Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6005
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6005, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Tévet, dans laquelle vous me présentez les deux voies qui s’offrent à vous, dans le proche avenir. Vous me demandez ce que j’en pense. Bien souvent, en pareil cas, la décision finale suppose qu’au préalable, certains points soient tout d’abord tranchés, car ceux-ci sont plus importants que la question que vous posez, laquelle n’en est elle-même qu’une conséquence.
A mon sens, il en est bien ainsi, en la matière. Vous devez organiser votre vie en sorte que : A) vous puissiez vous marier, bâtir très vite un foyer juif, B) vous vous fixiez un temps pour l’étude de notre sainte Torah. Jusqu’à maintenant, vous avez mêlé les études sacrées et profanes. Il serait donc bon de consacrer au moins une année exclusivement aux études sacrées. C’est donc en fonction de ces deux points que vous prendrez la décision finale à laquelle vous faites allusion. Et, vous pouvez en déduire quelle est mon opinion, sur cette question. Vous me dites que les études ne vous permettront pas de vous marier pendant les quatre prochaines années. Cela est exclu. Si vous pouvez vous spécialiser, dans votre branche en un an ou deux et pas plus, si, en outre, il vous est possible de vous marier pendant cette période, cette proposition est positive.
Devez-vous vous trouver dans un Kibboutz religieux ou bien résider en ville ? Cela est moins important que ce qui vient d’être dit. Votre lieu de résidence durant l’année ou les deux années à venir n’est nullement déterminant, dans l’optique de ce qui sera votre demeure permanente. Il en est de même pour l’endroit ou vous serez pendant les vacances. Un lieu de résidence provisoire ne doit pas avoir d’incidence sur l’endroit où vous vous installerez, dans la vie.
De plus, il semble que vous exerciez une influence sur un certain milieu et il y a sûrement moyen d’en profiter pour renforcer le Judaïsme, surtout dans le domaine essentiel, l’action concrète, qui est essentielle, la vie quotidienne basée sur notre Torah, Torah de vie. Vous devez donc vous efforcer de mettre à profit cette possibilité. Bien entendu, cela sera plus facile dans un Kibboutz que dans une grande ville.
Tout est effet de la Providence, émanant de Dieu, Qui n’est pas limité. Il faut se servir pleinement de chaque chose et je saisis donc cette occasion, non seulement pour vous communiquer mon avis sur la question que vous posez, mais aussi pour vous souligner la nécessité d’étudier la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Et, il ne s’agit pas uniquement de connaissances supplémentaires de la Torah, qu’il conviendrait d’acquérir. La vie de l’homme en dépend, y compris au quotidien. En effet, un mode de vie ‘hassidique se distingue de celui qui écarte le luminaire de la ‘Hassidout sur un point fondamental, mais, bien entendu, une lettre n’est pas le cadre approprié pour expliquer longuement tout cela. De fait, selon un dicton connu, “ ce qui est clairement établi n’a nul besoin d’être démontré ”.
Bien entendu, mes propos n’ont pas pour objet de manquer de respect à qui que ce soit, ce qu’à Dieu ne plaise, encore moins au mode de vie de ceux qui craignent Dieu et respectent Ses Mitsvot. J’entends uniquement souligner que le bien véritable compte plusieurs niveaux, l’un plus haut que l’autre. En outre, en cette période troublée, la nécessité de posséder la chaleur, la lumière et la vitalité ‘hassidiques est plus particulièrement ressentie.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6006
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6006, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris hier que l’on ressent, au sein du département Breindis, le désir de rechercher un mode de vie religieux, même si, pour l’heure, on peut se demander si ces personnes comprennent exactement ce qu’elles recherchent. Mais, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi selon lequel “ lorsque l’âme a soif de la parcelle divine, le corps, même s’il ne le ressent pas, même s’il ne le comprend pas, éprouve une soif de lutter ”.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite afin de diffuser le Judaïsme véritable, c’est-à-dire la pratique concrète des Mitsvot, en tout endroit que vous pourrez atteindre, avec largesse d’esprit. Et, vous me donnerez de bonnes nouvelles.
Lettre n°6007
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6007, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 16 Tévet, dans laquelle vous me décrivez brièvement le mariage de votre fils, auquel Dieu accordera longue vie. Celui-ci s’est déroulé en un moment bon et fructueux. Puisse Dieu faire que s’accomplissent pleinement, matériellement et spirituellement, toutes les bénédictions que les enfants d’Israël ont accordées au jeune couple. Vous et votre épouse concevrez d’eux une grande satisfaction ‘hassidique, pour de longs jours et de bonnes années.
Vous me dites qu’il a commencé à réciter le discours ‘hassidique(1), puis qu’on l’a interrompu, comme le veut la coutume(2). Vous savez que l’on a pratiqué de la sorte, lors d’une célébration joyeuse à laquelle assistait mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Certains se sont alors insurgés contre cette manière d’agir(3). Lui-même a alors demandé que le discours soit intégralement récité, puis, pour se conformer à cet usage, qu’on le répète une seconde fois et qu’il soit alors interrompu.
Vous ne me dites rien de votre état de santé. J’en déduis que tout est normal et que vous allez bien.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles toujours et tous les jours, de vos préoccupations personnelles et de vos réalisations communautaires, les unes dépendant des autres,
Notes
(1) Qui est prononcé par le marié, lors de la cérémonie du mariage. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5872. (3) Contre le fait d’interrompre celui qui commente la Torah.
Lettre n°6008
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6008, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Kislev, qui vient de me parvenir et dans laquelle vous m’interrogez sur la poursuite de vos études. Or, vous vous trouvez à la Yechiva et il est donc clair que vous devez vous conformer à son organisation et à son règlement. En conséquence, vous poserez cette question aux dirigeants de la Yechiva que vous fréquentez et ils vous orienteront.
Vous me parlez de vous forger un avis personnel. Mais, vous ne détaillez pas, vous ne précisez pas ce que vous voulez dire. Vous faites sans doute allusion au moyen d’écarter le désespoir qui vous saisit parfois, comme vous l’écrivez. Vous consulterez donc les passages du saint Tanya soulignant qu’un homme ne doit pas se décourager et condamnant formellement la tristesse. Vous trouverez ces passages dans l’index qui est imprimé à la fin du livre, dans l’édition de Kehot, que vous trouverez sûrement dans la bibliothèque de la Yechiva ou bien que vous possédez.
Plus profondément, le rejet du découragement est basé sur un principe de notre Torah, la foi affirmée selon laquelle Dieu accorde Sa Providence à chacun. Il est l’Essence du bien
et il est certain que toute ce qu’Il fait est pour le bien.
J’espère que vous avez un temps fixé également pour l’étude de la ‘Hassidout et qu’en outre, vous avez connaissance des trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, qui sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir.
Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6009
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6009, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tévet 5718,
Hilloula de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Eliézer Steinman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais, par la présente, vous remercier pour votre attention et pour les livres que vous avez adressés à ma bibliothèque. J’ai bon espoir que vous continuerez à le faire, à l’avenir, car chaque étude introduit nécessairement une idée nouvelle. Puisse Dieu faire que vous connaissiez l’avancement, d’une étape vers l’autre, dans votre action, en particulier dans la diffusion des concepts de la ‘Hassidout, conformément à la requête formulée à chacun d’entre nous, d’une manière sans cesse accrue. Bien plus, la possibilité vous a été accordée de les transmettre et de les inculquer à différents milieux, sur lesquels vous exercez personnellement une influence.
Comme l’expliquent plusieurs textes et comme le souligne la ‘Hassidout, de toute idée doit être établie une synthèse finale et ceci établit en outre, même s’il est dit que “ Dieu demande le cœur ”, que l’action concrète n’en est pas moins indispensable. Bien plus, elle fait la preuve de la préparation et de l’intégrité du cœur. En effet, commentant le dicton : “ Nul n’est aussi sage que celui qui a de l’expérience ”, mon beau-père, le Rabbi souligne que l’expérience et l’action concrète font la preuve de la sagesse, comme le précisent plusieurs textes de ‘Hassidout. Pour l’heure, j’ai également trouvé cette explication dans le Akéda, à la porte 14 et dans le Maavar Yabok, à la porte 2.
Pour l’heure, l’objet de la présente est le suivant. Par envoi séparé, vous ont été adressés des livres de ‘Hassidout que nous avons publiés dernièrement, en particulier deux recueils de discours ‘hassidiques de l’Admour Hazaken, paraissant pour la première fois, à partir du manuscrit(2). Ces ouvrages comptent de nombreux discours des premiers temps ou, selon l’expression courante, “ d’avant Pétersburg ”(3). De façon générale, ces textes étaient alors beaucoup plus concis et, comme le dit le Rabbi Rachab, dans sa causerie du 19 Kislev 5663(4), éditée dans le Torat Chalom(5) : “ Les discours d’avant Pétersburg brûlaient le monde et provoquaient un choc émanant du ciel ”.
Avec ma considération, mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, les lettres n°5331 et 6124. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5970. (3) Avant l’emprisonnement qui se solda par la libération du 19 Kislev. (4) 1903. (5) A la page 26. Voir, à ce sujet, la lettre n°6011.
Lettre n°6011
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6011, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tévet 5718,
Hilloula de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, ayant des comportements
généreux, issu d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre télégramme, accusant réception des deux livres de l’Admour Hazaken. Pour différentes raisons, la présente a été retardée jusqu’à ce jour, celui de sa Hilloula. Comme je le disais dans mon précédent courrier à propos d’une construction matérielle, on peut faire un plan précis sur l’investissement nécessaire, on ne s’en appauvrit pas moins en le réalisant. Il faut alors faire appel à des forces cachées, y compris les plus profondes. Or, combien plus en est-il ainsi pour une édification morale. Nos Sages disent, en effet, que : “ Je suis une muraille : ceci fait allusion à la Torah ”, même s’il agit uniquement de la publication et de la révélation d’un bâtiment qui existait déjà au préalable.
J’ai pu vérifier tout cela en préparant la publication de ces manuscrits(2). J’ai prévu l’attention et la concentration requises par ce projet. J’en ai d’emblée établi une évaluation large. Or, dans la pratique, j’ai pu constater que l’effort intellectuel et le temps que je pensais consacrer à ce projet n’étaient nullement suffisants. Bien plus, la publication et même la correction de ces textes, après qu’ils aient été mis en page, transportent dans un autre monde, un monde plus élevé. De fait, plusieurs textes figurant dans ces deux volumes furent dits avant Pétersburg(3), de sorte que s’applique, en ce qui les concerne, le dicton du Rabbi Rachab, prononcé le 19 Kislev 5663(4) selon lequel : “ Les discours ‘hassidiques prononcés avant Pétersburg brûlaient le monde et provoquaient un choc émanant du ciel ”.
On a coutume de dire, en pareil cas, que, si l’on prévoyait d’emblée toute la fatigue, tout l’effort nécessaires pour une telle entreprise et, plus encore, l’amertume qu’elle procure, qui sait si l’on s’y engagerait ? Mais, en l’occurrence, et bien que, comme je l’ai dit, je n’avais pas prévu tout ce qu’il faudrait faire, en particulier le fait que cette activité me conduise à changer de domaine, je m’y serais néanmoins engagé, mais peut-être aurais-je alors planifié une préparation plus longue. Vous êtes l’un de ceux qui ont été à l’origine de ce projet et vous avez donc votre part dans son apport positif. Je vous remercie de m’avoir conduit à le réaliser.
Nous évoquerons maintenant le quartier(5). J’ai été satisfait d’entendre l’enregistrement de votre discours, prononcé le 19 Kislev, au cours duquel vous en avez fait état publiquement. D’après les courriers que je reçois du comité de Kfar ‘Habad, tout se déroule encore avec lenteur. Il y a sûrement plusieurs raisons à cela. Pour autant, il faut consentir l’effort nécessaire. Je suis convaincu qu’il est inutile de vous conseiller l’empressement et la diligence, en la matière. Le besoin fait qu’il doit en être ainsi.
Je fais ici mention de ce quartier essentiellement pour recenser les possibilités qui existent, en la matière. Car, à mon sens, le moment est venu non seulement pour ce quartier de Kfar ‘Habad, mais aussi pour la fondation d’un second Kfar ‘Habad, qui sera mieux programmé. De la sorte, on peut avoir bon espoir que les douleurs de l’enfantement ne seront pas aussi sévères et longues que pour le Kfar ‘Habad actuel. Je fais ici également allusion aux contingences matérielles. Ainsi, il ne sera pas aussi ardu de gagner sa vie et la subsistance ne sera pas aussi étriquée. De même, on choisira un emplacement quelque peu éloigné de la frontière.
En créant un second Kfar ‘Habad, il sera plus aisé, dans différents domaines, d’organiser l’actuel. C’est en particulier vrai pour les écoles des adolescents, par exemple pour le séminaire de jeunes filles, l’école de formation des maîtres ou la Yechiva. Il est bon que ces deux institutions se trouvent à Kfar ‘Habad, mais, bien entendu, pas dans le même(6). C’est l’une des raisons pour lesquelles je ne me hâte pas, à l’heure actuelle, de transférer la Yechiva Tom’heï Temimim(7) à Kfar ‘Habad.
Bien entendu, il n’y a là qu’une idée générale, car je n’ai pas une bonne connaissance des endroits dans lesquels on serait susceptible de fonder ce second Kfar ‘Habad. J’attends donc votre réaction à cette idée. Vous m’indiquerez également les endroits qui conviennent. Je ne connais pas non plus les méthodes et les techniques de construction en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Néanmoins, l’édification d’un nouveau Kfar pourra peut-être résoudre, au moins pour une large part, les problèmes de la Chemitta, pour ceux qui résident actuellement à Kfar ‘Habad(8).
Je me suis permis de vous écrire à propos d’un programme relativement large et j’y ajouterai encore un point. J’espère que ce quartier et la fondation d’un second Kfar n’ôteront rien au projet d’un quartier ‘Habad dans la ville sainte de Jérusalem(9) puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Après une réunion ‘hassidique au cours de laquelle il a été question de ce quartier et du second Kfar, j’ai mentionné ce que j’ai entendu, à maintes reprises, de mon beau-père, le Rabbi, c’est-à-dire le dicton(10) suivant de son grand-père, le Rabbi Maharach : “ On considère, en général, que, si l’on ne peut passer sous l’obstacle, on passe au dessus de lui. Je pense, pour ma part, qu’il faut aller d’emblée par le dessus ”. Dans différents domaines, mon beau-père, le Rabbi, a adopté ce principe comme règle de conduite. Il avait un comportement large et il connut ainsi le succès, une réussite considérable.
Avec mes respects, ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°5893. (2) Ayant permis la publication de ces deux livres. Voir, à ce sujet, la lettre n°5970. (3) Avant l’emprisonnement de l’Admour Hazaken qui se solda par la libération du 19 Kislev. (4) 1903. (5) De Kfar ‘Habad, aménagé avec le concours de C. Z. Chazar. (6) Afin de séparer les jeunes gens des jeunes filles. (7) Se trouvant à Lod. (8) En leur fournissant des moyens de subsistance non agricoles. (9) Voir, à ce sujet, la lettre n°5629. (10) Voir, à ce sujet, les lettres n°2328, 3485 et 6026.
Lettre n°6012
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6012, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires, a de
multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous joins une copie de la lettre que j’adresse à notre ami, monsieur Chazar, puisse-t-il avoir une longue vie(2). Si vous en avez l’occasion, vous profiterez de l’influence que vous exercez sur lui afin de hâter, avec des paroles émanant du cœur, la réalisation pleine et entière de ces projets, de la meilleure façon. Puisse Dieu accorder la réussite à tous ceux qui investissent leurs efforts, en la matière, comme en tout ce qui concerne la diffusion des sources(3) à l’extérieur.
La copie de ma lettre, que je vous joins, vous permettra de comprendre pourquoi j’ai tardé à accuser réception de votre courrier et à vous répondre. En effet, me consacrant à l’édition de ces manuscrits, j’ai dû remettre en cause l’ordre établi, selon l’expression du traité Pessa’him 113a. Car, tout le temps qui pouvait être mobilisé pour ce projet lui a été consacré. Bien plus, le temps qui correspondait à une autre occupation, ne pouvant être modifiée, lui était voué également. Ma pensée était donc concentrée sur ces manuscrits. Après tous ces dérangements, il y avait là non seulement une occupation de Mitsva, mais aussi une activité agréable, pour une Mitsva agréable. Puisse Dieu faire que les difficultés apparues après la publication soient également réglées, au plus vite et aisément, au moins de manière relative. Vous connaissez les détails, en la matière, par la lettre du Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav H.M. A. Hadakov.
Dernier point, qui suscite le plus grand intérêt, je viens de recevoir le huitième volume de l’Encyclopédie talmudique, qui est comparable aux précédents, est empli d’explications et de notes lumineuses, y compris dans les domaines que l’on a étudiés pendant un certain temps. Malgré cela, il n’est pas un seul article dans lequel on ne trouve une idée nouvelle. Bien évidemment, il est impossible qu’il n’y ait pas d’omissions dans un travail aussi gigantesque. Sans doute recevez-vous des lettres, à ce sujet et vous les collectez. Peu à peu, ces manques pourront être comblés, par exemple dans le cadre d’un additif.
A ce propos, pendant la réunion ‘hassidique de ce 19 Kislev(4), il a été question, à propos de la conclusion du Tanya, de la Parole et du fait qu’il est parfois question, à ce sujet, des cieux et de la terre physiques. Or, une distinction est effectivement introduite, puisqu’il est d’abord fait référence à l’action, puis aux dix Paroles. J’ai cité le principe, cité par la ‘Hassidout, selon lequel la parole est considérée comme une action(5). Je suis surpris que vous n’ayez pas mentionné, dans l’article correspondant, la distinction introduite par le commentaire du Rachba sur le traité Chevouot, au nom du Ri Mi Gach. Vous consulterez le Likouteï Torah sur trois Parachyot, Parchat Noa’h, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : “ Les eaux nombreuses ”, page 54d.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en votre sainte mission, en bonne santé, avec largesse d’esprit, pour de longs jours et de bonnes années, avec empressement et qu’en outre, ou bien en d’autres termes, vous connaissiez la réussite dans le temps. Vous avez sûrement entendu le récit de mon beau-père, le Rabbi, à ce sujet. Or, cela dépend en partie de vous, si vous vous libérez de tout ce qui n’est pas indispensable. En effet, une telle activité présente deux aspects, l’étude de la Torah, d’une part, la Mitsva qui ne peut être accomplie par personne d’autre, d’autre part, comme l’explique le traité Moéd Katan 9b.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour connaître la réussite,
N. B. : Vous me demandez où est mentionné dans votre livre, le Juste, Rabbi Chlomo de Karlin(6). Il est cité par les Sippoureï ‘Hassidim sur les fêtes, au chapitre 246. De fait, il a été omis dans l’index des noms propres.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°5360. (2) Voir la lettre précédente. (3) De la ‘Hassidout. (4) Voir le Likouteï Si’hot, tome 11, à partir de la page 80. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°5897. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°5772.
Lettre n°6013
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6013, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Tévet, dans laquelle vous me décrivez vos difficultés pour gagner votre vie. De ce fait, vous êtes malheureusement contraint, selon vous, de travailler pendant le Chabbat et les fêtes. Malgré cela, vous et votre famille, manquez du minimum.
Vous comprenez sûrement que Dieu, béni soit-Il, est le Créateur du monde Qui le dirige. Vous convenez également qu’Il donne la Torah. Il est donc absolument inconcevable que le Créateur du monde fasse en sorte que quelqu’un soit contraint de transgresser Ses Injonctions. On peut, en outre, citer une preuve supplémentaire. Vous observez vous-même que vous manquez du minimum. Or, l’homme est créé dans la perfection et il doit parvenir au bien par son libre-arbitre. Il ne subit donc aucune contrainte et, au final, il pourra vérifier que ce qui lui arrive est pour son bien véritable, non pas seulement spirituel mais aussi matériel. En effet, on souhaite lui donner une large récompense. Or, “ la rétribution est à la mesure de l’effort ”. Parfois, il est donc soumis à l’épreuve, ainsi qu’il est dit : “ Car, l’Eternel vous met à l’épreuve… ”. S’il surmonte cette épreuve, il est récompensé non seulement dans le monde futur, mais également dans celui-ci. Dès lors, il prend conscience qu’il n’y avait là qu’une épreuve, destinée à multiplier la récompense, à mieux assurer sa subsistance, sa santé physique et surtout la satisfaction véritable que l’on conçoit de ses enfants.
J’espère que ces quelques lignes suffiront pour que vous adoptiez immédiatement un comportement conforme aux Injonctions de notre Torah, Torah de vie. Même si, dans un premier temps, les difficultés ne disparaissent pas, je suis certain qu’à un terme relativement court, vous vérifierez que vous avez fait le bon choix, que vous multipliez ainsi, en tous vos besoins et en ceux des vôtres, les bénédictions de Dieu, Créateur du monde, Qui donne la Torah.
Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6014
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6014, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[25 Tévet 5718]
Je fais réponse à votre lettre du 20 Tévet et je suis très surpris de constater que ma réponse semble vous avoir découragé. Or, vous connaissez
sûrement l’Injonction du Baal Chem Tov concernant l’amour du prochain, conformément à un dicton de l’Admour Hazaken(1) selon lequel “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est le réceptacle de “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”. Et, vous connaissez également la réponse qu’il apporta à la question qui lui fut posée sur la priorité devant être accordée à l’un ou à l’autre.
Or, il n’y a pas lieu d’agir pour l’amour du prochain plus que pour l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Bien plus, les enfants entretiennent une relation particulière avec ceux qui, pour une raison quelconque, ont été dans l’armée, comme on peut le vérifier concrètement J’ai bon espoir que vous prendrez conscience du fait que ce découragement vous est suggéré par “ le petit malin ”(2) et non par la situation proprement dite, ce qu’à Dieu ne plaise. Il faut donc lutter contre lui, par toutes vos forces, car il est “ Marc l’insensé ”, dont le seul but est “ d’abuser ”, selon les termes d’un chant bien connu des ‘Hassidim.
Vous envisagez une visite ici. Cela n’est, bien évidemment, pas exclu, ce qu’à Dieu ne plaise, mais il serait bon, pour cela, de venir en étant porteur de biens et même de grands biens, c’est-à-dire après avoir mené une action pendant un certain temps, dans le domaine de l’éducation, en application de ce qui vient d’être dit. En outre, en pareil cas, votre voyage et votre visite ici ne seront pas uniquement pour vous, car les enfants vous suivront, certes pas physiquement, mais au moins par l’esprit. Puis, à votre retour, vous influencerez également leur corps. Il n’en sera pas de même si vous n’avez encore aucun contact avec vos futurs élèves.
Il eut été souhaitable que tous ceux qui sont venus ici, de par le passé ou bien ceux qui souhaitent venir, prennent conscience de la vérité, de l’immense différence qu’il y a entre ces deux manières de voyager. Bien entendu, vous pouvez diffuser tout cela, y compris en mon nom. Bien qu’il soit parfois nécessaire d’expliquer et de préciser les idées les plus simples, on ne peut jamais être sûr de la manière dont elles seront comprises et de la conclusion qu’on en tirera.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6004. (2) Le mauvais penchant.
Lettre n°6015
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6015, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me décrivez votre état d’esprit et vous me dites ce qui l’explique. Bien entendu, il n’y a pas lieu de vous excuser de m’écrire à ce propos, car cela était nécessaire. Et, sans doute n’avez-vous pas oublié la Michna qui dit : “ Ne juge pas ton prochain…(1) ”. Malgré cela, tous les Juifs, en particulier ceux à qui la divine Providence a confié la possibilité de rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, bien plus ceux qui le font concrètement, en dépit des difficultés et des obstacles, doivent savoir que ces problèmes s’expliquent parce que : “ l’Eternel votre Dieu vous met à l’épreuve afin de savoir…(2) ”.
En outre, je dois ajouter que l’on n’agit pas du tout de la manière qui convient et que cet état d’esprit en est une des causes. Et, la ‘Hassidout donne, de cette épreuve, Nissayon, une interprétation merveilleuse, celle d’une élévation, ainsi qu’il est dit : “ mon fanion (Ness) sur les montagnes(3) ”.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles également de vos préoccupations personnelles,
Concernant ce jeune garçon, il faut qu’il cesse de penser, en particulier à ce que vous dites. L’un des moyens d’y parvenir est de lui donner un compagnon d’étude joyeux ou bien de lui confier une classe, par exemple pour les après-midi récréatives du Chabbat. Il devra ainsi préparer un programme concret. Bien entendu, il ne faut pas engager un long dialogue avec lui sur le contenu de ce qu’il écrit. Il convient d’écarter ses arguments uniquement en passant ou bien en faisant porter la discussion sur d’autres points.
Notes
(1) Avant de te trouver à sa place. (2) Si vous aimez l’Eternel votre Dieu ou non. (3) De sorte que ce fanion est encore plus élevé que la montagne.
Lettre n°6016
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6016, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres, celle de la veille du 24 Tévet, Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, avec ce qu’elle contenait et celle du lendemain de cette date. Je vous remercie pour la bonne nouvelle que vous me communiquez, concernant l’état de santé de cette personne. Puisse Dieu faire que vous m’en donniez également, d’un bien visible et tangible, dans les autres domaines que vous mentionnez.
Faisant référence au dixième mois, celui de Tévet, nos Sages disent, dans le Teroumat Ha Chana, que “ le corps prend plaisir au contact physique ”(2). Il faut l’expliquer d’après le Midrash, cité par le Meoreï Or(3), qui précise : “ A’hachvéroch fait allusion au Saint béni soit-Il, Qui possède la fin et le début ”. Ainsi, “ le corps ”, l’Essence de Dieu, “ prend plaisir au contact physique ” des Juifs.
Vous consulterez le saint Tanya, au chapitre 49, ajoutant que l’expression : “ Tu nous as élu d’entre les peuples et les langues ” fait allusion au corps, dans toute sa grossièreté. Or, le choix est véritable uniquement lorsqu’il n’est soumis à aucune limite, à aucune induction(4). En conséquence, l’élection d’Israël est elle-même véritable, ainsi qu’il est dit : “ L’homme sera comme nous ”. Vous consulterez le Rambam, lois de la Techouva, chapitre 5 et le Likouteï Torah, de celui dont nous célébrons la Hilloula, Parchat Emor, à la page 38b.
C’est précisément le contact du corps physique qui procure du plaisir, comme l’explique le Tanya, au chapitre 36. C’est, en effet, par ce qui concerne le corps que l’on met en pratique le désir divin(5). Et, en prélude à tout cela, il est nécessaire que ce corps soit en bonne santé et intègre, comme l’explique le Rambam, dans ses lois des opinions, au début du chapitre 3 et au chapitre 4.
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, à l’occasion de votre anniversaire, pour une année de réussite matérielle et spirituelle,
S’agissant de votre étonnement à propos de l’amour naturel pendant le Chabbat(6), on peut préciser que ce jour introduit le plaisir en chacun de ses aspects, y compris durant le sommeil, comme l’huile qui imbibe toute chose. Une telle situation va à l’encontre de la nature, qui est toujours durable, car “ un plaisir permanent n’en est pas un ”. Vous consulterez le chapitre 44 du Tanya, qui dit : “ comme une nature… malgré cela, il ne s’agit pas… ”. Vous verrez aussi la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dans les additifs du Kountrass Ha Avoda.
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°5792. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5041. Cette affirmation fut formulée à propos de la rencontre d’Esther et d’A’hachvéroch. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il me semble que ceci figure également dans le Me’hir Yaïn du Ramah, mais je ne dispose pas de cet ouvrage ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez Iguéret Ha Kodech, au chapitre 20, à la page 130a, lettre que l’Admour Hazaken écrivit quelques jours avant son décès, dans le village de Pyéné, le Dére’h Mitsvoté’ha, à la page 170a. ” (5) De résider ici-bas, au sein de la matière. (6) Le Rav Yalles écrivait : “ Je me souviens qu’à l’issue du Chabbat Parchat Emor, alors que je pénétrais dans le saint bureau du Rabbi, celui-ci buvait un thé, qui constituait sûrement le quatrième repas du Chabbat. J’ai alors raconté, avec l’émotion qui me caractérisait, dans ma jeunesse, la manière dont nous avons passé ensemble le repas de ce Chabbat, ce dont nous avons parlé. Puis, j’ai dit : ‘J’ai ressenti un amour naturel’. Et, notre saint maître m’a répondu, avec étonnement : ‘Un amour naturel, pendant le Chabbat ? Il s’agissait d’un amour caché ! ”.
Lettre n°6017
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6017, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Chalom(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Tévet. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous écrivez. Vous intercédez en leur faveur et nos Sages nous ont enseigné que “ celui qui prie pour son prochain est exaucé le premier ”. Ceci inclut, avant tout, votre souhait, d’éduquer, avec votre épouse et votre fille, Ben Tsion, auquel Dieu prêtera longue vie, votre enfant qui vient d’être circoncis, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Vous faites allusion au jeune garçon qui souhaite se convertir au Judaïsme. D’après la partie révélée de la Torah et, encore plus, selon sa dimension profonde, il serait bon de le mettre en contact avec des Rabbanim craignant la Parole de Dieu, puisque vous-même ne vous êtes pas occupé de cela jusqu’à maintenant. Ils étudieront sa situation et mettront en pratique l’enseignement de notre Torah.
Concernant l’autre jeune homme, ce que je vous disais à propos du lait non surveillé était basé sur une histoire bien connue de mon beau-père, le Rabbi qui, me semble-t-il, est déjà imprimée(2). Celle-ci montre que le lait non surveillé suscite des doutes sur la foi. C’est ce que je vous ai dit. Car si, à toute époque, il a fallu, de toute évidence, respecter scrupuleusement ces pratiques, combien plus est-ce le cas pour les jeunes des Etats-Unis, en particulier ceux qui poursuivent leurs études dans des institutions où l’on mêle le bien et le mal, ainsi qu’il est dit : “ Un peuple se dressera contre l’autre ”. Vous devez le comprendre.
Vous faites également référence à son état de santé. Il m’a clairement signifié, me semble-t-il, qu’il réside dans cette ville et ne rentre que rarement chez lui. En tout état de cause, je ne peux pas modifier ce qu’il a lui-même dit explicitement. Bien entendu, nul ne peut prendre la responsabilité d’occulter une telle situation, de laquelle peuvent découler des doutes dans la foi. Vous établissez une relation avec le fait qu’il ne se serve pas de la vaisselle de ses parents. Je ne le comprends pas. Il y a une vaisselle particulière pour les produits lactés. Il ne s’agit donc pas de l’ensemble de la vaisselle ni de tous les aliments.
Ce jeune homme vous demande s’il doit aller poursuivre ses études dans une autre Yechiva. Celle que vous citez a acquis une réputation de crainte de Dieu. La Cacherout y est satisfaisante et il en est donc sûrement de même pour le lait surveillé. Il dit que son père aura du mal à payer(3). On peut sans doute intervenir, dans ce domaine. Il y a sûrement, dans votre ville, des personnes qui connaissent les dirigeants de cette Yechiva.
Je mentionnerai votre nom près du saint tombeau(4), afin que votre action pour la séparation(5) soit fructueuse. Conformément au début des quatre parties du Choul’han Arou’h, qui en est donc l’élément premier, puisse Dieu faire que vous ne vous affectiez pas des moqueurs, bien plus que vous soyez “ humide au point d’humecter les autres ”. De la sorte, vous exercerez votre influence chaque fois que vous le pourrez et vous convaincrez les autres, à leur tour, de ne pas craindre ceux qui se moquent. De cette façon, votre intervention sera fructueuse.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Vous faites référence à ce qui est arrivé au Séfer Torah(6). Or, il y a un témoignage, à ce propos, qui est fiable d’après la Torah(7). Il faut donc admettre qu’il ne s’est rien passé. Néanmoins, précisément pour remercier Dieu qu’il ne se soit rien passé, il serait bon de prélever cinquante quatre dollars pour une cause de Tsédaka qui soit liée à l’éducation basée sur les valeurs sacrées.
Notes
(1) Le Rav C.Rivkin, de S. Louis. Voir, à son sujet, la lettre n°3491. (2) Voir le Séfer Ha Maamarim Yiddish, à la page 57. (3) Les frais de scolarité. (4) Du précédent Rabbi. (5) Entre les hommes et les femmes, à la synagogue. (6) Qui est tombé, pendant son utilisation. (7) Selon lequel ce Séfer Torah n’a pas touché le sol.
Lettre n°6018
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6018, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tévet 5718,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Its’hak Korn(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 17 Tévet. J’ai été satisfait d’y prendre connaissance de votre intervention destinée à développer l’activité agricole de Kfar ‘Habad et de votre concertation avec le comité du Kfar, en la matière. J’espère que tout cela sera suivi d’un effet concret, au plus vite.
En effet, le moment est venu d’envisager la création d’un second Kfar ‘Habad(2). On doit, bien entendu, renforcer le Kfar actuel, dans toute la mesure du besoin et ceci contribuera également au développement du second Kfar. D’après ce que je me souviens de notre conversation, lors de votre visite ici, j’ai bon espoir que vous accorderez largement votre aide, en la matière. Je me permets donc de communiquer au comité de Kfar ‘Habad le contenu de la présente. Puisse Dieu faire que la réussite soit considérable.
Tout de suite après la réunion ‘hassidique du 19 Kislev à Kfar ‘Habad, j’ai appris avec plaisir que vous avez participé à la fête. Maintenant, je lis, avec satisfaction, dans votre lettre, que vous en avez été profondément impressionné. Un dicton de mon beau-père, le Rabbi, qui a été mentionné pendant cette fête, au cours de laquelle il y a eu d’importantes bousculades, au point que l’on ait eu des craintes pour votre santé, affirme que : “ un Juif ne peut pas être bousculé ”. Malgré cela, je vous accorde qu’un endroit plus large devrait être aménagé au Kfar, afin d’y recevoir, à ces fêtes, une foule importante, puisse Dieu la multiplier. J’écris au Kfar en ce sens
et, là encore, j’espère que les participants se multiplieront, qu’ils seront de plus en plus nombreux.
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°5237. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6011.
Lettre n°6019
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6019, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tévet 5718,
Brooklyn, New York,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Moché A.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu avec plaisir votre lettre du 29 Tévet. Vous m’interrogez sur l’éventualité de ma visite en Terre Sainte, au début de l’été. Pour l’heure, il semble que mon programme de travail me contraigne à être ici, au moins pendant toute la durée de l’été.
Bien que vous ne le mentionniez pas dans votre lettre, j’ai bon espoir que vous avez participé à la réunion du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad ( ?)(2). Vous connaissez sûrement l’histoire de ce jour lumineux, que nos maîtres ont appelé le Roch Hachana de la ‘Hassidout. Or, le Roch Hachana exerce une influence globale sur l’ensemble de l’année et il en est bien ainsi pour le 19 Kislev, qui suscite et révèle une motivation, une chaleur ‘hassidiques en tout ce qui concerne un Juif. Il permet, en particulier, de renforcer la Torah et de la diffuser.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.A. Yafé. (2) Le point d’interrogation, placé par le Rabbi dans cette lettre, sous-entend qu’il pourrait s’agir d’une autre localisation.
Lettre n°6020
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6020, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Tévet, date de la Hilloula de l’Admour Hazaken, qui est l’auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Vous m’y décrivez votre situation, en particulier pour ce qui concerne vos fiançailles. Vous me dites que, de votre côté, vous avez tout fait. Vous n’avez même pas été empêché par des raisons accessoires. Or, nos Sages disent qu’il est inutile de se plaindre du passé. Peu importe donc ce qu’il en a été. A l’avenir, vous rechercherez une femme craignant Dieu. Vous le ferez comme quelqu’un qui recherche ce qu’il a perdu, bien entendu selon les voies de la Torah. De la sorte, vous connaîtrez la réussite.
Vous me dites que vous avez repoussé une certaine proposition parce que l’on voulait vous faire quitter votre fonction d’enseignant. Il est clair que cela ne doit pas faire obstacle. Si, sur les autres points, cette proposition est convenable, il n’est pas obligé que vous soyez enseignant. Vous pourrez être utile en la matière, en étant un professeur non salarié(1) et, bien entendu, en soutenant la Torah(2). En effet, le verset mentionne Zevouloun avant Issa’har(3).
Vous vous interrogez sur la question soulevée par les propos de nos Sages : les fiançailles sont-ils livrés au choix de l’homme ou bien s’agit-il d’un décret céleste que l’on ne peut pas modifier ? De façon générale, il n’est pas de décret que l’on ne puisse modifier, comme l’indiquent le traité Roch Hachana 16a et différents autres textes. En l’occurrence, plusieurs sources posent cette question, en particulier le Talmud et le Zohar. Il est expliqué, à ce propos, dans le traité Moéd Katan 18b, qu’il est toujours efficace d’invoquer la miséricorde divine(4). En pareil cas, le décret peut se réaliser dans une autre vie, selon le Zohar, tome 1, page 91b, les Tikouneï Zohar, Tikoun 14, le Séfer ‘Hassidim, chapitre 83. Ce point ne sera pas développé ici.
Sans doute redoublez-vous d’ardeur en votre mission sacrée, consistant à rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Il s’agit là d’un grand mérite, multipliant les bénédictions de Dieu, en général et pour la grande Mitsva, la première Mitsva énoncée par la Torah(5), en particulier.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Et, pour cela, en ayant une activité professionnelle rémunérée par ailleurs. (2) Financièrement, grâce à ces gains. (3) Le premier, par le produit de son activité commerciale, finançant l’étude de la Torah du second. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°264. (5) Celle de se marier et d’avoir des enfants.
Lettre n°6021
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6021, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Tévet, sollicitant ma bénédiction.
En un moment propice, votre nom sera mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin d’obtenir la satisfaction de vos besoins et de ceux que vous citez, de même que pour l’incident, dont vous faites état(1).
Il est clair que la réparation doit porter sur le même domaine(2). Vous ferez donc scrupuleusement attention à tout ce que vous mangez et buvez. En toute chose, l’aide divine est nécessaire. Aussi, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Puis, après cette prière du matin, y compris le Chabbat et les fêtes, vous lirez au moins un Psaume.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre avait consommé un aliment interdit. (2) En l’occurrence, le domaine alimentaire.
Lettre n°6022
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6022, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Tévet, dans laquelle vous me dites que plusieurs de vos amis ont acheté un terrain(1). Vous me demandez si vous devez en faire de même. Si les conditions sont bonnes et s’il est vrai que plusieurs de vos amis l’ont fait, il serait bon que vous les imitiez. Mais, vous n’investirez pas en cela la totalité de votre argent disponible. Si vos avoirs actuels ne vous en donnent pas le moyen, vous emprunterez un certain montant, afin de compléter, mais votre caisse ne restera pas vide, ce qu’à Dieu ne plaise.
Je suis surpris que vous ne m’écriviez rien, depuis longtemps, de vos activités communautaires et, en particulier, de leur point central, la diffusion des sources(2), d’autant que vous avez la responsabilité de la récitation des discours ‘hassidiques dans les synagogues. Peut-être complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Vraisemblablement pour l’emplacement d’une sépulture. (2) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6023
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6023, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Chevat 5718,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
groupement de …(1), que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement vos activités sacrées, dont le point central et profond est la diffusion des sources à l’extérieur. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de ce qui a été fait jusqu’à maintenant, car la Torah ordonne et décide que l’on doit connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté, en particulier pour ce qui concerne les sources de la ‘Hassidout, ses comportements et ses usages, car ceux-ci “ vivifient la vie ”, dans tous les trois domaines que sont la Torah, la prière et les bonnes actions, sur lesquels reposent le grand monde et également le petit monde, l’homme.
On confère le mérite(2) de la motivation apportée par ce courrier, à ce jour, le Roch ‘Hodech Chevat, la tête qui inclut en elle et vivifie tous les membres, en l’occurrence les jours du mois et surtout le dixième, date de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Chaque année, son âme reçoit une élévation supplémentaire. Or, “ le corps suit la tête ”, en l’occurrence ses ‘Hassidim, liés et attachés à lui. On peut trouver à cela une allusion dans le verset : “ Le onzième mois, le premier jour du mois, Moché expliqua cette Torah en ces termes ”. De cette façon, le berger fidèle transmit cet enseignement à toutes les générations suivantes.
Chaque année, quand revient cette période, ce jour, comme c’est systématiquement le cas, est “ commémoré et revécu ”. Si on le commémore comme il convient, on le revit effectivement. Le début de l’explication et de l’enseignement qu’il convient d’en tirer est le suivant : “ Vous avez passé suffisamment de temps sur cette montagne ”, même si c’est sur elle que la Torah a été donnée. Car un homme doit avancer, d’une étape vers l’autre, ne pas se contenter de ses actions, de ce qu’il a accompli pour se parer lui-même. Il doit, en outre influencer les autres, y compris ceux qui se trouvent dans l’extérieur le plus éloigné.
En conséquence, “ allez, dirigez-vous et rendez-vous vers la montagne de l’Emori et tous ses voisins ”. Un simple voyage, un passage ne suffit pas. Il faut s’y rendre d’une manière profonde et, dans la Yechiva de Rabbi Ichmaël, on parle précisément d’héritage, d’installation. Car, les parcelles de sainteté qui sont tombées et ont perdu leur élévation sont définies comme “ mortes ”. Dès lors, même si “ tout Ton peuple est constitué de Justes ”, on observe le mont de l’Emori, aspect essentiel de “ l’autre côté ”, selon les additifs du Torah Or, à la page 102c.
Ainsi, s’accomplira la promesse selon laquelle “ l’Eternel élargira ta frontière ”, jusqu’au “ grand fleuve, l’Euphrate ”, car on recevra également les territoires des Kini, Knizi et Kadmoni, selon le Rambam, lois du crime, chapitre 8, paragraphe 4, le Likouteï Torah du Ari Zal, à la Parchat Le’h Le’ha et la fin du discours ‘hassidique intitulé : “ Voici, je suis ”, de 5654(3).
Vous comprendrez la conclusion de tout cela et l’enseignement qu’il convient d’en tirer. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs groupements à la fois. (2) La première partie de cette lettre fut adressée à un groupement spécifique. A partir de ce paragraphe, un même courrier fut fait à plusieurs de ces groupements. Voir, à ce sujet, les lettres n°6024, 6026 et 6031. (3) 1894, du Rabbi Rachab, père du précédent Rabbi.
Lettre n°6024
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6024, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Chevat 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu les comptes-rendus n°22 et 23. Puisse Dieu vous accorder le succès, afin que disparaissent tous les obstacles et les difficultés qui y sont mentionnés, afin que les problèmes soient écartés, que tous apportent leur concours pour mettre en pratique la Volonté de Dieu en diffusant la Torah, l’éducation basée sur les valeurs sacrées, d’une manière sans cesse accrue, quantitativement et qualitativement.
Le mérite de ce qui est public vous vient en aide, celui des élèves(1) qui, au fond d’eux-mêmes, éprouvent un désir et une soif pour la Parole de Dieu, qui est la Torah, en particulier celle qui est étudiée par les enfants. On connaît l’importance du souffle de leur bouche, car, comme le demandent nos Sages, “ qu’en est-il pour moi et pour toi ? ”. La réponse à cette question est donnée par le traité Chabbat 109b et des propos merveilleux ont été énoncés, à ce sujet(2), dans le Kountrass A’haron de l’Admour Hazaken, à la page 115a, soulignant que ce souffle connaît l’élévation, même s’il n’est pas totalement désintéressé, même s’il est inspiré par la crainte du fouet.
Le souffle de la bouche des enfants s’élève donc jusqu’à Atsilout. Et, cette situation est merveilleuse, comme l’expliquent différents passages du Tanya, en particulier les chapitres 39 et 40. Ceci précise et éclaire le principe de notre Torah, selon lequel on ne suspend pas l’étude des enfants, y compris pour la reconstruction du Temple.
On confère le mérite(3) de la motivation apportée par ce courrier, à ce jour, le Roch ‘Hodech Chevat, la tête qui inclut en elle et vivifie tous les membres, en l’occurrence les jours et surtout le dixième, date de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Chaque année, son âme reçoit une élévation supplémentaire. Or, “ le corps suit la tête ”, ce qui, en l’occurrence, fait allusion à ses ‘Hassidim, liés et attachés à lui. On peut trouver à cela une allusion dans le verset : “ Le onzième mois, le premier jour du mois, Moché expliqua cette Torah en ces termes ”. Ainsi, le berger fidèle transmit cet enseignement à toutes les générations suivantes.
Chaque année, quand revient cette période, ce jour, comme c’est systématiquement le cas, est “ commémoré et revécu ”. Si on le commémore comme il convient, on le revit effectivement. Le début de l’explication et de l’enseignement qu’il convient d’en tirer est le suivant : “ Vous avez passé suffisamment de temps sur cette montagne ”, même si c’est sur elle que la Torah a été donnée. Car un homme doit avancer, d’une étape vers l’autre, ne pas se contenter de ses actions, de ce qu’il a fait pour se parer lui-même. Il doit, en outre influencer les autres, y compris ceux qui se trouvent dans l’extérieur le plus éloigné.
En conséquence, “ allez, dirigez-vous et rendez-vous vers la montagne de l’Emori et tous ses voisins ”. Un simple voyage, un passage ne suffit pas. Il faut s’y rendre d’une manière profonde et, dans la Yechiva de Rabbi Ichmaël, on parle précisément d’héritage, d’installation. Car, les parcelles de sainteté qui sont tombées et ont perdu leur élévation sont définies comme “ mortes ”. Dès lors, même si “ tout Ton peuple est constitué de Justes ”, on observe le mont de l’Emori, aspect essentiel de “ l’autre côté ”, selon les additifs du Torah Or, à la page 102c.
De cette manière, s’accomplira la promesse selon laquelle “ l’Eternel élargira ta frontière ”, jusqu’au “ grand fleuve, l’Euphrate ”, car on recevra également les territoires des Kini, Knizi et Kadmoni, selon le Rambam, lois du crime, chapitre 8, paragraphe 4, le Likouteï Torah du Ari Zal, à la Parchat Le’h Le’ha et la fin du discours ‘hassidique intitulé : “ Voici, je suis ”, de 5654.
Vous comprendrez la conclusion de tout cela et l’enseignement qu’il convient d’en tirer. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide, comme on l’a dit.
Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rabbi emploie ce terme à la fois au masculin et au féminin. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez également le second texte du Kountrass du 18 Elloul 5703 ”. (3) Voir la lettre précédente.
Lettre n°6025
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6025, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Chevat 5718,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, est issu d’une illustre famille,
a des comportements généreux, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita vous a adressé ce jour, à Rome, à la suite de votre propre télégramme :
“ Je prie pour que votre intervention connaisse une considérable réussite, dans des proportions élargies. Vous avez investi des efforts pour le passé et l’avenir du projet Tanya et des autres projets, dont le point central est également la diffusion des sources(2). Le mérite de ce qui est public et la bénédiction des chefs de ces sources, en chaque génération, vous vient en aide et vous accompagne.
Avec mes respects et ma chaleureuse bénédiction,
Mena’hem Schneerson, ”
J’espère que vous avez reçu ce télégramme en temps et en heure.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Le secrétaire,
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°5893. (2) De la ‘Hassidout.
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