Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6086
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6086, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Ephraïm, le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Chevat :
A) Que faire, à la synagogue, concernant la prière dite à voix basse et la répétition de l’officiant, s’il y a uniquement six personnes qui n’ont pas encore prié ?
On adopte alors la position du Maguen Avraham, au chapitre 69, paragraphe 4, qui est retenue, dans la Hala’ha, par le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon laquelle on prit à voix basse, puis l’officiant répète la prière à voix haute. Vous citez le Chaareï Techouva, chapitre 55, paragraphe 9, qui reproduit le Maguen Avraham et remplace “ six ” par “ dix ”. Il semble qu’une erreur se soit glissée dans les premières éditions, un Vav ayant été remplacé par un Youd(2). En effet, plusieurs auteurs citent le Maguen Avraham et tous parlent de six, expliquant qu’il s’agit là de la majorité des dix.
B) Comment lire la Torah pendant les quatre jeûnes(3) ? Je reproduis plus bas, ce qui est dit, à ce sujet, dans l’un des fascicules.
A cette occasion, je vous rappelle la nécessité de garder les trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, qui sont bien connues. Nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qu’elles s’appliquent à chacun et qu’elles ont un effet propice, dans différents domaines. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Le fascicule des Rechimot sur le livre E’ha, dans le recueil de coutumes, dit : “ La lecture de la Torah des quatre jeûnes peut être faite, même s’il n’y a, dans la synagogue, que trois personnes qui jeûnent, selon les responsa du Tséma’h Tsédek, porte des additifs, chapitre 8. Ce point est discuté dans les responsa ‘Hatam Sofer, Ora’h ‘Haïm, chapitre 157, le Maharam Chik, chapitre 289, le Sdeï ‘Hémed, coin du champ, recueil de lois, bénédiction des Mitsvot, chapitre 2, paragraphe 3, le Tsafnat Paanéa’h, tome 2, chapitre 31, le Min’hat Its’hak, chapitre 65.
Notes
(1) Le Rav E.Grinblatt, de Memphis. (2) Le Vav ayant pour valeur numérique six et le Youd, dix. (3) Le jeune de Guedalya, le 10 Tévet, le jeune d’Esther et le 17 Tamouz.
Lettre n°6087
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6087, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres et aux questions qui y étaient formulées :
A) L’envoi d’un émissaire des Sages(1) à l’étranger : Il me semble avoir déjà écrit, à plusieurs reprises, que, de façon générale, cela est très judicieux et la preuve tranchée en est que la quasi totalité des institutions de Terre Sainte le font, depuis de nombreuses années déjà. Mais, comme je l’ai précisé, maintes fois également, cet envoi ne doit faire qu’une institution se dresse contre l’autre. Il doit y avoir une collaboration et une entente, de toutes les façons possibles et de manière positive.
B) Qui sera cet émissaire et dans quel pays faut-il l’envoyer : Vous devez aborder cette question en fonction des personnes et du pays concernés. En effet, il y a des ‘Hassidim dans chaque pays, en particulier dans ceux où l’on peut connaître la plus grande réussite.
C) Quand placer la première pierre(2) ? Là encore, la décision doit être prise sur place, en fonction de la date la plus adaptée, dans le proche avenir. En outre, point essentiel, il doit y avoir suffisamment de temps pour effectuer tous les préparatifs nécessaires.
D) Quand vous prendrez une décision finale sur cette date, vous me le ferez savoir. Sans en faire le vœu, je rédigerai alors une lettre, qui sera adressée à tous. Tout cela a été retardé jusqu’à maintenant précisément parce que, à maintes reprises, une date de pose de la première pierre a été arrêtée, puis la décision a été annulée.
E) On dit que le nombre de touristes se multiplie, en Terre Sainte, que ce sera, en particulier, le cas au cours des prochains mois. Je répète donc encore une fois ce que j’ai déjà écrit à plusieurs institutions ‘Habad pour exprimer ma surprise devant le fait que l’on néglige totalement l’organisation d’une visite des institutions par ces touristes, en sorte qu’il en résulte un effet concret. Je regrette de dire qu’il y a là un point commun à toutes les institutions ‘Habad de Terre Sainte. C’est seulement dans des cas extrêmement rares que des touristes ont effectué de telles visites et, même ces fois-là, il est exceptionnel que quoi que ce soit en ait résulté. Or, votre institution existe, en Terre Sainte, depuis une dizaine d’années et d’autres institutions ‘Habad depuis plus longtemps encore.
Je ne sais pas exactement quelle est l’organisation adoptée par la Yechiva Tom’heï Temimim pendant le mois de Nissan(3), mais, suffisamment tôt, vous établirez un programme détaillé, afin qu’il n’y ait pas des avis divergents et des déconvenues de dernière minute. Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, afin de renforcer et de développer la Yechiva Tom’heï Temimim que vous dirigez. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi avec une largesse d’esprit véritable.
M. Schneerson,
Notes
(1) Chargé de collecter des fonds pour la Yechiva. (2) Du nouveau bâtiment de la Yechiva, vraisemblablement à Kfar ‘Habad. (3) Celui des vacances scolaires.
Lettre n°6088
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6088, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Na’houm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je fais réponse à votre question, posée au nom des responsables de votre synagogue, qui porte sur le temps de l’étude d’un discours ‘hassidique entre le paragraphe Ke Gavna(2) et la prière d’Arvit(3).
Si votre question est une clarification de la Hala’ha, vous devez savoir qu’à Loubavitch, quand on interrompait la réception du Chabbat pour réciter un discours ‘hassidique, on le faisait entre le “ Psaume et Cantique pour le jour du Chabbat ” et Ke Gavna, mais non pas après Ke Gavna. En revanche, pour ce qui est, en particulier, des coutumes de Jérusalem, il convient d’interroger les ‘Hassidim âgés qui se trouvent sur place. Avec mes respects et ma bénédiction,
Le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav N.Hanoun, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°2752. (2) De la prière du vendredi soir. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5717.
Lettre n°6089
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6089, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar 5718,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Chlomo Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Pour faire suite à notre conversation et à la correspondance qui l’a suivie, à propos des bateaux(2), et bien que je n’ai pas eu d’autre nouvelles depuis lors, vous faites sans doute tout ce qui est en votre pouvoir, conformément à ce dont nous avons parlé.
Comme nous en étions convenus, je vous joins une copie de la traduction anglaise de ma lettre. Celle-ci, bien qu’elle ne soit pas exhaustive, énumère différents éléments de la conduite d’un bateau, qui rendent nécessaire la transgression de travaux interdits par la Torah. Or, il est impossible de les éviter, quand on conduit n’importe quel bateau, y compris le plus moderne et le plus automatique.
Avec mes respects, ma bénédiction de bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Chargaï. Voir, à son sujet, la lettre n°4531. (2) Israéliens voyageant pendant le Chabbat. Voir, à ce sujet, la lettre n°5898.
Lettre n°6091
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6091, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une
mission sacrée, le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption et un silence particulièrement longs, j’ai reçu vos deux lettres du 3 Adar, avec ce qu’elles contenaient, de même que la demande de bénédiction. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de toutes les personnes que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez très prochainement de bonnes nouvelles de ce que vous me communiquez.
J’ai été particulièrement satisfait de lire, dans votre lettre, que vous vous êtes engagé à tenir très bientôt votre promesse concernant les écoles, malgré les difficultés qui en résultent pour vous. Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi(2), selon lequel, quand un Juif s’engage à donner de la Tsédaka avec générosité, selon un montant qui lui semble être au-dessus de ses moyens, ou bien qui l’est réellement, un canal nouveau lui est alors ouvert afin qu’il gagne sa vie, de sorte qu’il puisse tenir parole.
Et, l’on peut ajouter aux propos de notre maître que Celui Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva demande : “ Servez Dieu dans la joie ”, en particulier pour ce qui concerne la pratique des Mitsvot. De la sorte, non seulement on ouvre d’autres canaux, mais, en outre, on peut gagner sa vie joyeusement. On confère un mérite aux jours propices, en l’occurrence ceux du mois d’Adar, pendant lequel on doit intensifier sa joie. Ceci multiplie également les bénédictions de Dieu et la réussite en tous les domaines cités à la fin du Midrash Esther Rabba, qui sont nombreux.
Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz que vous vous servez de vos capacités dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, que vous avez pris la ferme décision qu’il en soit de même à l’avenir. En ce domaine également, s’accomplira le dicton selon lequel rien ne résiste à la détermination.
Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim,
Le beau-père de votre enfant, le Rav Y.D. Groner Chlita, vient de me transmettre votre cadeau, la photocopie d’une lettre de mon beau-père, le Rabbi du 24 Tévet 5703(3). Je vous en remercie beaucoup.
Il serait particulièrement judicieux de montrer le contenu de cette lettre, dans votre ville, à tous ceux auxquels, selon vous, mon beau-père, le Rabbi, faisait allusion, quand il écrivait : “ Les ‘Hassidim ”. Vous leur proposerez d’établir le bilan de la période qui s’est écoulée depuis lors, soit une quinzaine d’années, en l’ère actuelle que les hommes appellent celle de l’atome ! Qu’a-t-on fait dans le sens défini par cette lettre et qu’a-t-on fait dans le sens opposé ? Vous avez eu le mérite de recevoir une lettre qui concerne le grand nombre et vous portez donc la responsabilité des “ pauvres de ta ville ”. Nos Sages disent, au traité Chabbat 55a, que le Saint béni soit-Il sait qui n’accepte pas ces propos. Mais, qu’en est-il des hommes ?
Notes
(1) Le Rav Y.Flyer, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°4750. (2) Voir la lettre n°4970, également adressée au Rav Flyer. (3) 1943. Voir les Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 7, lettre n°1930.
Lettre n°6092
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6092, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar 5718,
Brooklyn,
Aux femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de Bridgeport(1),
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre sur la création(2) d’un “ petit déjeuner pour les femmes et jeunes filles ‘Habad ”. A n’en pas douter, l’action des autres départements montrera également la voie qui vous permettra de progresser, dans votre accomplissement. Dieu fasse que vous ayez une grande réussite dans tous les domaines, qu’avant tout, vous développiez votre activité parmi les cercles les plus étendus et les plus larges des femmes et jeunes filles juives de Bridgeport. Car, vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken selon lequel la ‘Hassidout ‘Habad n’est pas réservée à une partie des Juifs. Elle est bien l’héritage de tous.
Nous sommes entrés dans le mois d’Adar, celui du miracle de Pourim, qui fut provoqué par la reine Esther, une femme juive, grâce à son abnégation. De même, les femmes juives de notre époque doivent avoir une pleine conscience de leurs capacités et de leurs responsabilités. A n’en pas douter, ceci renforcera et développera l’action des femmes et jeunes filles ‘Habad, dans tous les domaines.
Avec ma bénédiction de réussite,
N. B. : Je vous joins une copie de ma dernière lettre adressée à tous les groupements des femmes et jeunes filles ‘Habad.
Notes
(1) Une même lettre fut adressée à plusieurs autres groupements. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6047.
Lettre n°6093
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6093, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Sixième jour d’Adar 5718,
Brooklyn, New York,
A l’attention des participants au cours de Talmud,
dans la synagogue Tséma’h Tsédek, de rite Ari Zal,
à New York, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue grandement et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, que votre étude publique de la Torah se poursuit et que vous concluez, ces jours-ci, le traité Pessa’him, ce qui est d’actualité, trente jours avant la fête(1). Ce traité se conclut(2) par la bénédiction du Pessa’h et celle du sacrifice, dans la Michna, par la bénédiction du rachat du premier-né et celle de Chéhé’héyanou, dans la Guemara commentant cette Michna.
Le sacrifice de Pessa’h et sa définition sont liés à la circoncision, qui est une condition devant être rempli pour pouvoir l’offrir. L’un et l’autre appartiennent donc à la même catégorie, comme le dit la Michna, au début du traité Kritout. Plus profondément, ils ont bien un contenu unique, qui est la conclusion d’une alliance entre le Saint béni soit-Il et Israël. La circoncision distingue les Juifs des autres nations et Dieu les libère de l’exil, qui porte le nom de l’Egypte. En outre, le sacrifice de Chelamim(3) réalise la paix dans le monde(4), introduit la spiritualité dans la matière. C’est la raison pour laquelle la viande en est consommée à la fois par les Cohanim et par les propriétaires du sacrifice, consommée au sens le plus littéral.
Ceci nous permet de comprendre le sens de ce passage de la Guemara et la relation qui peut être faite avec le rachat du premier-né, au même titre que le lien entre le sacrifice de Pessa’h et la circoncision dont il est ici question. Car, il s’agit bien là du rachat de “ Mon fils aîné, Israël ”, pour lequel est récité la bénédiction de Chéhé’héyanou, prononcée uniquement à propos d’un bien visible et tangible(5). Conformément à la Hala’ha, le père de l’enfant, c’est-à-dire notre Père Qui se trouve dans les cieux, récite ces deux bénédictions.
Puisse donc Dieu, très prochainement, par l’intermédiaire de notre juste Machia’h, racheter Son fils unique des exils. Alors, nous prononcerons devant Lui un chant nouveau(6) : “ Voici, c’est notre Dieu ”, selon la conclusion du traité Taanit, “ Il nous a fait vivre et nous a fait exister jusqu’à cette période ”(7).
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : En un moment propice, je mentionnerai tous ceux dont vous citez les noms dans votre lettre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Notes
(1) De Pessa’h. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 11, à partir de la page 42. (3) De la même étymologie que Chalom, la paix. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Torat Cohanim sur Vaykra 3, 1 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tossafot, sur le traité Soukka 46a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tossafot, sur le traité Pessa’him 116b ”. (7) Selon le texte de la bénédiction de Chéhé’héyanou.
Lettre n°6094
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6094, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[6 Adar 5718]
J’ai reçu votre lettre en son temps. Bien entendu, me trouvant à distance, je ne peux entrer dans le vif du sujet et des divergences qu’il y a entre vous. Il est bien clair que cela m’a fait beaucoup de peine. Ce qui est évident et indispensable, c’est que la paix doit régner entre tous ceux qui s’intéressent au renforcement du Judaïsme, qui s’y consacrent, qui le diffusent dans votre ville, en particulier quand il s’agit d’éducation basée sur les valeurs sacrées.
Si vous désirez réellement rapprocher les cœurs et faire en sorte que la paix règne entre vous, vous parviendrez sûrement à l’obtenir, “ comme le visage se reflète dans l’eau ”. De la sorte, Dieu, béni soit-Il, Qui possède la paix, Qui la réalise dans les hauteurs, Qui n’a pas trouvé d’autre réceptacle contenant la bénédiction, accordera Sa bénédiction de paix, la bénédiction et la réussite célestes, de sorte que vous connaîtrez le succès en votre mission sacrée, en particulier dans le domaine de la bonne éducation, qui conditionne la formation et le sort de nombreux Juifs et Juives. Tout effort, toute impulsion en la matière sont donc justifiés.
Je sais qu’un distingué responsable communautaire, homme de qualité, au comportement généreux et assumant fidèlement sa mission, se trouve actuellement dans votre ville et dans votre pays. J’ai bon espoir que, par son intermédiaire, la paix poussera, grandira et se multipliera très prochainement, dans votre ville.
Lettre n°6095
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6095, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[6 Adar 5718]
Je fais réponse à ta lettre du 4 Adar, dans laquelle tu m’écris que tu ne peux toujours pas considérer que ta décision finale est prise, mais que…
Il est envisageable que vous vous rencontriez encore une fois. Il faut donc voir ce qui en résultera. De la sorte, tu pourras clarifier tes sentiments de façon certaine et, par la suite, prendre une décision. Comme je l’ai écrit dans ma précédente lettre, que Dieu te guide sur le chemin qui sera bon pour toi, matériellement et spirituellement, d’un bien visible et tangible.
Lettre n°6096
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6096, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez comment adopter les coutumes de ‘Habad. Vous ne précisez pas le sens de votre question, autant qu’il le faudrait et vous prendrez donc conseil auprès des ‘Hassidim âgés. Vous leur exposerez votre propos et vous vous conformerez à leur avis.
B) Vous me demandez quelle est la source de votre âme, là-haut. Vous connaissez l’enseignement de notre sainte Torah selon lequel “ le Saint béni soit-Il ne fit rien d’inutile dans Son monde ”. Ceci s’applique aussi à la connaissance de l’homme, qui doit inclure tout ce qui est lié à Sa Torah, à Ses Mitsvot, à la manière de les mettre en pratique. Pour ce qui vous concerne, que vous apporterait la réponse à cette question ? Vous disposez d’un Choul’han Arou’h, dans laquelle est précisé ce que vous devez faire. Pourquoi donc vous préoccuper d’éléments occultes ?
C) Vous sollicitez de l’aide pour étudier la partie révélée de la Torah et son enseignement caché. Vous connaissez l’enseignement suivant de nos Sages : “ Celui qui te dit avoir fait des efforts et ne pas avoir connu le succès, ne le crois pas ”. Tout dépend donc de vous. Il faut faire porter vos efforts sur la Torah, mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon. Alors, Dieu vous accordera le succès.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°6097
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6097, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Chmouel Eléazar(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 26 Chevat. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite vous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez.
Vous faites allusion à un accord concernant les bateaux israéliens(2). De façon générale, il n’y a pas lieu de formuler un avis tant que l’on n’a pas d’éléments précis. Toutefois, selon ce que semble indiquer cette coupure de presse, on peut se demander s’il s’agit effectivement d’un progrès ou bien du contraire de cela. Il est clair que le voyage lui-même et non uniquement l’accostage est interdit, puisqu’il s’agit de la transgression de travaux interdits par la Torah. Il y a là une profanation publique du Chabbat, selon la Torah, de sorte que leur vin et leur pain…(3), comme l’explique le Choul’han Arou’h. Qu’apportera un surveillant rituel, en la matière ? Bien au contraire, la délégation d’un tel surveillant par un Rav sera…(4). J’attends donc des nouvelles plus précises.
Puisse Dieu permettre que l’on comprenne enfin que le nom de la Terre Sainte, également reconnu et accepté par les autres nations, n’est pas lié au passé, tout comme il a été dit, en ces jours(5) : “ Votre Dieu est en sommeil ”, ce qui évoque aussi la vieillesse, ce qui est ancien(6). Sa valeur est éternelle, au quotidien et elle conserve toute son importance. Aussi, quand les Juifs détiennent le pouvoir ou, tout au moins, quand les autres nations ne sont pas puissantes, toutes les dispositions de notre Torah s’appliquent pleinement.
Nos Sages disent que le Chabbat est considéré comme l’ensemble de la Torah, selon le Yerouchalmi, traité Nedarim, chapitre 3, paragraphe 5 et leur affirmation ne doit pas être départie de son sens littéral, avec tout ce qui en découle. Il est pénible de devoir évoquer des choses aussi terribles. Cela est d’autant plus terrifiant, que l’on ne s’empresse pas de rectifier la situation, ni même de faire connaître la décision hala’hique clairement tranchée, en la matière. De la sorte, il n’y aurait pas de tromperie, tout serait clair et l’on saurait “ qui est avec nous ”.
Comme “ en ces jours-là, à cette époque-ci ”, lorsque “ nombreux furent ceux, parmi les nations, qui se judaïsèrent ”, puisse Dieu faire qu’à l’heure actuelle, on observe les conséquences du fait que “ notre foi est différente de celles des autres nations ”, non pas par une analyse profonde effectuée dans la discrétion d’une chambre, mais bien d’une manière concrète et clairement affirmée.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.E. Chaoulsohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4867. (2) Voyageant pendant le Chabbat. Voir, à ce sujet, la lettre n°5898. (3) Sont interdits, appartenant à quelqu’un qui transgresse le Chabbat. (4) Interprété comme une légitimation d’un tel voyage. (5) A l’époque de Pourim. (6) Yachan signifie, à la fois, “ celui qui dort ” et “ ancien ”.
Lettre n°6098
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6098, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5718,
Brooklyn, New York,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu votre lettre, mais j’ai eu du mal à vous identifier, par votre signature. Vous faites référence à cette femme, dont le mari est impuissant et vous me demandez si elle doit divorcer. Il faut, tout d’abord, vérifier auprès de médecins spécialistes si son mari peut être soigné. Ces dernières années, plusieurs traitements nouveaux ont été mis au point, en la matière. Certains ont été expérimentés et se sont révélés efficaces. Peut-être peuvent-ils s’appliquer à son mari.
Bien entendu, tout effort, toute intervention sont justifiés, dans ce domaine. Si, ce qu’à Dieu ne plaise, ces traitements se révélaient inefficaces, il faudrait consulter un Rav. Vous ne me dites rien des relations qui existent entre cet homme et son épouse et je suppose que, s’ils en viennent à un divorce, le mari n’y fera pas obstacle.
Puisse Dieu faire que vous soyez en mesure de m’annoncer de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6099
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6099, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5718,
Brooklyn,
Aux auxiliaires féminines de l’école Ohaleï Torah,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai appris avec plaisir que vous avez commencé votre activité, en un moment fructueux et qu’a eu lieu votre première manifestation, en relation avec Pourim, qui s’est bien passée(1). Dieu fasse que vous donniez l’exemple au plus grand nombre, qui, à son tour, apportera son concours afin de développer l’œuvre primordiale consistant à renforcer l’éducation basée sur les valeurs sacrées, en général et dans le cadre de Ohaleï Torah, en particulier.
La récompense de tous ceux qui prennent part à cet accomplissement sacré a déjà été clairement expliquée par nos saints livres, pour eux-mêmes comme pour tous les membres de leur famille. Nous sommes dans le mois d’Adar(2), lorsque survint le miracle de Pourim, grâce à la reine Esther, qui était une femme juive et fit don d’elle-même pour cela. Il en est donc de même pour les femmes juives, à l’heure actuelle. Celles-ci doivent avoir pleinement conscience de leurs capacités, mais aussi de leurs responsabilités. De la sorte, on pourra sûrement renforcer et développer l’action des auxiliaires féminines de l’école Ohaleï Torah, dans tous les domaines.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Ayant donc eu lieu avant Pourim. (2) Voir la lettre n°6092
Lettre n°6100
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6100, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5718,
Brooklyn,
Au jeune Maïmon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Chevat, dans laquelle vous me posez les questions que vous suggère votre étude. Vous vous adresserez, à ce sujet, à votre professeur ou bien au recteur de votre Yechiva. Ceux-ci vous répondront.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous connaissiez la réussite dans votre étude et dans votre pratique des Mitsvot, de la meilleure façon. Puisse Dieu faire que vous ayez un engagement sans cesse accru, en la matière.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Pour cette fois-ci, puisque vous avez adressé votre question ici, je vous en communiquerai la réponse.
A) L’élément fondamental du feu(2), qui est cité au chapitre 19 du Tanya, est bien ce que son nom indique. Il est situé sous la lune et non dans celle-ci, comme vous l’écrivez dans votre lettre. Vous consulterez également le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 14, à la fin du paragraphe 12, selon lequel la lune entoure le monde entier, d’en haut. Vous verrez aussi le Michné Torah du Rambam, lois des fondements de la Torah, à la fin du chapitre 3.
B) La signification des versets que vous citez est la suivante : “ Elle appela son nom Reouven ” pour différentes raisons et, en particulier, parce que : “ elle dit : Dieu a vu… ”. A propos de Chimeon : “ Elle dit : Il a entendu ” et, de ce fait “ elle l’appela Chimeon ”. Cette distinction permet de comprendre pourquoi les Sages s’interrogent sur le nom de Reouven, dans le traité Bera’hot 7b, alors qu’ils ne le font pas pour les autres tribus. On peut aussi justifier, de cette façon, que Rachi mentionne cette interprétation dans son commentaire de la Torah. En effet, celle-ci est imposée par le sens simple du verset. Vous verrez aussi, à ce sujet, le Tseror Ha Mor.
Notes
(1) M. Sebag, de Kfar ‘Habad. (2) L’un des quatre éléments fondamentaux de la matière, qui sont le feu, le vent, l’eau et la terre.
Lettre n°6101
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6101, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Adar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Chevat, dans laquelle :
A) vous me faites part de votre situation, concernant la pratique des Mitsvot. Il vous semble vouloir accéder à la Techouva, mais que cela n’est d’aucun effet.
Notre Torah, Torah de vie, tranche que “ rien ne résiste à la Techouva ”. Votre impression est donc assurément un stratagème du mauvais penchant, qui veut vous suggérer le découragement et le renoncement, ce qu’à Dieu ne plaise, comme vous l’écrivez. Vous étudierez, dans le saint Tanya, les passages qui expliquent à quel point il est nécessaire de condamner la tristesse, de ne pas se décourager quand on entre en lutte contre le mauvais penchant. Vous consulterez aussi l’index qui figure à la fin du Tanya, paru aux éditions Kehot.
B) vous m’interrogez sur la manière de vous fiancer. Comment aborder la question et comment savoir s’il s’agit bien de celle que vous devez épouser ?
Vous connaissez l’enseignement de notre sainte Torah, en la matière. Il faut, en l’occurrence, agir en empruntant les voies de la nature et rechercher un parti, bien entendu de manière pudique, comme l’explique le Choul’han Arou’h. De la sorte, le Créateur du monde, Qui accorde Sa providence à chacun, vous permettra de trouver un parti qui vous convienne. J’espère que, non seulement vous pratiquez les Mitsvot de la meilleure façon, mais qu’en outre, vous influencez vos amis afin qu’ils en fassent de même. Il est une terrible erreur de penser que, quand on se trouve dans l’armée, on ne peut pas mettre en pratique la Torah et les Mitsvot. Il y a, là encore, une intervention du mauvais penchant, désirant emprisonner l’homme dans son filet.
Le verset affirme que, bien au contraire, celui qui se trouve dans l’armée doit renforcer sa pratique de la Torah et des Mitsvot. De cela dépend son salut, à titre individuel et, bien plus, le salut du grand nombre et même de l’armée dans son ensemble, ainsi qu’il est dit : “ L’Eternel ton Dieu va et vient dans ton campement, afin de te sauver et de placer tes ennemis devant toi. Ton campement sera sacré et l’on n’y verra pas d’impudeur, car Il se détournerait de toi ” (Devarim 23, 15). Il en résulte que l’on peut être sauvé et prendre l’ennemi précisément lorsque “ l’Eternel ton Dieu va et vient dans ton campement ”. Si ce n’est pas le cas, “ Il se détournerait de toi ”, ce qu’à Dieu ne plaise,
ce qui aurait l’effet inverse. Si vous êtes confronté à des difficultés pour mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, j’ai bon espoir qu’en vous adressant à l’aumônier militaire, vous trouverez une solution, d’autant que, comme je l’ai dit, ceci concerne l’armée dans son ensemble. Et, rien ne résiste à la volonté.
Avec ma bénédiction pour avoir de bonnes nouvelles,
Lettre n°6102
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6102, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Adar 5718,
Brooklyn,
Au jeune Raphaël Pin’has(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, il y a quelques temps, votre lettre me décrivant brièvement votre activité pour diffuser les sources(2) et pour renforcer le Judaïsme, en général. Je suis surpris depuis lors, c’est-à-dire depuis la fin de Kislev, de ne pas avoir eu de vos nouvelles. Sans doute me les transmettrez-vous prochainement, car il est une certitude qu’un émissaire s’acquitte de la mission qui lui est confiée. Or, chaque Juif est l’émissaire de Dieu, chargé de diffuser le Judaïsme et tout ce qui le concerne d’une manière sans cesse accrue, car “ on s’élève dans le domaine de la sainteté ” et rien ne résiste à la volonté.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Vous m’interrogez sur certaines pratiques que les ‘Hassidim adoptent en Terre Sainte. Vous vous adresserez aux ‘Hassidim âgés qui se trouvent sur place. Vous faites référence à la bénédiction des arbres. Celle-ci est clairement citée dans les lois des bénédictions de l’Admour Hazaken. Celle de l’arc-en-ciel, en revanche, n’y est pas citée, sans doute parce que celui-ci n’apparaissait que rarement, dans ces contrées-là(3), mais elle est effectivement récitée, conformément à l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, qui est reproduit dans le Hayom Yom(4).
Notes
(1) R. P. Goldstein, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5596. (2) De la ‘Hassidout. (3) En Europe de l’Est. Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 10, page 200. (4) A la date du 29 Tichri.
Lettre n°6103
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6103, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Adar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Lipman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 3 Adar, dans laquelle vous me décrivez brièvement les activités des jeunes de l’association ‘Habad.
Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous m’annonciez de telles bonnes nouvelles, d’une manière sans cesse accrue. En effet, nous nous trouvons en Adar, un mois propice, duquel il est dit : “ Tout fut transformé… et nombreux furent ceux, parmi les nations de la terre, qui se judaïsèrent ”. D’une manière plus fine, comme l’explique le Likouteï Torah, à la Parchat Devarim, page 90d, c’est ce qui concerne les nations du monde(2) qui se judaïsera. De fait, nos Sages disent que “ quiconque rejette l’idolâtrie est défini comme un Juif ”. Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela dans l’opulence véritable, matérielle et spirituelle.
Avec ma bénédiction pour un Pourim joyeux et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav L.Shapiro, de Cleveland. Voir, à son sujet, la lettre n°5594. (2) Les préoccupations du monde.
Lettre n°6104
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6104, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du nouvel an des arbres, puisque “ l’homme est tel l’arbre des champs ”. Vous me dites que l’on vous propose un bon parti, une jeune fille qui vous convient. Vous voulez sûrement dire que celle-ci a la crainte de Dieu, comme il sied à une jeune fille juive vertueuse.
Toutefois, elle porte le même nom que votre mère. Vous concluez votre lettre en me disant que vous êtes un élève de la Yechiva Porat Yossef. Si cette jeune fille craint effectivement Dieu et si vous décidez l’un et l’autre, avec la détermination qui convient, de bâtir un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, vous lui ajouterez simplement un autre nom. Bien entendu, vous le ferez à l’occasion d’une bénédiction qui sera récitée lorsqu’un membre de sa famille sera appelé à la Torah. S’il en est ainsi, tout ira bien. Trente jours après que ce nouveau nom lui ait été attribué pour la première fois, vous prendrez la décision et celle-ci sera en un moment bon et fructueux. En effet, on connaît les responsa du Tséma’h Tsédek, basées sur une décision hala’hique de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon laquelle une telle situation ne présente absolument aucun risque, dès lors que les noms ne sont pas exactement identiques.
Ceci s’applique même aux Ashkénazim. Chez les Sefardim, néanmoins, il est bien connu que, dans plusieurs communautés, on ne voit pas d’inconvénient à ce que la bru et la belle-mère aient le même nom. Vous avez sûrement connaissance des trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°6105
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6105, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, avec la demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me décrivez brièvement vos activités actuelles destinées à renforcer le Judaïsme et à le diffuser, de même que la situation de l’association que vous avez créée.
Vous me dites que l’on a limité les efforts envers les jeunes gens qui n’ont jamais fréquenté la Yechiva, car vous avez observé que les élèves de Yechiva ont eux-mêmes besoin d’être encouragés. Je ne comprends pas quelle contradiction il peut y avoir entre ces deux actions. Bien au contraire, on peut observer, dans la pratique qu’en confiant à quelqu’un la mission de renforcer chez son prochain l’amour de la Torah et la crainte de Dieu, on l’encourage lui-même et, selon l’expression de nos Sages, il “ s’humecte au point d’humecter les autres ”. Vous me décrivez la situation matérielle de l’association, les dépenses qui dépassent les ressources. Bien entendu, il n’y a pas lieu de s’en affecter. Il en est ainsi pour tout ce qui concerne la Torah et pour toute activité communautaire digne de ce nom.
Vous évoquez le fait de se couvrir la tête(1). J’ai, à maintes reprises, communiqué ma position, en la matière. A notre époque, un simple foulard ne tient malheureusement pas. En effet, la femme qui le porte est ainsi systématiquement mise à l’épreuve(2). Se couvrira-t-elle toute la tête ou bien seulement une partie de celle-ci, afin de ne pas avoir honte, face à ceux qui se moquent ? Bien souvent, ce risque est imaginaire. Mais, parfois, il peut être réel. Il n’en est pas de même s’il s’agit d’une perruque(3), car on ne peut pas l’ôter en public.
Vous me dites qu’elle se coupera les cheveux et que vous le souhaitez tous les deux. C’est effectivement la meilleure solution. Elle portera ensuite une perruque découverte(4), mais l’on procède de la sorte, depuis plusieurs générations déjà, sans que cela n’ait de conséquence. Bien entendu, il faut observer la pratique en usage dans votre endroit et vérifier que cette manière d’agir n’y déroge pas, ce qu’à Dieu ne plaise. Toutefois, intrinsèquement, il convient bien sûr de couper les cheveux et de porter une perruque, ce qui est infiniment plus judicieux que toutes les autres manières(5).
Comme vous l’écrivez dans votre lettre, vous avez sûrement commencé votre enseignement public du Tanya et de la ‘Hassidout. Vous l’intensifierez et le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Je fais également réponse à la nouvelle que vous me donnez, concernant l’état de votre épouse. Dieu fera que sa grossesse se passe bien, qu’elle soit facile. Elle aura un enfant en bonne santé, en son temps et aisément.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, pour un Pourim joyeux et actif,
Notes
(1) Pour une femme et la meilleure manière de le faire. (2) Puisqu’elle peut toujours l’enlever lorsqu’il la gêne. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5985. (4) Sans foulard au-dessus de la perruque. (5) De se couvrir les cheveux.
Lettre n°6106
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6106, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Adar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez votre nature. Vous me dites que vous ne savez pas comment vous changer. Selon votre expression, dans votre lettre, ce comportement est profondément implanté en vous. Or, vous connaissez l’enseignement de notre sainte Torah selon lequel on peut l’étudier d’une manière intéressée, car c’est ainsi qu’à terme, on parvient à le faire de manière désintéressée. Il est bien évident que ce n’est pas la meilleure façon d’agir. En outre, il y a plusieurs façons d’être intéressé et l’on peut mettre en pratique cet enseignement de nos Sages avec la plus fine d’entre elles.
Il est clair qu’il faut de l’élan et de la constance dans l’étude, de même que dans la pratique des Mitsvot et nos Sages disent bien que l’on peut “ se consacrer à la Torah et aux Mitsvot d’une manière intéressée ”. L’une des Mitsvot les plus fondamentales, en la matière, est la prière fervente, qui apporte la guérison à tout ce qui concerne l’homme servant Dieu pas à pas, ainsi qu’il est dit : “ Je le renverrai peu à peu ” et comme l’indiquent également quelques passages du Tanya.
Il découle de tout cela que vous devez étudier la Torah avec élan et ardeur ou encore, selon l’expression bien connue, “ apprendre en abondance ” la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. Bien entendu, il est possible de le faire sans remettre en cause les besoins physiques du corps. En effet, l’un des stratagèmes du mauvais penchant consiste à s’en prendre à sa santé, afin d’affaiblir le service de Dieu, par la suite. Pour l’heure, oubliez donc l’événement à propos duquel vous m’écrivez. Parfois, le fait d’y penser a également une origine qui n’est pas pure. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
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