Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6207
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6207, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Nissan et à celle qui la précédait. Vous me faites part de vos efforts pour vous élever dans la Torah et les Mitsvot, pour vous opposer à la force du mal d’Amalek, celle de la froideur et du doute. Et, vous sollicitez mon conseil, à ce propos. La réponse à votre question figure dans les livres de ‘Hassidout. L’idée essentielle, en la matière, est d’ignorer les avances du mauvais penchant, imaginant un stratagème pour susciter la froideur et semer le doute. La solution et la réponse doivent être que vous n’avez pas le temps d’engager le dialogue avec lui. Vous devez étudier, accomplir telle Mitsva, convaincre vos amis et vos proches d’en faire de même. Chacun d’entre nous est le serviteur du Maître du monde. Or, un serviteur n’est pas autonome. Il ne peut perdre son temps en discutant avec qui bon lui semble, car son Maître lui a confié des missions qu’il se doit d’assumer.
Pour renforcer l’aide de Dieu, vous prélèverez, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, quelques pièces pour la Tsédaka. Après la prière, chaque jour, y compris le Chabbat et les fêtes, vous lirez des Tehilim selon leur répartition mensuelle. Et, vous rechercherez le bien, spirituel et matériel, de votre prochain. Que Dieu vous accorde la réussite de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,
Lettre n°6208
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6208, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5718,
Brooklyn,
Au Rav, ‘Hassid et Juste, issu d’une illustre famille,
le Rav Chalom(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Nissan. J’ai appris, avec plaisir, que votre fils a commencé à mettre les Tefillin et je vous joins la lettre que je lui adresse, conformément à votre proposition(2). Bien entendu, il a bien fait de commencer à porter les Tefillin dès maintenant, car nous avons clairement entendu de mon beau-père, le Rabbi que tous doivent le faire à partir des deux mois qui précèdent la Bar Mitsva, comme le dit le Hayom Yom, à la date du 2 Mena’hem Av. Et, il est bien précisé que cette usage s’adresse à tous car, dans la maison du Rabbi, on commençait bien avant cela. Ainsi, mon beau-père, le Rabbi expliqua qu’il commença lui-même à les porter dès l’âge de douze ans.
Je n’ignore pas l’avis de certains, parmi les derniers Décisionnaires, qui sont cités par les commentateurs du Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, fin du chapitre 37. Selon eux, on ne porte pas les Tefillin plus tôt que prévu, car celles-ci nécessitent un corps pur. Et, combien plus en est-il ainsi à notre époque. Mais, en tout état de cause, cet enseignement a été clairement donné et il est une Mitsva de s’en tenir aux propos des Sages les plus récents, d’autant qu’ils ont demandé de faire connaître leur avis et précisé qu’ils s’appliquent à tous.
Il me semble que l’on peut expliquer cet enseignement de la manière suivante. Il s’agit d’un effort, d’une initiative introduite pour diffuser la ‘Hassidout auprès des cercles les plus larges, sans fixer de conditions préalables, même si, dans les premières générations, avant la révélation du Baal Chem Tov, de son disciple le Maguid(3) et de ses propres disciples, parmi lesquels figurait l’Admour Hazaken, on s’efforçait effectivement de le faire(4). Et, vous connaissez l’image qu’énonce l’Admour Hazaken(5), à ce propos, celle du précieux joyau de la couronne du Roi. Lorsque son fils unique fut malade et exposé à un grave danger, ce qu’à Dieu ne plaise, ce Roi, sans la moindre certitude sur l’issue finale, ordonna que l’on ôte ce joyau de sa couronne et que l’on s’en serve pour guérir l’enfant. Selon l’expression bien connue, il est justifié d’en déverser une large quantité à l’extérieur si l’on peut espérer que, de cette façon, le prince en recevra quelques gouttes et guérira. Vous devez comprendre le sens de cette image.
Ces dernières années, on peut vérifier, dans la pratique, que la diffusion de la ‘Hassidout a sauvé de nombreuses personnes des épreuves et des obstacles auxquels elles étaient exposés. Tout cela est bien connu de ceux qui se trouvaient en Russie et y ont surmonté de telles épreuves. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce que vous mentionnez dans votre lettre. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Sufrin, Rabbi de Komarno. Voir, à son sujet, la lettre n°6180 (2) Il s’agit de la lettre suivante. (3) De Mézéritch. (4) De fixer des conditions pour rendre ces coutumes accessibles uniquement à ceux qui possèdent l’élévation morale. (5) Voir le Ha Tamim, tome 2, page 49 et la lettre n°5000.
Lettre n°6209
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6209, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5718,
Brooklyn,
Au jeune Avraham Morde’haï(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que vous avez commencé à mettre les Tefillin.
Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, que vous accomplissiez tout ce qui doit être réalisé, en la matière, d’abord au sens le plus simple, comme l’explique le Choul’han Arou’h, cité par le saint Tanya, au chapitre 41, qui précise : “ en particulier pour les Tefillin ”. Vous consulterez ce texte. Et, vous savez que “ toute la Torah fut comparée aux Tefillin, de sorte que l’action des Tefillin permettra celle de toute la Torah. Après une préparation de deux mois(2), vous accepterez pleinement le joug de la Torah et des Mitsvot, au jour de votre Bar Mitsva. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) A. M. Sufrin, de Jérusalem, fils du Rabbi de Komarno. Voir la lettre précédente. (2) Précédant la Bar Mitsva, pendant lesquels on porte les Tefillin.
Lettre n°6210
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6210, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 23/3, avec ce qui y était joint. A ma demande, mon ami le docteur Seligson a contacté un des grands médecins, spécialistes en la matière. Vous trouverez ci-joint la lettre du docteur Seligson, communiquant la position de ce spécialiste. Dieu fasse que vous connaissiez la réussite et que vous puissiez, très vite, m’annoncer de très bonnes nouvelles, à ce sujet.
Comme nous le disons dans les bénédictions du matin, Dieu “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”. Les médecins ne sont que Ses émissaires. Pour cela, il est nécessaire d’adapter ses comportements, au quotidien, aux enseignements de Celui Qui “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”. Quand il s’agit des enfants, en particulier, il convient, avant tout, de respecter les dispositions et les lois de notre sainte Torah, relatives à la pureté familiale, en particulier l’état de Nidda, les vérifications, le bain rituel. Aussi bonne que puisse être la situation en la matière, il est toujours possible de l’améliorer. Dieu pourra ainsi accorder Ses bénédictions, en tous les besoins.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin que toutes soient cachères conformément à la Hala’ha. Votre épouse, quant à elle, adoptera la pratique positive des femmes juives vertueuses, qui consiste à donner de la Tsédaka, chaque fois qu’on allume les bougies du Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : Du fait de l’absence du secrétaire qui rédige en anglais, la présente lettre est écrite en Yiddish. Pour autant, vous pouvez continuer à m’écrire en anglais.
Lettre n°6211
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6211, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Second jour d’Iyar,
Tiféret de Tiféret 5718,
Brooklyn, New York,
A tous les participants à la pose de la première pierre
de l’édifice de la Yechiva Tom’heï Temimim de Kfar
‘Habad(1), de même qu’à tous nos frères, les enfants
d’Israël, chérissant la Torah et les Mitsvot,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue grandement et vous bénis,
A l’occasion de la pose de la première pierre de l’édifice central de la Yechiva Tom’heï Temimim en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h, j’adresse ma bénédiction chaleureuse et enthousiaste à tous les participants à la joie de cette grande Mitsva, à ceux qui assistent à la pose de la première pierre et à ceux qui ont pris part aux préparatifs, qui ont rendu cet événement possible. J’espère que chacun y prendra pleinement part, y compris à l’avenir, financièrement, physiquement et moralement(2).
Financièrement, au sens le plus simple, on apportera sa participation à la construction de cet édifice, en donnant les sommes les plus importantes possibles. Physiquement, on fera tous les efforts nécessaires, pour agir soi-même et pour faire agir les autres, de sorte que tous apportent leur participation. Moralement, il peut sembler qu’en accomplissant cette Mitsva, on doive, momentanément, s’abstenir d’intensifier son étude de la Torah. Telle est la générosité de l’âme, qui sacrifie la vie spirituelle de l’individu, afin d’édifier un bâtiment où la Torah est enseignée publiquement. A ce propos, est également formulée la promesse selon laquelle : “ Tu prélèveras la dîme afin de t’enrichir ”. En effet, cette absence momentanée d’ajout à l’étude sera compensée par l’étude et la diffusion publiques de la Torah, dont on acquiert une part, grâce à son effort. Car, la Tsédaka de Zevouloun, grâce à laquelle Issa’har put se consacrer à l’étude de la Torah, est bien plus qu’une participation financière. Elle est, à proprement parler, le moyen d’acquérir une part de l’étude d’Issa’har(3).
*
*
*
Si l’étude, “ équivalent de tout le reste ”, est importante en tout endroit, combien plus l’est-elle en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu du début de l’année à la fin de l’année ”, en particulier à Kfar ‘Habad, village fondé par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Lui-même fit don de sa propre personne pour diffuser les enseignements révélés et profonds de la Torah, d’une Torah intègre et parfaite. Il a communiqué son esprit aux élèves des Yechivot Tom’heï Temimim et à cet endroit, au Kfar, afin que l’on puisse se consacrer à la Torah avec abnégation et sacrifice, vitalité et lumière.
On confère un mérite aux jours propices, ceux du compte de l’Omer, qui préparent la réception de la Torah, en éveillent la soif, comme le disent nos Sages, dans le Midrash(4). Quand Moché leur dit : “ Vous servirez Dieu sur cette montagne ”, les enfants d’Israël lui répondirent : “ Moché, notre maître, quand se passera ce service ? ”. Il leur dit : “ Dans cinquante jours ” et ils se mirent alors à les compter. Les Sages en ont déduit la nécessité de compter l’Omer, ces cinquante jours conduisant vers la joie de la Torah. J’espère que ce moment permettra de mettre en éveil et de renforcer, chez chacun, l’amour de la Torah et de tout ce qui la concerne, afin de multiplier l’action, par toutes les manières précédemment décrites, pour édifier et maintenir cette forteresse de Torah qu’est la Yechiva Tom’heï Temimim de Kfar ‘Habad.
*
*
*
Par ces actions et par cette forme du service de Dieu(5), en prélevant l’argent des activités du monde et en le consacrant à la Torah intègre, à sa partie révélée et à sa dimension profonde, à ses institutions, en ne consacrant pas “ tous nos jours(6) à satisfaire les besoins du corps, en se libérant pour étudier la sagesse et pratiquer les Mitsvot ”, nous réalisons les actions et les accomplissements qui hâteront et révèleront la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.
Le Machia’h conduira tout Israël à suivre la Loi écrite et la Loi orale, à mener les combats de Dieu(7). Ainsi, on se consacrera à la Torah et à la sagesse. Et, le monde entier n’aura plus d’autre occupation que la connaissance de Dieu. Avec mes respects, ma bénédiction pour une grande réussite, en particulier dans cette entreprise et, plus généralement, dans la diffusion des sources de la ‘Hassidout jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°4304, 6011, 6261, 6313, 6318, 6344 et 6466. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Or’hot Tsaddikim, porte 17, cité par le Or Ha Torah, du Tséma’h Tsédek, à la Parchat Vayéra, page 90b. Ce point est expliqué par les discours de mon beau-père, le Rabbi. Voir, en particulier, celui qui est intitulé : ‘Il a créé’, de 5689. ” (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tour et Choul’han Arou’h, Yoré Déa, début du chapitre 246, lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 3, paragraphe 4. ” (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Cité par le Ran, à la fin du traité Pessa’him ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Tanya, au début du chapitre 37. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois de la Techouva, début du chapitre 9 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois des rois, fin du chapitre 11 et fin du chapitre 12 ”.
Lettre n°6212
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6212, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis(1),
Il serait bon de vous concerter afin de déterminer s’il y a lieu de publier une brochure qui présenterait les discours des élèves de la Yechiva du soir, lors de la remise des diplômes. Peut-être suffira-t-il d’indiquer le contenu de ces discours ou bien quelques uns des points évoqués. Bien entendu, les discours des Rabbanim, exhaustifs ou bien résumés, y figureront également. A n’en pas douter, ceci attirera de nouveaux élèves à la Yechiva du soir. En outre, la “ compétition entre les érudits ”(2) s’en trouvera stimulée. A l’opposé, il convient de souligner qu’il ne doit pas y avoir, en cela, de défis, qu’il ne s’agit pas de rivaliser(3). Vous méditerez à cela tous ensemble et vous déterminerez sûrement quels sont les éléments les plus probants, en la matière.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre propre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, pour un ajout à la ferveur de la prière, pour une réussite accrue dans l’influence que vous exercez sur votre prochain. Vous observerez un résultat positif chez vos élèves, un bien véritable qui sera, en outre, un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Naftali Roth, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°6131. (2) Nos Sages disent que “ la compétition entre les érudits multiplie la sagesse ”. (3) Textuellement, “ il ne faut pas s’arracher les yeux ”.
Lettre n°6213
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6213, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission divine, le Rav Yaakov Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 25 Nissan. Vous me dites qu’un travail important et considérable est nécessaire, envers les élèves de Yechiva se trouvant ici et vous m’en expliquez les raisons. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement qu’il en est de même pour tous les élèves de Yechiva, en quelque endroit que ce soit et qu’il en fut déjà ainsi pour les premières générations. C’est, du reste, la raison pour laquelle on parle, à ce propos(2), de “ mission divine ”. Nos Sages ont souligné qu’il y a effectivement là une immense responsabilité, qui requiert un effort permanent. Et, vous consulterez, sur ce sujet, entre autres, le traité Baba Batra 8b, les lois de l’étude de la Torah, dans le Choul’han Arou’h et également celles de l’Admour Hazaken. De même, vous me dites que les ‘Hassidim devraient se rencontrer plus souvent. Cela est, bien entendu, très judicieux, surtout d’après ce qui est expliqué dans le Kountrass Hé’haltsou(3). Mais, pour que de telles initiatives soient pérennes, elles doivent être décidées sur place et non ordonnées d’un autre endroit(4).
Vous parlez d’enseigner aux élèves le traité Sotta. Je suis surpris par un tel projet, car les avis ne sont pas unanimes, en la matière. Dès lors, pourquoi s’engager sur cette voie ? Bien plus, à des classes du niveau de celles que vous décrivez, plusieurs autres traités sont enseignés, depuis toujours, dans les Yechivot. Pourquoi changer l’ordre établi ? Par ailleurs, vous basez votre raisonnement(5) sur le Kountrass Tenouat Ha Haskala. Or, c’est bien des omissions(6) qu’il est ici question et, en outre, du fait de ne pas en écarter le principe. C’est une évidence. Vous évoquez également la lecture du Hallel avant la prière(7). Concrètement, je n’ai pas reçu d’instruction précise, à ce sujet, mais les ‘Hassidim rapportent le fait suivant. Nos maîtres priaient longtemps, le Chabbat, parfois même plusieurs heures après la fin de l’office. Pendant les fêtes, en revanche, ils faisaient en sorte de terminer la prière du matin avec la communauté et de lire le Hallel avec elle. Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée de diffusion des sources(8), au moyen d’une éducation appropriée et également en vos préoccupations personnelles.
De plus, vous avez ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour assumer votre mission au sein de Ohaleï Yossef Its’hak(9), sans vous affecter des tentatives de vous dresser contre cela, quelle que soit leur origine et la raison qui en est affichée. En effet, vous savez quelle est réellement leur source. Bien au contraire, ces incitations doivent vous inciter à redoubler d’ardeur, de joie et d’enthousiasme, en cette mission sacrée.
Notes
(1) Le Rav Y.E. Herzog, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°5837. (2) A propos de l’enseignement délivré aux élèves. (3) Du Rabbi Rachab, traitant de l’importance d’aimer son prochain. (4) En l’occurrence par le Rabbi. (5) Vraisemblablement relatif aux aménagement faits dans la prière, que le Rav Herzog refusait, s’appuyant sur le fait qu’il y avait là une revendication du mouvement de la Haskala. (6) Dans la prière, par exemple du fait d’un retard. (7) Par exemple pour celui qui arriverait alors à la synagogue. (8) De la ‘Hassidout. (9) Les écoles Loubavitch d’Australie.
Lettre n°6214
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6214, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5718,
Brooklyn,
A la Rabbanit, madame ‘Haya Sarah(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je suis surpris de ne pas avoir reçu, depuis bien longtemps déjà, de vos lettres et des nouvelles de vos activités, en général, de celles des femmes et jeunes filles ‘Habad de Chicago, auxquelles Dieu accordera longue vie, en particulier, même si je suis convaincu que tout va bien, ce qui veut dire, d’après la Torah, que l’on ne stagne pas, que l’on se développe, conformément à l’Injonction de notre Torah selon laquelle “ on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté ”. Bien entendu, j’ai interrogé votre mari, le Rav Chlita, à ce sujet, mais il ne m’a transmis que des informations générales. Selon l’ordre établi, des réunions(2) doivent maintenant avoir lieu. Je veux donc espérer qu’à la prochaine occasion, vous me communiquerez des précisions, à ce sujet. Puisse Dieu faire que l’on ne donne que de bonnes nouvelles. Ainsi, on apprendra que l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, à Chicago assume sa mission de la meilleure façon. Bien entendu, vous me donnerez également de bonnes nouvelles de vos préoccupations personnelles.
Pendant l’été, chacune a sûrement des activités spécifiques(3), qui ont un effet indirect sur les réalisations des femmes et des jeunes filles ‘Habad(4), ce qui ne veut pas dire que tout doit alors cesser. En pareil cas, il faut adapter le fonctionnement au rythme estival, mais ne pas réduire le nombre de fois que l’on se réunit et puisse même Dieu faire qu’on l’augmente, car rien ne résiste à la volonté. J’espère aussi que, dans votre activité d’éducatrice, vous avez profité de la période de Pessa’h et de l’Omer, en mettant en avant les idées qui conviennent afin de les transmettre aux élèves. Le moment venu, vous concevrez également un programme pouvant les intéresser, pendant la période des vacances. En effet, ce moment est, bien souvent, pour les enfants, celui de rejeter la soumission à Dieu. C’est, du reste, ce que l’on qualifie de “ mentalité de vacances ”. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée consistant à renforcer le Judaïsme, à le diffuser et pour donner de bonnes nouvelles, dans tous les domaines,
Notes
(1) Madame H. S. Hecht, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°2156. (2) Des femmes et jeunes filles ‘Habad de Chicago. (3) Du fait des vacances. (4) Empêchant un fonctionnement normal.
Lettre n°6215
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6215, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Lévi Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Iyar. Vous connaissez mon avis, sur le sujet abordé(2). Il est effectivement préférable d’acheter une maison plutôt que de la louer. En effet, les loyers qui sont versés à quelqu’un permettent de payer le prêt immobilier. C’est une évidence. S’agissant d’une maison précise(3), il faut, bien sûr, se concerter avec ceux qui sont spécialistes, dans ce domaine.
Que Dieu vous accorde la réussite de me donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de l’ajout qui sera fait pour renforcer et diffuser le Judaïsme, en général, la diffusion des sources(4), en particulier, qui en est le point essentiel. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé,
Notes
(1) Le Rav L.I. Shapiro, de Cleveland. (2) Est-il préférable de louer une maison ou bien de l’acheter ? Voir, à ce sujet, la lettre n°6204. (3) Laquelle acheter ? (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6216
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6216, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous me dites que vous avez des difficultés pour gagner votre vie, ce qui a une influence sur votre état de santé. En effet, vous êtes très occupé depuis tôt, le matin jusqu’à tard le soir. Vous devez donc trouver un associé convenable. Si les recettes de votre magasin, pour l’instant, ne le permettent pas, il est d’usage que le nouvel associé fasse un apport de fonds afin de développer l’affaire. De la sorte, les bénéfices augmenteront et, peu à peu, vous pourrez organiser vos heures de travail, dans votre magasin, afin de vous autoriser quelques temps de repos et pour que le travail soit plus aisé. Bien entendu, il est essentiel que cet associé ait un contact facile.
B) Vous faites également référence à votre situation morale. Vous n’êtes pas pratiquant et vous m’en donnez les raisons. Vous ne mettez même pas les Tefillin car, selon votre expression, vous n’en avez pas le temps, étant très occupé. Une réflexion sommaire vous montrera que la fin de votre lettre contredit son début. En effet, le port des Tefillin est une Mitsva, édictée par le Créateur du monde, Qui le dirige et Qui a promis une grande récompense, une immense bénédiction à ceux qui respectent cette pratique. Or, au début de votre lettre, vous soulignez que vous avez besoin d’une bénédiction et d’une réussite accrue. Puis, par la suite, vous m’écrivez que vous ne respectez pas cette Mitsva essentielle, permettant d’obtenir les bénédictions de Dieu en tout ce dont on a besoin. Bien plus, vous ajoutez que vous n’avez pas le temps de le faire, car vous êtes occupé par vos affaires. Vous pourriez, de la même façon, m’écrire que vous n’avez pas le temps de gagner votre vie, car vous êtes préoccupé par le fait que vous ne gagnez pas bien votre vie.
Quelles que soient les raisons de cette situation, du fait que, jusqu’à ce jour, vous n’avez pas été un Juif pratiquant, cela ne justifie nullement que vous adoptiez le même comportement, pour l’avenir. Bien évidemment, les conséquences de cette attitude, c’est-à-dire le manque de bénédictions que Dieu vous accorde, de réussite dans votre vie, perdureraient. En conséquence, vous devez immédiatement vous conformer, au quotidien, de même que votre épouse, aux exigences de notre Torah, Torah de vie. Il vous faut d’abord renforcer votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige, en fonction de ce qu’Il dit dans Sa Torah : “ Si vous marchez dans Mes Décrets et si vous gardez Mes Mitsvot, Je donnerai vos pluies… ” et toutes les bénédictions qui sont mentionnées dans cette Paracha. D’après ce qui vient d’être dit, vous commencerez immédiatement à mettre les Tefillin, chaque jour de semaine. Bien entendu, celles-ci seront vérifiées, afin qu’on soit certain de leur validité. Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6217
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6217, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Douber(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du neuvième jour, selon le compte des enfants d’Israël(2). Je suis surpris que vous ne m’écriviez pas de quelle manière vous avez profité des jours de Pessa’h pour renforcer les activités communautaires auxquelles vous vous consacrez, dont le point central et profond est la diffusion des sources(3), jusqu’à ce qu'elles parviennent à l’extérieur. En effet, j’ai bon espoir que ces jours propices ont bien été utilisés de cette façon. A propos des “ fêtes pour la joie ”, il est expliqué, en effet, que “ la joie brise les barrières ”. Dès lors, l’activité, en ce domaine, est plus aisée et plus fructueuse.
S’agissant de votre télégramme, dont le contenu est une demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, de même que des bonnes nouvelles selon lesquelles on peut espérer que l’étude s’étende sur l’ensemble de la journée(4), puisse Dieu faire que s’accomplisse en ces élèves l’espoir de nos saints maîtres et qu’ils soient des 'Hassidim, craignant Dieu et érudits. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos activités communautaires et de vos préoccupations personnelles.
N. B. : L’expression précédemment mentionnée, que nous avons entendue à différentes reprises, est bien, dans l’ordre, ‘Hassid, craignant Dieu et érudit. De fait, on peut justifier une telle formulation. En effet, c’est, en premier lieu, la ‘Hassidout qui est nécessaire. L’Admour Hazaken explique qu’elle a pour effet de faire disparaître sa propre personnalité au profit de celle de l’autre, sans craindre de se causer du tort à soi-même pourvu qu’il en résulte du bien pour son prochain. Et, l’on connaît la preuve, étayant sa conception, que l’Admour Hazaken trouve dans l’enseignement de nos Sages, au traité Nidda 17a et dans le commentaire des Tossafot, selon lequel : “ Celui qui les brûle est un ‘Hassid ”(5). En réduisant son orgueil et la conscience de son ego, on fait de la place pour la crainte de Dieu. Nos Sages affirment, en effet, dans le traité Sotta 5a, à propos de l’orgueilleux : “ Le Saint béni soit-Il dit : Nous ne pouvons résider ensemble dans le monde ”, ni totalement, ni même partiellement.
Vous consulterez également la causerie de mon beau-père, le Rabbi, du 19 Kislev 5733(6), au paragraphe 3, rapportant l’enseignement de l’Admour Hazaken, selon lequel l’homme qui a naturellement un cœur large, mais ne se consacre pas à la ‘Hassidout afin d’améliorer son comportement, est considéré comme s’il n’honorait pas la Présence divine. En pareil cas, il est clair que l’on ne peut pas craindre Dieu. En revanche, si l’on possède au moins cette crainte, la “ Crainte inférieure ”(7), on pourra acquérir la sagesse. Car cette dernière est inconcevable si l’on ne craint pas Dieu. L’homme dépourvu de cette crainte qui développe des explications ne fera que multiplier la sottise. Vous consulterez cette explication de l’Admour Hazaken. Il n'en est pas de même, en revanche, si l’on adopte l’ordre qui a été énoncé(8). En pareil cas, on devient effectivement un érudit.
Le mot Lamdan, érudit, a, de fait, un Noun final, indication d’une situation habituelle, comme le constatent le traité Baba Metsya 33a et le Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à la page 31a et Parchat Devarim, à la page 20b, développant l’explication ‘hassidique du Noun final. En effet, l’étude de la Torah est considérée comme l’ensemble des Commandements et elle conduit à les mettre en pratique. Car, l’acte est essentiel.
Notes
(1) Le Rav D.Baumgarten, de Buenos Aires, Argentine. Voir, à son sujet, la lettre n°5711. (2) Le neuvième jour de l’Omer, soit le 24 Nissan. (3) De la ‘Hassidout. (4) Et non uniquement sur une partie de celle-ci, dans l’école dirigée par le Rav Baumgarten. (5) Celui qui brûle ses ongles encourt un danger, au même titre que quiconque brûle une partie de son corps. Pour autant, une autre personne, marchant sur ces ongles, pourrait elle-même en souffrir et, de ce fait, un ‘Hassid n’hésitera pas à se mettre lui-même en danger pour ne pas risquer de causer du tort à son prochain. (6) 1932. (7) Celle qui n’est pas inspirée directement par Dieu, mais par la crainte de la punition ou de l’effet négatif de la faute. (8) D’abord la ‘Hassidout, puis la crainte de Dieu et enfin l’érudition.
Lettre n°6218
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6218, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Iyar 5718,
Brooklyn,
A tous les participants au tirage au sort annuel d’un
voyage ici, qui est organisé, chaque année, à Kfar ‘Habad,
fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi, en notre Terre
Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu la liste des participants à ce tirage au sort. Puisse Dieu accorder la plus grande réussite à la préparation au voyage, au voyage proprement dit, au séjour ici, puis au retour, à l’impression exercée sur tous les participants et à toutes les conséquences qui en résulteront, conformément à l’espoir de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera. La Michna enseigne que : “ l’acte est essentiel ” et la ‘Hassidout explique longuement que l’on doit tirer, de toute chose, un point synthétique. Ceci sera donc suivi d’effet dans les pensées, les paroles et les actions de toutes ces personnes et de celles qui les entourent, à proximité et dans la part du monde qui leur est confiée.
Très bientôt, s’accomplira la promesse exprimée par l’Admour Hazaken, au chapitre 37 du Tanya, selon laquelle : “ Lorsque chaque âme particulière agira, que toutes les âmes de vie de l’ensemble d’Israël formeront un char de sainteté pour Dieu, toute la vitalité de ce monde réintégrera le domaine de la sainteté et ‘toute chair ensemble verra’, ‘de ses propres yeux’, qu’il n'est nul autre que Lui ”. Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°6219
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6219, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez l’éducation des jeunes gens à Kfar ‘Habad(1). Il est bien évident que la solution n’est pas de fuire le lieu de l’action ou bien de se taire et d’adopter la conception qui consiste à ne rien faire. La situation ne s’améliorera pas de cette façon. Il a été expliqué, au cours d’une des réunions ‘hassidiques(2), que la création du monde et la descente des âmes, “ d’une cime élevée vers une fosse profonde ”, ne peut se justifier uniquement par le fait de ne pas faire le mal(3). En effet, si le monde n’existait pas, ce mal n’aurait pas de sens. En fait, la création a bien eu lieu pour que l’on accomplisse le bien. Vous comprenez ce qui en résulte.
Vous faites également référence à votre manque d’enthousiasme. Or, tous s’accordent pour reconnaître que nous nous trouvons dans la génération du “ talon du Machia’h ”(4) et c’est à ce propos qu’il est dit : “ Le petit sera mille personnes ”. Or, nul ne peut être moins qu’un “ petit ”, d’autant que, conformément aux enseignements de nos maîtres, “ tout comme il faut être conscient de ses défauts, on doit également connaître ses qualités ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Dont le destinataire de cette lettre disait qu’elle n’est pas satisfaisante. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5471. (3) Ce qui correspond, en l’occurrence, au fait de rester passif. (4) A proximité immédiate de sa venue.
Lettre n°6220
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6220, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 7518,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites part de vos activités sacrées(1) et de leur point profond, qui est la diffusion des sources(2) à l’extérieur, grâce à laquelle “ le maître viendra ”(3). Puisse Dieu faire que, de temps à autre, ces activités se développent et qu’elles connaissent une réussite accrue. Vous m’en donnerez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, avec une véritable largesse d’esprit.
Nous sommes entrés dans le “ mois de l’éclat ”(4), dont chaque jour a une Mitsva spécifique, celle du compte(5). Et, un Commandement est présenté par le verset : “ Car, la bougie est une Mitsva ”, de sorte qu’il illumine l’obscurité du monde. La lumière de la Torah et des Mitsvot éclairera donc cette obscurité, afin d’y révéler la délivrance véritable et complète, très prochainement, jusqu’à ce que “ la nuit éclaire comme le jour ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs responsables communautaires parmi les ‘Hassidim. (2) De la ‘Hassidout. (3) Le Machia’h, conformément à la promesse qu’il fit lui-même au Baal Chem Tov. (4) Iyar. (5) De l’Omer.
Lettre n°6221
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6221, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires, ayant de
multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Iyar et celle qui la précédait. Il y a deux semaines, vous a été envoyé, en recommandé, par la poste, l’index des notions de Kabbala dans les écrits du Ari Zal(2), conformément à votre demande. Sans doute m’en accuserez-vous réception.
Je suis certain que vous avez pris connaissance, avec toute l’attention requise, du discours du professeur Segal, auquel Dieu accordera longue vie. Je suis surpris que vous n’en fassiez pas mention. De fait, c’est bien là le point central et déterminant de toutes ces conceptions qui ont été combattues par nos maîtres, les Grands d’Israël, quand ils se sont dressés, à l’époque, contre les vents qui soufflaient sur la rue juive. Toutefois, si nous en avions eu le mérite, ces paroles auraient été prononcées par ceux qui assument une mission sacrée en Terre Sainte, les dirigeants de parti s’exprimant au nom de la religion ou, a fortiori, par des Rabbanim.
De fait, plus un Rav possède un titre prestigieux, plus il devrait faire entendre son appel, son cri et sa plainte. Mais, nous n’avons pas le mérite de tout cela et toutes ces personnes ne cessent de prononcer des éloges, des louanges et des cantiques. Ils ont clairement tranché que la délivrance a d’ores et déjà commencé, alors que ceux qui ont émis une telle décision connaisse la Hala’ha, énoncée par le Rambam, à propos de la délivrance et de ce qui la concerne. Reprenant la formulation bien connue de la prophétie, ils affirment que tout va bien pour le Judaïsme, la Torah et les Mitsvot, que tout ira bien à l’avenir, que la situation va en s’améliorant, d’un instant à l’autre.
Or, qui est celui qui n’a pas honte de dire la vérité ? Précisément l’un des hommes dont les opinions, concernant les livres sacrés, sont bien connues. Malgré cela, il a été touché, en son cœur, par la guerre menée contre Dieu et contre Sa Torah ou, en tout état de cause, contre la Torah. Et, puisse Dieu faire que les Rabbanim et les partis religieux ne se mobilisent pas contre lui pour contredire ses propos, en mettant en avant les “ preuves ” qu’ils ont opposées à tous ceux qui tenaient le même discours, quoique en des termes moins virulents. Comme je l’ai écrit à propos de certains points, un tel comportement qui défie la logique du domaine de la sainteté et le bon sens immédiat est effroyable. Mais, ces hommes religieux ne font pas attention à tout cela. Ils ne se disent pas qu’il pourrait y avoir un doute, qu’il y a matière à discuter, que l’on peut dire et écrire exactement le contraire de ce qu’ils publient.
Cet homme reçoit des subventions émanant de fonds publics. Bien plus, il assume des responsabilités dans le domaine de l’éducation, ce qui veut dire qu’il a une responsabilité accrue auprès de ses élèves et des élèves de ses élèves. Il est donc intéressant de savoir si les administrations prendront officiellement position contre lui, bruyamment et en se servant des termes qui ont été prononcés à l’encontre de ceux qui se trouvent actuellement en prison pour les mêmes raisons, qui n’ont pas connu la Sagesse d’Israël en Allemagne, n’y ont pas obtenu le titre de professeur, mais sont Rav, juge, Cho’het, enseignant ou même élève de Yechiva, à Méa Chéarim. Il est significatif qu’il y ait ici un hebdomadaire bénéficiant du soutien du département de la Torah, au sein de l’Agence juive. Or, celui-ci n'a pas eu le choix et il a dû publier le discours de ce professeur. Tout au plus l’a-t-il fait en ses dernières pages. Et, dans le même numéro, mais à une place meilleure et plus large, on trouve également un article de réponse, qui conteste tout cela.
Vous dites, à la fin de votre lettre, que nous avons eu de la peine. Je ne dispose pas de l’article auquel vous faites allusion, mais je me souviens de ce que j’ai dit et écrit, à ce sujet. Ces propos étaient bien loin de la virulence de ce discours. Il me semble avoir déjà précisé qu’en pareil cas, je souhaite, tout d’abord, avoir connaissance des détails, quand on affirme que de la peine a été causée. En outre, j’ai ajouté qu’il n’y a pas lieu de cacher que j’ai “ des amis bien intentionnés ”,
m’informant de tout cela, mais qui déforment les paroles et, bien souvent, les exagèrent. Sans doute complèterez-vous cette description à la prochaine occasion. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°6012 et 6415. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5772.
Lettre n°6222
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6222, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Iyar 5718,
Brooklyn,
A monsieur Moché Yeari(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du deuxième jour d’Iyar et j’y ai pris connaissance, avec plaisir, de votre joie et de celle des membres de votre famille, à l’occasion de la Bar Mitsva de votre fils Yossef, auquel Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire qu’il accepte le joug de la Torah, celui des Mitsvot et, comme fondement à tout cela, celui de la Royauté céleste. Nos Sages soulignent qu’une démarche, menée dans cet ordre, est pérenne, car, selon les termes de la Michna, “ on acceptera d’abord la joug de la Royauté céleste, puis celui des Mitsvot ”. Or, la formulation de la Michna est particulièrement précise et elle souligne, en l’occurrence, que l’on pratique les Mitsvot comme si l’on portait un joug(2). De fait, les enfants d’Israël reçurent la Torah, la première fois(3), en proclamant : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Malgré cela, on n’a aucune certitude(4) tant que l’on ne met pas en avant le joug de la Royauté divine, c'est-à-dire tant que l’on ne se soumet pas globalement, comme un serviteur devant son roi, d’une manière évidente, avec une soumission pleine et entière. En pareil cas, l'acceptation de la Royauté de Dieu peut se maintenir en chaque détail particulier, en chaque Mitsva spécifique.
La divine Providence vous a accordé le mérite d’une vie au cours de laquelle vous exercez une influence sur l’éducation des jeunes. Le sort de dizaines, de centaines d’entre eux se trouve entre vos mains. Vous devez donc les guider sur le chemin de la bonté et de la droiture, sur la voie royale, celle du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, telle qu’Il nous l’a enseignée dans notre Torah, Torah de vérité et Torah de vie. Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(5), mais en proportion largement accrue. Il vous accordera donc Sa récompense positive et vous concevrez de cet enfant, de même que votre épouse et toute la famille, beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive traditionnelle. Je vous adresse mes respects et ma bénédiction de Mazal Tov, à l’occasion de la Bar Mitsva, de même que ma bénédiction de réussite pour votre propre service de Dieu, concordant avec celui de tous les fils et filles d’Israël et rapprochant, au quotidien, leur cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°5802. (2) Par soumission. (3) Puisque le don de la Torah est permanent, ainsi qu’il est dit : “ Béni sois-Tu, Eternel, Qui donne la Torah ”, au présent. (4) Que l’on a réellement reçu la Torah. (5) De la manière dont on agi envers Lui.
Lettre n°6223
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6223, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, rédigée d’une manière extrêmement concise, dans laquelle vous me dites que vous vous rapprochez de la tranquillité et de l'héritage spirituels. Puisse Dieu faire que vous redoubliez d'ardeur, en la matière, que vous avanciez, d’une étape vers l’autre, car notre sainte Torah nous a donné l’assurance que “ l’on vient en aide à celui qui veut se purifier ”. Or, la tranquillité et l’héritage sont les caractéristiques du Temple et nos Sages expliquent qu’au sens le plus littéral, celui-ci est une maison consacrée au service du Créateur du monde, de sorte que Sa sainteté apparaisse à l’évidence dans le monde et en tout ce qui le concerne.
Puisse Dieu faire que votre action, pour vous-même et envers votre prochain, soit empreinte de tranquillité et d’héritage, pénétrée de crainte et d’amour de Dieu, de chaleur ‘hassidique, afin que celui-ci soit éclairé par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, qui en est l’enseignement profond. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6224
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6224, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 23 Nissan. Vous faites référence à un comité. Vous connaissez, à ce propos, l’exigence de nos saints maîtres, en particulier de l’Admour Haémtsahi(1), celle d’avoir une personne avec laquelle on peut se concerter. En pareil cas, on ligue deux âmes divines contre une seule âme animale(2) et l’on parvient donc à une décision bonne et juste, surtout pour ce qui concerne la communauté. De cette façon, il est clair que la concertation est nécessaire, que l’on ne doit pas tout prendre sur sa propre personne.
J’ai pris connaissance avec plaisir, dans votre lettre, bien que très brièvement, des activités des jeunes de l'association ‘Habad. Puisse Dieu faire que celles-ci aillent en s’accroissant, dans vos propres quatre coudées et envers votre prochain, d’autant que nous sommes entre le “ temps de notre liberté ”(3), liberté de l’Egypte des forces du mal ou même de celle de la sainteté et le “ temps du don de notre Torah ”(4), qui est effectivement un don, un cadeau. Il suffit donc(5) de faire la préparation, ainsi qu’il est dit : “ Et, vous compterez pour vous ”, c’est-à-dire, selon l’interprétation de l’Admour Hazaken, “ et, vous ferez briller pour vous ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°5815 et 6329. (2) Celle de l’autre n’intervenant pas, en pareil cas. (3) Pessa’h. (4) Chavouot. (5) Pour l’obtenir de compter l’Omer.
Lettre n°6225
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6225, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Iyar 5718,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Naftali(1),
Je
vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur la fin du chapitre 4 de Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, qui fait référence aux lettres Mêm, Noun, Tsaddik, Pé, Kaf. Vous trouverez l’explication de tout cela, d’après la 'Hassidout, dans le Siddour(2), au discours de Roch Hachana intitulé : “ Eternel, ouvre mes lèvres ”.
Vous citez également Iguéret Ha Kodech, au chapitre 5, page 107b, selon lequel le Hé inférieur(3), de la manière dont il est écrit, fait allusion aux quatre points cardinaux. Mais, ce texte ne fait pas réellement allusion à ces quatre points cardinaux car, si c’était le cas, il faudrait mentionner également le haut et le bas, dont il est question au préalable. En fait, il se limite à décrire l’étendue de ce Hé inférieur, qui, par sa longueur et par sa largeur, évoque la largesse. Toutefois, le premier Hé montre l’étendue de l’intellect caché, se limitant au cœur, alors que le Hé inférieur s'étend à la parole, puis, par la suite, en haut, en bas et aux quatre points cardinaux.
Notes
(1) Le Rav N.Gluskin, de Ramat Ha Sharon. Voir , à son sujet, la lettre n°5639. (2) de l’Admour Hazaken, avec les commentaires de la ‘Hassidout. (3) Le second du Tétragramme. (4) Le premier du Tétragramme.
Lettre n°6226
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6226, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est, bien entendu, tout à fait judicieux de porter les Tefillin de Rabbénou Tam. En vous raffermissant en la matière, vous renforcerez également l’accomplissement de la promesse de nos Sages, énoncée au traité Mena’hot 4b, selon laquelle : “ Quiconque porte les Tefillin aura une longue vie ”.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam