Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5741
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5741, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Elloul, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous faites référence aux cheveux féminins qui, selon la ‘Hassidout, sont considérés comme nudité, parce qu’ils laissent une place à l’emprise des forces du mal. En plus du Dére’h Mitsvoté’ha, que vous citez dans votre lettre, ce sujet est également traité dans le Likouteï Torah, à la Parchat Devarim, page 36c. D’après cette explication, vous dites que, tout comme un Nazir ne se coupe pas les cheveux(2) parce qu’il obtient ainsi une sainteté accrue, une femme, à l’autre extrême, aurait dû les raser et ne pas se contenter de les couvrir(3).
Vous pouvez déduire la réponse à votre question de la partie révélée de la Torah, selon laquelle les cheveux ne sont pas considérés comme nudité pour les jeunes filles et, même pour les femmes mariées, l’interdiction porte uniquement sur les étrangers, envers lesquels elles ont pris l’habitude de les couvrir, mais non pour leur mari. Bien au contraire, celui-ci peut dire : “ Je refuse que mon épouse ait la tête rasée ”, selon le traité Nazir 28a. On peut en déduire ce qu’il en est, dans la dimension profonde. L’emprise des forces du mal est possible seulement quand son existence est possible, mais non quand on ne fait que recevoir, peut-être même uniquement en l’absence de protection et quand l’interdiction va au delà de la situation courante. Vous devez comprendre ce que cela veut dire. Vous consulterez, en particulier, le Likouteï Torah, à la Parchat Vaykra, page 24a et 32a.
Avec ma bénédiction afin que vous donniez de bonnes nouvelles, soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son propos, la lettre n°5498. (2) Qui appartiennent, pour lui, à la sainteté. (3) Afin de faire disparaître l’emprise des forces du mal.
Lettre n°5742
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5742, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Zera’hya Morde’haï Leïb ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi et sans doute avez-vous, vous même, reçu, il y a quelques temps, bien que vous ne le précisiez pas, mon courrier faisant réponse à votre précédente lettre. Vous m’écrivez que, pendant les vacances, les ‘Hassidim ont pris part à une action éducative, dans l’endroit où ils se trouvent. Vous avez sûrement saisi cette occasion pour vous rapprocher d’eux. En effet, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, pour tout ce qui en fait partie, il est dit que le fait de se lier à des amis est une initiative positive. Et, dans le domaine du bien, cet apport est plus fort(2). En effet, les personnes avec lesquelles on est en contact assument effectivement un rôle déterminant, comme l’explique le fascicule bien connu Hé’haltsou et un dicton de l’Admour Haémtsahi(3) l’affirme : “ Quand deux Juifs parlent ensemble, deux âmes divines se liguent contre une âme animale ”. C’est une évidence.
Vous envisagez la rédaction d’un guide du mariage, répondant aux diverses questions que l’on peut se poser, en la matière. Cela est judicieux car, à notre époque, on rencontre deux situations extrêmes, d’une part des questions et des problèmes particulièrement compliqués, d’autre part, une diminution, ces derniers temps, des études permettant de déterminer la Hala’ha conformément à l’avis des derniers Décisionnaires, que l’on doit prendre en compte et qui développent le plus largement leurs propos. C’est une évidence. En conséquence, les recueils précisant les différentes questions, les formulant, mieux encore citant des références pour les approfondir sont des livres auxquels l’époque oblige à se consacrer. Du reste, c’est une des raisons pour lesquelles a été publié le Sdeï ‘Hémed, compilation d’un grand nombre des derniers Décisionnaires, tranchant la Hala’ha. De même, on a enfin pris conscience de l’importance d’éditer le Otsar Ha Posskim sur Even Ha Ezer, même si l’on peut regretter que cette parution soit si lente.
En un moment propice, je mentionnerai ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, en fonction de ce que vous m’écrivez.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Z. M. L. H. Segal, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5325. (2) Que pour ce qui est négatif. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5581.
Lettre n°5743
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5743, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Nous approchons du jour lumineux du 18 Elloul, date de la naissance des deux grands luminaires, le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken. Et, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, sur le nom de ‘Haï Elloul : “ Ce jour insuffle la vitalité en Elloul ”(2).
Puisse donc Dieu faire qu’à partir de ce jour et en sa veille, qui le prépare, la chaleur, la vitalité et la lumière soient de plus en plus grandes, car on connaît alors l’élévation dans le domaine de la sainteté. Il en sera ainsi dans tous les domaines décrits par les versets dont les initiales forment le nom d’Elloul, ce qui inclut les trois domaines du service de Dieu, la Torah, la prière et les bonnes actions, de même que la couronne du bon renom qui les surpasse, dans l’action concrète, ici-bas et par la Techouva, là-haut. Tout cela à la fois apparaît, en allusion, dans le nom d’Elloul. Et, nos Sages disent(3) : “ Plus il est simple et mieux c’est ”. Soyez donc inscrit et scellé pour une bonne et douce année.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
N. B. : Pour l’heure, je n’ai toujours pas reçu votre livre, le second tome des Sippoureï ‘Hassidim. J’ai demandé que l’on envisage la possibilité d’établir une traduction de la causerie expliquant la différence entre l’optique de Beth Chamaï et celle de Beth Hillel, en fonction du potentiel et de sa réalisation(4).
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5360. (2) ‘Haï signifie vivant et a pour valeur numérique dix huit. (3) A propos du Choffar. Il en est de même pour le service de Dieu. C’est précisément la soumission qui conduit à la plus haute élévation. (4) Vraisemblablement du Yiddish à l’Hébreu. Voir, à ce sujet, la lettre n°5604.
Lettre n°5744
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5744, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires,
a des comportement généreux, est issu
d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
A la suite de ma précédente lettre, qui répondait à la vôtre et que vous avez sûrement reçue en son temps, j’ai appris que l’Agence juive avait décidé de restituer au Kfar un montant important, correspondant à ce qui avait été dépensé pour l’électricité(2). J’ai vu en cela une preuve tangible de la réussite du Kfar. J’ai beaucoup pensé à un projet qui, à mon sens, est une nécessité. Je vous en ai parlé et je vous ai écrit, à ce sujet. Le Kfar doit se développer et s’élargir, non seulement en qualité, mais aussi en quantité, d’autant que ces deux dimensions sont liées. La quantité, en la matière, est le nombre d’habitants. Selon la situation actuelle du Kfar, le manque de maisons et surtout de maisons adaptées, le manque assez important de moyens, une construction aurait dû être envisagée maison par maison. Mais l’on peut observer qu’en pareil cas, il n’y a pas de plan général, il n’y a pas une maison qui ressemble à l’autre, les demeures bâties sur le terrain du Kfar n’ont pas de plan d’ensemble. Or, il n’est qu’une seule façon d’écarter cet inconvénient. Il faut construire, en une seule fois, un grand nombre de maisons. D’après les conditions en vigueur, on doit, en ce cas, avancer une somme importante. Jusqu’à maintenant, la possibilité ne s’en est pas présentée.
En apprenant cette nouvelle, j’ai aussitôt écrit, à ce sujet, au comité du Kfar, pour faire part de mon avis. La possibilité est ainsi donnée de développer le Kfar selon un programme ou, en tout cas, d’une manière beaucoup plus structurée que de tout autre façon. Toute cette somme pourrait donc être investie dans la construction. Elle sera, bien entendu, complétée par des hypothèques et des prêts, que l’on accorde en pareil cas, afin de bâtir le plus grand nombre possible de maisons. On contactera donc des experts afin d’obtenir un plan de construction convenable. Je sais que vous vous intéressez à tout ce qui touche au Kfar et, particulièrement, à un tel projet, qui est, à mon avis, exceptionnel, pour assurer son développement quantitatif et qualitatif. Je vous écris donc à ce sujet et j’ai bon espoir que ceci correspond à votre point de vue, bien plus, que vous accorderez vos conseils et votre aide au comité du Kfar afin de structurer ce projet de construction d’un quartier, dans toute la mesure du possible. En effet, vous vous trouvez sur place et vous avez donc connaissance de toutes les conditions.
Certes, il existe différents besoins, dans le Kfar et certains sont même importants, exigent une aide financière et l’on peut penser que d’aucuns voudront consacrer cette somme à de tels projets. A mon avis, il n’y a pas lieu de procéder de la sorte. En effet, ces réalisations ne nécessitent pas un financement exceptionnel et important, comme c’est le cas, en l’occurrence. Avec le temps, d’autres opportunités se présenteront et l’on pourra alors satisfaire également ces besoins. De fait, ceux qui s’y consacrent ne savaient même pas qu’il y aurait une restitution de cette somme à laquelle je faisais allusion au début de cette lettre. A l’opposé, la construction de ce quartier est retardée, depuis longtemps déjà et cela a eu des conséquences regrettables. Plusieurs personnes se sont adressées au comité du Kfar pour lui faire part de leur désir de s’installer en cet endroit, mais l’on n’a pu accéder à leur requête, du fait de l’absence de maisons. Ils se sont donc installés ailleurs. Voudront-ils maintenant changer encore une fois et venir s’installer à Kfar ‘Habad ? Et, même s’ils le veulent, en auront-ils les moyens ? A n’en pas douter, la création de ce quartier permettra d’établir que de nombreuses personnes souhaitent s’installer là, sont aptes à cela, de tous les points de vue, n’étant empêchées de le faire que par l’absence de maisons.
Nous approchons du jour lumineux du 18 Elloul, jour de la naissance des deux grands luminaires, le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken, qui ont illuminé le monde par leur enseignement et par leur comportement, qui ont basé leurs conceptions sur l’idée qu’un berger d’Israël s’occupe fidèlement du bien spirituel et matériel de tous les Juifs, sans conditions préalables, mais sans pour autant oublier la vérité et la réalité, selon lesquelles le bien est véritable uniquement s’il cumule les deux dimensions à la fois(3). Le fascicule du 18 Elloul 5703(4), à la quatrième causerie et d’autres textes encore, présentent longuement les conceptions et les actions du Baal Chem Tov, dans ce domaine.
Que Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte, soit donc un exemple de l’union entre la spiritualité et la matérialité, une union parfaite et intègre, de plus en plus positive, de plus en plus large. A partir de cet endroit se répandra le mode de vie ‘hassidique, durant la semaine, pendant le Chabbat et les fêtes, qui se multiplient, pour le plaisir et le plus grand mérite de ceux qui ont prit part, et qui le font encore, à ce qui concerne Kfar ‘Habad et ses habitants. Là encore le développement sera constant, jusqu’à atteindre des proportions considérables. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela et également de ce qui est dit entre les lignes et je conclus par la formule traditionnelle et sanctifiée par des dizaines de générations de notre peuple, les enfants d’Israël :
Je vous adresse, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année.
N. B. : Je viens d’apprendre une autre information. De nouvelles parcelles de terrain ont été attribuées pour développer l’activité agricole du Kfar et l’on s’apprête effectivement à y planter un verger. Je ne connais pas encore les détails. Vous même, en revanche, devez en disposer. Puisse Dieu faire que cet agrandissement soit, lui aussi, de plus en plus important, conformément au projet exposé ci-dessus et qu’il soit fructueux, matériellement et spirituellement.
Notes
(1) Monsieur Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°5375. (2) Pour le raccordement de Kfar ‘Habad au circuit de distribution de l’électricité, montant que le Rabbi demandait de consacrer à la création d’un nouveau quartier. Voir la lettre n°5688. (3) Le spirituel et le matériel. (4) 1943, du précédent Rabbi.
Lettre n°5745
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5745, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Elloul 5717,
Brooklyn,
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de…(1), que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai été satisfait de recevoir au moins un bref aperçu de votre activité, durant la période qui vient de s’écouler. J’espère que ce qui a été fait dépasse ce qui a été écrit et, avant tout, que vous avez pour objectif de développer vos réalisations, par tous les moyens possibles.
Bien que vous ne le précisiez pas, j’espère aussi que, parmi les sujets enseignés, figurent les lois et les principes de la pureté familiale, pour les femmes mariées ou bien pour les fiancées, qui s’apprêtent à se marier, de même que les lois concernant la Cacherout des aliments, lesquelles peuvent également être enseignées aux jeunes filles. Si je me souviens bien, on peut trouver toutes ces lois dans le Sidour Korban Min’ha(2). Je présume que quelques unes des femmes en possèdent un. Si ce n’est pas le cas, on pourra vous en envoyer.
Nous sommes actuellement dans le mois d’Elloul et, comme l’explique longuement mon beau-père, le Rabbi, on établit alors le bilan de l’année qui s’achève et l’on se prépare positivement pour celle qui vient, afin qu’elle soit bonne et douce, matériellement et spirituellement. Ce bilan et cette préparation impliquent la participation de chaque membre des femmes et jeunes filles ‘Habad, de chaque groupement, qui doit prendre la bonne résolution, avec toute la détermination nécessaire, d’intensifier son action, en la matière, dans les semaines et les mois qui viennent. Dieu fasse qu’en bonne santé et avec inspiration, on mette pleinement en pratique ces bonnes résolutions, de la meilleure façon et même en les augmentant.
Avec ma bénédiction afin que l’on donne de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, que chaque membre soit inscrite et scellée, avec tous les membres de sa famille, pour une bonne année,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à l’ensemble des groupements. (2) Spécifiquement rédigé pour les femmes, avec des commentaires en Yiddish.
Lettre n°5746
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5746, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Elloul 5717,
Brooklyn,
A la réunion des femmes et jeunes filles ‘Habad,
aux bons soins de la Yechiva, Lod, Israël,
Je vous adresse mes bénédictions pour que toutes les participantes à cette réunion et, plus généralement, la réunion elle-même, multiplient les actions, menées avec empressement et vitalité, afin d’atteindre l’objectif profond, celui de faire briller dans votre foyer et dans votre entourage, les rayons et la lumière des deux grands luminaires, le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken. Ceux-ci se révèlent, chaque année, d’une manière accrue, le 18 Elloul et ils irradient par les canaux de la bonne éducation et du comportement de la maison basé sur la pureté et la sainteté.
Soyez inscrites et scellées pour une bonne année,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°5747
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5747, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17(1) Elloul 5717,
Brooklyn, New York,
A l’attention des responsables communautaires,
chérissant la Torah, généreux envers le peuple de
Dieu, Qui leur accordera longue vie,
Je vous salue grandement et vous bénis,
Cette année, le 18 Elloul, nous célébrerons le soixantième anniversaire de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, fondée par le Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. La Yechiva fut créée à la date lumineuse du 18 Elloul, jour de la naissance des deux grands luminaires, le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Ainsi, est définie la particularité des Yechivot Tom’heï Temimim, qui diffusent une Torah intègre, partie révélée et enseignement profond, pénétrée de crainte et d’amour de Dieu, d’abnégation et d’amour du prochain, avec un profond sentiment de responsabilité pour la communauté et pour l’individu.
Passant d’un exil à l’autre, les Yechivot Tom’heï Temimim se sont installées dans les différents endroits de Russie, en Erets Israël, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, en Pologne, en Lettonie. Puis, la divine Providence en a implanté le centre en Amérique, il y a dix sept ans. Néanmoins, il est dit que : “ là se trouve sa maison ”. En chaque endroit, on a installé les quatre coudées de la Torah et de la prière, caractéristiques de Tom’heï Temimim. Avant tout, la Yechiva a préservé sa spécificité, a poursuivi son objectif et assumé sa mission avec abnégation. Les racines profondes qu’elle a placées en terre ont donné des fruits et des fruits de fruits, ont maintenu le Judaïsme en tout endroit où elles se trouvaient, dans la Russie soviétique comme dans les autres parties du monde. Les élèves des Yechivot Loubavitch, les Temimim(2), constituent actuellement les forces vives, permettant de renforcer la Torah et de pratiquer les Mitsvot, en général, de dispenser une bonne éducation, en particulier, en Amérique, en Erets Israël, au Canada, en Europe, au Maroc, en Australie.
Toutefois, la pérennité et le développement ultérieur des Yechivot Loubavitch et leurs réalisations fondamentales sont fortement gênés par des dettes et un déficit. En conséquence, la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim lance un appel à l’aide à nos frères, les enfants d’Israël, afin d’obtenir leur soutien. A n’en pas douter, la généreuse et large communauté juive américaine y répondra favorablement, en particulier en ces jours de miséricorde(3). Elle permettra non seulement de couvrir l’ancien déficit, mais aussi de constituer une couverture financière pour le développement.
Il est un grand mérite de prendre part et de s’associer au maintien et à la croissance de la Yechiva Tom’heï Temimim. Celui-ci permet d’obtenir les bénédictions de Dieu, en tous ses besoins, matériels et spirituels. Je vous adresse ma bénédiction afin d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année.
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) Ceux qui sont intègres. (3) Ceux du mois d’Elloul.
Lettre n°5748
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5748, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est bien évident qu’il n’y a pas lieu de justifier pleinement le comportement de chaque Juif, qui qu’il soit, seulement parce que l’on sait qu’il a accompli de bonnes actions. Mais, à l’opposé, que Dieu nous garde de dénigrer l’action d’un Juif, surtout si celle-ci est faite en public et concerne le public, uniquement parce que, dans un second ou un troisième cas, cet homme n’a pas eu le comportement qu’il fallait.
Est-il une preuve plus probante que celle délivrée par ces jours d’Elloul ? Nos Sages ordonnent alors à chaque Juif de dire, deux fois par jour : “ Dieu est ma lumière et mon salut…, Eternel, je T’invoquerai par ma voix…, prends-moi en grâce et réponds-moi ”. Or, si plusieurs personnes se réunissaient pour interdire à quelqu’un de prononcer ces mots et pour dire, à son encontre, les expressions que l’on trouve dans votre lettre, j’espère que vous-même(1), si l’on vous demandait quelle est la Hala’ha en la matière, répondriez que leurs propos n’ont aucun sens.
Bien entendu, vous n’êtes pas obligé de tenir compte de ma protestation. Néanmoins, je ne la formule pas de ma propre initiative. Je me base sur les Injonctions de notre sainte Torah, en particulier pendant Elloul, mois de la miséricorde, qui prépare le jugement(2) et les jours redoutables, lorsque “ toutes les créatures des mondes seront mis en jugement ”. Dieu agit “ mesure pour mesure ”(3), comme le soulignent nos Sages. Ceci renforce ma protestation, car chacun doit avoir le comportement qu’il veut que l’on adopte envers lui. Et, la Torah tranche que “ ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain ”.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre est un Rav, pouvant être consulté pour répondre à une question hala’hique. (2) De Roch Hachana (3) De la manière dont on agit envers Lui.
Lettre n°5749
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5749, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec retard. Vous m’y annoncez de bonnes nouvelles. Vous me dites que vous avez pris part à la campagne de diffusion des livres de ‘Hassidout et que vous avez connu la réussite. Vous me rapportez également que vous avez récité un texte de ‘Hassidout, en public, une partie du discours intitulé “ Les eaux nombreuses ne pourront pas noyer l’amour ”(1), au jour de votre anniversaire.
Vous m’écrivez que, dans votre vie et en tout ce qui vous concerne, vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour qu’il en soit effectivement ainsi(2). Toutes les préoccupations de ce monde sont définies comme “ des eaux nombreuses ”, ce qui inclut également l’âme animale. Pour autant, celles-ci ne peuvent pas, ce qu’à Dieu ne plaise, noyer l’amour naturel que chaque Juif éprouve pour notre Père Qui se trouve dans les cieux. Ce sentiment permet l’accomplissement des deux cent quarante huit Injonctions, alors que la crainte est à l’origine des trois cent soixante cinq Interdits. C’est ainsi que l’on met en pratique les Mitsvot, de manière concrète. Or, “ la chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir ”, comme l’explique le Tanya, à partir du chapitre 17. Tout ne dépend que de votre volonté. Nos Sages disent que les Juifs sont effrontés, parmi les nations. J’espère donc que vous profiterez de cette détermination pour ne pas vous affecter de tous les obstacles et de toutes les difficultés, pour étudier avec élan et ardeur, pour accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4991. (2) Pour que les eaux nombreuses des préoccupations du monde ne puissent pas noyer l’amour de Dieu.
Lettre n°5750
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5750, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’écrivez que vous vous demandez si l’instruction que je vous ai donnée faisait bien réponse à la question que vous m’avez posée. Vous me pardonnerez d’employer la même formulation que vous. Je me demande si cela a un rapport avec la question que vous m’avez posée. Il ne s’agit pas de savoir si l’on peut apprendre la Loi Ecrite par cœur, ce qui est effectivement concevable, quand un livre est étudié plusieurs fois. Votre question était, en l’occurrence, la suivante. Pourquoi n’instaure-t-on pas l’étude, par cœur, sans livre, de la Loi Ecrite ? Je vous ai donc montré que, d’après la Hala’ha, il est interdit de le faire. Je vous ai même précisé la première source qui l’établit, mais ce principe figure également dans le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 49.
Il est dommage de vous fatiguer à citer tous les exemples que vous donnez, ceux des Sages de la Michna et de la Guemara qui mentionnaient, par cœur, des versets du Tana’h. En effet, dans chaque synagogue, vous trouverez des personnes qui connaissent par cœur la prière Achreï, sans parler du Chema Israël. Pour autant, chacun sait que ces paragraphes appartiennent à la Loi Ecrite. Toutefois, comme je l’ai dit, il faut distinguer le fait de connaître un passage par cœur de celui d’instaurer que son étude se passera précisément de cette façon. En effet, une telle pratique est envisageable dans la Loi Orale, mais non dans la Loi Ecrite.
Vous m’écrivez, dans votre lettre, que vous parcourez l’ensemble du Tana’h en deux mois. J’en suis particulièrement surpris. Comment pouvez-vous repousser une réponse avant même de la comprendre ? Je vous adresse ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année.
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5751
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5751, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Avraham Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi soir, dans laquelle vous me décrivez l’organisation de la matinée, au sein de votre association, l’étude avant la prière, puis les préparations à celle-ci, qui incluent une immersion rituelle, pour la plupart des membres. Il est clair que, de ce fait, on commence la prière plus tard. Or, la proposition vient d’être formulée de commencer la prière du matin deux heures plus tôt, ce qui aura pour effet de supprimer tout ce qui était accompli, jusqu’à maintenant, avant la prière. La raison de ce changement est la volonté de lire le Chema Israël à l’heure où il doit être dit.
Il est bien évident que l’on n’a pas le droit de renoncer aux usages des anciens et des hommes de bonnes actions, parmi les ‘Hassidim, en supprimant ces préparatifs avant la prière, d’autant que l’on a procédé de la sorte, chez vous, depuis longtemps déjà, que ces pratiques ont été adoptées par de nombreuses personnes. Il y a donc là toute la sainteté et la valeur de ce qui est public.
Mais, en réalité tous ces arguments sont inutiles. Il suffit de rappeler l’Injonction : “ Prépare-toi pour ton Dieu, Israël ”(2), comme l’expliquent longuement les livres de Moussar, de ‘Hassidout et de Kabbala. C’est évident.
S’agissant de l’heure à laquelle le Chema doit être dit, chacun le lit sans doute avant la prière. Certes, on le fait à titre individuel, mais que Dieu garde de supprimer l’étude de la Torah en un moment propice et la préparation à la prière, tôt le matin. En effet, “ quand le jour se lève une récolte nouvelle se dresse ”. Alors, “ les Sages récoltent et font paître ”. Et, le roi Chlomo dit, au nom de chaque Juif et en son nom propre : “ Je suis malade d’amour ” pour le Saint béni soit-Il, pour Sa Torah et pour Ses Mitsvot. Selon l’affirmation bien connue de nos Sages, même si “ je dors en exil ”, malgré tout, “ mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, pour Sa Torah et pour Ses Mitsvot.
Puisse Dieu faire que la prière ait la plus haute élévation qui soit. Il faut considérer tout cela d’après l’affirmation des Sages selon laquelle “ la prière remplace les sacrifices perpétuels ”, appartenant à la catégorie d’Ola, qui est entièrement offerte à Dieu. On connaît les vérifications et la prudence qui sont nécessaires, pour un sacrifice. Bien plus, nos Sages précisent que le sacrifice perpétuel du matin rachète les fautes de la nuit et le sacrifice perpétuel du soir, celles de la journée. Puisse Dieu faire que s’appliquent, en la matière, les termes du verset : “ un sacrifice offert qui sera une odeur agréable pour Dieu ”.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, de même que vos amis et tous ceux qui “ Te craignent et respectent Tes Commandements ”,
Notes
(1) Le Rav A.Blesovski, de New York. (2) Etablissant la nécessité d’une telle préparation.
Lettre n°5752
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5752, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez si la délivrance a déjà commencé ou non. Je suis surpris par votre question, portant sur une évidence, tranchée par la Hala’ha, en l’occurrence par notre grand maître, le Rambam, à la fin de ses lois des rois, en se basant sur plusieurs versets de la Torah ou des prophètes, sur plusieurs enseignements de nos Sages : “ Un roi viendra de la maison de David, versé dans la Torah et se consacrant aux Mitsvot. Il contraindra chaque Juif à suivre sa voie et à renforcer sa pratique. Il rassemblera les exilés d’Israël ”, lui et nul autre. Vous consulterez ce texte, de même que ses lois de la Techouva, à la fin du chapitre 9. Nous nous trouvons actuellement dans un exil infiniment plus sombre qu’auparavant, car de nombreux grands d’Israël ont quitté ce monde. Bien plus, l’obscurité, par elle-même, ne suffit pas et s’est accomplie également la vision selon laquelle “ on fait passer l’obscurité pour de la lumière et la lumière pour de l’obscurité ”.
Puisse Dieu faire qu’au lieu de me poser des questions à ce sujet, vous consacriez votre temps à étudier, avec élan et ardeur, notre sainte Torah, sa partie révélée et la ‘Hassidout, de même qu’à accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. Chaque action en ce sens apporte de la lumière au monde. Or, un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité et hâte ainsi la conclusion de cet exil amer. Vous connaissez sûrement les trois études quotidiennes portant sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya. Tout au moins, les adopterez-vous, à l’avenir.
Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5753
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5753, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Elloul, dans laquelle vous me dites que vous souhaitez étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Néanmoins, vous pensez ne pas être en mesure de le faire en Terre Sainte, que vous voulez donc quitter.
Il est clair qu’il y a une contradiction entre la première et la dernière proposition. Il y a une Injonction d’étudier la Torah et celle-ci ne dépend ni de la période ni du lieu. En conséquence, ceux qui se trouvent là-bas et étudient la Torah ne le font pas parce qu’ils n’en ont pas la possibilité, mais bien parce qu’ils succombent aux avances de leur mauvais penchant, qui se sert de toutes sortes de stratagèmes pour convaincre l’homme qu’il ne doit pas mettre en pratique les Mitsvot du Créateur, en particulier étudier la Torah, qui est considérée à elle seule comme tous les Préceptes. Combien plus en est-il ainsi pour l’étude de la ‘Hassidout, comme le souligne le Kountrass Ets ‘Haïm. A quoi cela servira-t-il de quitter la Terre Sainte, puisque le mauvais penchant vous accompagnera ? Il est dommage d’engager des frais et, tout d’abord, de quitter Erets Israël, ce qui est permis uniquement dans des cas exceptionnels.
Puisse Dieu faire que vous reconnaissiez la réalité telle qu’elle est, c’est-à-dire que vous avez pleinement les moyens d’étudier avec élan et ardeur, que chaque journée s’écoulant sans cet élan et cette ardeur est une perte que vous ne retrouverez pas. Si vous dilapidez votre temps en recherchant une cause à l’absence d’étude, vous faites un acte inutile, car cette cause est unique. Elle s’appelle le mauvais penchant. Une réflexion, même sommaire, pendant un court moment, vous permettra de l’établir. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi au plus tôt et que vous vous mettiez donc à l’étude le plus rapidement possible.
Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5754
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5754, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 15 Elloul, dans laquelle vous établissez brièvement un bilan moral ou, selon votre terme, un “ inventaire(1) ”, comme cela a été dit lors de la réunion ‘hassidique du 18 Elloul, d’après les propos de mon beau-père, le Rabbi, expliquant qu’à partir de cette date, chaque jour est consacré au bilan d’un mois de l’année(2). Néanmoins, vous connaissez la règle fondamentale de la ‘Hassidout, qui est également une loi de la Torah, selon laquelle le service de Dieu doit être joyeux et enthousiaste. Or, le bilan moral est lui-même un acte du service de Dieu. Il est donc nécessaire qu’il soit, lui aussi, joyeux et enthousiaste. Avant tout, mon beau-père, le Rabbi, précise, au nom de son père, le Rabbi(3), quel est le critère permettant d’établir l’origine d’un sentiment, comme le rapporte le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan(4).
Plus précisément, concernant quelques idées de votre lettre, je vous joins le Kovets Loubavitch. Dans la plupart de ses belles explications, vous trouverez des réponses. Avant tout, vous vous rendrez compte que chaque élément, chaque pensée, qui fait obstacle à l’action concrète, n’émane pas du côté du bien.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction de largesse véritable et de réussite en tout ce qui vous concerne,
Notes
(1) En anglais dans le texte, “ inventory ”, le reste de la lettre étant en Yiddish. (2) Puisqu’il reste encore douze jours jusqu’à Roch Hachana. (3) Rachab. (4) A-t-il pour effet d’augmenter ou de diminuer les actes du service de Dieu ?
Lettre n°5755
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5755, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat et je suis surpris que vous ne me confirmiez pas avoir reçu la mienne, qui était la réponse à votre précédent courrier. J’ai, toutefois, bon espoir que vous avez pleinement mis en pratique l’enseignement de l’Admour Hazaken et que vous n’avez pas suivi les avances du malin(1). Vous connaissez le dicton du Rabbi(2), père de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel le mauvais penchant se revêt parfois d’une redingote de soie. Vous consulterez également le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan(3).
La question que vous me posez, dans cette lettre, est, en effet, surprenante. Vous me dites que, dans la mesure où il existe une Mitsva de Yeboum(4), vous ne comprenez pas pourquoi, s’il s’agit d’un homme âgé et d’une jeune femme, on lui conseille d’épouser quelqu’un qui a un âge en rapport, modifiant ainsi la Volonté de Dieu. Or, il n’y a là aucune modification, car, en cas de Yeboum, quand les âges ne correspondent pas, le Saint béni soit-Il Lui-même souhaite que l’homme cherche une femme ayant un âge en rapport. C’est comme si vous demandiez pourquoi une Injonction repousserait-elle un Interdit, pourquoi un cas de danger repousserait-il le Chabbat et pourquoi l’on modifie ainsi les Préceptes du Saint béni soit-Il. On peut citer un très grand nombre d’exemples.
Sans doute, à l’avenir, adopterez-vous les études de ‘Hitat, ‘Houmach, Tehilim et Tanya, s’ajoutant à vos autres études de la Torah, en général.
Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Du mauvais penchant. (2) Rachab. Voir, à ce sujet, la lettre n°2887. (3) Voir la lettre précédente. (4) Faisant obligation à la veuve sans enfant d’épouser le frère de son défunt mari, afin qu’un fils de son frère perpétue sa descendance.
Lettre n°5756
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5756, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée,
le Rav Mi’haël Yehouda Aryé Leïb Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech et du 14 Elloul. J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que vous avez commencé à enseigner à Zarnoga(2). Il est absolument certain qu’en décidant de vous rendre dans cet endroit, vous avez pris une excellente initiative, pour la communauté comme à titre individuel. Puisse Dieu faire que votre exemple soit imité par les autres, pour tout ce qui concerne la soumission à la Torah, aux Mitsvot et donc également aux écoles basées sur les valeurs sacrées, fondées et dirigées par nos saints maîtres. Il est certain que vous connaîtrez la réussite à Zarnoga et la rétribution sera à la mesure de l’effort, à la manière de Dieu, Qui agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue. Elle prendra la forme d’une profonde satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants, pour vous et pour votre épouse.
Je n’ai pas encore eu de nouvelles de la réunion des élèves de la Yechiva(4), mais il semble qu’encore une fois, les préparatifs n’aient pas été commencés suffisamment tôt. Par manque de temps, on n’a pas pensé à tous les détails. En particulier, on n’a pas pu obtenir la participation de tous les élèves des Yechivot de Terre Sainte, même s’il est clair que le moment était propice à cela, en Elloul et à l’occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la Yechiva Tom’heï Temimim. De fait, il est dit que “ il y a soixante reines ”(5) et nos Sages soulignent, au traité Baba Batra 157b, que les éditions de la Loi Orale paraissaient à soixante ans d’intervalle(6).
Par ailleurs, je ne suis pas certain que tous les détails du Chiv’heï Ha Baal Chem Tov soient exacts, même si, comme vous l’écrivez, cet ouvrage est essentiellement basé sur les propos et les récits de l’Admour Hazaken. Mais, en tout état de base, ces détails ont sûrement une source, surtout quand, en plus de leur idée intrinsèque, ils introduisent également plusieurs récits. Je fais allusion ici à l’affirmation que l’on y trouve, au nom du Baal Chem Tov, selon laquelle, si le Machia’h ne venait pas durant les soixante années suivantes, il devrait alors lui-même revenir dans le monde. Et, la suite de ce texte affirme que, selon d’autres, il a clairement indiqué qu’à l’issue de ces soixante ans, il reviendrait dans le monde. Les ‘Hassidim rapportent un dicton de l’Admour Haémtsahi, à ce propos. Pour ma part, je ne l’ai pas entendu de mon beau-père, le Rabbi, ni même de quelqu’un qui soit parfaitement digne de foi. En conséquence, je ne le reproduis pas. Peut-être disposez-vous de plus de détails, à ce sujet.
J’attends donc des nouvelles détaillées de la réunion. De même, il y a sûrement eu une réunion ‘hassidique, le 18 Elloul et il y en aura encore une pendant le Chabbat au cours duquel le Saint béni soit-Il bénit le mois de Tichri et même toute l’année. Avant cela, comme je l’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim, il faut prévoir un programme détaillé pour profiter des jours de Tichri, qui approchent, des jours qui les précèdent et des jours qui les suivent, dans toute la mesure du possible, dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad ou, plus généralement, parmi les ‘Hassidim. Puisse Dieu faire que l’on ait de bonnes nouvelles, d’un bien véritable qui sera, selon l’expression de nos Sages, dans le traité Kiddouchin 41, “ bon pour les cieux et bons pour les créatures ”. Vous consulterez également l’explication donnée par le discours ‘hassidique intitulé “ Quiconque a pitié des créatures ”, figurant dans le fascicule n°61.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Y. A. L. Cohen. Voir, à son sujet, la lettre n°4375. (2) Où se trouvait l’une des grandes écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5739. (5) Les soixante traité du Talmud. (6) Selon un avis, Rav Achi en publia une première édition, puis il fit paraître la seconde soixante ans plus tard. Selon un autre avis, Rav Achi, pendant soixante ans, établit une nouvelle édition de son enseignement chaque année, pendant les deux mois du rassemblement.
Lettre n°5757
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5757, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 19 Elloul et, en un moment propice, je mentionnerai votre nom, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous connaissiez le calme de l’esprit et que votre cerveau dirige votre cœur. En effet, l’Admour Hazaken précise qu’il peut en être ainsi de manière naturelle, d’autant que vous n’avez aucune raison d’être soucieux, comme je vous l’ai dit quand nous nous sommes rencontrés. En effet, le monde est dirigé par le Saint béni soit-Il, Qui est l’Essence du bien. Il accorde à chacun Sa Providence et le conduit vers ce qui est bon pour lui. Il est donc regrettable de perdre du temps à discuter de tout cela, afin de déterminer s’il en est bien ainsi. Telle est la vérité évidente et incontestable, clairement expliquée par notre Torah, Torah de vie, en général et par la ‘Hassidout du Baal Chem Tov, de l’Admour Hazaken, de leurs disciples et des élèves de leurs disciples, en particulier.
Vous devriez trouver un moyen d’enseigner publiquement la Torah. En ces jours, il est important également d’apprendre, par exemple, les lois du mois de Tichri, qui approche. Il faut être joyeux et heureux, comme nous le disons chaque jour, dans la prière : “ De ce fait, nous sommes tenus de louer… Comme nous sommes heureux, comme notre part est belle ”, surtout quand on se souvient des idées de la ‘Hassidout, avec la clarté que nos maîtres y ont introduit. Comme je le soulignais, je ne vous demande pas de réfléchir à tout cela, car il s’agit d’une évidence. Il vous suffit donc de vous souvenir, de cesser de vous faire du soucis, d’être joyeux, de faire confiance au Créateur du monde, Qui le dirige.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°5758
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5758, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me rapportez une information effroyable, relative à une jeune fille qui a abjuré. En un moment propice, je mentionnerai son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Dans bien des cas, une situation aussi dramatique résulte d’une naissance qui ne s’est pas passée dans la pureté. Quand sa mère l’a conçue, ses parents ne devaient pas respecter les règles et les principes de la pureté familiale, comme le demande notre Torah, Torah de vie. Ils doivent donc également influencer les autres, pour qu’ils respectent scrupuleusement ces préceptes, ce qui réparera, au moins partiellement ce qui s’est passé. Dieu, Qui sonde les cœurs, verra qu’ils ont pris une décision sincère, qu’ils la mettent en pratique et qu’ils respectent toutes les Mitsvot, en général. Ceci multipliera Sa bénédiction, en tous leurs besoins, en particulier pour cette fille.
De même, il serait bon de faire vérifier ses Tefillin et les Mezouzot de leur maison, afin de s’assurer qu’elles sont conformes à la Hala’ha. Ils feront également disparaître de leur foyer tout ce qui peut avoir une connotation idolâtre, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien entendu, il est également nécessaire de rechercher s’il y a une cause évidente qui l’a conduite à cela, par exemple la pauvreté et y remédier. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5759
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5759, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au jeune Yé’hyel Mi’hel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Elloul, m’annonçant une bonne nouvelle, l’instauration d’un cours de ‘Hassidout dans la synagogue ‘Hafets ‘Haïm. Puisse Dieu faire que l’on ne se contente pas des actions qui ont été menées jusqu’à maintenant, qu’on les multiplie largement, d’autant que ce moment est propice à l’inspiration, en ces jours de Seli’hot et ces jours redoutables, desquels il est dit : “ Recherchez Dieu quand on peut Le trouver. Invoquez Le quand Il est proche ”.
Bien entendu, tout cela ne dispense pas ceux qui assument cette activité d’étudier la Torah avec élan et ardeur(2), d’accomplir les Mitsvot de la meilleure façon, d’une manière sans cesse accrue, en connaissant l’élévation dans le domaine de la sainteté. Et, rien ne résiste à la détermination. Puisse Dieu faire qu’en cela également vous m’annonciez de bonnes nouvelles, qui seront sincères. Et, vous influencerez vos amis pour qu’ils en fassent de même.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, que vous étudiez la Torah avec la crainte de Dieu,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Y. M. Kats, de Jérusalem. (2) Le destinataire de cette lettre est un élève de la Yechiva.
Lettre n°5760
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5760, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, dans laquelle vous me dites que l’obéissance n’est pas ce qu’elle devrait être. Vous devez consulter les éducateurs, sur place. En effet, tout dépend, pour une large part, des dispositions d’esprit des habitants de chaque pays, en particulier des jeunes. Il est, néanmoins, une pratique qui peut être commune à tous les endroits. Certains élèves doivent être choisis pour être responsables de la discipline, précisément parmi ceux qui ne sont pas très obéissants. Dans la mesure du possible, chacun sera responsable pendant un mois, par exemple. Ainsi, ils rechercheront eux-mêmes cette discipline et s’appliquera, en la matière, l’enseignement de nos Sages selon lequel “ la cognée abattant l’arbre est elle-même faite de bois ”.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
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