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Iguerot Kodesh — lettres 6247 à 6266

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6247

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6247, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Iyar 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Mena’hem(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous évoquez les points suivants :

A) Il semble qu’une des synagogues de votre ville construise actuellement un édifice nouveau pour la prière. On dit qu’il est question de faire figurer dans les plans de cette construction l’absence de séparation(2), au sein de la synagogue, de sorte que celle-ci sera mixte. Vous me demandez si vous devez lutter ou bien ne rien faire. En effet, certains disent qu’un combat pourrait empirer la situation. Vous soulignez, cependant, qu’il n’y a pas de décision finale sur cette mixité. Il est donc clair que l’on ne peut pas rester les bras croisés. Nos Sages disent qu’en pareil cas, il faut être rusé dans sa crainte. Le but est qu’il y ait effectivement une telle séparation. Bien souvent, on obtient ce résultat quand on fait en sorte que la question ne soit pas résolue par la lutte, mais plutôt par une intervention informelle, en s’adressant à tous ceux qui peuvent influencer la décision. Il faut faire attention qu’ils ne recherchent pas la victoire, ce qui est une démarche très dommageable. Bien entendu, la décision quant à la manière de procéder qui convient pour cette synagogue dépend de la personnalité de ses dirigeants, des relations qu’ils entretiennent avec vous et avec ceux qui sont susceptibles de les convaincre qu’une synagogue doit être bâtie en conformité avec la volonté du Créateur.

Il est lamentable et contraire à la logique première de prier et de solliciter une faveur à qui que ce soit en allant à l’encontre de la volonté de celui que l’on implore. Il en ainsi également pour une personne de chair et d’os. Quand quelqu’un formule une demande en précisant aussitôt qu’il transgressera sa volonté, bien plus qu’il le fera dans sa maison, mais qu’il lui demande, néanmoins, d’accéder à cette requête, celui qui adopte une telle attitude sera considéré comme un fou. Vous dites que, selon certains, une telle séparation n’est qu’une coutume. Vous savez sans doute qu’ont été édités, y compris en langue anglaise, des articles et des brochures expliquant ce qu’est une telle séparation et quelle est précisément l’interdiction, en la matière. Vous pourrez vous les procurer auprès des organismes rabbiniques centraux de New York.

B) Vous faites allusion à votre état de santé et aux douleurs que vous aviez auparavant. Le médecin vous dit que vous devez vous maîtriser, vous libérer des tracas et de la tension. Vous savez quelle est la solution pour ne pas se faire de soucis. Il faut avoir confiance en Dieu. Et, vous trouverez une longue explication, à ce propos, dans le ‘Hovat Ha Levavot, à la “ Porte de la confiance ”. En fait, il y a là une conséquence directe de la foi des enfants d’Israël, qui sont “ croyants, fils de croyants ”. La foi établit que Dieu accorde à chacun Sa Providence. Il est l’Essence du bien et, selon l’expression de nos Sages, “ tout ce que Dieu fait est pour le bien ”. Dès lors, pourquoi se faire du souci ? Cela est possible uniquement quand on oublie le principe même de la foi.

Il est à noter qu’il en est ainsi pour tout ce qui dépend de Dieu, car, disent nos Sages, “ tout est dans les mains de Dieu, sauf la crainte de Dieu ”. Pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, il appartient donc à l’homme d’améliorer son comportement, conformément à la finalité de la création, comme l’affirment les termes de la Michna selon lesquels : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Bien que vous ne le disiez pas clairement, j’espère que vous avez un temps fixé pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, que vous augmentez même régulièrement ce temps. En effet, nous avons reçu l’Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Mon secrétaire qui rédige en anglais n’est pas ici en ce moment. C’est la raison pour laquelle ma réponse est formulée dans la Langue sacrée. Pour autant, vous pouvez continuer à m’écrire en anglais.

Notes

(1) Le Rav M.Feldman, d’Atlanta. (2) Entre les hommes et les femmes. Voir, à ce sujet, la lettre n°5521.

Lettre n°6248

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6248, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dont l’acheminement, avant de me parvenir, a été plus long que d’habitude. Vous me dites que vous avez emménagé dans un nouveau magasin, mais, pour l’heure, vous ne parvenez pas à gagner votre vie. Vous êtes tailleur de métier.

Vous savez sûrement que l’on doit prélever la dîme de ce que l’on gagne, surtout quand on a des difficultés à subvenir à ses besoins. Il faut alors multiplier sa contribution à la Tsédaka et, en tout état de cause, ne pas en donner moins que le dixième. Cette Tsédaka sera donnée en plusieurs fois. L’un des moments propices, pour ce faire, est celui qui prépare la prière du matin, tous les jours de semaine. Il serait bon également de faire vérifier vos Tefillin. En outre, vous interrogerez un Rav, qui vous dira s’il est nécessaire de placer une Mezouza à la porte de votre magasin. Si c’est le cas, vous choisirez une bonne Mezouza, placée de la manière qui convient. S’il n’y a pas lieu de placer une Mezouza dans votre magasin, vous y garderez, au moins, un Sidour et des Tehilim.

Puisse le Créateur du monde, Qui le dirige, élargir les moyens de votre subsistance. Vous intensifierez votre étude de notre sainte Torah, dans le cadre de Tiféret Ba’hourim, pendant vos moments libres et vous influencerez vos amis pour qu’ils en fassent de même. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°6249

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6249, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 5 Iyar, dans laquelle vous me dites que vous avez intégré les rangs des jeunes de ‘Habad, que vous étudiez la ‘Hassidout, de temps à autre, et que vous écoutez des causeries. Il est bien évident que l’on n’étudie aucune partie de notre sainte Torah de cette façon. On ne peut pas se contenter d’une étude de temps à autre et vous consulterez, à ce sujet, le Yerouchalmi, à la fin du traité Bera’hot, qui dit : “ Celui qui n’apprend que de temps en temps… ”, comme par le fait du hasard, en fonction de ce qui se présente. Une telle activité ne peut avoir qu’un caractère accessoire. Ceci remet en cause non seulement la connaissance de cette partie de la Torah, mais aussi l’étude et la réussite que l’on a dans tous les autres domaines, comme le disent nos Sages, au traité Erouvin 64a : “ Celui qui dit que telle explication est belle et que telle autre ne l’est pas… ”. Un tel homme considère que la seconde explication est effectivement du même rang que la première. Il admet qu’elle est la Parole de Dieu, mais il considère, toutefois, qu’elle n’est pas belle, qu’elle ne convient pas. Vous verrez les termes effroyables que ce texte emploie, à propos d’une telle personne.

J’espère qu’au moins à l’avenir, vous aurez une étude fixée de la ‘Hassidout. Comme le demande l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, celle-ci sera fixée dans le temps, mais surtout dans l’esprit. De la sorte, vous renforcerez votre connaissance non seulement de la ‘Hassidout, mais aussi de la partie révélée de la Torah. Vous évoquez également votre étude, à l’avenir. Vous présenterez tous les aspects de la question à trois de vos amis. Dieu leur suggérera l’idée juste afin qu’ils puissent vous conseiller. Vous connaissez sûrement les trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6250

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6250, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me posez les questions suivantes :

A) Un jeune homme de dix sept ans a-t-il le droit de s’approfondir ? Vous ne précisez ce que vous voulez dire, mais, d’après le contexte de votre lettre, il semble que vous fassiez référence aux devoirs moraux d’un Juif.

Il est bien évident, et la Torah tranche la Hala’ha en ce sens, que cela est non seulement permis, mais même obligatoire, comme le précise le Rambam, dans ses lois des fondements de la Torah, chapitre 1, paragraphe 6 : “ Le savoir est une Injonction de la Torah ”. C’est aussi ce que dit le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 98. Ce dernier texte fait référence à la prière, qui est une obligation pour chacun, trois fois par jour, dès l’âge de la Bar Mitsva et il précise qu’on la dit uniquement après avoir médité, au préalable, à la grandeur de Dieu, béni soit-Il. Or, il ne s’agit pas uniquement de réfléchir à des mots, mais bien à des idées. Pour comprendre la grandeur de Dieu, il faut méditer profondément à tout ce qui permet à un homme d’en prendre conscience. Différents livres exposent ces concepts, en particulier ceux de la ‘Hassidout. Vous vous efforcerez de rencontrer le grand Rav et ‘Hassid, Rav Na’houm Shmaryahou Sossonkin, dont l’adresse est la suivante : “ Chikoun Rabbanim, Roméma, Jérusalem ”. Il vous indiquera les références de tout ceci.

B) Vous me demandez comment acquérir l’humilité et mettre en pratique les termes de la Michna : “ Sois très, très humble… ”.

Vous étudierez, avec tout l’approfondissement nécessaire, le saint Tanya, au chapitre 30 et vous interrogerez également le Rav Sossonkin, à ce sujet. Il vous l’expliquera et vous ajoutera, en outre, d’autres précisions. Vous en ferez de même pour les autres points et questions qui figurent dans votre lettre. Vous avez sûrement connaissance des études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6251

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6251, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée et à laquelle n’était pas joint le chèque que vous mentionnez. En un moment propice, je citerai votre nom, celui de votre épouse et celui de votre fils près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins.

Vous faites référence à une appendicite. Je ne comprends pas pourquoi vous devez vous hâter de pratiquer cette opération maintenant. Est-ce ce que préconise le médecin ou bien n’y a-t-il là qu’une simple proposition ? Vous faites également référence à votre situation matérielle. Vous devez trouver des amis qui exerceront une influence positive dans les domaines qui vous gênent et qui vous troublent. Puisse Dieu faire que la réussite et l’effort soient accrus, en ces jours séparant Pessa’h, “ temps de notre liberté ” du don de la Torah, qui approche, “ gravé sur les Tables ”. Et, nos Sages disent, à ce propos : “ Ne lis pas ‘Harout, gravé, mais ‘Hérout, liberté ”.

Il est bien évident que vous devez enfin assumer votre rôle véritable, qui est celui de chaque Juif, défini par la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”, en diffusant “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, c’est-à-dire la ‘Hassidout et tout ce qui la concerne, en tout endroit où vous exercez votre influence. Bien plus, vous vous trouvez dans un endroit où l’on a très peu diffusé l’enseignement de ‘Habad jusqu’à maintenant, par rapport aux possibilités qui s’offrent, même si des personnes de l’extérieur claironnent, en permanence, que se trouvent sur place tel et tel, “ piliers de fer pour tout ce qui concerne ‘Habad ”. Il est clair que ce caractère doit se révéler dans un domaine aussi important que la diffusion des sources, demandée par nos maîtres, en chaque génération, en particulier par mon beau-père, le Rabbi, en la nôtre. C’est une évidence.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, de ce qui vous concerne personnellement et de vos réalisations communautaires. Car, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Lettre n°6252

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6252, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6/5, dans laquelle vous me dites que vous pensez adopter un enfant d’une école de filles non juive, vous basant sur le fait qu’un enfant peut être converti par le tribunal rabbinique. Que Dieu vous garde d’imaginer pareille chose ! Si vous et votre épouse avez pris la décision de cette adoption, vous rechercherez un enfant de parents juifs, dont la naissance a été conforme à ce qu’elle doit être. Avec l’effort qui convient, vous parviendrez à le trouver, même si vous devez, pour cela, vous rendre en Afrique du Nord, auprès de nos frères, les Juifs séfarades. Là-bas, tous sont de bons Juifs et, Dieu merci, les familles sont nombreuses, alors qu’il est très difficile de gagner sa vie.

Vous ne me précisez pas quelle est la situation de votre foyer, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Mais, conformément à l’enseignement de notre sainte Torah, il convient, en permanence, de renforcer le domaine du bien. En conséquence, aussi positive que cette situation puisse être, il reste toujours possible de l’améliorer. Et, l’on peut s’en remettre à Dieu, Qui élargira la bénédiction et la réussite, en tous vos besoins, au sein de tout Israël.

Vous connaissez sûrement l’usage qui consiste à lire des Tehilim en fonction de leur répartition mensuelle, chaque matin après la prière. Votre épouse doit sans doute connaître la coutume positive des femmes juives vertueuses, qui consiste à donner systématiquement de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Le cas échéant, vous adopterez ces pratiques à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6253

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6253, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Iyar 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Hananya Yom Tov Lippa(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vote lettre de ce lundi et j’ai effectivement exprimé le souhait d’entrer en contact, au plus vite avec les ‘Hassidim d’Albany, à propos de ce que vous m’écrivez(2). Vous-même, vous les contacterez sûrement. Puisse Dieu faire que le Nom de Dieu soit sanctifié par vous et par eux, surtout dans un domaine d’une importance aussi grande, la pureté du peuple d’Israël, grâce à laquelle viendra le prophète Elie, annonciateur de notre délivrance véritable, par notre juste Machia’h.

Vous me demandez de formuler des remarques sur votre livre, mais que puis-je faire ? J’ai de nombreuses occupations et que s’accomplissent en moi les termes de la Michna : “ Ne dis pas : ‘Quand j’aurai le temps…’, car peut-être n’auras-tu pas le temps ”. Vous me dites que l’on a sollicité votre intervention pour obtenir que je tranche la Hala’ha. Cela n’est pas à mon habitude, surtout pour un sujet qui est traité par de nombreux auteurs, comme vous le rapportez vous-même dans vos livres.

Nous venons de vivre la fête de Pessa’h “ temps de notre liberté ”, qui délivre des quarante neuf portes de l’impureté, nous comptons maintenant les jours et nous nous rapprochons de la réception de la Torah, des Tables de la Loi écrites du doigt de Dieu, “ gravée sur les Tables ” et nos Sages disent : “ Ne lis pas ‘Harout, gravée, mais ‘Hérout, liberté ”, délivrance totale du mauvais penchant. Ainsi, non seulement on peut le dominer, mais, en outre, on lui supprimera même la possibilité d’exprimer son avis. A ce propos, vous consulterez le Tanya, au début du chapitre 3 et au chapitre 37, expliquant que sa perfection et son stade ultime(3) dépendent de nos actions et de nos réalisations. Puisse donc Dieu faire qu’une immense lumière se révèle dans tous les mondes, par l’élévation du souffle, de nos esprits et de nos âmes, qui se purifieront de tout défaut et de toute scorie. Pour obtenir une telle élévation, il faut étudier la Torah, avec crainte de Dieu et mettre en pratique les Mitsvot.

Ceci ne concerne pas uniquement votre personne, car le verset précise : “ Dis… et tu diras ”. Nos Sages expliquent : “ Ceci met en garde les adultes à propos des enfants ”. Et, cette Injonction ne s’applique pas uniquement aux rampants(4), ce qui est bien un défi(5), comme l’explique le traité Horayot 11a, qui dit : “ En revanche, pour ce qui concerne la puce… ”. En effet, il en est de même pour la consommation du sang, dont on peut penser qu’elle est bonne pour la santé(6), comme l’explique le traité Bera’hot 44b : “ Toute âme : ce qui est proche de l’âme ”. Vous verrez également le commentaire du Ramban sur le verset Vaykra 17, 11. Bien plus, il en est de même pour l’impureté(7), qui est une décision irrationnelle de la Torah, puisque “ ce n’est pas le mort qui rend impur, c’est une décision que J’ai prise, un décret que J’ai promulgué ”, selon les termes du traité Yebamot 114a. Que tout ceci nous libère donc des nations, de l’assujettissement aux peuples et suscite la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très prochainement ! Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav H.Y. T. L. Deutsch, de Cleveland, Rabbi de Helmits. Voir, à son sujet, la lettre n°5855. (2) Vraisemblablement la construction d’un Mikwé. (3) De la délivrance. (4) Pour interdire leur consommation et demander aux adultes de faire en sorte que les enfants n’en mangent pas. (5) De Dieu, par une telle consommation. (6) Auquel cas il n’y a pas de défi. (7) Un adulte doit s’assurer que l’enfant ne devient pas impur.

Lettre n°6254

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6254, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce mardi et celle qui la précédait. Vous me dites que vous avez obtenu les documents nécessaires et que tout s’est bien passé. Il est sûrement inutile de vous préciser ce que cela signifie, d’une manière allusive. Quand Dieu supprime les difficultés et les tracas, il faut comprendre ce que cela veut dire. Vous avez la possibilité et donc également le mérite, l’obligation d’étudier notre Torah, Torah de vie, avec tout l’approfondissement nécessaire. Selon les termes du Tanya, on liera, on attachera profondément son esprit, on concentrera pleinement sa pensée, on gardera tout cela en permanence à l’esprit. C’est également là le canal et le réceptacle qui permettent de renforcer, à l’avenir, la bénédiction de Dieu, matérielle et spirituelle.

S’il en est ainsi pour chacun, a fortiori est-ce le cas pour celui qui a eu le mérite d’être un étudiant de la Yechiva Tom’heï Temimim. Bien plus, en adoptant un comportement positif, en la matière, vous pourrez aussi influencer un grand nombre de vos amis, qui, à leur tour, en feront de même. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Puisse Dieu faire que votre engagement en ce sens soit sans cesse accru, car on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté. Que Dieu vous accorde la réussite. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6255

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6255, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Iyar 5718,

Brooklyn,

Au jeune Mena’hem Mendel Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du jour de Pessa’h Chéni, dans laquelle vous me demandez comment guider quelqu’un sur la voie de la ‘Hassidout. Bien entendu, tout dépend des traits de caractère de la personne qu’il convient d’orienter. Il est, bien entendu, nécessaire de transmettre la ‘Hassidout à chaque Juif. Pour autant, les personnalités sont différentes et il faut donc agir selon le caractère de chacun. Vous consulterez, à ce sujet, l’introduction du Tanya.

L’idée générale, en la matière, est la suivante. Un homme doit être guidé d’après la manière à laquelle il a toujours été habitué. Ainsi, s’il est un adepte de l’Ethique, il faut d’abord lui faire connaître Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, ou bien le Kountrass Ou Mayan(2). S’il est versé dans la recherche philosophique, vous lui transmettrez, par exemple, des concepts de Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna. De façon générale, le Dére’h Mitsvoté’ha est relativement simple à comprendre et il s’adresse à différents groupes de personnes. Bien évidemment, ceux qui n’ont aucune connaissance de la Torah et de ce qui la concerne doivent d’abord étudier les causeries et le Likouteï Dibbourim(3).

Je suis surpris que vous ne me précisiez pas comment votre journée est actuellement organisée. Vous avez sûrement un temps fixé pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Sans doute me préciserez-vous tout cela à la prochaine occasion. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) M. M. C. Vogel. (2) Du Rabbi Rachab, père du précédent Rabbi. (3) Du précédent Rabbi.

Lettre n°6256

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6256, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Iyar 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Morde’haï Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du jour de Pessa’h Chéni, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait.

Vous faites référence à la traduction(2) d’un discours ‘hassidique. A mon avis, celui que vous citez est trop difficile, même si plusieurs articles du journal de la communauté de Milan sont rédigés de la même manière. Car, il est clair qu’une étude profonde, surtout quand elle porte sur un concept nouveau, doit être présentée d’une façon simple, dans toute la mesure du possible. Mais, peut-être le caractère ardu de la formulation provient-il du fait que le traducteur est lui-même familiarisé à ces notions. Si c’est le cas, il ne sera pas aisé de changer. Par ailleurs, il est aussi envisageable que, selon ce traducteur, une analyse intellectuelle doive nécessairement avoir une formulation compliquée. S’il en est ainsi, il faut lui expliquer que, bien au contraire, une présentation simple permet d’exposer des idées complexes, surtout quand il s’agit de diffuser les sources(3) à l’extérieur. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav M.Perlov, de Milan. Voir, à son sujet la lettre n°4390. (2) Vraisemblablement en Italien. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6257

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6257, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres, les deux du 28 Nissan et celles des 1, 8, 11 et 12 Iyar. Vous me demandez quelle attitude adopter envers cette femme. Vous connaissez l’instruction de nos maîtres selon laquelle, en pareil cas, l’essentiel est l’accomplissement concret, d’une manière agréable. Bien entendu, cela ne signifie nullement qu’il faille renoncer à ce qui est lié à la crainte de Dieu, surtout dans le domaine de l’éducation, pour lequel chaque geste, chaque modification ont une implication sur des dizaines d’élèves, qui bâtiront des foyers juifs et le feront donc en fonction de l’éducation qu’ils ont reçue. C’est bien évident.

Pour ce qui vous concerne personnellement, je vous ai déjà écrit auparavant en soulignant que votre sort est heureux. La divine Providence vous a confié une bonne part. Vous devez renforcer et développer les institutions de nos maîtres dans votre pays. Le chef de la génération et, plus généralement, les Justes sont à l’image de leur Créateur. Ils ne sont jamais déloyaux envers leurs émissaires. Ils invoquent pour eux la miséricorde divine, leur insufflent les forces nécessaires pour mener leur mission à bien de la meilleure façon. C’est une évidence. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6258

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6258, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Daniel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 5 Iyar. Vous n’y parlez pas de votre état de santé, ni de ce qui vous concerne personnellement. C’est, à n’en pas douter, le signe que tout va bien. Vous me dites que la Rabbanit, madame Marcus, a bien voulu confier deux Séfers Torah à Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Cela est judicieux. Nos Sages disent que “ il est une Mitsva de faire savoir qui accomplit une Mitsva ”. Le comité du Kfar, fixera donc, de la manière qui convient, une commémoration pour l’âme de son mari, le Rav, à l’occasion de la transmission de ces Séfers Torah à la synagogue de Kfar ‘Habad.

S’agissant de l’expression Petsoua Daka(2), vous connaissez l’enseignement de l’Admour Hazaken(3) selon lequel ce mot doit être orthographié avec un Aleph. Mon beau-père, le Rabbi, a rapporté qu’il a lui-même vu un Séfer Torah qui, selon la tradition, avait été écrit par le Maharam de Rothenburg(4). Ce mot y était écrit avec un Aleph. Il vit aussi, à Prague, un Séfer Torah qui avait été relu par Ezra le Scribe. Celui-ci comportait également un Aleph. Il est donc certain que ces Séfers Torah seront conformes à l’enseignement de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah.

Vous me demandez si vous devez correspondre avec vos proches qui se trouvent encore dans le pays où nous nous trouvions auparavant(5). Vous ne l’avez pas fait jusqu’à maintenant et il est donc judicieux d’attendre un réchauffement des relations entre la Terre Sainte et ce pays, sauf si vous pouvez leur écrire par l’intermédiaire de quelqu’un qui se trouve actuellement en Pologne, de sorte que les lettres soient adressées à vos proches à partir de cet endroit. Avec ma bénédiction pour de longs jours et de bonnes années, de même que pour donner de bonnes nouvelles toujours et tous les jours,

Notes

(1) Le Rav D.Haskind, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4928. (2) “ Les parties génitales écrasées ” (Devarim 23, 2). Certains orthographient le mot Daka avec un Aleph, d’autres avec un Hé. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5501. (4) Qui copia un Séfer Torah ayant été descendu du ciel à son intention. (5) En Russie.

Lettre n°6259

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6259, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi dans laquelle vous me posez les questions suivantes :

A) Comment parvenir à prier avec ferveur ?

Il faut méditer avant la prière, au moins pendant quelques instants, penser à Qui l’on va s’adresser. Il serait bon également d’apprendre par cœur le début du chapitre 41 du Tanya, jusqu’à “ le Roi ”, à la page suivante. Avant de prier, vous en répéterez le contenu, oralement ou bien par la pensée. De même, les jours de semaine, avant de prier, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka.

B) Comment étudier la Torah et le faire avec constance ?

La même réflexion est efficace également pour l’étude de la Torah et le point essentiel, dans ces deux domaines, est l’idée que la Torah, la prière, toutes les Mitsvot ont été données pour le bien de l’homme et qu’en elles résident son bonheur, physique et moral.

C) Vous savez sans doute ce que disent différents ouvrages de nos Sages et de nos Grands, selon lesquels la ferveur de la prière est favorisée par l’usage d’un Sidour et l’étude de la Torah, par le fait d’en prononcer les mots oralement et non uniquement par la pensée. Vous connaissez sûrement la pratique qui consiste à dire chaque jour, après la prière du matin, des Tehilim selon leur répartition mensuelle. Vous gardez vous-même cette pratique ou, tout au moins, l’adopterez-vous, à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6260

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6260, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5718,

Brooklyn, New York,

Au groupe d’initiatives du comité féminin au profit de

l’école professionnelle de jeunes filles et au séminaire

d’enseignantes de Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte,

puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, ayant à sa tête,

la Rabbanit, madame Cheïna Jakobson(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai lu votre lettre avec satisfaction. Vous m’apprenez que se forme un groupe d’initiatives, qui agira au profit des institutions mentionnées ci-dessus et que son activité a déjà commencé, en un moment bon et fructueux. J’espère que vous parviendrez à attirer, dans cette action, les cercles les plus larges et que vous développerez vos actions, dans toute la mesure du possible, afin de permettre que ces institutions, de la plus haute importance, non seulement puissent continuer à fonctionner, mais aussi s’élargissent et soient en mesure d’accepter le plus grand nombre d’élèves.

Ces activités seront également menées pendant la période de l’Omer, les jours qui préparent à la fête de Chavouot, temps de la réception de la Torah. Il en résultera une réussite considérable dans votre action, tendant à aider les jeunes filles, en général, les enseignantes et les éducatrices, dispensant une bonne éducation juive, en particulier, lesquelles seront toujours prêtes à répondre à l’appel de Dieu, lancé à Moché notre maître : “ Ainsi tu parleras à la maison de Yaakov ”(2). Je vous adresse ma bénédiction pour que Dieu accorde Son soutien à vous-même et à celles qui vous viennent en aide, en tous vos besoins matériels et spirituels(3). Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) De New York. (2) C’est-à-dire aux femmes, selon l’interprétation de nos Sages. (3) Voir, sur le même sujet, la lettre n°6389.

Lettre n°6261

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6261, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5718,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim à Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres express des 15, 17 et 18 Iyar, avec ce qu’elles contenaient. Comme l’indique votre courrier, il est judicieux de considérer la pose de la première pierre(1) comme un labourage ou, tout au plus, comme une plantation, ce qui veut dire que le travail essentiel reste désormais à accomplir. En effet, ce qui importe, avant tout, c’est bien d’acquérir les moyens concrets de cette construction. Comme la pratique en fait la preuve, plus le laps de temps s’écoulant entre le travail et la fête sera court, mieux cela sera. Je suis surpris que votre description de cette fête et de la réunion ‘hassidique qui l’a suivie ait été aussi brève. Peut-être la complèterez-vous à la prochaine occasion.

S’il est question de rédiger une brochure à l’occasion de cette pose de la première pierre, sans doute un lien peut-il être fait avec le soixantième anniversaire de la fondation de la Yechiva Tom’heï Temimim. Bien entendu, tout dépend du contenu des discours(2). Le cas échéant, on peut aussi faire référence, dans cette publication, à la réunion du mois d’Elloul et à ses orateurs. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6211. (2) Qui seront prononcés lors de la pose de la première pierre et qui figureront dans cette brochure.

Lettre n°6262

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6262, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché, qui est appelé docteur Taub(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dont l’acheminement a été prolongé, plus qu’à l’accoutumée. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en particulier pour que vous vous installiez convenablement, comme nous l’ordonne notre Torah, Torah de vie, avec joie et enthousiasme. Si chacun a besoin qu’il en soit ainsi, combien plus est-ce le cas pour un médecin, ayant la charge de guérir ceux qui s’adressent à lui. Or, la situation physique, au sens le plus littéral, dépend de l’état d’esprit et de son raffermissement. Il en résulte qu’un médecin doit être “ humide au point d’humecter les autres ”(2).

Chacun est tenu d’être joyeux, de renforcer sa confiance en Dieu. Tous en reçoivent donc les moyens et les possibilités. En outre, la pratique concrète démontre qu’il en est effectivement ainsi. En effet, “ il n’est de vérité que la Torah ” et il est inconcevable que la Torah ordonne à l’homme ce qu’il ne peut pas réaliser. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Nous sommes dans les jours qui séparent Pessa’h, temps de notre liberté, délivrance de tout ce qui fait obstacle et oppresse, de Chavouot, temps du don de notre Torah, “ gravée sur les Tables ” et nos Sages disent : “ Ne lis pas ‘Harout, gravée, mais ‘Hérout, liberté ”. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement.

Notes

(1) De Rehovot. Voir, à son sujet, la lettre n°5796. (2) Il doit être en mesure de renforcer le moral de ses patients.

Lettre n°6263

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6263, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 7/5, dans laquelle vous me demandez ce que vous devez faire pour avoir un Mazal fructueux et une vie heureuse. Le Créateur du monde, Qui le dirige, a d’ores et déjà donné la réponse à cette question, ainsi qu’il est écrit dans Sa Torah : “ Si vous marchez dans Mes Décrets, si vous gardez Mes Mitsvot et les accomplissez, Je donnerai ” toutes les bénédictions qui sont ensuite énoncées par cette Paracha, celle de Vaykra, au chapitre 26, à partir du verset 3. Il est dit également, au verset Devarim 28, 1-2 : “ Et, ce sera, si tu écoutes la voix de l’Eternel ton Dieu, toutes les bénédictions viendront à toi ”. Et, les Mitsvot ainsi énoncées sont définies, par le détail, dans le Choul’han Arou’h et dans différents textes.

Vous me demandez quand vous marier. Il n’est pas d’usage de prédire l’avenir, car le verset Devarim 18, 13, dit : “ Tu seras intègre envers l’Eternel ton Dieu ”. Un Juif et une Juive doivent donc renforcer leur confiance en le Créateur, béni soit-Il, Qui accorde une vie heureuse. Pour leur part, ils doivent adopter un comportement conforme à Sa Volonté, à Sa Torah et à Ses Mitsvot. J’espère que vous étudiez et que vous avez le comportement qui convient aux jeunes filles juives, chacune étant appelée : “ fille de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa ”. Vous influencerez vos amies en ce sens et Dieu vous donnera la réussite d’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela.

Lettre n°6264

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6264, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi soir, dans laquelle vous me demandez un conseil pour ce qui vous concerne personnellement(1). De façon générale, un bon conseil, en la matière, est donné par le verset qui affirme clairement : “ J’ai placé Dieu toujours face à moi ”. Bien plus, notre maître le Ramah, Décisionnaire d’Israël en dernière instance, fit de ces mots le début des quatre parties du Choul’han Arou’h, afin de souligner qu’ils sont le commencement et le fondement de l’accomplissement de la Torah.

Vous étudierez donc le saint Tanya, à partir du début du chapitre 41 jusqu’à la page suivante, au mot : “ le Roi ”(2). De temps à autre, quand vous serez chez vous ou bien en avançant sur le chemin, vous réciterez ce texte, oralement ou au moins par la pensée. Quand vous vous habituerez à l’idée que : “ Dieu se trouve devant lui ”, comme l’explique ce passage du Tanya, vous affinerez aussitôt non seulement votre âme, mais aussi votre corps. De même, il serait bon que vous appreniez par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un chapitre de Tanya. Chaque jour de semaine, avant la prière, vous donnerez quelques pièces de Tsédaka. Après la prière, chaque jour également, y compris le Chabbat et les fêtes, vous lirez les Tehilim selon leur répartition mensuelle. Tout ceci favorisera votre étude, en général, ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en particulier. Et, nos Sages disent que : “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”.

B) Vous sollicitez également mon conseil afin de connaître la réussite dans l’étude de la Torah. Il a déjà été dit, à ce propos, que : “ celui qui te dit avoir fait des efforts sans qu’ils soient couronnés de succès, ne le crois pas ”. Cela veut dire que tout dépend de vous et que vous en avez reçu les forces. Plus vous raffermirez votre crainte de Dieu et vous intensifierez votre étude de la Torah, plus s’élargira Sa bénédiction, en la matière. Car, la Michna dit : “ chez celui dont la crainte de Dieu précède la sagesse, cette dernière se maintient ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Sur la manière de réparer la faute qui a été commise et de s’en préserver, à l’avenir. (2) Voir la lettre n°6259.

Lettre n°6265

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6265, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Iyar 5718,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad

à Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre compte-rendu d’activité du mois de Nissan, dont la concision semble indiquer que la suite me parviendra plus tard. De même, j’ai eu l’occasion, ces jours-ci, de consulter votre compte-rendu et votre bilan des semaines et des mois écoulés. On peut, à juste titre, dire à ce propos, pour reprendre la formulation de mon beau-père, le Rabbi, qu’il s’agit d’un très beau labourage et d’une très honnête plantation. Votre mission sacrée se poursuit depuis plusieurs années déjà et vous en avez sûrement conservé les comptes-rendus et les bilans. Il serait donc judicieux de consacrer une réunion spécifique à la synthèse, au moins générale, de tout ce qui a été accompli de par le passé, surtout dans le but d’en déduire ce qui doit être fait à l’avenir. Le point central est que le labourage et la plantation doivent faire pousser des fruits et une récolte, permettre de les cueillir et de les moissonner(1). En d’autres termes, vous déterminerez comment poursuivre l’action afin que les réunions ‘hassidiques aient un impact sur ceux qui y participent, y compris pendant les jours qui les suivent et que l’on maintienne le contact avec eux, après ces réunions. C’est une évidence.

Il est aussi un autre point, en la matière et je suis surpris qu’aucun ‘Hassid ne l’ait soulevé. Il y a, actuellement, plusieurs touristes qui se rendent en Terre Sainte, provenant de différents pays. Il y a là une occasion unique de mener une action dans tous ces pays tout en restant en Terre Sainte. Pour cela, il faut profiter de tous les jours, de chaque occasion qui se présente, pour faire connaître et communiquer ce qui concerne ‘Habad et ses sources(2). Bien entendu, toutes les personnes ne sont pas identiques, en ce qu’elles reçoivent et dans la façon de les guider. Il faut donc adopter la manière d’agir qui correspond à chacun. Pour autant, toute personne peut être contactée et la réflexion doit permettre de déterminer la manière de le faire.

De façon générale, il est difficile de fixer, d’ici, le moindre détail d’une telle action. Et, de fait, cela n’a pas d’intérêt. Bien plus, une telle attitude peut même être dommageable, car nos Sages disent : “ Un homme préfère une mesure lui appartenant, plutôt que neuf mesures de son ami ”(3). Si vous établissez un programme, en la matière, l’action menée sera plus agréable et beaucoup plus fructueuse. Je vous adresse cette lettre en express, car, à mon sens, il y a une urgence particulière, en la matière. Or, à mon étonnement et à ma douleur, nul ne fait allusion à tout cela dans les lettres que je reçois des ‘Hassidim. Et, ceci concerne l’influence exercée non seulement sur les pays lointains, mais aussi sur ces touristes, à titre personnel. Comme en tout autre domaine, il est ici nécessaire de prendre de larges précautions afin d’écarter “ la marmite appartenant à plusieurs associés ”(4), qui est particulièrement dommageable, chacun pouvant dire : “ Que mes entrailles se réjouissent ”(5), penser qu’il est lui-même associé à l’action et, simultanément, se dire que l’autre associé doit tout faire, que l’on n’attend rien de lui.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en votre mission sacrée, consistant à faire d’Erets Israël la Terre Sainte, d’une manière évidente, comme il est dit : “ Car, la Torah émane de Sion ” et il est bien question ici de “ Torah ”. Car, selon l’expression bien connue de nos Sages, dans le Midrash E’ha Rabba, chapitre 2, paragraphe 13 : “ Si l’on te dit que les nations possèdent la sagesse, crois-le ; si l’on te dit qu’elles possèdent la Torah, ne le crois pas ”. Il y a bien là une particularité du peuple d’Israël, à l’exclusion des autres nations du monde, au sens littéral, mais aussi du non Juif se trouvant au sein de chaque Juif, comme le souligne le Likouteï Torah, Parchat Devarim, à la page 90d.

La mission qui vient d’être définie peut s’appliquer, de différentes façons, au quotidien et concourir à cette finalité. Bien entendu, il faut profiter des fêtes et des jours de réunions ‘hassidiques. Je n’écris pas spécifiquement aux autres ‘Hassidim et aux différents groupements(6). Vous trouverez sûrement le moyen de leur transmettre ce message, de leur envoyer une copie de cette lettre ou bien d’organiser une réunion. Avec ma bénédiction pour donner des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela,

Notes

(1) L’action à l’avenir doit permettre de tirer parti de ce qui a été accompli de par le passé. (2) De la ‘Hassidout. (3) Il est donc préférable que les responsables concernés déterminent eux-mêmes ces détails. (4) La dissolution des responsabilités, chacun s’en remettant à l’autre. (5) Se félicitant de ce qu’il a accompli et attribuant les échecs aux autres. (6) Des jeunes de l’association ‘Habad.

Lettre n°6266

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6266, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Iyar 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples

accomplissements, empli d’enthousiasme, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, avec ce qui y était joint, les circulaires et les instructions relatives à la Cacherout et à la religion à bord des bateaux. J’ai reçu également les documents complémentaires qui m’ont été adressés par votre bureau. Je vous remercie beaucoup d’avoir pensé à m’envoyer tout cela. Bien que vous n’en disiez rien, j’espère que vous avez reçu, en son temps, ma lettre(2), à laquelle était jointe une copie des instructions concernant la machinerie ou, tout au moins, une partie de celles-ci, montrant que ces machines doivent nécessairement être actionnées à la main, chaque jour et plusieurs fois par jour. En conséquence, vous avez sûrement tranché la Hala’ha sans ambiguïté, en la matière, conformément à ce dont nous avons parlé, lorsque vous étiez ici.

Je vous adresse mes respects et ma bénédiction pour que Dieu vous accorde enfin le mérite et la réussite de connaître une élévation(3), matérielle et spirituelle à la fois, d’autant que, chez les Juifs, ces deux dimensions sont liées. Ceux-ci sont, en effet, “ une nation unique sur la terre ”, ce qui veut dire que, même dans leurs préoccupations liées à la terre, ils ne se séparent pas de l’Unité véritable, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, vous consulterez, à ce sujet, Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 9. De la sorte, Erets Israël sera bien le pays le plus élevé, y compris d’une manière évidente, aux yeux des nations, dans tous les sens du terme. Alors, s’accomplira la promesse selon laquelle : “ De nombreux peuples viendront et diront : Venez, montons, car c’est de Sion qu’émane la Torah et la Parole de Dieu de Jérusalem ”. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Chnéor Zalman Shargay, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°6089 et 6348. (2) Il s’agit de la lettre n°6089. (3) Alya, également au sens d’installation en Terre Sainte.

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