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Iguerot Kodesh — lettres 6046 à 6065

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6046

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6046, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[9 Chevat 5718]

Je fais réponse à votre lettre du 5 Chevat.

Vous me parlez de votre mémoire et il est évident qu’avant toute autre chose, vous devez réviser votre étude de nombreuses fois, y compris dans le texte. Il convient, en outre, d’adopter un comportement pudique.

Pour renforcer l’aide de Dieu en la matière, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin et vous garderez les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

Lettre n°6047

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6047, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Israël Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre dans laquelle vous faites référence à la création de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad dans votre ville(2). Je suis surpris de n’avoir obtenu aucune nouvelle, depuis lors. Sans doute complèterez-vous tout cela à l’occasion la plus proche.

Nous venons de vivre la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui-ci multiplia les efforts pour les femmes et jeunes filles ‘Habad, de différentes manières. Il est certain que, si chacun fait ce qui dépend de lui, d’une manière naturelle, votre action et votre succès s’en trouveront accrus, d’une façon surnaturelle. En effet, nos saints maîtres invoquent l’abondante miséricorde divine pour la réussite de cet accomplissement. C’est une évidence.

Puisse Dieu faire que vous ne me donniez que de bonnes nouvelles de votre mission sacrée, du développement de la sainte institution que vous dirigez et de votre action destinée à diffuser les sources(3) par tous les moyens possibles, dans votre ville et dans votre entourage. Et, rien ne résiste à la volonté.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav I.Stock, de Bridgeport. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6092. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6048

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6048, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav E.C.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, celle de la réunion ‘hassidique qui a eu lieu dans la synagogue et maison d’étude dont vous êtes l’un des dirigeants, pour célébrer le jour lumineux du 19 Kislev, Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. Et, vous savez que l’on parle, en l’occurrence, de tête, Roch et non de début de l’année. En effet, la tête inclut en elle tous les membres du corps, qu’elle vivifie. Or, il en est de même pour les jours de l’année. Puisse donc Dieu faire que, tout au long de l’année qui vient, pour le bien et pour la bénédiction, la force, la vitalité et la lumière soient accrues, en tout ce qui concerne la synagogue et la maison d’étude. Celle-ci portera, de la manière la plus parfaite, le nom qui est le sien, celui de synagogue ‘Habad.

Le mérite de ceux qui font porter leurs efforts, qui œuvrent et dirigent l’action, est établi par différents textes et le verset (Daniel 12, 3) dit clairement que “ ceux qui recherchent le mérite de la communauté seront comme des étoiles pour l’éternité ”. J’espère que chacun s’efforcera de correspondre également au début de ce même verset : “ Et, ceux qui comprendront…(2) ” en intensifiant son étude de l’enseignement de ‘Habad, qui est la compréhension véritable. Il est une certitude que la promesse du verset s’accomplira et que tous scintilleront comme la clarté du firmament. Le début du Tikouneï Zohar précise que “ la clarté du firmament porte en elle toutes les couleurs… par cette clarté brillent de nombreuses âmes… ce sont ceux qui comprennent, possédant le discernement, afin de percevoir les secrets de leur Maître ”.

Tout ce qui est énoncé par notre Torah délivre un enseignement. Il est donc certain que chacun d’entre vous possède les moyens de le mettre en pratique. Tout ne dépend que de la détermination. Bien plus, pour appuyer votre volonté, vous recevez l’aide de Dieu la plus considérable, car le mérite de ce qui est public vous vient en aide.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Elyahou Chklovski, de Péta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre n°5813. (2) Scintilleront de la clarté du firmament.

Lettre n°6049

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6049, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Mena’hem Na’houm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Par l’intermédiaire du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, accumule de nombreuses réalisations, le Rav Chmouel Ha Lévi Raytchik, émissaire des Sages(2), j’ai reçu votre demande de bénédiction, pour vous-même et pour votre fils Chabtaï. En un moment propice, je mentionnerai vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément à ce qui est dit dans cette demande de bénédiction. Il est sûrement inutile de vous préciser que, plus l’on consentira un ajout à la Torah et aux Mitsvot, plus Celui Qui donne la Torah, Qui ordonne la Mitsva, Qui dirige le monde, Qui accorde Sa providence à chacun, multipliera Ses bénédictions, afin de satisfaire le besoin de l’homme et des membres de sa famille.

L’un des points essentiels, en la matière, est l’amour du prochain, qui est, selon Rabbi Akiva, “ un grand principe de la Torah ”. Tel est également le contenu de la Paracha de cette semaine, celle de Yethro et du don de la Torah, comme l’explique le saint Zohar. En effet, quand la Torah put-elle être donnée ? Seulement après que Yethro ait reconnu : “ Maintenant, je sais que l’Eternel est plus grand que tous les dieux ”, introduisant ainsi l’apport de la lumière qui provient de l’obscurité. Or, il en est de même à toute époque, car la Torah est donnée chaque jour, “ elles(3) seront chaque jour comme nouvelles à tes yeux ”. Et, la bénédiction dit : “ Béni sois-Tu, Eternel, Qui donne la Torah ”, au présent. Il convient donc de séparer le grain de l’ivraie, en son prochain ou bien en soi-même, d’une manière plus fine. Chacun, en fonction de sa situation, doit repousser le mal. Et, vous consulterez également le Tanya, au chapitre 27, page 34b, qui dit : “ Ils s’affamaient pendant deux heures, dans cette intention ”.

Vous avez sûrement connaissance des trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, qui sont bien connues. Nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, que celles-ci concernent chacun et qu’elles exercent un effet bénéfique, en différents domaines. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir.

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav M.N. Feldman, de Omaha. (2) Délégué du Rabbi en Californie. (3) Les paroles de la Torah.

Lettre n°6050

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6050, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Nathan David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce dimanche et, en un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, conformément à votre demande, près du saint tombeau de celui dont nous venons de célébrer la Hilloula(2), mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous m’interrogez sur les Tikouneï Zohar, au début du Tikoun 69, page 99b, qui disent : “ De plus, Adam connut… alors qu’il est écrit, par ailleurs : J’ai acquis mon homme ”. Vous vous interrogez sur cette affirmation car la Torah précise que ces mots furent prononcés par ‘Hava. Le Gaon de Vilna corrige effectivement le texte : “ Elle dit : J’ai acquis mon homme ”, mais cette correction est difficile à accepter, car ce passage des Tikouneï Zohar, dans son ensemble, parle d’Adam et il est bien dit : “ Adam connut ”, “ Il eut conscience de sa faute ”, “ Il sut l’impureté ”, Il observa la sphère ”. Toutes ces expressions sont au masculin. Il serait, bien entendu, surprenant de toutes les exprimer au féminin.

A mon sens, voici l’explication que l’on peut donner, en la matière. C’est effectivement ‘Hava qui dit : “ J’ai acquis mon homme ” et c’est en fonction de cela que son nom fut décidé. Néanmoins, il ne put l’être sans l’accord d’Adam, qui était essentiel. Les Tikouneï Zohar expliquent donc pourquoi il accepta ce nom. Vous consulterez le commentaire Daat Zekénim, des auteurs des Tossafot, Béréchit 38, 5, qui dit : “ J’ai entendu de mon maître que telle était leur coutume. Il choisissait le nom de leur premier fils et elle, celui du second ”, mais le Ramban conteste cette manière d’agir.

Notes

(1) Le Rav N.D. Rosenblum, de Buenos Aires. Voir, à son sujet, la lettre n°4658. (2) Le 10 Chevat.

Lettre n°6051

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6051, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Meïr Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 5 Chevat, dans laquelle vous me décrivez, bien que très brièvement, vos actions de diffusion des sources(2). Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de votre élévation dans la sainteté et de votre pénétration de l’extérieur, étape après étape, tout comme il est dit que les “ Lumières qui entourent ”, à l’heure actuelle, s’introduiront en profondeur, dans le monde futur. Alors, se révéleront des “ Lumières qui entourent ” encore plus élevées. Or, il en est de même, dans le domaine du mal. Quand on transforme l’extérieur en intérieur, avant la venue du Machia’h, on peut encore trouver un autre domaine extérieur, dans lequel il est possible d’agir et que l’on peut investir. C’est une évidence.

J’apprécie que vous restiez en contact avec les personnes que vous mentionnez et qui exercent une large influence. Sans doute développerez-vous, de différentes façons, leur capacité d’influencer. Je veux dire qu’il convient de l’approfondir auprès de différentes personnes, comme cela a été dit à propos de l’extérieur et également pour ce qui concerne leur propre extérieur, étape après étape. C’est une évidence.

Puisse Dieu faire que le mérite de celui dont nous venons de célébrer la Hilloula(3) apporte une considérable réussite à vos actions, dans tous les domaines pour lesquels il a fait don de lui-même. Et, que se renforce la bénédiction de Dieu et la réussite qu’Il accorde à quiconque consent des efforts en ce sens, de même que pour les membres de sa famille, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav M.C. Blisinski, de Ramat Gan. Voir, à son sujet, la lettre n°5390. (2) De la ‘Hassidout. (3) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat.

Lettre n°6052

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6052, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Chevat 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me parlez de votre frère, qui pense se trouver à la croisée des chemins, puisqu’il a terminé son service militaire, a ensuite suivi un cours de mécanique, mais n’a pas encore décidé de ce qu’il ferait. Il est âgé de vingt deux ans.

Mon opinion est très claire, basée sur ce que j’ai pu observer chez les jeunes de différents pays et également de Terre Sainte. Une période de quelques années, chez ceux qui sont du même âge que votre frère, est, bien souvent, la préparation de tout ce que sera la vie par la suite. En d’autres termes, chaque effort, pendant ces années, permettant de renforcer leur conception du monde et de la vie est tout à fait justifié. Il n’y a pas lieu de ménager son temps, pour cela. Un tel investissement a un immense apport, pendant les dizaines d’années que l’on vivra par la suite. De même, il est sûrement inutile de vous préciser qu’à notre époque chargée et troublée, il est indispensable d’avoir une conception du monde forte et solide, d’autant que, sans cela, il est impossible de connaître le calme de l’esprit et l’harmonie morale, qui sont des éléments nécessaires pour avoir une existence équilibrée.

Ce qui vient d’être dit vous permettra de comprendre ma conclusion, concernant votre frère. Il doit consacrer au moins un semestre ou une année à l’étude de notre sainte Torah, qui est appelée Torah de vie et ce titre ne doit pas être départi de son sens simple. La Torah délivre, en effet, un enseignement pour notre vie dans ce monde et également pour l’existence quotidienne, tout au long de la semaine, le Chabbat, les fêtes et les jours redoutables. Comme je l’ai dit, il n’y a nullement là une perte de temps. C’est, bien au contraire, le moyen de renforcer les dizaines d’années qui suivent. Quand votre frère aura passé cette période de renforcement, il pourra, selon sa propre idée, décider comment, de quelle manière et où il s’installera.

On peut vérifier concrètement que l’effort le plus efficace est celui qui est suggéré non seulement par la parole, mais aussi par l’action, c’est-à-dire en donnant l’exemple de l’idéal pour lequel on mène campagne. C’est, bien entendu, le cas, en l’occurrence. Si votre comportement et, plus généralement, votre mode de vie apportent l’exemple de ce que doit être une femme juive, qui est définie comme la fille de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, il est certain que ceci aura une influence considérable sur les membres de votre famille, y compris sur votre frère.

Pour conclure, je dois réagir au début de votre lettre. Vous me dites que vous n’êtes pas ‘Habad, mais que vous m’écrivez tout de même. Or, cette affirmation contredit le proverbe de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, selon lequel celle-ci est l’héritage de l’ensemble du peuple d’Israël, de chaque Juif et de chaque Juive en particulier. Cette conception et son contenu ne peuvent être tenus responsables du fait que, pour l’heure, certains milieux ne les aient pas pleinement acceptés. Bien plus, ces milieux eux-mêmes, pour une large part, ne sont pas fautifs, car des causes accessoires et mineures interfèrent, mais il est clair qu’ils ne peuvent pas, de ce fait, affaiblir leur relation avec cette conception. Il n’y a là, de leur part, qu’un manque de connaissance, qui sera sûrement réparé, le moment venu.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour connaître la réussite dans l’influence que vous exercez sur votre entourage, sur la base de ce qui vient d’être dit,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6053

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6053, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au jeune Aharon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jour de la Hilloula, de même qu’à la demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de celui dont nous célébrons la Hilloula, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me parlez de votre activité, qui est, selon votre expression, dans votre lettre, d’un genre nouveau. Vous faites allusion à ce que vous accomplissez pour les jeunes filles.

En réalité, cette activité est très ancienne, comme cela a été dit lors de la réunion ‘hassidique, à l’issue du dernier Chabbat, à propos du verset : “ Et, Myriam leur répondit ”, qui est exprimé(2) au masculin et non au féminin, conformément aux règles grammaticales. Et, le Tan’houma explique : “ Quand les enfants d’Israël quittèrent la mer Rouge, ils accompagnèrent les anges du Service pour dire le Cantique. Le Saint béni soit-Il demanda aux anges : Laissez les enfants d’Israël le prononcer les premiers. Il y avait ensuite les femmes et les anges. On se demanda qui ferait l’éloge en premier lieu. Rabbi ‘Hya indiqua que les anges devaient être les premiers, précédant les femmes, ce qui expliquait l’emploi du masculin. Lévi répondit : Par le ciel ! Je n’accepterai pas cela. Les femmes Le loueront les premières ”.

Et, même d’après le premier avis, les anges durent obtenir l’accord des femmes et l’on connaît la causerie de mon beau-père, le Rabbi, dont nous célébrons la Hilloula, qui fut prononcée le septième jour de Pessa’h, il y a vingt ans. Celle-ci montre la supériorité du Cantique des femmes, qui fut accompagné par les tambourins et les danses, par rapport à celui de Moché et d’Israël. Vous consulterez ce texte.

Puisse Dieu faire que cette activité ait également une considérable réussite, ce qui inclut, avant tout, un plus grand nombre de participantes, d’élèves et d’enseignantes. C’est bien évident. Heureux est le sort de ceux qui se consacrent à cette activité.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) A. Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°5806. (2) Le mot Lahem, leur, ce qui veut dire qu’elle s’adressait aux hommes. Si ce n’était pas le cas, on aurait dit Lahen.

Lettre n°6054

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6054, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Israël ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du nouvel an des arbres(2), avec ce qui y était joint(3), pour lequel vous trouverez ici les reçus. Vous me parlez d’un homme qui craint la Parole de Dieu, mais qui est pauvre, par ses moyens financiers(4). Je suis surpris que vous ne me citiez pas son nom. Mais, sans doute l’avez-vous fait dans une bonne intention.

J’espère que vous trouverez des mots lumineux pour lui expliquer la parole et le récit de nos Sages, dans le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 3, paragraphe 5, soulignant la préséance du sacrifice du pauvre. Se basant sur le Zohar, tome 3, page 195a, la ‘Hassidout développe une explication similaire à propos de la prière, qui remplace les sacrifices. Elle distingue, en effet, la prière de Moché, la prière du pauvre, la prière de David et souligne que la priorité est accordée à la prière du pauvre.

A cette occasion, vous lui parlerez également des études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, qui sont bien connues. Puisse Dieu faire que vos propos émanent de votre cœur et qu’ils pénètrent dans le sien. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, y compris de votre installation personnelle,

Notes

(1) Le Rav I.H. Friedman, de Brooklyn. (2) Le 15 Chevat. (3) Des dons. (4) Ce qui expliquait vraisemblablement la modicité de sa participation.

Lettre n°6055

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6055, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Chevat 5718,

Brooklyn,

A madame Sonya(1),

Je vous bénis et vous salue,

Après une longue interruption, j’ai été satisfait de recevoir votre lettre du 12 Chevat, dans laquelle vous me décrivez les réunions des femmes et jeunes filles ‘Habad, à Londres. Bien que vous n’en parliez pas, on fait sans doute tout ce qui est possible pour multiplier le nombre des participantes à ces réunions et aux études. De même, celles qui y participent déjà doivent approfondir l’intérêt qu’elles suscitent. L’un des moyens d’y parvenir est, par exemple, de leur donner, de temps à autre, la possibilité de lire elles-mêmes le texte(2), après la préparation qui convient(3). Dieu fasse que votre réussite soit considérable. Comme l’explique notre sainte Torah, ceux qui agissent et qui font porter leurs efforts, en la matière, multiplient les bénédictions de Dieu en tous leurs besoins, de même qu’en ceux des membres de leur famille.

Que Dieu vous permette de m’annoncer de bonnes nouvelles, en tout ce qui vient d’être dit et que, très prochainement, votre état de santé s’améliore, de même que celui de votre mari. Pour de longs jours et de bonnes années, vous concevrez beaucoup de satisfaction, une satisfaction ‘hassidique, de tous vos enfants.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Madame S. Gurkov, de Londres. (2) Sur lequel porte l’étude. (3) La maîtrise de la lecture.

Lettre n°6056

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6056, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du nouvel an des arbres(2), avec ce qu’elle contenait. En un moment propice, je mentionnerai le nom de votre épouse, la Rabbanit, à laquelle Dieu accordera longue vie, afin qu’elle obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément au contenu de votre lettre.

On confère un mérite à un jour propice, car “ l’homme est tel l’arbre du champ ”(3). Le nouvel an des arbres révèle la vitalité en tout ce qui concerne l’année qui le suit. C’est pour cela qu’il est appelé Roch, la tête et non le début, comme l’ont expliqué l’Admour Hazaken et son fils, l’Admour Haémtsahi. Il insuffle des bénédictions divines accrues en les besoins de chacun, au sein de tout Israël.

Ceci est particulièrement vrai pour ceux qui consacrent leurs efforts en la diffusion de l’arbre de vie, qui ne présente aucun aspect négatif, comme en atteste le passage bien connu du Raya Méhemna, expliqué par Iguéret Ha Kodech, au chapitre 26. Puisse Dieu faire que, pour de longs jours et de bonnes années, vous décupliez vos forces dans la Torah, en général et dans la ‘Hassidout, en particulier, celle-ci étant, plus spécifiquement, “ ma vigne ”, qui s’ajoute à la part que l’on peut avoir des autres vignes, auxquelles la Torah décerne effectivement ce titre, mais qui, pour autant, ne sont pas “ la mienne ”.

On peut observer que cette explication se trouve également dans la partie révélée de la Torah, laquelle définit la Mitsva dont on ne peut pas confier la pratique aux autres. Celle-ci, à la plus haute extrémité, passe avant la Torah, bien que les préoccupations célestes n’égalent pas une simple Mitsva, pas même sur un point, comme le dit le traité Moéd Katan 9b. Sans doute le troisième volume de votre livre(4), dont vous annoncez la parution prochaine à la fin de votre lettre, sera-t-il consacré à cela. Bien plus, il traitera de la période(5) qu’un Juif devra, de l’avis de tous, dédier à la crainte de Dieu.

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav N.Telushkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°4382. (2) Le 15 Chevat. (3) Et, c’est, en l’occurrence, le nouvel an des arbres. (4) Intitulé : “ La Torah et le monde ”. (5) Celle de la délivrance.

Lettre n°6057

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6057, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Chevat 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qui vous est arrivé, ces dernières années. Vous précisez que je ne pourrai pas vous en vouloir car, comme vous le soulignez dans votre lettre, vous ne pouvez pas aider, vous n’en avez pas les moyens, en tout ce qui concerne l’étude de la Torah, la prière fervente et l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Il semble que vous ne soupçonniez même pas que l’on puisse peut-être se demander si vous ne le pouvez pas ou si, plus vraisemblablement, vous ne le voulez pas.

Il en est de même pour la fin de votre lettre. Vous dites que vous écrivez comme tous les autres hommes du commun. Or, s’il est clair que chacun doit se grandir et faire des efforts pour acquérir les qualités de ces hommes du commun, on ne peut cependant pas, sur cette même base, se démettre de ses responsabilités, héritées de ses parents par une éducation que l’on a reçue durant de nombreuses années et du milieu dans lequel on évolue. On ne peut pas se dispenser de tout cela en prétendant que l’on est un homme simple. Il est évident qu’une telle conception est déplacée.

Vous m’interrogez sur la direction que vous devez suivre pour votre installation future. Là encore, il est évident que chaque Juif doit faire en sorte d’assumer la mission qui lui est confiée, selon les termes de la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Plus les possibilités sont grandes, même si elles se présentent sans intervention, sans effort, mais seulement par héritage ou bien par l’éducation reçue de ses parents, plus l’on a une responsabilité, un accomplissement importants et, simultanément, un mérite, une aide de Dieu.

Puisse Dieu faire que vous preniez conscience de la vérité, du contenu de l’adage de nos Sages selon lequel : “ l’homme est proche de lui-même ” et ne peut donc pas émettre un avis objectif, le concernant. Il s’égare donc, parfois à droite, parfois à gauche. Vous vous conformerez aux instructions du guide spirituel qui vous enseigne la ‘Hassidout. Votre action sera sincère et puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6058

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6058, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Chevat 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre datée du nouvel an des arbres(1), dans laquelle vous me communiquez le contenu de votre discussion avec ce docteur, à propos de la séparation(2). Vous ne me précisez pas les points que ce monsieur a énoncés en mon nom, mais il a sans doute précisé que cette pratique n’est pas spécifique à la foi juive(3), même si cette référence serait, par elle-même, suffisante. Ces dernières années, en effet, les autres nations ont commencé également à observer les méfaits de la mixité. Les éducateurs ont connaissance de la situation terrible qui s’est instaurée dans différentes écoles. Toutefois, ces informations sont tues, pour des raisons que l’on comprend, mais qu’il est impossible d’approuver.

Dans ma discussion avec ce monsieur, il me semble avoir également dit qu’il importe, avant tout, de rectifier l’action concrète. En conséquence, il est possible d’aborder la question selon une autre optique, c’est-à-dire de multiplier les élèves, de sorte qu’il sera, en tout état de cause, nécessaire de recruter un second enseignant ou, tout au moins, un aide enseignant. Et, l’on peut penser que, même si l’on s’aperçoit que l’on s’efforce de séparer la classe, la raison invoquée(4) occultera la raison profonde(5), car on pourra changer de position d’une manière honorable(6). C’est une évidence.

J’ai pris connaissance avec plaisir, à la fin de votre lettre, du discours que vous avez tenu devant la communauté à propos de celui dont nous célébrons la Hilloula, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Puisse Dieu faire que son mérite protège chacun, au sein de tout Israël, conformément à l’affirmation de la Michna selon laquelle : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”, avec une vitalité profonde et l’inspiration du cœur, selon les directives et la demande de celui dont on célèbre la Hilloula.

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le 15 Chevat. (2) Des filles et des garçons, à l’école. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5212. (4) Le nombre des élèves. (5) Le refus de la mixité. (6) Un fait nouveau, l’augmentation du nombre des élèves, étant intervenu.

Lettre n°6059

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6059, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au jeune Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Chevat, dans laquelle vous me dites qu’il existe une conception selon laquelle on doit enseigner les lois, l’abrégé du Choul’han Arou’h, la Guemara, uniquement aux élèves qui s’engagent à manger cacher. Il semble que le but soit de contraindre certains d’entre eux, à manger cacher.

Malgré cela, une telle attitude ne me satisfait pas. En effet, l’étude de la Guemara et a fortiori des lois est un but en soi et la Mitsva la plus importante. Or, à notre époque, c’est uniquement dans l’enceinte de l’école que l’on a réellement la possibilité de faire acquérir à l’élève des connaissances de la Torah et des Mitsvot, alors qu’au préalable, celles-ci étaient acquises à la maison ou même dans la rue. Toute lacune, en la matière, pendant les années que l’élève passe à l’école, suscite une carence qu’il sera pratiquement impossible de combler.

J’ajoute un point à ma conception. Le simple fait d’étudier les lois et la Guemara prépare l’élève et le rapproche de la pratique des Mitsvot, même si, pour l’heure, il n’est pas encore mûr pour cela. Cette pratique est basée sur la Michna selon laquelle “ une Mitsva en attire une autre ” et, faisant référence à la Torah, nos Sages disent : “ Le luminaire qu’elle contient le ramènera vers le bien ”. Et, l’on comprend qu’il en soit ainsi, de manière naturelle. En effet, quand on apprend un concept à plusieurs reprises, on y médite plus fréquemment et plus profondément. On peut aussi l’expliquer par le fait que nul n’a le droit de faire obstacle à l’étude des enfants, y compris au profit des adultes. C’est une évidence.

Vous m’interrogez sur le rite de la prière(2). Il est évident que vous devez maintenir le rite séfarade d’Erets Israël. Comme le disent les derniers Décisionnaires, on peut passer du rite ashkénaze au séfarade, mais non l’inverse. La raison en est donnée par ailleurs. Puisse Dieu faire que vous renforciez la Torah et les Mitsvot, pénétrées de la lumière et de l’enseignement de la ‘Hassidout. Vous vous humecterez au point d’en humecter les autres, en particulier vos élèves. Et, rien ne résiste à la détermination.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Y. Kievman. Voir, à son sujet, la lettre n°5896. (2) Dans l’école.

Lettre n°6060

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6060, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5718,

Brooklyn,

Aux élèves de la classe préparatoire de la sainte Yechiva

Torat Emet, dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle

être restaurée et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la veille du jour lumineux de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me faites part de votre décision de faire régner un amour et une amitié véritables entre vous, de respecter les temps d’étude de la Yechiva, quantitativement et qualitativement, d’échanger entre vous, de temps à autre, afin de renforcer l’étude, de même que le comportement basé sur les voies de la ‘Hassidout et des ‘Hassidim.

Puisse Dieu faire que le mérite de celui dont nous célébrons la Hilloula, qui fit don de lui-même afin de répandre le Judaïsme, en général, la ‘Hassidout et ce qui la concerne, en particulier, vous protège, afin que votre décision soit durable, pour de longs jours et années, d’une manière sans cesse accrue, comme l’ordonne notre Torah, Torah de vérité. Il est dit que : “ le langage de vérité se maintient pour l’éternité ”. Combien plus en est-il ainsi pour l’attribut de vérité et, plus encore, pour la vérité vraie. La ‘Hassidout définit les trois niveaux que sont le langage de vérité, la vérité et la vérité vraie. Vous devez faire tout ce qui est en votre pouvoir, en la matière, car il est dit, précisément : “ Et, tu choisiras la vie ”. Cet effort accompli ici-bas suscite la révélation céleste, qui est sans aucune commune mesure, comme on peut le déduire de l’enseignement suivant de nos Sages : “ Pratiquez pour Moi une ouverture comme la pointe d’une aiguille et J’ouvrirai pour vous l’équivalent du portique du Sanctuaire ”.

Puisse Dieu faire que, de cette classe préparatoire, vous accédiez, en temps et en heure, aux étapes suivantes, que vous donniez le bon exemple du comportement d’un élève fréquentant une institution fondée par nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera et dirigée par eux. J’attends de bonnes nouvelles de vos progrès et de votre avancement, en tout cela, d’un stade vers l’autre.

Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,

Lettre n°6061

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6061, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 8 Chevat. Vous me demandez comment l’influencer, de même que tous les membres de la famille, afin que tous se rapprochent de la Torah et des Mitsvot.

Vous connaissez l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, qui dit, à ce propos : “ Ses voies sont des voies agréables et tous ses chemins sont paix ”. Tout ce qui a trait au Judaïsme ne souffre pas le compromis. Néanmoins, si l’on souhaite convaincre l’autre et le rapprocher, on emporte un succès beaucoup plus large et plus rapide en agissant de cette façon, en empruntant les voies agréables et les chemins de paix. On peut le vérifier concrètement. Et, cela suppose que l’on ait suffisamment de patience pour parler encore et encore, pour ne pas s’emporter, ce qu’à Dieu ne plaise si, dans un premier temps, ces propos ne sont pas fructueux.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de vos préoccupations communautaires, de leur situation actuelle et de ce que l’on fait pour les développer. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6062

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6062, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5718,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que vous ne constatez pas que vous avancez, dans la ‘Hassidout. Il est certain qu’il y a uniquement là un stratagème du mauvais penchant. Car, il est impossible que celle-ci n’ait pas d’effet, ce qu’à Dieu ne plaise, inconcevable qu’elle ne conduise pas à la pratique de la Torah et des Mitsvot, d’autant qu’elle appartient à l’arbre de vie, “ dans lequel il n’y a pas…(1) ”. Vous consulterez Iguéret Ha Kodech, au début du chapitre 26.

Cet avancement est donc effectif, mais, pour l’heure, vous ne le voyez pas. Toutefois, l’essentiel est qu’il existe et, au final, vous parviendrez sûrement à l’observer. Bien plus, en luttant contre le mauvais penchant, en tout ce qui vous concerne, vous affaiblirez certainement ses avances et le voile qu’elles imposent(2). Toutefois, vous devez, de temps à autre, enseigner la ‘Hassidout et le mérite de ce qui est public vous viendra en aide afin de connaître une élévation supplémentaire, en ce qui vous concerne. C’est une évidence. J’attends de vos bonnes nouvelles.

Notes

(1) De questions, de difficultés, d’emprises du mal. (2) Lequel empêche de constater l’avancement.

Lettre n°6063

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6063, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[19 Chevat 5718]

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du jour du nouvel an des arbres. Vous me dites que vous êtes parvenu à édifier deux synagogues dans le camp de transit des immigrants. Malgré cela, vous constatez que la situation est difficile, y compris d’un point de vue moral, par rapport à ce que vous connaissiez avant de vous installer en notre Terre Sainte.

Il est sûrement inutile de vous expliquer longuement que, si à l’extérieur d’Erets Israël, dans le pays des nations, il nous a été demandé de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté, combien plus en est-il ainsi dans le “ pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”, dans le palais du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Non seulement ne doit-on pas connaître la chute, par rapport au pays des nations, ce qu’à Dieu ne plaise, mais, bien plus, un ajout est nécessaire par rapport au passé. Et, s’il en est ainsi pour ceux qui sont contraints de monter en Terre Sainte, ce doit, a fortiori, être le cas de ceux qui ont eu le choix et ont pris la décision de se rendre dans ce pays. Car, une telle décision en implique une autre, qui lui est préalable, celle d’augmenter sa sainteté physique, par rapport à ce que l’on avait dans le pays des nations. C’est une évidence.

Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots adaptés et lumineux pour expliquer tout cela aux personnes auprès desquelles vous exercez votre influence ou que vous contactez. Bien entendu, ces propos doivent être suivis d’un effet concret, c’est-à-dire renforcer leur comportement quotidien. Très prochainement, vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela.

Lettre n°6064

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6064, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, aux multiples accomplissements,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 9 Chevat, les précédentes et les suivantes. Vous m’y décrivez brièvement votre mission sacrée, au sein du réseau(2) et des jeunes de l’association ‘Habad. J’y ai pris connaissance, avec un plaisir particulier, de la réunion des jeunes qui s’est tenue à Kfar ‘Habad. Sans doute obtiendrai-je, à ce sujet, un compte rendu plus détaillé. Puisse Dieu faire que la trace de ces réunions, de même que les actions concrètes qui en résultent, se poursuivent pendant les jours suivants. Comme je l’ai maintes fois écrit, de telles réunions et même les réunions ‘hassidiques qui sont plus à usage interne sont comparables au labourage et aux semailles. Il est clair que, par la suite, un effort est nécessaire pour que tout pousse de la manière qui convient et avec succès. C’est une évidence.

D’après ce que votre lettre semble indiquer, et malgré tous mes courriers, mes appels et mes encouragements d’ici, vous n’avez pas réellement pris conscience que ce qui concerne les jeunes de l’association ‘Habad n’est pas une corvée, un fardeau, pour ses membres, mais, bien au contraire, un mérite, plus encore le canal et le réceptacle permettant de gagner sa vie, spirituellement et matériellement. Et, le fait de gagner sa vie ne désigne pas ici les besoins que l’homme doit satisfaire, nourriture, vêtements, maison, enfants, santé, prospérité matérielle.

Or, il est surprenant de ne pas prendre conscience de cette vérité, qui est clairement exprimée dans plusieurs discours et causeries de la ‘Hassidout. Selon un dicton courant, “ on ne pose pas de question sur l’action concrète ”, d’autant que “ Marc l’insensé ”(3) s’en mêle. Néanmoins, il suffit de le savoir pour réduire le voile, bien plus pour transformer l’obscurité en lumière, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 25, commentant le verset : “ quand l’homme se rend maître de l’homme pour lui nuire ”. En pareil cas(4), un homme désire prier avec plus de ferveur, du plus profond de son cœur. Or, la finalité de la Torah, des Mitsvot et même du Précepte : “ En toutes tes voies, reconnais Le ” est bien de prier et de se lier à Dieu. Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots appropriés afin de vous expliquer tout cela à vous-même et à tous vos amis, dans des milieux de plus en plus larges, car, au final, cette idée est le fondement, le principe de base qui simplifie l’action, en tout ce qui a trait au service de Dieu.

Vous évoquez le fait de donner la dîme à la Tsédaka. Je suis un peu surpris par cette question, car ce principe est établi par le Choul’han Arou’h et il est, en outre, scrupuleusement respecté dans la communauté des ‘Hassidim. Et, tout au contraire, si ceux-ci n’assurent pas leurs besoins avec leur salaire actuel, comme vous le dites, ils doivent, bien entendu, adopter le conseil des Sages selon lequel “ le sel empêche le manque financier ”(5) et non l’inverse, ce qu’à Dieu ne plaise.

Vous envisagez de vous servir du contenu de ma lettre de la première lumière de ‘Hanouka(6) pour la collecte financière. Je suis surpris que vous soyez dans le doute, à ce propos, puisque ce sujet y est clairement évoqué. Vous craignez que ceci refroidisse sérieusement la collecte qui est faite pour l’enseignement, à proprement parler. Ceux qui voudront s’en servir dans ce but peuvent se passer de l’avis de quiconque, quant au contenu de cette lettre, puisqu’elle est adressée à chacun, de sorte que tous ceux qui s’y intéressent, pour une raison ou pour une autre, peuvent en avoir connaissance.

Vous me demandez des instructions précises, concernant les jeunes de l’association ‘Habad. Je ne sais pas ce qui peut être plus détaillé que le flot de lettres qui vous a été adressé. Certes, il n’y a pas été dit que telle personne devait s’occuper de tel détail et telle autre personne de tel autre détail. Cette répartition doit résulter de l’effort de chacun, afin que l’effort soit soutenu. On sait, en effet, que la soumission est la base et le fondement de tout. Toutefois, elle ne peut pas, à elle seule, assurer le fonctionnement pendant une période prolongée. Il faut aussi faire intervenir le plaisir, la satisfaction.

Notes

(1) Le Rav I.Gansburg, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5884. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Le mauvais penchant, selon l’expression d’un chant ‘hassidique dont les paroles sont en russe. (4) Quand quelqu’un le dérange. (5) La Tsédaka préserve le capital. (6) Il s’agit de la lettre n°5951.

Lettre n°6065

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6065, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5718,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous évoquez votre classe, l’après-midi. Vous concluez en me demandant si vous devez parler aux parents afin qu’ils(2) poursuivent leurs études positivement et de la manière qui convient. Bien entendu, la solution de ce problème et la manière de la mettre en pratique dépendent de la nature de ces parents. Il faut trouver la façon de les convaincre sans les effrayer, sans qu’ils pensent qu’on désire leur ravir leurs enfants et les envoyer dans une ville étrangère(3). Bien entendu, certains parents en seront, bien au contraire, satisfaits, sachant que tel est le bonheur véritable de leurs enfants. Vous connaissez ces parents et vous mesurez ce risque. Vous agirez donc en conséquence.

En tout état de cause, comme vous l’écrivez, il serait bon de parler directement aux élèves, à ce sujet et vous chercherez une occasion propice pour rendre visite à Brooklyn, en un moment favorable qui permettra de les réjouir et de les honorer, comme cela a été fait pour quelques élèves de Boston et également de Detroit. Vous connaissez sûrement les détails, à ce sujet. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, en bonne santé, pour vous et pour les membres de votre famille,

Notes

(1) Le Rav Z.Shildkruit, de New Haven. Voir, à son sujet, la lettre n°4761. (2) Les élèves. (3) En l’occurrence à New York, auprès du Rabbi.

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