Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5802
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5802, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5718,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre qui, vraisemblablement, a croisé la mienne, vous souhaitant une bonne année, que vous avez sûrement reçue en son temps. La présente a été retardée, à cause des fêtes.
Vous écrivez et vous soulignez que, malgré mes engagements communautaires, mon temps est également consacré aux besoins personnels de chacun. Cela ne vous étonne sûrement pas, car vous connaissez l’optique de la ‘Hassidout ‘Habad, de même que celle de la ‘Hassidout, en général, recherchant le bien de chacun. Vous savez également que la Mitsva d’aimer son prochain reçoit un éclairage et une emphase spécifiques, dans la ‘Hassidout, demandant que l’on se consacre pleinement aux besoins des autres. Certes, chaque créature est limitée, dans le temps et dans l’espace mais, comme vous le savez, nos Sages disent que “ une Mitsva en attire une autre ” et celui qui fait des efforts, de la manière qui convient, pour aider son prochain, n’en est nullement gêné dans ses activités communautaires. Bien au contraire, il reçoit la bénédiction dans les deux domaines à la fois.
En outre, un individu, de la manière dont la ‘Hassidout le considère, constitue, à lui seul, une communauté potentielle. En effet, qui peut évaluer le grand nombre qui découle d’un seul individu ? Quiconque utilise pleinement ses capacités, dans la direction qui convient et avec l’objectif souhaitable, s’attache ainsi à la source du bien et de la sainteté, laquelle est infinie. Dès lors, toutes les difficultés disparaissent.
A ce sujet, il convient de remarquer qu’en observant les évolutions, d’une génération à l’autre, dans le monde des sciences profanes, on peut constater à quel point ses conclusions se rapprochent de plus en plus de celles de notre Torah, Torah de la Tradition d’Israël. C’est en particulier le cas à notre époque et ces dernières années. En effet, on a découvert qu’une infime quantité(2) possède une immense énergie au point que notre période, dans son ensemble, est qualifiée d’atomique.
Dans votre lettre, vous ne dites rien de votre état de santé et je vois, en cela, un bon signe. Vous avez cessez de penser à ce qui s’est passé, ce qui est effectivement l’attitude d’un homme en bonne santé, ne pensant pas aux membres de son corps(3).
Je conclus en faisant référence au début de votre lettre, m’annonçant que vous envisagez l’achat d’un appartement. Puisse Dieu faire que votre décision, quelle qu’elle soit, vous apporte la bénédiction selon laquelle “ celui qui change d’endroit, change de Mazal ”, pour le bien et pour la bénédiction, ou bien, selon la formule traditionnelle, pour un bien visible et tangible, perceptible également à nos yeux de chair.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) M. Yaari. Voir, à son sujet, la lettre n°3237. (2) Un atome. (3) Auxquels on pense précisément quand ils sont douloureux.
Lettre n°5803
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5803, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’association de bienfaisance,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis largement,
J’ai reçu, avec plaisir, le compte-rendu de l’activité de votre association, au cours de l’année passée, même si les résultats auraient dû être plus grands et plus larges. En effet, à cause de nos nombreuses fautes, nous n’avons pas encore obtenu l’accomplissement de la prière : “ Au sein de Ton peuple, Israël, l’un n’aura pas besoin de l’autre ”. Néanmoins, j’ai bon espoir que chacun d’entre vous fera ce qui dépend de lui, et influencera ses amis et ses connaissances pour qu’ils en fassent de même, afin que l’on multiplie les moyens de la caisse de bienfaisance, dans toute la mesure du possible et au plus vite.
Bien plus, nos Sages disent que la Tsédaka est considérée comme l’ensemble des Mitsvot, comme l’expliquent différents textes, en particulier les chapitres 34 et 37 du Tanya. Au sein même de la Tsédaka, la bienfaisance en est la forme la plus élevée, comme le tranche le Choul’han Arou’h. Vous consulterez également le discours ‘hassidique intitulé : “ Quiconque prend les créatures en pitié ”, imprimé dans le fascicule n°61.
Il est dit que : “ Je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent et respectent Tes Commandements ” et je vous joins donc un chèque, à titre de participation symbolique, pour votre caisse de bienfaisance.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction pour tous ceux qui font des efforts et se consacrent à ce fonds, avec les membres de leur famille, pour la satisfaction de leurs besoins matériels et spirituels,
Lettre n°5804
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5804, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce que vous avez vécu. Vous êtes enfin parvenu à la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, dans laquelle vous poursuivez vos études.
Nos Sages constatent que tous les débuts sont difficiles, mais, en l’occurrence, le début appartient déjà au passé. A l’avenir, les difficultés que vous rencontrez s’amenuiseront. Vous connaîtrez l’élévation, d’une manière sûre et avec succès. Comme le soulignent nos maîtres, tout cela ne dépend que de votre détermination. Si vous le désirez, avec l’énergie qui convient, vous vous élèverez effectivement, d’une étape vers l’autre.
Vous avez sûrement profité du mois de Tichri, qui vient de s’écouler, pour raffermir votre résolution, particulièrement bonne et judicieuse, celle d’être un Juif en bonne santé, morale et physique à la fois. En effet, disent nos Sages, “ les deux cent quarante huit Injonctions correspondent aux deux cent quarante huit membres et les trois cent soixante cinq nerfs, au trois cent soixante cinq Interdits ”. Bien entendu, cela n’est pas le fait du hasard. Il en est ainsi parce qu’il y a une correspondance entre eux.
Vous connaissez sans doute les trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, qui concernent chacun. En tout état de cause, vous les adopterez, à l’avenir.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, dans la pratique la meilleure des Mitsvot et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5805
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5805, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qui s’est passé et, en particulier, la faillite récente d’une entreprise.
Il est bien clair qu’il ne faut pas se décourager, ce qu’à Dieu ne plaise, en particulier en notre génération, puisque nous sommes comme “ des tisons sauvés du feu ”(1), au moyen de miracles évidents accomplis par Dieu. Ainsi, chacun peut raffermir sa conviction en la vérité absolue, selon laquelle tout est soumis à la Volonté de Dieu. Pour autant, le Créateur du monde souhaite que l’on emprunte les voies de la nature. De la sorte, Il accorde Sa bénédiction et Sa réussite, transcendant les voies de cette nature, ainsi qu’il est dit : “ L’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. A mon avis, vous devez donc adopter une activité commerciale ou bien une fonction qui vous permettra d’utiliser vos capacités et vos connaissances. Vous ferez tout cela en raffermissant votre confiance en Dieu.
En fonction de ce qui vient d’être dit, il est clair qu’il y a là uniquement un réceptacle(2). Vous devez donc intensifier votre pratique de la Torah et des Mitsvot. De la sorte, Dieu, Qui donne la Torah et les Mitsvot, vous accordera Ses bénédictions en tous vos besoins. Vous prendrez, en particulier, la décision de prélever un peu plus du dixième de vos gains pour la Tsédaka. Il serait bon de donner également un certain montant, d’avance, sur les profits que Dieu vous permettra de réaliser bientôt. Ceci fera la preuve de votre confiance en Celui Qui assure la subsistance de tous. Comme l’expliquent différents textes, l’un des moments propices pour donner de la Tsédaka, chaque jour de semaine, est avant la prière du matin.
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) A l’issue des massacres de la seconde guerre mondiale. (2) Le travail est un réceptacle pour la bénédiction divine, qui permet d’obtenir sa subsistance.
Lettre n°5806
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5806, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5718,
Brooklyn,
Au jeune ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 28 Elloul et celle du 9 Tichri, adressées à mon secrétariat. Je suis surpris qu’il ait fallu vous souligner la nécessité de maintenir le contact avec cette personne. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, il soit inutile de recevoir de telles précisions de quelqu’un d’autre, pour tout ce qui concerne les anciens élèves de Ohaleï Yossef Its’hak à Melbourne. Il serait judicieux que l’un d’entre vous s’occupe de retrouver les adresses de tous les anciens élèves, de leur écrire pour leur transmettre des vœux de bonne année, pour les encourager, pour leur souhaiter une bonne fête. On peut vérifier concrètement que ceci est salutaire, matériellement et spirituellement, pour ceux qui écrivent ces lettres et pour ceux qui les reçoivent. En outre, cet usage sera bénéfique également pour la Yechiva, du point de vue financier.
Vous me dites aussi que vous ne savez pas clairement à qui envoyer(2), ce qui explique votre inertie. Je suis surpris que vous ayez un doute, en la matière. Chaque fois que l’on ne sait pas à qui s’adresser, en effet, on se tourne vers le département central, qui fait suivre la demande à celui qu’elle concerne. En l’occurrence, ce département central est mon secrétariat.
Vous avez sûrement profité des jours de Tichri, en général et du temps de notre joie(3), en particulier, pour diffuser les sources(4). J’attends des nouvelles bonnes et détaillées.
Avec ma bénédiction,
L’expédition de la présente a été retardée et, entre temps, j’ai reçu votre lettre du 1er Mar’hechvan. Je vous en remercie. Vous faites référence à un magicien(5). A l’avenir, vous vérifierez à l’avance si cela(6) est permis, en fonction du Choul’han Arou’h, Yoré Déa, au chapitre 179.
Notes
(1) Le Rav A.Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°5068 et 6053. (2) Vraisemblablement à qui envoyer, à New York, les demandes d’aides pour l’Australie. (3) La fête de Soukkot. (4) De la ‘Hassidout. (5) En anglais dans le texte. (6) Avoir recours à ses services pour distraire les enfants.
Lettre n°5807
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5807, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Naftali Hertz(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous êtes un descendant, en droite ligne, comme vous le précisez vous-même, du Juste, le grand Rav et ‘Hassid, Rabbi Pin’has de Korits. J’ai donc bon espoir que vous connaissez le mérite et la responsabilité d’un héritier. Bien plus, un héritage en droite ligne n’a pas d’interruption et si, dans le domaine matériel, un fils hérite de tous les biens de son père, combien plus est-ce le cas, dans la dimension morale. Dans ce dernier cas, néanmoins, il s’agit d’une bougie qui en allume une autre(2). Vous consulterez également le traité Edouyot, à la fin du chapitre 2, selon lequel “ le père confère un mérite au fils ”. Les commentateurs disent qu’il en est ainsi de façon naturelle. Combien plus est-ce le cas selon la voie de la Torah et des Mitsvot.
Bien plus, en conséquence de tout cela, vous vous efforcez sûrement de diffuser les sources de la ‘Hassidout en tout endroit que vous pouvez atteindre. Car, rien ne résiste à la volonté, en particulier à notre époque, alors que l’on peut constater, dans tous les milieux, à quel point le cœur d’Israël est en éveil. C’est une évidence. Je serais heureux d’avoir de bonnes nouvelles des actions que vous menez en ce sens. En effet, le mérite de vos ancêtres vous vient en aide.
A cette occasion, je vous souligne l’importance des trois études, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya, qui sont bien connues. Comme nous l’avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, celles-ci concernent chacun et elles ont un effet propice, dans différents domaines.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav N.H Shapiro, d’Anvers. (2) Sans qu’il ne manque rien à sa flamme, alors que, dans le domaine matériel, il y a bien passage des biens du père au fils.
Lettre n°5808
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5808, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Reouven(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour au cours duquel deux fois fut dit le mot “ bon ”(2), m’annonçant une bonne nouvelle de l’état de santé de cet homme, auquel Dieu accordera longue vie, de même que de vos actions, à l’issue de la fête de Soukkot, pour répandre les sources(3), dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles toujours et tous les jours, d’un bien visible et tangible, en vos préoccupations personnelles et en vos réalisations communautaires. De fait, les unes dépendent des autres, en particulier chez les ‘Hassidim. Car, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi(4), selon lequel “ un individu est une communauté ”. Et, tout ne dépend que de votre volonté.
Votre récompense vous sera accordée selon l’attribut de Dieu, c’est-à-dire “ mesure pour mesure ”, mais en proportion largement accrue. Quand quelqu’un fait des efforts pour améliorer la situation des Juifs, matériellement ou spirituellement, il reçoit lui-même la réussite en tous ses accomplissements, physiques et moraux, comme l’expliquent, à maintes reprises, nos saints livres.
Vous avez sûrement profité aussi des jours de Chemini Atséret et de Sim’hat Torah, selon les explications des ouvrages de ‘Hassidout. Puisse Dieu faire que la joie se prolonge tout au long de l’année.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav R.Kaminetski, de Kfar ‘Habad. (2) Lors de la création, le mardi. (3) De la ‘Hassidout, à l’extérieur. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°4558, 4577 et 5950.
Lettre n°5809
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5809, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec plaisir, votre lettre du 27 Tichri, dans laquelle vous faites état de la bonne décision que vous avez prise avec vos associés, concernant la Tsédaka. Dieu dit : “ De grâce, mettez-Moi à l’épreuve, en la matière ” et il y a bien là une requête, de Sa part. Comme le précise, au préalable, ce verset : “ Apportez toutes les dîmes. Et, Je vous accorderai une bénédiction, jusqu’à ne plus pouvoir dire : cela suffit ”.
Certes, la Hala’ha tranche que : “ Vous ne mettrez pas Dieu à l’épreuve ”. Pour autant, la Tsédaka fait exception à ce principe et, pour ce qui la concerne, Dieu Lui-même demande d’être mis à l’épreuve. On peut donc avoir la ferme conviction que le Saint béni soit-Il tiendra Sa promesse, en ce domaine. De la sorte, vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles, concernant la vente des maisons. Vous-même et vos associés, vous tiendrez votre engagement, avec joie et enthousiasme.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°5810
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5810, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la fin de Tichri, dans laquelle vous me dites que vous souhaitez poursuivre vos études à la Yechiva et, plus précisément, à la Yechiva ‘Habad de Lod, car vous avez déjà fréquenté, au préalable, une Yechiva ‘Habad. Toutefois, vous avez maintenant vingt deux ans.
Votre projet est particulièrement judicieux. A votre âge, en effet, vous vivez des années de préparation et de raffermissement pour toute la durée de votre vie. Or, le bonheur d’un Juif, non seulement moral, mais aussi physique et la dimension profonde de son être dépendent de la Torah et des Mitsvot, sont basés sur elles. On se rapproche de tout cela et, avec le temps, on en a connaissance et on le ressent, grâce à l’étude de la ‘Hassidout et à l’adoption de ses pratiques.
Ainsi, la préparation a bien un intérêt, qui est même particulièrement important. Il n’y a donc pas seulement là, ce qu’à Dieu ne plaise, du temps qui n’est pas bien utilisé, ou pas comme il le faudrait, selon votre expression, à la fin de votre lettre. Car, rien ne résiste à la volonté. Si vous étudiez la Torah avec ténacité, vous connaîtrez la réussite et ceci vous viendra en aide, tout au long de votre vie, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour que vous connaissiez la réussite,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5811
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5811, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5718,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec plaisir. Vous me décrivez brièvement ce que vous devenez et vos actions, dans le domaine de la sainteté, depuis que vous étiez ici. Je suis surpris que vous ne me disiez pas comment vous avez assumé vos fonctions d’officiant. J’ai bon espoir que cela s’est très bien passé et, à n’en pas douter, le Saint béni soit-Il a tenu Sa promesse, comme le dit le premier chapitre d’Iguéret Ha Techouva, de sorte que votre prière a été exaucée, au sein de tout Israël, afin d’obtenir une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Vous me dites que vous n’avez pas d’argent. Je suis surpris que vous puissiez écrire cela. En effet, Dieu dit que : “ l’argent est à Moi, l’or est à Moi ”. Il est donc certain que vous ne manquerez pas d’argent, pour vous même et pour les membres de votre famille, dans vos réalisations communautaires comme dans vos préoccupations personnelles. On peut en trouver la preuve dans le dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel “ le passé délivre un enseignement pour le futur ”.
De par le passé, vous avez pu observer les bienfaits de Dieu et, à n’en pas douter, s’accomplira la promesse selon laquelle : “ quand on prodigue le bien à quelqu’un, on le fait pour de longs jours et de bonnes années ”. Pour votre part, vous vous raffermirez et vous renforcerez les canaux, qui sont ouverts. Bien plus, vous les agrandirez et les élargirez. Bien entendu, je fais allusion à la Torah et aux Mitsvot.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et en saluant tous vos élèves,
Lettre n°5812
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5812, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres de la veille de Soukkot. Vous me demandez ce que j’entends par l’expression “ responsable d’une institution ” que l’on pourra identifier comme ‘Habad. Je suis surpris que vous puissiez avoir un doute, en la matière. Car, même dans une institution qui n’a pas d’autres dirigeants, s’il n’y a pas un responsable, conscient de son devoir, celle-ci ne peut pas être pérenne et, parfois même, s’effondre aussitôt.
Certes, j’évite de faire de la peine à qui que ce soit, mais, dans l’intérêt de l’action menée, je suis conduit à citer l’exemple des quatre coudées de l’endroit dans lequel on a essayé de créer une branche de la Yechiva Tom’heï Temimim et on l’a effectivement fait. Vous vous trouvez vous-même dans cet endroit et vous avez donc pu constater que cette branche ne s’est pas développée. Bien plus, en très peu de temps, elle a totalement disparu. Tous les ‘Hassidim ensemble n’ont rien pu y faire, sans parler de l’humiliation qui en résulte, par rapport à l’extérieur.
Bien entendu, je me souviens de tous les arguments qui m’ont alors été adressés par vous et par l’autre Rav. Mais, je me suis alors étonné et je le fais encore : pourquoi ne faites-vous pas une juste évaluation de la situation ? Un branche de Tom’heï Temimim dans cet endroit constitue un mérite pour tous les ‘Hassidim qui y résident et, avant tout, un devoir pour des Rabbanim ‘Habad, que la ‘Hassidout appelle “ maîtres de l’endroit ”. Dès que vous êtes arrivés là, vous auriez donc dû y construire quatre coudées pour la Torah et la ‘Hassidout, non seulement pour vous-mêmes, mais aussi, et surtout pour les jeunes, qui seront bientôt appelés à bâtir des foyers juifs.
De nombreuses années se sont écoulées et l’on a rien fait. Puis, les membres de la direction de telle institution ont lancé un appel aux ‘Hassidim, afin de leur rappeler la responsabilité qui leur incombe. Bien plus, ils ont apporté un concours financier et ils ont fait venir des élèves, pour cette création. Mais, vous-même et votre ami, le Rav, avez interprété cette situation à l’inverse de la réalité. Vous avez pensé qu’ils se contentaient de venir en aide à la création de cette branche et qu’ils se retireraient si l’entreprise ne s’avéraient pas viable, financièrement. Or, la réalité est exactement l’inverse de cela.
Peut-on croire pareille chose ? Vous occupez tous les deux des fonctions rabbiniques et vous “ gardez plusieurs vignes ” à la fois, celles de la viande cachère, des divorces valables, des mariages conformes à la Loi. En revanche, s’agissant de “ ma vigne ”, c’est-à-dire de la diffusion des sources de la ‘Hassidout qui n’est envisageable, en Terre Sainte, que par la création d’une école, vous avez décidé que cela ne vous concernait pas et il vous semble que cela n’entre pas dans vos capacités. En effet, si vous n’avez pas pu, vous et l’autre Rav, vous maintenir dans l’institution créée par la direction de cette institution et y poursuivre votre action, alors que, dans la ville, on consacre un budget important à des écoles dans lesquelles de nombreux élèves reçoivent une éducation, je me demande réellement ce qu’il en sera si une école était créée par un homme actif, comme on l’a dit. Cette institution sera, de fait, dirigée par lui et il se servira de votre nom uniquement pour obtenir l’apparence de ‘Habad. Bien entendu, vous ne faites pas preuve d’empressement et, évidemment, vous ne solliciterez pas de conseil pour développer cette institution.
Depuis les premiers jours de sa création, ou, tout au moins, ses premières semaines, le Rav fondateur observera que vous n’avez aucune envie de la développer et il vous laissera tranquille. Ainsi, cette institution n’aura rien à voir avec ‘Habad, si ce n’est son nom. Or, je ne suis pas attiré par les publicités sans contenu, mais bien par la diffusion des sources. A ce propos, comme pour tout ce qui concerne la Torah, nos Sages disent que : “ celui qui prétend ne pas avoir fait d’effort et avoir, malgré cela, obtenu un résultat, ne le crois pas ”. Vous-même ne fournirez pas d’effort en ce sens et l’autre Rav aura la même attitude, comme l’a montré l’expérience du passé, de sorte que le Rav, qui est le fondateur, ne comprendra pas que vous vous intéressiez soudainement à un projet nouveau, n’appartenant pas à votre responsabilité.
J’ai développé mon propos, peut-être même avec des termes incisifs. C’était ma réponse à la conclusion de votre lettre, dans laquelle vous dites : “ En réalité, nous déplorons également la manière dont les institutions ‘Habad sont dirigées, en Terre Sainte. Nous désirons et nous voulons intervenir pour améliorer la situation, mais il semble que cela ne soit pas possible, pour les raisons que l’on sait ”. J’ai déjà écrit que je ne sais pas ce que sont ces raisons, au pluriel. Je n’en connais qu’une, le principe selon lequel il est préférable et plus confortable de rester sans rien faire.
Concernant la douleur, la mienne comme la vôtre, vous connaissez le dicton qui nous a été transmis par mon beau-père, le Rabbi, selon lequel “ une action concrète est préférable à mille plaintes ”. Vous me demandez de préciser ce que je veux, ce qui manque et ce qu’il convient de réparer. Or, la Terre Sainte est emplie d’écoles, de Yechivot de ‘Héders, de Talmud Torah. Il n’y a pas uniquement ceux qui ont été créés, il y a des dizaines d’années. Il y en a sans cesse de nouveaux et puisse Dieu faire que vous vous engagiez dans la compétition.
Ces dernières années, on a créé de nombreuses institutions, même si l’on n’a pas mis en pratique la plus infime partie des instructions de nos maîtres, même si l’on n’a pas profité de tous les bienfaits qu’ils ont déversés sur les élèves de la Yechiva et sur les ‘Hassidim, par leur enseignement et par leur abnégation. Envers qui recherche-t-on la droiture, ici-bas ? Bien entendu, tous ces propos ne s’adresse pas uniquement à vous, mais aussi
à tous les ‘Hassidim de Terre Sainte, à l’exception de quelques personnes, qui font tout ce qui est en leur pouvoir et que même un enfant pourrait désigner.
Lettre n°5813
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5813, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan
5718, Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Elyahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été particulièrement satisfait de recevoir votre lettre de l’issue de la fête, dans laquelle vous me racontez de quelle manière celle-ci s’est passée, en particulier Sim’hat Torah. Le mois de Tichri vient de s’écouler, le septième mois, rassasié de tout le bien, de l’année 5718(2). Puisse donc Dieu faire que cette joie se prolonge tout au long de l’année, que vous vivrez en bonne santé et dans la paix, jusque dans le moindre détail.
Dieu, Qui est la source des bénédictions, accomplira pleinement toutes celles que les Juifs ont échangées entre eux, pendant les jours de préparation à ce mois, en Elloul, duquel il est dit : “ Je suis à Mon Bien-Aimé et mon Bien-Aimé est à moi ”, de même qu’en les jours du mois de Tichri. Nous recevrons le bien visible et tangible, en particulier des bénédictions pour vous, conformément à la décision bien connue du Tribunal céleste, selon laquelle “ une réunion ‘hassidique peut accomplir ce que ne peut faire l’ange Mi’haël ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos accomplissements communautaires et de vos préoccupations personnelles, afin d’avoir, selon le proverbe de mon beau-père, le Rabbi, “ un hiver en bonne santé ”.
Notes
(1) Le Rav E.Shklovsky, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, les lettres n°5425 et 6048. (2) Le Rabbi détaille, “ Tav, Chin, ‘Haï ”, le mot ‘Haï signifiant vivant.
Lettre n°5814
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5814, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan
5718, Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Tichri et, en un moment propice, je mentionnerai le nom de tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez.
Vous m’interrogez à propos de votre maison. D’après différents textes et pour diverses raisons, il faut, en la matière, tenir compte, tout particulièrement, de l’avis de la maîtresse de cette maison. Si vous pouvez, d’une manière pacifique, obtenir son accord pour rester dans votre demeure actuelle, d’autant que, comme vous l’écrivez, vous vous y trouvez depuis deux ans déjà, ce sera parfait. En revanche, si elle ne l’accepte en aucune façon, il faudra se ranger à son avis.
Concernant l’état de votre fille et son développement, qui n’est pas satisfaisant, vous savez sûrement que beaucoup de nouveaux traitements, dans ce domaine, ont été découverts, ces dernières années. Il serait donc judicieux de consulter un médecin spécialiste en la matière et, en particulier, de l’interroger sur ces nouveaux traitements, afin de vérifier s’ils sont adaptés à son état. Puisse Dieu faire que ce médecin donne le meilleur conseil à votre fille, en un bien visible et tangible.
Vous concluez votre lettre en précisant que vous êtes un enseignant diplômé, ce qui veut dire que vous exercez une influence sur de nombreux Juifs. Vous ne précisez pas quelle discipline vous enseignez. Pour autant, la pratique fait la preuve qu’un professeur a bien un ascendant sur ses élèves, dans les domaines de la religion et de la morale, quelle que soit, par ailleurs, la matière qu’il enseigne. Or, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais en proportion largement accrue. En conséquence, vous et votre épouse concevrez une satisfaction accrue de tous vos enfants, y compris de votre fille.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Vous connaissez sûrement les trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya, qui sont bien connues. Comme l’a dit mon beau-père, le Rabbi, celles-ci concernent chacun et ont un effet favorable dans différents domaines. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir.
Lettre n°5815
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5815, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan
5718, Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous me parlez des élévations et des chutes que vous avez traversées, au cours de l’année qui vient de s’écouler, de même que l’effet que tout cela a eu sur vous. Pour différentes raisons, vous n’en avez parlé à personne.
Je suis surpris de tout cela, car vous avez sûrement étudié le saint Tanya de nombreuses fois. Or, cet ouvrage établit clairement à quel point il faut totalement exclure le découragement. Vous consulterez ses explications avec précision. En conséquence, je ne développerai pas de long commentaire, puisque tout cela est bien évident. Vous trouverez aussi, dans le Tanya, le moyen de remédier à cette situation. Vous y verrez que cette réparation doit être progressive, qu’il ne peut s’agir d’un bond en avant.
Je m’étonne, tout autant, du second point(1). En effet, dans un proverbe bien connu(2), l’Admour Haémtsahi nous a fait savoir que, lorsque deux Juifs échangent sur une idée de la Torah et des Mitsvot, que celle-ci relève de l’Injonction : “ Fais le bien ” ou de : “ Ecarte-toi du mal ”, ils liguent deux âmes divines contre une seule âme naturelle. Vous comprenez bien ce qui en découle. Vous avez le mérite d’être devenu un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim. Or, nos saints maîtres ont fait don d’eux-mêmes pour la fondation de cette institution, pour sa direction et son esprit. Et, les propos des Justes sont immuables. Vous recevez donc l’aide de Dieu la plus considérable.
Mais, il faut, pour cela, que l’élève fasse tout ce qui est son pouvoir, d’une manière positive, qu’il écarte tous les comportements négatifs, ce qui inclut, bien évidemment, le découragement et la tristesse. De la sorte, la réussite sera bien au-delà de ce que vous escomptez. Le mérite de vos actions dont la finalité est le rapprochement des cœurs juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux multipliera cette réussite, “ mesure pour mesure ”(3), y compris pour ce qui vous concerne personnellement.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Du fait de n’en avoir parlé à personne. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5581. (3) A la manière de l’effort investi.
Lettre n°5816
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5816, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être
restaurée et rebâtie, branche de Tel Aviv,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le compte-rendu de votre réunion du 27 Elloul, celui de vos actions d’Elloul et de Tichri. J’attends la suite des bonnes nouvelles concernant vos actions positives. Je suis surpris de constater que vous vous êtes demandé où vous procurer les quatre espèces nécessaires pour cette campagne(1). En effet, tous ceux qui y ont participé en possèdent eux-mêmes ou bien est-ce le cas de leur père ou de leurs proches. Et, vous connaissez l’usage de mon beau-père, le Rabbi, qui permettait à plusieurs personnes de réciter la bénédiction avec son Ethrog. On dit aussi qu’un Juste, vraisemblablement de Pologne, le faisait systématiquement. On lui demanda si cet usage intensif ne remettait pas en cause la beauté du fruit. Il répondit qu’il n’était pas de plus grande beauté que l’accomplissement, par de nombreux Juifs, d’une Mitsva aussi élevée. Et, vous verrez le traité Soukka 38b selon lequel, en pareil cas, il est interdit de l’emprunter uniquement s’il appartient à la Terouma pure, auquel cas on le dégrade.
Vous connaissez le principe de nos Sages selon lequel “ un homme apprécie que l’on utilise ses biens pour mettre en pratique les Mitsvot ”, ce qui veut dire qu’il n’existe pas de minorité adoptant le comportement inverse, car, dans les questions financières, on ne se réfère pas à la majorité, comme le dit le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 4, début du paragraphe 9. S’il en est ainsi pour toutes les Mitsvot, combien plus est-ce le cas pour celle qui symbolise l’unité d’Israël. Car, c’est bien à cela que font allusion les quatre espèces, comme l’expliquent longuement différents textes et les discours ‘hassidiques. C’est une évidence.
Comme j’en ai l’habitude dans d’autres domaines, je soulignerai aux ‘Hassidim, sans en faire le vœu, la nécessité de participer à cette campagne. Vous me direz sûrement ce qui en aura résulté. Je leur dirai également qu’ils doivent participer à une collecte spécifique, qui devra permettre de couvrir un tiers du budget requis, selon une évaluation juste.
Si vous avez noté les discours de la réunion du 15 Elloul(2), ou au moins leur contenu et si, en outre, il y a des photographies de cette réunion, il faudrait s’intéresser à la publication d’un fascicule regroupant tout cela, en y ajoutant quelques propos d’encouragement à la pratique de la Torah et des Mitsvot, à la diffusion des sources(3). Il serait bon que tout soit prêt et publié avant la fête du 19 Kislev prochain. Il faut beaucoup de temps pour relire ces textes et vous vous y intéresserez donc au plus vite. Vous ne fixerez pas d’emblée la taille de cette brochure. Tout dépend, en effet, de la matière que vous trouverez, en fonction de l’objectif retenu et, concrètement, de l’avenir des institutions ‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.
Vous ne parlez pas d’une réunion ‘hassidique ayant eu lieu à Kfar ‘Habad, à l’exception de celle de l’issue de Sim’hat Torah. Sans doute la branche de Kfar ‘Habad complètera-t-elle tout cela. Certes, il est important de diffuser les sources à l’extérieur. Pour autant, de cela également, il est dit : “ Ne te cache pas à ta propre chair ”. Bien plus les sentiments sont eux-mêmes qualifiés d’extérieurs(4). Vous consulterez également les Rechimot du Tséma’h Tsédek sur E’ha, page 21.
Avec ma bénédiction de réussite et dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,
J’ai reçu, en leur temps, les comptes rendus des 29 Tamouz et 5 Elloul.
Notes
(1) De diffusion des Mitsvot de Soukkot. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5739. (3) De la ‘Hassidout à l’extérieur. (4) Par rapport aux forces de l’intellect.
Lettre n°5817
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5817, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 27 Tichri, dans laquelle je n’ai pas trouvé une raison et une explication justifiant une si longue relâche de votre correspondance, pendant tout ce temps. Je suspecte donc que, pendant toute cette période, vous n’ayez rien publié pour diffuser les sources(1) à l’extérieur. Car, si cela avait été le cas, vous auriez adressé ici une coupure de presse, comme vous le faisiez auparavant. De même, vous n’avez pas dû participer aux réunions ‘hassidiques et, plus généralement, à ce qui concerne les ‘Hassidim. Peut-être me préciserez-vous tout cela, dans votre prochain courrier.
J’espère, comme vous le dites dans votre lettre, que votre mariage ne sera pas célébré, en un moment bon et fructueux, plus tard que le mois de Kislev, qui approche. Vous faites également référence aux dépenses occasionnées par un grand mariage. Je ne comprends pas pourquoi vous devez réaliser de grandes dépenses, précisément pour célébrer un grand mariage. En effet, sa grandeur doit être qualitative, en particulier d’après l’interprétation que donnent nos Sages de l’expression : “ un grand festin ”, dans le Midrash Béréchit Rabba, au chapitre 43 : “ Le Grand des mondes y assistait ”.
Il doit donc être évident, en tout ce qui concerne le mariage et surtout chez les mariés, en leurs préparatifs et en leurs résolutions pour l’avenir, que le Grand des mondes leur signifie Son accord. En effet, s’ils en ont le mérite, la Présence divine résidera parmi eux. Bien entendu, cela n’est nullement lié à des dépenses matérielles, si ce n’est aux prélèvements pour la Tsédaka. Mais, en réalité, ceux-ci ne sont pas une dépense, car le Saint béni soit-Il dit : “ Prélève la dîme, afin de t’enrichir ” et : “ De grâce, mettez-Moi à l’épreuve, en la matière ”. En revanche, ce que le monde appelle “ grand ” et que la ‘Hassidout qualifie de “ contingences du monde ”, avec beaucoup d’éclat, ne présente aucun intérêt, pour différentes raisons.
Tout comme on planifie l’aspect matériel des choses(2), j’ai bon espoir que vous préparez, a fortiori, la dimension spirituelle(2). En effet, les membres de la grande assemblée qualifient le mariage d’édifice éternel. Vous mentionnez, dans votre lettre, une demeure matérielle que vous allez habiter pendant quelques temps. Or, pour ce qui la concerne, différents points sont à régler. Combien plus en est-il ainsi pour un édifice devant durer plusieurs dizaines d’années et même toute la vie de l’homme sur cette terre. A plus forte raison en est-il ainsi pour un édifice éternel, car l’âme est immuable. C’est une évidence.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, concernant tout cela,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Du mariage.
Lettre n°5818
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5818, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 28 Tichri, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce mois de Tichri, qui vient de s’écouler. Je suis surpris de constater que vous dépassez, en concision, la présentation la plus résumée. Puisse Dieu faire que vous complétiez tout cela, à la prochaine occasion et qu’à l’avenir, vous m’écriviez avec tout le détail nécessaire.
Vous me dites que vous manquez d’entrain pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Ceci implique deux points :
A) Comme vous le savez, la causerie de Sim’hat Torah 5690(1), au paragraphe 21, dit : “ Qu’attends-tu de moi ? Sois donc exigeant envers toi-même ! ”(2). Bien entendu, cette réponse n’a pas pour but de vous repousser, ce qu’à Dieu ne plaise, ni de proclamer : “ J’ai sauvé ma propre personne ”. Il s’agit, tout au contraire, de vous insuffler la force nécessaire. En effet, vous connaissez l’image, énoncée par le Baal Chem Tov, des habitants d’une ville qui s’en remettaient à un homme fort pour assurer leur sécurité. Par la suite, ils s’aperçurent qu’ils ne pouvaient pas lui faire confiance et, dès lors, ils se découvrirent personnellement des forces immenses et considérables. Il en est donc de même pour ce qui vous concerne.
B) Bien plus, il en est inéluctablement ainsi, du fait d’un second point, qui est reproduit par le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan et qui est le suivant. Chaque réflexion qui bloque l’action concrète a pour origine un lieu qui n’est pas pur. Il est donc bien évident que ce qui va à l’encontre de cette réflexion, conformément au verset : “ Un peuple se renforce contre l’autre ”, provient effectivement du bien véritable.
Il est dommage que vous perdiez du temps à méditer à tout cela, ce qui, en outre, vous empêche de diffuser les sources(3). Selon le dicton de notre maître, “ il(4) se tient derrière notre mur ”. Dans quelques instants, viendront des jours en lesquels, d’après l’expression de mon beau-père, le Rabbi, “ on se saisira par la tête quand on prendra conscience que l’on a laissé échapper un temps précieux, durant lequel on aurait pu multiplier les accomplissements ”(5). C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et en saluant tous ceux qui reçoivent votre influence,
Notes
(1) 1939, du précédent Rabbi. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4514. (3) De la ‘Hassidout, à l’extérieur. (4) Le Machia’h. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°5025.
Lettre n°5819
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5819, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a de
bons comportements, le Rav ‘Haïm Avraham Ha Lévi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, puisque vous me dites que votre état de santé s’est amélioré et que vous êtes déjà rentré chez vous. Puisse Dieu faire que vous alliez de mieux en mieux, que vous recouvriez pleinement vos forces, au sens le plus littéral et comme on peut l’interpréter, comme l’explique(2) le discours ‘hassidique Maskil Le Etan, de l’Admour Hazaken, publié dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez. Nos Sages disent que, “ quand on prodigue le bien à quelqu’un, on le fait pour de longs jours et de bonnes années ”. En l’occurrence, vous avez commencé à me donner une bonne nouvelle, celle de la réussite de votre traitement médical et de l’amélioration de votre état de santé. Puisse donc Dieu faire que cet enseignement de nos Sages s’applique également aux autres domaines que vous mentionnez dans votre lettre.
Il est une indication significative, qui est la suivante. Cette année, le premier jour suivant Roch Hachana a été un Chabbat, lorsque “ il n’est pas d’autre pouvoir, dans tous les mondes ”. Alors, “ le visage est brillant, d’une clarté supérieure ”, par la lumière de la Face du Roi de vie, le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. On cite, à ce propos, l’exemple de la royauté terrestre. L’impie le plus grand, quand il est conduit à l’échafaud, sera gracié, s’il rencontre alors le roi et il pourra ainsi rentrer chez lui en paix. Combien plus en est-il ainsi quand on rencontre la reine Chabbat, laquelle fait suite à la “ journée prolongée ” qui est constituée par les deux jours de Roch Hachana.
A Roch Hachana, “ Dieu régna et se vêtit de gloire ”, d’une manière évidente, comme le disent les Pirkeï de Rabbi Eliézer. Tels furent les mots d’Adam, le premier homme, qui s’adressa à toutes les créatures du monde, y compris aux bêtes sauvages, aux animaux domestiques et leur dit : “ Venez, nous nous prosternerons et nous nous agenouillerons ”, car la Royauté céleste est alors affirmée à l’évidence, y compris aux yeux d’une bête sauvage ou bien d’un animal domestique.
Puisse Dieu faire que nous méritions très prochainement l’accomplissement de la promesse
selon laquelle “ l’honneur de Dieu se révélera et toute chair ensemble verra ”, comme l’explique l’Admour Haémtsahi, fils de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya. Les bêtes sauvages et les animaux domestiques en auront conscience, tout comme les vaches qui portèrent l’Arche sainte, à l’époque de David(3) se mirent à chanter.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav H.A. Jungreisz, de Jérusalem. (2) Voir, à ce sujet, le Torat ‘Haïm, Parchat Tetsavé, à partir de la page 482a. Et, le Chaar Ha Emouna, au chapitre 25, dit : “ La vision matérielle de l’œil physique ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est la version qui apparaît dans le Likouteï Torah, à la Parchat Bamidbar, page 10b. Un homme est tenu d’adopter la formulation de son maître et ceci est, pour lui, un mérite. En l’occurrence, il n’est pas question de royauté de David, car ceci se passa treize ans plus tôt et David avait alors dix-sept ans. Dès lors, pourquoi dire ‘à l’époque de David’ ? On peut le comprendre d’après le passage de Zohar cité par le Likouteï Torah ”. Voir, à ce sujet, la lettre n°5464.
Lettre n°5820
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5820, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Aux distingués ‘Hassidim craignant Dieu,
qui participent à l’enseignement public(1)
de Torah et qui recevront tous la bénédiction,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre demande de bénédiction. A la veille de ce Roch Hachana, je l’ai lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Selon l’enseignement bien connu de nos maîtres, il est dit, à propos d’un chef d’Israël : “ Tout comme il assurait auparavant(2) sa mission, il le fait encore(3) ” et il invoque donc la grande miséricorde de Dieu pour son troupeau, afin de satisfaire les besoins, moraux et physiques, de chacun.
Puisse Dieu, dans Son immense miséricorde, bénir cette année, afin que s’accomplissent pleinement en elle toutes les bénédictions, spirituelles et matérielles, que les Juifs ont échangées(4). Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui fixent un temps pour étudier la Torah, car celle-ci est le canal et le réceptacle permettant de recevoir les bénédictions de Dieu, en tous les besoins de l’homme et des membres de sa famille. Conformément au dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, cette fixation sera à la fois dans le temps et dans l’âme, ce qui est essentiel.
Vous savez que ce qui est fixé ne peut pas s’annuler. Tout ceci est donc suffisamment important pour permettre de surmonter tous les voiles et tous les obstacles de notre monde, pour révéler la bénédiction inscrite dans notre Torah, “ vous marcherez dans Mes Décrets ”, c’est-à-dire que : “ vous ferez porter vos efforts sur la Torah ”. De la sorte, “ Je donnerai vos pluies en leur temps ”, de même que tout ce qui est mentionné dans la Paracha. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, chacun annonce à l’autre uniquement le bien, matériel et spirituel.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Dispensé par le Rav Gluskin, de Ramat Ha Sharon. (2) Quand il vivait physiquement. (3) Après avoir quitté ce monde. (4) A l’occasion de la nouvelle année.
Lettre n°5821
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5821, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Tichri et puisse Dieu, dans Son immense miséricorde, bénir cette année, afin que se réalisent les bons vœux, spirituels et matériels, formulés par les Juifs, les uns envers les autres.
Vous m’indiquez pour quelle raison vous avez écarté cette proposition(1) et pourquoi l’autre domaine est délaissé. Il me semble vous avoir déjà écrit que, conformément à la décision de notre sainte Torah, celui qui se trouve réellement en cas de force majeure ne peut cependant pas être considéré comme s’il avait réalisé cette action. A qui serviront donc toutes les explications et toutes les justifications ? L’action concrète est nécessaire !
Bien plus, l’intellect de l’homme, y compris celui du Juste parfait, qui n’a pas d’intérêt personnel, est toujours suspecté de se plier à la volonté. C’est pour cela que la corruption émanant de l’amour-propre, falsifie même les propos des Justes(2). Le critère est donc le suivant, comme le rapporte le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan. Si la réflexion a pour effet d’empêcher une bonne action, elle n’émane pas du bien véritable. En revanche, une action, pour ce qui vous concerne, est effectivement le bien véritable, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”, car “ Il a créé le monde pour qu’il soit habitable ”(3).
Puisse Dieu vous accorder une année de réussite en vos réalisations communautaires et en vos préoccupations personnelles, en particulier pour le point essentiel, qui vous apportera le calme et l’intégrité, comme le précisent nos Sages, un bon parti, à la fois matériellement et spirituellement.
Notes
(1) De fiançailles. (2) Le Rabbi note en bas de page : “ Et, l’on en cite pour preuve l’attitude du grand Prêtre, du fait du froid, comme l’explique le traité Sanhédrin 18b ”. (3) Ce qui est possible quand on se marie et que l’on a des enfants.
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