Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5985
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5985, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais suite à la visite, ici-même, de votre mari et de vos fils, au cours de laquelle il a été dit que ce que l’on sait(1) soulève encore des difficultés. Il semble que ce soit la raison de ce retard(2), jusqu’à maintenant.
Comme vous le savez, les Sages donnent l’assurance, dans la Michna, que “ la récompense est à la mesure de l’effort ”. Bien plus, si l’on médite à tout cela, on conviendra que cette souffrance(3) est imaginaire, plutôt que réelle, surtout si l’on tient compte de la récompense. En effet, le saint Zohar, tome 3, page 126a, dit, à ce propos : “ Si tu agis ainsi, tes enfants seront plus importants que les autres hommes, ton mari sera béni dans tous les domaines, la richesse, les enfants, les petits-enfants ”. Ceci s’ajoute à la récompense proprement dite, celle de cette pratique et celle qui révèle une abondante bénédiction, pour tous les membres de la famille.
A n’en pas douter, Dieu, qu’Il soit béni et loué, accomplira cette promesse. Vous-même et votre époux éduquerez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans une opulence véritable, matérielle et spirituelle à la fois.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Vraisemblablement le port de la perruque. Voir, à ce sujet, les lettres n°5333 et 6105. (2) Du fait que la femme à laquelle cette lettre est adressée ne la porte toujours pas. (3) Résultant du port d’une perruque.
Lettre n°5986
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5986, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, a de multiples activités,
le Rav Touvya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites référence à une personne qui inflige la flagellation à quiconque le désire. Il s’agit, bien entendu, d’une lourde responsabilité et je suis surpris que quelqu’un, en notre génération, puisse l’assumer, même en précisant qu’il s’agit uniquement de ceux qui le désirent. Malgré cela, on peut encore s’interroger. Vous consulterez le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, lois des préjudices physiques et moraux, en particulier au paragraphe 4.
A ce propos, j’ai reçu ses deux livres(2). Il serait bon de vérifier s’il en a publié d’autres et, le cas échéant de lui suggérer de les envoyer ici. Simultanément, il faudrait trouver un moyen de lui montrer la nécessité d’étudier la dimension profonde de la Torah laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout, comme on l’a maintes fois souligné.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, pour connaître une grande réussite dans votre mission sacrée et, en particulier, pour la Yechiva du soir,
Notes
(1) Le Rav T.Blau, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5472. (2) Peut-être ceux de l’homme qui inflige la flagellation.
Lettre n°5987
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5987, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chnéor Zalman(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre, qui n’était pas datée, avec ce qu’elle contenait, pour lequel vous trouverez ci-joint un reçu. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous multipliez vos actions pour la Torah et les Mitsvot, en particulier la Tsédaka, considérée comme l’ensemble des Mitsvot et, bien plus qui apporte l’élévation aux quatre cinquièmes(2).
J’ai eu connaissance, avec plaisir, de la réunion ‘hassidique, tenue au jour lumineux du 19 Kislev, mais il est très dommage que le nombre de participants à de telles manifestations n’augmente pas. Ce jour est pourtant favorable pour diffuser les sources(3) à l’extérieur. Même si, pour l’heure, il n’y a, numériquement, que peu de ‘Hassidim dans votre ville, ce qui peut être qualifié d’extérieur s’y trouve effectivement. Là, cette diffusion n’a pas encore eu lieu. Or, celle-ci est une nécessité. Les moyens et les possibilités de la mettre en pratique en ont donc nécessairement été accordés.
Avec mes respects, ma bénédiction pour de longs jours, de bonnes années et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Wilenkin, de Cleveland. Voir, à son sujet, la lettre n°3116. (2) Grâce au dernier cinquième, qui est consacré à la Tsédaka. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5988
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5988, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5718,
Brooklyn,
A la Rabbanit Léa(1),
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu votre lettre en son temps et ma réponse a été retardée, parce que je voulais savoir, avec précision, de quelles manière les études sont organisées dans votre maison. J’ai donc appris, avec plaisir, que le cours est régulier, qu’il a conservé la forme et le contenu qu’il avait auparavant, du vivant de votre mari, le Rav(2), puisse-t-il reposer en paix. Il y a là un accomplissement très important, un plaisir que l’on procure à l’âme de celui qui a quitté ce monde. En effet, dans ses quatre coudées, au sens littéral et de manière spirituelle, c’est-à-dire dans sa famille, en général et ses proches, en particulier, on s’engage dans la direction qui permettra l’élévation de l’âme, dans le monde de la vérité.
Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous conceviez une grande satisfaction de tous vos enfants, une satisfaction conforme à l’espoir de celui qui a quitté ce monde. Pendant de longs jours et de bonnes années, vous m’annoncerez de bonnes nouvelles de vous-même et d’eux.
Vous savez sûrement qu’à la fin de l’été dernier, votre mari, le Rav, a envoyé ici des manuscrits de ‘Hassidout(3). J’espère être bientôt en mesure de pouvoir consacrer de mon temps à l’examen de leur contenu. S’il mérite d’être publié et que cela n’a pas encore été fait, on pourra éditer ces textes pour l’élévation de son âme, puisqu’il les a envoyés ici afin qu’ils soient édités.
Avec ma bénédiction de bonne santé, pour de longs jours et de bonnes années,
Notes
(1) Madame L. Chen, de Jérusalem. (2) Le Rav Avraham Yehouda Chen. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5488.
Lettre n°5989
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5989, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre. Vous parlez de la dureté du décret. Il faut, bien entendu, ôter ces pensées de votre esprit, car :
A) elles n’ont aucun fondement,
B) on connaît le dicton et l’enseignement de nos maîtres, en chaque génération, selon lequel : “ Quand on pense que tout va bien, tout va effectivement bien ”.
C) on sait que l’élément déterminant du comportement de l’homme, quand il est confronté au doute, ne sachant pas si une initiative est positive ou non, consiste à en rechercher les conséquences sur l’action concrète. En l’occurrence, des pensées sur la dureté du décret affaiblissent les bonnes actions, conduisent à la tristesse, au désespoir, ce qui est interdit et exclu, non seulement par l’intellect de la sainteté, mais aussi par le sens courant.
Au lieu de tout cela, tous les membres de la famille devraient, à mon sens, ressentir une obligation sacrée de faire en sorte que les enfants du défunt suivent, au quotidien, la voie de la Torah et des Mitsvot. C’est là l’élément fondamental, non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour le défunt et cela est infiniment plus important que les oraisons funèbres qui sont éditées ou que les discours qui sont prononcés en présence d’une grande foule. Il est sûrement inutile d’en faire la preuve ou de l’expliquer, tant cela est évident.
Lettre n°5990
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5990, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Vous faites allusion à votre voyage à Tibériade, à ses avantages et à ses inconvénients. Vous m’excuserez de comparer tout cela à un commerçant qui établirait des calculs afin de savoir s’il doit ouvrir une affaire. Il lui faudra alors nécessairement investir cent Zouz dans la location d’un endroit et dans l’acquisition de marchandises, car, s’il n’ouvre pas, il ne pourra jamais gagner cent fois ces cent Zouz. En notre monde, il n’est rien qui n’exige pas un investissement préalable, que celui-ci soit moral, physique ou financier. C’est uniquement de cette façon que l’on peut obtenir un gain important.
Il en va de même pour votre voyage, pour le manque de confort résultant du fait de se rendre dans les sources chaudes de Tibériade, d’une part, pour le gain inestimable qui en résultera, pour de longs jours et de bonnes années, d’autre part. Il est dommage que vous n’ayez pas fait ce voyage l’an dernier, mais il est inutile de se plaindre du passé.
Je cite tout cela pour faire la preuve que ce voyage est non seulement permis, qu’il compense tous les inconvénients que vous mentionnez, mais aussi qu’il est souhaitable, y compris pour ceux qui, de façon passagère, en souffriront.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour avoir un hiver en bonne santé, de tous points de vue,
Lettre n°5991
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5991, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites allusion au parti qui est proposé à votre fille, avec un jeune homme se trouvant ici. Globalement, il s’agit d’une bonne proposition. Mais, il serait judicieux que quelqu’un connaissant votre fille et ce jeune homme, qui se trouve ici ou bien qui était ici et l’a vu, dise ce qu’il en pense. S’il émet un avis positif, vous demanderez à ce jeune homme ce qu’il en pense.
Je vous remercie pour ce que vous m’écrivez, à propos du Melavé Malka. Puisse Dieu faire que, dans la proximité de l’esprit, les sources se diffusent dans votre entourage, d’une manière sans cesse accrue, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ la terre s’emplira de connaissance de Dieu, comme l’eau recouvre le fond de la mer ”, très prochainement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Lettre n°5992
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5992, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tévet 5718,
Brooklyn, New York,
A monsieur Pin’has Steinwaks,
Je vous salue et vous bénis,
Le Rav ‘Hadakov m’a fait part de la discussion qu’il a eue avec vous. C’est la raison pour laquelle je vous écris la présente, malgré les nombreuses lettres que j’avais reçues auparavant et qui attendent toujours leur réponse. Je commence donc par vous remercier.
J’ai bien reçu votre livre “ Les Juifs du souvenir ” et je vous en remercie. Le but du souvenir est de lier l’homme à sa mémoire, ce qui doit exercer une influence sur lui. Puisse donc Dieu faire que le souvenir des personnes à propos desquelles vous écrivez influence les lecteurs de votre livre, qui suivront la voie des ces Juifs du souvenir, le chemin de la vie selon la Tradition d’Israël.
*
*
*
Vous m’interrogez et formulez des remarques sur la conversation que vous avez eue avec le Rav ‘Hadakov :
A) Vous connaissez le problème posé par le nom d’Erets Israël ou celui d’état d’Israël. Je précise bien qu’il s’agit d’un problème posé par ce nom et uniquement cela. En effet, ce nom a été fixé par le Dieu d’Israël, comme le dit la Torah, en particulier dans la prophétie de Yé’hezkel (40, 2) : “ Dans les visions célestes, Il me conduisit en Erets Israël ”. Nos Sages, dans la Michna, la Guemara et le Midrash parlent de la Terre Sainte, du pays particulier, ainsi qu’il est dit : “ Quand vous parviendrez dans le pays ”. Bien entendu, comme en tout ce qui est décidé par le Créateur du monde, Qui le dirige, en tout ce qui a trait à la Torah et aux Mitsvot, un homme n’a pas le pouvoir de changer ce nom ou de le modifier pour parler d’état d’Israël, même si la majorité l’accepte. Il n’y a pas lieu de prévoir un vote, sur ce point.
Le refus d’un vote sur ce qui est dit dans la Torah est un principe fondamental. Il n’y a pas là une simple discussion sur un mot ou sur une expression. Il s’agit d’un point ayant une incidence concrète, car une différence existe réellement entre ces dénominations. Le royaume des Khazars, après leur conversion au Judaïsme, devint l’état d’Israël, mais non Erets Israël. Chaque fois que l’on cite mes propos, je tiens à ce que le nom mentionné soit celui qui figure dans la Torah, celui de la tradition vieille de trois millénaires.
B) Les notions d’installation en Erets Israël et de retour à Tsion sont, bien entendu, différentes. Certains les confondent et mentionnent l’une à la place de l’autre. Ceci a eu et a encore pour effet plusieurs confusions et des conclusions erronées. L’installation en Erets Israël est un concept de la Torah. Selon certains avis, il était en vigueur à l’époque du Temple, quand les Juifs se trouvaient sur leur terre. Selon d’autres, il reste valable également pendant le temps de l’exil. Le retour à Tsion, au sens littéral, est lié à la délivrance, à l’issue de l’exil. Bien entendu, il s’applique après la destruction du Temple, puisqu’il s’agit d’un retour. Une telle idée n’est pas nouvelle et elle n’est pas issue de rien. Elle apparaît dans la Torah, par exemple au verset Tehilim 126, 1.
Tels sont les propos du grand maître, le Rambam, dans son Michné Torah, à propos du retour à Tsion, au chapitre 11 des lois des rois : “ Le roi Machia’h se dressera et il rétablira la royauté de David à son état originel, à son gouvernement premier. Il reconstruira le Temple et il rassemblera les exilés d’Israël. La Torah porte témoignage à son propos, ainsi qu’il est dit : Dieu fera revenir ta captivité. Il te prendra en pitié, te rassemblera encore ”. A la fin de ce chapitre, le Rambam ajoute : “ Un roi se dressera, de la maison de David, versé dans la Torah et se consacrant aux Mitsvot comme David, son ancêtre, selon la Loi Ecrite et la Loi Orale. Il conduira tous les Juifs à suivre la Torah et à la renforcer. Il reconstruira le Temple à sa place et rassemblera les exilés d’Israël ”.
Comme on le sait, le Rambam est précis en chaque mot qu’il emploie dans son Michné Torah, de même que dans l’ordre qu’il adopte, ce qu’il introduit en premier et ce qu’il cite en dernier. De fait, la Hala’ha précise que l’ordre de la Torah en est partie intégrante. Tout d’abord, viendra donc le roi Machia’h, qui rétablira la royauté. Par la suite, il reconstruira le Temple et, ensuite seulement, il réunira les exilés d’Israël, conformément à la promesse de la Torah : “ Il te rassemblera encore. Si tu es repoussé à l’extrémité du ciel, Dieu te conduira ”. Comme le disait le paragraphe précédent, une décision de la Torah ne peut pas être mise au vote et tranchée selon l’avis majoritaire.
Différents enseignements de nos Sages confortent et expliquent tout cela. Néanmoins, j’ai choisi ici la décision hala’hique figurant dans un livre qui est accepté par l’ensemble de notre peuple, les enfants d’Israël. Comme on l’a dit, cet ouvrage est particulièrement précis, dans les mots qu’il emploie et dans l’ordre qu’il adopte. Il est, bien sûr, inutile de souligner que le point commun à tout ce qui vient d’être dit et à la discussion que l’on a eue, à propos de l’autre rive du Jourdain et, plus généralement, des frontières d’Erets Israël est partie intégrante de la Terre Sainte, partie intégrante de la délivrance du peuple d’Israël.
Il est interdit et même impossible de renoncer au nom d’Erets Israël, même si l’on propose de le remplacer par celui d’état d’Israël. En outre, il est tout aussi interdit et impossible de renoncer au retour à Tsion, même si l’on propose de le remplacer par une installation en Erets Israël, même si cette installation est le fait de dizaines de milliers de personnes. Il est interdit et impossible de renoncer à une partie d’Erets Israël, quelle qu’elle soit, même si la majorité l’accepte.
L’assurance nous a été donnée que le refus de la concession rapproche l’issue de l’exil, exil du corps et exil de l’âme, qu’au final, cette attitude permettra la délivrance, notre délivrance et la libération de nos âmes.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°5993
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5993, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, aux multiples accomplissements,
le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres des 29 Kislev, 1er et 11 Tévet. J’ai également obtenu les photographies de la réunion ‘hassidique et son enregistrement. Je vous en remercie beaucoup.
Vous faites référence au Bitaon(2) et je n’ai pas bien compris ce que vous vouliez dire. En tout état de cause, il n’est pas bon d’omettre un numéro, ni de l’inclure dans la parution suivante. A mon sens, il faut donc publier d’abord celui du 18 Elloul, puis celui du 10 Chevat. En effet, on conserve ces numéros et on les lit par la suite, aux mêmes dates. Il n’y a donc pas lieu de les supprimer.
J’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim et, me semble-t-il, également à vous-même, afin de souligner que vous devez vous efforcer de maintenir un contact avec ceux que vous avez rencontrés au cours de ces réunions ‘hassidiques, en particulier celle du 19 Kislev. En effet, on peut presque toujours espérer un apport effectif, pour les deux partis, de tels contacts. Sans doute transmettrez-vous ce message à ceux qui peuvent intervenir, dans ce domaine. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite aussi en cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°5871. (2) Le Bitaon ‘Habad, édition du 18 Elloul, parue avec du retard. Voir, à ce sujet, la lettre n°5871.
Lettre n°5994
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5994, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[17 Tévet 5718]
Je suis surpris que vous ne me disiez rien de la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev. En effet, il s’agit du Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques et il est donc certain que la motivation permettra d’améliorer et de renforcer la pratique de la Torah et des Mitsvot, tout au long de l’année.
Comme vous le savez, on parle de la tête de l’année, Roch et non de son début. En effet, la tête porte en elle la vitalité de tous les membres du corps et elle la leur distribue. Le Roch Hachana le fait également pour tous les jours de l’année. Sans doute m’apporterez-vous ces précisions à la prochaine occasion.
Lettre n°5995
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5995, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tévet 5718,
Brooklyn, New York,
A tous les participants à la fête annuelle, aux Etats-Unis,
du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de cette fête, qui marque, cette année, le soixantième anniversaire de la fondation de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Loubavitch(1) et le dix huitième anniversaire de son transfert en Amérique(2), je voudrais saluer chaleureusement les responsables, les invités d’honneur, les invités et les participants, de même que tous les amis de cette Yechiva, où qu’ils se trouvent, leur souhaiter une grande réussite dans leur action au profit de la Yechiva, qui leur apportera un grand succès également dans leurs préoccupations personnelles.
Cette année, la fête a lieu dans la semaine de l’anniversaire du décès de l’Admour Hazaken, à la veille du 24 Tévet. Celui-ci est l’auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, le fondateur du mouvement ‘Habad qui vivifie les Yechivot Loubavitch, leurs directeurs, leurs recteurs, leurs guides spirituels et leurs élèves. Il est donc d’actualité de rappeler le dicton bien connu(3) de l’Admour Hazaken selon lequel : “ Les biens matériels d’un Juif sont spirituels. Dieu nous donnes des biens matériels afin que nous en fassions de la spiritualité ”.
La même relation existe également entre Zevouloun et Issa’har, entre ceux qui se consacrent à l’étude de la Torah et ceux qui les soutiennent. Ces derniers reçoivent une partie de l’étude des premiers. Or, les uns et les autres apparaissent dans le nom de la Yechiva Loubavitch, Tom’heï Temimim, ceux qui soutiennent les intègres. Sont intègres les élèves de cette Yechiva, qui se consacrent à l’étude de la Torah. Et, ceux qui les soutiennent le font physiquement et financièrement.
Quand un Juif reçoit de Dieu des biens matériels, la satisfaction de ses besoins et qu’il en fait usage pour les Mitsvot, en général, pour l’étude de la Torah, en particulier, laquelle est considérée comme l’ensemble des Mitsvot, il prélèvera de ses biens et donnera de la Tsédaka aux institutions de Torah. Or, cette Tsédaka est elle-même considérée comme l’ensemble des Mitsvot et, de la sorte, il fera de ses biens matériels de la spiritualité.
Tout ce qui appartient au domaine de la sainteté doit recevoir l’élévation, d’une étape vers l’autre, car cette démarche est une nécessité. Il faut donc faire, de ses biens matériels, de plus en plus de spiritualité. De la sorte, s’accomplit la promesse selon laquelle : “ Tu prélèveras la dîme pour t’enrichir ” et Dieu accorde des biens matériels en abondance, afin que l’on multiplie la spiritualité. C’est de cette façon que l’on parvient à l’ascension, d’une étape vers l’autre, non seulement quantitativement, mais aussi qualitativement. En outre, on apporte à la Yechiva la possibilité d’avancer elle-même, plus rapidement, d’intégrer un nombre sans cesse accru d’élèves, d’améliorer sa situation matérielle et spirituelle, dans tous les domaines.
J’espère que tous les amis de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch seront sensibles à ce qui vient d’être dit. Ceux qui ont déjà apporté leur contribution l’augmenteront et ceux qui l’apporteront dans l’esprit de la fête feront en sorte que son montant soit le plus large possible. Ainsi, tous obtiendront, pour eux et pour les membres de leur famille, les bénédictions de Dieu qui seront sans cesse accrues, d’une étape vers l’autre, matériellement et spirituellement.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) En 1897, par le Rabbi Rachab. (2) En 1942, par le précédent Rabbi. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°4354, 5069 et 5454.
Lettre n°5996
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5996, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre des 4 et 14 Tévet, de même qu’à celles qui la précédaient. J’ai lu avec plaisir, dans votre dernier courrier, que vous êtes très satisfait de figurer parmi les donateurs. Puisse Dieu faire que s’accomplisse, en la matière, la promesse de nos Sages selon laquelle on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté. A n’en pas douter, Dieu tiendra Sa promesse, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ à quiconque ajoute(1), on ajoute(2) ”. En effet, eux-mêmes nous ont enseigné que Dieu demande aux Juifs de mettre en pratique ce qu’Il accomplit Lui-même. Puisse Dieu faire qu’en la matière, vous soyez un ‘Hassid et mettiez en pratique les termes de la Michna, au traité Avot, chapitre 5, Michna 13, selon laquelle : “ il est quatre manières de donner de la Tsédaka… Le ‘Hassid veut en donner lui-même et que les autres en donnent ”.
Vous concluez en disant : “ Dieu fasse que s’accomplissent les termes du verset : Rachète ta faute par la Tsédaka ”. Une telle attente convient à ceux qui étudient le Moussar, l’Ethique et nos maîtres nous font part d’un acquis bien plus important. En effet, il ne faut pas se contenter de ce qui, somme toute, reste lié à l’Injonction : “ Ecarte-toi du mal ”. Il faut donc prier, exiger avec force que s’accomplisse : “ Fais le bien ”, que votre attitude vous permette d’obtenir la lumière, la vitalité, la force, matériellement et spirituellement(3). C’est une évidence.
Notes
(1) Un effort, dans le service de Dieu. (2) Des bénédictions. (3) Multiplier la lumière est un accomplissement plus important que chasser l’obscurité, qui implique le contact direct avec le mal.
Lettre n°5997
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5997, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au jeune Raphaël Pin’has(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 20 Kislev, mois de la délivrance, me décrivant brièvement vos activités, pendant ces dernières semaines. Même si vous n’en parlez pas, comme c’est bien souvent le cas parmi ceux qui se consacrent à la diffusion du Judaïsme et des sources(2), vous vous efforcez sûrement de maintenir un contact avec ceux que vous avez rencontrés. La pratique montre, en effet, qu’il faut renouveler ce contact, de temps à autre. De la sorte, non seulement les acquis positifs se maintiennent, mais bien plus, ils se multiplient et se développent. On peut le vérifier concrètement, en particulier dans la diffusion des sources. Ainsi, on sait que la moindre goutte, provenant d’une source, est, à elle seule, considérée comme quarante Séa(3), possédant, en outre, la qualité d’avoir été hors d’atteinte des hommes. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction de réussite en votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en votre pratique des Mitsvot de la meilleure façon et en l’influence que vous exercez sur les autres,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Je viens de recevoir votre lettre du 15 Tévet, me demandant une bénédiction. En un moment propice, je mentionnerai donc tous ceux que vous citez près du tombeau(4). Vous me donnerez de bonnes nouvelles de cela.
Notes
(1) Le Rav R.P. Goldstein, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°4941 et 6102. (2) De la ‘Hassidout. (3) La quantité d’eau nécessaire pour remplir un Mikwé. (4) Du précédent Rabbi.
Lettre n°5998
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5998, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Israël Zusman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 15 Tévet, dans laquelle vous me décrivez, d’une manière particulièrement concise, la réunion ‘hassidique qui a eu lieu et les cours de Torah que vous donnez. Je suis surpris que vous soyez aussi bref, pour ce qui est susceptible de causer du plaisir. Comme je l’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim, c’est également là un moyen de mettre en pratique la Mitsva : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.
Vous faites référence à la mélodie aux quatre mouvements. Celle-ci est chantée à des moments précis, comme l’établissent différents textes et, semble-t-il, également l’introduction du Séfer Ha Nigounim. A ces dates, il est évident qu’on la chante au cours d’une réunion ‘hassidique.
Vous me demandez s’il y avait lieu de la chanter au cours de la réunion ‘hassidique que vous mentionnez. Tout dépend du sentiment des présents. Ce peut être le cas, en effet, s’ils ont eu, au cours de cette réunion, le même sentiment que pendant celles qui sont citées dans les causeries auxquelles je faisais allusion. Ainsi, on chante cette mélodie à la fin de la réunion du 12 Tamouz, parce qu’il y a là une prolongation de la libération du 19 Kislev(2). S’agissant d’un sentiment du cœur, il est difficile de déduire le comportement de l’un de celui de l’autre, en particulier d’un homme âgé pour un jeune homme ou l’inverse. On peut admettre que la décision, en l’occurrence dépend du critère mentionné par mon beau-père, le Rabbi, d’après un récit bien connu de Rabbi Mena’hem Na’houm de Tchernobyl(3), qui est reproduit dans le Hayom Yom(4).
Vous m’interrogez sur les Kaddishs(5) faisant suite à la prière Ou Va Le Tsion. S’il n’y a plus dix hommes présents, la Hala’ha, dans le Choul’han Arou’h, au chapitre 55, indique ce qu’il convient de faire. C’est effectivement ce que l’on fait, en pareil cas. On dit ce Kaddish même s’il n’y a pas dix personnes, puisqu’il fait suite à tout ce qui a précédé, quand il y avait effectivement dix personnes à la synagogue.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles dans les domaines communautaires et personnels, les uns dépendant des autres, en bonne santé,
Notes
(1) Le Rav I.Z. Dvurts, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4856. (2) La libération du précédent Rabbi, le 12 Tamouz, est le prolongement de celle de l’Admour Hazaken, le 19 Kislev. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5519. (4) Voir, à la date du 23 Sivan, un récit vraisemblablement basé sur celui-ci. (5) Il faut sans doute dire le Kaddish.
Lettre n°5999
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5999, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat. Il est dommage que vous ayez tant de difficultés à accepter les problèmes momentanés que vous rencontrez pour gagner votre vie. A notre époque, une telle situation n’est malheureusement pas rare et l’on peut observer concrètement ce qui est expliqué, à ce sujet, dans différents livres. Plus l’on renforce sa confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige par Sa Providence, plus tôt et plus largement survient l’amélioration. A n’en pas douter, il en sera bien ainsi pour vous.
Bien que vous n’en parliez pas, j’espère que vous prenez part à l’action des femmes et des jeunes filles ‘Habad dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement. Cela vous donne sûrement l’occasion de mettre à profit vos capacités, pour le plus grand bien de tous. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide.
En plus de tout cela, il serait bon de rechercher la possibilité d’enseigner la Langue sacrée aux enfants des ‘Hassidim. En renforçant votre confiance et en écartant le découragement, ce qu’à Dieu ne plaise, vous connaîtrez une réussite accrue en toutes vos activités, communautaires et personnelles.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°6000
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6000, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée, avec ce qu’elle contenait. Vous me dites : “ Maître du monde, jusqu’à quand ? ”. Or, comme vous le savez, nos saints livres disent qu’il n’est pas bon de soulever des questions et des interrogations sur le Saint béni soit-Il. Il est déplacé d’établir le bilan du comportement de chacun envers Dieu. Il est préférable de solliciter Sa bénédiction, Son salut, accordé par Son bienfait gratuit. Selon les termes de la prière(1), bien connue de tous les Juifs : “ A Toi, Eternel, appartient la Tsédaka et à nous(2)… Ce n’est pas par notre bonté et par nos bonnes actions que nous nous présentons devant Toi. C’est comme des pauvres et des indigents que nous tapons à Tes portes ”. De la sorte, nous avons l’assurance que : “ Notre Roi, Tu ne nous renverras pas les mains vides de devant Toi ”. Il est sûrement inutile d’en dire plus, car tout cela est expliqué par différents textes, d’autant que votre lettre semble indiquer que vous possédez effectivement quelques connaissances.
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de toutes les personnes à propos desquelles vous m’écrivez, d’un bien visible et tangible, ce qui, bien entendu, inclut également vous-même. Vous me direz donc que vous renforcez votre étude de la Torah, votre pratique des Mitsvot de la meilleure façon, votre avancement d’une étape vers l’autre. Vous me confirmerez également que les bénédictions de Dieu se multiplient, de jour en jour(3).
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Des Seli’hot. (2) Le visage couvert de honte. (3) Il est indiqué, à la fin de cette lettre : “ Note ajoutée par le secrétariat : Dans certains cas, le Rabbi Chlita signe lui-même ses lettres. Mais, s’agissant des courriers et des réponses, il en lit non seulement le contenu mais bien l’ensemble du texte, puis le relit encore avant son expédition ”. Voir, à ce sujet, la fin de la lettre n°5096.
Lettre n°6001
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6001, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Kislev 5719,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants du Merkaz Le Inynaneï ‘Hinou’h,
groupement de Detroit, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance, avec plaisir, de la première réunion ‘hassidique que vous organisez aux jour lumineux du 19 Kislev, qui approche. Je vous adresse, par la présente, ma bénédiction afin que vous connaissiez la réussite, un succès constant dans l’action que vous menez pour l’éducation basée sur les valeurs sacrées. En l’occurrence, la réussite véritable et constante est liée à la diffusion d’un Judaïsme authentique, de la Torah de Dieu et de ses Mitsvot, au quotidien, jusque dans des cercles de plus en plus larges.
On confère un mérite à un jour fructueux, en l’occurrence celui de la libération du 19 Kislev. La réunion ‘hassidique, en ce jour, renforcera donc l’action menée par votre groupement, avec un grand empressement, la vitalité et la lumière. Cet ajout en suscitera un autre, beaucoup plus important, en tout ce qui concerne la bonne éducation, tout au long de l’année. Le récit de la fête de la libération est bien connu, au sein des enfants d’Israël. Celle-ci est célébrée chaque année et, cette fois-ci, elle l’est pour la cent soixantième fois. Cette constatation doit rappeler à chacun et à chacune d’entre nous, lui souligner la nécessité, en particulier à notre époque, de servir Dieu par l’étude de Sa Torah, sa partie révélée et son enseignement profond, la ‘Hassidout. Cette étude réunit toutes les parties de l’âme, révélées et cachées. De même, on accomplira Ses Mitsvot avec vitalité et enthousiasme.
Cette approche est basée sur l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour de chaque Juif, qui ne forment qu’une seule entité, comme l’explique longuement l’enseignement de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, enseignement dont le bien-fondé fut établi, aux yeux de tous, le 19 Kislev. Avec ma bénédiction pour chacun et chacune des participants à cette réunion, pour chacun et chacune de ceux qui prennent part à votre sainte mission, liée à l’éducation basée sur les valeurs sacrées,
Lettre n°6002
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6002, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements, le Rav Chmouel Abba(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me décrivez, très brièvement, la réunion ‘hassidique de la fête de la libération du 19 Kislev, à laquelle la participation a été plus importante que les années précédentes.
Un enseignement bien connu de nos Sages dit que, chaque fois que dix Juifs se rassemblent, la Présence divine se révèle, même s’ils ne prononcent pas des paroles de Torah, comme l’explique l’Admour Hazaken, dans Iguéret Ha Kodech, au chapitre 23. Combien plus en est-il ainsi en présence d’une foule nombreuse, de plusieurs dizaines de personnes échangeant des propos de Torah et de crainte de Dieu. Puisse Dieu faire que le résultat s’en fasse ressentir, pendant tous les jours de l’année qui vient. En effet, nos maîtres nous ont révélé que ce jour, le 19 Kislev, est le Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. Et, l’on sait qu’il est défini comme la tête, Roch et non comme son début, car, tout comme la tête porte en elle la vitalité des membres du corps et la leur distribue, ce Roch Hachana en fait de même envers tous les jours de l’année.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre qu’on lit des Tehilim, avant la prière, pendant le Chabbat qui bénit le mois(2). Puisse Dieu faire que les prières du chantre d’Israël(3) révèlent une bénédiction accrue et le succès en tous les besoins de chacun, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, de vos réalisations communautaires, ce qui renforcera vos accomplissements personnels, les uns dépendant des autres, de sorte que vous en donnerez également de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.A. Snieg, de Munich. Voir, à son sujet, la lettre n°4074. (2) L’ensemble des Tehilim, conformément à la pratique instaurée par le précédent Rabbi. (3) Le roi David, auteur des Tehilim.
Lettre n°6003
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6003, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Tévet. Bien entendu, j’ai été très surpris par son contenu et surtout par sa conclusion, puisqu’il semble que vous vouliez jeûner pendant quarante jours. Une telle attitude va à l’encontre de l’enseignement d’Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Je m’empresse donc de vous écrire et je vous adresse la présente en express. Puisse Dieu faire qu’elle ait de l’effet.
Même si vous avez pris l’engagement de le faire, en sorte qu’il soit nécessaire de vous en délier devant trois personnes(1), vous le ferez et vous leur direz que vous n’aviez pas connaissance de ce que dit Iguéret Ha Techouva, au chapitre 3, page 92b, que ceci va également à l’encontre de l’enseignement bien connu du Baal Chem Tov, à propos du verset : “ Si tu vois l’âne de ton ennemi ployer sous son fardeau…, tu lui viendras en aide ”, comme le rapporte le Hayom Yom, à la date du 28 Chevat, page 23.
Vous avez deux moyens de remplacer ces quarante jeûnes : A) en donnant à la Tsédaka, jusqu’à Pourim ou Pessa’h, pour un montant de vingt sept dollars(2), B) en vous engageant, à la place de cela, à des demi jeûnes, sur plusieurs années, par exemple sur neuf ans(3).
De même, vous évoquez votre retrait par rapport à votre épouse. Ceci va totalement à l’encontre de mon opinion. Vous devez respecter les lois de notre sainte Torah, les principes et les règles de la pureté familiale, mais non vous séparer, d’autant que ceci a pour effet d’imposer une douleur à une autre personne, élément qui doit nécessairement être pris en compte, d’après le Choul’han Arou’h.
Vous m’interrogez sur ce qu’il faut faire pour réparer. Vous devez connaître par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un de Tanya. Il peut s’agir de chapitres courts. Chaque jour de semaine, avant la prière, vous donnerez de la Tsédaka. Vous adopterez, en outre, les études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, chaque jour également. Bien entendu, vous vous engagerez à tout cela sans en faire le vœu.
J’attends, au plus vite, de vos bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Constituant, à cet effet, un tribunal rabbinique pour annuler le vœu. (2) Soit deux tiers de dollar par jeûne. Voir, à ce sujet, la lettre n°3034. (3) Voir Iguéret Ha Techouva, à cette référence, qui dit : “ en neuf ans ou plus ”.
Lettre n°6004
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6004, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
assume une mission céleste, le Rav Tsvi Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me décrivez votre vie, à l’heure actuelle. Vous me demandez si, à mon avis, vous devez poursuivre en ce sens ou bien vous efforcer de résider dans une grande ville, où ceux qui craignent Dieu sont nombreux.
J’ai reçu, à différentes reprises, des instructions, en des cas similaires, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. La divine Providence vous a donné le mérite de faire entendre votre voix et d’exercer une influence certaine dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement, où ceux qui respectent la Torah et les Mitsvot ne sont effectivement pas nombreux. Non seulement vous ne devez pas quitter cet endroit, mais, bien au contraire, vous devez vous y fixer encore plus solidement, rechercher des moyens, des stratagèmes, des voies pour faire pleinement usage de cette influence.
D’après ce qu’indiquent votre lettre et la vie que vous menez, vous ne vous servez que très peu de cette influence et cela n’est en aucun cas suffisant. D’après ce que vous dites, vous consacrez votre temps libre à votre propre étude, car “ grande est l’étude…(2) ”. Toutefois, à notre époque, en notre génération, surtout aux Etats-Unis, la diffusion du Judaïsme dans les proportions les plus larges est véritablement une question de survie, non seulement pour le monde futur, mais aussi pour ce monde.
On peut observer qu’il en est bien ainsi dans la vie des jeunes. Une éducation non religieuse, ou l’étant très peu, fait peser un danger sur le comportement, jusqu’à la plus large extrême. C’est une évidence. Il s’agit donc d’une Mitsva dont on ne peut pas confier la réalisation à quelqu’un d’autre, une situation de danger. Il est donc bien clair que cet objectif surpasse l’étude de la Torah, comme le tranchent nos Sages, dans différents textes.
Bien plus, vous vous trouvez, ces dernières années, dans cet endroit et vous sentez l’éveil à la Techouva, à la foi, à la vie religieuse, y compris chez ceux qui, jusqu’à maintenant, étaient absolument étrangers à tout cela. Il faut méditer au Précepte : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, surtout d’après le dicton bien connu(3) de nos maîtres, au nom de l’Admour Hazaken, selon lequel celui-ci ne forme qu’un avec l’Injonction : “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”, à l’origine de toutes les Mitsvot. Et, nos Sages disent : “ Celui qui sert Dieu par amour ne peut pas être comparé à celui qui le fait par crainte ”. Quiconque médite effectivement à tout cela n’aura pas de doute, en la matière.
J’ai bon espoir que ces quelques lignes seront suffisantes à quelqu’un comme vous, bien plus que vous trouverez les termes qui conviennent pour expliquer et éclairer cette idée à votre épouse. De la sorte, non seulement celle-ci acceptera cette position, se consacrera à renforcer le Judaïsme dans votre ville, avec élan et ardeur, mais, bien plus, elle apportera sa collaboration à vos réalisations. La participation de l’un et de l’autre sera sans cesse accrue et révélera toujours plus de lumière, car notre sainte Torah demande que l’on connaisse l’élévation dans le domaine de la sainteté.
Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : A la fin de votre lettre, vous me demandez si vous devez vous contenter de servir Dieu comme vous l’avez fait jusqu’à maintenant. D’après ce qui vient d’être dit, vous n’avez pas du tout le droit de le faire. Vous devez, bien au contraire, multiplier largement votre action de renforcement du Judaïsme. Rien ne résiste à la volonté, d’autant qu’à notre époque, on peut observer à quel point une telle action est fructueuse.
Notes
(1) Le Rav T.D. Travis, de Linen, Massachusetts. (2) Qui conduit à l’action. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°5597 et 6014.
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