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Iguerot Kodesh — lettres 6147 à 6166

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6147

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6147, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Adar, dans laquelle vous me décrivez l’état d’esprit de votre épouse, à laquelle Dieu prêtera longue vie. Celle-ci est parfois triste. Or, vous pourrez sûrement lui expliquer la nécessité de placer sa confiance en le Créateur du monde(1), Qui le dirige et Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune. Il n’est pas d’endroit dans lequel Il ne soit. Dès lors, comment imaginer qu’un Juif ou une Juive soient tristes, alors qu’ils se trouvent à proximité immédiate d’un grand Roi, Qui est bon, d’une bonté véritable ? Il est donc bien clair qu’il n’y a rien à craindre, qu’il n’y a pas lieu d’être soucieux, quand on se trouve dans les quatre coudées du Roi. Vous devez comprendre cette image. Et, bien plus, il n’y a nullement là une image, car il en est réellement ainsi et la réalité est même infiniment plus grande que tout cela, puisque, selon le cantique bien connu(2), “ Nul n’est comparable à Toi ”.

Il serait bon d’étudier également les passages du saint Tanya traitant du rejet de la tristesse. Sans doute pourrez-vous lui expliquer tout cela. Vous ferez également vérifier les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont conformes aux exigences de la Hala’ha. Et, votre épouse respectera l’usage des femmes juives vertueuses qui consiste à prélever de la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Vous-même donnerez de la Tsédaka chaque jour de semaine, avant la prière du matin. Vous me demandez si vous devez changer de demeure. De façon générale, il convient, en la matière, de tenir compte de l’avis de la femme, maîtresse de maison. Il est dit qu’un foyer agréable confère à l’homme la largesse d’esprit. Il ne faudra donc pas s’affecter, si vous devez contracter des dettes, jusqu’à un montant moyen, car, telle est la règle, dans le monde.

Vous participez sûrement aux activités de diffusion des sources(3) à l’extérieur. Et, de temps à autre, vous augmentez cet engagement, car nous avons reçu l’Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Voir la lettre précédente, adressée à l’épouse elle-même. (2) De la prière du Chabbat matin. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6148

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6148, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Nissan 5718,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre

aux besoins communautaires, aux multiples réalisations,

le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat. Sans doute avez-vous déjà reçu ma réponse à vos précédents courriers. Toutefois, j’observe, dans votre lettre, une contradiction entre le début et la fin. En effet, vous commencez par me parler des rassemblements, des réunions ‘hassidiques, des discours, de la proximité des cœurs qui en a résulté. Puis, vous concluez en me disant que rien ne va. Or, depuis plusieurs années déjà, on est habitué à l’obscurité intense et profonde de cette période du talon du Machia’h. Pour autant, cette situation doit elle-même rester limitée, car l’infini existe uniquement dans le domaine du bien et de la sainteté. Il n’a pas son équivalent de l’autre côté. Je veux dire que vous devez prendre une feuille de papier, y décrire la situation difficile dans laquelle vous vous trouviez, il y a deux ou trois ans et celle que connaît cette institution(2), à l’heure actuelle. Vous constaterez une évolution qui, selon les voies de la nature, n’avait pas lieu d’être. Et, je ne mentionnerai que deux points survenus dernièrement :

A) Une subvention de quatre mille cinq cents livres a été accordée pour la construction, lors de la réunion de la conférence de Rome, alors qu’ici, il avait été décidé de ne pas donner un cent, pour ce projet. En outre, à Rome, aucune démarche n’a été faite, selon les voies de la nature, pour qu’un accord soit donné à une position diamétralement opposée à la précédente.

B) Vous dites, dans votre lettre, que la famille Lieber a donné tout le montant dont la Yechiva avait besoin pour financer la construction. Or, même dans votre situation actuelle de découragement, qui n’a pas lieu d’être, je me demande si vous pouvez trouver une explication naturelle à la manière dont cela s’est passé.

En fait, ces preuves ne sont données qu’à titre complémentaire. En effet, un enseignement clair a déjà été énoncé, selon lequel tout ce qui affaiblit l’action liée à la Torah et aux Mitsvot trouve sûrement sa source dans le mauvais penchant, comme l’établit le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan, c’est-à-dire en ce qui est l’opposé de la volonté du Roi suprême, le Saint béni soit-Il. Or, comme l’expliquent le Kountrass Ou Mayan et de nombreux textes, celui qui refuse de s’abuser lui-même sait qu’il existe une alternative : “ Etes-vous à nous…(3) ? ”. Du point de vue de la volonté, à la différence de l’intellect, le fait qu’une réalisation soit ardue ou bien qu’elle soit aisée d’un bout à l’autre n’entre nullement en ligne de compte. Bien entendu, mon but n’est pas de vous faire un discours, mais bien de clarifier la situation. Le découragement prend sa source dans les avances et les stratagèmes du mauvais penchant. Or, tout comme on lutte contre lui et contre ses attaques, quand celles-ci portent sur une Mitsva de la Torah, au sens littéral, ce qui doit être une évidence pour vous, il doit en être strictement de même pour ce qui fait l’objet de notre propos.

Bien évidemment, cela ne signifie pas que le fonctionnement des institutions ‘Habad en Australie soit parfait, qu’il ne soit pas possible d’améliorer ou d’ajouter. Une telle perfection n’est pas concevable, dans notre monde, après la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Et, comme vous le savez, il est demandé non seulement de faire un effort, mais aussi que celui-ci prenne la forme qui convient. On doit donc, en permanence, rechercher les carences et s’employer à les combler, à y remédier. A l’opposé, le découragement et l’abattement ne sont d’aucune utilité et ils ne vous sauveront pas, pas plus que ce que vous m’écrivez.

Votre présente lettre et la précédente semblent indiquer que vous avez désormais adopté une position extrême, selon laquelle vous ne pouvez vous en remettre à personne, pour l’action la plus accessoire comme pour la plus fondamentale. Or, si vous ne parvenez pas à tout accomplir, c’est la preuve la plus tangible que vous ne pouvez assumer toutes ces tâches. Et, il est, bien entendu, exclu de confier les tâches les plus secondaires ou bien celles qui font appel à la langue du pays à d’autres personnes. Ainsi, votre conception a la conséquence immédiate suivante. Vous ne sollicitez le conseil de personne, car, l’alternative est telle que si vous savez ce qu’il y a lieu de faire, vous n’avez pas besoin du conseil des autres et si votre compréhension ne vous permet pas d’aboutir à une conclusion, à quoi vous servirez leur raisonnement ? Il est clair que tout cela n’a pas de sens. En effet, la Michna établit que “ Il n’en est qu’Un Qui puisse juger seul ”. Il n’est nul besoin de le démontrer, tant cela est évident et se vérifie concrètement, à chaque pas.

Puisse Dieu faire que vous reconnaissiez la vérité, que vous compreniez que vous pouvez exister sans remettre en cause l’existence des autres, que l’un complète l’autre, que nul ne doit être découragé parce qu’il a besoin d’être conseillé ou orienté, parce qu’il lui faut parfois corriger une erreur. Il n’y a pas du tout lieu d’abandonner le travail à cause de cela, bien au contraire. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz qu’au final, vous mettrez tout cela en pratique, avec joie et enthousiasme. Et, vous redoublerez d’ardeur dans la bonne part qui vous a été confiée par la divine Providence, puisque vous êtes l’un de ceux qui dirigent la diffusion des sources(4) dans votre pays, l’Australie. Puisse Dieu faire que ceci s’accomplisse, avec une joie et un enthousiasme profonds et véritables, en bonne santé. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour me donner de bonnes nouvelles au plus vite,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°5961. (2) La Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Melbourne. (3) Ou bien appartenez-vous à l’autre côté ? (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6149

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6149, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Nissan 5718,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch,

en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre compte-rendu du 24 Adar et je réponds, par la présente, à vos questions :

A) Quand un conseil ou une instruction sont donnés d’ici, cela ne signifie pas, c’est une évidence, qu’il faille y consacrer une somme et des forces immenses, au delà de toute limite. Quand on prend un engagement, on doit le tenir à l’échéance convenue. Il faut donc exclure l’engagement qui n’aurait pas de limites.

B) Il résulte de ce qui vient d’être dit que, s’agissant des voyages dans les Kibboutzim, par exemple, de la fixation de cours et de la création d’écoles, une limite doit être introduite, en fonction de ce principe, comme pour toutes les actions de l’homme.

C) A l’opposé, l’engagement à une collecte spécifique, couvrant la moitié du coût de la réunion de la jeunesse, reste valable. Je suis surpris que vous n’ayez pas encore reçu ce montant, de la part de la caisse chargée de cette collecte. Peut-être y a-t-il une insuffisance passagère de cette caisse.

D) Concernant l’action dans le domaine de l’éducation, il me semble avoir dit ici au ‘Hassid, Rav I.G.(1) et avoir écrit que ceci concerne(2) avant tout les personnes qui pour l’heure n’ont pas de moyen d’assurer leur subsistance, ou bien se trouvent à la croisée des chemins(3). En revanche, il ne s’agit pas, pour cela, d’abandonner un moyen sûr de gagner sa vie, a fortiori s’il permet d’assurer largement ses besoins. Au moins dans un premier temps, une telle éventualité est exclue. De fait, pour l’heure, on n’a pas encore mobilisé ceux qui n’assurent pas encore leur propre subsistance ou bien qui ont un choix à faire.

E) Si l’on tient compte du temps de travail, jusqu’à maintenant, il serait bon que vous teniez une réunion, que l’on établisse un bilan de ce qui a été accompli, ces dernières années et de ce qui en a résulté. Vous connaissez le dicton(4) que mon beau-père, le Rabbi, avait coutume de citer : “ Le passé délivre un enseignement pour l’avenir ”. Avec la réflexion qui convient, vous trouverez sûrement le moyen d’ajouter certains points à votre programme et à vos projets de développement, à l’avenir. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée de diffusion des sources(5), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur,

Notes

(1) Le Rav Its’hak Gansburg. Voir, à son sujet, les lettres n°5884 et 6064. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5951. (3) C’est parmi eux qu’il convient de recruter les professeurs du réseau Ohaleï Yossef Its’hak. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5811. (5) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6150

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6150, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos de vos relations avec votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie. Vous connaissez la décision de notre sainte Torah, Torah de vie, selon laquelle, pour soi-même et dans ses relations avec les enfants d’Israël, on doit emprunter des voies agréables et des chemins de paix. Et, vous connaissez l’enseignement qui dit que l’on doit toujours rapprocher l’autre, de la main droite.

Si, pour une quelconque raison, on doit montrer à quelqu’un que le comportement adopté jusqu’alors ne convenait pas du tout, il est de nombreuses façons de le faire, c’est bien évident. Puisse Dieu vous accorder de concevoir d’elle, très prochainement, beaucoup de satisfaction véritable, satisfaction juive et ‘hassidique.

Lettre n°6151

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6151, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre express de la veille de Roch ‘Hodech Nissan. De façon générale, l’idée d’acquérir une maison ayant plus d’une habitation, est judicieuse, pour une raison évidente. Les dépenses de logement sont alors beaucoup moins importantes, d’autant qu’en général, il y a aussi, en pareil cas, un grand garage.

Vous évoquez le risque que la seconde habitation reste inoccupée pendant un certain temps. Il faut vérifier si celui-ci est fondé, en fonction des conditions du quartier dans lequel se trouve cette maison. Puisse Dieu faire, quelle que soit la solution adoptée, que tout ceci soit pour le bien, un bien visible et tangible. Vous distribuerez sûrement de la Matsa Chemoura, conformément à la causerie bien connue traitant de ce sujet. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Lettre n°6152

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6152, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[2 Nissan 5718]

Je fais réponse à votre lettre, sollicitant une bénédiction pour l’étude et la crainte de Dieu. J’espère que, de votre côté, vous mettrez en pratique les Injonctions de notre sainte Torah, en l’étudiant avec élan et ardeur. De la sorte, s’accomplira la promesse de Dieu selon laquelle “ celui qui fait des efforts les verra couronnés de succès ”. Plus vous redoublerez d’élan et d’ardeur, plus la réussite sera grande, surtout si vous persuadez vos amis d’en faire de même(1). En effet, le comportement du Saint béni soit-Il est “ mesure pour mesure ”(2), mais en proportion largement accrue, de sorte que Sa récompense est bien plus grande.

Vous respectez sûrement l’usage qui consiste à lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin. En outre, vous donnerez de la Tsédaka, de temps à autre, en particulier en un moment propice, c’est-à-dire, chaque jour de semaine, avant la prière du matin.

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre est sûrement un élève de Yechiva. (2) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°6153

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6153, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos d’un jeune homme qui désire se rendre aux Etats Unis, afin d’y poursuivre sa scolarité et d’achever ici l’école secondaire. Or, il a quatorze ou quinze ans et il est bien évident qu’un jeune garçon de Terre Sainte venant ici à la Yechiva Tom’heï Temimim ne recevra pas une telle formation. En outre, on connaît la décision hala’hique du Rambam, en la matière, qui est citée dans ses lois des rois. Il y aurait donc là un écart pour les élèves se trouvant ici et, encore plus clairement, pour ceux qui sont en Terre Sainte. Autre point, qui est essentiel également, même pour ceux des élèves de Terre Sainte qui se distinguent, pour le bien, de ce jeune homme, je n’ai pas accepté le principe d’un voyage ici. L’expérience a, malheureusement, fait la preuve, que cette crainte était fondée, à l’exception

de quelques cas. En tout état de cause, il est clair que cela n’est nullement souhaitable à quatorze ou quinze ans. Si ce jeune homme le désire réellement, il pourra intégrer la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, c’est-à-dire une institution ‘Habad de Terre Sainte. C’est une évidence.

Vous préparez sûrement les élèves, de la manière qui convient, aux jours de Nissan qui approchent. De même, vous avez mené une action pour les jours de Pourim et, plus généralement, de Adar. Puisse Dieu faire que votre effort soit récompensé et que vous formiez des élèves, une descendance bénie de Dieu. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Lettre n°6154

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6154, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la lettre du 27 Adar, qui a été écrite pour vous. Il y est dit que vous évoluez dans un milieu non pratiquant et vous craignez donc l’influence que cet environnement pourrait exercer sur vous, sur votre étude de la Torah, sur votre pratique des Mitsvot. En fait, le contraire est vrai. Vous êtes dans l’armée. Or, une pratique encore plus scrupuleuse de la Torah et des Mitsvot, en général, de tout ce qui est lié à la sainteté, en particulier, incombe, précisément, à ceux qui sont dans cette situation. Bien plus, de ce comportement judicieux, conforme à ce qui vient d’être dit, dépend non seulement le sort d’une certaine personne, mais aussi celui de toute l’armée, en général, ainsi qu’il est dit (Devarim 23, 15) : “ Ton campement sera saint et l’on n’y verra pas d’abomination ”. En effet, si c’était le cas : “ Il se détournerait de Toi ”, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, vous consulterez les commentateurs de la Torah, à cette référence. Dieu attend tout cela de vous et il est donc certain que vous pouvez mettre Ses Injonctions en pratique.

Il serait bon que vous preniez contact avec les jeunes de l’association ‘Habad qui ont été dans l’armée. Ceux-ci vous indiqueront comment intensifier votre pratique de la Torah et des Mitsvot. Et, rien ne résiste à la volonté. Vous connaissez sûrement la pratique qui consiste à lire des Tehilim selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin. De même, chaque jour de semaine, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6155

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6155, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi dans laquelle vous m’écrivez que, depuis votre jeune âge, vous êtes isolé. Or, vous vivez difficilement cette solitude. Il est pourtant clair qu’il dépend, pour une large part, d’un jeune homme se trouvant à la Yechiva Tom’heï Temimim, dans une classe constituée de plusieurs jeunes gens du même âge que lui, d’entretenir des liens d’amitié avec eux. Bien entendu, ceci ne peut pas se substituer totalement au foyer parental(1), mais peut, en revanche, venir en aide, pour une large et importante part, afin de traverser cette période de quelques années, jusqu’à ce que vous structuriez votre vie familiale(2), avec l’aide de Dieu.

Dans une telle situation, on peut également trouver de l’aide dans les actions positives qui sont menées en direction de son prochain. De la sorte, on ressent, au fond de son âme, le lien qui existe entre les Juifs. Même si, au début, ce sentiment ne s’exprime pas pleinement, il devient effectif, au final et, s’il en est ainsi pour tous les Juifs, combien plus est-ce le cas pour celui qui se trouve dans un environnement ‘hassidique, qui participe à des actions menées au profit de la ‘Hassidout. Que Dieu vous accorde le succès d’intensifier votre élan et votre ardeur en notre Torah, dont “ les voies sont des voies agréables ”, pénétrées de lumière et de vitalité ‘hassidiques. De la sorte, vous ressentirez concrètement le dicton(3) que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi : “ Grâce à la ‘Hassidout, on ne se sent pas seul ”. A un stade plus élevé, on ressent même la proximité et l’amitié. Je vous adresse ma bénédiction à propos de tout ce qui vient d’être dit et également pour votre anniversaire, dont vous m’avez fait part. Vous aurez donc une année de réussite, en tous vos besoins, spirituels et matériels. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Peut-être le destinataire de cette lettre avait-il perdu ses parents, étant enfant. (2) Jusqu’au mariage. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4950.

Lettre n°6156

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6156, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, puisque vous me dites que votre état de santé est meilleur. Puisse Dieu faire que vous recouvriez vos forces prochainement et que vous célébriez les fêtes qui arrivent, pour la paix, en bonne santé et avec une largesse d’esprit véritable.

Vous citez également cette jeune femme, à laquelle Dieu accordera longue vie. En un moment propice, je mentionnerai son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’elle obtienne la satisfaction de ses besoins, en général, une bonne santé et un parti qui lui convienne réellement, en particulier. Vous me faites part de ses problèmes de santé(1). Nous devons toutefois nous en tenir à ce que dit notre Torah, Torah de vie, selon laquelle cette Mitsva(2) est très importante. Elle est même la première qu’elle énonce. Or, nos maîtres soulignent que l’ordre dans lequel la Torah est présentée en est partie intégrante et il délivre également un enseignement. En l’occurrence, cette jeune fille craint Dieu et elle est pudique, ce qui se reflète également dans son comportement. Dieu lui accordera donc la réussite de bâtir un foyer juif, un édifice éternel et d’avoir une descendance bénie de Dieu. Que le Tout Puissant fasse qu’il en soit ainsi et que, dans son entourage, on oublie complètement ce qui s’est passé, qu’il n’en subsiste aucune trace et qu’elle donne de bonnes nouvelles de son installation(3).

A l’occasion des jours de Pessa’h, qui approchent, je conclus ma lettre par une bénédiction pour que cette fête soit cachère et joyeuse, pour vous et pour tous les membres de votre famille, auxquels Dieu accordera longue vie. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Cette jeune femme avait été victime d’une subite crise de nerfs. Par la suite, cette crise avait disparu sans laisser de trace. (2) Celle de se marier, malgré les antécédents médicaux, en l’occurrence. (3) De son mariage.

Lettre n°6157

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6157, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Après un long silence, votre lettre du 2 Nissan m’est parvenue et celle-ci n’établit pas clairement pour quelle raison vous n’avez pas donné de vos nouvelles, pendant toute cette période. Vous faites référence à l’environnement dans lequel vous évoluez actuellement et vous me dites à quel point celui-ci est différent de ce que vous avez connu à Montréal. Il est sûrement inutile de vous expliquer longuement qu’un tel constat doit conduire ceux qui comprennent la valeur de la Torah et des Mitsvot et se trouvent dans un endroit frappé d’autant de carences morales que ce que vous décrivez, à s’investir, avec vitalité et énergie, de la manière la plus large, à faire tout ce qui est possible pour modifier une telle situation, pour la conduire, peu à peu, vers l’autre extrême. Et, qui sait ? Peut-être est-ce là la raison essentielle pour laquelle vous et votre mari devez assurer votre subsistance matérielle en cet endroit. En effet, c’est là que se trouve votre subsistance morale, grâce aux actions que vous mènerez afin d’améliorer la situation, dans le domaine spirituel.

Vous connaissez la lettre(2) de mon beau-père, le Rabbi, au nom de son grand-père, le Rabbi Maharach, dont le mérite nous protégera, selon laquelle Dieu peut accorder la subsistance matérielle en n’importe quel endroit. Il est donc inconcevable que vous ne puissiez agir, là où vous vous trouvez. Combien plus en est-il ainsi pour quelqu’un qui a eu le mérite de connaître l’enseignement de la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques, d’obtenir la bénédiction et l’aide de nos maîtres, afin de connaître la réussite dans l’action de diffusion du Judaïsme et de tout ce qui le concerne.

En conséquence, indépendamment de la question de votre installation par la suite, qui, en tout état de cause, ne concerne pas cet été, au cours duquel vous resterez sûrement sur place, vous devez, à mon avis, commencer, avec la bonne volonté qui convient, à rechercher les moyens de diffuser le Judaïsme, vous-même et votre mari. A n’en pas douter, s’accomplira, en la matière, l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”. Il est impossible de mesurer le mérite que tout cela représente et, de fait, même si vous étiez encore à Montréal, il serait justifié de venir vous installer en cet endroit, afin d’y accomplir tout cela. En l’occurrence, vous vous trouvez d’ores et déjà sur place et qui sait ? Si vous y mettez en pratique la mission consistant à diffuser les sources(3), peut-être frayerez-vous le chemin pour quitter cet endroit “ avec un large butin ”, selon les termes du verset, c’est-à-dire avec de nombreuses réalisations pour le Judaïsme et pour la ‘Hassidout, afin de partir ailleurs.

Je passe outre à la file d’attente pour vous envoyer cette lettre, dans l’espoir que les lignes ci-dessus aient leur effet, que vous commenciez à exercer une influence sur votre entourage, en particulier pour ce qui concerne Pessa’h. Que Dieu vous accorde la réussite. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Publiée dans ses Iguerot Kodech, tome 7, lettre n°1883. Voir aussi tome 5, lettre n°1312 et tome 9, lettre n°2930. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6158

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6158, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me parlez d’une certaine personne en précisant que vous n’avez plus de mots pour dialoguer avec elle. Vous comprendrez que cette affirmation contredit votre conclusion, énoncée par la suite, selon laquelle vous n’avez pas changé d’attitude. En effet, il n’est de vérité que la Torah et ses enseignements. Or, l’un de ceux-ci précise que chaque Juif désire mettre en pratique ce qui est dit dans la Torah. Toutefois, certains sont victimes de leur mauvais penchant et, en la matière, la contrainte peut être efficace, puisqu’elle supprime les pressions que celui-ci exerce.

Parfois, la contrainte qui s’exprime par la parole se révèle plus efficace que celle qui a recours à d’autres moyens et, bien entendu, elle est plus agréable. Tant que l’attitude de cette personne n’est pas modifiée, c’est la preuve tangible qu’on ne lui a pas parlé, qu’on ne s’est pas adressé à elle. Nos Sages expliquent que la Mitsva de formuler des reproches à son prochain va jusqu’à la réprimande, jusqu’à la malédiction, jusqu’à la flagellation. Telle est la Hala’ha, établie par la partie révélée de la Torah. Combien plus en est-il ainsi si l’on veut dépasser la ligne de la Loi, d’après l’enseignement profond de la Torah. Il est bien clair qu’au final, nul ne sera définitivement écarté, d’autant que la fin de l’exil approche et que chacun doit donc être entièrement méritant, ce qui veut dire que le mal sera séparé du bien, de sorte qu’un côté soit entièrement positif. Il est donc une certitude que l’on peut convaincre cette personne.

Lettre n°6159

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6159, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Nissan 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements, le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 4 Nissan, avec ce qu’elle contenait. Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. J’ai également reçu, en leur temps, des nouvelles des célébrations joyeuses de nos amis, les ‘Hassidim, à Miami(2), de l’enseignement public du Tanya qui a été fixé dans cet endroit. Avant de le quitter, vous nommerez sûrement un remplaçant afin de renforcer tout cela. Bien plus, il nous est demandé non seulement de renforcer, mais aussi de développer ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Or, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec traîtrise envers Ses Créatures ” et Il nous demande de mener une telle action. Il accorde donc, d’emblée, les moyens de mettre Son Injonction en pratique. Tout dépend donc de celui qui suggère. En l’occurrence, on m’a décrit, de là-bas, l’impression qu’a faite votre cours de Tanya. Si vous correspondez avec ceux qui s’occuperont de ce cours, si, de temps à autre, vous en soulignez l’importance et la nécessité, j’ai bon espoir et je suis sûr que vous réussirez. De fait, l’assurance a été donnée que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur.

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, liberté des tracas matériels et des tracas moraux, de tout ce qui empêche de servir Dieu avec joie et enthousiasme. Puis, cette liberté et cette joie se poursuivront tout au long de l’année, d’autant que le service de Dieu, comme l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’étend à tout ce qui concerne l’homme, à l’ensemble de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais Le ”. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête et pour donner de bonnes nouvelles, pour de longs jours et de bonnes années,

Notes

(1) Le Rav N.Telushkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, les lettres n°6056, 6270 et 6416. (2) Où le Rav Telushkin passait sans doute quelques temps, peut-être parce qu’il était invité à l’une de ces célébrations joyeuses.

Lettre n°6160

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6160, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Nissan 5718,

Brooklyn,

A madame Shula Shifra(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu votre lettre avec plaisir. Vous me décrivez le repas de Pourim dans tous les groupements des femmes ‘Habad(2). Dieu fasse que la réunion de tous ces groupements à la fois et celle de chaque groupement en particulier en rapprochent tous les membres, de plus en plus clairement. Selon l’expression bien connue, “ qu’ils forment tous une assemblée pour accomplir Ta Volonté avec un cœur entier ”. L’immense récompense de toutes celles qui font des efforts, en la matière, est précisée par notre sainte Torah, Torah de vie.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en la mission sacrée qui consiste à renforcer et à diffuser, de plus en plus largement, le Judaïsme pénétré de la clarté et de la chaleur de la ‘Hassidout. Je souhaite une fête de Pessa’h cachère et joyeuse à toutes les participantes et aux membres de leur famille. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Madame S. S. Katsnelenboygen, de Cleveland. Voir, à son sujet, la lettre n°3888. (2) Vraisemblablement des différents quartiers de Cleveland.

Lettre n°6161

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6161, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5718,

Brooklyn, New York,

A chacun et à chacune de ceux qui résident à Kfar ‘Habad,

fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi dont le mérite

nous protégera, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis abondamment,

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, j’adresse, par la présente, ma bénédiction à chacun et chacune d’entre vous pour une fête cachère et joyeuse, un temps de notre liberté, une liberté véritable. Vous prolongerez cette liberté et cette joie tout au long de l’année. Bien plus, le service de Dieu, comme l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’étend à tout ce qui concerne l’homme, tout au long de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”(1). Prochainement, très bientôt et de nos jours, s’accomplira la promesse selon laquelle : “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h. Je vous adresse ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, avec une largesse véritable et pour un été en bonne santé et dans la joie.

J’ai transmis de la Matsa Chemoura par le grand Rav et ‘Hassid qui craint Dieu, Rav C.Z.(2), auquel Dieu accordera longue vie, rabbin de la ville et je lui ai demandé de la distribuer aux habitants de Kfar ‘Habad, avec la participation du comité général de Kfar ‘Habad et de son comité moral. Puisse Dieu faire que ceci exerce pleinement son effet, celui que peut avoir “ l’aliment de la foi ” et “ l’aliment de la guérison ”.

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°6159. (2) Le Rav Chnéor Zalman Garelik. Voir, à son propos, la lettre n°6190.

Lettre n°6162

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6162, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5718,

Brooklyn, New York,

Aux membres de la sainte communauté Chouva Israël et,

à leur tête, au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zeev Chlita(1),

Je vous salue largement et vous bénis abondamment,

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, j’adresse, par la présente, ma bénédiction à chacun d’entre vous, de même qu’aux membres de sa famille, auxquels Dieu accordera longue vie, pour une fête cachère et joyeuse, un temps de notre liberté, une liberté véritable. Vous prolongerez cette liberté et cette joie tout au long de l’année. Bien plus, le service de Dieu, comme l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’étend à tout ce qui concerne l’homme, tout au long de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”(2). J’ai demandé que l’on adresse d’ici à votre communauté, suffisamment tôt, de la Matsa Chemoura, de sorte que chacun en reçoive au moins deux Kazaït(3). J’espère que vous l’avez reçue à temps.

Puisse Dieu faire que ceci exerce pleinement son effet, l’effet que peut avoir l’aliment de la foi et l’aliment de la guérison. Comme l’expliquent nos Sages, au traité Roch Hachana 11b, à propos du verset : “ Ils sont protégés ”, “ c’est en Nissan qu’ils ont été libérés et en Nissan qu’ils le seront ”. Le Protecteur d’Israël accomplira, très bientôt et de nos jours, les termes de la promesse selon laquelle : “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”. Et, comme l’explique mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Comme aux jours de Ta sortie ”, de 5708(4), il est ici question des “ jours ”, au pluriel, c’est-à-dire de tous les jours s’écoulant depuis la sortie d’Egypte jusqu’à la délivrance future. C’est alors que “ Je te montrerai des merveilles ”, par notre juste Machia’h. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav Z.Greenberg, de Buenos Aires. Voir, à son sujet, la lettre n°5940. (2) Voir la lettre précédente. (3) Soit une soixantaine de grammes. (4) 1948.

Lettre n°6163

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6163, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 2 Nissan, date de la Hilloula du Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera. Vous m’écrivez que vous avez vendu votre affaire et que, pour l’heure, vous ne pouvez pas formuler de propositions concrètes(1). A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement que le découragement et la tristesse sont interdits, de façon générale et encore plus clairement dans ce domaine, comme l’expliquent notre sainte Torah, Torah de vie et surtout les livres de ‘Hassidout. Bien plus, c’est, au contraire, en raffermissant sa confiance que l’on redouble d’ardeur pour trouver une manière nouvelle, positive et plus large de gagner sa vie, en un bien visible et tangible.

J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous apportez votre aide et votre concours aux saintes institutions et aux domaines d’activité de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous continuerez sûrement à le faire, à l’avenir et vous vous y emploierez même de manière accrue. Toutefois, comme je l’ai entendu quelques fois de mon beau-père, le Rabbi, quand on agit au profit de ces institutions et de ces réalisations, il est indispensable de recevoir un salaire. Certes, la dimension profonde et essentielle d’une telle activité, celle à laquelle on doit se consacrer avec vitalité, ne peut pas être évaluée en termes financiers. Pour autant, le temps que l’on y consacre et, plus encore, la nécessité de connaître le calme de l’esprit, afin que rien ne fasse obstacle à cette activité, rend nécessaire le versement du salaire qui convient. Et, vous connaissez, à ce propos, les récits(2) du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi. A mon sens, vous devez maintenant consacrer votre temps à venir en aide à ces institutions. Vous définirez cet effort et cet aide, ses modalités et son temps, avec le Rav. Vous fixerez également le montant de votre salaire qui, comme je l’ai dit, est nécessaire pour que l’on connaisse la réussite. En tout état de cause, vous conserverez un peu de temps libre, chaque jour, afin de maintenir également une activité commerciale, que vous n’abandonnerez pas. Dieu vous conduira sur la voie qui sera bonne pour vous, d’un bien visible et tangible.

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, une liberté véritable, liberté des tracas matériels et des tracas moraux, de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, avec joie et enthousiasme. Vous prolongerez cette liberté et cette joie tout au long de l’année. Bien plus, le service de Dieu, comme l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’étend à tout ce qui concerne l’homme, tout au long de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”(3). Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Concernant l’avenir professionnel. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3659. (3) Voir les deux lettres précédentes.

Lettre n°6164

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6164, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie et votre situation familiale actuelle. Vous me demandez mon avis sur les points suivants :

A) Votre mari travaille à la compagnie d’électricité et, simultanément, il est entrepreneur. Or, il lui est difficile de cumuler ces deux fonctions. Il envisage donc de démissionner de la compagnie d’électricité afin de se consacrer à la construction. A mon avis, le moment n’est pas propice pour un tel changement. En outre, son travail à la compagnie d’électricité lui ouvre sûrement des droits particuliers, par exemple pour la retraite et pour l’assurance. Pour autant, il faut trouver un moyen d’alléger sa charge de travail. Cela sera sans doute plus aisé dans le domaine de la construction, en se faisant aider ou bien en étalant les chantiers et leur développement sur une période plus longue

B) S’agissant du temps que votre mari consacre à l’étude de la Torah, il est bien évident qu’il y a là une nécessité pour chaque Juif. Combien plus une bénédiction spécifique de Celui Qui crée le monde et donne la Torah est-elle nécessaire pour effectuer un ajout, dans ce domaine comme dans tous les autres. Vous m’écrivez qu’il ne peut pas trouver de compagnon d’étude, dans votre entourage. Pourtant, si vous le recherchez de la manière qui convient, vous trouverez sans doute une ou deux personnes. En outre, s’il apprend avec quelqu’un une ou deux fois par semaine, il pourra ensuite le faire seul, les autres jours. En effet, l’étude de la Torah est une nécessité quotidienne et, le Chabbat, celle-ci doit, en outre, être accrue.

C) Vous me dites que le mode de vie de votre fils aîné, à l’heure actuelle, n’est pas convenable, non pas du fait de son entourage ou bien par manque d’intérêt pour son avenir, mais, plus précisément, comme vous l’interprétez, parce que, selon lui, il n’a pas réussi ses études, dans le passé. Vous trouverez sûrement les mots qui vous permettront de lui expliquer qu’une telle pensée est interdite. En effet, la conscience de ne pas réussir le conduit au contraire de l’empressement, à la carence pour ce qui est de son installation. Bien plus, ce sentiment n’est pas fondé. En effet, l’absence de succès dans un certain domaine ne peut nullement justifier ou causer le découragement, car on peut très bien obtenir une réussite hors du commun dans d’autres domaines. Bien plus, ce manque de réussite peut s’expliquer par une cause accessoire, qui ne dépend pas de l’homme. Le Créateur du monde accorde à chacun les forces et les capacités nécessaires pour avoir une vie organisée. Pour autant, Il nous a précisément ordonné et enseigné que : “ l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. Bien entendu, pour qu’il soit plus aisé à votre fils de s’engager sur une voie droite et utile, il serait bon qu’il intègre au plus vite un Kibboutz religieux. Il craint que la discipline y soit trop strict pour lui, mais je suis sûr que ce sera le cas uniquement pendant les premiers jours. Très rapidement les aspects positifs lui feront totalement oublier les difficultés de son arrivée dans cet endroit.

Il serait bon que votre mari donne quelques pièces à la Tsédaka, tous les jours de semaine, avant la prière du matin. Vous-même, vous adopterez l’usage des femmes juives vertueuses, consistant à donner de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6165

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6165, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me faites part de vos études, à l’école professionnelle de Kfar ‘Habad. Vous concluez en me disant que votre famille éprouve des difficultés à assurer sa subsistance. En conséquence, quelqu’un a pensé que vous pourriez quitter l’école et entrer dans la vie active, en tant qu’ouvrier, afin d’apporter votre contribution personnelle aux gains de la famille.

Comme vous le savez, le Créateur du Monde, Qui donne la Torah est Celui Qui nourrit et assure la subsistance de tous. En conséquence, si vous poursuivez vos études, avec l’élan et l’ardeur qui conviennent, il est certain que vous apporterez, de cette façon, la plus large contribution qui soit aux besoins de la famille.

Il n’en sera pas de même si vous cessez d’étudier afin d’aller travailler, ce qu’à Dieu ne plaise. En effet, un raisonnement simple vous permettra d’établir qu’en poursuivant vos études, vous vous spécialiserez et, dans quelques années, vous gagnerez votre vie bien mieux qu’en restant un simple ouvrier. Puisse donc Dieu faire qu’avec le calme de l’esprit, vous consacriez votre temps à l’étude de la Torah, avec élan et ardeur, vous accomplissiez les Mitsvot de la meilleure façon. Que Dieu bénisse tous les membres de votre famille, en chacun de leurs besoins. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

Le secrétaire,

N. B. : Vous gardez sûrement les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

Lettre n°6166

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6166, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez si vous devez échanger votre poste actuel contre celui qui vous est proposé dans un Beth Yaakov élémentaire. Cette éventualité ne me convient pas, car ceux qui peuvent se consacrer à l’éducation de jeunes filles plus âgées doivent se servir pleinement de leurs capacités et ne pas se contenter d’une fonction exigeant moins de compétences, de connaissances et d’aptitudes. Bien plus, vous écrivez que, selon certains, votre départ de l’école dans laquelle vous êtes actuellement pourrait provoquer un étiolement de son esprit et de ses élèves. Or, ce point est particulièrement important, car il s’agit, en l’occurrence, d’adolescentes.

Bien entendu, tout ceci n’exclut pas l’effort qui peut être fait pour alléger vos conditions de travail et pour renforcer votre efficacité. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

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