Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5761
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5761, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur les Tefillin de Rabbénou Tam(1). Comme cela est expliqué par différents textes, les Tefillin, de façon générale, correspondent à l’intellect et celle de Rabbénou Tam, à la conception des mots, à l’attribut de la sagesse. Selon d’autres références, cet attribut de la sagesse est précisément lié à l’enseignement profond de la Torah. Il résulte de tout cela que la réparation de ce que vous me dites est double :
A) Vous fixerez une étude des lois des Tefillin, puisqu’il est dit que “ quiconque apprend…(2) ”.
B) Vous fixerez une étude supplémentaire de la ‘Hassidout. Et, Dieu fera que ces deux points soient fructueux.
Notes
(1) Que le destinataire de cette lettre n’a pas mis, un jour, oubli qu’il souhaite réparer. Voir, à ce sujet, les lettres n°4408 et 5709. (2) Les lois d’un sacrifice est considéré comme s’il l’avait offert.
Lettre n°5762
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5762, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Elloul, mois de la miséricorde, dans laquelle vous me communiquez l’avis du médecin, concernant votre état de santé. Certains, en effet, vous proposent une opération du cœur. Bien entendu, la décision, en la matière, dépend de la compétence de ceux qui formulent cette proposition. Dans votre situation, en particulier, en fonction des informations dont on dispose ici, de grands spécialistes de cardiologie viennent régulièrement en visite, en Erets Israël, en provenance d’autres pays et ils se concertent avec les spécialistes locaux. Vous demanderez donc au médecin que vous consultez de prendre contact avec ces spécialistes et vous saurez ce qu’ils préconisent. Puisse Dieu faire que leur conseil vous apporte un prompt rétablissement.
Vous évoquez la recherche d’un bon parti et vous me demandez s’il faut faire état de tout cela. A ce propos, vous interrogerez un Rav, tranchant la Hala’ha, à proximité de chez vous. Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir.
Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°5763
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5763, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au jeune Chimeon Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une coupure particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre et la demande de bénédiction qu’elle contenait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Bien que vous n’en parliez pas, je suis certain qu’en plus de votre participation à la réunion ‘hassidique, vous avez également un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout. Vous connaissez sûrement le dicton de l’Admour Hazaken selon lequel cette fixation doit être non seulement dans le temps, mais aussi et avant tout, dans l’âme. Or, rien ne résiste à la détermination. Il serait bon d’en faire de même en tout endroit où vous exercez votre influence. Ainsi, le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. En effet, chacun a besoin de la bénédiction du Saint béni soit-Il, avec son intérêt qui dépasse le capital, surtout quand on s’apprête, dans l’avenir immédiat, à bâtir un foyer juif, un édifice éternel.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Vous faites référence à la mesure de deux doigts, qui doit être celle du boîtier des Tefillin, la bordure non comprise(2). Vous consulterez, à ce sujet, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 32, paragraphe 63, qui dit : “ Les boîtiers… mais la bordure… les boîtiers doivent avoir deux doigts de côté ”, le Peri Megadim, chapitre 1, paragraphe 156, sur lequel s’interroge le Ot ‘Haïm, au paragraphe 119, le Roch, cité par le Tour : “ on prendra une presse… de deux doigts ”, comme le note le Ot ‘Haïm, à la fin du paragraphe 100, les responsa Beth Chéarim, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 28, dont je ne dispose pas.
Notes
(1) C. M. Diskin, de Bneï Brak. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3745.
Lettre n°5764
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5764, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait. Vous me rapportez les déficiences de votre groupement des jeunes de l’association ‘Habad. Selon vous, tout est conditionné par le fait d’avoir un secrétaire dynamique. Vous me précisez que vous poursuivez votre action, mais que vous n’avez pas assez d’énergie. Or, le temps dilapidé est une perte que l’on ne retrouvera plus. Aussi, même si vous avez parfaitement raison, en ce que vous dites, vous devez assumer votre fonction jusqu’à ce que l’on trouve quelqu’un qui fasse mieux l’affaire que vous. Bien plus, on peut penser que vous possédez vous-même les capacités et l’entrain nécessaires, qu’il vous manque uniquement la motivation et l’expérience. En pareil cas, la motivation peut être interne, provenir de la personne concernée, d’autant qu’en la matière, le mérite de ce qui est public vous vient en aide.
Puisse Dieu faire que vous et vos amis utilisiez pleinement les jours propices dans lesquels nous nous trouvons. Le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, se trouve dans le champ, accueille chacun avec bienveillance, montre un visage souriant, comme l’explique le Likouteï Torah. Puis, il y aura les jours pendant lesquels l’étincelle est proche du luminaire. On explique et l’on voit concrètement que ces jours ont une portée générale. Tout ajout, pendant cette période, se trouve donc multiplié au cours des jours de l’année qui suit. Or, nos Sages disent que “ le responsable du puits est nommé par Dieu ”. Combien plus est-ce le cas pour un secrétaire, responsable des valeurs juives, dont l’objectif principal est la ‘Hassidout. Que Dieu vous aide à répandre la lumière autour de vous et également en votre propre personne. Vous vous humecterez au point de pouvoir humecter les autres. Par vous et par eux, le grand Nom sera sanctifié.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°5765
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5765, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée,
le Rav Avraham Morde’haï Chmouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, de même que votre demande de bénédiction, celle des membres de votre famille et celle de vos élèves. Je vous remercie de m’avoir écrit, même brièvement, à propos du 18 Elloul et de la réunion du 19 Elloul. Sans doute complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion. Vous me parlerez également de tout ce que vous n’avez pas évoqué.
Vous me faites savoir que votre fils est entré dans l’alliance de notre père Avraham et qu’il a été appelé Yossef Its’hak. Dieu lui accordera une longue vie. Puisse Dieu faire que vous et votre épouse l’éduquiez, avec tous vos enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Je vous réitère ma bénédiction, à l’occasion de la nouvelle année, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Faut-il modifier la bénédiction finale reprenant les trois bénédictions(2), en Erets Israël, pour dire “ le fruit de sa vigne ” ou “ sa subsistance ”(3) ? Vous consulterez le Ketsot Ha Choul’han, au chapitre 60, dans le Badeï Ha Choul’han, à la même référence. Selon ce qu’il dit, il n’y a pas lieu d’introduire une modification quand on est à proximité de la conclusion de la bénédiction, y compris pour les fruits. De fait, il se contredit lui-même, par rapport à ce qu’il dit à la fin de la sixième partie. Vous consulterez également l’ouvrage Erets Israël du Rav Tukatchinski.
Toutefois, on peut s’interroger sur l’origine de l’affirmation du Badeï Ha Choul’han. En effet, il me semble que l’Admour Hazaken évite de citer des lois qui n’ont pas été présentées dans les ouvrages de ses prédécesseurs, adoptant ainsi la même position que le Rambam, surtout quand ces lois “ ne sont pas fréquentes dans nos contrées ”, comme le note le Ketsot Ha Choul’han, à la sixième partie sur les bénédictions, chapitre 6 et le Kountrass A’haron sur le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au chapitre 507. Peut-être est-ce pour cela qu’il ne cite pas, parmi les bénédictions du Siddour, celle de l’arc-en-ciel. Pourquoi changeriez-vous donc l’usage adopté par tous à cause d’une preuve sur laquelle un doute subsiste ? Peut-être les ‘Hassidim de Terre Sainte ont-ils reçu une tradition, à ce sujet, des premiers ‘Hassidim ‘Habad qui se sont installés là-bas.
Sur la manière de s’envelopper du grand Talith, j’ai écrit, dans le Hayom Yom, ce que mon beau-père, le Rabbi, m’a dit, à ce sujet.
Notes
(1) Le Rav A.M. C. Lieder, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°5409. (2) Récitée après avoir consommé du vin, des gâteaux ou des fruits caractéristiques d’Erets Israël. (3) Au lieu de “ le fruit de la vigne ” et “ la subsistance ”.
Lettre n°5766
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5766, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Premier jour de Seli’hot 5717,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous me décrivez ce que vous avez fait pendant les vacances. Bien entendu, vous m’avez rejoint et je suis parfaitement d’accord avec vous. En effet, vous avez bien fait d’accepter de prononcer les discours auxquels vous faites allusion, à propos des Mitsvot applicables dans la pratique. Je vous félicite, d’autant plus, d’être, comme vous l’écrivez l’intermédiaire entre les ‘Hassidim et les différents Kibboutzim qui sont visités.
Vous faites référence à la “ conscience israélienne ”. J’ai déjà exprimé mon avis et j’ai expliqué plusieurs fois que les notions qui ne sont pas parfaitement définies peuvent se révéler très dangereuses, surtout quand elles ont été récemment introduites dans le langage courant. En effet, la plupart des journaux, des revues et des livres qui sont publiés(2) sont le fait de personnes qui, pour l’heure, ne suivent pas la voie de la Torah et des Mitsvot. On se sert donc de ces notions pour semer une confusion encore plus grande. Parfois, on s’en sert pour passer de la droite à la gauche, comme le fait le mouvement “ conservative ” et, plus généralement, tous les adeptes du compromis religieux, qui ne réalisent la jonction que dans une seule direction, dans le sens de la descente du haut vers le bas et de la droite vers la gauche. En effet, ils ne ramènent absolument personne à la foi et à la Torah. J’ai vu, dans de nombreux magazines, cette notion de “ conscience israélienne ” que l’on utilise, d’ores et déjà, comme substitutif de toutes les valeurs sacrées en Israël. Et, l’on fait intervenir, dans ce concept, des idées stériles, qui non seulement n’ont aucun intérêt, ne peuvent pas améliorer le lien entre un Juif et le Dieu d’Israël, mais sont même sans intérêt dans les relations entre les hommes.
Il est dit, dans nos livres, que, pendant les derniers instants de l’exil, l’obscurité sera intense, jusqu’à l’extrême. Ce sera, précisément, la preuve que l’on touche au bout, que la délivrance doit se révéler d’un instant à l’autre. Je fais allusion à la déclaration bien connue selon laquelle “ la Torah émane de Tsion et la Parole de Dieu, de Jérusalem ”. Jamais on ne s’était servi des noms de Tsion et de Jérusalem pour intensifier l’obscurité, autant que ces
dernières années et ces derniers mois. Je fais référence non uniquement à ces endroits, mais aussi au concept, tel qu’il est perçu à New York et, d’après mes informations, également dans d’autres pays de la diaspora. On cite donc Tsion et Jérusalem afin d’écarter encore plus de Juifs de la Torah et de la Parole de Dieu. Tel sera sans doute le sort de la notion de “ conscience israélienne ”, si l’on n’en définit pas le contenu, d’une manière claire et incontestable, si l’on ne fixe pas des limites, en observant qu’elle peut être utile dans tel domaine et n’a rien à voir avec tel autre, qu’elle constitue, dans un troisième domaine, un danger pour la pérennité de l’âme divine, c’est-à-dire pour l’essence et la vitalité de chaque Juif et de chaque Juive, en tout endroit et à chaque époque.
J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour cette formulation. En effet, une réflexion, même sommaire, permet d’établir qu’elle n’est nullement trop incisive, compte tenu de la gravité de l’enjeu, surtout si l’on prend en compte tous les articles parus dernièrement, dont le message évident est qu’il suffit d’être sincère, que l’on peut se passer de la Torah de Moché, donnée sur le mont Sinaï, des enseignements qu’elle délivre pour la vie de l’homme. En effet, le peuple d’Israël reçoit une mission globale qui, à la fin des temps, sera également universelle, s’appliquera à toutes les nations. Il s’agit là de la conscience israélienne, dont les aspects sont, pour l’heure, cachés et occultes, mais qui, en tout état de cause, n’impose pas trop fortement à l’homme le respect des Injonctions et des Interdits. C’est une évidence. Toutefois, l’assurance nous a été donnée qu’en ces derniers instants de l’exil, tout se clarifiera et se précisera. On peut donc espérer que ce sera le cas également pour ce concept imprécis. Et, le plus tôt sera le mieux.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma déférence et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Monsieur I. Damyel. Voir, à son sujet, la lettre n°5471. (2) En Erets Israël.
Lettre n°5767
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5767, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Elloul 5717,
Brooklyn, New York,
Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires, a des
comportements généreux, est issu d’une illustre famille,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Faisant suite à ma dernière lettre(2) relative au quartier de Kfar ‘Habad, je viens d’avoir connaissance d’une possibilité nouvelle. Si cette information est exacte, elle peut résoudre la question de ce quartier du Kfar. Je ne connais pas encore tous les détails, mais globalement, l’idée est la suivante. Si certains personnes acceptent de prêter de l’argent, pour quelques années, afin de construire des maisons dans les quartiers, le trésor s’engage à effectuer le remboursement dans la devise étrangère qui a été utilisée pour la transaction. Par ailleurs, il semble qu’une hypothèque soit accordée, pour garantir le prêt. D’après ce que l’on m’a dit, une négociation en ce sens a déjà été menée avec monsieur Eshkol. Apparemment, l’engagement du trésor est conditionné par le fait que l’endroit de la construction soit choisi par le prêteur ou son représentant. Le remboursement sera fait dans le même lieu que le prêt et avec la devise d’origine, par exemple, si le prêt est consenti ici, à New York et en dollars.
Si toutes ces informations sont exactes, et malgré les difficultés, je pense que je pourrais trouver des prêteurs, à ces conditions, pour le quartier de Kfar ‘Habad. Bien entendu, ceux qui s’y installeront libèreront leur logement précédent et ils paieront le nouveau ou, tout au moins, sa plus grande partie. Toutefois, ils obtiendront des réductions dans leurs conditions de remboursement, sur plusieurs années. Bien entendu, je ne veux pas vous fatiguer à vérifier tous les détails, concernant ces possibilités. D’autres peuvent le faire. Néanmoins, j’aimerais avoir votre avis sur l’ensemble de cette question. Si vous êtes d’accord sur le principe et si vous considérez positivement ce projet, je demanderai aux membres du comité du Kfar de vous rendre visite, dans l’endroit et au moment de votre choix, afin que vous leur indiquiez ce qu’il convient de faire, d’un point de vue technique.
Vous connaissez sûrement le récit de deux Juifs, résidant dans les villes où les Juifs avaient le droit de s’installer(3), qui s’en allèrent visiter Petersburg(4). On leur demanda ce qu’ils y avaient vu. Le premier répondit que cette ville était emplie de lieux d’impuretés, ce qu’à Dieu ne plaise, que l’on en trouvait à chaque pas. Le second rétorqua, avec émerveillement, qu’à chaque pas, on y rencontrait également des Juifs, on y entendait des paroles de la Torah, on répondait à un Bare’hou, à une Kedoucha. Or, les deux disaient la vérité, la différence étant que l’on trouve ce que l’on cherche.
Je cours le risque de rechercher, en toute chose, la divine Providence. Vous savez, en effet, à quel point la ‘Hassidout souligne cette idée. Car, la Providence porte aussi sur les minéraux, les végétaux, les animaux et, combien plus, sur les humains et sur les événements importants. Dieu merci, les bonnes nouvelles se sont succédées, en la matière, la restitution au Kfar, en une seule fois, d’une somme importante, puis vos salutations personnelles par l’intermédiaire de notre ami, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, plein d’empressement, ayant de bons comportements, le Rav P.Althuiz, qui vous a rencontré, a recueilli votre avis positif, concernant ce quartier. Il semble qu’alors, vous n’ayez même pas encore reçu ma lettre. Ensuite, le même jour, j’ai obtenu ces informations concernant les prêts consentis dans ce but. Trois enseignements en ce sens suffisent donc pour que cette situation soit établie.
Pour changer de sujet, je voudrais vous remercier pour vos salutations, d’abord par le Rav Na’houm Rabinovitch, puis, maintenant, par le Rav P.Althuiz. Je vous remercie tout particulièrement pour votre attention, pour votre précieux cadeau, un manuscrit. Je n’ai pas encore eu le temps de le consulter de la manière qui convient et de le comparer aux manuscrits déjà édités, mais il semble qu’il s’agisse du Siddour du Ari Zal. Cela est particulièrement d’actualité, puisque la devise du mois d’Elloul est : “ Recherchez Ma face. Eternel, je rechercherai Ta face ”. Un homme peut alors rechercher son intériorité. Pour cela, il doit prendre en compte non seulement la Divinité Qui se révèle à l’évidence, par Ses actions et Son comportement dans le monde, mais aussi “ Ta face, Eternel ”, la face profonde du Divin, par rapport à laquelle le monde et tout ce qu’il contient sont insignifiants.
C’est de cette façon que l’on met en évidence la dimension profonde du monde, par rapport à laquelle son apparence superficielle et ce qu’elle contient sont également insignifiants. Alors, le monde est intégralement bon, intégralement beau. C’est uniquement de cette façon que l’on peut trouver le calme de l’esprit, non pas comme en Inde, où ce calme est synonyme de coupure, d’arrêt, mais bien de la façon que désirent tous les Juifs, celle qui apporte une élévation permanente, vers la perfection, la bonté et la beauté.
Je conclus en vous présentant mes vœux. A l’occasion
de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Monsieur Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°5375. (2) Il s’agit de la lettre n°5744. (3) Dans la Russie tsariste (4) La capitale, interdite aux Juifs, mais dans laquelle ils résidaient clandestinement.
Lettre n°5768
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5768, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Vous me dites que votre mère, puisse-t-elle reposer en paix, est venue vous voir en rêve. Il faut vérifier si son enterrement s’est bien passé, s’il n’y a pas eu d’autopsie. Vous ferez également vérifiez les Mezouzot de votre maison.
Lettre n°5769
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5769, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Elloul 5717,
Brooklyn,
A l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu le compte-rendu de la réunion nationale(1) des femmes et jeunes filles ‘Habad en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Puisse Dieu faire que les bonnes résolutions soient suivies d’effet, avec inspiration, avec le même enthousiasme que pendant la réunion ou, tout au moins, avec un sentiment comparable. Et, que son effet se répande dans les cercles les plus larges, dans des domaines d’action de plus en plus diversifiés. En effet, nous entrons dans une année nouvelle et, comme l’écrit l’Admour Hazaken, chaque année, se révèle une lumière nouvelle, plus élevée, insufflant une force supplémentaire à tout ce qui concerne la sainteté, la Torah et ses Mitsvot.
Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela avec le calme de l’esprit, dans la largesse, en bonne santé et avec une considérable réussite. J’adresse, à chacune des membres, avec tous les siens, ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrite et scellée pour une bonne et douce année.
N. B. : Il y a quelques temps, j’ai écrit qu’il serait judicieux de publier, au moins une fois de temps en temps, une brochure sur les activités des femmes ‘Habad en Terre Sainte. Cette réunion offre une opportunité pour cela(2) et son compte-rendu figurera donc dans cette brochure, avec le texte des discours.
Notes
(1) Voir, à ce sujet,
la lettre n°5746. (2) En éditant la brochure juste avant la tenue de cette réunion.
Lettre n°5770
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5770, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après un silence particulièrement long, j’ai reçu votre lettre du 23 Elloul, avec ce qu’elle contenait. Vous revenez sur ce dont nous avons parlé, quand vous étiez ici, il y a quelques temps. Quand Dieu inspire à l’homme un sentiment de Techouva, de retour vers la Torah et ses Mitsvot, celui-ci doit le lier à une action concrète, afin que ce sentiment soit durable. Or, comment réaliser un tel attachement ?
Ce qui vient d’être dit est basé sur les propos de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dans son Likouteï Torah, à la Parchat Vaykra, page 2c, que vous consulterez. Il est clair que l’attachement doit être réalisé ici-bas, c’est-à-dire dans l’action concrète, la Torah et Ses Mitsvot. Et, la logique établit que plus cet attachement est durable et fort, plus l’effet de cette inspiration se prolonge, même si le roi vieux et fou ne cesse de lutter, y compris quand cette inspiration se manifeste, même s’il dispose de plusieurs moyens pour séduire, en rehaussant l’homme ou bien, au contraire, en l’amoindrissant, en lui disant : “ Qui es-tu et quelle est la valeur de ton effort ? ”, comme on peut le vérifier concrètement. En sachant quelle est l’origine de ces avances, on peut redoubler d’effort pour ne pas y succomber, pour ne pas perdre son temps à discuter de tout cela.
Je suis surpris
que vous ne disiez rien de la manière dont vous étudiez la Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier. Sans doute, complèterez-vous tout cela, à la prochaine occasion. La demande de bénédiction figurant dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, d’étudier la partie révélée de la Torah et son enseignement caché avec la crainte de Dieu,
Lettre n°5771
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5771, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jours de Seli’hot 5717,
Brooklyn, New York,
Aux fils et filles d’Israël, partout où ils se trouvent,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue grandement et vous bénis,
Au seuil de la nouvelle année, en ces jours de bilan moral pour chacun, à titre individuel comme en tant que membre de la communauté, l’observation de l’homme en tant que microcosme peut considérablement éclairer la finalité et l’objectif de la mission qui lui est confiée dans le grand monde.
Il y a, dans l’organisme humain, des fonctions communes, entraînant l’intervention de nombreux membres. Il y a aussi une fonction spécifique qui est confiée à chaque membre. Bien entendu, un membre, pour son fonctionnement propre, doit naturellement consentir un effort, alors qu’il s’insère beaucoup plus facilement dans les fonctions communes. Que se passerait-il si un membre mettait un terme à son fonctionnement spécifique et consacrait toute son énergie aux fonctions communes, partagées avec d’autres membres ? De prime abord, on pourrait penser que ce membre y gagnerait, puisqu’il réduirait son effort, que le corps y trouverait également son compte, puisque ce membre participerait plus intensément aux fonctions communes, sans se désolidariser des autres membres. Néanmoins, la pratique fait la preuve qu’une telle situation serait catastrophique dans les deux domaines. Le membre qui cesse de remplir sa mission spécifique perd toute raison d’être, laquelle est liée à sa particularité. Bien plus, l’interruption du fonctionnement normal affaiblit ce membre, au point de le rendre totalement inutile, non seulement en son rôle personnel, mais aussi pour tout le corps, en général. La déficience d’un membre entache nécessairement l’ensemble de l’organisme et ce qui en résulte peut être très grave, s’il s’agit d’un membre vital.
Ce qui vient d’être dit des membres du corps s’applique également au statut d’un individu au sein de sa communauté, d’une communauté au sein de son peuple ou d’un peuple au sein de l’humanité toute entière. Et, il en est bien ainsi pour ce qui nous concerne, pour les Juifs, pour une communauté juive, pour tout le peuple juif parmi les nations du monde. Il est établi, depuis bien longtemps, que les Juifs sont “ la minorité d’entre les nations ”. Un Juif, à titre individuel, est minoritaire dans son environnement. Même parmi ses frères, celui qui adopte un mode de vie juif authentique, basé sur la Torah et les Mitsvot, bien souvent, pour notre malheur, n’appartient pas à la majorité, qui ne s’est pas orientée vers sa finalité véritable. De manière naturelle, il est plus aisé de définir la fonction d’un membre, au sein de l’organisme, que celle d’un peuple, parmi les nations. Et, cela est particulièrement difficile, quand il s’agit de notre peuple, Israël. En effet, les Juifs se distinguent de tous les autres par des particularités extrêmes, par une histoire plusieurs fois millénaire. Une réflexion hâtive suffit donc pour déterminer le point commun, l’aspect caractéristique qui a toujours été le fait des Juifs, à travers les époques et les événements, qui exprime donc la nature profonde et la pérennité de notre peuple.
Une analyse objective, sans parti pris, de la longue histoire d’Israël, permet d’aboutir à la conclusion que le maintien de notre peuple n’est nullement lié aux conditions matérielles ou physiques. Même à sa meilleure époque, sous le règne unificateur de Chlomo, le peuple et le royaume d’Israël étaient petits, politiquement et économiquement, par comparaison aux grandes puissances qui lui étaient contemporaines, l’Egypte, l’Assyrie, Babylone. De même, il est clair que notre existence n’a pas été préservée par les conditions du pouvoir ou les données géographiques. En effet, notre histoire en tant que peuple indépendant possédant sa propre terre fut très courte, par rapport à celle de l’exil, sans pouvoir et sans terre. De même, la langue ne peut pas être considérée comme l’élément de survie de notre peuple. En effet, très tôt, c’est l’araméen qui est devenu la langue parlée. Des parties du Tana’h, la quasi totalité du Talmud Babli, le Zohar, en particulier, sont rédigés en cette langue. A l’époque de Rabbi Saadya Gaon et du Rambam, la majeure partie du peuple juif parlait l’arabe. Par la suite, le Yiddish et d’autres langues firent également leur apparition. On ne peut pas non plus considérer que notre peuple a été maintenu grâce à certains éléments de culture ou de connaissance. Il y a eu, en la matière, des changements radicaux, d’une période à l’autre.
Il ne reste qu’un seul point commun à toutes les époques, à tous les pays et à toutes les situations de notre histoire : la Torah et les Mitsvot que les Juifs ont respectées au quotidien, en faisant preuve de la plus haute abnégation. Certes, de temps à autres, certains individus ou certains groupes se sont écartés du chemin de la Torah et des Mitsvot. Ainsi, à l’époque du premier Temple, il y eut les idolâtres du Baal, puis, lors du second Temple, il y eut les hellénistes, les assimilateurs d’Alexandrie, les Caraïtes. Tous ceux-là ont disparu du peuple juif, après avoir causé de la douleur et de la peine, non seulement à eux mêmes, mais aussi à tout le peuple d’Israël. Seule la chaîne d’or de la Torah et des Mitsvot ne fut jamais rompue. Grâce à elle, notre peuple a parcouru le long chemin qui l’a conduit du mont Sinaï à ce jour. Quiconque raisonne de manière juste et prend conscience de cette vérité doit adopter la conclusion que la pérennité de notre peuple, sa nature profonde, est liée à la Torah et aux Mitsvot, qui “ sont notre vie et la longueur de nos jours ”.
Il résulte de tout cela une déduction logique. La conception selon laquelle “ nous devons être comme toutes les nations ” est, non seulement, incapable d’assurer l’existence de notre peuple, mais, bien plus, elle met sa survie en danger, ce qu’à Dieu ne plaise. En imitant le monde non juif, on n’acquiert pas son amitié. Bien au contraire, on décuple sa haine. De même, les Juifs ou les groupement juifs cherchant à complaire aux laïcs en acceptant des compromis, en réduisant la Torah et les Mitsvot, ne font pas qu’affaiblir leur position pour renforcer celle de la laïcité. Ils mettent en danger la pérennité d’Israël, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, ce qu’ils pensent gagner, en pratiquant de la sorte, n’est qu’éphémère, n’est qu’une apparence. Une telle conception, au lieu de susciter la proximité et le respect, n’introduit que la suspicion et la défiance, à juste titre du reste. En effet, un petit compromis, aujourd’hui, en deviendra un grand, demain. Un compromis, aujourd’hui, dans les Mitsvot pratiquées envers Dieu provoquera, demain, une démarche similaire, dans les relations entre les hommes. L’acceptation ferme des Préceptes : “ Je suis l’Eternel ton Dieu ” et “ Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier ” assure le respect, avec la même fermeté, des Injonctions : “ Tu ne tueras pas ” et “ Tu ne voleras pas ”.
En cette période de bilan moral, ce message fera l’objet d’une réflexion sincère, de la part de nos frères, les enfants d’Israël, en tout endroit où ils se trouvent, auxquels Dieu accordera longue vie, à titre individuel ou bien en tant que communauté ou qu’organe constitué, dont les moyens sont à la mesure de l’importance. Ainsi, tous établiront un bilan sincère, en étant pleinement conscients de la réalité et de la vérité intangible. La pérennité de notre peuple, pour un individu comme pour une communauté, dépend totalement de la pratique de la Torah et des Mitsvot, au quotidien.
Le secret de notre survie en tant que peuple est défini par le verset : “ Ce peuple réside seul ”. Chaque individu, homme, femme ou enfant, sert uniquement le Dieu unique, d’après notre Torah unique, qui est éternelle et ne peut pas être modifiée, ce qu’à Dieu ne plaise. Notre spécificité n’est pas notre faiblesse, mais, bien au contraire, elle fait notre force. C’est uniquement par la voie de la Torah et des Mitsvot que nous pouvons mettre en pratique notre mission essentielle et profonde, celle d’être, selon l’Injonction du Créateur du monde entier, “ une nation de prêtres et un peuple sacré ” et, de cette façon, une “ entité favorable ” pour toute l’humanité.
Je vous adresse mes vœux les plus chaleureux, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement à la fois.
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°5772
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5772, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jours de Seli’hot 5717,
Brooklyn, New York,
Au Rav, grand érudit, bien connu et loué parmi les
érudits de Yaakov, ‘Hassid qui craint Dieu, cumulant
le savoir et les connaissances, sage et agréable,
le Rav Chlomo Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
J’ai bien reçu vos lettres des 16 et 22 Elloul, de même que le second tome des Sippoureï ‘Hassidim. Je vous en remercie beaucoup. A ce propos, l’idée s’est répandue que celui qui s’opposait à l’Admour Hazaken, à propos de la guerre de Napoléon(2), était le Juste, Rabbi Chlomo de Karlin. C’est effectivement ce que dit ce livre(3). Or, ce n’est pas le cas. En effet, les livres d’histoire rapportent qu’il mourut, en sanctifiant le Nom de Dieu, de nombreuses années avant cette guerre. Il me semble avoir vu, il y a un certain temps, un livre qui pose cette question(4). Certains disent que celui qui contestait la position de l’Admour Hazaken était, en fait, le Maguid de Kojnits.
Concernant le Er’heï Ha Kabbala(5), je suis surpris que vous n’y ayez pas ajouté le Peri Ets ‘Haïm. Il serait bon, tout au moins, de compléter cela maintenant. Entre nous, l’auteur prend une précaution curieuse. En effet, il place Aleph, Beth, Aleph(6) après Abba(7), vraisemblablement parce que, dans la plupart des ouvrages, cette expression est présentée en initiales. En outre, Nakoud, Nekouda et Nekoudot(8) sont trois articles différents ! Et, il y a d’autres exemples encore. Néanmoins, compte tenu du peu de livres, dans cette catégorie, pour la Kabbala, il serait bon de le publier malgré tout, si l’on trouve les moyens nécessaires. Ceci sera, au moins, un rappel supplémentaire de l’importance qu’il faut accorder à l’enseignement profond de la Torah.
Notes
(1) Le Rav C.Y. Zevin. Voir, à son sujet, la lettre n°5360. (2) Pour déterminer si celle-ci était bonne pour les Juifs ou non. (3) Le second tome des Sippoureï ‘Hassidim, à la page 208. (4) Voir le Beth Rabbi, à la page 90. Voir les “ notes et commentaires ” du Rabbi, année 5716, page 30. (5) Livre manuscrit, rédigé par quelqu’un qui réside à Jérusalem et fut envoyé au Rabbi par le Rav C.Y. Zevin. (6) Initiales de A’hor Be A’hor, “ dos à dos ”, façon dont la Lumière divine se révèle dans l’enchaînement des mondes. (7) L’Attribut de ‘Ho’hma, la découverte intellectuelle. Cette présentation ne respecte pas l’ordre alphabétique. (8) Ponctué, ponctuation et ponctuations.
Lettre n°5773
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5773, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[5717]
Vous me demandez quelle attitude il convient d’adopter face à ceux qui se moquent des valeurs juives. Il serait bon de ne pas engager le dialogue avec eux, de ne pas discuter. Ceux qui le font, de manière générale, agissent par émotion et n’ont pas une position réfléchie. En général, il y a là, de leur part, la conséquence d’une déception, d’une insatisfaction, dans leur vie. Après qu’ils aient fini de parler, il faut donc leur répondre que, même au bénéfice du doute, du doute d’un doute, il reste judicieux d’adopter un mode de vie traditionnel. En effet, le fait de porter les Tefillin chaque jour ou de manger cacher ne heurte pas la conscience de celui qui prétend ne pas être croyant.
Le mauvais penchant dira qu’un tel comportement est purement artificiel. On lui répondra qu’en agissant de la sorte, on ne cherche pas à tromper son entourage afin de satisfaire un intérêt matériel. En effet, le fait de pratiquer les Mitsvot ne suscite malheureusement pas un respect accru, de la part de ceux que l’on côtoie. Et, de telles personnes peuvent accepter l’idée d’agir au bénéfice du doute, ce qui n’est pas réellement hypocrite, dans la mesure où, profondément, un Juif désire mettre en pratique les Mitsvot. Il est uniquement victime de son mauvais penchant, comme le dit le Rambam, à la fin du chapitre 2 des lois du divorce. En pratiquant les Mitsvot, on applique, en réalité, ce que l’on souhaite réellement faire, au fond de son cœur. C’est une évidence.
Lettre n°5775
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5775, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[5717]
J’ai été horrifié, hier, quand votre frère m’a raconté, dans le courant de la discussion, que votre père vous a acheté une place afin de voyager sur un bateau dont l’équipage est juif(1) et qui poursuit son chemin pendant le saint Chabbat, ce qui constitue, malheureusement, une transgression du jour sacré de la part de centaines de Juifs et, en outre, une profanation du Nom de Dieu, pour tout le peuple d’Israël. En effet, on proclame que ce bateau et son bénéfice, qui inclut les livres(2) versées par votre père, profitent à tout le peuple juif. Et, l’on paye ces livres dans le but de transgresser des travaux présentés par la Torah comme interdits pendant le Chabbat et que des Juifs effectuent avec les machines du bateau, au vu de tous. Néanmoins, certains n’ont aucune connaissance du fonctionnement actuel des bateaux. Ils prétendent donc le contraire de la réalité, telle qu’on peut l’observer de ses yeux et disent que l’on ne transgresse pas le Chabbat, à leur bord, quand ils poursuivent leur route en ce jour.
Naturellement, j’ai dit tout cela à votre frère, bien que je n’ai pas vu l’utilité de lui souligner la responsabilité de votre père, qui vous a adressé ce billet. Néanmoins, vous vous trouvez à proximité de votre père et vous êtes tenu de l’honorer. De ce fait, avec tout le respect nécessaire, comme le veut notre Torah, vous devez lui expliquer ce qui vient d’être dit et l’empêcher d’agir de la sorte, à l’avenir.
Bien entendu, je suis informé de ce que l’on dit, du fait que tel Rav aurait donné une permission, en la matière. Mais, comme vous le savez, le Roch explique, au traité Baba Kama, chapitre 4, paragraphe 4, que la Hala’ha est tranchée comme Rav, pour une interdiction et comme Chmouel pour un problème financier. En effet, Chmouel se consacra aux problèmes financiers plus que Rav. La Hala’ha retient donc son avis, dans ce domaine. Or, tous ceux dont ont dit qu’ils permettent une telle pratique, en leur demandant de bien vouloir m’excuser et sans vouloir leur manquer de respect, n’ont, semble-t-il, aucune connaissance du fonctionnement des machines, à l’heure actuelle. Ils s’en remettent donc aux témoignages qui leur ont été rapportés. Et, l’on peut voir le tort qui en découle.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5534. (2) Israéliennes.
Lettre n°5776
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5776, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Elloul 5717]
Vous faites allusion à la lecture de la Torah pendant un jour de jeûne. Vous consulterez, à ce sujet, ce que dit l’additif figurant à la fin des Rechimot sur E’ha.
Il existe plusieurs coutumes, relatives à la lecture des remontrances(1). Vous consulterez, à ce sujet, le Chaareï Ephraïm, porte 7, chapitre 23. Dans la synagogue, ici-même, on a l’habitude que le lecteur monte lui-même à la Torah(2), sans avoir été appelé par son nom et qu’il récite effectivement les bénédictions, au début et à la fin de cette lecture.
Notes
(1) Figurant dans la Parchat Tavo et également dans celle de Be’houkotaï. (2) Pour la lecture de ces remontrances.
Lettre n°5777
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5777, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tichri 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction.
Il y a quelques temps, est parvenue ici une nouvelle effroyable(1) selon laquelle vous avez levé la main sur un jeune homme ‘Habad, se consacrant aux besoins communautaires, à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Comme l’établissent les derniers Sages, il est nécessaire de faire disparaître cette situation ici-bas, afin d’empêcher qu’il en soit de même là-haut, ce qu’à Dieu ne plaise. J’espère que vous lui avez déjà présenté des excuses depuis longtemps, comme l’ordonne notre sainte Torah. Néanmoins, je vous en signifie clairement la nécessité. Tous ceux qui ont eu connaissance de ce qui s’est passé doivent également être informés que des excuses ont été présentées.
Cette lettre vous est adressée en express, afin qu’avant le saint jour(2), qui approche, cette affaire soit réglée, comme le précise la Michna, à la fin du traité Yoma. C’est une évidence. Dès réception de la présente, vous me confirmerez sûrement qu’elle se trouve bien en votre possession.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement inscrit pour une bonne année et que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela,
Le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5783. (2) De Yom Kippour.
Lettre n°5778
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5778, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Je suis surpris de constater que vous réitérez la question que vous m’aviez déjà posée et pour laquelle je vous avais déjà répondu. Il y a une controverse entre vous-même et votre épouse à propos de la réception d’invités. Elle considère que cela est très difficile. Toutes ces questions doivent être soumises à un Rav qui tranche la Hala’ha. Vous vous conformerez, l’un et l’autre, à sa décision.
La Torah nous parle du premier homme qui reçut des invités(1) et elle nous raconte qu’il ne se contenta pas de le faire. Il leur montra, à cette occasion, la grandeur de Dieu. Vous en ferez donc de même, pour vos propres invités. Vous ne vous contenterez pas de les recevoir. Vous leur expliquerez que Dieu est grand, comme le souligne la dimension profonde de la Torah qui, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Bien entendu, pour expliquer tout cela aux autres, il faut le savoir soi-même et “ s’humecter au point d’humecter son prochain ”. Nos saints maîtres nous ont signifié la nécessité de diffuser les sources(2) à l’extérieur. Il est clair que les forces pour cela ont été accordées et rien ne résiste à la détermination.
Avec ma bénédiction afin d’être définitivement inscrit pour une bonne année,
Notes
(1) Notre père Avraham. (2) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5779
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5779, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, avec les demandes de bénédiction qu’elle contenait et qui seront lues, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Je suis surpris que vous ne m’écriviez que quelques mots, concernant votre mariage, alors qu’au cours de celui-ci est posée la fondation d’un édifice éternel, qu’il est un moment propice, que l’on est alors inspiré à la pratique de la Torah et des Mitsvot, conformément à la coutume juive. On y prononce des paroles de Torah et de ‘Hassidout. Je présume que vous avez effectivement répété de la ‘Hassidout(1), à cette occasion et que vous avez précisé l’enseignement qu’il convenait d’en tirer. Néanmoins, cette présomption est réduite par un aspect négatif, car certains ont l’usage d’en interrompre la récitation au milieu(2) et, à ma grande surprise, on trouve également des ‘Hassidim qui le font. Certes, il est dit que “ quand on se rend dans une cité, on en adopte les pratiques ”. Il y a pourtant, en la matière, une instruction de mon beau-père, le Rabbi, demandant d’en terminer la récitation, puis de la recommencer une seconde fois et de l’interrompre alors.
Vous me parlez de quelqu’un qui ne sait pas associer les lettres. Il faut, à ce propos, consulter un médecin spécialiste. Bien souvent, de telles personnes sont normalement développées, dans différents domaines, parfois même au dessus de la moyenne. Quand on leur apporte les moyens de se servir pleinement de leurs capacités, qui sont effectives, celles qui, pour l’heure, ne fonctionnent pas normalement se développent, peu à peu. Sans doute, cet homme donne-t-il quelques pièces à la Tsédaka, chaque jour, avant la prière du matin.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement inscrit pour une bonne année,
Notes
(1) La coutume des ‘Hassidim est de réciter, lors d’un mariage, le discours ‘hassidique que prononça le précédent Rabbi lors du mariage du Rabbi. (2) De sorte qu’il n’est pas récité entièrement. Voir, à ce sujet, la lettre n°5872.
Lettre n°5780
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5780, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Elloul, les trois précédentes et la demande de bénédiction pour Roch Hachana. Je suis surpris de recevoir, de votre part, de temps à autre, et malheureusement avec de longues interruptions, une lettre emplie de désespoir et de peine. Et, il est encore plus douloureux de constater que vous en tirez des conclusions contraires à celles qu’il faudrait. Il en est de même pour ce courrier. Vous me dites que vous n’avez pas de patience. L’une des raisons à cela est votre manque d’activités. Et, vous en concluez que vous devez vous interrompre. Comme est profonde l’obscurité de l’exil ! Vous ne voyez même pas la contradiction effroyable entre les conclusions qui sont imposées par la réalité et celles que vous énoncez.
J’ai déjà précisé à plusieurs jeunes gens et aux ‘Hassidim que chacun doit mener son action. Puis, Dieu fera ce que bon lui semble, lui accordera la réussite ou non, ce qu’à Dieu ne plaise. Nous avons le mérite, en cette génération orpheline, de pouvoir observer de nos yeux de chair comment s’accomplit la décision du Tribunal céleste selon laquelle les ‘Hassidim doivent connaître la réussite dans leur action. Au lieu de cela, et comme un défi, on découvre, de temps à autre, des prétextes pour réduire telle réalisation ou tel domaine. Il est dommage que vous perdiez du temps à m’écrire de tels arguments, car je ne les accepte en aucune façon. Si, vous même, vous receviez de quelqu’un d’autre une lettre similaire et que vous n’étiez pas personnellement concerné, vous auriez perçu cette contradiction effroyable et vous auriez totalement rejeté une telle conclusion.
Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous et vos amis m’annonciez des actions concrètes. Les plaintes et les récriminations n’auront plus de place dans vos quatre coudées. Vous en ferez enfin disparaître également ce qui est à l’origine de ces plaintes. Le mérite de ce qui est public et l’immense miséricorde invoquée par nos saints maîtres vous viendront en aide.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement inscrit pour une bonne année,
Lettre n°5781
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5781, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tichri 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
branche de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 21 Elloul et je vous remercie pour la bonne nouvelle que vous m’annoncez, en l’occurrence la bonne impression qui a été conservée, pour l’année qui vient, du centre de vacances. Il est sûrement inutile de vous souligner qu’en pareil cas, on doit en profiter, pendant que ce souvenir est encore vivace. Bien plus, c’est maintenant le début de l’année scolaire et pédagogique. Tout effort pour influencer la bonne éducation est donc à propos. Si la campagne actuelle est entachée de manque, il ne sera pas possible de tout rectifier par la suite.
En un moment propice, je mentionnerai, pour les efforts qui ont été faits, le nom des moniteurs et des monitrices, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Leur récompense a été promise par Celui Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot, “ mesure pour mesure ”, mais en proportion largement accrue. Puisse Dieu faire que s’accomplisse en eux l’assurance de la Michna selon laquelle “ une Mitsva en attire une autre ”. Ils avanceront, d’une étape vers l’autre, dans la diffusion du Judaïsme et, en particulier, de la ‘Hassidout, en tout endroit qu’ils pourront atteindre.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles et d’être définitivement inscrit pour une bonne année,
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