Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5925
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5925, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 1/12, m’accusant réception de ma bénédiction, à l’occasion de la nouvelle année et me demandant si ma lettre n’était pas adressée à une autre personne, portant le même nom, dans la mesure où nous n’avons pas correspondu jusqu’à maintenant.
Vous avez raison, c’était effectivement le cas. Néanmoins, tout est effet de la divine Providence et Dieu fasse donc que s’accomplissent ces bénédictions, parmi toutes les autres que les Juifs se souhaitent, les uns aux autres. Vous connaissez le récit de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, selon lequel notre Père Qui se trouve dans les cieux, observant les bonnes relations que les Juifs entretiennent et les bénédictions qu’ils échangent, les accomplit et, en outre, multiplie Ses bénédictions. Il en est de même pour un père et ses fils, de chair et d’os. En effet, la proximité entre les enfants procure la plus grande satisfaction au père, qui multiplie alors les cadeaux qu’il offre à ses enfants.
Vous m’écrivez : “ Je suis monté en Terre Sainte il y a une dizaine d’années ”. J’ai donc bon espoir que vous vous efforcez, dans la mesure du possible et pour tout ce qui dépend de vous, de faire en sorte qu’il s’agisse d’une véritable élévation, d’une élévation de l’âme, s’approchant de plus en plus de son objectif véritable et de Dieu, Qui donne la Torah et les Mitsvot. Dieu est infini et ne connaît pas la limite. En adoptant un comportement conforme à l’enseignement qu’Il délivre dans Sa Torah, de la même étymologie que Horaa, enseignement, on s’engage sur la voie qui conduit vers Lui. En effet, toutes les nations qualifie ce pays de “ Terre Sainte ”, parce que s’y trouvent le Temple et les lieux saints, parce que des événements saints s’y sont déroulés. Or, cette sainteté, comme l’explique la Torah, implique que l’on y adopte la vie de la Torah.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5926
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5926, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec intérêt, ce que vous m’écrivez, à propos de la prière publique, mais je suis surpris par la conclusion de votre lettre. Vous me dites que vous avez de bonnes relations avec ces hommes, mais qu’il s’agit de personnes simples, s’opposant à la ‘Hassidout, qu’il est impossible d’étudier avec eux. Or, vous savez l’importance des personnes simples et leur valeur, comme l’explique le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout, de mon beau-père, le Rabbi.
De même, vous parlez d’opposants à la ‘Hassidout. Nul ne peut être qualifié ainsi, dans la maison d’Israël et même ceux qui marquent verbalement leur opposition le font uniquement par manque de connaissance. Quand on leur présente les choses telles qu’elles sont, non seulement ils cessent de s’opposer, mais, bien plus, ils deviennent des amis, apportent leur concours et leur aide. Tout dépend donc de celui qui s’adresse à eux. Celui-ci doit le faire avec des propos chaleureux, émanant de son cœur. C’est alors que les mots qu’il prononce peuvent convaincre.
Vous participerez sûrement à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, de sorte que vous en conserverez la trace pendant les jours suivants.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5927
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5927, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 2 Kislev, dans laquelle vous me décrivez l’état des enseignements, dans votre maison d’étude. Vous me dites que vous observez les bienfaits de Dieu et qu’un autre aurait sûrement pu en faire de même.
De façon générale, l’action de l’homme est entièrement basée sur les bienfaits de Dieu. Toutefois, Dieu dit que, quand on agit par sa propre initiative, Il accorde la réussite, dans Sa grande miséricorde. De ce fait, on considère que c’est l’homme qui a agi.
Vous me dites qu’un autre aurait peut-être mieux fait. La seule conclusion que l’on peut tirer d’une telle idée est la suivante. Si un autre aurait pu mieux faire, cela doit être votre cas également, car vous êtes, vous aussi, un descendant d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov. Il faut donc s’appliquer à l’action et, au final, vous connaîtrez également la réussite.
Vous faites référence aux enseignements et vous me dites que vous n’êtes pas parvenu à leur donner un caractère de fixité. J’espère que vous ne vous découragez pas, ce qu’à Dieu ne plaise, qu’à l’avenir, vous continuerez à faire des efforts en ce sens. En effet, qui sait quand est le temps propice, là-haut comme ici-bas ? Il peut se révéler bientôt et, en tout état de cause, il est clair que l’absence d’effort restera sans effet et qu’elle ne permettra de fixer aucun enseignement. Les jours de Kislev, mois des miracles et de la délivrance, sont effectivement propices pour tout cela.
Je suis certain que vous connaissez la signification du 19 Kislev. Je vous joins, néanmoins, un fascicule à ce sujet, qui fut rédigé, en son temps, par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui-ci décrit la fête de la libération et l’enseignement qu’il convient d’en tirer. Sans doute vous en servirez-vous de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, dans la joie et l’enthousiasme,
Lettre n°5928
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5928, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, concernant la fête de Bar Mitsva de votre fils.
Vous consulterez le Zohar ‘Hadach, à la Parchat Béréchit, page 15d, qui explique la raison de cette fête. La date à laquelle elle doit être célébrée est, en conséquence, bien claire(2). Dès lors comment envisager d’avancer la fête avant la date, pour une quelconque raison, parce qu’il en résultera un renforcement de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot ? Pourquoi cette manière de renforcer le Judaïsme serait-elle inférieure à toutes les autres ?
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav I.Hendel, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°3466. (2) A la date même de cette Bar Mitsva.
Lettre n°5929
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5929, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez les événements qui se sont déroulés pendant les mois et les semaines écoulés, depuis votre dernier courrier.
A mon sens, après tout cela, vous devez consentir les plus grands efforts afin d’achever vos études, pour être jardinière d’enfants ou bien enseignante diplômée. Outre l’intérêt intrinsèque que ceci présente, il est également clair, du point de vue de votre subsistance matérielle, que vous gagnerez mieux votre vie si vous commencez à travailler après avoir achevé ces études plutôt qu’en les interrompant et en entrant un peu plus tôt dans la vie active. Le salaire est alors largement inférieur et il le reste même pendant plusieurs années.
Si vous faites des efforts en ce sens, vous connaîtrez sûrement la réussite, mais, comme je vous l’ai déjà écrit, il serait bon que vous sollicitiez le conseil d’amis, se trouvant sur place. Il est dit, en effet, que : “ le salut provient des nombreux conseillers ”.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°5930
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5930, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je te bénis et te salue,
Je fais réponse à ta lettre du 15 Kislev, dans laquelle tu évoque tes fiançailles et les propositions qui te sont faites.
D’après ma connaissance des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim et comme je l’ai dit à ton père, auquel Dieu accordera longue vie, il est effectivement possible de penser et de s’intéresser à plusieurs d’entre eux. Je ne comprends donc pas pourquoi il faudrait aller chercher ailleurs.
Bien entendu, les hommes ne sont pas parfaits et de fait, Un seul l’est, le Saint béni soit-Il. Il en est donc de même pour ces élèves. Certains peuvent dire qu’ils ne sont pas parfaits, mais, comme je l’ai dit, tous les hommes sont ainsi. Malgré cela, on se marie et l’on est ensuite réellement heureux.
Dans tous les domaines, on s’habitue à observer l’essentiel et, seulement par la suite, ce qui est accessoire. Je ne crois pas que, pour des fiançailles, qui concernent toute ta vie, il soit envisageable de mettre de côté ce qui est fondamental et de rechercher, en premier lieu, ce qui est le plus accessoire ou peut-être même encore moins que cela.
S’agissant de l’idée de passer cette année en Terre Sainte et sans même envisager le projet proprement dit, ceux qui s’écartent de la pratique veulent organiser un tel voyage, précisément cette année, afin d’affirmer que : “ ma force et la puissance de ma main ont fait tout cela ”. Si l’on ne s’y est pas rendu jusqu’à maintenant, il ne me semble pas qu’il soit bon de prêter main forte à cette initiative et d’envisager un tel voyage précisément maintenant.
A l’occasion de ton anniversaire, qui sera ce Chabbat, Dieu fasse que tu aies une année de réussite, dans tous les domaines et que tu trouves un parti te convenant en tout point, au moment qui convient. J’espère que les femmes et jeunes filles ‘Habad de ta ville profiteront du jour lumineux du 19 Kislev, de la manière qui convient, le jour même ou bien les jours suivants. Que Dieu leur accorde le succès.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°5931
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5931, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au comité de bienfaisance de la maison d’étude Loubavitch,
à Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, votre lettre de la veille du Chabbat dernier. Vous m’informez de la nomination d’un comité de bienfaisance et de ses décisions sur sa manière de fonctionner. Puisse Dieu vous accorder la réussite de multiplier le bien dans le monde. Nos Sages disent, en effet, que la bienfaisance s’applique également aux riches.
On confère un mérite aux jours propices et nous sommes actuellement dans les jours qui séparent la délivrance du 10 Kislev de celle du 19 Kislev. Ceux dont on célèbre la joie firent don d’eux-mêmes pour l’amour de leur prochain, en général, pour les actes de bienfaisance, en particulier. Comme le rapportent et l’expliquent différents textes, dans les termes les plus emphatiques, l’Injonction : “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est un réceptacle pour : “ tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”, autre Injonction avec laquelle elle ne forme qu’une seule et même entité. Au chapitre 9 d’Iguéret Ha Kodech, l’Admour Hazaken explique qu’en cela réside l’essentiel du service de Dieu, en la présente période du talon du Machia’h.
Puisse Dieu faire que, très prochainement, nous méritions d’assister à la fin et à la conclusion de ce texte d’Iguéret Ha Kodech : “ On observera de ses yeux le retour de Dieu à Tsion ”. Je vous adresse ma bénédiction afin de multiplier de telles actions, avec joie et enthousiasme, d’avoir de bonnes nouvelles et d’organiser une réunion ‘hassidique joyeuse et fructueuse.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
N. B. : Il est dit que “ je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent et gardent Tes Injonctions ”. Je vous joins donc un chèque, à titre personnel, en tant que participation à cet accomplissement particulièrement important.
Lettre n°5932
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5932, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Kislev. Vous me dites que vous êtes Sofer et vous me demandez si vous devez le rester ou bien cesser cette activité.
Il serait bon de prélever plus du dixième de votre salaire, soit presque le cinquième et de le donner à la Tsédaka. Ceci révélera la bénédiction en le reste de ce salaire, comme l’explique l’Admour Hazaken, au chapitre 34 de son saint Tanya. Certes, il ne s’agit que d’un seul cinquième, mais celui-ci apporte l’élévation aux quatre autres, afin de bâtir un Sanctuaire dans lequel Dieu réside.
Vous faites référence à l’oubli. Comme vous le savez, il convient, à ce propos, de respecter l’immersion rituelle d’Ezra et de connaître par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un chapitre du saint Tanya. Vous diminuerez également les paroles et les pensées inutiles.
Vous m’interrogez sur la réussite dans l’étude et dans l’action. Il faut, pour cela, se fixer un temps, même court, si possible chaque jour, pour étudier l’enseignement de la Torah que le saint Zohar appelle “ arbre de vie ”. Pour ce qui le concerne, l’oubli n’a aucun sens et les événements malencontreux n’ont aucune emprise sur lui, comme l’explique Moché notre maître, le berger fidèle, dans le Zohar, tome 3, page 124b, commenté par Iguéret Ha Kodech de l’Admour Hazaken, au chapitre 26. Et, nos Sages disent que “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5933
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5933, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Kislev et à celles qui la précédaient. Il est évident que, cette année encore, comme les précédentes, vous devez distribuer l’argent de ‘Hanouka. Si vous avez un doute, concernant certains élèves(2), vous adopterez une position conciliante et vous leur en donnerez également.
Vous faites référence à la correction d’une erreur dans les causeries. Il est évident qu’il faut les rectifier. En effet, le Choul’han Arou’h établit que les erreurs doivent être corrigées, en particulier dans les textes imprimés.
Sans doute me rendrez-vous compte, par le détail, de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, dans les implantations des ‘Hassidim, en Terre Sainte. Vous me décrirez également, avec tous les détails qu’il convient, la réunion de Kfar ‘Habad et les rassemblements qui s’y tiendront.
Avec ma bénédiction pour une réunion fructueuse et joyeuse, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.Pariz, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre n°4420. (2) Pour lesquels il n’est pas clair qu’ils méritent ce don.
Lettre n°5934
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5934, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Raphaël ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai vu les épreuves du Tiféret Tsion(2), commentaire du Midrash Rabba, dont vous préparez l’édition. Puisse Dieu faire que vous multipliez vos capacités dans la Torah, avec largesse. En effet, nos Sages disent, dans le Sifri Ekev 6, 6 : “ Désires-tu connaître Celui Qui créa le monde par Sa Parole ? Etudie le Midrash ! ”. Combien plus est-ce le cas, en notre génération, celle du talon du Machia’h, dont l’obscurité est intense. L’étude de cette partie de la Torah est alors particulièrement importante, conformément à l’image énoncée par nos Sages à ce sujet, dans le traité Sotta 40a. Vous consulterez également le commentaire de Rachi, à cette référence.
En signe d’appréciation, et bien que mon temps ne me permette pas d’examiner ces feuillets comme il le faudrait, je les ai consultés, dans la mesure du temps dont je disposais et je vous joins, en annexe, deux ou trois notes portant sur le début de ce commentaire, qui présentent, en particulier, un enseignement du Baal Chem Tov et un autre de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Ceux-ci sont d’actualité, car c’est le 19 Kislev que l’Admour Hazaken fut libéré. Alors, commença la diffusion des sources de son enseignement, qui est, de fait, celui du Baal Chem Tov, d’une manière sans cesse plus large.
La diffusion de cet enseignement et son retentissement sont la meilleure preuve qu’ils sont l’obligation de cette époque et celle de chacun. Il est nécessaire de consacrer une partie de son temps à l’étude de cet enseignement. Le Ari Zal dit, en effet, que “ à notre époque, il est une Mitsva de révéler cette forme de la Sagesse ”, comme l’expliqua ensuite son grand disciple, Rabbi ‘Haïm Vital, lequel développa un long commentaire, dans son introduction au Chaar Ha Hakdamot, basé sur les propos du saint Zohar.
Puisse Dieu faire que cette entreprise hâte la fin de notre exil et que nous méritions prochainement l’accomplissement de la promesse selon laquelle la connaissance, la sagesse et la vérité se multiplieront, afin de percevoir le Créateur, selon la possibilité de l’homme, ainsi qu’il est dit : “ La terre s’emplira de connaissance de Dieu, comme l’eau recouvre le fond de la mer ”.
Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : Notes : page 1a : “ Nos Sages disent que la Torah a soixante dix aspects ”.
Questions : Quelle relation y a-t-il entre la première explication du Rav H.V. et la seconde, “ autre explication… ”, puisque, selon le Tiféret Tsion, cette dernière ne devait pas être citée ? Il faut les comprendre et déterminer pourquoi elles sont énoncées dans cet ordre, car la seconde semble plus simple et elle aurait donc dû être énoncée la première. Et, comment peut-on définir le pédagogue par son aspect enfantin, comme le fait le Tiféret Tsion, alors que celui-ci est caché ? Et, que dire de sa grandeur, puisque le pédagogue, bien que caché, est effectivement un maître, mais c’est là ce que dit la Loi Orale, comme le rapporte le Chemot Rabba, chapitre 47, paragraphe 1, cité par le Tiféret Tsion ?
L’explication de tout cela est la suivante. Le pédagogue est celui qui éduque l’enfant, par des paroles simples et aisées. Mais, il est ici entièrement caché et il prend une autre apparence, comme le corps de l’homme, promis à la vermine, selon l’explication du Morde’haï, à propos de l’expression “ caché pour Hadassa ”. En outre, il est aussi “ grand ”, comme “ la grande Alexandrie ”, une ville unique, mais grande.
Le Rav H.V. applique les termes du verset : “ Je serai près de Lui ” à toutes les parties de la Torah. Son sens simple est révélé et évident, son sens analytique est caché, son sens allusif l’est aussi, puisqu’il se limite à une allusion et son sens caché est grand, comme l’affirment nos Sages, au traité Sotta 28a. De ce fait, il constitue une catégorie à part. Mais, la Torah dit que toutes ses parties sont “ près de Lui ”. Il en découle une : “ autre explication… Il observa la Torah et créa tout le monde ”, “ les mondes révélés et les mondes cachés qui ne se révèlent pas ”, expression qui fait allusion à quatre mondes, Assya, Yetsira, Brya, Atsilout, correspondant aux quatre paliers d’interprétation de la Torah.
Page 1b : Le Midrash Rabba explique : “ Béréchit : avec la Torah qui est appelée Réchit, commencement ” ou bien : “ pour la Torah ”. Il s’agit bien de deux explications opposées. La première se rapporte au monde, aux créatures, qui sont l’élément essentiel. Et, nos Sages disent (Béréchit Rabba, début du chapitre 44) que : “ les Mitsvot furent données uniquement pour parfaire les créatures ”. Il est dit ensuite que la Pensée d’Israël précéda celle de la Torah. La seconde explication, en revanche, présente la Torah, qui est alors le point essentiel.
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Il est dit que l’empressement est sans objet tant que le jour ne s’est pas levé. C’est aussi ce que disent le commentaire de Rachi et les Tossafot, à la même référence, au traité Pessa’him 4a.
Notes
(1) Le Rav R.H. Goldman. (2) Un ouvrage du Rav Its’hak Zeev Yadler.
Lettre n°5935
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5935, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai reçu votre lettre du 12 Kislev et l’on confère un mérite à un jour favorable, celui de la délivrance et de la victoire de la ‘Hassidout, le jour lumineux du 19 Kislev. Selon l’expression de nos saints maîtres, cette date a été appelée Roch Hachana de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez.
Vous accomplissez des actes de bienfaisance, y compris de façon morale, grâce à l’enseignement public que vous dispensez. Et, j’ai bon espoir que vous y mêlez “ une mesure de sel ”(2), c’est-à-dire de la ‘Hassidout, des comportements ‘hassidiques et de ses causeries. Vous consulterez, à propos de cette “ mesure de sel ”, le Likouteï Torah, Parchat Vaykra, commentaire du discours ‘hassidique intitulé : “ Ne fais pas disparaître ”, au chapitre 5. Le mérite de ces actes vous protégera, de même que tous ceux que vous citez, afin d’obtenir la satisfaction de vos besoins et la réussite en ce qui vous concerne. Ceci inclut également cette activité(3), car, selon les termes de la Michna, “ une Mitsva en attire une autre ” et “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”.
Vous participerez sûrement à la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 19 Kislev. Puisse Dieu faire que sa trace soit conservée tout au long de l’année qui vient.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.Horowitz, de Ramat Gan. (2) Qui, selon la Guemara, est placée dans la grange, afin de conserver le blé. (3) Les actes de bienfaisance.
Lettre n°5936
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5936, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements, le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Mar’hechvan et du 10 Kislev, avec ce qu’elle contenait. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne, qui était la réponse à votre précédent courrier.
Il est dommage que vous soyez découragé parce que telle personne se plaint et telle autre adopte un mauvais comportement. Il en va ainsi, dans notre monde et ce fut le cas pendant les années et les générations passées, peut-être même dans des proportions plus larges qu’à l’heure actuelle. Qui est, pour nous, plus grand que le premier responsable communautaire, après le don de la Torah, Moché notre maître, qui fut le premier à recevoir la sainte Torah ? Malgré cela…(2).
Bien au contraire, en cette période, il est plus aisé d’agir, car “ les actions des pères sont des indications pour les fils ”, dès lors qu’ils leur ont frayé un chemin. De plus, les difficultés et les voiles sont plus légers, comparés à ce que l’on a dit(3). Certes, qui oserait se comparer à lui, comme le fait remarquer l’Admour Hazaken, au chapitre 44 du Tanya ? Toutefois, combien plus doit-on en être renforcé et encouragé. C’est une évidence.
Bien plus, nous sommes entrés, ces jours-ci, en Kislev, mois de la délivrance et des miracles, soulignant la nécessité de l’ajout(4).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour profiter de ce mois avec une considérable réussite,
N. B. : A n’en pas douter, vous distribuerez également, cette année comme l’an dernier, l’argent de ‘Hanouka en mon nom.
Notes
(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°5403. (2) Il fut contesté. (3) Aux problèmes auxquels Moché fut confronté. (4) En particulier par les lumières de ‘Hanouka, allumées en ordre croissant.
Lettre n°5937
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5937, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
assume une mission sacrée, le Rav Chlomo ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et, entre temps, j’ai reçu celle de votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie. Je lui ai déjà répondu.
Il y aura sûrement une réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev et au lendemain de cette date. Dans la mesure du possible, vous vous efforcerez d’attirer également des élèves d’autres Yechivot(2). Ceux-ci sont plus proches que les personnes se trouvant, à proprement parler, à l’extérieur. Combien plus doit-il en être ainsi si l’on médite à l’effort consenti par l’Admour Hazaken, de même que par tous les autres élèves du Maguid(3), afin d’acquérir à la ‘Hassidout les érudits de la Torah et ceux qui sont doués de grandes capacités.
C’est également le sens du terme ‘Habad, comme l’expliquent différentes causeries de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Un effort particulier est donc nécessaire pour convaincre les érudits de la Torah. En la matière, s’accomplira, sans nul doute, la décision du Tribunal céleste selon laquelle, grâce à l’abnégation pour la ‘Hassidout dont fit preuve l’Admour Hazaken, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auront la main haute, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements.
Avec ma bénédiction pour une réunion ‘hassidique fructueuse et joyeuse, pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav C.H. Kasselman, guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°3992. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5972. (3) De Mézéritch, successeur du Baal Chem Tov.
Lettre n°5938
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5938, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre, que vous avez commencé à rédiger le 27 Mar’hechvan. Votre sort est heureux, puisque vous organisez une réunion ‘hassidique. Vous me dites que vous n’en observez pas toujours les résultats et les fruits. Il est clair qu’au cours de cette réunion, on prononce des paroles de Torah et d’encouragement. Et, il est impossible que les propos de la ‘Hassidout restent sans effet. Nos saints maîtres disent que l’âme les entend, y compris celle de l’homme le plus ordinaire, comme l’explique la causerie du 19 Kislev 5693(2), dans le Likouteï Dibbourim, tome 2, paragraphe 17. Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, d’érudits de la Torah.
Vous faites allusion au Rav de Makov, qui est le disciple du Rav Ch. Grinfeld, auteur des responsa Maharachag. A l’occasion, vous lui présenterez mes salutations, bien que je ne le connaisse pas. J’ai bon espoir qu’il fasse tout ce qui est en son pouvoir pour diffuser l’enseignement du Baal Chem Tov, en général et son explication, par l’Admour Hazaken, dans la ‘Hassidout ‘Habad, en particulier. Mon espoir est conforté par la manière dont son maître considérait l’Admour Hazaken, dont il s’efforçait de commenter les propos. Vous consulterez, à ce sujet, les responsa Maharachag, tome 2, chapitres 34 et 75. Je ne possède pas le tome 1, mais peut-être y trouve-t-on également une explication similaire.
Vous citez également le Rav Safra. Or, il y a également ici un Rav Safra, qui m’a dit que son père réside en Terre Sainte. Peut-être s’agit-il de la même personne.
J’ai bon espoir que vous avez fait tout ce qui est en votre pouvoir pour que la réunion ‘hassidique du 19 Kislev soit
bien organisée. Vous me dites que vous ne vous en sentez pas les forces. Or, nos Sages rapportent, dans notre Torah, Torah de vie, qui est éternelle, des récits concernant Rabbi ‘Hanina Ben Dossa. Selon le début du Midrash Chir Hachirim Rabba et le début du Kohélet Rabba, que vous consulterez, il lui fut uniquement demandé de tendre sa main, puis, du ciel, il fut aidé à conduire une pierre jusqu’à Jérusalem. Et, l’on trouve une allusion extraordinaire, en cela, au “cœur de pierre” et à Jérusalem qui désigne, étymologiquement, “ la crainte intègre ”. Le fait de vous consacrer à tout cela constitue un grand mérite, grâce auquel vous et les membres de votre famille connaîtrez la réussite dans tous les domaines.
Vous me dites que l’un des participants au cours de Torah a déduit de l’étude du Kountrass Ou Mayan, que, dans le monde futur, le corps donnera son influence à l’âme. Il en est bien ainsi, comme l’expliquent longuement les discours ‘hassidiques du Rabbi Rachab intitulés “ A toute fin ”, de 5659(3), qui sont également cités dans le Kovets Loubavitch, tome 3.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, pour une réunion ‘hassidique joyeuse et fructueuse,
Notes
(1) Le Rav C.Kupchik. (2) 1932, du précédent Rabbi. (3) 1899.
Lettre n°5939
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5939, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, assume une
mission sacrée et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Kislev et à celle qui la précédait. Bien entendu, votre découragement devant l’absence de réponse provenant d’ici est sans fondement et il n’a pas lieu d’être. La raison en est uniquement mes nombreuses activités. Je réponds donc d’abord aux cas les plus urgents, chaque fois que l’on s’égare, conformément au commentaire que font nos Sages de la prière du roi Chlomo(2). Pour les enfants d’Israël, des conditions sont émises, mais non… De manière plus fine, il en est de même, en l’occurrence.
Vous faites référence au Talmud Torah. Il est clair qu’il pourrait être amélioré en différents points, que vous mentionnez. Toutefois, je suis sûr que, de l’avis de tous, il est inconcevable de mettre en cause son importance intrinsèque. Cela est si évident qu’il est inutile d’en dire plus.
J’attends de bonnes nouvelles de la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev et vous profiterez également de ‘Hanouka pour le Judaïsme, en général et la diffusion des sources(3), en particulier. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°5732. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6131. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5940
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5940, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements, empli d’empressement, se
consacrant aux besoins communautaires, le Rav Zeev(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles, avec plaisir, par les jeunes gens(2), auxquels Dieu accordera longue vie. Bien qu’ils ne m’aient pas donné de détails, j’ai bon espoir que, de temps à autre, vous renforcez votre mission sacrée, consistant à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. En effet, nous avons reçu l’Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la Sainteté.
Ces jours-ci sont particulièrement favorables pour prendre une bonne décision, en la matière. En effet, nous venons de vivre le jour lumineux du 19 Kislev qui est, selon l’expression de nos saints maîtres, le Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques, comme le souligne le Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En ce jour, se révèle la lumière de la dimension profonde de notre sainte Torah, dans sa globalité, pour toute l’année.
La dimension profonde de la Torah est l’arbre de vie, en lequel le côté du mal et l’esprit d’impureté n’existent pas. Par elle, les enfants d’Israël quitteront l’exil dans la miséricorde, comme le dit Moché notre maître, le berger fidèle, dans le Zohar, tome 3, page 124b et comme l’explique l’Admour Hazaken, au chapitre 26 d’Iguéret Ha Kodech.
Votre sort est enviable ! Dieu vous a accordé le mérite de pouvoir exercer votre influence sur de nombreux Juifs et puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, que vous vous serviez pleinement de votre influence. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide pour cela.
Concernant ces jeunes gens et l’étude de la Che’hita, la Hala’ha précise qu’un Cho’het doit être “ un homme vertueux, ayant de bons comportements, la crainte de Dieu transparaissant sur son visage. Il doit aussi étudier et comprendre la Guemara et le commentaire de Rachi. Il craindra Dieu, se soumettra à Sa Parole, n’aura pas de crainte et pas d’angoisse ”, selon, en particulier, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Yoré Déa, chapitre 1, paragraphe 2 et ses responsa, au chapitre 9, de même que les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Yoré Déa, au chapitre 12.
L’habitude a été prise, depuis plusieurs années déjà, en préambule à l’étude de la Che’hita, de se préparer pendant un certain temps, à acquérir ces qualités. Bien entendu, cette préparation se fait par l’étude de notre sainte Torah, sans intérêt personnel, y compris dans le domaine de la sainteté. On doit, en particulier, avoir un bon comportement, de façon générale, accomplir les Mitsvot de la meilleure façon, en particulier.
J’ai bon espoir qu’en leur écrivant, vous leur soulignerez tout cela, de manière répétée. Pour l’heure, ils ne doivent pas du tout se préoccuper de l’étude de la Che’hita. Ils s’investiront uniquement dans la Torah de Dieu, jour et nuit, avec ardeur et vitalité, de sorte que “ toutes mes entrailles proclament ”. Vous trouverez sûrement les mots pour le leur expliquer et vous connaîtrez la réussite.
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour un ‘Hanouka lumineux, la Hala’ha étant tranché selon Beth Hillel, qui demande d’allumer ses lumières en ordre croissant,
Notes
(1) Le Rav Z.Grinberg, de Buenos Aires. Voir, à son sujet, la lettre n°5346. (2) Vraisemblablement les disciples du Rav Grinberg ayant rendu visite au Rabbi.
Lettre n°5941
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5941, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici le texte du télégramme adressé par le Rabbi Chlita à la réunion de la jeunesse et à la réunion de Tsahal, qui ont eu lieu ce 19 Kislev :
“ A la réunion de la jeunesse : Le contenu de la victoire du 19 Kislev est le suivant. Chacun et chacune est lié à notre Torah, Torah de la vie quotidienne, tenu de la mettre en pratique, en toutes ses parties, du fait de l’amour que le Créateur éprouve pour nous.
Puisse Dieu faire que ceci enflamme le cœur de la jeunesse, qui est notre avenir, surtout en Terre Sainte. Celle-ci orientera sa vie à la clarté de la Torah, des Mitsvot, de leur luminaire. On la diffusera dans tout son entourage, avec la chaleur ‘hassidique. Dès lors, cette jeunesse sera heureuse, aura une vie pleine de contenu, de plénitude et de paix.
A la réunion de Tsahal : En plus de ce qui vient d’être dit, Dieu fasse que vous profitiez de la soumission, de l’esprit d’équipe et de la valeur individuelle qui vous caractérisent(2). De fait, le comportement d’un individu influence, parfois même de manière décisive, le sort du plus grand nombre, l’édification de l’Erets Israël traditionnelle et sa protection. En effet, votre campement sera sacré et l’Eternel Dieu y sera présent.
Avec ma bénédiction pour que la réunion ‘hassidique soit fructueuse,
Mena’hem Schneerson, ”
Avec ma bénédiction,
Le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°5871. (2) Qui sont les valeurs fondamentales d’une armée.
Lettre n°5942
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5942, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Kislev, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce que vous avez vécu. Vous attribuez ce qui s’est passé aux sorciers et à la sorcellerie.
Oubliez complètement tout cela ! Raffermissez votre confiance en Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun. Néanmoins, vous ferez vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez de la Tsédaka. Après la prière du matin, y compris le Chabbat et les fêtes, vous lirez des Tehilim, selon leur répartition mensuelle.
Vous me demandez comment réparer(1). Avant tout, vous devez, avec enthousiasme, chercher à épouser une femme vertueuse. En outre, des paroles de Torah seront gravées dans votre mémoire, ce qui veut dire que vous les apprendrez par cœur. Ce sera, en particulier, quelques chapitres de Michna et au moins un de Tanya, comme le dit le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, à la fin de la Parchat Kedochim.
Vous en ferez de même pour le jeûne de la parole(2), par exemple. En revanche, le jeûne consistant à s’abstenir de boire et de manger doit être totalement exclu, car il va à l’encontre de l’enseignement du Baal Chem Tov, de la ‘Hassidout. Et, j’appelle “ jeûne de la parole ” ce qui est dit dans le Séfer Ha Toledot Maharach, à la page 72. Mais, bien entendu, il faut le faire sans ostentation. Personne ne doit s’en apercevoir. De la manière qui convient, vous agirez également, avec le plus grand empressement, pour l’éducation des enfants juifs, basée sur les valeurs sacrées.
Vous participez sûrement aux réunions ‘hassidiques qui ont lieu, de temps à autre. Bien entendu, une telle participation n’est pas seulement physique. Elle consiste à écouter les paroles d’encouragement qui sont alors prononcées et, avant tout, à évoluer positivement grâce à cela. Et, l’on sait qu’un feuillet est tombé du ciel, comme le rapporte l’Admour Hazaken(3), soulignant que “ ce qu’une réunion ‘hassidique peut accomplir, l’ange Mi’haël ne peut le faire ”.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Les fautes commises. (2) Consistant à ne prononcer que des paroles de la Torah. (3) Voir, à son sujet, la lettre n°5899.
Lettre n°5943
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5943, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Kislev 5718,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Nous avons reçu ici des informations effroyables, concernant le désordre ou le manque de bonne volonté qui règnent dans le paiement des impôts locaux, par les habitants du Kfar. Différents domaines du Kfar souffrent de cette absence de paiement, ce qui veut dire que tous en souffrent. Il est clair qu’un ordre s’impose, en la matière.
Certes, il sera difficile de payer toutes les dettes en une fois, mais, au cours d’une réunion élargie, on en fixera les échéances, en fonction de la situation de chacun et de ce qu’il doit. Et, l’on expliquera encore et encore, sur la base de mes courriers précédents que ce qui est nécessaire dans chaque implantation juive l’est, a fortiori, à Kfar ‘Habad. Chacun doit comprendre que, conformément à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, quand un individu s’oppose à une communauté, la Hala’ha est tranchée dans le sens de la communauté, pour le bien de l’individu comme pour celui de la communauté.
Bien plus, il s’agit là du bien de l’individu, non seulement dans le domaine spirituel, mais aussi au sens le plus littéral, matériellement. C’est, en effet, en repoussant momentanément l’intérêt de l’individu que l’on accroît celui de la communauté à laquelle cet individu appartient. Ainsi, lui-même pourra exiger, le lendemain et le surlendemain, que les autres en fassent de même et qu’ils repoussent leur propre intérêt face à celui de tous. Il y a donc bien là un apport conséquent, y compris au sens le plus littéral. Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est évident et l’on procède ainsi pour tout ce qui est public, ou même quand il y a une association.
Sans doute me communiquerez-vous tous les détails nécessaires concernant la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques, des jours qui le précèdent et de ceux qui le suivent. Vous me direz, avant tout, ce qui en a résulté, l’action menée pour le bien de Kfar ‘Habad, où “ Dieu a ordonné la bénédiction, la vie pour l’éternité ”.
Avec ma bénédiction de réussite pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour un ‘Hanouka lumineux et joyeux pour tous les habitants du Kfar, que Dieu leur accorde longue vie,
Lettre n°5944
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5944, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Israël Noa’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée et je vous remercie beaucoup pour les récits que vous me transmettez, concernant nos maîtres, dont le mérite nous protégera. En effet, vous connaissez la causerie de mon beau-père, le Rabbi, selon laquelle le livre de Béréchit précède, introduit et prépare les suivants. Or, l’ordre de la Torah en est partie intégrante et l’élément cité en premier ne l’est pas seulement dans l’espace ou dans le temps. Cette préséance est définie par le Tanya, au chapitre 36.
A ce propos, vous concluez votre lettre après le jour lumineux du 19 Kislev, Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques et je suis un peu surpris que vous ne me disiez rien de la réunion ‘hassidique(2). Des propos d’encouragement y ont sûrement été prononcés, paroles de Torah et paroles de ‘Hassidout. Sans doute complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion. Puisse Dieu faire que la trace en soit ressentie tout au long de l’année. C’est précisément pour cela que l’on parle de tête, Roch. En effet, c’est la tête qui porte en elle et diffuse la vitalité de tous les membres du corps, correspondant aux jours de l’année qui vient.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav I.N. Belinitski, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°5801. (2) Vraisemblablement celle de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne.
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