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Iguerot Kodesh — lettres 6127 à 6146

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6127

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6127, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez vos difficultés pour gagner votre vie, ce qui compromet la suite et la fin de vos études. Or, on peut observer, dans l’existence de notre monde, qu’une préparation adaptée à l’installation à venir n’est pas une perte de temps et d’énergie. Bien au contraire, plus cette préparation est forte et prend donc tout le temps nécessaire, plus l’installation sera favorable et bonne. A l’opposé, une réduction du temps ou de l’énergie qui conviennent à cette préparation aboutiront, à terme, à la disparition de différents aspects de votre installation future.

Vous pouvez déduire ma position de ce qui vient d’être dit. Vous devez vous renforcer, dans toute la mesure du possible, afin d’adopter une profession qui vous convienne, laquelle, semble-t-il, doit être dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement. Cela est indispensable et vous trouverez donc sûrement le moyen, malgré la situation que vous décrivez dans votre lettre, de vous y préparer de la manière qui convient. Que Dieu vous accorde la réussite. A n’en pas douter, vos amies et, a fortiori, les membres de votre famille, vous viendront en aide, matériellement ou bien par d’autres moyens, afin que vous atteignez cet objectif. J’attends de vos bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6128

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6128, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Adar, dans laquelle vous me dites que vous avez payé une avance pour l’acquisition d’un logement, dans l’espoir d’en achever le paiement en fonction des échéances convenues. Mais, entre temps, vos projets ont évolué et il vous est difficile de tenir vos engagements. Si vous m’indiquez votre nom complet et celui de votre mère, en Hébreu, j’en ferai mention près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous connaissiez la réussite, en la matière.

Vous vivez, depuis plusieurs années, dans une grande ville, celle de Jérusalem, puisse Dieu la restaurer et la rebâtir. Et, c’est à ce propos qu’il est dit : “ Le salut provient des nombreux conseillers ”(1). Vous avez payé une avance et cette transaction est maintenue. Vous devez donc la conduire à terme. Mon beau-père, le Rabbi, m’a cité, à propos de ses caisses, l’enseignement de nos Sages selon lequel “ celui qui prend une pièce à Job s’enrichit ”(2). De ce fait, je vous joins un chèque de l’une de ces caisses, qui fonctionnent encore à l’heure actuelle. Vous mélangerez ces pièces à la somme que vous collectez dans le but de tenir vos engagements. Ainsi, je suis sûr que cette promesse s’accomplira.

Afin de multiplier la bénédiction et pour renforcer votre attachement au propriétaire de cette caisse, mon beau-père, le Rabbi, vous connaissez l’enseignement que donne la ‘Hassidout. Vous devez étudier ses explications, garder ses injonctions et les pratiques qu’il a instaurées. En conséquence, vous maintiendrez à l’avenir, sans en faire le vœu, les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous étudierez également les explications de ‘Hassidout du maître, les discours ‘hassidiques de mon beau-père, le Rabbi. Il serait bon que trois jours ne s’écoulent pas sans une telle étude. Et, rien ne résiste à la volonté. Vous m’écrivez que vous êtes le disciple du Rav C.Y. Zevin(3). A n’en pas douter, celui-ci vous guidera et vous orientera, en la matière.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Que l’on peut effectivement consulter dans une grande ville. (2) Car celui-ci est un homme droit et intègre. (3) De Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°6012.

Lettre n°6129

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6129, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

De la manière dont vous décrivez la situation dans votre communauté et dans votre synagogue, il est certain que, si vous transmettez tous ces éléments aux organismes répartissant les Sifreï Torah, ceux-ci rechercheront le moyen d’accéder à votre requête. Il est clair qu’un Séfer Torah est important pour un groupement, une communauté juive, qui doit en faire une lecture publique. Mais, ceci souligne aussi l’immense importance de l’éducation des enfants, basée sur les valeurs sacrées, sur la sainteté de la Torah et de ses Mitsvot. Vous consulterez également le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, à la fin du chapitre 270, selon lequel il est, de nos jours, une Mitsva d’écrire également les cinq livres de la Torah, la Michna, la Guemara et les commentaires. Vous verrez, en outre, ce que disent les commentateurs du Choul’han Arou’h, à cette même référence. Il en résulte qu’une intervention et un effort sont particulièrement nécessaires, pour ce qui concerne cette éducation basée sur les valeurs sacrées. Or, rien ne résiste à la volonté. J’ai donc bon espoir que vous-même et vos amis, ayant la même opinion, vous vous consacrez à cela dans toute la mesure du possible. Puisse Dieu faire que vous connaissiez le succès en la matière également.

Je profite de cette occasion pour vous rappeler qu’il convient de garder les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Comme nous l’avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, celles-ci concernent chacun et elles ont un caractère propice, dans différents domaines.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°6130

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6130, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar 5718,

Brooklyn,

Au jeune Yossef Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du début d’Adar. Vous évoquez l’usage relatif au Kaddish des Sages, dans lequel on ajoute, en Terre Sainte ou bien dans la ville sainte de Jérusalem, le mot Kadicha, saint. J’ai déjà écrit(2) qu’à

ce propos, il convient de rechercher l’origine de cette pratique et sa source. Bien entendu, il faut le faire sur place.

J’ai pris connaissance avec plaisir, par votre lettre, de l’institution d’un enseignement du Tanya, que vous développez puisque vous donnez vous-même ce cours. Sans doute révisez-vous plusieurs fois le passage que vous devez enseigner, conformément à l’instruction de nos Sages, en la matière. Puisse Dieu faire que le mérite de ce qui est public vous vienne en aide, afin de connaître la réussite dans l’étude qui, selon l’expression de nos Sages, doit “ conduire à l’action ”. Vous multiplierez largement le nombre de ceux qui participent à de telles études. Et, rien ne résiste à la volonté, surtout en la présente période du talon du Machia’h, dernier moment pour mettre en pratique l’Injonction de diffuser les sources(3) à l’extérieur. C’est une évidence.

Vous me faites part de votre anniversaire. Vous avez sûrement respecté les coutumes des ‘Hassidim, en ce jour, qui est propice pour avoir une année fructueuse, que vous consacrerez à l’étude de la Torah avec crainte de Dieu et à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon, ce qui inclut la prière fervente, colonne vertébrale soutenant toute la stature de l’homme, comme l’explique le Likouteï Torah, dans le livre de Bamidbar, à la page 70d.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Y. T. Segal, de Jérusalem. (2) Il s’agit de la lettre n°4867. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6131

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6131, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre question(1). Il est évident que vous devez rester dans la Yechiva que vous avez fréquentée jusqu’à maintenant et y mettre en pratique l’Injonction : “ Tu feras des efforts ”, afin que s’applique la promesse de notre sainte Torah selon laquelle : “ Ils seront couronnés de succès ”. Dans la mesure du possible, il serait bon de ne pas réduire le temps consacré à l’étude de la partie révélée de la Torah(2), en cet endroit. Vous consulterez l’introduction au Choul’han Arou’h des fils de l’Admour Hazaken, soulignant l’importance de cette étude de la partie révélée de la Torah. On peut aussi le déduire du chapitre 26 d’Iguéret Ha Kodech et ce qui est évident n’a, du reste, nul besoin d’être démontré. Bien plus, vous devez acquérir une jeunesse riche en capacités et également en connaissances(3) à la ‘Hassidout ‘Habad. Tout ajout en ce sens augmentera la réussite de cet immense accomplissement.

Vous faites référence aux “ Conversations avec les jeunes ”. On écrira, à ce sujet au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav A.Pariz(4). J’ai lu, avec un plaisir particulier, ce que vous dites des élèves de la Yechiva du soir et des réunions ‘hassidiques que vous tenez avec eux. Tous ceux qui se consacrent à cela s’efforcent sûrement que les conséquences de telles réunions aient un effet concret, bien entendu en fonction des capacités de ces élèves. Ainsi, leurs parents et leur entourage en seront également influencés. Vous savez, en effet, que la dimension profonde de la Torah est comparée à l’huile, qui imbibe toute chose en contact ou liée avec le point de dépôt de cette huile. C’est une évidence.

J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous vous êtes adressés aux enseignants et au recteur de la Yechiva, d’une manière pacifique, mais, bien entendu, sans renoncer au point essentiel. On peut vérifier concrètement qu’en adoptant une manière d’agir bienveillante et amicale, on est plus efficace que par tous les autres moyens. En outre, telle est la voie de la Torah, puisque “ ses chemins sont des chemins agréables ”. Vous faites allusion à un certain élève. Vous me demandez comment et où il doit poursuivre ses études. Il faut, bien entendu, prendre conseil auprès des ‘Hassidim âgés qui se trouvent sur place, car ceci dépend de différents détails concernant cet élève, sa famille, son entourage. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de vos préoccupations communautaires et personnelles, toujours et tous les jours, d’un bien visible et tangible.

Conformément à votre demande, cette lettre vous est adressée en express et j’y ajoute la précision suivante(5), même si elle est bien évidente. Le retard d’une réponse venant d’ici s’explique uniquement par mes nombreuses occupations. De ce fait, je m’efforce de répondre, en priorité, aux personnes et aux domaines exposés à une erreur grossière, à une aggravation importante ou bien à la rancœur. Il n’en est pas de même pour ceux qui se trouvent à l’intérieur et qui, à l’évidence, ne m’en voudront pas ou ne commettront pas de graves erreurs. Je réponds donc à leurs questions dans un second temps, comme c’était le cas pour la prière de Chlomo, alors que celle des enfants d’Israël doit satisfaire à plusieurs conditions afin d’être exaucée. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour connaître une immense réussite dans tous les domaines,

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Naftali Roth, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5367. (2) Au profit de la ‘Hassidout. (3) Les élèves de cette Yechiva. (4) Chargé de leur diffusion en Terre Sainte. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°5939.

Lettre n°6132

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6132, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi. En un moment propice, je mentionnerai le nom de votre fils, auquel Dieu accordera longue vie, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’il obtienne la satisfaction de ses besoins et, en particulier, qu’il ait une meilleure santé, s’agissant de ce que vous écrivez. Vous consulterez sûrement un médecin spécialiste, à propos des nouveaux traitements qui ont été mis au point, en la matière, afin de déterminer s’ils s’appliquent à son cas.

Vous m’excuserez pour ce qui va suivre, mais je dois vous dire la vérité. Bien souvent, ce que vous écrivez(1) est le résultat du fait qu’en son temps, lorsque la mère était enceinte de cet enfant, elle n’a pas respecté, comme il aurait fallu le faire, les principes et les lois de la pureté familiale. S’il en a bien été ainsi, ce qu’à Dieu ne plaise, on peut, jusqu’à un certain point, arranger et transformer ce qui s’est passé en les respectant maintenant de la manière la plus stricte et, en outre, en persuadant les autres d’en faire de même. Dieu sonde les cœurs et Il verra que vous avez pris la décision d’agir ainsi personnellement, de convaincre votre entourage de le faire. Il fera donc que le traitement médical soit efficace et qu’il guérisse, pour une large part, ce qui vient d’être dit(2). Si vous vous engagez pleinement en ce sens, ce sera effectivement une guérison complète. J’espère que vous trouverez les mots qui conviennent afin d’expliquer tout cela également à votre épouse. Puisse Dieu faire qu’en la matière, vous soyez en mesure de m’annoncer de bonnes nouvelles.

Il serait bon de faire vérifier les Tefillin et également la Mezouza(3), afin qu’ils soient conformes à la Hala’ha. Chaque matin de semaine, avant la prière, vous donnerez de la Tsédaka et votre épouse adoptera l’usage positif des femmes juives vertueuses qui consiste à donner de la Tsédaka, chaque fois que l’on allume les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) En l’occurrence, une maladie de peau. (2) Cette maladie cutanée. (3) Vraisemblablement celles du foyer.

Lettre n°6133

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6133, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Je fais réponse à votre lettre de la fin de Chevat, dans laquelle vous m’exposez l’activité de votre mari, auquel Dieu accordera longue vie, depuis son retour d’ici et ce qui en résulte pour votre famille, car celui-ci est particulièrement occupé et, selon votre expression, même dans notre milieu, on observe un tel comportement avec surprise. Je dois, tout d’abord, repousser ce dernier argument. En effet, le fondement et le commencement de toutes les quatre parties du Choul’han Arou’h est : “ On ne s’affectera pas des moqueurs ”. Bien plus, on peut s’interroger sur la raison de cette moquerie, se demander si elle n’est pas de la jalousie, par exemple. Dieu fasse qu’il s’agisse de “ rivalité entre les sages ”, laquelle “ multiple la sagesse ”.

S’agissant de votre argument proprement dit, il est clair que vous avez globalement raison. Un mari et un père doit consacrer du temps à son épouse et à ses enfants. Il est absolument évident que cela n’est pas moins important que les autres Mitsvot de notre sainte Torah. Vous connaissez les propos du Rabbi Rachab(2), à ce sujet, selon lesquels “ tout comme il est nécessaire de mettre les Tefillin….(3) ”. Parallèlement, il est naturel qu’une action menée sur un terrain nouveau ne puisse être réduite dans le temps et limitée en fonction de la montre, si l’on veut obtenir un résultat solide et stable. Et, s’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour votre mari. Vous devez savoir qu’il n’est pas un partisan de la voie médiane et, quand il entre en action, il le fait avec tout son enthousiasme. S’il fallait la réduire d’une quelconque façon, il ne s’y engagerait même pas.

Toutefois, je présume et je suis pratiquement certain qu’après la période du début de son action dans ces domaines nouveaux, tout rentrera dans l’ordre et il assumera ses responsabilités en tant que mari et que père, comme on l’a dit. Bien plus, ceci n’ôtera rien à l’efficacité de son action, dans ces domaines nouveaux. Vous connaissez l’exemple qui est donné, à ce propos. Bien que Dieu ait multiplié la Torah et les Mitsvot pour Israël, qu’Il en ait révélé six cent treize, aucune Mitsva n’en contredit une autre. Bien plus, nos Sages affirment que “ une Mitsva en attire une autre ”. Vous me demandez ce que vous allez devenir. Puisse Dieu faire que de nombreuses femmes juives soient comme vous, ayant le mérite d’avoir un mari qui se consacre à l’éducation des enfants juifs, qui rapproche le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Il n’est pas de mots pour définir leur récompense, matérielle et spirituelle, celle de toute la famille et en particulier celle de l’épouse qui apporte sa contribution, en ce domaine.

J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, que vous observez le fruit positif de votre travail, à l’école, la progression de votre classe et du comportement des élèves. Puisse Dieu faire qu’en la matière également, vous accroissiez votre réussite et votre bénédiction. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de tous les points que vous avez évoqués dans cette lettre. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à l’épouse du Rav Its’hak Gansburg, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5884. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3912. (3) Chaque jour, il est tout aussi nécessaire de consacrer un quart d’heure, chaque jour, à la réflexion sur la manière d’éduquer ses enfants ”.

Lettre n°6134

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6134, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5718,

Brooklyn, New York,

Aux femmes et jeunes filles ‘Habad, groupement de

Cleveland, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre participation à la collecte du jour lumineux du 19 Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, au profit du quartier ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. Vous en trouverez ci-joint le reçu. Dieu fasse que, pendant de nombreuses années encore, chacune d’entre vous et tout votre groupement, réalisent de tels accomplissements pour les Mitsvot, d’une manière sans cesse accrue, conformément à l’enseignement des jours de Pourim, dont le miracle survint par l’intermédiaire d’une femme, la reine Esther.

A l’époque, “ en ces jours-là ”, la ferme confiance en Dieu et la foi des Juifs fit en sorte que : “ Pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et valeur ”. Et, il en est de même à l’heure actuelle, “ à cette époque ”. C’est en raffermissant cette confiance et cette foi en le Créateur du monde, Qui le dirige, que l’on peut agir sur soi-même et autour de soi, pour le Judaïsme, la Torah et les Mitsvot. Et, Dieu fera que “ pour les Juifs, ce sera lumière, joie, allégresse et honneur ”. J’adresse ma bénédiction à toutes les participantes à votre groupement et aux membres de leur famille. Et, vous conserverez la joie de Pourim tout au long de l’année.

Lettre n°6135

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6135, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Adar et à vos questions :

A) S’agissant des études à la Yechiva, il est bien évident que vous devez les poursuivre, car nos Sages disent que : “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”. Il est donc bien évident que tout dépend de vous. Si vous le désirez réellement, vous étudierez avec constance et vous connaîtrez la réussite. Vous établissez un lien avec la subsistance de la famille(1). Or, l’étude de la Torah du Créateur du monde, Qui le dirige, élargit Ses bénédictions, en tout ce qui est nécessaire également pour satisfaire les besoins de la maison et, avant tout, fait en sorte que les moyens obtenus de cette manière soient utilisés positivement et dans la joie.

B) Vous faites référence à ce qui vous est arrivé(2). Vous consulterez un médecin, à ce sujet, car, très souvent, il y a là la marque d’une faiblesse physique. En tout état de cause, vous devez étudier chaque jour les livres de ‘Hassidout, au moins pendant quelques instants. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. En outre, point essentiel, vous ne penserez plus du tout à ce qui s’est passé.

Vous avez sûrement connaissance des trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) A laquelle ce jeune homme doit contribuer, en travaillant, ce qui fait obstacle à la poursuite de ses études à la Yechiva. (2) Une émission séminale en pure perte.

Lettre n°6136

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6136, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Pour faire suite à ce dont nous nous sommes entretenus ici, j’ai bon espoir que ces quelques lignes seront suffisantes pour vous expliquer de quoi il s’agit. Il est absolument évident qu’il n’y a nullement lieu d’être découragé ou démoralisé, de ce fait, ce qu’à Dieu ne plaise. Je le précise car j’ai remarqué que, quand on vous formule une remarque qui soulève le doute sur la perfection de ce que vous avez fait, quelle que soit cette remarque, vous en établissez aussitôt une règle générale, s’appliquant à tout ce que vous réalisez. Dès lors, le “ petit malin ” intervient pour vous expliquer que toutes ces actions n’ont aucun intérêt. Je répète donc, une seconde et une troisième fois, que, même des plus Grands d’Israël, il est dit que “ un homme assimile parfaitement les propos de la Torah uniquement s’il a trébuché sur eux ”. Bien au contraire, les erreurs du passé, quand on les surmonte, apportent la lumière et elles délivrent un enseignement pour l’avenir.

Parfois, on peut découvrir une erreur non pas au début de l’action, mais alors que celle-ci se poursuit déjà depuis un certain temps. Comme vous le savez, on rapporte la parole suivante de Sages de la Guemara : “ Ce que je vous ai dit était une erreur de ma part ”. Or, ceux-ci avaient dirigé une Yechiva pendant plusieurs années, formé de nombreux disciples. Pourquoi nous raconte-t-on tout cela ? La Torah n’est pourtant pas un livre de récits et d’histoire, ce qu’à Dieu ne plaise. En fait, elle délivre, en la matière, un double enseignement. D’une part, il ne faut pas se cacher ses propres erreurs, même si “ l’amour-propre recouvre toutes les fautes ”. D’autre part, il n’y a pas lieu d’en être découragé et d’affaiblir son service de Dieu, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien au contraire, il faut révéler les forces de son âme, non seulement pour compléter et parfaire ce que l’on a accompli de par le passé, mais aussi pour le développer largement. Et, l’on connaît la parabole énoncée à ce sujet : “ Lorsque la corde est rompue et que l’on y fait un nœud, elle devient alors double ”. C’est une évidence.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, l’éducation basée sur les valeurs sacrées, conformément à la volonté de mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération. Ceci, à n’en pas douter, renforcera la bénédiction et la réussite, également en ce qui vous concerne personnellement, de même que pour votre épouse et vos enfants, auxquels Dieu accordera longue vie. J’attends de vos bonnes nouvelles. Non seulement vous me direz que vous avez bien reçu cette lettre, mais, en outre, vous me confirmerez que, dans la joie et l’enthousiasme, vous intensifiez votre service de Dieu et vous rapprochez le cœur des fils et filles d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6137

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6137, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez des hommes qui prient dans votre synagogue. Ceux qui souhaitent conduire l’office ne sont pas toujours acceptés par la communauté, pour des raisons importantes. Vous me demandez ce qu’il convient de faire. La décision, en pareil cas, dépend de très nombreux détails et de points spécifiques. Vous devez donc consulter un Rav se trouvant sur place, qui a connaissance de tous ces éléments. Vous vous conformerez à ses instructions.

Je suis surpris par votre affirmation selon laquelle ces personnes portent des Tefillin qui ne sont pas valables. Si l’on sait qu’il en est ainsi, pourquoi ne pas les faire vérifier par un scribe, qui les réparera ou bien les échangera contre celles qui sont valables ? Il est même justifié de consacrer à cela des fonds publics, car “ l’ensemble de la Torah a été comparé aux Tefillin ”. En outre, la finalité de la Mitsva est conforme à l’action qu’elle représente. Or, celle des Tefillin, comme l’explique le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, est d’assujettir le cœur et l’esprit à Dieu. L’un et l’autre règnent sur tous les membres du corps et les dirigent, comme l’explique le saint Tanya, au début du chapitre 41.

A cette occasion, je vous rappelle la nécessité de garder les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, que celles-ci concernent chacun et qu’elles ont un effet propice, en différents domaines. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6138

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6138, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 22 Adar. Je vous remercie de m’avoir décrit brièvement la réunion ‘hassidique de la fête de Pourim. Je suis surpris que seuls trois jeunes garçons, élèves de Yechiva, y aient participé, alors que plusieurs limites et précautions sont supprimées, précisément à Pourim. Craignez-vous à ce point les hommes de chair et d’os ?

Puisse Dieu faire que vous alliez bien, y compris selon votre propre perception, car, comme je vous l’ai dit, vous êtes effectivement en bonne santé et il convient également d’écarter une perception erronée, de s’en défaire. Et, que Dieu vous donne de faire tout ce qui est en votre pouvoir afin de multiplier ces élèves, auprès de vous, car “ ton ami a un ami ” et l’huile, qui fait allusion à l’enseignement profond de la Torah, imbibe toute chose. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°6139

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6139, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5718,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

Je fais réponse à ta lettre du 22 Adar. Quand tu me communiqueras les noms juifs, avec celui de la mère, des personnes que tu mentionnes dans ta lettre, je les citerai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacune obtienne la satisfaction de ses besoins et en particulier pour que l’état de santé de ta mère s’améliore.

Pour autant, il ne s’agit pas, en la matière, de polémiquer avec Dieu, en Lui demandant, dans un premier temps, d’obtenir satisfaction dans tel ou tel autre domaine, puis, par la suite, de devenir pratiquant. En effet, pratiquer consiste à accomplir la Torah et les Mitsvot, ce qui est un bienfait, non pas pour Dieu, mais bien pour soi-même et pour sa famille, matériellement et spirituellement. En conséquence, il n’y a, bien entendu, pas lieu de dire : “ J’accepte ce bienfait uniquement à la condition que l’on me rende un service ”. J’espère que tu pourras expliquer tout cela aux personnes à propos desquelles tu m’écris. Tu es toi-même élève de Yechiva. Tu dois donc étudier la Torah avec plus d’élan et d’ardeur, accomplir les Mitsvot d’une façon encore meilleure. De la sorte, Dieu accède à la requête qui Lui est formulée et Il l’exauce de la meilleure façon.

Tu as sûrement connaissance de la pratique qui consiste à lire les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque matin, après la prière. Tout au moins l’adopteras-tu à l’avenir. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6140

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6140, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה

28 Adar 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples accomplissements, le Rav Avraham Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous constatez que l’on emploie couramment l’expression “ dont le mérite nous protégera ” pour les Justes qui se trouvent dans les sphères célestes, selon votre expression et non pour ceux qui vivent encore avec nous, pour de longs jours et de bonnes années. A mon sens, la raison en est la suivante. Les Juifs qui vivent avec nous dans ce monde, âmes vêtues de corps, ont un rôle protecteur, par exemple par leur prière, conformément à l’enseignement de nos Sages, que vous citez dans votre lettre, à propos du verset : “ L’ombre s’est retirée d’eux ”. Il n’en est pas de même pour les Justes qui ont quitté ce monde et c’est donc uniquement en ce cas que l’on fait mention de leur mérite. Et, ce terme doit donc être interprété au sens qu’il reçoit dans le traité Sotta, chapitre 3, Michna 4(2). Toutefois, en l’occurrence, il s’agit également du mérite de la Mitsva(3). Vous consulterez ce texte.

A cette occasion, je vous joins un fascicule paru dernièrement, à l’occasion du Chabbat Parchat Za’hor et des jours de Pourim qui viennent de passer. Vous avez sûrement un temps fixé pour l’étude de la Torah. En effet, vous connaissez sans doute les propos du Ari Zal, transmis par son disciple, Rabbi ‘Haïm Vital, dans l’introduction de son livre Chaar Ha Hakdamot, selon lesquels “ il est une Mitsva, en ces générations, de révéler cette sagesse ”. Les Sages des époques ultérieures ont montré à quel point cette étude est nécessaire et vous consulterez, en particulier, Iguéret Ha Kodech de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, au chapitre 26 et le Kountrass Ets ‘Haïm, de son arrière-arrière-petit-fils, le Rabbi Rachab. Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

La question qu’il convient effectivement de se poser, à propos de l’expression : “ dont le mérite nous protégera ” est, en fait, la suivante. Pourquoi établir un lien entre le mérite et le Juste, dire qu’il protège de la sorte ? N’est-il pas expliqué que le père ne confère pas un mérite à son fils ? Certes, les Tossafot, au traité Sotta 10b, énoncent une première explication d’après laquelle il en est ainsi uniquement pour l’idolâtrie. Comme l’écrit le Rabbi Rachab, dans son testament ‘Hano’h Le Naar : “ Celui qui possède des yeux comprendra le sens de l’expression : ‘le père ne sauve pas son fils’. Il verra que celle-ci s’applique à ce que le père fait pour lui-même et non pour son fils, ce qui ne lui sert donc à rien. Il n’en est pas ainsi pour la manière dont le fils sauve le père ou même pour ce qu’il accomplit à titre personnel, sans intention de conférer un mérite à son père, mais uniquement à titre de bonne action, en suivant la voie que Dieu a prescrit à tout Israël dans notre sainte Torah, en accomplissant toute pratique avec scrupule. En pareil cas, chaque acte positif du fils sauve effectivement le père de l’enfer, l’introduit dans le Gan Eden. Le rituel de la prière dit : ‘Il se souvient des bienfaits des pères’. Cela veut dire qu’Il se souvient pour nous de l’alliance qu’Il a contractée avec nos ancêtres ”.

Il est donc nécessaire que le père prie ou qu’il agisse pour son fils. Vous consulterez, en particulier, la définition du mérite des pères qui figure dans le traité Chabbat 55a, le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 36, paragraphe 6, le Yerouchalmi , traité Sanhédrin, chapitre 10, paragraphe 1. Ceci conduit, en outre, à s’interroger sur l’expression : “ Son souvenir sera une bénédiction pour l’éternité ”, que l’on peut appliquer à chaque Juste, selon le Séfer ‘Hassidim, chapitre 980 et ses commentaires. En revanche, “ dont le mérite nous protégera ” fait référence aux Justes, guides d’Israël ou maîtres de la Torah, qui l’enseignent à tous. De ceux qui parlent de leur enseignement, l’étudient, suivent leurs voies et leurs enseignements, il est dit : “ Tes enfants, ce sont les élèves ”. C’est une évidence. Ce point ne sera pas développé ici.

Notes

(1) Le Rav A.M. Israël, de Brooklyn. (2) Selon laquelle l’effet de la vérification de la femme Sotta est retardé lorsque celle-ci possède le mérite de la Torah. (3) Et, non uniquement celui de la Torah.

Lettre n°6141

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6141, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Adar 5718,

Brooklyn,

Aux grands Rabbanim, hommes qui craignent Dieu, se

consacrent aux besoins communautaires, ont de multiples

accomplissements, membres du Tribunal rabbinique, auprès

de la communauté orthodoxe de la sainte ville de Jérusalem,

puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h

très bientôt et de nos jours, Amen,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 11 du mois d’Adar, dans laquelle vous me parlez d’une piscine mixte, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous savez sans doute quelle est ici la réaction du public, à ce propos. Puisse Dieu faire que s’accomplisse très prochainement, en notre sainte ville de Jérusalem, ce que dit notre sainte Torah : “ J’ai empli la cité fidèle de justice. La droiture y réside. Et, Il l’appela(1) ville de justice, cité fidèle ”. Plus profondément, l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, explique que Jérusalem décrit la perfection de la crainte(2). Simultanément, la montagne de la sainteté est le sommet de l’amour, sa forme la plus élevée. Vous consulterez la longue explication développée par le Likouteï Torah, à la Parchat Devarim, page 60b. Et, vous connaissez les propos du Sifri, Devarim 6, 5, selon lesquels il n’y a pas d’amour à la place de la crainte et pas de crainte à la place de l’amour, si ce n’est pour le Saint béni soit-Il Lui-même.

Je vous adresse mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’atteindre la perfection du bien, ce qui est bon pour les cieux et bon pour les créatures et vous consulterez le traité Kiddouchin 40a. Et, l’on confère un mérite aux jours propices qui séparent Pourim et Pessa’h, quand on rapproche une délivrance de l’autre, celle de Pourim, lorsqu’ils restèrent “ des serviteurs d’A’hachvéroch ”, de la délivrance complète, car “ c’est en Nissan qu’ils furent libérés et en Nissan qu’ils le seront ” selon l’avis retenu par la Hala’ha dans la controverse(3) que l’on connaît, à ce sujet, la délivrance véritable et complète par notre juste Machia’h, ainsi qu’il est dit : “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

N. B. : J’ai été étonné et très peiné d’apprendre que certaines personnes, et j’ai bon espoir que celles-ci sont extrêmement rares, parmi les membres de la communauté orthodoxe, empruntent les bateaux israéliens(4), dont l’équipage et les propriétaires sont juifs et qui se déplacent pendant le saint Chabbat, comme cela est longuement expliqué par ailleurs. Il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’il s’agit là d’une transgression publique du Chabbat et de travaux définis par la Torah. Peut-on croire pareille chose ? Et, cela concerne spécifiquement la ville sainte de Jérusalem(5), comme le disent nos Sages, au traité Chabbat 119b, de même que notre délivrance, qui est proche, puisque “ si Israël respecte convenablement deux Chabbats, le fils de David viendra immédiatement ” et, bien plus, le Yerouchalmi, traité Taanit, chapitre 1, paragraphe 1, dit : “ convenablement un Chabbat ”. Vous consulterez le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, à la Parchat Vaykra, page 41a. Puisse Dieu faire que j’ai également de bonnes nouvelles de cela et que nous méritions prochainement le jour qui sera entièrement Chabbat et repos pour l’éternité.

Notes :

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar, tome 3, pages 2b et 285a ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les Tossafot, au traité Taanit 16a : ‘C’est pour cela que nous ne donnons pas’. Min’hat Chaï sur Yochoua 10, 2. (3) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir, en particulier, le Midrash Chemot Rabba, chapitre 15, paragraphe 11, le Zohar, tome 2, page 120a et tome 3, page 249a ”. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5898. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Yermyahou 17 et le commentaire de Rabbi Avraham Ibn Ezra sur le verset Chemot

20, 8, qui dit que le respect du Chabbat supprima le décret et que l’on plaça à Jérusalem, les trônes de la royauté de la maison de David ”.

Lettre n°6142

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6142, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Adar 5718,

Brooklyn,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad à

Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 27 Adar avec ce qui y était joint, votre participation à la Tsédaka de Pessa’h pour Kfar ‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle êtres restaurée et rebâtie. Dieu fasse que votre activité se développe sans cesse, quantitativement et qualitativement. A n’en pas douter, ceci multipliera les bénédictions de Dieu pour chacune et pour toutes les participantes, avec les membres de leur famille, en tous leurs besoins matériels et spirituels. Bien plus, nous nous trouvons entre Pourim et Pessa’h. Or, le miracle de Pourim se révéla pleinement par l’intermédiaire d’une femme juive, la reine Esther. Et, comme le soulignent nos Sages, à propos de Pessa’h, la délivrance d’Egypte survint également par le mérite des femmes vertueuses. En outre, il est dit que la dernière délivrance se passera aussi comme celle de l’Egypte, lorsque “ comme aux jours de Ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”.

Nous appartenons à la dernière génération, juste avant la dernière délivrance. En adoptant elles-mêmes le comportement qui convient et en influençant les autres pour qu’elles en fassent de même, les femmes juives peuvent et doivent avoir le mérite d’être celles qui révéleront bientôt la délivrance véritable et complète, prochainement par notre juste Machia’h. J’adresse ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse à chacune des participantes, avec les membres de leur famille.

Lettre n°6143

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6143, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Adar 5718]

Vous me demandez(1) de quelle manière délivrer un enseignement aux élèves qui vont quitter la Yechiva(2). Il est évident qu’il n’y a pas de principes immuables, en la matière.

De façon générale, notre conception est exposée dans le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Pour autant, en notre génération indigente(3), il est nécessaire d’ajouter, dans toutes les classes, une étude des lois que l’on met quotidiennement en pratique.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Yaakov Reinits. Elle fut rédigée sur son propre courrier du 22 Chevat 5718. (2) Après y avoir achevé leurs études. (3) Du point de vue de ses connaissances de la Torah.

Lettre n°6144

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6144, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Adar 5718]

Vous(1) formulez des remarques(2) sur Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 1 :

A) Concernant le terme “ espions ”, vous verrez le verset Chmouel 1, 26, 40 et vous consulterez attentivement le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Chela’h.

B) On ne peut porter témoignage que devant un tribunal.

C) Il ne faut pas repousser des deux mains. De même, nos Sages disent, au traité Bera’hot 28a, que “ je l’ai saisi uniquement pour justifier mon avis ”.

Il y a plusieurs différences entre le contexte d’Iguéret Ha Kodech et ces enseignements de nos Sages, de même, avant tout, que dans les conditions du témoignage. Le traité Bera’hot fait référence à celui qui a déjà agi et qui a adopté un certain comportement. Il n’en est pas de même quand on établit une barrière, que l’on prend une précaution pour l’avenir et que l’on renforce la pratique de la Torah, comme l’établit clairement le fait que l’on frappe et que l’on punit, selon le traité Sanhédrin 46a, même si l’on n’a pas fait de mise en garde préalable.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Chmouel Yalow. Elle fut rédigée sur son propre courrier du 10 Adar 5718. Voir, à son sujet, la lettre n°2776. (2) Le Rav Yalow écrivait : “ Le Tanya évoque le fait d’envoyer des espions dans toutes les synagogues. Or, ce terme d’espion a une connotation calomniatrice. Comment un homme peut-il croire ce qu’un autre vient lui rapporter ? Celui-ci doit donc porter témoignage devant lui. Et, il conserve, en outre, la possibilité de le repousser des deux mains ”.

Lettre n°6145

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6145, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Adar 5718]

Vous m’interrogez(1) sur le discours ‘hassidique du Torah Or, intitulé : “ Le 25 Kislev ”, expliquant qu’on allumait les sept lumières du Chandelier uniquement pendant la nuit, ce qui n’est pas la conception du Rambam. En fait, tel est l’avis, en particulier, de Rachi, des Tossafot au traité Mena’hot 86b, du Ramban, du Rabad, du Rachba. On peut aussi le déduire de la description du service qui était effectué dans le Temple, tel qu’il est fait à Yom Kippour(2). Ce texte fut instauré par Yossi Ben Yossi le grand Prêtre, selon le Péri Ets ‘Haïm, porte de Yom Kippour, chapitre 4.

Vous citez le Zohar, tome 3, pages 88b et 183a, selon lequel il était allumé deux fois(3). Il en est ainsi selon tous les avis à la fois. Le Torah Or explique également qu’on allumait, le matin, la septième lumière, de même que la sixième. Et, ceci supprime la question du Nitsoutseï Zohar, à cette référence.

En un moment propice, je mentionnerai vos noms près du tombeau(4) afin que vous soyez en bonne santé.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au grand Rav Chaoul Bick. Elle fut rédigée sur son propre courrier du 13 Adar 5718. Voir, à son sujet, la lettre n°5464. (2) Pendant la prière du Moussaf. (3) Le Chandelier était allumé le matin et le soir. (4) Du précédent Rabbi.

Lettre n°6146

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6146, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Nissan 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Votre mari, le Rav, auquel Dieu accordera longue vie, m’a fait savoir que vous célébrez votre anniversaire(1). Puisse Dieu faire que l’année qui vient vous apporte la paix, qu’elle soit bonne et fructueuse, vous apporte un bien visible et tangible. Bien entendu, plus vous renforcerez votre confiance en Dieu, Qui crée le monde et le dirige, Qui accorde à chacun Sa Providence, plus vous recevrez de Lui, ici-bas, des bénédictions accrues. De la sorte, la bénédiction et la réussite seront encore plus larges.

Et, vous connaissez l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, selon lequel un homme doit être joyeux et enthousiaste. En effet, tous les jours, tous les instants et les heures constituant ces jours, sont consacrés au service du Créateur, ainsi qu’il est dit : “ Tu serviras l’Eternel ton Dieu avec joie et enthousiasme ”. Combien plus en est-il ainsi pour une femme, maîtresse de sa maison. La pratique courante fait la preuve que l’état d’esprit de la maison dépend de celui de la femme. Et, la bénédiction se révèle uniquement dans la joie. Nous avons reçu l’Injonction d’agir ainsi(2) et nous en avons donc les moyens. Bien plus, si vous méditez, même sommairement, vous observerez les bienfaits de Dieu, dans le passé, envers vous et votre mari. A n’en pas douter, il en sera encore ainsi, à l’avenir.

Comme je l’ai dit, le réceptacle permettant de révéler la bénédiction et de la recevoir est une ferme confiance en Dieu, une joie profonde et véritable. Puisse Dieu exaucer, cette année, les souhaits de votre cœur et vous accorder un enfant en bonne santé. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, matériellement et spirituellement,

N. B. : Vous participez sûrement aux activités de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. Bien plus, vous augmentez cet engagement, de temps à autre.

Notes

(1) Voir la lettre suivante, qui est adressée au mari. (2) D’être effectivement joyeux.

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