Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5965
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5965, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Huitième jour de ‘Hanouka 5718]
Je suis, bien entendu, très étonné que vous retardiez votre mariage jusqu’en 5719. Et vous concluez votre lettre en me disant qu’il aura lieu au milieu de l’année. Or, d’après plusieurs avis, dès lors que son premier instant est passé, il s’agit d’ores et déjà du milieu. Vous consulterez, à ce sujet, le traité Teroumot, chapitre 3, Michna 5 et le Yerouchalmi, avec ses commentateurs, à cette même référence.
Lettre n°5966
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5966, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav et Juste, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
est issu d’une illustre famille, le Rav Chalom Yé’hezkel
Shraga(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec plaisir, mais celle-ci m’est parvenue en une période où des activités supplémentaires s’ajoutent à celles que j’assume d’ordinaire. Malheureusement, ces activités ne sont pas toutes joyeuses. Et, de fait, une activité joyeuse empêche également de se concentrer de la manière qui convient. En tout état de cause, pour accéder à votre requête, j’ai volé de mon temps afin de relire ces épreuves(2), comme je le note plus loin.
Le jour lumineux du 19 Kislev est celui de la victoire et de la délivrance de l’enseignement du Baal Chem Tov et de ‘Habad. Il est, selon l’expression du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, dans une lettre bien connue à propos de ce jour, le Roch Hachana de la ‘Hassidout que nos saints maîtres nous ont léguée, de l’enseignement du Baal Chem Tov. Peu après cela(3), on célèbre ‘Hanouka, pendant huit jours, dont les responsa du Rachba, au chapitre 9, expliquent l’importance. On peut également le déduire de l’explication précise qui est développée par le commentaire de ‘Hanouka de l’auteur du Tanya, imprimée dans le Torah Or, à la page 34c. Or, la bougie et la Mitsva sont constituées d’huile, qui fait allusion aux “ secrets des secrets de la Torah ”, comme le dit le saint Zohar.
Puisse donc Dieu faire que ceci se prolonge tout au long de l’année, depuis les “ secrets des secrets de la Torah ” jusqu’à sa partie révélée et à l’action concrète découlant de cette étude. Notre Torah tranche que “ l’huile imbibe toute chose ”, conformément aux termes du verset : “ Tu seras intègre ” à la fois dans la partie révélée de la Torah, dans sa dimension cachée et dans l’action concrète.
Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : Conformément à votre demande, je vous restitue votre fascicule.
Notes : sur le sujet proprement dit : Faut-il lire la Paracha des chefs de tribu, pendant les premiers jours de Nissan, dans un Séfer Torah ? Mon beau-père, le Rabbi, ne le faisait pas, bien qu’il en soit question dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 285, paragraphe 4, selon lequel il est bon, le vendredi, de lire deux fois chaque verset de la Paracha dans un Séfer Torah apte à l’emploi. Et, l’on sait que le comportement de mon beau-père, le Rabbi, était basé sur celui de son père et des générations précédentes. Mais, nos Sages remarquent qu’un même fleuve peut donner naissance à plusieurs affluents.
Sur la question qui est posée ici : Si on lit la Paracha des chefs de tribu dans le Séfer Torah, est-il bon, le Chabbat, de rapprocher cette lecture de celle, publique, de la Sidra, bien plus de la faire dans le même Séfer Torah, que l’on enroule alors jusqu’à la Parchat Nasso ? Bien que vous ne le notiez pas, il est clair qu’il y a un doute également, pour la même raison, à propos du Roch ‘Hodech Nissan, de même que les lundis et les jeudis. Mais, à mon sens, il n’en est pas ainsi :
A) Ceci semble être un ajout à la lecture publique de la Torah. Or, s’il est permis d’augmenter le nombre des appelés à la Torah, aucun texte, en revanche, ne permet d’en allonger la lecture. Certes, une différence est faite, y compris par ceux qui arrivent quand la communauté est au milieu de la prière, puisque l’on dit une bénédiction avant et après chaque lecture. Toutefois, il est envisageable que l’on ne dise pas de bénédiction pour la lecture obligatoire, comme l’explique le Chaareï Ephraïm, porte 8, chapitre 29.
B) On ne roule pas un Séfer Torah en public, si ce n’est quand on en a pas le choix, comme le dit le Ora’h ‘Haïm, au chapitre 144. Pour autant, il est peut-être possible de permettre cette pratique de la façon suivante :
1. Au final, pourquoi serait-il interdit d’allonger la lecture obligatoire ? S’agissant de la bénédiction des Cohanim, le traité Roch Hachana 28b développe un raisonnement particulier pour interdire l’ajout, ce qui veut dire que celui-ci aurait été envisageable, si ce n’était cette précision. C’est précisément pour cela qu’il convient de l’écarter. Or, en l’occurrence, il s’agit également d’étude de la Torah. Bien entendu, il en est ainsi uniquement si l’on ne multiplie pas les bénédictions et si l’on n’impose pas un effort démesuré à la communauté.
On peut tirer une preuve justifiant cette pratique en considérant l’ajout à la lecture de la Torah. En effet, celle-ci doit être achevée en trois ans et demi, comme c’est le cas en Terre Sainte, selon le Yam Chel Chlomo, à la fin du traité Baba Kama. Pour autant, la coutume la plus répandue veut que l’on achève cette lecture en un an.
On peut, toutefois, trouver une preuve en sens contraire dans le fait qu’à Sim’hat Torah, on relise plusieurs fois la même Paracha. En revanche, on ne le fait pas pour la Paracha précédente. Vous consulterez les responsa de mon arrière grand-père, le Tséma’h Tsédek, à la fin de la partie Ora’h ‘Haïm, selon lequel il est préférable de lire un passage nouveau. On peut expliquer, bien que difficilement, que la lecture porte effectivement sur les bénédictions.
De même, on peut tirer une preuve de l’interdiction de la discussion et des conditions relatives à la conclusion de l’étude de la Torah. Les avis, à ce sujet, sont cités dans le Chaareï Ephraïm, porte 7 et ses commentaires. La communauté adopte donc une position rigoriste et l’on ne dit pas qu’en tout état de cause, il faut lire la Torah sans bénédiction. Ainsi, on lit les deux versets et le Targoum de chaque Paracha, au plus tard, jusqu’à Sim’hat Torah. Certes, on peut encore s’interroger sur tout cela, mais ce point ne sera pas développé ici.
2. Les responsa Nahar Aparsemon, citées par le Chaareï Ra’hamim, porte 9, chapitre 123, disent que l’on roule le Séfer Torah devant la communauté pour empêcher qu’on le déplace. Mais, l’on peut expliquer difficilement, qu’il en est ainsi uniquement quand la communauté a intérêt à ce que l’on ne déplace pas le Séfer Torah, comme le dit le Maguen Avraham, au chapitre 144, paragraphe 7, ce qui n’est pas le cas en l’occurrence.
3. Même si un tel intérêt existe, mais qu’il y a un risque à transporter le Séfer Torah de cette façon, c’est-à-dire dans la synagogue, pour ceux qui l’utilisent afin de lire la Paracha des chefs de tribu, il faut considérer qu’un tel risque n’est pas du tout pris en compte. En l’occurrence, on transporte le Séfer Torah pour une lecture qui n’est qu’une coutume, qui n’est même pas mentionnée par le Choul’han Arou’h et le Ramah. C’est donc, selon cette conception, uniquement d’une maison à l’autre que le Séfer Torah ne peut pas être transporté. Le Zohar, tome 3, page 71b, précise : “ d’une synagogue à l’autre, a fortiori s’il faut traverser la rue ” et le Chaareï Ra’hamim, porte 9, chapitre 122, ajoute que ce risque n’existe pas réellement, s’il s’agit d’aller d’une pièce à l’autre.
4. Point qui est essentiel, à mon humble avis, il n’y a pas lieu de lire la Paracha des chefs de tribu avant la prière de Moussaf, car cette lecture commémore les sacrifices. Or, celui du Moussaf est plus fréquent et plus saint que les sacrifices des chefs de tribu. On peut se demander si la Paracha des chefs de tribu peut être adjointe à celle de Min’ha, car en plus de ce qui a été dit auparavant, se pose alors la question du Kaddish.
Quelques notes sur votre fascicule :
Page 1 : On lit ainsi la Paracha des chefs de tribu parce qu’on le fait également pour les deux versets de la Paracha et le Targoum. Pourtant, une différence existe, car cette dernière pratique a été introduite par le Talmud, ce qui n’est pas le cas pour la première.
Il y a également une différence fondamentale par le fait que la lecture des deux versets de la Paracha et du Targoum porte bien sur la Paracha qui est lue publiquement. Selon les termes du Rambam, reproduits dans le Choul’han Arou’h, au début du chapitre 285 : “ Même si un homme entend l’ensemble de la Torah, chaque Chabbat, avec la communauté, il doit en lire deux fois chaque verset, avec le Targoum ”. Selon le Ramban, par contre, cette obligation incombe uniquement à celui qui n’a pas écouté la lecture publique. Cette pratique est donc bien comparable à la lecture du Séfer Torah. Vous consulterez également le Toureï Zahav, au début du chapitre 285.
Page 9 : Cette lecture ne peut pas être faite avant Moussaf, afin de ne pas peser sur la communauté. On peut se demander si cette raison s’applique, en l’occurrence car, à l’heure actuelle, tous ceux qui prient dans les synagogues ont coutume de lire la Paracha des chefs de tribu. Dès lors, en quoi cela pèserait-il sur eux ? Quant à ceux qui s’écartent de la communauté, en la matière, on peut se demander s’il faut les encourager dans cette démarche en repoussant cette lecture.
De même, vous envisagez de la repousser après le Moussaf, comme on l’a fait pour la prière Ou Va Le Tsion, selon le Tour et Choul’han Arou’h, au chapitre 292. Pour cette raison, on peut retarder la lecture de la Paracha des chefs de tribu jusqu’à après le repas ou même après Min’ha, comme c’est le cas pour la prière Ou Va Le Tsion et pour la même raison.
Pages 9-11 : J’observe que vous citez ici l’apparence d’un ajout à la lecture de la Torah obligatoire et l’interdiction de rouler le Séfer Torah en public, points auxquels nous faisions allusion plus haut. S’agissant d’une pratique nouvelle, vous consulterez le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, chapitre 301, fin du paragraphe 60, d’après le Maguen Avraham. Et, l’on peut citer le chapitre 462, paragraphe 8, qui dit : “ cette pratique a été introduite de peur que… ”. Vous consulterez également le Beth Yossef. En tout état de cause, le Beth Chlomo dit le contraire de ce qu’expliquent les premiers et les derniers Sages. Vous consulterez également les Ikareï Ha Dat sur Ora’h ‘Haïm, chapitre 1, cité par le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, à l’article Roch Hachana.
Pour une certaine raison, l’envoi de cette lettre a été retardé et vous voudrez bien m’en excuser.
Notes
(1) Le Rav C.Y. S. Rubin Halbershtam, de Brooklyn, le Rabbi de Tchéchinov. Voir, à son sujet, la lettre n°3789. (2) Celles d’un fascicule écrit par le Rabbi de Tchéchinov. (3) Voir la lettre n°5963.
Lettre n°5967
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5967, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[3 Tévet 5718]
J’ai reçu votre lettre avec beaucoup de satisfaction. Vous me décrivez la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken. Nos saints maîtres qualifient ce jour de Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques.
A Roch Hachana, on dit : “ Sois inscrit et scellé pour une bonne année ” et il en est de même, le 19 Kislev, pour ce qui vient d’être dit. Parmi les voies ‘hassidiques, il y a également le fait de servir Dieu avec joie et enthousiasme, conformément à l’importante explication du Baal Chem Tov que nous avons entendue de mon beau-père, le Rabbi, qui souligne la nécessité de servir Dieu également avec son corps, sans le briser par des jeûnes et des mortifications.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez toujours de bonnes nouvelles, en bonne santé et en servant Dieu dans la joie et l’enthousiasme.
Lettre n°5968
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5968, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Sixième jour de Tévet 5718,
Brooklyn,
Aux membres du comité de soutien à la construction d’un
Mikwé, à Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle
être restaurée et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance, avec plaisir, de votre action de soutien à la construction du Mikwé de Kfar ‘Habad, ville fondée et dirigée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il s’agit, en l’occurrence, de bâtir et de restaurer son édifice, de la manière qui convient et de hâter tout cela, dans la mesure du possible. Il est certainement inutile d’expliquer à tous ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot la grandeur et l’importance de cet accomplissement. En est-il une plus grande preuve que la décision hala’hique bien connue selon laquelle on peut vendre un Séfer Torah pour construire un Mikwé ?
Il s’agit donc uniquement(1) de renforcer et de conseiller l’empressement, afin d’apporter son concours à cette réalisation, en particulier d’après l’explication de l’Admour Hazaken, au chapitre 21 d’Iguéret Ha Kodech, soulignant l’importance de l’empressement, pour toutes les Mitsvot, en particulier celle-ci, qui est également une forme de Tsédaka, de bonne action, comme le précise ce texte. On sait la valeur que nos Sages accordent à tout cela, même s’il s’agit de gagner une seule journée, comme le fait remarquer le traité Erouvin 63b. C’est en particulier vrai en notre génération, celle du talon du Machia’h, alors que s’approche la fin de notre exil, comme l’a maintes fois expliqué mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
En effet, “ la pureté conduit à(2)… prophète Elie ”, annonciateur de notre délivrance. L’effort des hommes provoquera la révélation de Dieu et l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Je vous prendrai… Je vous aspergerai d’eaux pures et vous serez purifiés… Vous vous installerez dans le pays… et vous serez Mon peuple, Je serai votre Dieu ”.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, dans la largesse,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5983. (2) La sainteté et la sainteté provoque la venue du...
Lettre n°5969
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5969, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tévet 5718,
Brooklyn,
A monsieur Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre du 5 Tévet, dans laquelle vous me demandez pourquoi il y a deux façons de compter les Sefirot, ‘Ho’hma, Bina, Daat ou bien Kéter, ‘Ho’hma, Bina, puis ‘Hessed, Guevoura, Tiféret, Nétsa’h, Hod, Yessod et Mal’hout(2).
L’explication de tout cela, selon la Kabbala, est bien connue. Si l’on cite Kéter, on ne mentionne pas Daat. Plusieurs textes de ‘Hassidout le justifient également, en particulier le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, à la Parchat Chela’h, page 49c.
B) Quelle est l’idée essentielle de la ‘Hassidout ‘Habad ? Il est bien évident que l’on ne peut pas répondre à une telle question dans le cadre d’une lettre, d’autant que les explications, à ce sujet, ont déjà été publiées. Vous consulterez donc le Kountrass Torat Ha ‘Hassidout et le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout de mon beau-père, le Rabbi dont le mérite nous protégera.
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Celles-ci sont bien connues et, tout au moins, vous les adopterez à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) M. H. David, de Baltimore. (2) Le Rabbi les présente en trois groupes, celles de l’intellect, ‘Ho’hma, Bina, Daat ou bien Kéter, ‘Ho’hma, Bina, celles de l’émotion, ‘Hessed, Guevoura, Tiféret, celles de l’action concrète, Nétsa’h, Hod, Yessod, Mal’hout.
Lettre n°5970
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5970, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tévet 5718,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Its’hak Damyel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du sixième jour de ‘Hanouka, de même que les deux télégrammes qui l’ont précédée, en leur temps, ainsi que votre livre “ Israël pour Son Unité ” et quelques coupures de presse. Je vous en remercie beaucoup. Vous me faites part de votre état de santé. Vous avez été hospitalisé afin de vous guérir et de subir un traitement médical. Je m’empresse de vous exprimer mes souhaits de réussite et de rétablissement prompt et complet. Nombreux sont ceux qui ont besoin de vous, car le pouvoir et la possibilité de les rapprocher de Dieu, de Sa Torah et de Ses Mitsvot vous ont été accordés. Leur mérite et celui de la communauté vous accompagne. J’espère obtenir de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en particulier de votre état de santé,
Ma réponse a été retardée, de même que mon accusé de réception de vos précédents courriers. La seule raison en est le nombre des mes activités, qui a été particulièrement important, ces dernières semaines, avec la publication de deux livres de l’Admour Hazaken(2). Vous avez sûrement connaissance de nos activités, préoccupations de Mitsva et, en même temps, d’élévation. Bien souvent, même si le temps ne permet pas d’étudier ces discours ‘hassidiques avec toute la profondeur nécessaire, on n’en ressent pas moins, en la matière, l’application du dicton du Rabbi Rachab selon lequel : “ les discours ‘hassidiques d’avant Pétersburg(3) étaient brûlants ”. Or, il semble qu’une large part des discours figurant dans ces livres soient effectivement d’avant Pétersburg. Ces livres vous ont été adressés, par envoi séparé. Ils vous apporteront un soutien accru dans votre action de diffusion du Judaïsme et des sources(4) à l’extérieur.
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°5471. (2) Il s’agit des Maamareï Admour Hazaken, Ethale’h Lyozna et Hana’hot Ha Rap. Voir également les lettres n°5581, 5629, 6009, 6011 et 6012. (3) Avant l’emprisonnement de l’Admour Hazaken, qui aboutit à la libération du 19 Kislev. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5971
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5971, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav Aharon Chmouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la cinquième lumière(2), dans laquelle vous me dites que Dieu vous a accordé la réussite de fonder un Talmud Torah dans votre ville et que vous vous efforcez de le développer, quantitativement, par le nombre des élèves et qualitativement, par le niveau des études.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez un succès considérable d’autant que cet accomplissement est fondamental, en cette période, en général, en Terre Sainte, en particulier. Le mérite de ce qui est public vous viendra donc en aide. Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue. Il exaucera donc les souhaits de votre cœur et, avec votre épouse, vous éduquerez tous vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse véritable.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N.B. : Vous évoquez la relation qu’il convient d’avoir avec ceux dont les parents ne respectent pas encore la Torah et les Mitsvot. Il est clair qu’il ne faut pas les repousser, bien au contraire. Avec l’effort qui convient, vous parviendrez, au final, non seulement à rapprocher les enfants de la Torah et des Mitsvot, mais aussi à influencer, par leur intermédiaire, leurs parents et les membres de leur famille, comme la pratique permet de l’établir.
Notes
(1) Le Rav A.C. Singer, de Raanana. (2) De ‘Hanouka. (3) De la manière dont on agit envers Lui.
Lettre n°5972
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5972, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tévet 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 1er Tévet, me présentant brièvement l’organisation de la réunion ‘hassidique, pour la fête de la libération du 19 Kislev, ce qui l’a précédé et ce qui l’a suivi. Il semble que vous commenciez à attirer les élèves d’autres Yechivot(1), d’une manière toujours plus large. J’en ai été particulièrement satisfait. C’est bien à cela que doit se consacrer une “ bougie pour éclairer ”(2) et, a fortiori, une institution formant ses élèves à être des “ bougies pour éclairer ”, ayant pour mission d’allumer ces bougies “ à la porte de sa maison ”, c’est-à-dire de révéler à l’extérieur.
Auparavant, une opposition se manifestait, dans certains milieux et, malgré cela, on adoptait une telle attitude. Combien plus doit-il en être ainsi quand cette opposition a fait place à une observation, une recherche, une poursuite de la dimension profonde de la Torah et de tout ce qui la concerne, même si certains de ceux qui mènent cette démarche ne savent pas eux-mêmes ce qu’ils recherchent, conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel “ si le corps a faim d’une tranche de pain, cela signifie, profondément que l’âme a faim de la parcelle divine, de la Parole de Dieu se trouvant dans ce pain ”.
Bien entendu, à tout cela, s’ajoute le grand intérêt que présente la participation à une telle réunion, en présence de nombreuses personnes et dans une telle ambiance. Ceci est particulièrement précieux. Néanmoins, le point précédent est la mission essentielle de la Yechiva Tom’heï Temimim, c’est bien évident. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide et il est donc certain que vous connaîtrez, en cela, la réussite, pour peu que vous consentiez l’effort nécessaire. Telle est la nécessité, dans tous les domaines de la sainteté.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5937. (2) Selon l’expression du Rabbi Rachab, père du précédent Rabbi, à propos des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch.
Lettre n°5973
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5973, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm Barou’h(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir et avec une grande joie, que vous vous êtes bien installé, avec votre épouse, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Et, je viens de recevoir votre lettre de la veille du jour lumineux du 19 Kislev, Roch Hachana des ‘Hassidim dont la préoccupation et la quintessence sont l’étude de la ‘Hassidout et les voies ‘hassidiques. Tout comme vous êtes sorti(2) vers la largesse, par un bienfait de Dieu, vous observerez la réalisation de la promesse de nos Sages selon laquelle : “ quand on prodigue le bien à quelqu’un, on le fait pour de longs jours et années ”, pour vous-même et pour votre épouse, en un bien visible et tangible.
En un moment propice, je mentionnerai vos noms et ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez. A n’en pas douter, mon beau-père, le Rabbi, poursuit son œuvre, là-haut. Il invoque, en sa source, la grande miséricorde de Dieu et Son immense bonté pour tous ceux qui sont liés et attachés à lui.
Dieu libérera très prochainement, avec bonté et miséricorde, dans une joie immense, tous ceux qui se trouvaient ou se trouvent encore dans l’oppression et Il comblera d’abord tous leurs besoins. En effet, ceux-ci ont maintenu le Judaïsme et la ‘Hassidout dans des conditions effroyables, dans l’étroitesse et en subissant les entraves. Et, seule la dimension profonde de la Torah, reliant la profondeur de l’âme, son essence, à la phase profonde de la Lumière divine, transcendant le temps, l’espace et les niveaux les plus élevés, révèle, jusqu’au point le plus bas, la force intense qui présente trois aspects, l’ancienneté, la dureté et la force(3), comme l’expliquent le discours ‘hassidique intitulé Maskil Le Etan Ha Ezra’hi, de l’Admour Hazaken et son commentaire.
Au final, ceux-ci(4) obtiendront la victoire, une victoire évidente, un bien visible et tangible. Puisse Dieu faire que vous apportiez le réconfort et l’encouragement au sein des ‘Hassidim, en particulier ceux de Terre Sainte. Avec une largesse véritable, dans tous les sens du terme, vous aurez la même volonté, le même empressement que vous avez eu là-bas, conformément à l’interprétation que donne le Baal Chem Tov du verset : “ Mon âme a soif de Toi… dans une contrée aride… Puissé-je te contempler ainsi dans la sainteté ”.
Avec ma bénédiction pour une bonne installation, matérielle et spirituelle, en bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : Je vous remercie pour la photographie de vous-même et des membres de votre famille que vous avez jointe à votre lettre.
Notes
(1) Le Rav H.B. Duchman, de Tel Aviv. (2) De Russie. (3) Trois significations du mot Etan. (4) Ceux qui subissent l’oppression.
Lettre n°5974
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5974, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du septième jour de ‘Hanouka et, conformément à votre demande, je vous répond en devançant la file d’attente. Vous me dites que l’on vous fait de bonnes et même d’excellentes propositions de fiançailles et vous me demandez s’il faut tenir compte de ce qui est dit dans certains livres à propos du compte des noms(1).
Nous devons nous en tenir aux propos de nos saints maîtres, en la matière et nous baser sur les termes du verset : “ Tu seras intègre envers l’Eternel ton Dieu ”. C’est en particulier vrai pour des fiançailles, desquels il est dit : “ Une femme avisée provient de Dieu ”. Il faut donc renforcer son engagement à la Torah et aux Mitsvot, puis envisager ces propositions dans l’optique du respect de la foi et de ce qui la concerne, en vérifiant que la jeune fille est “ avisée ” en sa crainte de Dieu.
Il est absolument évident que ce qui est dit dans les livres que vous mentionnez ne s’applique pas à celui qui n’en tient aucun compte. Bien plus, on peut véritablement se demander si les livres que vous citez dans votre lettre sont dignes de foi. Peut-être ces propos n’ont-ils été dit que pour certains endroits, pour certaines communautés. C’est, en effet, ce que l’on dit à propos de plusieurs paragraphes des mises en garde de Rabbi Yehouda le ‘Hassid et combien plus est-ce le cas en la matière. Ainsi, on a expliqué que Rabbi Yehouda le ‘Hassid ne s’adressait qu’à sa descendance, alors que, par ailleurs, il est reconnu par tous les maîtres de la Kabbala.
Et, s’il en a été ainsi à l’époque, combien plus est-ce le cas maintenant, alors que l’on subit différents obstacles et voiles, pour ce qui concerne les fiançailles. Il n’y a donc nullement lieu d’en tenir compte(2), si ce n’est pour certaines dispositions particulières introduites par Rabbi Yehouda le ‘Hassid. Si, d’après la Torah et la crainte de Dieu, la proposition est bonne et même excellente, acceptez-là ! Puisse Dieu faire qu’elle intervienne en un moment bon et fructueux.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Du jeune homme et de la jeune fille, dont les caractères, selon certains livres, révèleraient une incompatibilité. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il faut tenir compte, en revanche, de l’Injonction de la Michna selon laquelle ‘à dix huit ans, on entre sous le dais nuptial’ et des enseignements bien connus de nos Sages, en particulier aux traités Kiddouchin 29b, Pessa’him 113a. Ceux-ci, à n’en pas douter, sont dignes de foi et ils ont été énoncés pour toutes les situations à la fois ”.
Lettre n°5975
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5975, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Kislev, que je viens de recevoir, puisqu’elle a, semble-t-il, été envoyée par courrier ordinaire. Vous me faites part de votre désir d’entretenir une relation, au moins par lettre. Comme vous le savez, le lien entre deux Juifs multiplie plus de deux fois les possibilités de chacun, comme le soulignent nos Sages, dans le traité Sotta 34a.
Mais, l’attachement véritable est celui des âmes, comme l’explique l’Admour Hazaken, au chapitre 32 de son Tanya et il porte sur la Torah et les Mitsvot. En effet, notre Torah est une Torah unique. Son but et celui des Mitsvot sont de révéler que “ Dieu est un et Son Nom est un ” également sur la terre et pour ce qui concerne la terre. Vous consulterez, à ce sujet, Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 9.
En la matière, l’endroit n’est pas suffisant. Je veux dire que si l’attachement prend la forme d’un ajout à la Torah et aux Mitsvot, en général, de leur luminaire, en particulier, révélé, à notre époque, par la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques, cet attachement est véritable. Et, il est clair que cet ajout à la Torah et aux Mitsvot multiplie les bénédictions de Dieu, en tous les besoins de l’homme et de sa famille, matériellement et spirituellement.
Ceci s’applique tout particulièrement à un homme qui assume une mission sacrée et qui est Cho’het, ce qui requiert une profonde crainte de Dieu, comme l’expliquent différents textes, en particulier ceux de l’Admour Hazaken et du Tséma’h Tsédek, dans le Choul’han Arou’h et dans les responsa. Car, rien ne résiste à la volonté.
Vous avez sûrement connaissance des trois études, bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Nous les avons reçues de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles concernent chacun et elles ont un effet bénéfique, dans différents domaines.
Lettre n°5976
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5976, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech, avec ce qu’elle contenait, dans laquelle vous m’exposez les discussions et les analyses. Or, une assurance absolue nous a été donnée par mon beau-père, le Rabbi, rapportant les propos de l’Admour Haémtsahi, à propos de l’Admour Hazaken. Grâce à l’abnégation dont il fit preuve pour la ‘Hassidout, le Tribunal céleste trancha qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bonnes actions, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie l’emporteraient.
Il n’y a donc pas lieu d’avoir peur, ce qu’à Dieu ne plaise, comme le montrent ces quelques lignes figurant dans votre lettre. Dans le passé, vous avez observé des difficultés et des obstacles qui n’étaient pas inférieurs à ceux-ci, qui étaient même plus importants. Malgré cela, nous avons emporté la victoire. En effet, la nécessité du moment est de diffuser les sources à l’extérieur, en particulier parmi nos frères Sefardim qui, il y a quelques générations, connaissaient le bon renom, la gloire et l’éclat. Puis, du fait des vicissitudes de la période, la situation de nombre d’entre eux a évolué dans un sens qui n’était pas positif. Ceci agrandit d’autant plus le mérite de ceux qui s’efforcent de restaurer ces valeurs, en particulier grâce au luminaire et à la lumière de la dimension profonde de la Torah révélée, à notre époque, par la ‘Hassidout. Cet enseignement, il y a quelques générations, était l’apanage des Sefardim, qui étudiaient le Zohar et tout ce qui concerne la Kabbala. Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident.
J’ai lu, avec plaisir, le compte-rendu de la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 19 Kislev et de la répartition des traités du Talmud, puis de ‘Hanouka. La relation entre ces deux points est bien évidente. En effet, le miracle de ‘Hanouka se produisit avec de l’huile, qui fait allusion aux “ secrets des secrets ”, portés précisément “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, c’est-à-dire aux secrets des secrets de l’intellect se trouvant à l’extérieur, dans l’intellect de l’âme animale.
Le 19 Kislev est le Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. Il est la tête, Roch, de l’année et non son début. La tête porte en elle tous les membres du corps et les vivifie. De même, le Roch Hachana porte en lui tous les jours de l’année. Puisse Dieu faire que ce qui concerne le 19 Kislev se révèle en ces jours, en un bien visible et tangible.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°5977
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5977, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat, avec les listes de noms des élèves ayant reçu l’argent de ‘Hanouka. Puisse Dieu faire que ceci exerce pleinement son effet, de la manière qui a été expliquée ici, lors de cette distribution, cette année. L’idée générale et profonde est la suivante. Les secrets des secrets, auxquels l’huile fait allusion, doivent illuminer tous les domaines, non seulement ceux de la maison, mais aussi “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, d’une manière sans cesse accrue, d’un jour à l’autre.
L’idée est donc celle-ci. En toutes les pensées, les paroles et les actions, il doit être évident que celles-ci appartiennent à la partie profonde de la Torah, c’est-à-dire à la ‘Hassidout, qui imbibe toute chose, au même titre que l’huile. Nos maîtres ont investi des forces profondes et essentielles en tout cela. Il est donc certain que les moyens et les possibilités en ont été accordés. Néanmoins, il appartient à chacun de mettre en pratique ce potentiel, afin qu’il n’y ait pas là le “ pain de la honte ”(2).
Je suis surpris que vous ne disiez rien des élèves consacrant une partie de leur temps à la Sofrout(3). J’ai bon espoir que ceux-ci progressent, en la matière, puisqu’il s’agit là d’une mission sacrée. Si d’autres sont aptes à le faire, il est évident qu’ils doivent se joindre aux premiers. J’attends de bonnes nouvelles, en la matière.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, guide spirituel de la Yechiva Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°5832. (2) Qui n’aurait pas été mérité. (3) A l’étude de l’écriture du Séfer Torah, des Tefillin et des Mezouzot.
Lettre n°5978
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5978, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez à propos d’un furoncle. Bien souvent, celui-ci est lié à l’état nerveux et aux habitudes alimentaires. Une petite amélioration, dans ces deux domaines, aura un effet positif immédiat.
Vous prendrez conseil, en la matière, auprès du médecin que vous avez consulté.
Lettre n°5979
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5979, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 29 Kislev, mois de la délivrance, dans laquelle vous me décrivez brièvement les actions qui ont été menées en relation avec le jour lumineux du 19 Kislev, fête de la victoire et de la délivrance de l’Admour Hazaken, de même que de tous ceux qui sont liés et attachés à lui. Puisse Dieu faire qu’il en résulte une motivation pour toute l’année, dans les pensées, les paroles et les actions de chaque jour.
Il est sans doute inutile de rappeler, à vous-même et à tous ceux qui sont actifs en la matière, qu’il est nécessaire, par la suite, de maintenir le contact avec tous les participants à ces réunions ‘hassidiques. Il est expliqué par ailleurs qu’une telle réunion sert à labourer et à semer ou, tout au plus, à commencer la récolte. L’essentiel de cette récolte, en revanche, intervient par la suite. C’est une évidence.
Vous me faites part de la fixation du mariage de votre sœur au mois de Mena’hem Av. Je suis, bien entendu, surpris par un délai aussi long, d’autant que les fiancés se trouvent dans la même ville. De même, il est surprenant d’avoir fait le choix de Mena’hem Av. En cette période de l’année, le début de Tamouz est préférable à n’importe quel jour d’Av. Vous consulterez, à ce sujet, les Tossafot, à la fin du traité Meguila, les responsa ‘Hatam Sofer, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 160. Certes, des objections ont été soulevées sur l’affirmation qu’il formule, mais pourquoi interviendrions-nous en la matière ? De ce point de vue, le plus vite est le mieux, c’est une évidence.
Vous évoquez le lieu où s’installera le couple, après le mariage, en un moment bon et fructueux. Il serait bon de choisir une ville dans laquelle on craint Dieu, où le prix des logements est abordable, au moins de manière relative.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Lettre n°5980
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5980, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Tévet, avec ce qui y était joint. Vous me parlez de votre beau-frère le plus âgé et de ce qui lui est arrivé, lors de l’achat de son second véhicule. Je ne connais pas les usages, dans le milieu auquel il appartient, d’après ce que vous écrivez. Toutefois, d’après ce que j’ai entendu dire, il me semble que, là-bas, il est exclu qu’une femme conduise une voiture. Dans d’autres cercles, pratiquants également, en revanche, on adopte une autre position. Néanmoins, la Torah tranche que “ dans l’endroit de Rav, on se conforme à l’avis de Rav et dans l’endroit de Chmouel, à celui de Chmouel ”.
Il en résulte qu’il appartient à la femme de décider si elle doit rendre cette situation publique. Il semble qu’en l’occurrence, une telle diffusion ait bien eu lieu, pour la raison que vous me donnez. Cette diffusion a conféré un retentissement encore plus grand à ce qui s’est passé, puisque cette pratique se démarque de l’usage du milieu dans lequel il a évolué et il évolue encore. Peut-être est-ce là la raison de ce qui s’est passé.
Si c’est effectivement le cas, il peut réparer ce qui s’est passé en diffusant l’inverse, ce qui est aisé, en l’occurrence, puisque cela correspond bien à la réalité et qu’elle ne se sert pas de la voiture. Toutefois, une réparation implique également un ajout, par rapport à ce qui s’est passé, comme l’explique l’Admour Hazaken, au chapitre 9 d’Iguéret Ha Techouva. Il serait donc bon de consacrer à la Tsédaka environ un cinquième de ce qu’il a payé et de ce qu’il paiera encore, pour cette voiture. Cette Tsédaka sera spécifiquement liée à la crainte de Dieu. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. :
Tout est un effet de la divine Providence et cet homme s’adresse à moi, par votre intermédiaire, alors qu’il est clair que mes connaissances automobiles sont bien plus restreintes que celles qui sont relatives à la Torah et à la crainte de Dieu. Malgré cela, il m’interroge, en la matière. Ma réponse fera donc également référence à la Torah et je précise qu’il devrait, sans en faire le vœu, adopter les études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, auxquelles à maintes fois fait allusion mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci concernent chacun, quel que soit le cercle auquel il appartient, c’est une évidence. Vous trouverez sûrement les mots pour lui préciser tout cela, même si de longues explications ne sont nullement nécessaires, en la matière.
Lettre n°5981
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5981, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements, le Rav El’hanan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de la fête des lumières(2), qui m’est parvenue avant-hier, avec le livre “ Marginta de Rabbi B. ”, édition complète. Je vous remercie beaucoup pour votre réponse et pour avoir pensé à m’envoyer ce livre.
Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’ardeur dans la Torah, afin de la grandir et de l’embellir. Ceci inclut(3) à la fois l’étude de la Torah sous sa forme la plus basse et à son stade le plus élevé, qui est l’étude des enfants, comme le dit le Rambam, à la fin du second chapitre des lois de l’étude de la Torah. Selon les termes de l’Admour Hazaken, une telle étude est bien la plus élevée, même si elle n’est nullement désintéressée, même si elle est adoptée par peur de la cravache que détient le professeur, comme le précise le Tanya, à la page 155a. Ceci peut être rapproché de l’étude transcendant celle qui a pour objet de conduire à l’action, comme l’indique le traité ‘Houlin 66b.
A notre époque, la Mitsva et la nécessité sont essentiellement l’étude qui permet de rapprocher les deux arbres de la Torah, c’est-à-dire l’arbre de la vie et celui de la connaissance, de les réunir, l’un et l’autre “ jusqu’à ce qu’ils ne forment qu’un dans ta main ”. Vous consulterez le Zohar, tome 3, pages 126b et 157a, qui est commenté, d’après la ‘Hassidout ‘Habad, dans Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26 et dans son Likouteï Torah, Parchat Chela’h, à partir de la page 42b, jusqu’à ce que les sources se répandent à l’extérieur et que s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ Mon Nom se lira comme Il s’écrit ”, l’unification entre la Face révélée du Saint béni soit-Il et Sa dimension cachée.
Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : Comme à mon habitude et en signe d’appréciation, j’ai examiné rapidement ce livre, bien que je n’en avais pas le temps et, à cette occasion, j’ai rédigé quelques notes :
A) Au début du livre, à propos du verset : “ Et, la lumière fut ” : On peut se demander quelle idée nouvelle est introduite par ce commentaire. C’est, en effet, ce que disent nos Sages dans le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 42, paragraphe 4, qui est cité au début de ce texte.
De même, il est dit que la lumière ayant été cachée est celle du soleil. Or, différents textes établissent que la lumière créée le premier jour et celle du soleil ne sont pas les mêmes. On peut également le déduire du fait que la lumière du soleil fut cachée avec son fourreau et n’en sera sortira que dans le monde futur. Il n’en est pas de même pour la lumière cachée, de laquelle il est simplement dit : “ Elle est conservée pour le monde futur ”. Bien entendu, cette distinction a une signification précise.
B) A la fin du livre : “ Les dix huit… ”(4) : Il est dit que la Torah a soixante dix interprétations et nos Sages précisent que les Juifs accéderont d’abord à la Techouva, puis viendra le roi Machia’h, même s’il existe plusieurs avis sur la nature de cette Techouva, selon le traité Sanhédrin 97b. Les dix sept premières malédictions eurent pour effet de la rendre plus difficile. En effet, ceux qui parviennent à la Techouva pour leurs propres actions partagent, en outre, une responsabilité collective avec les autres Juifs, car ils auraient dû réagir afin d’empêcher leurs fautes. Quant à ceux qui cherchent effectivement à les dissuader de mal agir, nos Sages affirment qu’ils peuvent même avoir recours aux brimades, aux réprimandes, aux malédictions.
Certes, Dieu sait que, si ces hommes avaient protesté, ils n’auraient pas été entendus, mais eux-mêmes le savaient-ils, comme le font remarquer nos Sages, dans le traité Chabbat 55a ? Pour réparer tout cela, Ichaya fit savoir que : “ le jeune homme sera arrogant envers le vieillard ”, afin que ces hommes prennent conscience qu’on ne les écouterait pas, de sorte que cette objection soit écartée. Dès lors, il fut effectivement calmé, car, de la sorte, il réparait les conséquences des dix sept malédictions précédentes. On peut ainsi comprendre la précision apportée par nos Sages, selon laquelle, “ si les Juifs parviennent à la Techouva, ils seront aussitôt libérés ”, comme le rapporte le Rambam, dans ses lois de la Techouva, chapitre 9, paragraphe 5 et comme le dit l’Admour Hazaken, dans Iguéret Ha Techouva, au chapitre 11.
Notes
(1) Le Rav E.Halpern, de Londres. (2) ‘Hanouka. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4328. (4) “ Ichaya prononça dix huit malédictions à l’encontre d’Israël, mais il ne fut pas calmé tant qu’il n’énonça pas ce verset (3, 5) : le jeune homme sera arrogant envers le vieillard ”, comme le rapporte le traité ‘Haguiga 14a.
Lettre n°5982
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5982, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7 du mois de Tévet. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et tous ceux que vous citez dans votre lettre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, en fonction de ce que vous m’écrivez.
Vous avez eu le mérite d’être l’élève de la Yechiva Tom’heï Temimim, dans laquelle sont réunis les deux arbres, l’arbre de la vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal, selon l’expression du Zohar, tome 3, page 157a, dont vous trouverez l’explication dans Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26 et dans le Likouteï Torah, Parchat Chela’h, à partir de la page 42b. Il est donc bien évident que vous devez intensifier votre étude de la ‘Hassidout, avec enthousiasme, afin que celle-ci pénètre tout ce qui vous concerne, l’étude de la partie révélée de la Torah, la pratique des Mitsvot, les domaines permis desquels il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais Le ”. Et, rien ne résiste à la volonté.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5983
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5983, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Hananya Yom Tov Lippa(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce lundi. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’exprimer de la reconnaissance pour vos efforts et votre intervention, concernant le Mikwé de Toronto. Puisse Dieu faire que celui-ci soit réalisé au plus vite et de la meilleure façon possible.
Comme je l’ai écrit à quelqu’un(2), ces jours-ci, l’Admour Hazaken, dans Iguéret Ha Kodech, au chapitre 21, souligne la valeur de l’empressement, dans la pratique de toutes les Mitsvot et en particulier de celle-ci, qui est, en outre, une forme de Tsédaka et de bonne action, comme le précise Iguéret Ha Kodech. Nos Sages en soulignent la grande importance, même s’il ne s’agit que de gagner un seul jour, selon le traité Erouvin 63b.
Combien plus est-ce le cas en notre génération du talon du Machia’h, alors que s’approche l’issue de notre exil, comme l’a maintes fois précisé mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En effet, “ la pureté conduit…(3) prophète Elie ”, annonciateur de la délivrance. L’effort des hommes suscite la révélation de Dieu et l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Je vous prendrai… Je vous aspergerai d’eaux pures… Vous résiderez dans le calme… Vous serez Mon peuple et Je serai votre Dieu ”.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.Y. T. L. Deutsch, de Cleveland, Rabbi de Helmits. Voir, à son sujet, la lettre n°5855. (2) Voir la lettre n°5968. (3) A la sainteté et la sainteté provoque la venue du...
Lettre n°5984
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5984, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Moché ‘Haïm Ephraïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre livre, le Mi Nathan, commentaire du Mechissa Yaakov. Je vous remercie d’avoir pensé à me l’envoyer et je saisis cette opportunité pour vous rappeler le point suivant. Il me semble que, au cours d’une de nos discussions, vous m’avez dit que vous établissiez un recueil de proverbes figurant dans les livres des Sages d’Israël du moyen-âge(2). Je pense vous avoir souligné l’importance de cet accomplissement, qui est très demandé. Depuis lors, je n’en ai plus entendu parler.
Or, je viens d’apprendre la parution, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, d’un recueil de paraboles et de dictons des Sages du moyen-âge, dont l’auteur est le professeur Davidson. Cet ouvrage, publié par l’institut du Rav Kook, inclut plus de trois mille dictons, avec leur origine, leurs différentes versions, ayant un contenu similaire. Mais, à mon sens, ce nombre est très réduit, de sorte qu’il reste encore une place que vous pouvez occuper. J’aimerais savoir si vous travaillez sur ce projet, auquel cas vous devez consulter le livre du professeur Davidson afin d’effectuer des comparaisons et des compléments.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Je vous joins un chèque pour les frais d’envoi(3).
Notes
(1) Le Rav M.H. E. Bloch, du Bronx. Voir, à son sujet, les lettres n°448 et 457. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°448 et 457. (3) Du livre Mi Nathan.
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