Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5864
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5864, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce que vous avez fait jusqu’à maintenant. Vous avez connu des évolutions d’une extrême à l’autre, mais vous avez désormais à cœur de revenir vers le chemin de notre Torah, Torah de vie et de ses Mitsvot. Vous en avez donc intégré la voie.
Il peut parfois vous sembler que des difficultés surgissent sur cette voie. Vous ne devez nullement vous en affecter. Bien souvent, il n’y a là qu’une apparence. Et, même si, parfois, le voile existe vraiment, il reste bien moins important que les obstacles se dressant dans d’autres domaines. En effet, quand un chemin n’est pas celui de la Torah de Dieu, un Juif ne peut pas y connaître la réussite, ce qui inclut également la satisfaction morale. En effet, ceci va à l’encontre de sa nature véritable.
Parfois, la corruption résultant d’un plaisir passager aveugle les yeux des sages et l’on pense alors être heureux, mais, en réalité, “ la fin est amère comme de l’absinthe ”, comme l’établissent différents textes. Bien plus, la pratique concrète établit clairement qu’il en est bien ainsi. Vous êtes heureux, puisque vous suivez, désormais, la voie de la Torah et des Mitsvot. Puisse Dieu faire que vous connaissiez l’élévation d’un accomplissement à l’autre, d’une étape vers l’autre. Et, vous connaîtrez le bien, matériel et spirituel à la fois.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°5865
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5865, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu avec plaisir votre lettre de ce lundi, rédigée avec un esprit beaucoup plus tranquille que la précédente. Puisse Dieu faire que vous en tiriez la leçon pour l’avenir. S’il vous semble qu’un aspect de votre vie n’est pas conforme à votre volonté, vous devez placer votre confiance en le Créateur du monde, Qui accorde Sa Providence à chacun. Ainsi, s’accomplira la promesse bien connue de nos Sages selon laquelle “ tout ce que Dieu fait est pour le bien ”. Au final, ce sera un bien visible et tangible.
Bien que vous ne le mentionniez pas, j’ai bon espoir que vous ne vous contentez pas de la diffusion du Judaïsme effectuée dans le cadre de votre travail salarié, que vous vous y employez également pendant le temps dont vous disposez. En effet, cette diffusion doit être effectuée à tout moment, en particulier à notre époque et aux Etats-Unis. Elle est une Mitsva considérable et essentielle.
Vous me dites que vous êtes inquiet pour l’éducation de votre fils. Vous avez encore le temps de réfléchir à tout cela, d’autant que vous vous consacrez à la bonne éducation et que, vraisemblablement, votre épouse en fait de même. Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ” et vous recevrez donc une immense et véritable satisfaction, c’est-à-dire une satisfaction juive et traditionnelle, de vos enfants.
Je vous joins une copie de ma lettre pour le Roch Hachana passé, dont le contenu reste valable tout au long de l’année. Vous l’utiliserez sûrement pour ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°5866
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5866, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Mar’hechvan, avec ce qu’elle contenait. Votre demande de bénédiction sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de son contenu. Par ailleurs, je vous remercie beaucoup pour votre précieux cadeau, une lettre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous m’interrogez également sur vos enfants. Or, à chacun revient une Mitsva qu’il doit respecter plus scrupuleusement que les autres et que la divine Providence lui permet de déterminer. En outre, pour ce qui vous concerne, vous vous consacrez à l’éducation au sein de la Yechiva Tom’heï Temimim. A ceci s’ajoute un autre point, qui est essentiel. Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ” et, en assurant l’éducation de Ses enfants, on renforce l’éducation des siens propres. C’est une évidence. Et, ce renforcement de l’éducation ne s’adresse pas uniquement aux élèves se trouvant dans les classes. Il prend également la forme d’un effort pour multiplier leur nombre, pour inscrire de nouveaux élèves dans d’autres classes, à l’encontre de ce que vous disiez dans l’une de vos précédentes lettres, dans laquelle vous considériez que ceci n’est pas votre affaire.
Vous évoquez votre nomination pour recouvrer le Maamad(1). Cette décision doit être prise par les ‘Hassidim se trouvant sur place, car elle dépend des conditions locales. Du reste, celui que l’on désire nommer n’est pas objectif, sur son propre compte. Il peut donc faire un écart à droite ou à gauche. En conséquence, il ne peut s’en remettre à sa seule décision, mais doit faire confiance aux ‘Hassidim qui l’entourent et se conformer à leur décision.
Vous me demandez s’il convient de s’abstenir de parler de…(2). Vous ne précisez pas quel intérêt aurait une telle parole, même si elle porte sur la personne la plus basse. Vous citez l’exemple de quelqu’un qui a effectivement adopté une telle attitude. Mais, vous connaissez le principe, retenu par la Hala’ha, selon lequel on ne peut donner un enseignement quand on n’en connaît pas la raison, surtout quand l’aspect négatif des choses apparaît clairement et d’une manière certaine. Une profonde réflexion est donc nécessaire pour découvrir également un aspect positif, que l’on peut atteindre uniquement de cette manière. En outre, à notre époque et dans votre entourage, il convient, en ces jours, de diffuser les sources(3) à l’extérieur. Or, non seulement de telles paroles n’aident pas à y parvenir, mais, bien plus, elles constituent un obstacle et même un obstacle sévère.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
J’ai reçu, en son temps, votre compte-rendu d’activité du 27 Nissan au 10 Elloul.
Notes
(1) La collecte mise à la disposition du Rabbi, dont il assure lui-même la distribution. Le destinataire de cette lettre demandait au Rabbi s’il devait accepter d’en être lui-même le collecteur. (2) Ceux qui marquent leur opposition à la ‘Hassidout. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5867
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5867, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Mar’hechvan et à celle qui la précédait. Bien entendu, je ne suis pas du tout satisfait de ce que je lis entre ces lignes. Vous n’avez pas accordé l’attention nécessaire à la manière dont vous gagnez votre vie. De ce fait, la marchandise que vous avez acquise présente un défaut. Non seulement il y a là un gâchis, ce que le Saint béni soit-Il interdit et qui fait donc partie des Mitsvot, mais, de plus, il y a là une atteinte à la Tsédaka, de la part de quelqu’un qui y destine une part importante de ses revenus.
Bien sûr, le verset dit : “ si tu manges par l’effort de tes mains, tu seras heureux et connaîtras le bien ” et la ‘Hassidout souligne : “ L’effort de tes mains, mais non celui de ta tête ”. La réflexion profonde doit être investie dans la spiritualité et non dans ce domaine. Pour autant, il est clair qu’il faut agir, pour gagner sa vie et c’est à ce propos qu’il est dit : “ L’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. Et, l’on ne peut mener à bien cette action avec les yeux fermés et en faisant uniquement un geste de la main. Il faut réfléchir à la manière d’agir, afin que l’action soit conforme à sa finalité.
J’ai bon espoir qu’à l’avenir, vous suivrez la voie de la Torah, également en la matière. Pour gagner votre vie, vous accomplirez ce qui, d’après les voies de la nature, est susceptible de vous apporter la réussite. Ainsi, Dieu vous accordera Sa bénédiction au delà des voies naturelles. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,
Lettre n°5868
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5868, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat. Selon une affirmation bien connue de nos Sages, quand on prodigue le bien à quelqu’un, on le fait pour de longs jours et de bonnes années. Puisse Dieu faire que vous continuiez à me donner de bonnes nouvelles, en général et, bien sûr, en particulier dans ce domaine, celui de la régularisation des documents officiels. Bien entendu, il est nécessaire, en la matière, de suivre les voies de la nature, ainsi qu’il est dit : “ L’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. Et, quand on emprunte les voies de la nature, Dieu accorde Sa bénédiction de manière surnaturelle.
Vous évoquez la manière dont on rasait auparavant les cheveux des femmes mariées. Il y a, en la matière, plusieurs manières de procéder et plusieurs coutumes, en fonction des différentes communautés et, selon l’expression de nos Sages, “ les uns et les autres sont des Justes parfaits ”. Bien entendu, je fais allusion aux pratiques qui ont pour but de raffermir la crainte de Dieu. Il faut donc vérifier, pour ce qui vous concerne, quelle est la meilleure manière de procéder. Vous agirez en fonction de cela.
Nos Sages disent que “ si le couple en a le mérite, la Présence divine réside en son sein ”. Puisse donc Dieu faire que vous renforciez votre foyer sur la base de la Torah et de son enseignement profond, c’est-à-dire de la ‘Hassidout et de ses pratiques. Bien entendu, l’influence en ce sens que chacun d’entre vous exerce sur son entourage renforce la bénédiction et la réussite que Dieu accorde, en tous vos besoins, dans ce domaine. En effet, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais en proportion largement accrue.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5869
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5869, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, me demandant une bénédiction, du 23 Mar’hechvan. Sans en faire le vœu, lorsque je me rendrai, à la fin de la semaine(2), auprès du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protègera, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément au contenu de votre lettre.
Ce sera alors le “ petit Yom Kippour ” précédant le Roch ‘Hodech Kislev, mois de la délivrance, de la libération de tous ceux qui ont eu le mérite d’avoir part à l’enseignement de la ‘Hassidout et à ce qui la concerne. Et, l’on connaît le dicton de nos saints maîtres, selon lequel le 19 Kislev est le Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques, lesquelles sont, en particulier, l’application du principe selon lequel “ tu lui viendras en aide ”, c’est-à-dire au corps, comme l’explique le Baal Chem Tov. Il convient donc d’exclure les jeûnes et les mortifications.
En outre, l’Admour Hazaken et son fils, l’Admour Haémtsahi soulignent que l’on parle de Roch ‘Hodech, tête et non début du mois. En effet, la tête porte en elle la vitalité de tous les membres du corps et, de même, Roch ‘Hodech porte en lui tous les jours du mois. On sait que tout cela commence pendant le Chabbat qui bénit le mois. Puis, le petit Yom Kippour réalise la préparation permettant toutes les révélations. Nos Sages nous disent qu’en ouvrant un orifice comme une pointe d’aiguille, on obtient une ouverture comme le portique du Sanctuaire, précisément du Sanctuaire, qui était très grand et toujours ouvert, puisque aucune porte ne pouvait le fermer, ce qu’à Dieu ne plaise.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, selon la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, pour “ avoir un hiver en bonne santé ”,
Notes
(1) Le Rav D.M. Shulman de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°5286. (2) A la veille de Roch ‘Hodech.
Lettre n°5870
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5870, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
assume une mission sacrée, le Rav Saadya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 18 Mar’hechvan, dans laquelle vous me dites qu’au cours de votre voyage, vous avez transmis mes salutations aux ‘Hassidim se trouvant dans les endroits que vous avez traversés. Vous me dites également les propos que vous avez tenus devant eux. Puisse Dieu faire qu’ils aient leur effet. Car, si de l’ensemble de la Torah, il est dit : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”, bien au delà de celui qui l’étudie sans intention de l’appliquer, combien plus en est-il ainsi pour la ‘Hassidout et pour tout ce qui la concerne. En effet, nos saints maîtres demandent que l’on établisse une synthèse finale de toute idée.
Vous faites référence à l’étude du français ou de l’arabe(2). Il faut espérer que tout cela soit retardé, car “ lorsque le jugement est remis au lendemain, il est annulé ”. En tout état de cause, il est clair qu’une concertation est nécessaire entre toutes les institutions Ohaleï Yossef Its’hak du pays dans lequel vous vous trouvez actuellement. Ainsi, non seulement il n’y aura pas de positions contradictoires, de l’une à l’autre, mais, plus encore, toutes se viendront en aide. Et, c’est à ce propos qu’il est dit : “ Il s’élève avec lui, mais ne redescend pas ”, ce qu’à Dieu ne plaise. Si une concession est faite, dans un certain endroit, par nécessité, il faut faire traîner les choses dans les autres endroits, d’une semaine à l’autre, d’un mois à l’autre, bien entendu de manière diplomatique.
Je vous adresse ma bénédiction pour votre mission sacrée, dont la dimension profonde, au même titre que celle de notre génération, est la diffusion des sources(3) à l’extérieur. En effet, notre génération est celle du talon du Machia’h, qui sera également celle du début de la délivrance, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Vous avez sûrement transmis expressément mes salutations au grand Rav Ovadya(4) ou bien vous le ferez. Vous le remercierez également, de ma part, pour l’aide qu’il apporte aux institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, Au Maroc, en général et à Sefrou, en particulier.
Notes
(1) Le Rav S.Liberov, de Sefrou, Maroc. Voir, à son sujet, les lettres n°4940 et 6031. (2) Qu’il était demandé d’introduire dans les écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, au Maroc. (3) De la ‘Hassidout. (4) Le Rav David Ovadya, de Sefrou.
Lettre n°5871
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5871, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres. J’ai également reçu une copie de la seconde édition des causeries de Tichri 5717, rédigées pour le prochain Bitaon(2), dont le numéro sur l’Omer a, me semble-t-il, déjà été approuvé. En outre, j’ai également reçu les coupures de presse. Bien évidemment, le mois de Tichri, la période qui le précède et celle qui le suit n’étaient pas propices à relire la copie de ces causeries, ni même tout ce qui concerne le Bitaon. Ceci sera fait à la première occasion et les corrections éventuelles vous seront adressées.
Vous m’interrogez sur le point suivant, qui a été commenté. La cueillette de l’Omer était moins largement diffusée que Sim’hat Beth Ha Choéva, la joie qui marquait, dans le Temple, le moment où l’on puisait l’eau des libations. En effet, cette cueillette commençait pendant la période où l’on sert Dieu à la manière des Justes(3), alors que le mois de Tichri(4) correspond au service de Dieu de ceux qui accèdent à la Techouva. Vous me demandez quelle est l’incidence de cette différence, puisqu’en l’occurrence, il s’agit uniquement d’affirmer le rejet de la position des Saducéens(5).
En fait, la cueillette de l’Omer faisait également l’objet d’une discussion. C’est pour cela que tout était alors fait et dit à trois reprises, comme l’explique le début du chapitre 6 du traité Mena’hot. En fait, la différence résidait dans la joie de ceux qui participaient à ces célébrations. Bien entendu, la joie du prince qui revient de captivité est plus intense que celle du prince qui n’a jamais été captif(6), si toutefois on peut parler de joie dans ce cas.
Il est dit qu’un plaisir permanent n’en est pas un. En outre, les Saducéens exercent une emprise beaucoup plus réduite et faible dans les quatre coudées des Justes, qui n’ont jamais commis de faute, qu’auprès de ceux qui accèdent à la Techouva.
Vous faites référence au libre-arbitre des autres nations. D’après ce qui est dans différents textes de ‘Hassidout, en particulier le Likouteï Torah, Parchat Emor, page 35b et le discours ‘hassidique intitulé “ L’honneur de Ta Royauté ”, de 5660(7), du Rabbi Rachab, on ne peut réellement parler de libre-arbitre que pour l’Essence de Dieu, Qui n’a pas de cause antérieure et donc pour les enfants d’Israël qui sont les fils, par rapport à l’Essence, le Père.
La récompense et la punition des nations du monde se justifient de deux façons :
A) Ces notions ne sont employées, les concernant, qu’au sens figuré et elles n’existent, au sens propre, que chez les Juifs. Il s’agit, en fait, d’une relation de cause à effet(8), comme dans le cas d’un enfant qui tremperait son doigt dans l’eau bouillante. On peut, néanmoins, s’interroger sur ce que dit le Rambam, à la fin du chapitre 5 de ses lois de la Techouva.
B) Pour les Mitsvot qui les concernent, celles des descendants de Noa’h, Dieu, en énonçant l’Injonction, ouvre également deux voies. Il les élève au dessus de leur nature et fait en sorte qu’ils aient le libre-arbitre. C’est ce que l’on peut déduire de l’affirmation de la Michna selon laquelle “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”. Quand un grand Sage donne un ordre à un homme ordinaire, ce dernier s’attache à lui. Or, un tel attachement crée nécessairement un point commun. C’est une évidence.
Conformément à votre habitude, surtout après votre dernière lettre, vous avez sûrement préparé et vous envoyez à la presse des textes qui pourront être publiés pour le mois de Kislev, en particulier le 19 Kislev, Roch Hachana de l’enseignement de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques.
Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, les lettres n°5392, 5906, 5941 et 5993. (2) Le Bitaon ‘Habad, l’organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte. (3) Pendant le mois de Nissan. (4) Quand a lieu Sim’hat Beth Ha Choéva. (5) Qui n’acceptent pas la Loi Orale et donc Sim’hat Beth Ha Choéva, qu’elle instaure. (6) Le premier correspondant à celui qui accède à la Techouva et le second, au Juste. (7) 1900. (8) Entre la bonne action et la récompense ou bien la mauvaise action et la punition.
Lettre n°5872
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5872, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav Chmouel Eléazar(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos deux lettres, dans lesquelles vous me décrivez brièvement vos actions ayant l’objet le plus élevé, la diffusion des sources(2) à l’extérieur. Ceci s’ajoute à ce que vous accomplissez dans la classe préparatoire de la Yechiva Torat Emet.
Puisse Dieu faire que vous intensifiez, en la matière, votre investissement sacré. Selon l’expression bien connue, “ on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté ”. Mais, en la matière, on peut distinguer différents stades. Il faut donc rechercher la plus large proportion, comme l’expliquent nos Sages. Car, il ne suffit pas d’agir. Il faut encore que cette action soit conforme à ce qu’elle doit être. Le simple fait de demander qu’il en soit ainsi apporte la preuve que la possibilité d’y parvenir a été accordée. Tout ne dépend que de la volonté.
Nous approchons de Kislev(3), mois de la délivrance, celle de toutes les personnes qui ont eu le mérite de goûter à l’enseignement de la ‘Hassidout et à tout ce qui la concerne, conformément au dicton de nos saints maîtres selon lequel le 19 Kislev est le Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques.
L’Admour Hazaken et son fils, l’Admour Haémtsahi soulignent que l’on parle de tête et non de début de l’année. En effet, la tête inclut en elle la vitalité de tous les membres du corps. De même, le Roch Hachana porte en lui tous les jours de l’année. La période qui le précède doit le préparer et c’est de cette façon que l’on peut obtenir la bénédiction. Car, nos Sages nous ont fait savoir qu’en pratiquant, pour Lui, une ouverture comme une pointe d’aiguille, on en obtient une comparable au portique du Sanctuaire. Et, il s’agit, en l’occurrence, précisément du Sanctuaire, lequel se distinguait, non seulement par sa taille, mais aussi par le fait qu’il était ouvert en permanence. En effet, il n’y avait pas de portes pour le fermer.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Vous évoquez la coutume d’interrompre le marié qui récite un commentaire de la Torah ou un discours ‘hassidique(4). Cet usage a, vraisemblablement, été introduit pour ne pas infliger un affront à celui qui n’est pas en mesure de le réciter. Vous connaissez la réponse de mon beau-père, le Rabbi, à ce sujet. Le marié doit réciter intégralement le discours ‘hassidique, puis le recommencer et c’est alors qu’on l’interrompra.
Vous faites également référence à l’âge de l’éducation. Vous consulterez, à ce sujet, les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, chapitre 1, paragraphe 6, qui disent : “ de seize ans à vingt quatre ans ” !
Notes
(1) Le Rav C.E. Halpern, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5484. (2) De la ‘Hassidout. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°5882. (4) Ceci fait suite à la lettre n°5726. A ce sujet, voir également les lettres n°5779 et 6007.
Lettre n°5873
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5873, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Mar’hechvan, dans laquelle vous m’exposez les avis divergents des médecins que vous avez consultés.
Un point n’est cependant pas très clair, dans votre lettre. Si les médecins qui ont des avis divergents ont été consultés à des moments différents, cela peut vouloir dire que la situation a évolué, entre-temps. En revanche, s’ils ont été consultés au même moment, cela signifie simplement qu’ils sont en désaccord. En tout état de cause, il faut d’abord essayer de porter une ceinture et voir quel effet cela aura. Peut-être cela sera-t-il suffisant, sans qu’aucun autre traitement ne soit nécessaire.
Je saisis cette opportunité pour vous souligner un point étonnant et surprenant. Les quelques fois que vous étiez ici, plusieurs points n’allaient pas et l’on n’en était pas satisfait. Une fois, vous êtes venu sans l’autorisation de la Yechiva Tom’heï Temimim de votre ville. Une autre fois, vous ne vous êtes même pas présenté à l’examen, ni pour la partie révélée de la Torah, ni pour la ‘Hassidout, alors que celui-ci était organisé par la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim, ici-même, à ma demande. Une autre fois encore, vous avez effectivement passé cet examen, mais vous n’avez pas eu de bons résultats.
Il est bien clair que tout cela n’est nullement satisfaisant, en particulier en notre génération et surtout pour un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim, qui doit être “ une bougie pour éclairer ”, c’est-à-dire exercer une influence positive sur les autres. Pour cela, il est essentiel de donner le bon exemple et, de cette formulation affirmative, on peut également en déduire une négative. C’est une évidence.
Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, tout cela soit rectifié, de la manière expliquée dans la lettre de l’Admour Hazaken, Iguéret Ha Techouva, à la fin du chapitre 9 : “ Celui qui avait l’habitude de lire une page en lira deux ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5874
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5874, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, cumule de multiples réalisations,
le Rav Chlomo, qui est appelé docteur Ehrman,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai vu, ces dernières années, dans un périodique paraissant en Suisse, un passage relatif au jour lumineux du 19 Kislev(1). Je me permets donc de vous adresser une brochure relative à cette fête. Il sera sûrement possible de l’utiliser ou bien de se servir de son contenu afin d’expliquer la signification de cette date dans les milieux qui, pour une quelconque raison, n’en ont pas encore connaissance.
Si, de tout temps, il a été demandé de se servir de tous les moyens pour mener campagne afin de renforcer le Judaïsme et de le diffuser, combien plus est-ce le cas en notre génération orpheline. Parallèlement, on perçoit actuellement une profonde déception face aux idoles des différents idéalismes que l’on rencontre dans la rue. Cette déception a provoqué la prise de conscience qu’il faut se fixer un objectif véritable, un but dans la vie, mener une vie juive. Quiconque guide ceux qui cherchent vers un chemin véritable, conduisant vers cet objectif, la voie de la Torah et des Mitsvot, sauve une âme juive. Bien souvent, c’est ainsi l’ensemble d’une famille qui est sauvée et parfois même tout le milieu dans lequel on évolue(2). Le mérite de ce qui est public vient en aide à tous ceux qui font des efforts en ce sens et fait que leur intervention soit fructueuse.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre action pour soutenir la Tradition d’Israël, qui, à n’en pas douter, multiplie les bénédictions de Dieu pour ce qui vous concerne personnellement, comme l’affirme, dans Sa Torah, Celui Qui donne la Torah.
Avec mes respects et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
N. B. : Conformément à votre demande, il a été demandé au secrétariat de vous envoyer les lettres adressées à tous et les appels.
Notes
(1) Dont le destinataire de cette lettre est l’auteur. (2) Grâce à l’influence exercée par cette personne sur sa famille ou sur son milieu.
Lettre n°5875
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5875, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 17/11, dans laquelle vous me parlez de vos études et des difficultés que vous rencontrez pour observer le Chabbat. En effet, certains vous demandent de vous rendre à l’école en ce jour.
Il serait bon de vous adresser au Rav de votre communauté et de lui demander qu’avec les responsables communautaires, il fasse tout ce qui est en son pouvoir pour intervenir, en la matière. Il pourra expliquer à la direction de l’école la grande importance du Chabbat, le fait, en particulier que celui-ci est considéré, selon nos Sages, comme l’ensemble des Mitsvot.
Même si vous vous arrangez, pour le Chabbat, d’une manière positive, il est bien évident qu’il reste particulièrement judicieux d’envisager la suite de vos études au séminaire de Tanger. Il me semble que l’on y reçoit également une formation séculaire. Vous pourrez donc suivre ces cours, quand vous vous trouverez là-bas.
Vous expliquerez à vos parents que Dieu accorde Sa Providence à chacun et à chacune, qu’Il nourrit et soutient chacun, avec bonté, grâce, bienveillance et miséricorde. S’ils vous autorisent à poursuivre vos études dans ce séminaire, où l’on se consacre également aux études sacrées, vous vous y rendrez au plus vite. Bien entendu, tout ceci vous aidera à vous installer dans la vie, par la suite. Je suis donc surpris que l’on retarde cela, pendant un certain temps. Puisse Dieu faire que cette intervention soit fructueuse également.
Je suis sûr que vous prononcez au moins une prière, tous les matins et également tous les soirs, avant d’aller vous coucher. Que Dieu vous accorde le succès de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Mon secrétariat ne rédige pas en français. C’est pour cela que la présente est énoncée dans la Langue sacrée. En revanche, vous pouvez continuer à m’écrire dans cette langue, à l’avenir, car je la lis.
Lettre n°5876
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5876, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 ‘Hechvan 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la synagogue de rite Ari Zal
“ les hommes de Loubavitch ”, à Dorchester et, à leur tête,
à monsieur Menaché Vinacur, son président et
à ses amis, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur la coutume selon laquelle l’officiant porte un Talith pour les prières de Min’ha et d’Arvit :
A) Comme vous le savez, selon les coutumes de Loubavitch, instaurées depuis plusieurs générations, l’officiant ne porte pas de Talith pour Arvit et Min’ha, y compris à Roch Hachana et, combien plus, pour le Chabbat et les fêtes. Nos saints livres en expliquent la raison et certains emploient même des termes très fermes, à ce propos. Comme vous le savez également, d’autres communautés ont adopté une pratique différente, tout comme il existe des différences entre les ‘Hassidim et ceux qui ne le sont pas, ou bien entre les ‘Hassidim, en général, d’une part et, d’autre part, les ‘Hassidim ‘Habad, adoptant la coutume du Ari Zal, dans leur prière et en tous les usages qui lui sont rattachés.
B) Votre synagogue s’appelle “ rite Ari Zal – les hommes de Loubavitch ”, ce qui veut bien dire que l’on y a toujours adopté les coutumes de Loubavitch et du Ari Zal. Il faut donc mettre en pratique l’enseignement des Sages selon lequel : “ vous ne modifierez pas les usages de vos ancêtres ”.
C) Bien évidemment, il ne doit pas y avoir de dispute entre les Juifs, ce qu’à Dieu ne plaise, encore moins dans un endroit sacré, même s’il s’agit d’y maintenir une coutume comme celle qui vient d’être citée, bien qu’elle ait été adoptée depuis plusieurs générations. Toutefois, j’ai bon espoir et je veux croire que, si l’on explique à vos membres la raison pour laquelle l’officiant ne porte pas de Talith, pour Min’ha et Arvit, de même que la transmission de cette pratique par nos maîtres, d’une génération à l’autre, nul ne voudra aller à l’encontre de la Tradition.
D) Ce qui vient d’être dit concerne uniquement Min’ha et Arvit, mais non les Seli’hot. Pour ces dernières, il est de coutume, dans toutes les communautés, que l’officiant porte un Talith.
La Michna enseigne que : “ le Saint béni soit-Il ne trouva pas d’autre réceptacle contenant la bénédiction pour Israël que la paix ”. Puisse donc Dieu faire que la paix règne dans votre synagogue, d’une manière sans cesse accrue. Comme nous le disons dans la prière, “ les élèves des Sages multiplient la paix dans le monde ”. Chacun fera donc ce qui dépend de lui, en la matière et Dieu exaucera les prières de tous. Il accédera aux requêtes, matérielles et spirituelles, qui sont formulées devant Lui.
Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles. Vous me direz également que votre synagogue connaît l’élévation, dans la prière, les cours de Torah et le don de Tsédaka.
Avec ma bénédiction pour tout le bien,
Lettre n°5877
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5877, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 ‘Hechvan 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chmouel Pin’has(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous adresse une copie de ma lettre(2) à la direction de la synagogue, de rite Ari Zal, “ Les hommes de Loubavitch ”.
S’il n’est pas possible, d’une manière agréable et pacifique, de maintenir notre coutume, expliquée par le Hayom Yom, à la date du 19 Kislev 5703, selon laquelle l’officiant ne porte pas le Talith pour la prière de Min’ha, vous obtiendrez au moins que celui-ci le porte sur les épaules et non sur la tête. La raison peut être trouvée dans le Ma’hzor intégral, troisième édition, en bas de la page 440.
En tout état de cause, il s’agit de responsables communautaires et d’hommes bien plus âgés que vous. Il faut donc leur présenter des excuses, faire en sorte qu’ils soient satisfaits. En outre, vous obtiendrez, de cette façon, bien plus qu’avec une réaction vive, par exemple.
Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav C.P. Krinsky, de Dorchester. (2) Il s’agit de la lettre précédente.
Lettre n°5878
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5878, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Perets(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Mar’hechvan, relatant, bien que d’une manière très concise, la réunion ‘hassidique de ce mois de Tichri.. Vous envisagez également la fixation d’un cours.
Je suis un peu surpris que, parmi tous ces cours, il n’y en ait pas un qui porte sur les lois usuelles, qui sont nécessaires au quotidien. Si cela a, de tout temps, été nécessaire, comme l’indique l’introduction au Choul’han Arou’h des fils de l’auteur(2), combien plus est-ce le cas de nos jours, en cette génération orpheline, alors que le manque de connaissance de ces lois est effroyable.
Au final, il est bien dit que “ garder les Mitsvot est toute la finalité de l’homme ”(3). Sans doute trouverez-vous le moment et la manière qui conviennent pour enseigner tout cela. Puisse Dieu faire qu’en la matière également, vous parveniez à me donner de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav P.Motchkin, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°5309. (2) L’Admour Hazaken. (3) Ce qui suppose la connaissance des lois.
Lettre n°5879
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5879, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Mar’hechvan. Vous m’annoncez une bonne nouvelle, puisque vous me dites que plusieurs voisins indésirables ont quitté leur appartement et qu’ils ont été remplacés par de bons voisins. Puisse donc Dieu faire que vous m’annonciez également de bonnes nouvelles sur les autres points que vous évoquez.
Vous me dites aussi qu’il y a un an environ, vous avez acheté une maison dans un autre quartier, qui vous cause sans cesse des ennuis. Une telle situation est très fréquente, quand on ne prélève pas la dîme, au moins le dixième des revenus de cette maison, pour la Tsédaka. Si c’est effectivement le cas pour ce qui vous concerne, si, jusqu’à maintenant, vous n’avez pas donné de Tsédaka et, comme vous le savez, nos Sages disent que l’on n’en établit pas le compte de façon précise, ce qui veut dire que l’on en donne un peu plus que le dixième, vous devez, bien entendu, aussitôt réparer tout cela. Il serait bon également de donner maintenant la dîme que vous n’avez pas prélevé, pendant les mois passés. Le Saint béni soit-Il dit, de la Tsédaka : “ De grâce, mettez Moi à l’épreuve, en la matière ” et nos Sages expliquent : “ Prélève la dîme afin de t’enrichir ”. A n’en pas douter, cette promesse s’accomplira dans votre cas.
J’espère qu’au moins à l’avenir, vous adopterez les trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya. Mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, a maintes fois souligné que celles-ci concernent chacun et ont un effet propice, dans différents domaines. Quant à votre épouse, elle respectera la coutume des femmes juives vertueuses, consistant à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5880
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5880, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 ‘Hechvan, dans laquelle vous me faites part des difficultés que vous avez à vous fiancer. Vous me dites avoir vu, dans de nombreux livres et traités, qu’il faut rechercher une femme issue d’une grande famille et vertueuse.
Vous connaissez l’enseignement de nos Sages selon lequel toutes les jeunes filles juives sont gracieuses. Bien entendu, la beauté véritable, telle qu’elle est définie par les Sages, a une portée spirituelle. De même, ils disent, dans le traité Yebamot 63a, que “ le fiancé connaît la chute, par rapport à son niveau et, dès lors, il se marie ”. Il est clair que toutes les qualités mentionnées dans votre lettre sont dignes d’être recherchées. Mais, il est tout aussi évident qu’il est diverses manières de rechercher et qu’on doit le faire avec bienveillance.
En fonction de ce que vous écrivez, mon conseil est le suivant. Confiez cette recherche à la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim dans laquelle vous faites vos études. Il serait, bien évidemment, très judicieux qu’il s’agisse d’une étudiante du Beth Rivka. Le simple fait qu’elle se trouve dans cette école fait la preuve de sa droiture et de sa crainte de Dieu. Elle la fréquente, en outre, avec l’accord de ses parents, ce qui prouve que ces derniers craignent également Dieu.
La pratique montre que, si l’on ne prête pas attention à ce qui est uniquement accessoire et, encore moins, à ce qui n’a aucune importance, si l’on recherche, par exemple, la crainte de Dieu et la pudeur, Dieu accorde la réussite et, en plus de ces points essentiels, on trouve également l’accessoire.
Bien entendu, comme c’est le cas dans tous les domaines, un homme doit faire tout ce qui est en son possible afin de multiplier l’aide de Dieu, c’est-à-dire, en l’occurrence, renforcer son engagement à la Torah et aux Mitsvot, partie révélée de la Torah et ‘Hassidout, pratique des Mitsvot de la meilleure façon et influencer ses amis pour qu’ils en fassent de même.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5881
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5881, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples accomplissements, le Rav Yochoua(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 13 Mar’hechvan, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous m’annoncez l’accès à la pratique des Mitsvot de votre petit-fils David, qui a été célébré ce Chemini Atséret, de même que celui de votre petit-fils Noa’h, qui le sera pendant le Chabbat Parchat Vaychla’h(2), désormais proche. Vous connaissez les merveilleux propos de nos Sages, concernant la Bar Mitsva (Zohar ‘Hadach, Béréchit 15, 4), que voici :
“ Ce jour-là, le Juste se doit de se réjouir en son cœur, comme s’il entrait sous le dais nuptial. Par ce mérite, le Saint béni soit-Il le revigorera et fera joyeusement annoncer devant lui : ‘Sortez et voyez, filles de Tsion’ ”. Vous consulterez également le Zohar, tome 2, page 98a, qui applique à la Bar Mitsva l’affirmation du roi David, selon laquelle Dieu lui dit : “ Tu es mon fils, Je t’ai enfanté aujourd’hui ”. Tout ceci est expliqué par les Rechimot du Tséma’h Tsédek, à cette référence.
Puisse Dieu faire que, pendant de longs jours et de bonnes années, vous conceviez un plaisir véritable, un plaisir ‘hassidique de tous vos enfants. Ceci vous fera retrouver la force de votre jeunesse, afin d’agir pour le renforcement et la diffusion du Judaïsme, d’un Judaïsme véritable et sans compromis, dans l’esprit de la Tradition d’Israël.
Bien plus, nous nous approchons du mois de Kislev, celui des miracles, de la délivrance, de la victoire de Ta Torah et des Décrets de Ta Volonté, car “ J’ai pris une Décision, émis un Décret. Tu n’es pas autorisé à les remettre en cause ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.Sheftman, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°5695. (2) Cette année-là, le 14 Kislev.
Lettre n°5882
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5882, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Mar’hechvan et à celle qui la précède. Conformément à son contenu, puisse Dieu faire qu’une amélioration se manifeste, que la situation évolue réellement, en tous les points que vous citez et, plus généralement, en tout ce qui concerne ‘Habad, en Terre Sainte. Ainsi, puisque l’on peut se permettre cette comparaison, on accomplira ce qui est dit dans Iguéret Ha Techouva, à la fin du chapitre 9 : “ Celui qui avait l’habitude de lire une page en lira deux ”.
Bien plus(2), nous approchons du mois de Kislev, celui de la délivrance et de la victoire, délivrance de tous ceux qui ont eu le mérite de goûter à la ‘Hassidout et à ce qui la concerne. Conformément au dicton bien connu de nos saints maîtres, le 19 Kislev est le Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. L’Admour Hazaken et son fils, l’Admour Haémtsahi commentent l’expression Roch ‘Hodech, tête et non début du mois. En effet, la tête porte en elle la vitalité de tous les membres du corps. De même, le Roch ‘Hodech porte en lui tous les jours du mois, de sorte que tout ce qui le concerne commence dès le Chabbat qui bénit le mois.
C’est aujourd’hui le “ petit Yom Kippour ”(3), préparation du Roch ‘Hodech et donc également de tout ces points, desquels dépendent toutes les bénédictions. Nos Sages soulignent qu’en ouvrant une pointe d’aiguille, on peut obtenir une ouverture comme le portique du Sanctuaire. Or, il s’agit bien ici du Sanctuaire qui, outre sa taille imposante, était toujours ouvert, car aucune porte ne le fermait, ce qu’à Dieu ne plaise.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav E.Karasik, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4963. (2) Ce paragraphe fut écrit à de nombreuses personnes. Voir également la lettre n°5872. (3) D’ordinaire la veille de Roch ‘Hodech. En l’occurrence, Roch ‘Hodech était dimanche et ce jour était donc avancé au jeudi.
Lettre n°5883
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5883, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 ‘Hechvan et à celle qui la précédait :
A) Quels sont les principes permettant de choisir son chemin dans la vie, lorsque plusieurs voies se présentent à soi ?
Vous m’avez déjà posé cette question, il y a quelques temps. Il me semble vous avoir répondu qu’en la matière, comme pour tout ce qui concerne l’homme, il faut rechercher l’enseignement à la source, laquelle est celle de tous les enfants d’Israël, notre Torah, Torah de vie. De fait, Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement. Or, l’étude de la Torah est une obligation perpétuelle, qui n’a pas d’interruption. En outre, elle conduit à l’action, perpétuelle également. Ainsi, les actions de tous les instants de la vie d’un Juif sont les conséquences de l’étude. C’est une évidence.
B) Dieu sait, à l’avance, tout ce qui va se passer. Dès lors, comment parler de libre-arbitre ?
Beaucoup de choses ont été imprimées, écrites et dites, à ce sujet, par les tous premiers comme les tous derniers de nos Sages. Comme c’est souvent le cas, la meilleure explication est celle qui est donnée par l’exemple. Ainsi, si un homme sait lire l’avenir et a connaissance du fait qu’à tel moment, telle personne agira de telle façon, il est clair que le libre-arbitre de cette dernière n’est pas pour autant remis en cause par cette connaissance.
C) La prière est basée sur la méditation et vous m’écrivez que vous ne savez pas méditer.
La médiation, en général, celle qui précède la prière, en particulier, est instaurée par la Michna, selon laquelle “ on commence à prier uniquement avec un sentiment d’humilité ” et vous consulterez les commentateurs, à ce sujet. Comment méditer et sur quel thème ? Différents textes répondent à cette question, en particulier le saint Tanya et le Kountrass Ha Tefila, du Rabbi Rachab, parmi tant d’autres.
Vous participerez à la réunion des ‘Hassidim, surtout celle du 19 Kislev. Puisse Dieu faire que vous en conserviez la trace tout au long de l’année.
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