Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5905
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5905, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav A.F.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat. Je vous remercie pour les bonnes nouvelles que vous me donnez des ‘Hassidim se trouvant là-bas et, en un moment propice, je mentionnerai leur nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. A n’en pas douter, celui-ci invoquera la grande miséricorde divine pour tout cela, au sein de tout Israël.
Je vous remercie pour ce que vous m’avez écrit, concernant le Zohar avec les notes de mon père(2), dont la mémoire est une bénédiction. Vous faites également référence au portrait de Rav Moché ‘Heifetz. Il me semble que celui-ci a déjà été publié et peut-être est-ce à cela que vous faites allusion.
Vous envisagez que, dans la prière pour un malade, le nom de naissance soit le plus important(3). Je suis très surpris que vous puissiez formuler une telle affirmation, qui va à l’encontre de la Hala’ha et des enseignements de nos Sages, relatifs à l’ajout d’un nom à un malade. Le Talmud et les Décisionnaires font de multiples allusions à cela. Et, ce n’est pas pour rien que, selon la Hala’ha, il faille faire disparaître le premier nom, au point qu’un acte de divorce le mentionnant serait annulé, d’après la Torah. Tout cela est surprenant. Bien plus, en changeant le nom d’un malade, on modifie également le verdict prononcé à son encontre. Faut-il donc, en priant pour lui, rappeler le nom à propos duquel ce verdict avait été prononcé ?
Vous participerez sûrement à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout. Puisse Dieu faire que celle-ci marque de son empreinte tous les jours de l’année.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.Friedman. Voir, à son sujet, la lettre n°5553. (2) Qui fut imprimé par la suite sous le titre de “ Likouteï Lévi Its’hak ” (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5553.
Lettre n°5906
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5906, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre des 2 et 3 Kislev, que vous m’écrivez également en tant que responsable de la réunion des jeunes de l’association ‘Habad, sur le projet de mener une action élargie pour la lecture des Tehilim selon leur répartition mensuelle.
Il n’est nul besoin d’une longue explication pour en comprendre l’importance. On peut également la déduire des lettres de mon beau-père, le Rabbi. Pour autant, il n’y a pas là une action spécifique des jeunes de l’association ‘Habad, lesquels doivent plutôt se consacrer à la diffusion des sources, c’est-à-dire à l’étude de la ‘Hassidout et à l’adoption de ses pratiques. Certes, il s’agit effectivement de l’une de ces pratiques. Néanmoins, on peut craindre qu’en s’investissant, en la matière, on affaiblirait son engagement dans les autres domaines, qui sont essentiels. En outre, une telle action n’a pas de fin.
A mon sens, vous devez donc faire preuve de courage, renforcer les actions qui ont déjà été entamées. De plus, vous devez venir en aide aux écoles ‘Habad de Terre Sainte, en tout ce qui les concerne. Pour l’heure, vous n’imaginerez pas d’actions nouvelles, sauf si des besoins se manifestent, qui soient d’actualité.
Bien entendu, tout ceci concerne votre action spécifique pour implanter cette pratique(2), mais il est bien clair que vous devez saisir chaque occasion de la rappeler, de même que les études du ‘Houmach et du Tanya.
Vous envisagez de réunir les jeunes à Kfar ‘Habad et j’ai été satisfait de ce projet. J’espère que l’on effectuera les préparatifs pour cela, selon un programme établi. Combien plus cette réunion elle-même aura-t-elle un programme détaillé à l’avance, avec l’élan qui convient, surtout après l’expérience des réunions de jeunes du passé. On a vu les inconvénients résultant du manque d’un tel programme et du manque de concertation entre les responsables. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Une telle réunion est pratiquement une première. Sans en faire le vœu, je demanderai donc aux ‘Hassidim de participer à une collecte spécifique, qui couvrira un tiers des dépenses.
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°5871. (2) La lecture des Tehilim.
Lettre n°5907
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5907, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une mission
sacrée, le Rav David Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 27 ‘Hechvan et j’y ai pris connaissance avec plaisir de la brève description de vos activités, pendant ce mois de Tichri.
Comme vous me l’écrivez, vous rencontrez, de temps à autre, monsieur Zeroubavel. Vous savez sans doute que, dans un certain milieu, celui-ci exerce une influence assez large. Il faudrait donc profiter de chaque rencontre pour le motiver. Ses actions qui ne sont pas souhaitables émanent essentiellement des habitudes qu’il a prises et non de sa réflexion actuelle ou d’une position délibérée de sa part. Si vous lui soulignez, régulièrement, le grand tort, la destruction qui en résultent, alors qu’il aurait pu se servir de ses capacités pour multiplier le bien dans le monde, en général et pour les enfants d’Israël, en particulier, vos propos, au final, auront un effet, car la vérité doit l’emporter, mais si, parfois, cela prend du temps.
Bien évidemment, dans une situation comme celle-ci, l’obstacle le plus important auquel il est confronté est celui auquel fait allusion le début des quatre parties du Choul’han Arou’h : “ On ne s’affectera pas des moqueurs ”. En effet, on comprend le retentissement que ceci(2) aurait, dans tous ces milieux. S’il réfléchit à la conception qui a été la sienne jusqu’à ce jour et s’il prend la décision d’aller en sens inverse, la nouvelle en sera diffusée sans fard. Pour autant, d’après ce que l’on dit, il n’a pas réellement tenu compte de l’avis majoritaire dans les actions qu’il a menées jusqu’à maintenant. Or, s’il en ainsi dans la souffrance, combien plus doit-il se servir de son courage dans le domaine positif, en proclamant : “ Je me suis trompé, en tout ce que j’ai dit devant vous jusqu’à maintenant ”. Car si, pour le malheur, nos Sages disent : “ Ne crois pas en toi-même ”, combien plus doit-il en être ainsi pour une évolution positive.
Puisse Dieu faire que vous-même n’éprouviez pas de honte. Vous lui direz tout cela avec sincérité et l’assurance nous a été donnée que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur. Bien entendu, vous pouvez mentionner, dans la discussion, que vous intervenez en fonction de ce que je vous ai écrit, si vous pensez que ceci peut avoir, en la matière, un apport positif.
Vous pouvez également ajouter qu’il a sûrement des doutes, depuis un certain temps déjà, mais qu’il s’efforce de les faire taire et, dès qu’ils surgissent en son esprit, de les repousser, conformément à la nature humaine qui veut que l’on éprouve de l’appréhension, chaque fois qu’il faut se demander si l’on a choisi un mode de vie adapté. Un courage particulier est nécessaire pour cela. Mais, précisément parce que cet homme exerce une influence sur de nombreuses personnes, une amélioration de son comportement sera multipliée d’autant, auprès de ceux qui le suivent. Il ne reculera donc pas et n’aura pas peur d’établir un bilan encore et encore. Nos Sages soulignent que celui qui se cause du tort à lui-même n’est passible d’aucune peine uniquement devant le tribunal des hommes. Il n’en est pas de même pour celui qui cause du tort aux autres. Et, pour lui démontrer que le moment est venu de faire la critique des conceptions qu’il a adoptées au préalable, vous lui rappellerez le rêve qu’il a fait, peu après vous avoir parlé.
Vous me parlez de votre résidence à Kfar ‘Habad et des inconvénients qui en résultent. Vous comprendrez la contradiction qu’il y a dans le fait que vous parliez, dans la même lettre, de la visite de votre proche et de ce qui en a résulté. Conformément au dicton bien connu, maintes fois cité par mon beau-père, le Rabbi, une âme descend, ici-bas, pour soixante dix ou quatre vingt ans, uniquement afin de rendre, une fois, un service, spirituel ou matériel, à un Juif. Combien plus en est-il ainsi pour votre maison à Kfar ‘Habad, là où Dieu a ordonné la bénédiction. Celle-ci possède, en tout état de cause, une immense élévation. Bien plus, une Mitsva en attire une autre et de tels événements peuvent encore se produire.
Vous parlez d’un nouveau quartier. Il faut établir la nature des candidats(3). S’il n’y a rien à redire, vous figurerez vous-même parmi ces candidats.
Notes
(1) Le Rav D.A. Lesselbaum, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°3392 et 6090. (2) La modification de son comportement pour mettre en pratique les Mitsvot. (3) Pour s’y établir.
Lettre n°5908
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5908, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 2 Kislev et je suis surpris que, dans celle-ci également, vous ne fassiez pas état de publications, sur la ‘Hassidout et ce qui la concerne, dans les organes de presse lus par les Juifs de votre pays. Bien plus, je me souviens qu’il y a quelques années, vous m’aviez écrit que vous aviez eu un entretien avec le rédacteur d’un des journaux locaux, que vous étiez même devenus proches. Bien entendu, une longue explication est inutile pour établir à quel point cela est utile.
Bien que vous n’en disiez rien, j’espère, comme je l’ai dit des préparatifs du 19 Kislev, que vous mettez au point un programme détaillé, afin de vous servir de ce jour pour diffuser les sources(2). Son effet se maintiendra pendant les semaines et les mois suivants. Il s’agit, en effet, du Roch Hachana de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques et l’on parle, en l’occurrence, de Roch, la tête et non de début, tout comme la tête porte en elle la vitalité de tous les membres du corps, comme l’établissent différents textes. Rien ne résiste à la volonté, dès lors que la force en a été accordée.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en saluant tous les participants à la mission de diffusion des sources à l’extérieur,
Notes
(1) Le Rav T.Chitrik, de Rio de Janeiro. Voir, à son sujet, la lettre n°5854. (2) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5909
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5909, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 5 Kislev, m’annonçant une bonne nouvelle, puisque vous avez observé le fruit de votre effort, dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. En effet, vos élèves maintiennent la tradition ancestrale, y compris après avoir achevé leur scolarité dans l’école que vous dirigez(2).
Puisse Dieu faire que cette réussite éveille en vous des forces supplémentaires. Ainsi, non seulement vous mettrez en action les forces révélées de votre âme, mais, en outre, vous puiserez des forces cachées, afin de redoubler d’ardeur et, surtout, de renforcer la vitalité et la lumière, dans les actions que vous menez, en ce domaine. Car, si la réussite dépend systématiquement de la vitalité et de la lumière insufflées dans l’action, combien plus est-ce le cas pour la jeune génération qui recherche, qui a soif d’un mot vivant, chaleureux, pénétré de lumière profonde, se révélant et illuminant son entourage.
A ce propos, j’ai été particulièrement satisfait de lire, à la fin de votre lettre, que vous avez conscience de l’intérêt qu’il y a à transmettre à vos élèves des causeries ‘hassidiques. Un catalogue des éditions Kehot vous a été adressé, par envoi séparé. Vous y verrez ce qui est publié ici, dans les différents domaines. Vous y choisirez ce qui correspond le mieux à la nature et au niveau de connaissance des élèves(3). Mais, le temps perdu ne peut jamais être rattrapé. Aussi, avant même de recevoir ce catalogue, vous vous efforcerez de le trouver auprès des ‘Hassidim de Terre Sainte, en particulier de monsieur Wilimovski, à la boite postale 4995, Tel Aviv ou bien du Rav Avraham Pariz, 16 rue Bar Ko’hba, Peta’h Tikva. Vous pourrez acquérir auprès d’eux les ouvrages que vous choisirez.
Vous connaissez sûrement l’historique du jour lumineux du 19 Kislev, qui approche. Un fascicule vous a été adressé, par envoi séparé. Celui-ci fut rédigé, en son temps, par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, mais, pour différentes raisons, sa publication a été anonyme. Son contenu intéressera sûrement vos élèves.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée pour élever la Tradition d’Israël et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav E.Breuer, de Hadar Ramataïm. (2) L’école Nétsa’h Israël. (3) Ce terme est au féminin dans le texte.
Lettre n°5910
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5910, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Kislev. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez. Plus vous intensifierez votre étude de la Torah, partie révélée et ‘Hassidout, avec élan et ardeur, de même que votre pratique des Mitsvot, de la meilleure façon, plus vous multiplierez les bénédictions de Dieu en vos propres besoins et vous obtiendrez la satisfaction de votre requête.
Nous approchons des jours de ‘Hanouka et il est sûrement inutile de vous rappeler l’enseignement de ces jours. Pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, un ajout permanent est nécessaire, même lorsqu’il semble, à nos yeux de chair, que la situation ne soit pas si bonne. A ‘Hanouka, on allume les lumières à partir du coucher du soleil. Malgré cela, on en ajoute une chaque jour. Et, s’agissant de la bougie et de la lumière, le verset dit : “ La bougie est une Mitsva et la Torah, une lumière ”, en particulier pour un jeune homme qui est élève de Yechiva.
Vous gardez sûrement les trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, qui sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5911
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5911, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5718,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, a des comportements généreux,
est issu d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu la bonne nouvelle de la visite que vous ont rendue les représentants de Kfar ‘Habad et des administrations concernées(2). Une réunion a été tenue sous votre présidence, qui a envisagé l’édification d’un quartier de Kfar ‘Habad. J’ai bon espoir que cette réunion aura bientôt un effet concret, conformément à l’importance d’un tel accomplissement.
On confère un mérite à un jour propice et ce jour est celui de la délivrance, de la victoire de l’Admour Haémtsahi, successeur de son père, l’Admour Hazaken. D’après une lettre de mon beau-père, le Rabbi, imprimée à la fin du recueil des résumés et des notes sur le Tanya, à la page 122, celui-ci fit savoir que “ grâce à l’abnégation dont il fit preuve pour la ‘Hassidout, il a été tranché par le Tribunal céleste qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auraient la main haute ”. Ceci conforte ma conviction selon laquelle, même si quelques difficultés surgissent, on saura les surmonter et, non seulement ceci se réalisera, mais, en outre, il en sera ainsi d’une manière optimale et au plus vite.
Comme je vous l’ai écrit dans mon précédent courrier, j’ai bon espoir que vous participerez à la réunion ‘hassidique de Kfar ‘Habad, au jour de la délivrance, “ fête de toutes les fêtes ”, le 19 Kislev, date de la libération et de la victoire de l’Admour Hazaken, de même que celle de la ‘Hassidout et de tout ce qui la concerne. Ce moment sera donc propice pour annoncer ce nouveau quartier au cours de la réunion. En effet, l’importance d’une réunion ‘hassidique permet de briser les limites et de supprimer les barrières, y compris celle qui existe entre le souhaitable et le judicieux, d’une part, le possible, d’autre part. De cette façon, on aura une véritable opportunité d’obtenir ce qui est souhaitable et judicieux, de sorte que l’on s’en servira pleinement.
D’après ce que l’on m’écrit, il a été question, lors de cette réunion, d’un quartier qui aurait des dimensions réduites. Or, mon beau-père, le Rabbi, avait coutume de souligner l’accent mis par le Baal Chem Tov sur la signification du verset : “ Ton début sera difficile et ”, précisément grâce à cela, “ ta fin se développera considérablement ”. Il faut donc limiter ce “ début difficile ” à la parole et, concrètement, adopter d’emblée des dimensions larges. Dans la mesure où cela est possible, je formule la demande pressante que ce quartier, dans un premier temps, compte au moins vingt quatre habitations. Je demande également que l’on achève les maisons des artisans, que l’on commence et que l’on termine celles qui n’ont pas encore été entamées. Je veux espérer que, grâce à votre intervention et à la décision du Tribunal céleste précédemment citée, cette construction et cette première étape pourront être achevées pour la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, les 12 et 13 Tamouz prochains.
Je me permets de vous déléguer afin d’accomplir une Mitsva en un autre aspect de ce qui vient d’être dit. Je vous joins un chèque d’une collecte effectuée à Londres, au profit du comité du Kfar, à titre de participation à la construction de ce quartier. Un second chèque est ma propre participation à cette construction. Son montant correspond, bien entendu, à l’engagement pris par le comité du Kfar. Je vous remercie de bien vouloir faire parvenir ces chèques à destination.
Nos Sages disent(3) que “ celui qui construit s’appauvrit ”, mais, à la même page du traité Yebamot 63a, ils affirment aussi que “ celui qui ne possède pas une construction n’est pas un homme ”. Je pense que cette contradiction apparente peut recevoir l’explication suivante. Pour construire un édifice, un édifice véritable, qui entoure et englobe l’homme et tout ce qui le concerne, afin qu’il connaisse la plus haute élévation et assume pleinement sa condition d’homme, “ à l’image de Dieu ”, on ne peut se contenter des biens que l’on possède à l’évidence, des forces révélées de l’âme, car ce n’est pas de la sorte que l’on construit une maison qui soit un édifice éternel. On doit donc “ s’appauvrir ”, c’est-à-dire investir toutes ses forces révélées et puiser également des forces cachées, profondes.
C’est donc de cette façon que l’on pose des fondations, que l’on construit les murs, jusqu’au toit, compris. Dès lors, “ la splendeur de l’homme consiste à résider dans la maison ”, puisque l’on a fait son travail, on s’est investi en lui et l’on a obtenu un résultat. Il en est bien ainsi dans le domaine spirituel, surtout d’après ce qu’explique la ‘Hassidout, dans le discours ‘hassidique de l’Admour Hazaken, intitulé “ Chant, cantique pour l’inauguration de la Maison ”, qui est imprimé dans le Likouteï Torah.
En abordant la question de cette manière, il est une certitude que ce quartier sera bâti avec les dimensions précédemment décrites, même si, selon moi, tout cela s’appelle encore un “ début difficile ”. J’espère qu’en l’occurrence, s’accomplira l’affirmation selon laquelle “ celui qui a cent pièces en veut deux cents, celui qui en a deux cents en veut quatre cents ”. Quand vous et ceux qui vous suivent observeront la réussite que connaîtra la construction de ce quartier, vous souhaiterez sûrement le double, puis le quadruple, avec l’aide de Dieu. Au final, cette volonté s’accomplira également.
Avec mes respects et ma bénédiction, afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour que la réunion ‘hassidique soit joyeuse et fructueuse,
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°5893. (2) Par l’aménagement de Kfar ‘Habad. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5703.
Lettre n°5912
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5912, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5718,
Brooklyn, New York,
A l’attention du Rav, grand érudit, distingué ‘Hassid qui
craint Dieu, a d’immenses connaissances, est issu d’une
illustre famille, homme enthousiaste, aux multiples actions,
accomplissant des bienfaits, rendant le jugement et
conduisant sa communauté sur des eaux tranquilles, le
Rav Raphaël Barou’h(1), dirigeant de la communauté de
Meknès, dont l’influence s’étend sur l’ensemble du pays,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres, de même que votre télégramme. Puisse Dieu faire que tous les efforts consentis par les Juifs dans le but de renforcer le Judaïsme et de le diffuser(2), dont la finalité ultime est de grandir et d’embellir la Torah, connaissent la réussite, sans difficulté et que, de temps à autre, la sagesse et la connaissance se multiplient.
Vous connaissez sûrement le récit de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, le 19 Kislev. En tout état de cause, vous trouverez ci-joint une brochure sur cet événement, qui fut rédigée, en son temps, par mon beau-père, le Rabbi, même si, pour certaines raisons, il n’y mentionna pas son nom.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav R.B. Toledano. Voir, à son sujet, la lettre n°1690. (2) En particulier, ceux du Rav Toledano, annoncés dans ses deux lettres et son télégramme.
Lettre n°5913
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5913, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5718,
Brooklyn, New York,
A nos frères, les enfants d’Israël, qui chérissent la Torah,
connaissent la valeur de la Torah et des Mitsvot,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
La fête annuelle du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch, qui se déroulera, avec l’aide de Dieu, le 20 Tévet 5718, célèbre, cette année, le soixantième anniversaire de sa fondation, à Loubavitch.
Les Yechivot Loubavitch ont parcouru un long chemin, parsemé de multiples péripéties et événements. Pendant ces soixante années troublées par l’opposition et l’exil, ses fondateurs et dirigeants, le Rabbi Rachab et mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, ses recteurs et ses guides spirituels, ses enseignants et ses élèves ont porté avec abnégation “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah. Ils ont répandu la clarté de la Torah et des Mitsvot par toutes les manières possibles, dans les villes et les pays où la Providence divine les a conduits.
Cette année, le centre des Yechivot Tom’heï Temimim, en plus du soixantième anniversaire de sa fondation, à Loubavitch, célèbre également le dix huitième anniversaire de son installation dans ce pays, introduisant ainsi une chaîne dorée et ininterrompue d’accomplissements pour la Torah et pour la crainte de Dieu.
Un anniversaire n’a pas pour seul but de célébrer une date. Il impose, en outre, d’établir un bilan de ce qui a été accompli au cours de l’année qui vient de s’écouler, afin de développer les réalisations, pendant l’année à venir.
Au cours d’une période troublée, au prix de difficultés et d’efforts exceptionnels, les Yechivot Loubavitch sont parvenues non seulement à exister, mais aussi à se développer, à s’élargir et à s’agrandir, quantitativement et qualitativement. On peut donc imaginer ce qu’elles auraient pu accomplir, dans de meilleures conditions.
Tels sont, précisément, l’exigence et le bilan moral qui doivent être le fait de quiconque a conscience de la valeur de la Torah et du Judaïsme, à l’occasion de cette fête et de ce double anniversaire.
Il est un fait qu’au cours de ces dix-huit dernières années, le centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch s’est largement distingué et a marqué de son empreinte la vie juive en Amérique. Pour autant, on doit connaître l’élévation, dans le domaine de la sainteté et également l’ajout. On ne peut donc pas se contenter des acquis de l’année passée. Il faut aller de l’avant, multiplier l’action, ajouter encore et encore, développer. Pour cela, la participation de chacun est nécessaire et il faut s’élever, ajouter, asseoir sa situation financière et sa collaboration avec les Yechivot Tom’heï Temimim, en général.
Dieu donne l’assurance que : “ à quiconque ajoute, on ajoute ” la satisfaction de tous ses besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction pour tout le bien matériel et spirituel,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°5914
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5914, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[10 Kislev 5718]
Vous ne me dites absolument rien de vos actions pour diffuser les sources(1).
Or, si vous manquez d’empressement, en ce domaine, il ne semble pas étonnant que ce qui vous concerne personnellement s’accomplisse également avec lourdeur. En effet, l’un dépend de l’autre(2).
Notes
(1) De la ‘Hassidout, à l’extérieur. (2) La satisfaction de ses propres besoins et la diffusion de la ‘Hassidout.
Lettre n°5915
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5915, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[10 Kislev 5718]
Je fais réponse à votre lettre de la veille de ce dimanche et à l’information que vous avez transmise, par téléphone, au Rav Hadakov, selon laquelle vous fermerez bientôt votre affaire et vous conserverez uniquement votre fonction de Cho’het pour la volaille.
Je suppose qu’en ce que vous m’écrivez, il n’y a pas la moindre trace de concurrence déloyale. Si c’est effectivement le cas, ce sera en un moment bon et fructueux. Il serait bon que vous placiez dans un tronc de Tsédaka une partie de vos gains à venir. Ceci permettra d’obtenir l’accomplissement de la promesse de Dieu selon laquelle : “ Tu prélèveras la dîme afin de t’enrichir ” et il est affirmé, à ce propos : “ De grâce, mettez-Moi à l’épreuve, en la matière ”.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne ce qui est important pour lui. Dieu fasse qu’en la matière également, vous m’annonciez de bonnes nouvelles.
Sans doute, dans votre ville également, fait-on des préparatifs pour le jour lumineux du 19 Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken, de la ‘Hassidout et de ce qui la concerne. Le mérite de celui dont nous célébrons la joie, l’Admour Hazaken, protégera chacun, au sein de tout Israël, afin de satisfaire les besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, pour une réunion ‘hassidique joyeuse et fructueuse,
Lettre n°5916
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5916, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce vendredi. Puisse le Créateur du monde, Qui le dirige, vous accorder immédiatement le succès d’annoncer uniquement de bonnes nouvelles, lesquelles seront, selon l’expression de nos Sages, “ bonnes pour les cieux et bonnes pour les créatures ”. Si nous méditons à ce qui se passe autour de nous, surtout à notre époque, alors que tous les principes sont remis en cause,
nous pouvons observer que ces éléments sont liés.
En effet, celui qui n’admet pas la nécessité d’être “ bon pour les cieux ”, de servir Dieu, peut être suspecté de négliger également le bien des créatures. Ceci le conduira à avoir des comportements mauvais et nuisibles dans les relations qui s’instaurent entre les hommes.
Vous avez sûrement entendu parler, au moins brièvement, du 19 Kislev, qui approche. Votre lettre me parvient à proximité de cette date et je vous joins donc un fascicule expliquant l’histoire de cette fête. Celui-ci vous intéressera sûrement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5917
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5917, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
à Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de ce vendredi. Vous faites référence à votre intention de réunir la colonie de vacances et d’organiser une fête pour ‘Hanouka. J’en déduis que les préparatifs
en ont été effectués avec l’empressement qui convient, afin que ces deux projets reçoivent de larges dimensions. En effet, on peut vérifier concrètement à quel point importe l’optique adoptée pour renforcer et développer différents aspects, dans ces domaines et, a fortiori, ces accomplissements proprement dits. Un effort particulier est donc justifié, en la matière, même s’il implique un effort. Car, il ne s’agit pas d’un accomplissement ponctuel, mais bien de ce dont on pourra continuer à se servir par la suite.
B) De façon générale, un centre de vacances près de Montréal est non seulement bon, mais aussi important et, même, à mon sens, indispensable. On peut le vérifier concrètement dans les autres domaines. J’écris, je demande tout cela depuis plusieurs années déjà. Je fais référence, en particulier, à un nouvel édifice pour la Yechiva Tom’heï Temimim, de même qu’à l’entrée dans le comité des Cho’hatim ‘hassidiques.
Je ne sais pas qui porte la responsabilité de ce qui va suivre, mais sans doute vous occupez-vous déjà de préparer la fête du 19 Kislev, qui approche. En chaque synagogue, il doit y avoir une réunion ‘hassidique, au moment qui convient. Cela demande non seulement qu’on le rappelle aux personnes responsables, mais aussi qu’on leur conseille l’empressement. Si elles le demandent, quelqu’un de capable doit venir leur faire un discours et leur apporter des explications.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour connaître la réussite en votre œuvre de diffusion des sources à l’extérieur,
Lettre n°5918
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5918, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu votre lettre du 27 ‘Hechvan, qui vient de me parvenir. Je suis surpris que, jusqu’à maintenant, vous ne m’ayez pas écrit pour me faire part de vos activités dans le domaine de l’éducation, d’autant que, semble-t-il, votre effort porte ses fruits.
Vous me dites que vos élèves, quand ils parviennent à un certain âge, vont dans un autre jardin d’enfants, non pratiquant. Il serait bon, sur ce point, d’attirer l’attention des responsables de l’école dans laquelle vous exercez vos fonctions. En effet, vous perdez ainsi, non seulement les élèves eux-mêmes, mais aussi, pour une large part, l’influence exercée sur les parents. Ceci nuit à l’image de votre groupe et, avant tout, au domaine religieux. Il sera sans doute aisé de faire en sorte que votre école s’adapte aux enfants de cinq ans et, plus généralement, qu’elle les conserve jusqu’à leur entrée à l’école ordinaire. Une année, à un âge aussi jeune, peut avoir un impact important sur les enfants. En outre, comme on l’a dit, on pourra ainsi influencer les parents pendant une année de plus.
A n’en pas douter, les femmes ‘Habad de votre entourage profiteront du mois de Kislev, en général, des 10 et 19 Kislev, en particulier, pour développer leur action. J’espère que vous êtes vous même active dans ce domaine et quiconque multiplie son action est digne d’éloge, surtout pour ce qui concerne l’ensemble de la communauté.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et également de ce qui vous concerne personnellement,
Lettre n°5919
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5919, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Kislev 5718,
Brooklyn, New York,
Au jeune Avraham Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre relative à votre voyage à Chicago. Puis, j’ai eu de vos nouvelles par le ‘Hassid, Rav H.M. A. Hadakov(2) et le Rav Ben Tsion Althuiz, qui m’ont appris que vous avez constitué un groupe d’élèves, ce qui m’a fait plaisir. En la matière également, vous mettez sûrement en pratique l’Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la Sainteté, en développant ce groupe quantitativement, par le nombre des élèves et qualitativement, par la teneur des études.
En effet, ces deux dimensions ne sont pas toujours nécessairement liées. Je veux dire qu’il ne faut pas poser comme condition que tous les participants aient le niveau requis, ce qui limite l’accomplissement. Car, le Juif le plus simple est également tenu d’étudier la Torah. Selon moi, il convient donc, d’une part, de multiplier le nombre des élèves, même s’il n’ont pas ce niveau requis, d’autre part, d’augmenter le niveau qualitatif, chaque fois que cela est possible.
Que Dieu vous accorde la réussite en votre mission au profit des autres, ce qui est un grand principe de la Torah, comme le dit Rabbi Akiva, à propos du verset : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. C’est ainsi que vous obtiendrez la réussite, également en ce qui vous concerne personnellement, dans les domaines matériel et spirituel.
Il est sûrement inutile de vous rappeler qu’il convient de se préparer au jour lumineux du 19 Kislev et sans doute transmettrez-vous tout cela à vos élèves.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) A. B. Gabay. (2) Le Rav Haïm Morde’haï Aïzik Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi.
Lettre n°5920
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5920, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Kislev 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Yoél(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, m’annonçant le Melavé Malka, repas de David le roi Machia’h, à l’issue du Chabbat Parchat Vaygach, ainsi qu’il est dit : “ Et, Yehouda se présenta à lui(2) ”. Il en sera effectivement ainsi, dans le monde futur, lorsque “ David, Mon serviteur, sera le roi de tout Israël ”, comme l’explique le Torah Or, de l’Admour Hazaken, au début de la Parchat Vaygach, à la page 44b.
Plusieurs Juifs se réunissent et, “ dès que dix Juifs se rassemblent, la Présence divine se révèle ”. Il s’agit, en outre, du repas du roi David, encore vivant et qui existe, selon le Zohar, Parchat Vaygach, page 207a. Et, les commentateurs de ce texte précisent le sens de cette confrontation entre Yehouda et Yossef. Puisse Dieu faire qu’il en résulte un effort accru en ce qui concerne notre Torah et son luminaire, sa dimension profonde laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Et, la motivation sera conservée par la suite, en tous les jours qui viennent, pour la paix.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Halpern, de Brooklyn. (2) A Yossef. Voir la suite.
Lettre n°5921
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5921, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Kislev 5718,
Aux participants à la réunion ‘hassidique du jour de la
libération et de la victoire de l’Adour Haémtsahi,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre écrite, à cette date, au cours de la réunion ‘hassidique.
Puisse Dieu faire que s’accomplissent les bénédictions que chaque Juif accorde aux autres, en un bien visible et tangible. Vous connaissez la décision du Tribunal céleste, rapportée par l’Admour Hazaken(1), selon laquelle “ ce qu’une réunion ‘hassidique peut accomplir, l’ange Mi’haël ne peut le faire ”.
Une Mitsva en attire une autre et les ‘Hassidim de Toronto organiseront sûrement une réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. L’Admour Hazaken et son fils, l’Admour Haémtsahi soulignent qu’il s’agit bien ici de tête, Roch et non de début. En effet, la tête porte en elle la vitalité de tous les membres du corps et, de même, le Roch Hachana inclut en lui tous les jours de l’année. Puisse Dieu faire que la motivation se poursuive et que l’on en conserve la trace durant toute l’année qui vient.
Avec ma bénédiction pour une réunion ‘hassidiques joyeuse et fructueuse,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5899. (2) Voir, par exemple, la lettre n°5893.
Lettre n°5922
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5922, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Kislev 5718,
Brooklyn,
Vous m’écrivez, à la fin de votre lettre, que vous êtes prêt à faire ce que l’on vous dira. Je suis surpris que vous vous interrogiez, à ce sujet, alors que, depuis plusieurs années, je vous adresse une pluie d’instructions, de requêtes et même d’ordres sur l’action de chacun, qui est une obligation personnelle, à notre époque, incombant à tous sans aucune exception. Le point central de cette action est la diffusion des sources et tout ce qui peut lui venir en aide, c’est-à-dire, au sens simple, la diffusion de la ‘Hassidout, de la manière dont les auditeurs peuvent la comprendre, ainsi que la récitation, de temps à autres, de discours ‘hassidiques.
Or, à ma grande peine, je n’ai pas encore reçu de bonnes nouvelles de tout cela, si ce n’est une courte information, de temps à autre, selon laquelle on aurait récité un texte de ‘Hassidout dans tel endroit. Mais, l’on me présente tout cela comme un événement ayant un caractère exceptionnel et j’ai bien peur qu’il en soit effectivement ainsi. En effet, il arrive très souvent que ce soit le cas. Votre père et vos fils
peuvent et donc doivent agir, pour le compte de ‘Habad, dans votre ville et, depuis le temps, dans votre pays. Mais, à la place d’avoir connaissance des accomplissements des ‘Hassidim, j’entends parler de ce que font les autres, qui conquièrent les différents terrains, les uns après les autres, qui créent une école après l’autre, alors que les ‘Hassidim, et vous les premiers, restent dans l’attente. Parfois, à une date particulière, vous organisez une réunion ‘hassidique et, après chaque action, vous vous reposez pendant quelques mois, jusqu’à la fête suivante.
Bien entendu, mon but n’est pas de vous faire de la morale, mais que vous commenciez enfin à agir concrètement. En effet, le roi Machia’h se tient derrière notre mur et le temps est particulièrement court, alors que le labeur est immense.
La réunion ‘hassidique du 19 Kislev, qui approche, aura sûrement les dimensions nécessaires, ce qui veut dire qu’elle sera particulièrement large. Puisse Dieu faire qu’elle soit un bon début pour que vous assumiez votre mission, précédemment définie.
Bien entendu, tout ceci s’adresse non seulement à vous mais aussi à votre père et à vos frères. Dieu fasse que vous trouviez les mots pour le leur expliquer et pour que ces actions les encouragent, les obligent à faire ce qui leur incombe. Car, rien ne résiste à la volonté.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour une réunion ‘hassidique joyeuse et fructueuse,
M. Schneerson,
Lettre n°5923
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5923, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Kislev 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la maison d’étude Loubavitch
et de l’association ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Kislev, dans laquelle vous m’écrivez que l’on vous propose d’acheter un terrain pour y faire un cimetière. Vous me précisez les avantages de cette proposition. Je suis surpris que vous ne mentionniez pas un seul inconvénient. En effet, différents textes, en particulier la causerie de mon beau-père, le Rabbi, du 19 Kislev 5694(1), précisent qu’en tout ce qui concerne ce monde, le bien et le mal sont mêlés.
Je voudrais savoir, en particulier, s’il ne peut y avoir, en la matière, de la rancœur de la part de la direction du cimetière de la communauté orthodoxe qui, me semble-t-il, vous a proposé et même demandé de vous joindre à son acquisition. Je ne veux pas souligner ce risque, car la proposition dont vous faites état est intrinsèquement bonne. Il ne s’agit donc pas de prendre une position restrictive, bien au contraire. Vous connaissez mon optique, pour tout ce qui concerne les ‘Hassidim, en tout endroit. Comme je l’ai maintes fois précisé à ceux de votre ville, on assiste à une immense opportunité de multiplier l’action dans tous les domaines. Or, on s’en abstient, pour des raisons particulièrement étranges.
Il est clair que chaque action des ‘Hassidim est non seulement judicieuse, mais aussi positive et nécessaire. Puisse Dieu faire que s’accomplisse, en la matière, l’affirmation de nos Sages selon laquelle une Mitsva en attire une autre. De la sorte, chaque acquis, même si on ne le veut pas, développera tous les autres domaines, jusqu’à ce que la connaissance se multiplie et que la prise de conscience suive. Le développement dans tous les domaines est non seulement possible, mais même indispensable. Il ne remettra pas en cause ce qui existe et, bien plus, il contribuera à le renforcer et à l’étendre.
Il résulte de tout cela que, si les inconvénients ne sont pas clairs, il faut effectivement s’efforcer d’acquérir ce terrain. Et, que, de vos jours et des nôtres, vienne la délivrance complète et véritable, que s’accomplisse la promesse selon laquelle “ J’ôterai l’esprit d’impureté de la terre et Dieu effacera les larmes(2)… Il nous fera revivre de deux jours, puis, le troisième, Il nous fera exister et nous vivrons devant Lui ”. Alors, l’âme sera liée au corps, en ce monde matériel et, point essentiel, la vie sera éternelle.
Vous aurez sûrement prévu une réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, qui approche, de la manière qui convient. Ainsi, la trace de ce Roch Hachana sera conservée durant tous les jours de l’année, dans les pensées, les paroles et les actions, au quotidien.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour une réunion ‘hassidique joyeuse et fructueuse,
Notes
(1) 1933. (2) Du fait de la disparition de la mort, qui rendra les cimetières inutiles.
Lettre n°5924
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5924, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi, veille du Chabbat. De façon générale, pour réparer une action qui n’était pas souhaitable, il faut transformer cette action elle-même. En l’occurrence, le problème concernait le Chabbat. Vous devez donc vous engager, prendre la ferme résolution de respecter, à l’avenir, le Chabbat et tout ce qui le concerne, de la manière la plus scrupuleuse. Pour en connaître les Hala’hot, vous devez en acquérir une bonne connaissance, au moins pour tout ce qui concerne l’action concrète. Vous choisirez donc, dans l’abrégé du Choul’han Arou’h, les chapitres relatifs aux lois du Chabbat, s’appliquant dans la pratique et vous les étudierez plusieurs fois, jusqu’à en avoir une bonne connaissance.
Dans tous les domaines, l’aide de Dieu est nécessaire, en particulier pour celui qui a commis une faute et désire accéder à une Techouva sincère. Vous intensifierez donc votre étude de notre sainte Torah, avec élan et ardeur. De la sorte, vous amplifierez l’aide de Celui Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva.
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