Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6167
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6167, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres du 27 Adar et celle qui la précédait. Vous me décrivez la situation financière de la Yechiva. Ainsi, la situation morale est optimale, alors que la situation matérielle est particulièrement difficile. Bien entendu, vous devez vous adresser aux responsables de Terre Sainte, en la matière. De plus, en fonction des conditions globales, s’adresser à eux une seule fois ne suffit pas. Il faut les relancer en permanence.
Vous faites également référence au parti qui vous a été proposé. Vous avez rencontré cette jeune fille et vous n’avez pas été satisfait par son comportement. Il y a, en Terre Sainte, de nombreuses jeunes filles craignant Dieu, Sa Parole et Ses Mitsvot, puisse Dieu les multiplier. Dieu fasse donc que vous trouviez un bon parti, ainsi qu’il est dit : “ Une femme avisée provient de Dieu ”. Bien entendu, tout ajout de votre part à la Torah et aux Mitsvot multipliera Ses bénédictions, en tous vos besoins.
Vous me dites que vous n’avez aucune notion de l’enseignement profond de la Torah, révélé à notre époque à travers celui de ‘Habad. J’en ai été horrifié, en particulier par le fait que vous m’écrivez tout cela de sang froid, comme s’il s’agissait d’un point secondaire et de peu d’importance. Or, toutes les parties de la Torah se complètent et nous avons tous une Torah unique. Si l’on médite aux propos enflammés que l’on trouve dans le saint Zohar et, avec plus de détails, dans les écrits du Ari Zal, en particulier dans l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital à Chaar Ha Hakdamot, qui est commenté par le Rabbi Rachab, dans son Kountrass Ets ‘Haïm, on s’apercevra à quel point tout cela est important, en cette génération du talon du Machia’h. Vous consulterez ces textes selon lesquels les terribles persécutions surviennent parce que l’on ne se consacre pas suffisamment à la dimension profonde de la Torah, qui est l’arbre de vie. En outre, il est bien évident que ceux qui se consacrent à renforcer le Judaïsme et à le diffuser doivent non seulement fixer un temps pour se consacrer à cette étude, mais aussi l’intensifier, de temps à autre, la propager en tout endroit où s’exerce votre influence. En effet, on ne peut pas, d’une part, s’employer à réduire l’obscurité de l’exil, d’autre part, être à l’origine des conséquences décrites par ces livres, en s’abstenant d’étudier l’enseignement profond de la Torah.
Il est difficile d’en dire plus, tant cela est effroyable. Du fait de nos nombreuses fautes, quelques uns sont dans l’erreur, à ce sujet et ils ne prêtent pas attention à la proclamation du Ari Zal selon laquelle, en nos générations, “ il est une Mitsva de révéler cette sagesse ”, c’est-à-dire d’apprendre la dimension profonde de la Torah. Bien entendu, pour étudier, il faut comprendre et ne pas seulement lire, conformément à la décision hala’hique bien connue, à propos de la Mitsva d’étudier la Torah. Vous consulterez également le Maguen Avraham sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 50. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, avoir une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°6168
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6168, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Avraham Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 2 Nissan, jour de la Hilloula du Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera, de même que tout Israël. Vous m’interrogez sur l’expression qui figure dans différents passages du Tanya, dans des livres de ‘Hassidout et, plus généralement, dans les propos de nos Sages : “ les Patriarches sont le char ”, décrivant leur soumission à Dieu, qui est comparable à celle d’un char, face à son conducteur. Vous en êtes surpris car, dans différents livres, ce char est défini comme l’instrument par lequel Dieu dirige le monde.
Or, je ne comprends pas en quoi ces deux affirmations sont contradictoires. Bien au contraire, elles se complètent. Le Tanya fait référence à l’homme, à sa situation, à son service de Dieu. En la matière, celui-ci se doit effectivement d’être un char. Les livres que vous citez, en revanche, parlent de ce qu’il en résulte dans le monde. Ainsi, il est dit que les Cohanim sont les émissaires chargés d’effectuer le service du Temple et les sacrifices offerts par les enfants d’Israël. C’est là ce qu’ils accomplissent dans le monde et, en particulier, dans le Temple. Pour ce qui est de leur statut et de leur position dans ce service de Dieu, en revanche, le Rambam dit bien, à la fin des lois de la Chemitta et du Jubilé, que les Léviim sont “ ceux qui ont l’esprit généreux, ont compris qu’il fallait se distinguer et se tenir devant Dieu, se séparent des comportements du monde ”(2).
J’espère que vous fixez un temps pour étudier la ‘Hassidout, que vous influencez votre entourage afin qu’il diffuse cette étude. Tel est le besoin et la nécessité du moment, comme l’explique longuement, en des propos merveilleux, Rabbi ‘Haïm Vital, dans son introduction(3). Et, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav A.M. Grinberg, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, les lettres n°4937, 6300, 6357 et 6488. (2) Il est clair que cette définition s’applique aussi bien à un Cohen, un Lévi ou un Israël. (3) Au Chaar Ha Hakdamot. Voir la lettre précédente.
Lettre n°6169
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6169, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[7 Nissan 5718]
S’agissant de vos études, vous savez ce que nos Sages enseignent : “ Celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”. Il dépend donc de vous de connaître la réussite. Néanmoins, pour renforcer l’aide de Dieu, vous respecterez scrupuleusement l’immersion rituelle instaurée par Ezra. Chaque jour de semaine, avant la prière, vous prélèverez une pièce pour la Tsédaka. Après la prière, chaque jour également, y compris le Chabbat et les fêtes, vous direz des Tehilim selon leur répartition mensuelle.
Vous faites allusion à vos douleurs. Vous êtes sûrement suivi par un médecin spécialiste et vous vous conformez à ses prescriptions. Vous savez que le calme de l’esprit et le renforcement de la confiance figurent parmi les traitements les plus efficaces, pour de telles douleurs. Vous avez sûrement un temps fixé pour étudier la ‘Hassidout et vous l’augmentez, de temps à autre. En effet, en tout ce qui a trait à la Torah et aux Mitsvot, l’Injonction nous a été donnée de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté
Lettre n°6170
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6170, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui m’est parvenue avec beaucoup de retard. Vous mentionnez votre seconde fille, qui se trouve aux Etats-Unis et qui, pour l’heure, n’est pas encore fiancée. Il est évident, surtout si l’on tient compte de l’usage aux Etats-Unis, qu’il m’est difficile d’intervenir, en la matière, tant que la personne concernée ne s’est pas manifestée elle-même pour solliciter un conseil ou, tout au moins, pour me faire part de sa situation. Il va, en effet, à l’encontre de la pratique locale, de s’adresser à quelqu’un pour lui demander ce qu’il fait. Combien plus en est-il ainsi pour les jeunes, même s’ils sont nés ailleurs, dès lors qu’ils se trouvent ici depuis un certain temps et savent comment les choses se passent. En tout état de cause, tout est effet de la divine Providence. J’ai reçu votre lettre, à ce sujet et je m’efforcerai donc de chercher un moyen d’agir. L’un de mes amis ou de mes connaissances la contactera et s’enquerra de sa situation. Peut-être trouvera-t-il une façon de faire avancer les choses dans la direction que vous indiquez dans votre lettre.
A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement que vous ne devez pas vous excuser de m’écrire, à ce sujet. En effet, les Sages ont toujours cherché à contribuer aux fiançailles d’un Juif et, plus encore, d’une Juive. Ils ont montré la grandeur et l’importance d’un tel accomplissement, conformément au grand principe de la Torah, qui est : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous la promesse de notre Torah, Torah de vie, selon laquelle : “ à celui qui honore les érudits, on accorde des gendres érudits ”, que vous ayez une lumière abondante, dans la dimension profonde. En effet, le saint Zohar explique que l’huile symbolise les “ secrets des secrets ” de la Torah. La bougie de ‘Hanouka et également celle du Chabbat ont précisément pour objet d’éclairer l’obscurité ou bien d’illuminer l’extérieur, c’est-à-dire, précisément, de diffuser et d’expliquer les secrets de la Torah. Et, le passage précédent affirme : “ Il aura des fils et des gendres érudits de la Torah ”. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°6171
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6171, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements, le Rav Yaakov(1),
Le traité Kiddouchin 57a s’interroge sur un oiseau offert par le lépreux qui, après la Che’hita, s’avérerait être Taref : pourquoi est-il permis d’en tirer profit(2) ? Rachi demande : “ Comment a été supprimée son interdiction, découlant de sa sanctification ? ”. Vous avancez l’interprétation suivante : ce n’est pas dans ce but que cet oiseau a été prélevé, comme on le dit au traité Baba Kama 110b. En fait, on ne peut pas donner une telle explication, car, si elle était vérifiée, pourquoi l’oiseau envoyé dont le sang a été versé devrait-il mourir, comme l’établit la conclusion de la même Michna, au traité Negaïm, chapitre 14, Michna 5 ?
La raison pour laquelle on ne dit pas qu’il a été prélevé dans ce but peut être précisée de différentes façons. La plus proche de moi est la suivante. Les Tossafot écrivent, au traité Baba Kama, que l’on ne pense pas à cela. Et, en l’occurrence, également, on n’y pense pas, car on n’imagine pas qu’il soit Taref. Bien plus, le traité Kiddouchin explique que le fait d’être Taref peut être la conséquence de la Che’hita(3). Or, la plupart des Cho’hatim sont réputés experts, surtout pour les sacrifices, qui requièrent une grande ferveur, comme le précise la Hala’ha, à propos de l’oiseau offert par le lépreux, qui ne peut être sacrifié que par un Cohen, lequel possède, par nature, l’empressement. En outre, on n’imagine pas que la Che’hita ait pu être faite pour cela et que l’on ait pu poser une telle condition, qui aurait pour conséquence d’égorger, sur l’esplanade du Temple, un animal voué à une destination profane. On peut aussi considérer que, dès la Che’hita, l’oiseau se trouve dans le domaine du Cohen. Dès lors, une condition peut-elle être faite, en pareil cas ? Une même question est posée à propos des prélèvements agricoles et des objets consacrés, pour lesquels on ne retrouve pas cette même alternative, selon le traité Nedarim 59a, le Darkeï Moché et le Sifteï Cohen sur Yoré Déa, chapitre 323, paragraphe 2.
Notes
(1) Le Rav Y.Neumann, de Péta’h Tikva. (2) Alors qu’il a été consacré au Temple. (3) Ce qui veut dire que l’animal était apte à être sacrifié, au moment où il a été prélevé.
Lettre n°6172
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6172, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yaakov Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Nissan, dans laquelle vous me parlez d’un jeune homme. Vous faites bien de le former étape par étape. Il a été dit de la conquête physique d’Erets Israël, de laquelle on peut tirer un enseignement pour la conquête morale : “ Je le renverrai peu à peu ”. Vous ne me précisez pas s’il parle Yiddish, auquel cas vous pourriez lui donner des livres, un Tanya et quelques causeries en Yiddish. Peut-être ceci pourra-t-il lui être utile. Ceci veut dire que, si l’on peut réellement se demander s’il écoutera, si l’on est pratiquement certain qu’il ne le fera pas, il est préférable de ne pas lui donner d’instructions, de ne rien lui demander, afin que les autres pratiques qu’il a adoptées ne soit pas remises en cause. De même, il est attiré par l’électricité et il serait donc bon de lui trouver un travail dans cette branche, pour les raisons que vous citez et pour d’autres encore.
A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, une liberté véritable, liberté des tracas matériels et des tracas moraux, de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, avec joie et enthousiasme. Vous prolongerez cette liberté et cette joie, tout au long de l’année. Bien plus, le service de Dieu, comme l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’étend à tout ce qui concerne l’homme, tout au long de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”(2). Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête et pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, les lettres n°5939 et 6425. (2) Voir les lettres n°6161 à 6163.
Lettre n°6173
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6173, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5718,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre, qui faisait réponse à ma réaction, concernant ce qui s’est passé, lors de la célébration du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad(2). Je dois dire que vos explications ne m’ont pas satisfait. Vous dites, pour vous citer, que “ je ne fais pas partie de ceux qui ont eu le mérite de grandir dans un environnement ‘hassidique et je n’ai donc pas ressenti une élévation de l’âme ”. Telle est pourtant bien la finalité de la Torah d’Israël et des coutumes juives. De fait, une coutume est partie intégrante de la Torah et elle doit donc, dans un premier temps, être appliquée avec soumission. C’est uniquement par la suite que les forces révélées de l’âme fonctionnent pleinement. Selon l’expression bien connue, c’est en mettant en pratique le principe : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ” que l’on obtient effectivement “ nous comprendrons ”. En tout état de cause, il est inutile de se plaindre du passé. J’espère qu’à l’avenir, une telle discussion sera inutile, que votre participation aux réunions ‘hassidiques ne sera liée à aucun calcul préalable.
A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, je vous adresse mes vœux pour une libération véritable des limites et des barrières, de tout ce qui fait obstacle, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Rav Y.Burg, dirigeant du parti national religieux. Voir, à son sujet, la lettre n°5962. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5962.
Lettre n°6174
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6174, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois de Chevat, dont l’acheminement a été retardé, plus qu’à l’accoutumée. J’y ai lu avec plaisir que vous vous trouvez dans un cadre ‘Habad. Il est inutile de vous souligner que le fait de se trouver dans un tel contexte implique de s’intéresser également à l’étude de son enseignement et, point essentiel, aux pratiques et aux coutumes qui en découlent. De manière naturelle, un homme avance par étape et non pas en une seule fois, d’une extrême à l’autre. Pour autant, c’est bien dans cette direction qu’il faut s’orienter. Et, rien ne résiste à la volonté. J’espère que vous me donnerez de bonnes nouvelles de votre progrès, en la matière, de même que de l’influence que vous exercerez, en ce sens, sur vos amis.
B) Vous me dites qu’en travaillant, vous salissez vos Tsitsit. Vous devez, malgré tout, porter un Talith Katan. Du reste, la partie essentielle et la plus longue de votre travail consiste sûrement à faire en sorte que vous ne vous salissiez pas. En outre, vous aurez un second Talith Katan pour la prière, le Chabbat et les fêtes.
C) S’agissant du lieu de la prière et de la façon de prier, tout dépend, bien sûr, des conditions de l’endroit. Vous prendrez donc conseil auprès de ceux qui ont acquis des connaissances, en la matière. Puisse Dieu faire que vous preniez la bonne décision, en conformité avec la ferveur nécessaire à la prière et sa finalité, puisqu’elle est le service de Dieu du cœur, rapprochant l’homme de son Créateur, attirant les bénédictions célestes afin de satisfaire pleinement les besoins de l’homme.
Vous avez sûrement profité des jours de Pourim de la manière qui convient et vous disposez d’un programme établi pour les jours de Pessa’h. Puisse Dieu faire que vous vous renforciez dans le Judaïsme, la Torah, les Mitsvot, au quotidien. Et, comme le dit la Michna, “ l’acte est essentiel ”. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6175
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6175, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat. Nous sommes actuellement dans les jours propices du mois de Nissan, celui de la délivrance. J’ai donc l’espoir que vous me donnerez de bonnes nouvelles, que vous m’annoncerez une amélioration dans tous les domaines. C’est de cette façon que l’on sort d’Egypte chaque jour, que l’on se libère de tout ce qui fait obstacle et constitue un voile. Ceci inclut la santé physique car, selon l’expression du Rambam, “ avoir un corps sain et intègre fait partie des voies de Dieu ”.
Il est sans doute inutile de vous rappeler que plus vous renforcerez votre confiance en Dieu, plus vite et plus largement vous en observerez l’effet. Bien plus, je connais la famille de votre épouse, car nous avons correspondu. Il est donc sûrement tout aussi inutile de lui apporter de longues explications afin de lui démontrer la nécessité de cette confiance et de lui souligner que celle-ci est aisée à obtenir. En effet, quiconque médite, avec les yeux ouverts, peut observer, chaque jour, la Providence et les bienfaits de Dieu. Certes, dans la vie, il y a aussi des problèmes et des difficultés. En effet, nous nous trouvons dans un monde matériel, grossier, inférieur par son état, comme l’expliquent longuement le Tanya et différents textes. Le Créateur accorde donc à chaque Juif et à chaque Juive les forces nécessaires pour ne pas s’en affecter, pour suivre les voies de la Torah au quotidien, avec joie et enthousiasme, pas à pas. Bien plus, la joie et l’enthousiasme, à leur tour, réduisent les difficultés et les obstacles. Et, de la sorte, on peut constater qu’il ne s’agissait, d’emblée, que d’une épreuve. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°6176
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6176, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est écrit, dans le Sidour, que l’on dit, avant la prière(1) : “ Je m’engage à mettre en pratique l’Injonction…(2) ”.
Il n’est nul besoin d’y ajouter la mention : “ sans en faire le vœu ”, puisque l’Admour Hazaken ne l’a pas indiquée. En outre, cela n’a pas de sens, puisqu’il s’agit d’une Mitsva(3). Vous consulterez, à ce sujet, le traité Nedarim 8a et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Yoré Séa, fin du chapitre 203.
Notes
(1) Du matin, chaque jour. (2) “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. (3) Que l’on doit mettre en pratique, en tout état de cause.
Lettre n°6177
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6177, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5718,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Cette personne vous a sûrement transmis mes salutations et ma demande que les garçons et les filles soient séparés dans les classes(1). Par la suite, j’ai appris, avec plaisir, quelles sont vos propres conceptions, en la matière et j’ai pu constater que vous admettez également le principe de cette séparation. Malgré cela, nos Sages disent que “ l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”. En outre, la nature humaine veut que, quand on découvre quelqu’un avec lequel on partage le même avis, on se renforce dans sa conviction que l’issue finale sera positive.
Cette même personne vous a sans doute également rapporté qu’à mon sens, la séparation n’est pas réellement un problème religieux, mais plutôt une question morale et peut-être même pédagogique, que chacun peut admettre. On sait, en effet, les grands préjudices qui ont été causés par l’éducation mixte, du point de vue de la moralité, de l’éducation et, tout simplement, des études. Celle-ci a un effet négatif sur l’attention des élèves(2), sur le temps d’étude et sur les devoirs. En peu de temps, la compréhension s’en trouve atteinte. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Avec des explications convenables et répétées, il est sûrement possible de convaincre ceux qui ont un mot à dire, sur le sujet et qui peuvent améliorer la situation. Puisse Dieu leur conférer le mérite d’accepter pleinement vos paroles et de mettre tout cela en pratique, au plus vite.
Il est dit que “ l’homme est tel l’arbre du champ ”. Quand il est jeune, il peut donc être comparé à une pousse tendre, sur laquelle une simple éraflure peut devenir une énorme malformation, dès que l’arbre parvient à maturité. C’est pour cela qu’il est important d’adapter au plus vite tout ce qui concerne l’éducation. A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction pour un Pessa’h cacher et joyeux, pour une liberté véritable des barrières et des obstacles, de tout ce qui dérange, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°6058 et 6496. (2) Le Rabbi emploie ce terme à la fois au masculin et au féminin.
Lettre n°6178
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6178, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5718,
Brooklyn,
Aux membres de l’association des femmes et jeunes filles
‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée
et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat 2 Nissan, jour de la Hilloula du Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera, avec ce qui y était joint, les comptes-rendus de vos activités pendant les mois de l’hiver. Puisse Dieu faire que ces actions se multiplient, quantitativement et qualitativement, conformément au besoin et à la nécessité du moment. Grande est la récompense de celles qui s’y consacrent. Il n’est pas de mots pour l’exprimer, comme le soulignent différents textes. Il est certain que “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec traîtrise envers Ses créatures ”. Il accorde donc tous les moyens et les forces nécessaires pour assumer pleinement cette mission. Ainsi, les bénédictions se révèlent largement, avec l’intérêt du Saint béni soit-Il, qui dépasse le capital.
“ En ces jours-ci, à cette époque-là ”, comme nous l’ont fait savoir nos Sages, “ c’est par le mérite des femmes vertueuses que nos ancêtres furent libérés ” de leur premier exil. Puisse donc Dieu faire qu’il en soit de même, en notre génération, lors de ce dernier exil. Très bientôt, notre juste Machia’h nous libérera, lors de la délivrance véritable et complète. Alors, s’accomplira la promesse selon laquelle “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°6179
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6179, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5718,
Brooklyn, New York,
A nos frères les enfants d’Israël, partout où ils se trouvent,
que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Chaque fête possède un contenu spécifique et délivre, en conséquence, des enseignements, une leçon, concernant, d’une part, tous ceux qui ont reçu cette fête, à titre personnel et de par leur appartenance au peuple d’Israël et d’autre part, tout le peuple d’Israël en tant qu’entité. Le caractère de chaque fête se reflète et s’exprime dans son nom, ses Mitsvot, ses lois, les coutumes qui lui sont attachées. Or, l’un des moments forts de Pessa’h est défini par le nom que les membres de la grande Assemblée ont assigné à cette fête : “ Temps de notre liberté ”. La Torah, qui est appelée Torah de vie car elle est un guide sur le chemin de la vie, demande à chaque Juif de se remémorer, de revivre la sortie d’Egypte, chaque jour de sa vie.
Selon les termes de nos Sages(1), “ en chaque génération, chaque jour, un Juif doit considérer qu’il a quitté l’Egypte, le jour-même ”. Cette Injonction et cette requête s’appliquent à chaque époque, aussi bien lorsque nous possédions, depuis longtemps déjà, la royauté de la maison de David, lorsque le Temple était construit, que dans les obscures périodes de persécution, ce qu’à Dieu ne plaise. Elles s’appliquent également à chaque Juif, chaque jour. Même si l’on a revécu la sortie d’Egypte hier, on doit le faire encore aujourd’hui(2), puis recommencer demain(3).
En effet, le contenu de la sortie d’Egypte est la libération des entraves, des limites qui se trouvent sur le chemin et qui empêchent d’être ce que l’on doit et de faire ce qui convient. C’est la raison pour laquelle la sortie d’Egypte de la veille n’est pas suffisante, eu égard à la situation et au niveau du jour même, de même que la sortie d’Egypte du jour ne sera pas suffisante pour le lendemain.
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Un réflexion, basée sur les éléments constitutifs du monde qui nous entoure, nous permettra de clarifier et d’affiner ce qui vient d’être dit. Lorsque l’on réunit, positivement, tout ce qui est nécessaire pour pousser, la terre, l’eau, l’air, un végétal se trouve alors “ libéré ” de tous ses “ tracas ” et de ses entraves. Même s’il ne peut quitter l’endroit où il se trouve, même s’il est “ contraint ” d’y demeurer pendant toutes les années de son existence, il n’en possède pas moins la liberté, telle qu’elle est concevable pour un végétal. En tant que tel, il est réellement libre. Un animal, en revanche, même s’il obtient la satisfaction de tous ses besoins, sa nourriture et sa boisson, considérera qu’il est prisonnier dès lors qu’il ne pourra quitter l’endroit où il se trouve. Il se dira que sa situation est terrible, car l’essentiel lui manquera.
Un homme possède un intellect. Même s’il a une totale liberté de mouvement, il sera littéralement emprisonné, si on le prive de sa vie intellectuelle. En pareil cas, il aura perdu l’aspect essentiel de son existence. Et, il en est de même également, dans le monde de la pensée. Celui qui peut atteindre les plus hauts niveaux et qu’on limite à l’univers intellectuel d’un petit enfant, considérera que son ego véritable se trouve dans une amère prison. En consacrant ses années, son intellect, ses capacités, à manger, à boire, à recevoir les moyens de manger et de boire, sans avoir la possibilité de connaître l’élévation, on se place soi-même dans une prison qui est, par différents aspects, beaucoup plus amère et qui a des conséquences beaucoup plus dommageables.
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Chaque Juif possède une âme divine, “ parcelle de Divinité véritable ”. Même si celle-ci s’introduit dans une âme animale et dans un corps, elle reste liée à Dieu, à l’En Sof. Elle aspire donc à la liberté véritable, à sortir d’Egypte, en permanence et sans fin. De ce fait, elle ne peut rester en place. Chaque jour, grâce à l’élévation qu’elle a reçue par la Torah et les Mitsvot, elle se rapproche de l’En Sof et, dès lors, elle ressent profondément que le niveau qu’elle avait atteint hier est, aujourd’hui, déjà l’Egypte, qu’il est donc nécessaire de se libérer(4) et de s’élever(5).
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Dieu fasse que le temps de notre liberté, qui approche, apporte à chacun et à chacune la libération de tous les obstacles et de tous les écueils, physiques, matériels et moraux. Et, que l’on s’élève, dans la joie et l’enthousiasme, de plus en plus haut, jusqu’à connaître, de la manière la plus pleine, ce temps de notre liberté, avec la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya chapitre 47 ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le discours ‘hassidique intitulé : ‘Comme aux jours’, de 5708, explique : ‘Il est dit : ‘comme aux jours de ta sortie d’Egypte’, au pluriel. Depuis la sortie d’Egypte jusqu’à la délivrance future, très bientôt et de nos jours, Amen, nous vivons les jours de ta sortie d’Egypte’. On consultera également le Likouteï Torah, au second discours intitulé : ‘Voici les étapes’. ” (3) Voir une explication, à ce sujet, dans le Likouteï Si’hot, tome 2, page 544. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ L’importance d’y parvenir peut être déduite de la punition infligée à celui qui s’y soustrait. Nos Sages disent, à propos de Nakdimon Ben Gouryon dans le traité Ketouvot 66b et à propos de Rabbi ‘Hanina Ben Teradyon dans le traité Avoda Zara 17b : ‘Il n’a pas fait autant qu’il l’aurait fallu’. ” (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la fin du traité Bera’hot, le Zohar, tome 2, page 134b, le discours ‘hassidique intitulé ‘Si vous marchez dans Mes Décrets’ de 5700, au chapitre 5, qui dit : ‘l’avancement, qui fait la qualité des enfants d’Israël par rapport aux anges, est véritablement infini’. ”
Lettre n°6180
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6180, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Nissan 5718]
Les paroles d’un sage sont gracieuses(1) et vous écrivez : “ Pourim, comme Pourim(2) ”. Vous consulterez les Tikouneï Zohar, Tikoun 21, page 57b et le Torah Or, de l’Admour Hazaken, dans les additifs sur la Meguilat Esther, à la page 121a.
Notes
(1) Ces phrases furent écrites en post scriptum à l’exemplaire de la lettre précédente qui fut adressé au Rav Chalom Sufrin, le Rabbi de Komarno. Voir, à son sujet, la lettre n°6208. (2) Yom Ha Kippourim est Ki Pourim, “ comme Pourim ”, seulement comparé à Pourim.
Lettre n°6181
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6181, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Nissan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après un très long silence, j’ai bien reçu votre lettre du 10 Nissan. Bien entendu, j’ai été désolé d’y lire qu’il n’y a, pour l’heure, rien de nouveau, concernant votre fils, auquel Dieu accordera longue vie. Or, vous ne me donnez aucune explication, à ce sujet et, sauf erreur de ma part, votre fils lui-même ne m’a pas écrit
depuis avant Roch Hachana. En outre, dans la lettre que j’ai alors reçu, il ne m’a rien dit de tout cela. Ne sachant pas exactement la raison de cette situation, j’imagine que votre fils est difficile et qu’il accorde de l’importance aux détails insignifiants. Or, j’en suis surpris. Pourquoi adopte-t-il une telle attitude ? Ne sait-il pas qu’elle va à l’encontre des exigences de notre Torah, Torah de vie ? Bien plus, votre fils a été, pendant de nombreuses années, un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim. Et, dans tous les autres domaines, il met en pratique les enseignements de la ‘Hassidout. Pourquoi, s’agissant de ce point d’une immense importance, de cette Mitsva fondamentale, ne veut-il pas s’y conformer, comme la Torah le demande ?
Bien entendu, je ne veux pas dire qu’il faille se fiancer les yeux fermés, sans savoir comment et quand. Néanmoins, je lui ai parlé de cela il y a très longtemps. Je lui ai également écrit, à ce sujet précisant qu’il devait énergiquement rechercher un bon parti. Depuis longtemps, il aurait pu envisager l’une des propositions qui lui étaient faites, à l’époque, en particulier en notre Terre Sainte, où le nombre de propositions intéressantes est beaucoup plus grand que dans les autres pays. Bien entendu, je ne vous écris pas tout cela pour vous faire souffrir, ce qu’à Dieu ne plaise, mais bien pour vous souligner que si vous-même ou d’autres personnes, avez une influence sur votre fils, vous devez le convaincre de modifier radicalement sa façon d’aborder cette question, conformément à l’enseignement de notre sainte Torah, comme je le disais plus haut.
Si vous souhaitez montrer la présente à votre fils, je ne m’y oppose absolument pas. Je vous en laisse seul juge. Nous nous rapprochons des jours joyeux de Pessa’h et vous avez vu, de vos propres yeux, les bienfaits de Dieu, y compris dans des domaines impliquant de grandes difficultés, bien au delà de la situation à laquelle votre fils est confronté. Puisse donc Dieu faire que ce moment soit propice et que vous puissiez très vite m’annoncer une bonne nouvelle, en la matière. Vous concluez votre lettre en constatant que, chez d’autres également, cela prend du temps. A ma connaissance, c’est le cas, la plupart du temps, pour des raisons que l’on ne contrôle pas. Pour ce qui vous concerne, en revanche, et comme je l’ai dit, j’imagine qu’une certaine pensée fait obstacle, que l’on prend en compte des détails qui n’ont aucune importance. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : J’aurais pu m’adresser directement à votre fils, mais je ne le fais pas, car je ne sais pas pour quelle raison lui-même ne m’écrit plus. Vous lui communiquerez donc le contenu de la présente ou même son intégralité. J’ajoute simplement que je lui adresse ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour qu’il se fiance positivement et très bientôt.
Lettre n°6182
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6182, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Nissan 5718,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, aux comportements généreux,
issu d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu mes précédents courriers, en leur temps. Puisse Dieu faire que tout ce qui y est dit soit, au final, suivi d’effet. En effet, nous vivons dans le monde de l’action. De ce fait, l’étude et la pensée sont grandes précisément quand elles conduisent à cette action. Et, c’est bien là la preuve de l’exactitude de cette étude et de cette pensée.
A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, une liberté véritable, liberté des tracas matériels et des tracas spirituels, de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, avec joie et enthousiasme. Et, vous prolongerez cette liberté et cette joie pendant tous les jours de l’année, ainsi qu’il est dit : “ afin que tu te souviennes du jour de ta sortie d’Egypte, tous les jours de ta vie ”(2). Avec mes respects, ma considération et ma bénédiction, à l’occasion de la fête,
On vient de me transmettre une brochure illustrée, qui m’a été adressée à votre demande. Je vous remercie d’avoir pensé à me l’envoyer, même si je n’ai, bien évidemment, pas encore eu le temps de la consulter.
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, les lettres n°5893 et 6297. (2) Voir les lettres 6161 à 6163.
Lettre n°6183
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6183, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5718,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav A.D.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, la brochure intitulée Chalom, relative à Pessa’h, de même que celle qui la précédait. A l’avenir, vous continuerez sûrement à m’adresser tout ce qui est publié pour les soldats juifs placés sous votre responsabilité. Je vous en remercie d’avance. Je vous adresse des extraits de ce qui a été dit lors de la réunion ‘hassidique, de même qu’une copie de la lettre adressée à tous(2), à l’occasion de la fête de Pessa’h. Tout ceci vous intéressera sûrement et, en outre, pourra vous être utile dans votre travail. De fait, ces propos ont été prononcés dans le but d’attirer l’attention du plus grand nombre de Juifs, y compris, bien évidemment, parmi ceux qui bénéficient de votre influence. Vous saurez donc pénétrer leur cœur.
C’est également là l’un des points du Séder de Pessa’h, au début duquel on réunit les quatre fils. Ceux-ci se répartissent alors en quatre catégories différentes. Puis, à la fin de la soirée, tous répondent en chœur, avec l’enthousiasme qui convient : “ L’an prochain à Jérusalem ”. On sait que Jérusalem symbolise “ la crainte parfaite ”, comme le précise le Midrash Rabba, à la Parchat Béréchit, chapitre 56, paragraphe 10 et comme l’explique longuement l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, dans son Likouteï Torah, partie Devarim, à propos du verset : “ Ils viendront, ceux qui sont perdus dans le pays d’Achour et ceux qui sont repoussés, dans le pays de l’Egypte ”. La majeure partie de ces quatre fils se répartit entre ces catégories(3). Ainsi, “ ils se prosterneront devant Dieu, sur le mont sacré, à Jérusalem ”. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav A.D. Feller. (2) Il s’agit de la lettre n°6179. (3) Toutefois, le Rabbi explique par ailleurs qu’il en existe un cinquième, celui qui ne prend pas la peine d’assister au Séder.
Lettre n°6184
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6184, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Nissan, dans laquelle vous me posez les questions suivantes :
A) Vous avez consacré votre temps à l’étude de notre sainte Torah et vous n’étudiez donc pas la langue anglaise comme il l’aurait fallu. Vous me demandez si cela est judicieux. Vous précisez que vous avez dix sept ans. Il est bien clair qu’il doit en être ainsi. Notre sainte Torah est appelée Torah de vie, parce qu’elle donne la vie non seulement dans le monde futur, mais aussi dans ce monde, ce qui veut bien dire qu’une ardeur et un élan accrus en son étude, et “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”, à la pratique des Mitsvot, constituent la meilleure préparation, la plus adaptée pour gagner sa vie, le moment venu. Vous trouverez sûrement les mots pour expliquer tout cela à vos parents.
B) En tout domaine, l’aide de Dieu est nécessaire. Il serait donc judicieux, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, de prélever quelques pièces pour la Tsédaka. Chaque jour également, y compris pendant le Chabbat et les fêtes, après la prière du matin, vous lirez des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Il serait bon de garder également les études, bien connues, qui portent sur le ‘Houmach et le Tanya. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’étudier la Torah avec crainte de Dieu, de mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Votre deuxième question portait sur le fait que l’on vous a changé de nom, il y a quelques temps. Vous me demandez si vous devez rétablir le précédent et je suis surpris que vous l’envisagiez. Pourquoi changez votre nom actuel, qui est dans la Langue sacrée ?
Lettre n°6185
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6185, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5718,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez votre article qui, selon vous, ne contredit pas la tradition et ne fait que clarifier un point historique. Or, ce qui est imprimé s’adresse au plus grand nombre et l’essentiel est donc la conclusion qu’en tirera le lecteur, même si l’auteur avait une intention pure et positive. Il faut donc se mettre à la place du lecteur(1) et observer ce qui en résulte. Or, nos Sages ont souligné l’importance de faire du bien aux autres, dans le Sifri 24, 19, en précisant que celui qui a perdu une pièce, laquelle a ensuite été trouvée par un pauvre, s’est effectivement acquitté de la Mitsva de Tsédaka, bien qu’il n’en ait nullement eu l’intention. De même, on a permis de donner de la Tsédaka d’une manière intéressée(2). En effet, c’est le bien de l’autre qui est en cause(3).
L’impression du lecteur prenant connaissance de votre article est, malheureusement, d’y voir une réfutation de l’avis couramment accepté par les Rabbanim d’Israël. Il est sûrement inutile de vous rappeler l’usage en vigueur aux Etats-Unis, qui consiste à établir des principes généraux, en pareil cas(4). En l’occurrence, s’il est possible de les critiquer sur un point, on peut également le faire sur tous les autres et l’on est systématiquement en position forte quand on introduit une idée nouvelle. Je vous joins les grandes lignes de ce qui a été dit lors d’une réunion ‘hassidique qui s’est tenue dernièrement. J’espère que ceci vous intéressera et vous sera utile.
A l’occasion de la fête de Pessa’h, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction afin que celle-ci soit cachère et joyeuse, vous apporte une liberté véritable de tout ce qui fait obstacle à la sortie de l’Egypte et de ses limites, comme l’explique la ‘Hassidout. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Textuellement, “ porter les vêtements du lecteur ”. (2) Voir la longue explication du Tséma’h Tsédek, qui est peut-être citée au nom de l’Admour Hazaken, dans le fascicule Yagdil Torah, édité à New York, numéro 36, paragraphe 138. (3) Pour celui qui reçoit de la Tsédaka, rien ne change par le fait que celui qui la lui donne est intéressé. (4) A ne pas en limiter l’application au domaine dans lequel elle a été constatée.
Lettre n°6186
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6186, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5718,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, de même que le livre : “ Le saint grand-père ” et la revue Ma’hanaïm, dans laquelle est publié votre article sur la Alya des ‘Hassidim en Erets Israël et la Alya de ‘Habad. Je vous remercie d’avoir pensé à me les envoyer. Sans doute adresserez-vous également vos autres ouvrages à ma bibliothèque, pour le bien du plus grand nombre.
Puisse Dieu faire que vous vous serviez des capacités que la divine Providence vous a confiées afin de diffuser ce qui concerne la ‘Hassidout, son enseignement et son mode de vie, dans des cercles de plus en plus larges. Il est clair que la diffusion du Judaïsme, en général, est une nécessité. Elle est, en outre, le fondement et le cadre pour la diffusion de la ‘Hassidout. Et, vous connaissez l’importance d’une Mitsva dont on ne peut pas confier l’accomplissement à quelqu’un d’autre, selon le traité Moéd Katan 9a. De façon générale, toutes les Mitsvot n’égalent pas une seule des paroles de la Torah et une Mitsva dont l’on ne peut confier la pratique aux autres contrebalance, à elle seule, l’étude de la Torah, de la manière la plus extrême. Or, peu sont ceux qui sont qualifiés pour diffuser la ‘Hassidout et il s’agit donc bien là d’une “ Mitsva dont l’on ne peut confier la pratique aux autres ”. Celui qui présente une aptitude spécifique, en la matière, doit s’y consacrer avant même de diffuser le Judaïsme, dans son ensemble. En outre, une Mitsva en attire une autre. Il est donc inconcevable qu’un Juif intègre les propos de la ‘Hassidout sans que son monde et son mode de vie se transforment, au final, pour tout ce qui concerne le Judaïsme, la Torah de vérité et ses Mitsvot(2).
A l’occasion de la fête des Matsot, qui approche, pour nous et pour tout Israël, d’une manière positive, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction afin que celle-ci soit cachère et joyeuse, vous apporte une liberté véritable, liberté de tous les tracas, matériels et spirituels, de tout ce qui fait obstacle à un service de Dieu joyeux et enthousiaste. Vous maintiendrez cette liberté et cette joie pendant tous les jours de l’année. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Comme à mon habitude, j’ai aussitôt feuilleté votre livre. A l’issue d’un examen rapide, je formulerai les remarques suivantes :
Au début du livre, page 15 : Le décès du Baal Chem Tov fut un mercredi, selon une causerie de mon beau-père, le Rabbi, du 20 Kislev 5693(3). Ce fut donc le 6 Sivan.
A la fin, page 234 : S’agissant de ce riche, vous consulterez le long récit qui figure dans la causerie de Chemini Atséret 5696(4) et le dicton du Maguid de Mézéritch, à ce sujet.
Notes
(1) Le Rav I.Alfassi. (2) La diffusion de la ‘Hassidout conduit donc bien à celle du Judaïsme, dans son ensemble. (3) 1932. Likouteï Dibbourim, tome 2, page 214. (4) 1935, du précédent Rabbi. Séfer Ha Si’hot 5696, page 29.
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