication qui est développée par le discours ‘hassidique intitulé : “ Maskil d’Eïtan ”, de l’Admour Hazaken, imprimé dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout. Après votre signature, vous me dites encore que vous êtes le descendant de grands cèdres de la ‘Hassidout. J’ai donc bon espoir que vous avez un temps fixé pour étudier leur enseignement et que votre comportement est conforme à cette étude. Et, de temps à autre, vous faites un ajout à tout cela, conformément à l’Injonction de notre Torah demandant de connaître l’ascension dans le domaine de la Sainteté.
Il est sûrement inutile de vous rappeler le point suivant. Dans les générations précédentes, on pouvait se suffire d’une attitude ‘hassidique ou bien de lire des textes de ‘Hassidout sans en avoir une connaissance approfondie. A l’époque, le monde était moins embourbé dans des idéaux opposés à ceux de la Torah. Le Judaïsme était une évidence dans la rue et, encore plus clairement, à la maison. Mais, à notre époque, on est vautré dans les ruses et les stratagèmes des sciences profanes qui sont, pour une large part, impies. En outre, on investit pleinement son intellect dans la nécessité de gagner sa vie. Des vents indésirables soufflent dans la rue. Il est donc bien clair qu’il faut adopter l’attitude opposée, c’est-à-dire approfondir sa connaissance de la Torah en étudiant sa dimension cachée, que le saint Zohar appelle “ arbre de vie ”.
C’est ainsi que l’on peut vivifier l’étude de la partie révélée de la Torah et la pratique des Mitsvot, que l’on renforce même la vie du corps juif, lui-même saint. Différents textes expliquent longuement tout cela, en particulier le chapitre 26 d’Iguéret Ha Kodech de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, de même que le Kountrass Ets ‘Haïm de son arrière-arrière-petit-fils et successeur, le Rabbi Rachab. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles également sur ce point. Vous me direz que vous vous sentez bien, dans ce domaine et que vous réalisez cette intensification. Avec ma bénédiction de bonne santé, pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour recevoir la Torah avec joie et profondeur,
Notes
(1) Le Rav B.T. Jacubovitch, de Bneï Brak. (2) Le 22 Iyar.
Lettre n°6286
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6286, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous me dites que vous enseignez à une classe d’enfants, à Detroit. De temps à autre, on vous propose et l’on vous demande de déménager à New York, où la pratique juive est plus aisée. Vous me demandez ce que j’en pense. A mon sens, il est surprenant que vous soyez dans le doute, en la matière. L’enseignement aux enfants juifs basé sur les valeurs sacrées est une mission divine. Rien n’est plus important, surtout à notre époque, en cette génération orpheline. Quiconque a le mérite d’assumer une telle mission est donc heureux. Bien plus, il doit redoubler d’ardeur en la matière et persuader les autres de l’imiter. Combien plus est-ce le cas dans les villes de province, où il s’agit réellement d’une Mitsva que nul autre ne peut mettre en pratique. Précisément parce que la pratique juive est plus aisée à New York, le mérite de chacun de ceux qui exerce de telles fonctions est d’autant plus grand. De chaque Juif, il est dit : “ Vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu ” et, en éduquant ces enfants, il est sûr que l’on recevra de Dieu une réussite accrue envers ses propres enfants, desquels vous concevrez une véritable satisfaction, une satisfaction juive traditionnelle.
Vous connaissez l’action de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, dont le mérite nous protègera, par laquelle il choisit quelques jeunes gens parmi ses meilleurs disciples et les envoya précisément dans des villes de province. Au cours des années passées, on a déjà observé les fruits et les fruits de fruits d’une telle manière d’agir. En outre, il y a là, bien évidemment, un enseignement, une leçon pour chacun d’entre nous. J’espère que ces quelques lignes suffiront pour éclairer cette question. En tout état de cause, il n’y a là qu’une évidence et l’objet de la présente est uniquement de susciter votre enthousiasme pour la mission qui vous est confiée. Puisse Dieu faire que vous vous en acquittiez avec une largesse d’esprit véritable et en bonne santé. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée de même que pour recevoir la Torah avec joie et profondeur,
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