Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5945
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5945, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 17(1) du mois de la délivrance(2). Vous me dites que votre situation n’a malheureusement pas évolué, que vous n’observez aucun développement, que votre état est très mauvais, ce qu’à Dieu ne plaise.
Mon opinion est très claire. Tout cela n’est pas exact. Si votre situation n’a pas changé, il n’y a pas lieu de dire “ malheureusement ”, mais plutôt de rappeler les termes du verset : “ L’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”, ce qui veut dire qu’il doit y avoir, de votre part, une action véritable et qu’il ne s’agit pas de s’acquitter d’une obligation.
Vous devez pouvoir dire que vous avez agi, qu’il n’est donc pas malheureux de constater que la situation n’a pas changé, car il en va ainsi en ce monde, comme la Torah nous l’a fait savoir. Différents textes le précisent, en particulier le Kountrass Ou Mayan, au discours 23, soulignant la nécessité d’une action de la part de l’homme.
Combien plus doit-il en être ainsi pour se fiancer. Nos Sages disent qu’on doit le faire comme si l’on recherchait ce que l’on a perdu. En la matière, il est donc surprenant que, selon vous, il vous sera impossible de trouver un parti en Erets Israël, ce qui implique que vous partiez à l’étranger. Le contraire est vrai. Si vous voulez adopter mon avis, annulez complètement cette décision et efforcez-vous, comme doit le faire celui qui craint Dieu, de trouver là-bas un bon parti. Le Saint béni soit-Il constitue des couples et Il vous permettra de bâtir le vôtre, en un moment bon et fructueux. Puisse Dieu faire que vous preniez cette décision au plus vite et pleinement. Et, vous vous fiancerez le plus rapidement possible.
Ce qui vient d’être dit s’applique également à votre installation. Certes, en la matière, un aussi grand effort n’est pas nécessaire, conformément à l’enseignement de nos Sages précédemment cité, mais, là encore, l’effort et l’action concrète sont indispensables. De manière naturelle, l’intellect dirige les sentiments et puisse donc Dieu faire que vous vous maîtrisiez, que vous vous installiez en Erets Israël. Là, vous vous fiancerez et vous vous établirez. Ainsi, vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, au plus vite.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) De l’Admour Hazaken, celui de Kislev.
Lettre n°5946
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5946, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 22 Kislev et je suis surpris de constater que vous ne me précisez pas si vous avez pris part à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, qui vient d’avoir lieu. J’espère que vous connaissez l’histoire de ce jour et tout ce qui le concerne.
Vous faites référence à vos préoccupations personnelles et vous me dites que, malgré vos efforts, rien de concret n’a été obtenu. Or, il faut prendre en compte la situation la plus courante et, de façon générale, un tel état de fait s’explique par l’attention démesurée qui est accordée à ce qui n’est nullement essentiel. De ce fait, on ne prend pas en compte des propositions qui sont bonnes dans les domaines essentiels et même en ce qui est accessoire, alors que seuls certains aspects totalement secondaires ne conviennent pas. Si l’on veut admettre la vérité intangible, on peut comprendre que la plénitude n’existe pas dans le monde, que seul le Saint béni soit-Il est parfait. Il est donc certain que le fiancé ou la fiancée ne sont pas parfaits et notre Torah, Torah de vie, a été donnée précisément pour s’élever, d’une étape vers l’autre, vers l’intégrité du genre humain.
Bien entendu, mon but n’est pas de vous faire de la morale, mais de vous souligner qu’il en est peut-être ainsi, également pour ce qui vous concerne. Si c’est effectivement le cas, il n’est pas surprenant qu’il en soit ainsi. Pour autant, tout dépend de vous. Si, à l’avenir, vous examinez l’aspect essentiel des propositions, ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, si vous adressez votre prière à Celui Qui constitue les couples, comme le soulignent nos Sages et comme il est dit : “ Une femme avisée provient de Dieu ”, Dieu fera que vous trouviez l’épouse qui vous convient, matériellement et spirituellement.
La divine Providence vous a confié le rôle d’éduquer les enfants d’Israël. Plus vous vous engagerez sincèrement en cette mission divine et plus vous hâterez la bénédiction de Dieu, en tous vos besoins, en général et en celui-ci, en particulier. Puisse Dieu faire que vous me donniez bientôt de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5947
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5947, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Tout ce qui concerne l’homme, en particulier le Juif, est un effet de la divine Providence. En outre, selon les termes de la Michna, il est dit de tous les accomplissements d’un Juif : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”.
Je saisis donc l’occasion offerte par la présente pour vous rappeler les propos du Ari Zal, cités par Iguéret Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26, selon lesquels il est, en ces générations, “ une Mitsva de révéler cette Sagesse ”, la dimension profonde de la Torah. Le Kountrass Ets ‘Haïm du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, explique longuement à quel point tout cela est important, renforce l’étude de la partie révélée de la Torah, la pratique des Mitsvot et le service de Dieu, en général.
En apprenant les propos de Rabbi ‘Haïm Vital, le principal disciple du Ari Zal, dans son introduction au Chaar Ha Hakdamot, qui souligne la nécessité d’une telle étude, on peut avoir les cheveux qui se dressent sur la tête. Vous consulterez également la Hala’ha, qui reprend les termes de la Michna, dans le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, dans le chapitre 98 et dans le Ramah. On peut observer que seule l’étude de la dimension profonde de la Torah et l’adoption de ses pratiques apportent à l’homme de la présente époque orpheline les moyens de mettre tout cela en pratique, trois fois par jour. S’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour celui qui se consacre à l’éducation des enfants d’Israël. En effet, tout ajout, le concernant, se trouve multiplié auprès de ses élèves. C’est une évidence.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°5948
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5948, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 Kislev, veille de la date lumineuse du 19 Kislev, Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques, selon l’enseignement de nos maîtres, dont le mérite nous protégera. J’espère que vous avez participé à la réunion ‘hassidique, en ce jour. Il s’agit d’un moment favorable pour se renforcer et pour prendre de bonnes décisions, concernant la Torah et les Mitsvot. En effet, chaque fois que dix Juifs se réunissent, la Présence divine se révèle et l’on obtient alors une aide accrue.
Vous me dites que, quand vous rencontrez, dans votre étude de la ‘Hassidout, des termes de la Kabbala, vous êtes saisi par le doute et vous vous dites : “ Qui suis-je et que suis-je ? ”. Or, le Saint béni soit-Il rapporte que : “ Dieu descendit sur le mont Sinaï et Il dit : Je suis… ”. Nos Sages soulignent que Ano’hi, Je, est constitué des initiales de la phrase signifiant : “ L’Essence de Moi-même, Je l’ai inscrite et transmise ”, ce qui veut dire que Dieu s’est inscrit dans Sa Torah. De ce fait, en l’étudiant, quel que soit le passage qui fait l’objet de cette étude, on saisit Dieu. Et, il en est de même pour la pratique des Mitsvot, comme le souligne le Zohar, cité par le saint Tanya, au chapitre 47.
Ainsi, non seulement vous pouvez écarter votre objection, “ Qui suis-je ? ”, mais, bien plus, vous devez le faire. Certes, dans les premières générations, l’étude de l’enseignement profond de la Torah était réservée à une élite. Mais, il n’en est plus de même, à notre époque, comme l’expliquent longuement Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26 et, avec encore plus de détails, le Kountrass Ets ‘Haïm du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, dont le mérite nous protégera. Et, tout ceci est encore plus clair d’après la parabole que l’Admour Hazaken énonça devant le grand Rav, ‘Hassid et Juste, Rabbi Pin’has de Korets, qui est imprimée dans le Ha Tamim, celle du précieux joyau de la couronne royale, que vous consulterez. J’espère que, grâce à tout cela, vous redoublerez d’élan et d’ardeur à l’étude de la ‘Hassidout et à l’adoption de ses pratiques.
Vous me dites que vous volez de votre temps pour accomplir tout cela. Là encore, s’applique la remarque selon laquelle, dans le verset : “ Ne vole pas ”, un signe de cantilation sépare la négation du verbe voler. En effet, il est permis de voler du temps pour la Torah, comme l’affirme le Zohar, à la Parchat Yethro, page 93b.
Si vous me transmettez les noms de vos fils et celui de leur mère, je les mentionnerai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour un ‘Hanouka lumineux et joyeux,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Note ultérieure : Vous consulterez la Tossefta, dans le traité Baba Kama, au chapitre 7, paragraphe 3, le Sifteï Cohen, ‘Hochen Michpat, au chapitre 292, paragraphe 35 et le Yalkout Chimeoni Michlé.
Lettre n°5949
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5949, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dont l’acheminement a été retardé. Vous me faites part des relations qui existent dans votre foyer, lesquelles, jusqu’à un certain point, troublent vos études, si l’on tient compte de ce qu’elles devraient être. Vous me demandez que faire pour vous organiser afin d’étudier de la manière qui convient et selon une méthode appropriée.
En fonction de ce que vous m’écrivez, il serait bon d’envisager la possibilité de travailler à l’école de filles ou bien à l’école Beth Yaakov, là où il y a un internat. En tout état de cause, il n’y a pas lieu de se décourager, ce qu’à Dieu ne plaise, quand on affronte des difficultés sur le chemin de la vie. Tout n’est pas prêt d’emblée. Il est nécessaire de consentir un effort, parfois même important.
Il en va ainsi, dans notre monde. Chacun en a conscience, pour ce qui le concerne, mais, ne sachant pas précisément ce qu’il en est pour son ami, on peut parfois s’imaginer que l’on est exceptionnel, quand on traverse une période mouvementée. Or, ce sont précisément les épreuves et les difficultés qui renforcent l’homme, lui permettent d’avancer avec plus de certitude sur le chemin de la vie.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5950
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5950, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, qui se consacre
aux besoins communautaires, qui réalise d’importants
accomplissements, le Rav Moché Its’hak(1) et son épouse,
le Rabbanit Rivka,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la première lumière de ‘Hanouka, avec ce qu’elle contenait. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous vous consacriez à la Torah et à ses Mitsvot, dans la largesse, ainsi qu’il est dit : “ J’avancerai dans la largesse ”, comme l’indiquent ces jours de ‘Hanouka, qui sont marqués par un ajout quotidien(2).
Ainsi, alors qu’à l’extérieur, le soleil se couche, non seulement “ pour les enfants d’Israël, il fait clair, en leur demeure ”, mais, en outre, la force et le pouvoir sont accordés d’allumer une lumière “ à la porte de leur maison, vers l’extérieur ”, de pratiquer un ajout en ce sens, jusqu’à parvenir à l’objectif final, conformément à l’allusion suivante, qui est commentée par la ‘Hassidout. Nos Sages disent, en effet, au traité Chabbat 23b, que l’on peut allumer les lumières de ‘Hanouka “ jusqu’à ce que disparaissent les pas des Tarmodes ”.
Un Juif ou une Juive, en adoptant une telle attitude, font effectivement disparaître les “ pas ”, les manifestations les plus basses des Tarmodes, anagramme de Morédet, révolte qui est dirigée contre Dieu et Son oint, Sa Torah et Ses Mitsvot. Et, tel était également l’objet des Tarmodes, à l’époque, quand ils possédaient encore la puissance, comme l’expliquent nos Sages.
Si mon beau-père, le Rabbi, dit que “ chaque individu est une communauté ”(3), c’est-à-dire qu’il peut agir sur l’ensemble d’une communauté, l’élever d’une étape vers l’autre, d’un accomplissement à l’autre, combien plus en est-il ainsi pour ceux à qui la divine Providence a confié des responsabilités dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Un grand nombre de personnes ont besoin de vous et vous devez donc connaître une réussite particulière, en vos accomplissements communautaires et en vos réalisations personnelles, comme l’indique le verset lié au jour lumineux du 19 Kislev : “ Il a libéré mon âme dans la paix dans le combat mené contre moi, car ils étaient nombreux avec moi ”. Cette libération, pour ce qui vous concerne, dans la mesure où de nombreuses personnes ont besoin de vous, vous apportera une paix véritable, paix matérielle et paix spirituelle.
Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et pour en donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav M.I. Hecht, de New Haven. Voir, à son sujet, la lettre n°5795. (2) Du nombre de bougies allumées. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5808.
Lettre n°5951
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5951, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Première lumière de ‘Hanouka 5718,
Brooklyn, New York,
Aux ‘Hassidim de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et
rebâtie, aux jeunes, à la jeunesse en particulier,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
En cette fête des lumières, il est sûrement inutile d’expliquer et de souligner la portée du nom donné par nos maîtres, dont le mérite nous protégera, à leurs disciples, les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim : “ des bougies pour éclairer ”. Un autre texte en explique longuement la signification et dit, en particulier, que chacun doit illuminer son entourage par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah(1). Or, l’attribution d’un nom constitue une révélation, un dévoilement de la source, de l’origine cachée, vers l’action concrète. Selon différents textes de ‘Hassidout, le nom est le moyen de lier l’âme au corps.
Ceci(2) nous permettra de comprendre la controverse que l’on trouve à propos du point suivant : Adam donna-t-il un nom également aux poissons, comparés aux créatures du monde caché, qui ne peuvent se révéler ? En fait, ce monde caché lui-même est considéré comme révélé par rapport à celui qui le dépasse. C’est sur cette idée que se fonde l’opinion selon laquelle les poissons reçurent également un nom. A ce sujet, vous consulterez, en particulier, les Tossafot, au traité ‘Houlin 66b, le ‘Hizkouni et le Radak sur le verset Béréchit 2, 19, le Midrash ‘Hasser Ve Yatir.
Ce titre a été décerné aux élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim. Il est donc certain qu’il s’applique également aux élèves de ces élèves. Car, tel est bien l’objectif d’une bonne éducation, grâce à laquelle le disciple s’identifie au maître. Depuis lors, la Yechiva Tom’heï Temimim a été exilée de sa première localisation, la ville de Loubavitch. Il est donc nécessaire d’assumer le titre et le rôle de “ bougie pour éclairer ” en tout endroit où l’un des élèves a été exilé et a fortiori là où il s’en trouve plusieurs, avec leurs enfants et leurs petits-enfants.
Il est clair qu’il est plusieurs manières, plusieurs façons d’éclairer, certaines essentielles, d’autres accessoires, d’autres encore auxquelles on a recours à défaut de pouvoir faire autrement. Toutefois, la voie prépondérante, droite et simple est celle de l’éducation, l’effort pour que celle-ci soit judicieuse, un effort physique, financier et moral. Ces trois possibilités sont définies à propos de la Tsédaka et des bonnes actions, que l’éducation englobe également.
Il est certain également que ce rôle reçoit une importance bien plus grande, en une période et dans un endroit où chaque instant est particulièrement précieux, dans le domaine éducatif. En effet, les possibilités sont accordées à de nombreux Juifs et Juives de s’élever, d’une étape vers l’autre. L’inaction, en la matière, met leur avenir en danger.
Il est sans doute inutile de souligner qu’en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, ce principe s’applique dans toute sa force, car il y a de nombreux immigrants, avec les familles de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Ceux-ci doivent, dans un premier temps, s’installer, en tout ce qui les concerne, en général et dans le domaine de l’éducation, en particulier. De cela dépend tout leur avenir.
En fonction de tout cela, j’adresse un appel et une requête à tous les ‘Hassidim, en particulier aux jeunes. Chacun d’entre eux se demandera s’il est apte à se consacrer à l’éducation des fils et filles d’Israël. Toutefois, nul n’est objectif, pour ce qui concerne sa propre personne et son raisonnement peut donc être faussé. On consultera donc des spécialistes, en la matière. Et, ceux qui possèdent des aptitudes pour cela s’efforceront, dans la mesure du possible, de se consacrer physiquement à l’éducation, en tant qu’enseignant ou enseignante, éducateur ou éducatrice, directeur d’école.
Ceux qui sont certains de n’avoir aucune aptitude, dans ce domaine se mobiliseront pour renforcer et développer les écoles basées sur les valeurs sacrées. Le point essentiel, en la matière, est l’action menée auprès des parents. Si ces derniers désirent réellement le bonheur de leurs fils et de leurs filles, non seulement dans le monde futur mais aussi dans celui-ci, non seulement de manière spirituelle mais aussi matériellement, ils doivent leur donner une éducation basée sur les valeurs sacrées, dans l’esprit de la Tradition d’Israël. Tout effort, toute intervention en ce sens sont justifiés, puisque l’avenir de ces enfants est en cause.
Il résulte de tout ce qui vient d’être dit que je demande à chacun et à chacune de ceux qui sont susceptibles de posséder les qualités nécessaires pour être enseignant ou enseignante de rechercher immédiatement à mettre à profit les aptitudes qu’ils peuvent avoir dans ce domaine, dans les proportions les plus larges. En effet, tels sont le besoin et la nécessité du moment.
Puisse Dieu faire que ces jours de ‘Hanouka, au cours desquels on éclaire d’une manière sans cesse croissante(3), “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, multiplient également ces “ bougies pour éclairer ”. Celles qui éclairent déjà intensifieront leur clarté, jusqu’au point le plus éloigné, conformément à l’expression : “ Tes sources se répandront à l’extérieur ”. Celles qui, pour une raison quelconque, n’éclairent pas encore, mettront en évidence la bougie qu’elles possèdent, jusqu’à ce que “ la flamme s’élève d’elle-même ”, de la manière décrite par Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 9, en sorte qu’un engagement redoublé permette d’accroître sa sagesse, afin de combler les manques des années passées, au cours desquelles on n’aurait pas pleinement utilisé les forces que l’on a reçues.
Commentant le verset : “ Il dit Ses Paroles à Yaakov ”, nos Sages disent que “ Il ordonne à Israël de faire ce qu’Il met Lui-même en pratique ”. Puisse donc Dieu mettre en pratique l’Injonction : “ Et, tu enseigneras à tes enfants ” envers les fils et filles d’Israël, leur accorder la sagesse, le discernement et la connaissance, dans les domaines généraux et en ce qui les concerne personnellement. Et que, dans la largesse, la joie et l’enthousiasme, ils illuminent leur entourage, par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah.
Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela, je conclus en adressant ma bénédiction pour une considérable réussite à tous ceux qui participeront à cette action, de même qu’à tous les membres de leur famille. Puissent-ils tous recevoir la bénédiction, matérielle et spirituelle à la fois.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Sa dimension profonde, exprimée par la ‘Hassidout. (2) Ce passage apparaît également dans la lettre n°1875, dont la date n’est peut-être pas exacte. (3) En augmentant chaque jour le nombre des bougies qui sont allumées.
Lettre n°5952
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5952, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres des 22 et 23 Kislev, avec ce qu’elles contenaient. Je vous adresse une lettre pour cet homme et, s’il a besoin d’une explication complémentaire, vous trouverez sûrement les termes pour la lui donner.
S’agissant de votre état de santé, les jours de ‘Hanouka correspondent à un ajout, d’un bien visible et tangible, perceptible jusqu’à l’extérieur et il est donc certain qu’il en est de même pour ce qui concerne le corps juif, qui est saint. En effet, le Tanya dit que “ le corps physique ressemble, à nos yeux de chair(1)… Il nous a choisis d’entre les peuples et les langues ”. Or, le choix véritable se conçoit uniquement en l’Essence de Dieu(2). Et, l’on avancera, en ce sens, jusqu’au huitième jour, portant en lui, les sept précédents, le cycle hebdomadaire et ce qui le dépasse, comme l’expliquent différents textes de ‘Hassidout. En outre, le Maguid(3) rapproche Chemini, huitième, de Chemen, l’huile(4).
Vous me faites part de votre anniversaire et, à cette occasion, vous adopterez sûrement la coutume des ‘Hassidim. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite, en vos accomplissements communautaires et en vos réalisations personnelles, les uns dépendant des autres. Ceci concerne, en particulier, la nécessité d’obéir. En effet, vous n’avez toujours pas répondu à ma question, à la suite de la discussion que nous avons eue ici, quand vous m’avez rendu visite avec votre épouse. J’ai donc bien peur qu’une amélioration, un complément soient encore nécessaires, en la matière.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) A celui des autres nations. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez la causerie de Sim’hat Torah 5669 ” (1909), du Rabbi Rachab. (3) De Mézéritch. (4) Qui fait allusion à l’essence.
Lettre n°5953
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5953, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5718,
Brooklyn,
A la sainte Yechiva, auprès de la sainte communauté de
Buenos Aires, aux élèves, aux enseignants, au guide
spirituel et aux dirigeants,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue grandement et vous bénis,
J’ai eu connaissance avec plaisir, il y a quelques temps, de la fondation de votre sainte Yechiva. Mon plaisir a été accru en apprenant que, depuis cette fondation, vous vous êtes développés quantitativement, par le nombre des élèves et qualitativement, par le niveau des études.
A n’en pas douter, ce développement apportera l’encouragement à tous. Il aura pour effet d’agir encore plus, chacun en son domaine, afin que la Yechiva grandisse, quantitativement et qualitativement, comme on l’a dit. De fait, chacun peut intervenir dans ces deux domaines puisqu’un Juif possède à la fois un corps et une âme, une âme animale et une âme divine. Et, il doit en faire usage pour servir son Créateur, Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot, conformément à l’affirmation de la Michna selon laquelle : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”.
Ces jours sont favorables pour prendre de bonnes décisions et pour mener une action, dans ce domaine. En effet, nous venons de vivre le jour lumineux du 19 Kislev qui est, selon l’expression de notre maître, chef d’Israël, le Rabbi Rachab, dans une lettre qu’il adressa à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera : “ la fête au cours de laquelle il a libéré notre âme dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de notre âme nous ont été accordées, afin de révéler la dimension profonde de notre sainte Torah, pour qu’elle éclaire l’aspect profond de notre âme, pour chasser tout sentiment mauvais et indigne de notre nature, pour consacrer toutes nos actions à l’objectif véritable, au Nom de Dieu et à Sa Volonté, en notre prière, notre Torah, nos Mitsvot et en les préoccupations du monde nécessaires pour préserver le corps ”.
En outre, nous entrons dans la période de ‘Hanouka au cours de laquelle, quand le soleil se couche, à l’extérieur, on allume “ la bougie de Dieu (qui) est l’âme de l’homme ”, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, d’une manière sans cesse accrue, d’un jour à l’autre. Et, l’on ne se contente pas de soi-même, on le fait “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”. Le sens allusif de tout cela est bien clair. Nos Sages disent que “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec ruse envers Ses créatures ”. Il est donc certain que chacun possède les forces nécessaires pour assumer cette sainte mission et pour le faire précisément comme l’ordonne le Créateur, avec joie et enthousiasme, conformément à l’expression de notre grand maître, le Rambam, dans son Michné Torah, à la fin de lois du Loulav.
Je vous joins un chèque à titre de participation symbolique aux dépenses de la sainte Yechiva.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5954
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5954, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
assume une mission divine, le Rav Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre envoi. Nous venons de vivre le jour lumineux du 19 Kislev, Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques et vous connaissez la précision donnée par l’Admour Hazaken et par son fils, l’Admour Haémtsahi, selon laquelle il s’agit bien ici de la tête, Roch et non du début. Ainsi, tout comme la tête porte en elle tous les membres du corps et leur distribue la vitalité, cette date porte en elle tous les jours de l’année. Par ailleurs, nous sommes dans la période de ‘Hanouka, qui introduit l’ajout(2), précisément “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, bien que le soleil se soit couché. Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, mette en pratique ce message profond dans les actions qu’il mène auprès de son entourage, afin de l’illuminer par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, l’enseignement de la ‘Hassidout qui ramène vers le bien.
Tel est également l’enseignement de ‘Hanouka, célébré par l’huile, qui imbibe toute chose, selon le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 105, paragraphe 5. Il ne faut donc pas s’affecter si la quantité d’huile semble n’être suffisante que pour un seul jour. En effet, un homme doit uniquement accomplir ce qui est en son pouvoir et Dieu fera ce que bon Lui semble. Quand on agit avec sincérité, l’huile que l’on possède est toujours suffisante, jusqu’à ce que l’on en fabrique encore. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.Silberman, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°2382. (2) Par le nombre de bougies allumées.
Lettre n°5955
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5955, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres et ce que contenait la première. Je vous remercie pour la bonne nouvelle, puisque vous me dites que votre beau-frère et sa famille commencent à s’installer en Terre Sainte. Puisse Dieu faire qu’ils assurent leur subsistance, matériellement et spirituellement à la fois. De votre côté, vous l’encouragez sûrement, non seulement matériellement, mais aussi spirituellement. C’est une évidence.
Vous faites état de la proposition qui vous est faite d’acquérir une maison, mais vous ne me dites rien du quartier dans lequel elle se trouve. Est-ce un lieu que l’on quitte ou bien où l’on s’installe ? Et quelle est sa situation ? En effet, on n’achète pas une maison pour quelques mois. On y reste au moins quelques années. Vous ne me communiquez pas non plus l’avis d’un expert en immobilier. Si les conditions d’achat sont bonnes et si les réponses à ces deux questions sont satisfaisantes, il est judicieux d’accepter cette proposition.
Je suis surpris que vous ne me disiez rien de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques, en particulier de l’ajout qui en a résulté pour la Torah et les Mitsvot, en général, pour les sources de la ‘Hassidout et leur diffusion, en particulier. Selon le dicton bien connu de nos maîtres, un Juif doit, à chaque Roch Hachana, décider un ajout, qu’il s’agisse d’une Injonction, d’un Interdit ou d’une coutume. Il en est bien ainsi pour le 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, d’un bien visible et tangible.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°5956
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5956, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de ‘Hanouka, dans laquelle vous me faites part du parti que l’on vous propose et qui vous convient. Vous voyez en cela une double Mitsva, le salut d’une âme juive qui reviendra vers sa source, un mode de vie basé sur la Torah et les Mitsvot, d’une part, le mariage, d’autre part.
De façon générale, nos Sages disent à ce propos que “ l’on ne constitue pas des bottes de Mitsvot ”. L’usage courant veut que deux personnes ne se marient pas pour que l’une éduque l’autre, encore moins pour modifier les points les plus essentiels de la vie de l’autre. Bien plus, selon ce que votre lettre semble indiquer, ce jeune homme a adopté un tel comportement depuis plusieurs années déjà et, soudain, on lui demanderait de se soumettre à la Torah et aux Mitsvot, au quotidien, c’est-à-dire de changer ses habitudes, chaque jour, à différentes reprises. Et, même si l’on accepte le principe de ce changement, on n’imagine pas toujours ce que cela représente, quand on a eu, pendant très longtemps, un comportement opposé.
Vous ne me précisez pas, dans votre lettre, comment ce jeune homme a réagi à la condition que vous avez posée et surtout de quelle manière il vous a répondu. L’accepte-t-il parce qu’il n’a pas le choix ou bien le fait-il de bon cœur et même avec joie et enthousiasme ?
En tout état de cause, même si sa réponse a été la plus satisfaisante, vous concluez votre lettre en disant que vous n’avez pas fixé de date et il serait donc bon que ce jeune homme adopte tout de suite le mode de vie que vous attendez de lui. Les semaines qui viennent seront, en quelque sorte, une période d’essai pour lui et pour vous.
Que Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, vous guide sur le chemin qui sera bon pour vous, d’un bien visible et tangible.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5957
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5957, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 16/12, dans laquelle vous me dites que l’on vous a, à plusieurs reprises, proposé un parti, mais, lorsque l’issue s’approchait, rien ne s’est fait. Vous m’en demandez la raison et ce que vous devez faire.
De façon générale, il en est ainsi parce que l’on n’a pas réellement décidé de bâtir un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, après son mariage. De ce fait, Dieu allonge le délai, dans l’espoir qu’entre temps, on reconnaisse la vérité absolue. Car, il est nécessaire que le mariage et la vie qui le suivra soient basés sur notre Torah, Torah de vie. Bien entendu, l’essentiel est de respecter les principes et les lois de la pureté familiale, le Chabbat, la Cacherout des aliments. Si vous prenez une ferme décision en ce sens, avec toute la détermination qui convient, si vous vous comportez, malgré les difficultés qui pourraient se présenter, de la manière qui sied à une descendante de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, Dieu permettra que vous trouviez le parti qui vous convient.
Pour hâter la bénédiction, vous prélèverez, chaque jour, quelques francs pour le mariage de jeunes filles pauvres. Vous direz également une prière, par exemple le Chema Israël. Si vous ne pouvez le faire dans la Langue sacrée, vous la prononcerez dans celle que vous comprenez.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Mon secrétariat ne rédige pas en français. C’est la raison pour laquelle ma réponse est en Hébreu. Pour autant, vous pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue.
Lettre n°5958
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5958, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Kislev et je suis surpris que vous ne me disiez rien de la réunion ‘hassidique, à la date lumineuse du 19 Kislev. En effet, ce jour est un Roch Hachana et, tout comme la tête, Roch, porte en elle tous les membres du corps qu’elle vivifie, celui-ci inclut tous les jours de l’année, qui en portent la trace.
Vous me parlez d’un jeune homme, élève de la Yechiva Tom’heï Temimim(1), auquel vous avez écrit pour lui dire ce qu’il doit étudier. Cela est, bien entendu, étonnant et surprenant. En effet, quand un élève entre à la Yechiva, il doit accepter la décision de sa direction et non se plier à une autorité extérieure. Vous avez sûrement gardé le souvenir de ce qui a toujours été la règle, à la Yechiva Tom’heï Temimim. Bien entendu, cela n’exclut pas la possibilité pour vous de faire part de votre avis à la direction de la Yechiva. A l’opposé, votre manière de procéder est à exclure.
Vous faites allusion à ce malade(2). Il existe, en pareil cas, des médicaments qui non seulement allègent les crises, mais, en outre, les espacent, de plus en plus. Toutefois, je suis surpris, car le médecin que vous mentionnez dans votre lettre est un spécialiste, en la matière. Peut-être n’applique-t-on pas ses prescriptions lesquelles, de ce fait, restent sans effet.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Vraisemblablement envoyé dans cette Yechiva par le destinataire de cette lettre. (2) Atteint d’épilepsie.
Lettre n°5959
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5959, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Tévet 5718,
Brooklyn,
Aux femmes et jeunes filles ‘Habad de Cleveland, section
de Keensman, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre participation à la collecte du jour lumineux du 19 Kislev, celui de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, au profit de Chikoun ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. Vous trouverez ci-joint un reçu.
Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous puissiez accomplir des Mitsvot, d’une manière sans cesse accrue, conformément à l’enseignement de ‘Hanouka, puisque l’on allume chaque jour un nombre supérieur de lumières. Sans s’affecter de ce qui se passe dans la rue, comme le montre également ‘Hanouka, on allume des bougies précisément quand le soleil se couche, à l’extérieur, quand il se voile, de sorte que l’obscurité s’installe.
Bien plus, pendant les premiers jours du premier ‘Hanouka, quand le miracle se produisit, on observa que, de manière naturelle, cette lumière ne pouvait éclairer qu’un seul jour, en fonction de la quantité d’huile dont on disposait. Mais, les Juifs placèrent fermement leur confiance en Dieu et, de la sorte, cette petite quantité d’huile brûla pendant huit jours, jusqu’à ce que l’on puisse en fabriquer encore.
Il en est de même à notre époque. En raffermissant leur foi et leur confiance inébranlable en Dieu, Créateur du monde, Qui le dirige, les Juifs peuvent illuminer en eux-mêmes et autour d’eux, matériellement et spirituellement, au delà, bien au delà de ce qu’il paraît, de manière naturelle. Comme à l’époque, vous ferez tout cela en bonne santé et dans la joie.
J’adresse ma bénédiction à toutes les femmes et jeunes filles ‘Habad, avec toute leur famille, afin d’avoir un ‘Hanouka lumineux et de conserver cette clarté, tout au long de l’année, au sein de tout Israël.
Lettre n°5960
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5960, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre de la première lumière, dans laquelle vous me parlez d’une intervention chirurgicale pour l’ablation d’une glande.
Chaque fois que l’on pratique une opération, c’est-à-dire un acte irréversible, il faut interroger des spécialistes en la matière, au moins deux et si possible trois. Je suis certain que votre beau-père ne vous en voudra pas. En effet, selon l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, l’opinion de deux ou trois personnes a beaucoup plus de valeur que celle d’une seule personne.
La logique des hommes indique qu’il doit en être ainsi. Un homme, qui qu’il soit, reste une créature limitée. Quand il se concerte avec deux ou trois personnes, s’appliquent les termes du verset : “ Le salut provient des nombreux conseillers ”.
Vous m’écrivez et vous recevez cette réponse à ‘Hanouka, qui implique l’ajout permanent. Puisse donc Dieu faire que votre Mazal soit lumineux et que le souhait de votre cœur soit exaucé.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5961
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5961, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Tévet 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, multiplie les actions positives,
le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Kislev, qui n’évoque que de manière très concise la fête de pose de la première pierre(2), ne dit pas un mot de la réunion ‘hassidique, à la date lumineuse du 19 Kislev. Or, comme je l’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim, en différents endroits, il est clair que tout ce qui concerne la ‘Hassidout et toutes ses institutions sont les membres d’un même organisme. L’effort et l’ajout, de la manière qui convient, dans un domaine, n’ôtent donc rien aux autres institutions et aux autres domaines de ‘Habad, bien au contraire.
Combien plus en est-il ainsi pour la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, à Melbourne. Il est évident que vous pouvez réunir de nombreuses personnes de la ville et, même si l’on n’y parle pas de la Yechiva et du Beth Rivka, la proximité qui s’instaure alors, par elle-même et les paroles de ‘Hassidout qui sont prononcées doivent nécessairement exercer leur effet, y compris pour la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak et pour le Beth Rivka. Mais, peut-être vous en remettez-vous à quelqu’un d’autre pour m’écrire. Et, les conséquences sont les mêmes que pour toute autre “ marmite appartenant à des associés ”(3).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°5483. (2) Vraisemblablement du nouveau bâtiment de l’école Beth Rivka de Melbourne. (3) Qu’aucun d’entre eux n’utilise, chacun s’en remettant à l’autre.
Lettre n°5962
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5962, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Septième lumière de ‘Hanouka 5718,
Brooklyn, New York,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Yossef,
qui est appelé docteur Burg(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, m’accusant réception de mes vœux de bonne année et je vous en remercie. L’objet de la présente est de vous exprimer ma peine, à la suite de la nouvelle qui m’est parvenue. Vous vous êtes rendu à Kfar ‘Habad afin de prendre part à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev. Or, du fait des bousculades et peut-être même du manque d’organisation, vous n’avez pas pu traverser la foule. Par la suite, le maire du Kfar vous a frayé un chemin, afin que vous puissiez accéder à l’estrade, mais, pour une certaine raison, vous ne l’avez pas souhaité.
Bien entendu, tout ceci me peine, de deux points de vue(2). Une grande foule était réunie en cet endroit et, si ce n’était votre refus, celle-ci aurait pu profiter de vos propos d’encouragement. Et, vous me pardonnerez d’ajouter que vous-même y avez également perdu. Car, si nos Sages disent que la Présence divine se révèle chaque fois que dix Juifs se réunissent, comme l’explique celui dont nous célébrons la joie le 19 Kislev, l’Admour Hazaken, même si ces Juifs ne s’entretiennent pas de la Torah, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 23, dans des termes merveilleux, combien plus en est-il ainsi en présence de plusieurs dizaines de Juifs.
Or, il est certain que l’on y a prononcé des paroles de Torah, lesquelles, bien plus, étaient pénétrées de lumière et de chaleur. Ces paroles émanaient du cœur et elles pénétraient dans le cœur. Or, le cœur compte plusieurs niveaux, son aspect superficiel, sa dimension profonde, l’essence de cette profondeur ou bien, selon les termes de l’Admour Hazaken, “ la révélation du point du cœur ”, “ l’essence du point du cœur ”, comme l’explique le Likouteï Torah, Parchat Tétsé, à la page 36a. Lors d’une réunion ‘hassidique, il est établi que les participants s’efforcent d’atteindre la plus grande profondeur possible et, bien souvent, ils y parviennent. En outre, vous m’avez précisé, lors de notre discussion, que vous faites désormais partie de la famille du Rabbi par votre épouse, ce qui renforce encore plus ce qui vient d’être dit.
Certes, il est inutile de se plaindre du passé. Pour autant, ceci ne me dispense pas de faire connaître ma position et d’exclure ou, tout au moins, d’affaiblir, le contexte qui a permis qu’il en soit ainsi, c’est-à-dire la manière dont vous avez réagi au manque d’organisation ou à toute autre qualificatif que vous voudrez employer pour définir cette situation. Ceci a également une incidence sur l’avenir, car tous les Juifs endossent une responsabilité collective et l’action de l’un a un effet sur tous les autres. De manière plaisante, et pour reprendre une expression de mon beau-père, le Rabbi, “ si quelqu’un éternue au pôle nord, ceci peut avoir une conséquence sur l’humanité entière ”.
Et, une même préoccupation est confiée à des jours similaires. En effet, j’ai appris tout cela pendant ‘Hanouka, lorsqu’il est une Mitsva de multiplier la lumière, ce qui est impossible sans chaleur. Et, cette lumière se multiplie(3), se répand. Dès lors, la chaleur exclut une réaction comme la vôtre.
Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de ‘Hanouka,
D’après les bribes d’informations qui me parviennent, il semble que l’on discutera bientôt du front uni(4). En tout état de cause, on ne mêle pas deux motifs de “ joie ” et nous y reviendrons donc plus tard, même si je suis déçu du peu d’effet qu’a eu, dans le passé, la lettre que je vous ai écrite, à ce sujet. Néanmoins, conformément à un dicton ‘hassidique, il faut essayer et essayer encore. De fait, la Hala’ha est du même avis et nos Sages vont jusqu’à ajouter : “ cent fois s’il le faut ”.
Notes
(1) Responsable du parti national religieux. Voir, à son sujet, les lettres n°3159 et 3246. (2) Pour tous les présents et pour le docteur Burg lui-même. (3) Puisque les lumières de la fête sont allumées en ordre croissant. (4) De tous les partis religieux, dans l’optique des élections.
Lettre n°5963
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5963, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je n’ai pas reçu de lettres, de votre part, depuis un temps particulièrement long. Or, votre dernier courrier, du 9 Tamouz, était, semble-t-il, rédigé dans un état d’esprit qui n’était pas positif. Je me permettrai même de dire qu’il n’était pas du tout ‘hassidique.
La ‘Hassidout explique longuement à quel point il convient d’exclure la tristesse et même l’amertume, si ce n’est à des moments bien précis. C’est une évidence. J’ai bon espoir que, depuis lors, votre état d’esprit s’est amélioré, qu’au moins une partie des points qui ont provoqué votre découragement ont trouvé une solution. Je serais heureux que vous me le confirmiez.
Bien plus, nous avons connu les jours lumineux du 19 Kislev, le Roch Hachana de l’enseignement de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques, puis, peu après cela, de ‘Hanouka, qui dure huit jours. Vous consulterez les responsa du Rachba, au chapitre 9, montrant l’importance de ces huit jours. Cette idée est, en outre, clairement définie par le commentaire sur ‘Hanouka de l’auteur du Tanya, dans le Torah Or, à la page 34c. La bougie et la Mitsva sont constituées d’huile, faisant allusion aux “ secrets des secrets de la Torah ”, comme l’explique le saint Zohar.
Puisse Dieu faire que ceci se poursuive tout au long de l’année, depuis les “ secrets des secrets ” jusqu’à la partie révélée de la Torah et l’action concrète, conséquence de cette étude. Comme le tranche notre Torah, “ l’huile imbibe toute chose ”, afin de mettre en pratique les termes du verset : “ Tu seras intègre ” à la fois dans la partie révélée de la Torah, dans sa partie cachée et dans l’action concrète.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour connaître la réussite dans votre mission sacrée,
M. Schneerson,
Lettre n°5964
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5964, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, a de bons comportements,
le Rav ‘Hananya Youtal(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 29 Kislev, dans laquelle vous me décrivez l’état de l’hôpital et de la maison de convalescence Chaareï Tsédek, à Jérusalem, à la suite de la discussion que vous y avez eue, lors de votre visite. Vous ne parlez pas des préparatifs pour le festin annuel du comité de soutien de cet hôpital. Cela veut dire que ceux-ci se passent bien. En pareil cas, la manière de procéder, dans ce pays, est la suivante. Plusieurs participants font parvenir leur contribution avant la fête, afin qu’on en fasse l’annonce, au cours de celle-ci.
En tout état de cause, puisse Dieu faire que votre effort, d’une grande importance, soit couronné de succès, afin de raffermir la situation financière de cette institution d’une importance fondamentale. Il est certain que les membres du comité local, dont beaucoup sont célèbres et occupent des places prépondérantes dans la communauté juive, apporteront leur collaboration, dans toute la mesure du possible. Ceci est leur obligation et leur mérite.
Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. :
Je vous joins un chèque émis sur l’une des caisses fondées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que s’accomplisse la promesse de nos Sages selon laquelle : “ celui qui reçoit une pièce de Job s’enrichit ”(2).
Notes
(1) Le Rav H.Y. May, de Brooklyn. (2) Et, nos Sages expliquent : “ Car, il est un homme intègre et droit ”.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam