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Iguerot Kodesh — lettres 6187 à 6206

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6187

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6187, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 du mois de Sivan. J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez eu la possibilité d’instaurer une étude de la ‘Hassidout dans la synagogue de rite Ari et celle-ci a commencé pendant le Chabbat Parchat Beaalote’ha. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un début en un moment bon et fructueux, comme l’indique cette Paracha : “ Lorsque tu élèveras les lumières : ceci fait allusion aux âmes juives ”, comme l’explique le Likouteï Torah et comme l’enseignent nos Sages, de sorte que “ la lumière s’élève d’elle-même ”. C’est une évidence. Il est évident que ceci ajoutera de l’élan et de l’ardeur à l’étude proprement dite, à celle de la partie révélée de la Torah et à celle de la ‘Hassidout. Car, rien ne résiste à la volonté, surtout si vous vous efforcez de convaincre vos amis de redoubler, à leur tour, d’élan et d’ardeur en leur propre étude de la Torah.

Vous m’interrogez sur les lois et sur la coutume des ‘Hassidim. Il y a, dans votre ville, plusieurs Rabbanim ‘hassidiques, que vous pourrez consulter, à ce sujet. Vous me posez également une question sur la source du Tikoun, du système de la réparation et des réceptacles. Il est vrai que la ‘Hassidout cite, à ce propos, tantôt un niveau et tantôt un autre. Bien entendu, tout dépend de quel stade on parle, avant la contraction du Tsimtsoum, ou bien après celle-ci, dans le monde d’Atsilout ou bien dans ceux de Brya, Yetsira et Assya. Avec ma bénédiction de réussite dans la Torah, le service de Dieu et les bonnes actions, ce qui inclut la prière fervente, comme l’établissent différents textes,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6188

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6188, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du troisième jour de ‘Hol Ha Moéd Pessa’h, dans laquelle vous me parlez de la vente du domaine(1). Vous savez de quelle manière nos Sages considèrent la vente de terres en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Pour autant, quand il s’agit de la dot d’une fille, une telle limitation ne s’applique plus, bien que, même en pareil cas, il convienne de garder pour soi une partie des biens immobiliers que l’on possède en Terre Sainte. Il n’en est pas de même pour les dépenses relatives au voyage du mariage(2). En la matière, il faut se demander si une telle vente est justifiée, d’autant que des dépenses importantes sont en jeu. Il serait bon de réunir trois de vos amis et de détailler tout cela devant eux. Dieu leur suggérera l’idée juste et ils vous conseilleront(3). Avec ma bénédiction,

N. B. : Je suis surpris que vous ne me disiez rien des actions positives que vous avez menées avant Pessa’h, pour diffuser le Judaïsme et, en particulier, pour la campagne bien connue de distribution de la Matsa Chemoura. Sans doute me communiquerez-vous ces précisions à la prochaine occasion.

Notes

(1) D’un terrain que le destinataire de cette lettre possédait en Erets Israël, afin de financer le mariage de sa fille. (2) Qui ne justifient pas la vente d’un terrain. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3983, 6311 et 6452.

Lettre n°6189

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6189, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis très surpris de ne pas recevoir de vos nouvelles et de vos lettres, depuis bien longtemps déjà, alors que la fin d’Adar et le début de Nissan sont des moments propices, des temps favorables, pour agir sur les élèves et également sur leurs parents. Il en est de même pour les publicités. Puisse Dieu faire que ce manque soit uniquement dans ce que vous écrivez, mais non dans l’action concrète. J’espère qu’à la prochaine occasion, vous m’exposerez tout cela, avec tout le détail nécessaire. Vous me parlerez également des activités du mois de Nissan et surtout des jours de Pessa’h, de ceux qui les précèdent et de ceux qui les suivent. Comme je le disais, ces jours sont favorables pour réaliser de telles publicités. En outre, vous attirerez de nouveaux élèves et vous renforcerez votre lien avec les anciens, de même qu’avec l’école dans laquelle ils se trouvent. On leur parlera de ce qui accompagne l’étude, ce qui, très souvent, fait plus d’effet que l’étude proprement dite. Ainsi, disent nos Sages, “ l’accompagnement de la Torah est plus grand que son étude ”. Puisse Dieu vous accorder le mérite de multiplier la Torah dans votre ville, par l’intermédiaire de cette école. Heureux sont ceux qui font des efforts en ce sens et se consacrent à tout cela.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, celle de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela et de ce qui vous concerne, d’avoir, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, “ un été en bonne santé ”. J’attends de vos bonnes nouvelles.

J’ai bien reçu les comptes-rendus des réunions des 23 Chevat et 25 Adar.

Lettre n°6190

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6190, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Nissan 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 11 Nissan. J’ai également appris que vous avez distribué de la Matsa Chemoura(2). Sans doute, me donnerez-vous plus de détails, à ce sujet, comme cela a été fait l’an dernier. Bien entendu, là encore, vous me communiquerez la liste de ceux qui en ont reçu, y compris, comme vous le dites, “ les ‘Hassidim attachés qui n’habitent pas ici ”.

Je vous remercie pour votre bénédiction(3), émanant du maître de Kfar ‘Habad, le village de mon beau-père, le Rabbi. Quiconque donne une bénédiction est lui-même béni, ainsi qu’il est dit : “ Je bénirai ceux qui te béniront ”. Vous aurez le mérite de conduire votre communauté sur les voies de la ‘Hassidout, des voies agréables et paisibles, qui sont, en outre, conformes à la volonté de nos saints maîtres. L’une de ses valeurs fondamentales est l’amour du prochain et vous connaissez le dicton que nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, au nom du Baal Chem Tov, selon lequel on doit éprouver pleinement ce sentiment, y compris pour un Juif qui se trouve à l’autre extrémité du monde et que l’on n’a jamais vu. On peut en déduire l’intensité que doit avoir cet amour, du fait duquel nous subissons tous cet exil(4). Ceci s’applique encore plus clairement à la Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”, au-delà de tous les autres pays, même si “ Dieu est présent… sonde les entrailles et le cœur ”(5). Avec ma bénédiction pour donner réellement de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°4797 et 6295. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6195. (3) A l’occasion de l’anniversaire du Rabbi, le 11 Nissan. (4) Pour expier son manque. (5) En n’importe quel endroit, selon les termes du chapitre 41 du Tanya.

Lettre n°6191

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6191, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Nissan 5718,

Brooklyn,

Aux habitants de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, la bonne nouvelle de la participation des habitants du Kfar à la campagne de distribution de la Matsa Chemoura. Vous vous êtes efforcés de la confectionner, physiquement et, comme on me l’a écrit, la participation des femmes et jeunes filles ‘Habad, auxquelles Dieu accordera longue vie, a été particulièrement ressentie. Puisse Dieu faire que votre contribution à la campagne de diffusion de “ l’aliment de la guérison ” et de “ l’aliment de la foi ”, auprès de nos frères, les enfants d’Israël, renforce l’action qu’exercera cet aliment sur tous les habitants du Kfar, en tout ce qui les concerne et, globalement, pour leur permettre de sortir d’Egypte, de se libérer de toutes les limites, des voiles et des obstacles, afin d’accéder à la largesse véritable, matériellement et spirituellement.

Ceci concerne, en particulier, les femmes et jeunes filles ‘Habad de Kfar ‘Habad. Que tout se passe donc “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte ”. En effet, nos Sages nous ont enseigné que “ c’est par le mérite des femmes vertueuses de la génération que nos ancêtres furent libérés de l’Egypte ”. Elles auront donc le mérite, avec toutes les autres femmes et jeunes filles juives, de faire en sorte que s’accomplisse prochainement la promesse selon laquelle “ Je te montrerai des merveilles ”, par notre juste Machia’h, qui nous libérera, lors de la délivrance véritable et complète. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours et pour une largesse véritable, matérielle et spirituelle, dans tous les domaines,

Lettre n°6192

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6192, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 13 Nissan, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me dites que votre fils envisage de venir poursuivre ses études ici, à la Yechiva. J’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim(1), à ce sujet, pour leur signifier que de telles pensées ne sont que des stratagèmes du mauvais penchant, destinés à semer le trouble et à empêcher que l’on s’installe de la manière qui convient(2). Or, “ le corps de la terre est un ”(3) et le mauvais penchant traverse également les frontières des pays et des régions. Pour autant, quand on se trouve à proximité de ses parents, une surveillance supplémentaire s’ajoute à celle de la direction de la Yechiva. Il n’en est pas de même dans un pays étranger. Certes, nos Sages disent : “ Exile-toi dans un endroit de Torah ”, mais cela ne concerne pas ce qui fait l’objet de notre propos, car il ne s’agit pas ici de remédier à l’attitude de quelqu’un qui serait trop choyé. C’est une évidence.

Il en est de même pour l’affirmation, que vous formulez, selon laquelle : “ c’est mon Mazal et mon sort ”. Je suis très surpris que les ‘Hassidim, en général et les anciens élèves de la Yechiva, en particulier, puissent multiplier de tels propos et même les écrire, alors que nos Sages affirment clairement que : “ Israël n’a pas de Mazal ”. S’agissant des influences astrales, celles-ci n’existent donc pas, c’est bien clair. Quant au Mazal véritable, l’explication de l’affirmation selon laquelle : “ Israël n’a pas de Mazal ” est donnée par le Zohar, à propos du verset : “ Y a-t-il des arbres ou non ? ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos activités communautaires et de vos préoccupations personnelles, les unes dépendant des autres,

Notes

(1) Voir, les lettres n° 5105 et 6153. (2) En suivant le jeune homme, dans ses déplacements. (3) Le comportement n’est pas modifié par l’endroit dans lequel on se trouve.

Lettre n°6193

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6193, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée et dans laquelle vous m’indiquez les points suivants :

A) Si quelqu’un réside en Erets Israël et se rend à l’étranger, avec les membres de sa famille, quel est son statut par rapport au second jour de la fête, célébré en exil ? Notre usage concret(2), qui est, en outre, une évidence, consiste à adopter la pratique de l’endroit dans lequel on parvient, surtout si l’on est accompagné par les membres de sa famille. Il en est de même pour celui qui, résidant en diaspora, se rendrait en Terre Sainte, avec les membres de sa famille. Bien entendu, il en est ainsi également pour celui qui a l’intention de retourner vers son endroit d’origine, au bout d’un certain temps. Il est clair que, s’il s’installe dans le nouvel endroit, aucune question ne se pose(3).

B) Dans quel ordre les débutants doivent-ils étudier le Tanya. ? Je n’ai pas reçu d’instruction précise, à ce sujet. Néanmoins, il me semble, et c’est ce que je réponds à ceux qui m’interrogent, que l’on commence par Iguéret Ha Techouva(4), puis l’on apprend Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, ensuite la première partie(5) et enfin Iguéret Ha Kodech. De fait, les ‘Hassidim racontent qu’il fut d’abord envisagé de placer Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna avant Séfer Chel Beïnonim(5) et l’on en cite pour preuve le fait qu’il est dit, dans l’introduction de Chaar Ha I’houd : “ comme on l’expliquera ”, à propos de ce qui est expliqué au préalable, dans Séfer Chel Beïnonim.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de vos efforts pour diffuser les sources de la ‘Hassidout, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Il me semble vous avoir écrit plusieurs fois que c’est là le besoin et la nécessité du moment, comme l’expliquent les écrits du Ari Zal et, en particulier, son principal disciple, Rabbi ‘Haïm Vital, dans son introduction à Chaar Ha Hakdamot, en des termes effroyables et merveilleux à la fois. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav Y.M. Zohar, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5146. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°973, 2029, 2089, 3348 et 3773. (3) On adopte alors la coutume de l’endroit dans lequel on s’installe. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5146, adressée à la même personne. (5) Likouteï Amarim.

Lettre n°6194

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6194, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dont le cheminement a été retardé, plus qu’à l’accoutumée. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous écrivez. Il est d’usage, pour chacun, de mentionner ce nom dans la Langue sacrée, de même que celui de la mère. Sans doute me communiquerez-vous tous ces noms.

A la fin de votre lettre, vous émettez le souhait de vous installer dans le pays. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement que la Terre Sainte est, comme son nom l’indique, un lieu de sainteté. Tout le reste n’est que la conséquence, l’effet de tout cela. Si cet élément est une nécessité dans les autres pays, combien plus doit-il l’être en Erets Israël, “ vers laquelle sont toujours tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Or, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec traîtrise envers Ses créatures ”.

Il est donc certain que les forces nécessaires sont accordées afin de mettre en pratique cette Injonction et cette requête divine. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Et, il est évident qu’Il accomplira ce qui est dit dans Sa Torah : “ Vous marcherez dans Mes Décrets ”, avec toutes les bénédictions qui sont énoncées dans cette Paracha. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°6195

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6195, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Nissan et, en un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de la jeune fille que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous écrivez pour chacun.

S’agissant de votre question, l’expérience a fait la preuve qu’avec une attitude agréable, on connaît la réussite plus clairement et plus rapidement. De même, la pratique démontre qu’on détache plus efficacement une personne de ses comportements indésirables quand un effort est mené par le biais d’une action concrète, en lui confiant un rôle positif afin de lui faire comprendre qu’elle n’a pas choisi le bon chemin. On fera tout cela comme si l’on n’avait aucune arrière-pensée, en l’intéressant à cette action sans avoir l’air, comme si cela était naturel. C’est une évidence. Certes, en pareil cas, quelqu’un doit protester contre son comportement. Mais, selon ce que je déduis de vos lettres, il appartient à son père de le faire, avec toute la vigueur nécessaire. En outre, une attitude indulgente n’exclut pas une protestation bienveillante. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6196

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6196, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous me dites que vous avez dix huit ans et que vous êtes étudiant de Yechiva. Vous me faites part de ce que l’on dit, dans votre entourage, à propos de votre avenir.

Il est bien évident que vous devez continuer à étudier notre sainte Torah, au sein de la Yechiva, car celle-ci est le canal et le réceptacle permettant de recevoir les bénédictions du Saint béni soit-Il, Qui donne la Torah. Lui seul assure la subsistance de chacun, avec bonté, grâce, bienveillance et miséricorde. Il est certain qu’en accomplissant les Mitsvot de la meilleure façon, on multiplie les bénédictions de Dieu, y compris pour gagner sa vie de la manière qui convient, le moment venu. Il y a plusieurs milliers de jeunes gens de votre âge et d’autres plus âgés qui se consacrent à l’étude de la Torah, avec élan et ardeur. Et, ils connaissent la réussite. Plusieurs d’entre eux se sont déjà installés et gagnent leur vie, après avoir étudié la Torah. Ce qui est bien connu n’a nul besoin d’être démontré. J’espère que vous trouverez des connaissances qui expliqueront tout cela à ceux qui vous tiennent un autre discours. Puisse Dieu faire que vous appreniez la Torah avec constance et enthousiasme, en concentrant sur elle tous vos efforts et que s’accomplisse la promesse de notre sainte Torah selon laquelle : “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”. Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Vous avez sûrement connaissance des trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins, les adopterez-vous, à l’avenir.

Lettre n°6197

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6197, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 15/4, dans laquelle vous me dites que votre fils a fait la connaissance d’une non Juive. D’après ce que vous dites, celle-ci se rend chez un Rav, devient juive et respecte la Cacherout. Votre fils, comme vous le soulignez, est très attaché à tout cela et vous me demandez ce que vous devez faire, en pareil cas. Avant que vous arrêtiez votre position, en la matière, vous devez faire deux démarches préalables :

A) Vous devez trouver un moyen de faire en sorte que votre fils rencontre des jeunes filles juives. Il est possible que l’une d’elles lui plaise. Ce sera la meilleure issue à toute cette affaire. Certes, dans ce pays, les parents n’ont pas l’habitude de proposer un parti à leurs enfants. Pour autant, dans des milliers de cas, l’un des parents prend l’initiative de le faire, quand l’occasion s’en présente, sans que les enfants sachent qu’il l’a fait. Vous me dites que votre fils se trouve en Californie, mais vous ne précisez pas dans quelle ville. Si de nombreux Juifs résident dans le même endroit, on peut faire en sorte que plusieurs opportunités se présentent. En fonction du caractère de votre fils, on peut trouver des maisons juives, dans lesquelles tout cela peut être réalisé.

B) Il faut aussi déterminer quel est le Rav qu’elle consulte et que veut dire qu’elle “ devient Juive ”. Vous trouverez sûrement le nom de ce Rav par l’intermédiaire de votre fils, mais sans qu’il puisse suspecter vos soupçons, en la matière, car, si c’était le cas, la possibilité exposée au paragraphe précédent serait perdue. Vous ajoutez, dans votre lettre, que vous ne savez pas pourquoi vous méritez tout cela. Or, bien souvent, de telles situations sont le résultat du fait que la mère, en son temps, quand elle attendait cet enfant, n’a pas respecté la pureté familiale de la manière qui convient, en se rendant au bain rituel et en effectuant les vérifications. S’il en a bien été ainsi pour vous, ce qu’à Dieu ne plaise, vous réparerez tout cela, au moins jusqu’à un certain point, en persuadant d’autres femmes juives, de respecter les lois de la pureté familiale. Si vous parvenez à en convaincre au moins deux ou trois, ceci réparera, pour une large part, ce qui vient d’être dit.

Il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont toutes cachères, conformément à la Hala’ha. De même, vous adopterez la coutume positive des femmes juives vertueuses, qui consiste à donner systématiquement de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6198

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6198, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Nissan 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chlomo Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos salutations et votre demande de bénédiction par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi Gringlass(2). En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi dont le mérite nous protégera. Celui-ci(3) m’a écrit que, quand vous avez assisté à la réunion ‘hassidique de Pourim(4), vous êtes resté en bout de table. Cela est bien dommage. Certes, dans le domaine spirituel, l’espace ne sépare pas. Malgré cela, la vision face à face présente différents avantages, y compris pour ce qui est de la proximité morale.

J’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi, un dicton du Baal Chem Tov selon lequel “ quand on s’est rencontré une fois, on se reverra sûrement une seconde fois ”. J’espère que tout cela sera réparé, lors de cette seconde fois. Vous connaissez sûrement les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les gardez sans doute, en plus de vos autres études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Il serait bon que vous connaissiez par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un de Tanya. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, pour de longs jours et de bonnes années, de même que pour concevoir une satisfaction juive et ‘hassidique de tous vos enfants,

Notes

(1) Le Rav C.Y. Friedman, de Montréal. (2) Guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Montréal. (3) Le Rav Gringlass. (4) En présence du Rabbi.

Lettre n°6199

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6199, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre avec une grande émotion. Vous faites référence à ma proposition que votre fils devienne mon émissaire et, dans cette lettre, vous exprimez votre forte opposition à ce projet. La raison de mon émotion est la suivante. Je pensais que vous souhaitiez, pour lui, la meilleure installation possible, alors que vous écrivez, dans votre lettre, uniquement ce qui est bon pour vous !

Mon émotion a été encore plus grande quand votre fils, le Rav et son épouse sont venus me voir, afin de discuter de ce projet. J’ai pensé qu’il était l’un de mes soldats et que je pouvais lui confier une mission, mais il semble qu’avant de prendre une décision, il lui faille consulter sa mère et sa famille. Bien entendu, poser des conditions, demander pour combien de temps puis rechercher l’avis de la famille n’est pas le comportement d’un soldat. En conséquence, j’annule complètement ma proposition. Vous n’avez donc pas lieu de vous lamenter, de m’écrire que cela affecte votre santé. Il est bien clair que mon but n’est pas de nuire à la santé de quiconque. Que Dieu leur accorde et vous accorde une grande réussite, en tous vos besoins. Puisse-t-Il faire qu’il s’agisse d’une véritable réussite, d’un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction,

Lettre n°6200

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6200, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dont le cheminement, avant de me parvenir, a été retardé, bien au-delà de l’habitude. Vous me parlez de vos études, jusqu’à maintenant, de votre rencontre des personnes de ‘Habad, qui vous ont fait connaître l’enseignement de la ‘Hassidout et ce qui la concerne(1). Nos Sages disent : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”. J’ai donc bon espoir que ces connaissances vous ont apporté au moins quelques notions de l’enseignement de ‘Habad et qu’une action concrète en résultera, que vous redoublerez d’ardeur et d’élan à l’étude de notre sainte Torah, sa partie révélée et la ‘Hassidout, que vous accomplirez les Mitsvot de la meilleure façon et que vous adopterez de bons comportements(2). En outre, vous influencerez vos amis afin qu’ils en fassent de même. Rien ne résiste à la volonté, surtout pour un jeune homme de votre âge, qui n’a pas encore le souci d’assurer sa subsistance matérielle, qui peut donc consacrer tout son temps et son ardeur à l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela. Avec ma bénédiction pour une étude de la Torah pénétrée de crainte de Dieu, pour accomplir les Mitsvot de la meilleure façon et pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Vous me parlez de votre frère, plus âgé que vous de quelques années, qui n’est pas très pratiquant. Vous ne savez pas comment le convaincre(3). On peut vérifier concrètement que l’entreprise la plus efficace est celle qui consiste à donner soi-même l’exemple du comportement d’un Juif. Je veux dire que, si vous êtes plus scrupuleux dans votre comportement quotidien, en l’adaptant aux enseignements de notre sainte Torah, Torah de vie, ce sera bien là la campagne la plus efficace qui puisse être menée envers votre frère. En outre, ses amis et ses connaissances, ayant le même âge que lui ou plus âgés, l’influenceront également, en la matière.

Vous faites référence à votre projet pour vous installer, après avoir terminé l’école. Comme vous l’écrivez, ceci sera dans deux ans. Il n’y a donc pas lieu de vous fatiguer en méditant à tout cela, d’autant qu’à notre époque, pendant ce laps de temps, des éléments importants et fondamentaux peuvent changer.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre suivante. (2) Supplémentaires. (3) De pratiquer les Mitsvot.

Lettre n°6201

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6201, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour de Roch ‘Hodech Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dont le cheminement, avant de me parvenir, a été retardé, bien au delà de l’habitude. Vous me parlez de vos études, jusqu’à maintenant, de votre rencontre des personnes de ‘Habad, qui vous ont fait connaître l’enseignement de la ‘Hassidout et ce qui la concerne(1). Nos Sages disent : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”. J’ai donc bon espoir que ces connaissances vous ont apporté au moins quelques notions de l’enseignement de la ‘Hassidout ‘Habad et qu’une action concrète en résultera, que vous redoublerez d’ardeur et d’élan à l’étude de notre sainte Torah, sa partie révélée et la ‘Hassidout, que vous accomplirez les Mitsvot de la meilleure façon et que vous adopterez de bons comportements. En outre, vous influencerez vos amis afin qu’ils en fassent de même. Rien ne résiste à la volonté, surtout pour un jeune homme de votre âge, qui n’a pas encore le soucis d’assurer sa subsistance matérielle, qui peut donc consacrer tout son temps et son ardeur à l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela. Avec ma bénédiction pour une étude de la Torah pénétrée de crainte de Dieu, pour accomplir les Mitsvot de la meilleure façon et pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Vous mentionnez plusieurs idées de ‘Hassidout, à propos desquelles vous vous posez des questions ou bien que vous ne comprenez pas. Vous consulterez, à ce propos, les ‘Hassidim âgés qui se trouvent dans votre entourage. Vous leur ferez part de vos doutes(2). En effet, il est naturel qu’en la matière, un doute en engendre un autre, ce qui veut dire que, dès qu’un doute est levé, un autre se fait jour, à sa place, ou même deux. La réponse globale à tous ces doutes est donc une réflexion basée sur la réalité. En effet, la ‘Hassidout agit depuis plus de deux cents ans, avec les phénomènes dont vous vous demandez maintenant s’ils sont fondés. Or, on peut observer les conséquences, l’influence de cet enseignement, qui a permis de se renforcer afin de surmonter les épreuves se dressant devant la pratique des Mitsvot, qui a contribué à améliorer les comportements, les relations entre les hommes. Il n’est pas une meilleure preuve de la nature de ces conceptions, puisque leurs conséquences sont positives. De fait, ceux qui ont marqué leur opposition, il y a quelques générations, n’avaient pas encore connaissance de ces résultats. Malgré cela, cette doctrine a d’emblée été appelée ‘Hassidout et ceux qui l’ont adopté, les ‘Hassidim.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre précédente. (2) Sur le bien fondé de la ‘Hassidout.

Lettre n°6202

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6202, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour de Roch ‘Hodech Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Bien que vous n’en parliez pas, j’ai bon espoir que vous avez connaissance de ce qui est rapporté oralement ou même de ce qui est imprimé, à propos de la générosité dont un Juif doit faire preuve envers son prochain. Quand on entend des propos d’encouragement, de ‘Hassidout, on ne doit pas les cacher car, d’ordinaire, ceux-ci restent alors sans effet, y compris sur sa propre personne. Il est une nécessité de transmettre aux autres.

C’est donc de cette façon que ces propos ont un effet accru, y compris sur soi-même, comme on peut le vérifier concrètement et comme l’enseignent nos Sages, qui disent : “ j’ai appris de mes élèves plus que de tous les autres ”.

Lettre n°6203

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6203, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour de Roch ‘Hodech Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

La réponse à votre lettre concernant votre fils, qui m’est parvenu avec retard, bien au delà de l’accoutumée, sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins et surtout que son état de santé(1) s’améliore rapidement.

Vous me dites que vous sollicitez le conseil d’un médecin et j’en suis surpris, car, vous précisez que celui-ci n’est pas un spécialiste de son affection, mais qu’il s’occupe des maladies des membres internes. Certes, il est dit que “ le salut provient des nombreux conseillers ”, mais il est bien évident que le conseiller essentiel doit être celui qui est un spécialiste, en la matière. Or, il en existe de nombreux, en Terre Sainte et s’il faut procéder de la sorte pour un traitement ordinaire, combien plus doit-il en être ainsi quand il s’agit d’un médicament nouveau. En pareil cas, il est toujours nécessaire d’être prudent, comme le confirme la pratique.

Bien entendu, si le médecin spécialiste prescrit un traitement à base de médicaments que l’on trouve aux Etats-Unis, on s’efforcera de les envoyer d’ici, à condition que ce médecin en écrive précisément les noms, conformément à la terminologie médicale et en lettres latines, avec toutes les informations nécessaires, à ce sujet. Ainsi, vous parlez, dans votre lettre, de comprimés. Or, plusieurs médicaments sont conditionnés en comprimés de différentes tailles. Vous indiquerez donc au médecin que vous envoyez ces précisions à l’étranger et il saura sûrement comment les rédiger. La proposition de réduire son étude, pendant quelques temps et de lui confier une activité physique ou, tout au moins, un emploi de bureau, durant cette période est judicieuse. S’il refuse ce travail, comme vous le dites dans votre lettre, il faut se demander si le moment n’est pas venu de mettre en pratique les termes du verset : “ Quand il faut agir pour Dieu, ils détruisent Ta Torah ”, comme l’affirme également le grand Maître, le Rambam, dans ses lois des opinions, à la fin du chapitre 3 et au début du chapitre 4.

Votre lettre indique que vous vous consacrez à la guérison morale(2) de “ tes enfants ”, c’est-à-dire des élèves. Or, vous savez que le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue. Vous obtiendrez donc, à titre de rétribution, la guérison de “ tes enfants ”, au sens littéral. Bien plus, on peut déduire des propos du Rambam qu’il existe aussi des âmes saines et des âmes malades, au même titre que pour le corps, selon le troisième de ses huit chapitres et ses lois des opinions, au chapitre 2. Pour guérir le corps, certains médicaments sont amers et d’autres doux. La différence est bien évidente, surtout quand le traitement n’est pas pris en une seule fois. De façon générale, telle est la différence qui peut être faite entre le Moussar, l’Ethique et la ‘Hassidout. Le premier, comme son nom l’indique, met l’accent sur les mauvais sentiments, alors que la seconde souligne l’élévation et la valeur de cette âme. Elle tend donc à exclure tout ce qui va à l’encontre de cette élévation.

En conséquence, il serait particulièrement judicieux que vous vous fixiez un moment pour étudier la ‘Hassidout. J’ai bon espoir que, de temps à autre, vous en consultez d’ores et déjà les ouvrages. Pour autant, cela n’est pas une étude fixe, surtout d’après l’enseignement de l’Admour Hazaken(4), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, selon lequel une telle fixation n’est pas seulement dans le temps, mais aussi et surtout dans l’âme. Vous prendrez donc la même option, dans votre enseignement à vos élèves. En effet, il est dit de la Torah que “ ses voies sont des voies agréables ”. Et, “ rien ne résiste à la volonté ”, d’autant que, selon votre expression, formulée dans votre lettre, vous avez eu le mérite d’entendre des causeries élevées, prononcées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Celui du fils. (2) A l’enseignement de la Torah. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°4371, 4937, 4993, 5763, 5820, 6273, 6305, 6310, 6418 et 6452.

Lettre n°6204

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6204, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi, avec ce qu’elle contenait. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément à ce que vous m’écrivez dans votre lettre. Vous envisagez d’acheter une maison, plutôt que de la louer et ceci me convient(2). En effet, il est dommage de perdre les frais de location que l’on paye à d’autres personnes, alors que ce montant peut servir au remboursement d’un prêt(3). Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également.

J’espère que votre mari, le Rav, vous a rapporté, de même qu’aux membres de votre famille, quelques points de la réunion ‘hassidique à laquelle il a assisté. Nous avons maintes fois entendu de nos saints maîtres que la finalité et l’objectif d’une réunion ‘hassidique sont d’en transmettre les propos également aux membres de la famille. Bien plus, en l’occurrence, il a été question du mérite et de la responsabilité des femmes d’Israël. J’attends aussi de bonnes nouvelles en la matière, car ceci implique une activité accrue de la part des femmes et jeunes filles ‘Habad de votre ville. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabi Chlita,

le secrétaire,

Je suis surpris par votre conclusion. Vous me dites que vous m’avez écrit une longue lettre et que vous ne l’avez pas envoyée. Pourquoi ne pas l’avoir fait, puisqu’elle était déjà rédigée ?

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6215. (3) Immobilier, permettant une acquisition définitive.

Lettre n°6205

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6205, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Iyar 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une mission

sacrée, le Rav Yochoua Na’houm et son épouse, la Rabbanit,

madame Ne’hama Tsipa(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 28 Nissan, avec ce qu’elle contenait, des photographies de vos enfants, auxquels Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire que vous les éduquiez, avec votre épouse à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, avec largesse d’esprit, en bonne santé physique et morale, avec, bien entendu, joie et enthousiasme.

J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre, par votre lettre, que vous avez enseigné, dans votre nouvelle maison, les lois de Pessa’h dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Vous avez également expliqué que Pessa’h apporte la libération de tout ce qui concerne l’Egypte et les limites, y compris celles du domaine de la sainteté, non pas une seule fois par génération, mais véritablement chaque jour(2). Il est dit, en effet, que “ l’on doit se considérer comme si l’on avait quitté l’Egypte en ce jour ”. La Mitsva du souvenir, telle qu’elle est définie par la Torah, n’est pas uniquement superficielle. Elle consiste à revivre ce qui s’est passé. Et, avant de demander cela à un Juif ou une Juive, on lui insuffle, tout d’abord, les forces nécessaires pour y parvenir. Bien plus, il est dit que “ le Saint béni soit-Il lui vient en aide ” et l’on peut comprendre ce qui en résulte. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.N. Goodman et son épouse, de New Haven. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6179.

Lettre n°6206

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6206, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Iyar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Nissan. J’y ai lu avec plaisir que vous vous renforcez, depuis quelques temps, dans la miséricorde de Dieu. Même si vous ne le précisez pas, j’espère que vous avez consulté le saint Tanya, sans vous affecter du fait qu’il y a eu, entre temps, des hauts et des bas, ainsi qu’il est dit : “ Une nation se renforce contre l’autre ”. Vous consulterez l’index qui se trouve à la fin de ce livre. Vous citez un dicton relatif aux épreuves, selon lequel on les envoie à l’homme en fonction de ce qu’il peut supporter. C’est, en effet, à ce propos qu’il est dit : “ Le fardeau dépend du chameau ” et le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 32, paragraphe 3, le précise, à propos du verset : “ Le Juste distingue ”, de même que le Yalkout Chimeoni, à cette même référence.

Vous me dites qu’à l’occasion de votre étude, vous vous souvenez du traité Yebamot, traitant du plaisir que l’on procure. Ce passage(1) fait allusion à la récompense reçue pour la satisfaction que l’on procure. Il est une explication encore plus forte, basée sur l’affirmation(2) qui est formulée à propos du verset Tehilim 39, 7, “ l’homme avance comme une ombre ”, selon laquelle celui qui rapporte des propos doit imaginer que leur auteur se trouve face à lui. Vous consulterez le Likouteï Dibbourim(3), de mon beau-père, le Rabbi, qui tient des propos merveilleux, à ce sujet.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, en général et, en particulier, pour que vous étudiez la Torah, sa partie révélée et la ‘Hassidout, avec crainte de Dieu, ce qui est essentiel dans la vie d’un élève de Yechiva. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous faites sans doute allusion au traité Yebamot 96b. ” (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yerouchalmi, traité Chabbat, chapitre 1, paragraphe 2. ” (3) Le Rabbi note en bas de page : “ Le 20 Kislev 5694, au paragraphe 5. Vous consulterez également les notes du Tséma’h Tsédek, Yohel Or, sur les Tehilim, à cette référence. ”

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