Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6026
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6026, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Chevat 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Zeev Dov Alter(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du 23 Tévet, veille de la Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Vous m’y décrivez votre situation actuelle. Or, vous avez sûrement entendu le dicton du Rabbi Maharach(2), grand-père de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel : “ On a coutume de dire que, si l’on ne peut passer sous l’obstacle, on doit passer au dessus de celui-ci. Je considère, pour ma part, que l’on doit passer à priori par le dessus ”. Il en est de même, en l’occurrence. Certes, la joie se révélera pleinement lorsque votre état de santé s’améliorera. Toutefois, en fonction de ce qui vient d’être dit, il convient de se réjouir avant même de guérir, bien qu’une telle joie ne se révèle pas. Ceci hâtera l’issue finale.
Ce qui vient d’être dit peut être rapproché du dicton(3) que l’on a maintes fois entendu des maîtres de ‘Habad : “ Pense que tout ira bien et tout ira effectivement bien ”. Naturellement, quand on exprime tout cela avec des mots joyeux, avec des actions joyeuses et surtout, pour ce qui vous concerne, avec votre plume d’écrivain qui peut influencer de nombreuses personnes, en la matière, on reçoit “ la récompense de ceux qui sont heureux ”, selon l’expression du traité Taanit 22a.
Je vous adresse ma bénédiction pour un bon mois, en ce jour pendant lequel le berger fidèle(4) a commenté la Torah puisque, selon les termes du verset(5), “ Le onzième mois, le premier jour du mois, Moché expliqua cette Torah en ces termes ”. De la sorte, le berger fidèle transmit cet enseignement à toutes les générations suivantes.
Chaque année, quand revient cette période, ce jour, comme c’est systématiquement le cas, est “ commémoré et revécu ”. Si on le commémore comme il convient, on le revit effectivement. Le début de l’explication et de l’enseignement qu’il convient d’en tirer est le suivant : “ Vous avez passé suffisamment de temps sur cette montagne ”, même si c’est sur elle que la Torah a été donnée. Car un homme doit avancer, d’une étape vers l’autre, ne pas se contenter de ses actions, de ce qu’il a fait pour se parer lui-même. Il doit, en outre influencer les autres, y compris ceux qui se trouvent dans l’extérieur le plus éloigné.
En conséquence, “ allez, dirigez-vous et rendez-vous vers la montagne de l’Emori et tous ses voisins ”. Un simple voyage, un passage ne suffit pas. Il faut s’y rendre d’une manière profonde et, dans la Yechiva de Rabbi Ichmaël, on parle précisément d’héritage, d’installation. Car, les parcelles de sainteté qui sont tombées et ont perdu leur élévation sont définies comme “ mortes ”. Dès lors, même si “ tout Ton peuple est constitué de Justes ”, on observe le mont de l’Emori, aspect essentiel de “ l’autre côté ”, selon les additifs du Torah Or, à la page 102c.
De la sorte, s’accomplira la promesse selon laquelle “ l’Eternel élargira ta frontière ”, jusqu’au “ grand fleuve, l’Euphrate ”, car on recevra également les territoires des Kini, Knizi et Kadmoni, selon le Rambam, lois du crime, chapitre 8, paragraphe 4, le Likouteï Torah du Ari Zal, à la Parchat Le’h Le’ha et la fin du discours ‘hassidique intitulé : “ Voici, je suis ”, de 5654.
Vous comprendrez la conclusion de tout cela et l’enseignement qu’il convient d’en tirer. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Z.D. A. Meïr, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5433. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6011. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°5118 et 5989. (4) Moché, notre maître. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°6023.
Lettre n°6027
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6027, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Chevat 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Zera’hya Morde’haï Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 22 Tévet et votre demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de son contenu.
J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre courrier, ce que vous dites des nouveaux élèves, venus étudier la Torah. Il est certain que vous ne vous contenterez pas de cela, que vous éveillerez votre soif et votre désir, en ce domaine. Nos Sages disent que celui qui possède cent pièces ressent le manque et en désire deux cents, puis, quand il en a deux cents, il éprouve un manque encore plus grand et il en souhaite quatre cents. C’est une évidence. Or, si cette mission sacrée incombe à chacun, combien plus est-ce le cas pour les jeunes, venant de s’engager dans le combat de la vie, surtout ceux qui ont la possibilité d’exercer une influence sur leur entourage. Or, si le responsable de la citerne est nommé par Dieu, combien plus est-ce le cas pour un Rav, délivrant son enseignement à une sainte communauté.
Bien entendu, pour convaincre son prochain, il faut être humide au point d’humecter les autres. A notre époque, le monde entier connaît encore une fois le trouble et les moyens de mettre tout cela en pratique sont donc également mêlés. Tout ceci est expliqué dans une lettre du Rabbi Rachab, imprimée dans le Kountrass Ou Mayan, à la page 22, à propos de l’organisation du comportement. Vous consulterez ce texte.
Vous m’interrogez sur le lien qui existe entre l’enseignement du Baal Chem Tov et celui de ‘Habad. Vous consulterez, à ce propos, la longue explication figurant dans une lettre de mon beau-père, le Rabbi, imprimée dans le Ha Tamim, volume 2. Et, vous connaissez la réponse de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, adressée à Rabbi Barou’h de Meghbogh, le petit-fils du Baal Chem Tov, soulignant qu’il était le fils de sa fille(2).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.Z. M. L. Segal, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5742. (2) Cette filiation entraînant, selon nos Sages, une plus grande proximité que celle d’un fils du fils.
Lettre n°6028
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6028, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Chevat 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte,
puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste
Machia’h, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres et à vos comptes-rendus(1) :
A) Il est absolument évident qu’il n’y a pas lieu de penser à un village ou un quartier qui serait cogéré par un parti, même le meilleur. Ceci va totalement à l’encontre de la position de nos saints maîtres, en vertu de laquelle ‘Habad n’appartient à aucun parti. Son objectif profond est de diffuser les sources(2), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur et, a fortiori, à ceux qui ne se trouvent pas à l’extérieur. Or, un parti, quel qu’il soit, porte atteinte à cette action et à tout ce qui en découle. Je suis donc particulièrement surpris que vous puissiez même envisager pareille hypothèse.
B) Il semble qu’il y ait eu une incompréhension, concernant ma position sur le nouveau quartier du Kfar ‘Habad actuel. En effet, vous avez vraisemblablement pensé qu’il devait compter uniquement des logements, alors que je faisais allusion à un développement de Kfar ‘Habad en tout ce qui le concerne, en particulier dans le domaine agricole. En conséquence, il convient de privilégier les agriculteurs, parmi ceux qui s’installent dans ce nouveau quartier, comme je le disais dans le précédent courrier. Cela signifie qu’il convient également d’attribuer des parcelles de terrain à l’agriculture, au sens littéral ou, tout au moins, à un jardin potager ou à un poulailler.
C) Je suis surpris également pour ce qui concerne le Mikwé. Très fréquemment, surgissent des difficultés nouvelles, totalement inattendues. Or, de nombreux Mikwés ont été construits en Terre Sainte et, à n’en pas douter, il existe des experts en la matière, non seulement de doctes théoriciens, mais aussi ceux qui connaissent la pratique concrète. Pourquoi ne sollicite-t-on pas leur conseil ? Pour éviter de telles surprises, surtout s’agissant d’un Mikwé, je vous ai écrit, il y a quelques années déjà, afin de souligner l’importance de ce point. Pour l’heure, je n’ai pas eu le mérite d’assister à la construction d’un Mikwé honorable.
Pour éviter des démarches supplémentaires qui tendraient à réaliser un partenariat avec un parti, la présente vous est envoyée en express. Je vous adresse, en outre, ma bénédiction afin de renforcer et de développer Kfar ‘Habad, conformément à la volonté de son fondateur, qui le dirige, mon beau-père, le Rabbi et de donner de bonnes nouvelles, matériellement et spirituellement. Enfin, je vous joins une copie de ma lettre à monsieur Korn(3). Vous vous concerterez sûrement, concernant ce que j’ai souligné dans cette copie. Je vous remercie, par ailleurs, de transmettre le courrier ci-joint, au plus vite, aux jeunes de l’association ‘Habad, se trouvant à Kfar ‘Habad.
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Des 3, 15, 24, 29 Kislev, 8 Tévet, à la lettre du 10 Tévet avec ce qu’elle contenait. Pour une certaine raison, je n’ai, pour l’heure, pas encore accusé réception des comptes-rendus des 7 et 11 Elloul ”. (2) De la ‘Hassidout. (3) Il s’agit de la lettre n°6018.
Lettre n°6029
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6029, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Chevat 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après un long silence, je viens tout juste de recevoir votre lettre, pour différentes raisons. Or, vous ne m’y indiquez pas la raison de ce silence. J’ai également reçu la demande de bénédiction qui l’accompagnait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Le mérite de vos propos d’encouragement, lors des réunions ‘hassidiques que vous mentionnez, vous protégera, ainsi que tous les membres de votre famille, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, matériels et spirituels à la fois. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de cela. Vous redoublerez d’ardeur dans la diffusion des sources(2) à l’extérieur. Bien entendu, vous le ferez conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. En effet, nos maîtres soulignent que, de toute idée de ‘Hassidout, découle une synthèse concrète et, si l’on demande qu’il en soit ainsi, chacun possède assurément les forces nécessaires pour tenir pleinement cet engagement.
Bien plus, on consomme les fruits d’une telle action dans ce monde et également en ce qui concerne le monde futur, car il s’agit de Tsédaka et de bonnes actions, ouvrant aux participants à ces réunions ‘hassidiques, à ceux qui les écoutent et à ceux qui en reçoivent le message l’accès à la vie de ce monde et à celle du monde futur. J’attends de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et pour donner de bonnes nouvelles, avec une véritable largesse d’esprit,
N. B. Bien que vous ne m’en ayez pas accusé réception, vous avez sûrement reçu, en son temps, ma lettre adressée à votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie.
Notes
(1) Le Rav C.Rosenfeld, de Bneï Brak. (2) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6030
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6030, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Chevat 5718,
Brooklyn,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Naftali(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement la réunion ‘hassidique et les salutations qui ont été transmises au cours de celle-ci. Vous parlez également de la réunion ‘hassidique du 24 Tévet, date de la Hilloula de l’Admour Hazaken. Puisse Dieu faire que ces propos d’encouragement aient un effet concret, conformément à la volonté de celui dont nous célébrons la Hilloula, notre grand maître.
On comprend la valeur d’une telle activité, en particulier d’après ce qui a été expliqué pendant les réunions ‘hassidiques des jours de Kislev, mois de la délivrance, à propos de la vertu de la Tsédaka, surtout celle de laquelle il est dit : “ Il a distribué(2) ”, en particulier quand elle est destinée à Erets Israël, pays de la vie, comme le montrent différents passages d’Iguéret Ha Kodech.
Il est donc certain que Celui Qui ordonne la Mitsva, dirige le monde et accorde à chacun Sa Providence, accomplira les termes figurant dans la suite de ce même verset, “ son sort s’élèvera dans l’honneur ”. Et, il est expliqué que ce sort est lié à la Sefira de Mal’hout, l’Attribut de Royauté divine qui est, au sens le plus simple, la force créatrice se trouvant au sein de la création. Rien ne doit être départi de son sens simple et ce que vous écrivez dans votre lettre s’applique donc bien à chacun. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela, de même que des salutations et des différents points de la réunion ‘hassidique que vous avez transmis aux ‘Hassidim de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de la part de votre proche parent,
Notes
(1) Le Rav N.Dolitski, de Tel Aviv. (2) Largement aux pauvres.
Lettre n°6031
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6031, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Saadya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 7 Tévet. Puisse Dieu faire que tout aille de mieux en mieux, car le besoin du moment est précisément la diffusion des sources(2). On attend cela de vous et il ne fait donc pas de doute que vous en avez la possibilité, mais, pour des raisons connues du Créateur, vous affrontez des difficultés.
Si vous les considérez comme une épreuve et que vous agissez en conséquence, s’accompliront pour vous les termes du verset : “ Car l’Eternel votre Dieu vous met à l’épreuve, afin de savoir si vous…(3) ”. En outre, l’épreuve, Nissayon, est de la même étymologie que Ness, miracle, élévation. Vous consulterez l’explication du Likouteï Torah, Parchat Devarim, à partir de la page 19b. Et, vous trouverez une allusion à cette diffusion également dans ce que j’ai écrit à quelqu’un, à ce propos. Je vous joins une copie de cette lettre(4).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav S.Liberov, de Sefrou, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°5870. (2) De la ‘Hassidout. (3) Aimez l’Eternel votre Dieu ou non. (4) Il s’agit de la lettre n°6023.
Lettre n°6032
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6032, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, à ma grande surprise, qu’il n’y a, à ce jour, pas de pierre tombale sur la sépulture de votre père. Bien plus, la construction nécessaire pour que la tombe ne s’enfonce pas n’a pas non plus été faite. De fait, la tombe s’enfonce et elle est abandonnée.
Tout cela est particulièrement surprenant, mais peut-être l’information est-elle erronée. Si toutefois il en était bien ainsi, il est clair que vous devez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour réparer cette situation au plus vite. Vous connaissez les propos merveilleux du Zohar, tome 3, fin de la Parchat Be’houkotaï, qui portent sur ce sujet. En outre, la Hala’ha, en la matière est tranchée par le Choul’han Arou’h.
Certains contestent la pratique qui consiste à attendre douze mois pour placer la pierre tombale, du fait de sa grande importance. Combien plus doit-il en être ainsi après que ces douze mois se soient écoulés. Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est évident. J’attends de bonnes nouvelles en tous ces domaines, au plus vite. Je vous en remercie.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°6033
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6033, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat :
A) Comment connaître la réussite dans les études et mériter une aide importante de Dieu ?
Nos Sages disent que : “ si quelqu’un te dit qu’il a fait des efforts, mais que ceci n’ont pas été couronnés de succès, ne le crois pas ”. Il en résulte que, si vous faites un effort véritable pour comprendre notre sainte Torah, il est une certitude que vous connaîtrez la réussite. Tout ne dépend que de votre forte détermination, en la matière. Pour élargir l’aide de Dieu, et donc votre réussite, ce qui diminuera les difficultés, vous prélèverez de la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. En outre, vous lirez, chaque jour également, y compris le Chabbat et les fêtes, après la prière du matin, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Il serait bon que vous adoptiez également les études bien connues portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, que celles-ci concernent chacun et qu’elles exercent un effet positif dans différents domaines.
B) Il est dit : “ Servez Dieu dans la joie ”. Que faire, en conséquence, si l’on est un peu triste ?
Vous consulterez le Rambam, à la fin des lois du Loulav. Ce texte explique que chaque homme, en toute situation, peut être joyeux en servant le Créateur. Non seulement cela est possible, mais, bien plus, il s’agit là d’une phase importante, indispensable et essentielle du service de Dieu. Comment se débarrasser de la tristesse et l’exclure ? Différents textes du Tanya l’expliquent, comme le montre son index. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz que vous intensifiez votre étude de la sainte Torah et de son luminaire, c’est-à-dire de sa dimension profonde qui, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6034
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6034, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Chevat 5718,
Brooklyn,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après un long silence, j’ai bien reçu votre lettre de ce vendredi, veille du Chabbat. Vous me dites que je ne vous ai pas encore accusé réception du manuscrit que vous m’avez adressé(2) par l’intermédiaire de mon proche parent, le ‘Hassid, Rav Douber Ludmir. J’en suis surpris, car je l’ai effectivement fait il y a bien longtemps déjà. Bien entendu, si l’on édite un texte provenant d’un manuscrit que vous m’avez envoyé, la référence en sera indiquée, de même que le nom du propriétaire de ce manuscrit, c’est-à-dire celui de votre père, puisse-t-il reposer en paix. Comme le veut la coutume juive, on précisera également que vous-même avez effectué cet envoi.
Vous précisez, dans votre lettre, que vous êtes issu de la première Alya des ‘Hassidim ‘Habad(3), envoyés par l’Admour Hazaken. J’aimerais savoir s’il s’agit d’une imprécision et si vous faisiez, en fait, allusion à l’Admour Haémtsahi. En effet, il me semble que la première Alya des ‘Hassidim ‘Habad s’est déroulée à son époque et non à celle de l’Admour Hazaken. En 5537(4), il y eut une Alya de tous les ‘Hassidim, en général(5), tout de suite après le décès du Juste, l’ange(6). A l’époque, la ‘Hassidout ‘Habad n’était pas encore connue comme une entité indépendante. Elle le devint quelques années plus tard, quand l’Admour Hazaken prit la direction des ‘Hassidim.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins.
Je vous remercie encore une fois de m’avoir adressé ce manuscrit. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Schmerling, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4301. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4301. (3) Voir, le Séfer Toledot ‘Habad Be Erets Ha Kodech, à la page 35 et, à propos de la Alya et de la mission du Rav Chimeon Schmerling, à la page 73. (4) 1777. (5) Et, non spécifiquement de ‘Habad. (6) Rabbi Avraham l’ange, fils du Maguid de Mézéritch.
Lettre n°6035
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6035, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous évoquez la proposition d’assommer un animal, tout de suite après la Che’hita, afin de hâter sa mort et de permettre aux ouvriers de commencer immédiatement leur travail(2).
S’agissant de telles propositions, avant ou après la Che’hita, on peut vérifier concrètement que, si l’on en accepte une, on en fera un principe général et une permission en introduira une autre. En outre, cette proposition elle-même suscite plusieurs risques, qui ne seront pas développés ici. En l’occurrence, son intérêt est très limité, car cela ne fait que quelques minutes de différence(3). Cette pratique n’est donc pas justifiée, y compris pour ceux qui recherchent la permission. C’est une évidence.
Bien que vous n’en parliez pas, j’espère que vous avez participé à la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 19 Kislev. Puisse Dieu faire que cette motivation continue à se manifester, tout au long de l’année.
Avec mes respects et ma bénédiction de bonne santé, au sens littéral et comme on peut le comprendre, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav D.Winchester, de Chicago. Voir, à son sujet, les lettres n°4296 et 4364. (2) De dépeçage et de découpe. (3) Selon que l’animal est assommé ou non.
Lettre n°6036
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6036, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Votre nom sera mentionné, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre. Il est sûrement inutile de vous faire remarquer que plus ceux qui sont concernés renforceront leur pratique de la Torah et des Mitsvot, plus Dieu accordera Ses bénédictions en ce dont ils ont besoin.
Il ne m’est pas aisé d’écrire ce qui va suivre, mais je pense qu’il est de mon devoir de ne pas vous le cacher. Bien souvent, les enfants se trouvent en pareille situation quand les parents, en leur temps, c’est-à-dire lors de la grossesse, n’ont pas parfaitement respecté les lois et les règles de la pureté familiale. Si cela a malheureusement été le cas, en l’occurrence, il est bien évident que l’on ne peut résoudre une telle situation qu’en remédiant à ce qui l’a provoqué. Certes, tout cela semble appartenir au passé. Toutefois, notre sainte Torah souligne que “ rien ne résiste à la Techouva ”.
La réponse est donc la suivante. La Techouva doit être encore plus forte, c’est-à-dire, dans ce cas, double. Les parents, à l’avenir, respecteront les lois et les règles de la pureté familiale. En outre, ils convaincront les autres et, dans toute la mesure du possible, diffuseront cette pureté familiale. De la sorte, selon l’expression du Midrash, “ tu as sauvé une âme ” et Dieu verra que de nombreux enfants ont été protégés, en la matière, grâce à la pratique de leurs parents. Ainsi, Il permettra la guérison de l’enfant, avec tout ce que cela implique. Dieu fasse que vous trouviez les mots, émanant du cœur et que ceux-ci aient un effet concret.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : A cette occasion, je voudrais vous souligner la nécessité de garder les trois études biens connues qui concernent chacun, comme nous l’avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi. Celles-ci sont le fait de tous et elles ont un effet positif, en différents domaines.
Lettre n°6037
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6037, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5718,
Brooklyn,
Aux membres de l’annexe féminine de
Brownsville east New York des Yechivot
Tom’heï Temimim Loubavitch,
Que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre invitation au banquet annuel qui doit avoir lieu cette semaine(1), le mercredi de la Parchat Bechala’h. De fait, cette semaine précède le Chabbat du Cantique de la mer(2) et c’est en ce jour que ce Cantique est étudié, puisque le Revii correspond au mercredi.
Il est dit que “ tout va d’après la conclusion ” et celle du Cantique rapporte le chant de Myriam, la prophétesse. Sans ce dernier, le chant de Moché n’aurait pas été entier, de sorte que c’est bien le chant joyeux de Myriam et de toutes les femmes qui complète le fait que : “ Alors, Moché et tous les enfants d’Israël chantèrent ”.
Notre sainte Torah délivre ainsi un enseignement aux femmes juives de toutes les générations. Celles-ci ont une grande implication et un grand mérite, en tous les moments les plus saints, les événements les plus déterminants de l’histoire de notre peuple. La traversée de la mer Rouge fut une préparation à la réception de la Torah et à la révélation divine sur le mont Sinaï. Les femmes juives prirent une part importante à cette préparation.
A l’heure actuelle, nous nous trouvons encore sur la voie de la révélation divine, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Et, l’on se prépare à cela par la Torah, les Mitsvot, de même que la dimension profonde de cette Torah, selon l’éclairage qu’en donne la ‘Hassidout. C’est dans ce but qu’a été créée la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, transplantée en Amérique, par mon beau-père, le Rabbi, dont la Hilloula est célébrée cette semaine(3).
J’espère que ce qui vient d’être dit apportera à chacune d’entre vous la motivation qui convient, afin d’intensifier votre action au profit de la Yechiva, avec abnégation et joie. Simultanément, vous renforcerez tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, avec chaleur et lumière ‘hassidiques, chacune dans son foyer et dans son entourage. C’est ainsi que vous révélerez les bénédictions divines qui vous conféreront la réussite en vos préoccupations personnelles, matérielles et spirituelles.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6044. (2) Le Chabbat Parchat Bechala’h. (3) Le 10 Chevat.
Lettre n°6038
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6038, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi, veille du Chabbat, avec la demande de bénédiction qui y était jointe et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me demandez comment se préserver des mauvaises pensées.
Il a déjà été dit, au tout début des quatre parties du Choul’han Arou’h, que le verset : “ J’ai placé l’Eternel en permanence face à moi ” exprime un grand principe de la Torah, permettant de s’emplir immédiatement de crainte de Dieu. Vous consulterez le Tour, à cette référence, le Choul’han Arou’h, au début du chapitre 1, le Ramah et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken.
Pour renforcer cette méditation, il serait bon d’apprendre, jusqu’à le connaître par cœur, le début du chapitre 41 du saint Tanya, jusqu’à la page 56b, aux mots : “ devant le Roi ”. Dans tous les domaines, l’aide de Dieu est nécessaire et, pour l’obtenir, il serait judicieux, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, de prélever quelques pièces pour la Tsédaka. En outre, vous adopterez les trois études, bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°6039
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6039, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce vendredi, veille du Chabbat, avec la demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me demandez quel est le meilleur moyen de mettre en pratique la Mitsva d’aimer son prochain.
Je suis surpris que vous puissiez formuler pareille question, à propos d’une Injonction clairement exprimée dans la Torah. Bien plus, Rabbi Akiva souligne que celle-ci en est un grand principe. Et, pour en avoir la justification logique, vous étudierez, avec tout l’approfondissement nécessaire, le chapitre 32 du saint Tanya et la Mitsva d’Ahavat Israël, dans le Séfer Ha Mitsvot du Tséma’h Tsédek. Vous y verrez l’importance de tout cela, décrite en des termes merveilleux.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6040
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6040, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Chevat 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre du 27 Tévet, dans laquelle vous me demandez ce que vous devez faire afin d’apporter votre concours au renforcement du Talmud Torah et à l’action menée contre ceux qui se moquent.
Il a déjà été dit, au tout début des quatre parties du Choul’han Arou’h, que le verset : “ J’ai placé l’Eternel en permanence face à moi ” exprime un grand principe de la Torah, permettant de s’emplir immédiatement de crainte de Dieu. Vous consulterez le Tour, à cette référence, le Choul’han Arou’h, au début du chapitre 1, le Ramah et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken.
Pour renforcer cette méditation, il serait bon d’apprendre, jusqu’à le connaître par cœur, le début du chapitre 41 du saint Tanya, jusqu’à la page 56b, aux mots : “ devant le Roi ”.
B) Comment parvenir à influencer ses amis ?
De façon générale, la réponse à cette question se trouve dans l’affirmation bien connue de nos Sages selon laquelle les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur. Or, cet organe est défini comme le roi du corps, par l’intermédiaire duquel on peut influencer tous ses membres, les instruments de l’action, de la parole et même de la pensée. Bien entendu, plus vous ferez en sorte que votre comportement soit conforme à l’enseignement de notre sainte Torah, plus vous connaîtrez la réussite dans l’influence que vous exercez sur les autres. En effet, il n’est rien de plus efficace que de donner le bon exemple dans les domaines que l’on entend transmettre. De fait, nos Sages disent, au traité Bera’hot 6b, que l’on entend les paroles de celui qui craint Dieu.
Votre demande de bénédiction sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous avez sûrement connaissance des trois études établies, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya et vous les gardez. Comme nous l’avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, celles-ci concernent chacun et ont un effet positif, dans différents domaines.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6041
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6041, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Chevat 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yochoua(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 2 Chevat, de même que les deux précédentes. J’y ai lu avec plaisir que vous observez la réussite dans la diffusion des sources(2). Néanmoins, constatant votre silence et celui de tous les responsables, j’ai bien peur que le nombre de participants au cours de ‘Hassidout n’ait pas augmenté. Bien entendu, cela me fait de la peine, car, au final, une telle diffusion n’est pas seulement qualitative. Elle est aussi quantitative.
Bien plus, on peut penser que la dimension quantitative est essentielle, surtout en cette génération du talon du Machia’h(3). Comme le souligne le Midrash Rabba, aucune des six cent mille âmes ne devait manquer, pour que la Torah soit donnée. Et, puisse Dieu faire que celui dont nous célébrons la Hilloula, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, protège chacun de ceux qui se consacrent à cette activité, de même que ceux qui participent au cours. De la sorte, vous intensifierez votre réussite en cette sainte mission.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.Albaum, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5619. (2) De la ‘Hassidout. (3) En laquelle la dimension qualitative est, par nature, réduite.
Lettre n°6042
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6042, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Chevat 5718,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais vous souligner la relation qui existe, en une progression du bas vers le haut, entre la veille du Chabbat, d’une part, puisqu’il est dit qu’un Chabbat doit nécessairement passer avant que l’on pratique la circoncision et le Chichi de la Paracha, d’autre part, que l’on doit étudier en ce jour, selon la pratique instaurée par mon beau-père, le Rabbi. Ce passage traite de la manne et il y a bien là une preuve de la sainteté du Chabbat, puisque celle-ci est retardée de ce fait. En outre, le Likouteï Torah, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : “ Au chef de chantre, pour la huitième ” établit une relation entre cette idée et la personnalité de Yossef.
Il est dit, en effet, qu’il s’agit d’une “ petite reine sur laquelle s’appuie la circoncision, la grande reine ”. Il est souligné, en outre, que “ la circoncision est belle ” et le traité Nedarim précise ce que l’on peut déduire d’une formulation négative(2). De plus, “ les filles d’Israël sont belles ” précisément parce que “ une femme est considérée comme ayant reçu la circoncision(3) ”.
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°5792. (2) Soulignant que Moché fut puni pour avoir négligé la circoncision de ses enfants. On peut déduire, de manière positive, la récompense de celui qui la pratique. (3) Depuis sa naissance, sans qu’aucune action ne soit nécessaire pour cela.
Lettre n°6043
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6043, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Chevat 5718,
Brooklyn,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires, issu d’une illustre
famille, le Rav Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, avec la demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous m’annoncez la création d’une institution sacrée(2), au sein de la maison d’étude Adat Israël. Ma lettre adressée à ses responsables vous a été envoyée(3). Sans doute leur apporterez-vous des explications, si cela est souhaitable.
Il est dit que le début est lié à la fin. Or, nos saints maîtres ont investi des forces immenses, afin de fonder la première Yechiva, déjà à l’époque de l’Admour Hazaken, puis, avec encore plus de force, malgré les difficultés et les obstacles, concernant la Yechiva Tom’heï Temimim. Or, toutes ces forces sont encore actives, en notre génération orpheline, afin de grandir et de magnifier la Torah, dans des cercles de plus en plus larges. C’est pour cela que l’on parle de diffusion des sources(4) à l’extérieur. C’est bien ainsi que l’on hâte la réalisation de la promesse selon laquelle “ les sagesses se réjouissent à l’extérieur ”, comme l’explique longuement la ‘Hassidout, au début du Torat ‘Haïm. Il est ici question de sagesses, au pluriel, c’est-à-dire de la Sagesse supérieure et de la Sagesse inférieure. En l’occurrence, l’une et l’autre se réjouissent, s’emplissent de joie et le font précisément à l’extérieur. C’est une évidence.
Vous connaissez le dicton du Baal Chem Tov selon lequel une âme descend ici-bas et se revêt d’un corps, pendant soixante dix ou quatre vingt ans, afin de rendre un service à un Juif, matériellement ou spirituellement. Combien plus en est-il ainsi quand il s’agit d’un domaine aussi important que l’éducation basée sur les valeurs sacrées, laquelle est immuable. En effet, les élèves bâtiront des foyers éternels, une descendance bénie de Dieu, de nombreuses générations, jusqu’à la fin du monde.
Puisse Dieu faire que, pour de longs jours et de bonnes années, avec largesse d’esprit et en bonne santé, vous me donniez de bonnes nouvelles de votre action sacrée, en ce domaine, selon la mesure de Dieu, Qui agit “ mesure pour mesure ”(5), mais d’une manière largement accrue. Vous et votre épouse, qui est ma proche parente, à laquelle Dieu accordera longue vie, vous concevrez de la satisfaction de vos enfants.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour éviter toute déception, à l’avenir et pour empêcher les bergers de Guerar de prétendre que : “ l’eau nous appartient ”, surtout si, avec le temps, une autre école de votre ville participe aux dépenses, ce qui irait à l’encontre de la largesse, comme l’explique le Ramban à propos de ces versets, il serait bon d’établir une règle, en la matière et d’attribuer un nom à l’école. Je propose donc celui de “ Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch ”, nom d’un réseau qui possède déjà des branches en Terre Sainte, au Maroc, en Australie. Pour avoir une certitude, en la matière, il est bon d’adopter des statuts. En tout état de cause, ceux-ci seront nécessaires pour que les dons à l’école puissent être déduits des taxes. En outre, ce nom permettra de se rattacher aux statuts du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h ou à ceux du Ma’hané Israël, qui possèdent déjà une telle exemption fiscale.
Notes
(1) Le Rav C.Z. Bespalov, de Prisca. Voir, à son sujet, la lettre n°4974. (2) Une école. Voir, à ce sujet, la lettre n°6077. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Par envoi indépendant ”. (4) De la ‘Hassidout. (5) De la manière dont on agit envers Lui.
Lettre n°6044
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6044, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Chevat 5718,
Brooklyn,
A l’occasion de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui sera ce vendredi, veille du saint Chabbat de la Paracha du Cantique de la mer, je voudrais rappeler et souligner encore une fois à chacune des femmes et jeunes filles ‘Habad, au sein de tout Israël, qu’elles doivent intensifier leur action pour le Judaïsme, en général et en particulier selon le programme et les options de votre groupement. Il convient de les renforcer et de les développer, selon les conditions de notre époque, de ces dernières heures de l’exil obscur et amer, en cette période du talon du Machia’h, alors qu’il est nécessaire de renforcer et d’élargir l’action en faveur d’un Judaïsme pénétré de la lumière et de la chaleur ‘hassidiques.
A l’heure actuelle, comme en tous les moments importants de notre histoire, les femmes juives doivent, selon les voies de notre sainte Torah, prendre une part active à tout cela. Et, la Sidra de ce jour, la Paracha du Cantique de la mer, délivre précisément cet enseignement. En effet, “ tout va d’après la conclusion ” et celle du Cantique présente le Chant de Myriam, la prophétesse(1). En effet, c’est le chant joyeux de Myriam et de toutes les femmes qui assura la plénitude de celui des hommes, duquel il est dit : “ Alors, Moché et les enfants d’Israël chantèrent ”(2). La sainte Torah délivre ainsi un enseignement aux femmes juives de toutes les générations. Celles-ci sont directement impliquées en cela et elles ont un mérite spécifique dans les moments les plus saints et les événements les plus importants de l’histoire de notre peuple.
Le passage de la mer Rouge fut une préparation à la réception de la Torah et à la révélation divine, sur le mont Sinaï. Les femmes juives jouèrent un rôle déterminant dans cette révélation. De nos jours encore, nous sommes sur la voie de la révélation divine, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Et, l’on se prépare à cela par la Torah et les Mitsvot, selon l’éclairage de la ‘Hassidout. La méditation qui convient à ce grand mérite et à cette immense responsabilité apportera à chacune d’entre vous la motivation qui vous permettra d’intensifier votre activité, avec joie, avec chaleur et lumière ‘hassidiques, dans votre foyer et dans votre entourage.
C’est de cette façon que vous révélerez les bénédictions divines, afin de connaître la réussite en vos préoccupations personnelles.
Notes
(1) Voir la lettre n°6037. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’explique également la causerie de A’haron Chel Pessa’h 5698, qui figure dans le fascicule n°38 ”.
Lettre n°6045
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6045, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Chevat 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
est issu d’une illustre famille, le Rav Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir, en son temps, le Sidour que vous avez publié, le livre de prières Tselota de Avraham, tome 1, avec des remarques et des notes, présentant des références sur la prière et ses coutumes. J’y ai trouvé un immense réservoir d’explications, sur ce sujet. Or, nos Sages, dans le traité Bera’hot 6b, définissent la prière comme un accomplissement d’une immense valeur. On peut en déduire l’importance de chaque détail qui la constitue. Bien plus, Rachi, commentant l’expression “ accomplissement d’une immense valeur ” souligne que celui-ci reçoit, en outre, l’élévation. C’est pour cela que les tous premiers Sages faisaient très attention à chaque point de la prière, à chaque mot. Le Tour, au chapitre 113, souligne que : “ ils pesaient et comptaient chaque mot des prières et des bénédictions ”.
Comme vous le savez également, l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, considérait comme un mérite particulier le fait d’avoir établi et arrêté le texte de la prière, dans son Sidour. Et, les ‘Hassidim racontent qu’en le rédigeant, il avait, posés devant lui, soixante rituels, dont il établit une synthèse(2). Or, il est encore plus important de citer les références de la prière, à notre époque, car, si le traité Bera’hot constate qu’à l’époque, on négligeait la prière, combien plus cette négligence est-elle importante, en notre génération orpheline et parfois, elle prend même de telles proportions que n’importe qui se prétend capable d’établir le texte de la prière comme il l’entend, d’en changer la formulation, de le raccourcir, d’en omettre des passages et, en outre, d’y introduire des prières nouvelles, que nos ancêtres et les ancêtres de nos ancêtres n’ont même pas imaginées.
Le verset (Kohélet 5, 1) met en garde, d’une manière claire et tranchée : “ Que ta bouche ne se hâte pas, que ton cœur ne se dépêche pas de prononcer une parole devant Dieu ”. Et, vous consulterez la longue explication que donne, à ce sujet, Rabbi Avraham Ibn Ezra. En outre, Rabbi ‘Haïm Vital a précisé, au début du Péri Ets ‘Haïm, Porte 1, au nom de son maître, le Ari Zal, que l’on doit autoriser uniquement les chants et les cantiques “ basés sur la vérité. A l’opposé, les derniers, qui n’ont pas connaissance de la Kabbala, ne savent pas ce qu’ils disent et ils se trompent dans leur propos tenus sans connaissance ”.
Du fait de la valeur et de l’importance de cette réalisation, j’ai formulé quelques notes, que vous trouverez en bas de page. J’espère que de nombreuses personnes introduiront votre Sidour chez eux, le consulteront et parviendront au but recherché, c’est-à-dire à réfléchir à la grandeur de Dieu et à la petitesse de l’homme avant la prière, ainsi qu’il est dit : “ Quand vous priez, sachez devant Qui vous vous tenez ”. Et, la Hala’ha tranche que l’on doit méditer avant la prière, au moins trois fois par jour dans la semaine et quatre, le Chabbat et les fêtes. Ainsi, on ôtera de son cœur tous les plaisirs des hommes, comme le précise le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 98. Ce principe est basé sur la Michna, selon laquelle : “ On ne commence à prier que…(3) ”. De cette façon, il est certain que le moment de la prière et la prière proprement dite seront conformes à ce qu’ils doivent être et, d’après le commentaire de Rachi précédemment cité, ils connaîtront l’élévation.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes :
Au début, page 14a, lois 1, Talith Katan : “ On dit la bénédiction sur les Tsitsit avant de les mettre ”. Bien entendu, s’agissant de la Hala’ha, en général et de celle qui est tranchée par le Sidour, en particulier, il convient, dans la pratique concrète, d’adopter la dernière conclusion.
Or, à notre époque, il est particulièrement rare de trancher la Loi de cette façon. En effet, le Talith Katan doit avoir la taille requise, faute de quoi, en le mettant, on réciterait une bénédiction inutile, avec toute la gravité qui en résulte, comme le dit le Sidour, un peu plus loin, en passant et plus précisément dans la partie réservée à ceux qui approfondissent leur analyse, à la page 24b. Du fait de nos multiples fautes, nombreux sont ceux qui portent un Talith Katan n’ayant pas les dimensions requises et, en tout état de cause, il a déjà été dit qu’en récitant la bénédiction du grand Talith, on doit penser que celle-ci porte également sur le petit. C’est bien ce que l’on fait, même si l’on porte un Talith Katan ayant la mesure requise.
En conséquence, ceux qui ont un Talith Katan n’ayant pas la mesure requise et, a fortiori, ceux qui n’en portent pas du tout écouteront la bénédiction récitée par celui qui met un grand Talith. Les derniers Décisionnaires expliquent tout cela dans le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitres 8, 16 et 17. Ce point ne sera pas développé ici.
Fin de l’introduction, page 41b : Il faut parler ici de “ quatre Téfa’h ”, alors que le commentaire dit : “ un peu plus de quatre Téfa’h ”. C’est ce que précise le Sidour du Ari Zal édité par le Rav Ch. de Rachkov. Vous verrez également le Péri Ets ‘Haïm, porte de la fête de Soukkot, chapitre 3 et porte des Kavanot, à propos de Soukkot, quatrième partie, concernant une bande large de quatre Téfa’h.
A ce sujet, vous citez, dans le commentaire, ce qui est dit dans le Sidour du Ari Zal : “ La matière levée selon la taille d’une olive ”. Vous consulterez, à ce sujet, le Chaar Ha Collel sur le Sidour, de mon grand-père, le Rav A.D. Lawot, porte 48, chapitre 2. Celui-ci cite également les responsa Héchiv Moché. Et, vous verrez aussi la réponse du ‘Hatam Sofer dans la partie Ora’h ‘Haïm, au chapitre 16.
Début du Sidour, page 1 : Il est dit que : “ Tu m’as restitué mon âme ”, conformément au texte de la bénédiction : “ Il restitue les âmes ”. On peut justifier cette bénédiction, au sens simple, par la nécessité de rappeler la création originelle : “ Il insuffla dans ses narines une âme de vie ”.
Vous m’interrogez sur la formulation du verset : “ En Ta main, je dépose mon esprit ”. Vous consulterez, à ce sujet, la porte des Kavanot, commentaires de la nuit, chapitre 10, qui explique pourquoi il est ici question d’esprit et non d’âme.
Fin du Sidour, page 448, Roch ‘Hodech : On cite les exceptions, concernant les jeûnes(4). Il faut ajouter à cela le 1er Tichri, Roch Hachana. Vous consulterez le Tsafnat Paanéa’h, du Gaon de Ragatchov, seconde édition, page 142b.
Même référence : L’interdiction de travailler, pendant le Roch ‘Hodech, est citée dans le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid, qui demande de ne pas se couper les cheveux et les ongles, en ce jour. Il faut déterminer s’il s’agit d’une interdiction formelle ou bien d’une pratique que l’on écarte du fait du danger, auquel cas il n’y aurait pas d’interdiction intrinsèque de travailler. Le commentaire du Damessek Eliézer pose cette question.
De même, selon un avis, on ne peut pas se couper les cheveux dans la seconde moitié de la journée, selon le Sidour du Ari Zal, son Choul’han Arou’h et le Péri Ets ‘Haïm.
Notes
(1) Le Rav Y.Werdiger. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°5675. (3) Lorsqu’on a la tête lourde, c’est-à-dire, selon le commentaire de Rachi, avec humilité. (4) Le Roch ‘Hodech Nissan et le Roch ‘Hodech Mena’hem Av.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam