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Iguerot Kodesh — lettres 5721 à 5740

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5721

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5721, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au jeune Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir(2) un fascicule en anglais, intitulé “ Lettre à la diaspora ”, daté du 8 Tamouz 5717, qui est illustré de vos dessins. Ceux-ci ont eu de l’effet sur moi, précisément parce qu’ils sont reproduits tels qu’ils sont, sans fioritures, pas même celles des spécialistes. Il serait bon et judicieux que vous réalisiez, de la même façon, tout un album sur Kfar ‘Habad, non seulement dans sa situation actuelle, mais aussi sur ce qu’il était quand vous y êtes arrivés. Ainsi, on y verra le développement du Kfar et l’aspect agréable de sa forme actuelle. En effet, on est en droit d’espérer que, prochainement, il se développera encore plus. Si cette série de dessins est réussie, il faudra envisager de les faire imprimer, sous la forme d’un album de cartes postales, ou bien de cartes postales indépendantes. Avant tout, il convient de conserver à ces dessins la simplicité qui correspond à la réalité, sans vous affecter si quelqu’un vous affirme qu’une photographie fait mieux l’affaire et que l’on peut se passer d’un dessin. En fait, la pratique souligne la différence entre l’une et l’autre, le dessin étant l’œuvre d’un artiste, même s’il reste très proche de la réalité.

Bien entendu, si des frais sont engagés pour réaliser ces dessins, ils seront pris en charge par la caisse spécifique laquelle, en outre, vous versera votre salaire, pour ce travail. J’attends votre réponse et de bonnes nouvelles de tout cela. Il est clair que je ne fais pas uniquement allusion aux maisons, mais aussi et surtout à des dessins de la vie du Kfar, depuis sa forme la plus spirituelle jusqu’à son activité la plus matérielle. Vous avez sûrement une étude fixée de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en plus des cours publics auxquels vous participez.

Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Z. Kleinman, de Kfar ‘Habad. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5731.

Lettre n°5722

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5722, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez de cette personne. Vous me dites que, selon le médecin, il serait bon qu’elle quitte la maison(1). Vous me demandez ce que j’en pense. Si la situation est telle que vous la décrivez dans votre lettre, c’est effectivement une bonne chose. Toutefois, le projet de son voyage aux Etats-Unis ou bien dans un autre pays peut s’avérer coûteux(2). Et, avant tout, on ne sait pas dans quel milieu elle s’insérera, dans ce nouvel endroit et quelle influence aura sur elle cet environnement, même s’il est le meilleur du pays dans lequel il sera.

Il faut que ce jeune homme soit surveillé, qu’il ait des comptes à rendre à quelqu’un, dans ce nouvel endroit. En outre, il doit s’engager à cela de son plein gré, de façon à ce qu’il n’y ait pas une relation de contrainte, du fait d’un service rendu ou par habitude, depuis plusieurs années. C’est une évidence. Pour obtenir le résultat nécessaire, il suffit de se rendre dans un autre endroit de Terre Sainte. Ainsi, la plupart des aspects négatifs disparaîtront presque tous ou même tous.

En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nos protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : C’est vous qui intercédez en faveur de cette personne et qui m’écrivez, à son sujet. De ce fait, plus vous augmenterez votre pratique de la Torah et des Mitsvot, plus vous multiplierez les bénédictions de Dieu, afin d’exaucer vos requêtes, en général et celle-ci, en particulier. Il est sans doute inutile de vous rappeler le point suivant. Vous me demandez de mentionner son nom et celui des membres de sa famille près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Une bénédiction particulière lui est donc nécessaire, surtout pendant une période au cours de laquelle on dit, deux fois par jour : “ Eternel, je recherche Ta Face ”(3). Cela implique que chacun d’entre vous s’éloigne des domaines et des personnes entrant en lutte, de manière déclarée ou bien en cachette, contre la ‘Hassidout et ce qui la concerne, contre le Baal Chem Tov, l’Admour Hazaken et leurs disciples. En la matière, on ne peut pas se contenter de maintenir sa position, ce qui irait à l’encontre de l’Injonction selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté. L’ajout, l’augmentation, en tout cela, sont nécessaires. Et, il faut exercer une influence en ce sens en tout endroit où vous le pouvez.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5542. (2) Ce jeune homme résidait en Terre Sainte. (3) Pendant le mois d’Elloul.

Lettre n°5723

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5723, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jour au cours duquel deux fois fut dit le mot “ bon ”(1). Vous me décrivez brièvement ce que vous avez vécu, en particulier ces derniers temps, dans la fonction que vous occupez(2), vos difficultés, au point que vous avez été contraint, selon vous, d’annoncer que vous quittiez ce travail. Vous concluez en détaillant les propositions qui vous sont faites pour l’avenir. Et, vous me demandez ce que j’en pense.

Vous ne dites pas clairement, dans votre lettre, si votre abandon de cet endroit est irréversible ou bien si vous pouvez encore revenir sur votre décision. Si c’est effectivement le cas, vous devez, à mon sens, vous demander, d’une manière profonde, si cet abandon est judicieux ou même, pour employer une expression plus incisive, si vous avez le droit de le faire. En effet, vous décrivez vous-même votre réussite, dans cet endroit mais, pour autant, vous n’avez pas encore conduit votre mission à son terme. Il y a encore des classes qui n’ont pas adopté le comportement qu’il faudrait. Votre propre classe n’est qu’en voie d’amélioration. Or, nos Sages disent que “ l’on ne peut pas apprendre de chacun ”. Qui sait si quelqu’un d’autre aura sur eux l’influence qui convient ? Il est clair que les arguments que vous avancez doivent être pris en compte et analysés profondément. Toutefois, dans cette analyse, il faut faire intervenir le critère qui est énoncé dans le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan : “ Considère attentivement cette règle et garde-la toujours présente à l’esprit. Tout obstacle à ce qui favorise le service de Dieu ou qui oriente vers lui, aussi élevé qu’il puisse être, n’est qu’un stratagème de l’âme animale ”.

Si, à l’issue de cette analyse approfondie et surtout après avoir consulté ceux qui sont objectifs, en la matière, vous parvenez à la conclusion que vous devez effectivement quitter cet endroit ou bien si votre retour, permettant de rétablir votre influence positive, est véritablement impossible, vous vous intéresserez, parmi toutes les propositions que vous formulez, à celle qui vous permettra de séparer le grain de l’ivraie, là où il n’y a pas une personne ou une institution qui peut s’y consacrer. Vous savez à quel point est importante une Mitsva qui ne peut être accomplie par personne d’autre, comme le soulignent nos Sages, au traité Moéd Katan 9a-b.

Il est un second point, dans votre lettre qui, plus profondément, n’est nullement le second mais seulement une autre expression du point précédent. Il s’agit de votre rapport avec la ‘Hassidout et les ‘Hassidim ‘Habad. Vous connaissez ma conception, à ce sujet. A notre époque, en particulier, il est indispensable de baser son comportement sur la ‘Hassidout, car l’obscurité est intense et, ces dernières années, elle va en s’intensifiant. Un grand ajout est donc nécessaire du côté de la lumière et de la sainteté. Cet ajout ne concerne pas uniquement l’application et l’action concrète, même si, selon les termes de la Michna, “ l’acte est essentiel ”. Il doit illuminer, vivifier, réchauffer, enflammer, de la manière qui convient et cela est également fondamental. A notre époque, on veut tout comprendre, tout saisir. Du fait de nos nombreuses fautes, ce qui est uniquement basé sur la soumission ne dure pas aussi longtemps qu’il le faudrait et n’a pas l’intensité nécessaire. La clarté, la vitalité, la chaleur, l’ajout doivent donc être liés à la compréhension. Il y a là un principe fondamental de la ‘Hassidout ‘Habad.

En d’autres termes et pour ce qui vous concerne, la divine Providence vous a accordé des capacités pour influencer les jeunes, se préparant à bâtir des foyers juifs, ces prochaines années. En les guidant, vous vous adressez donc à une maison entière. En conséquence, il est impératif que vous vous serviez de ces capacités, en la matière, dans toute la mesure du possible, avec toute la vitalité, la chaleur et la lumière possibles. Le moyen le plus facile, et peut-être même le seul, pour y parvenir, est de s’investir pleinement dans la ‘Hassidout, en étudiant son enseignement, en adoptant ses voies, par ses pensées, ses paroles et ses actions, au quotidien et de la manière qu’il convient.

Notre époque n’est pas propice à un avancement par étapes, en commençant par étudier et par s’approfondir, puis en en tirant les conclusions pour les pensées, les paroles et les actions, en décidant ensuite d’influencer les autres en ce sens. Car, on ne dispose pas du temps nécessaire pour tout cela, d’autant qu’il s’agit, en l’occurrence, d’influencer les jeunes. Il faut donc mener de front ces trois étapes. Bien plus, jusqu’à un certain point, vous possédez déjà des connaissances et un accès à toutes ces étapes. Et, rien ne résiste à la détermination sincère que l’on peut avoir, en la matière.

La fin de votre lettre semble indiquer que vous ne recherchez pas un bon parti, de la façon qu’il faudrait. Je veux dire que vous n’en parlez même pas. Vous conviendrez que cela est particulièrement étonnant. Me basant sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ on confère un mérite à un homme, même en son absence ”, je me permettrai de mentionner, dans la demande de bénédiction pour vous, la possibilité de trouver un bon parti, matériellement et spirituellement, très prochainement. A n’en pas douter, vous emprunterez également les voies de la nature, avec l’empressement qui s’impose, comme le demande notre Torah. Puisse Dieu faire que vous me donniez très bientôt de bonnes nouvelles de cela comme de ce qui a été dit auparavant. Le mérite de tous ceux que vous avez rapprochés de Dieu vous protégera, en ce domaine fondamental.

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela et avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Lors de la création, le mardi. (2) Celle d’enseignant, dans une école.

Lettre n°5724

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5724, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5717,

Brooklyn,

A l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de…(1), que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Nous sommes entrés dans le mois de la miséricorde(2). Bien qu’il soit sûrement inutile de vous le préciser, je vous adresse un courrier spécifique, afin d’insister sur cette idée. Il est particulièrement important de disposer d’un programme détaillé pour profiter des jours de bon vouloir et de joie qui constituent le mois de Tichri, de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrites et scellées pour une bonne année, que vous donniez de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à tous les groupements de l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad, en Hébreu pour ceux de Terre Sainte, en Yiddish pour ceux des autres pays. (2) Celui d’Elloul, quand sont révélés les treize Attributs de Miséricorde divine.

Lettre n°5725

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5725, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction pour votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie. Je suis surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles, depuis particulièrement longtemps et, encore maintenant, vous vous contentez de m’adresser une demande de bénédiction, sans rien indiquer de plus. Sans doute complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion et puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles.

S’agissant de votre fille, dans la mesure où l’on peut établir quelle est sa situation sur la base de ce que vous écrivez, différents traitements nouveaux ont été introduits, ces dernières années, dans un cas comme le sien. Ainsi, il existe des comprimés qui favorisent le développement. En Suisse, il y a des médecins qui sont spécialisés, dans ce domaine. Il serait bon de vous informer, à ce sujet, d’une manière détaillée. Et, vous agirez en fonction de ce que vous pourrez apprendre, à ce propos.

Je suis obligé de formuler une remarque. Vous dites que, quand elle guérira, vous donnerez, sans en faire le vœu, une contribution à la Yechiva Tom’heï Temimim. Cette formulation n’est pas la bonne, car on ne peut pas imposer une condition à Dieu, en affirmant qu’Il doit d’abord aider, que l’on agira ensuite. En effet, chaque Juif se doit, dans toute la mesure du possible, de mettre en pratique ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, ce qui inclut aussi la Tsédaka. En outre, celle-ci est considérée comme l’ensemble des Mitsvot et elle est même appelée la Mitsva, par excellence, comme l’explique longuement le Tanya, au chapitre 37. Simultanément, il faut prier, demander à Dieu, exiger qu’Il satisfasse les besoins de l’homme, enfants, santé, prospérité matérielle. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5726

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5726, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Chmouel Eléazar(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie pour votre lettre du sixième jour d’Elloul, dans laquelle vous me décrivez, quoique très brièvement, comment s’est passé votre mariage, en un moment bon et fructueux. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début pour bâtir un foyer ‘hassidique, conformément à la volonté de nos saints maîtres. Votre mission sacrée, auprès des élèves de la classe préparatoire de la Yechiva Torat Emet(2) vous protégera, afin de multiplier la bénédiction et la réussite, en la matière. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

M. Schneerson,

N. B. : J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 25 Tamouz, bien que je n’ai pas eu l’occasion de vous le confirmer, jusqu’à maintenant. Vous me dites que vous avez récité un extrait du discours ‘hassidique intitulé “ Va, mon Bien Aimé ”(3). Qu’entendez-vous par “ extrait ”(4) ? Bien plus, des explications ont été données, à propos de ce discours. Il en a été longuement question dans les réunions ‘hassidiques de Chavouot, ces dernières années. On y trouve l’enseignement de tous nos saints maîtres et, si l’on n’en récite qu’un extrait, on ne peut pas savoir quel est son contenu(5). Je vous adresse la présente en express afin qu’au moins dans le mois suivant votre mariage, vous récitiez intégralement ce discours. Vous diffuserez tout cela et vous encouragerez ceux qui sont dans le même cas que vous, afin qu’au moins à l’avenir, cette situation soit réparée.

Notes

(1) Le Rav C.E. Halpern. Voir, à son sujet, la lettre n°5484. (2) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem. (3) Lors du mariage, comme le précédent Rabbi l’avait fait lui-même, lors du mariage du Rabbi. (4) Pourquoi n’a-t-il pas été dit intégralement ? (5) Quel maître l’a enseigné.

Lettre n°5727

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5727, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6 Elloul :

A) Faut-il célébrer les fiançailles selon un texte spécifique, quand l’une des deux parties s’y oppose ?

De façon générale, il n’y a pas lieu de modifier le texte courant. Pour autant, il n’y a pas lieu non plus d’en faire un problème de principe, lorsque cela n’a aucune incidence sur la crainte de Dieu. Bien entendu, il faut déterminer pour quelle raison quelqu’un s’oppose au texte habituel.

B) Vous me demandez une bénédiction pour conserver votre intégrité.

Il est clair que cela dépend de votre détermination. La possibilité vous en est accordée, mais vous devez étudier avec ardeur et élan, accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. C’est de cette façon que vous parviendrez à accroître les bénédictions de Dieu, en la matière.

C) Vous me dites que vous ne pourrez pas terminer les trois ans et demi.

Je ne sais pas à quelles années vous faites allusion. En tout état de cause, vous présenterez vos arguments à la direction de l’école que vous fréquentez, laquelle veut votre bien et juge objectivement. Vous vous conformerez à l’avis que l’on vous donnera. Que Dieu vous accorde la réussite, en tout cela.

Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°5728

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5728, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me décrivez les difficultés auxquelles vous êtes confronté, lesquelles, selon vous, s’expliquent parce que l’on sait que vous étudiez la ‘Hassidout et que vous invitez les autres à le faire.

S’il en est effectivement ainsi, votre sort est enviable ! Vous avez le mérite de diffuser les sources de la ‘Hassidout, de l’enseignement caché de la Torah, au point que “ l’autre côté ” en prenne conscience et cherche à vous en empêcher. Ceci doit éveiller en vous des forces et une vigueur accrues, afin de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que le luminaire de la Torah se révèle de plus en plus clairement. On ne peut imaginer un accomplissement plus important ! Bien entendu, les actions des Juifs doivent pouvoir être menées de façon agréable et paisible, mais cela est indépendant de la réalisation proprement dite et concerne uniquement la manière de la mettre en pratique. Il convient, en la matière, de ne pas exagérer l’importance des voiles, ni à vos propres yeux, ni aux yeux des autres. Puisse Dieu faire que ceux qui semblent vouloir s’opposer prennent conscience de la vérité, comprennent que leur attitude n’est pas l’expression de leur volonté véritable. Au fond de lui, chaque Juif désire être lié à l’enseignement profond de la Torah, car il souhaite s’attacher profondément au Saint béni soit-Il. Et, c’est bien là le moyen d’y parvenir, comme l’explique le saint Zohar, tome 3, page 73a.

Votre lettre semble indiquer que quelques uns de vos amis ont également été “attrapés”, du fait de la ‘Hassidout. Or, il est dit que : “ elle est ta vie et la longueur de tes jours ”. Vous trouverez donc un moyen de leur transmettre tout cela. Puisse Dieu faire que s’accomplisse très bientôt la promesse selon laquelle “ tes sources se répandront à l’extérieur ” et ce qui doit en résulter, la venue de notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°5729

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5729, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, dans laquelle vous me parlez de votre fils, de ce qu’il a fait avant de venir poursuivre ses études ici, à la Yechiva. Puis, vous formulez des propositions pour l’avenir. Or, votre fils n’est ici que depuis relativement peu de temps. Il est donc difficile de décider ce qui est bon pour lui, entre toutes les propositions que vous formulez ou d’autres encore. Il doit passer ici un certain temps, afin que l’on puisse observer l’influence que ce nouveau milieu exerce sur lui.

Je vois, dans votre lettre, que vous êtes docteur. Si cela signifie que vous êtes médecin, il est sûrement inutile de vous souligner le point suivant. Notre époque a provoqué de multiples mutations et des déceptions, dans le monde entier et donc dans l’environnement de chacun. Nous ne sommes malheureusement pas parvenus au calme, sur la terre et dans la société. Il en résulte que des précautions particulières doivent être prises, dans la relation avec les jeunes. Il ne faut pas remettre en cause l’équilibre et la tranquillité de leur esprit, en leur suggérant les doutes. Quand un jeune se sent bien dans un contexte mettant en pratique les enseignements de notre Torah, Torah de vie, il ne doit surtout pas être dérangé. Tout cela est encore plus évident pour celui qui médite à la vie de la jeune génération, à notre époque.

J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, que votre fils met en pratique les enseignements de la Torah. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il souhaite connaître l’élévation, dans la Torah et les Mitsvot. Il ne se contente pas du niveau atteint jusqu’à maintenant, aussi positif que celui-ci puisse être, car la Torah demande de s’élever dans le domaine de la sainteté. J’ai bon espoir, en fonction de tout cela, que la paix sera la plus forte, que vos relations seront excellentes, que Celui Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot vous bénira, vous conférera la réussite et beaucoup de satisfaction véritable de votre fils.

Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°5730

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5730, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, m’annonçant une bonne nouvelle, puisque vous me dites que vous vous sentez mieux, bien que vous ne soyez pas encore totalement guérie. Ayant commencé à donner cette bonne nouvelle, vous obtiendrez de Dieu, à l’avenir, d’aller de mieux en mieux.

Vous vous plaignez d’un bourdonnement. Vous devez demander au médecin si vous supportez l’acide nicotinique ou bien un produit dont il est l’un des composants. Mais, avant tout, vous devez raffermir votre confiance en Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles. Plus votre confiance sera forte et plus vite vous observerez les bénédictions de Dieu, en ce dont vous avez besoin.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrite et scellée pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5731

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5731, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Guerchon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Depuis quelques temps, je n’ai aucune nouvelle de vous. Si je me base sur ce qui s’est passé jusqu’à maintenant, cela veut dire que tout va bien. En effet, quand on a, malheureusement, des difficultés, on écrit ! Pour autant, j’aimerais que vous me confirmiez qu’il en est bien ainsi. Vous me direz également ce que vous faites en ce moment.

Pour l’heure, le but de la présente est le suivant. J’ai eu l’occasion de lire le fascicule, en anglais, intitulé “ Lettre à la diaspora ”(2), numéro 23, dans lequel figure un article, en anglais également, qui s’appelle Kfar ‘Habad et qui est signé “ Guerchon Segal, habitant de Kfar ‘Habad ”. Il semble donc que vous en soyez l’auteur ou bien qu’il s’agisse de la reproduction d’un texte que vous avez rédigé ou d’une causerie que vous avez prononcée. J’aimerais savoir si vous avez publié cet article, en Hébreu, dans un certain magazine et, le cas échéant, s’il est possible de le consulter.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav G.Segal, de Kfar ‘Habad. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5721.

Lettre n°5732

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5732, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Elloul, dans laquelle vous me dites que vous avez été accepté comme officiant, à la synagogue. Comme le veut une ancienne coutume juive, vous y prononcerez des paroles d’encouragement, pendant les dix jours de Techouva.

Il est clair que vous avez bien fait. Il y aura sûrement là une dizaine d’hommes respectant le Chabbat ou peut-être plus. Vous vous efforcerez de multiplier leur nombre, en disant des mots d’encouragement, de manière officielle, à Roch Hachana, puis à tout moment par la suite, chaque fois que l’occasion s’en présentera. En effet, il s’agit bien des dix jours de Techouva, de jours et de nuits à propos desquels il est dit : “ Recherchez l’Eternel, quand on peut Le trouver ”, lorsque l’étincelle est proche du luminaire.

De quoi parler ? L’objectif doit être conforme à l’affirmation de la Michna selon laquelle “ l’acte est essentiel ”. La manière d’expliquer tout cela dépend des membres de cette communauté et de leur tournure d’esprit. Mais, il faut avant tout expliquer que tel est le bien, non seulement spirituel mais aussi matériel, même si, parfois, on a du mal à le comprendre logiquement. De fait, il est naturel qu’un intellect limité ne puisse saisir ce qui est infini. Cela est beaucoup plus inconcevable qu’un “ éléphant qui traverse le chas d’une aiguille ”(2).

Vous me dites que quelqu’un est venu solliciter la miséricorde pour ses proches et vous me demandez ce que vous devez faire pour lui.

En de tels cas, il est bon de souligner que l’on doit raffermir sa crainte de Dieu. Vous maintiendrez donc cette manière d’agir, à l’avenir. Vous proposerez à ces personnes que leur nom soit mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Leur ajout à la pratique de la Torah et des Mitsvot servira de canal et de réceptacle pour que cette prière soit exaucée. En un moment propice, je citerai ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°4681. (2) Selon l’expression de la Guemara pour définir ce qui est impossible, y compris au cours d’un rêve.

Lettre n°5733

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5733, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 7 Elloul, dans laquelle vous me dites que votre fils, auquel Dieu accordera longue vie, a obtenu du consulat, une prolongation de son passeport. Vous me demandez donc qu’il consacre une partie du temps pendant lequel il étudie notre sainte Torah à apprendre un métier. Sans doute voyez-vous vous-même la contradiction qu’il y a entre ces deux propositions. La première affirme que votre fils observe, de ses yeux de chair, en ce qui le concerne, la bénédiction de Dieu, Qui donne la Torah. En conséquence, la seconde est une requête qu’il diminue le temps consacré à cette Torah, afin d’apprendre un métier.

J’espère que vous avez écrit tout cela par amour d’un père pour son fils. Or, nos Sages disent, faisant référence à chacun, que “ l’amour remet en cause l’ordre établi ”. A mon sens, vous devez prendre en compte l’âge de votre fils, le fait que les présentes années sont les plus propices pour étudier notre sainte Torah, qui est appelée Torah de vie, car elle apporte également la vie, au sens le plus littéral, dans ce monde matériel. Il est dit, en effet : “ Si vous marchez dans Mes Décrets ” et Rachi explique : “ En faisant porter vos efforts sur la Torah ”. Et, “ si vous gardez Mes Mitsvot ”, avec toutes les bénédictions énoncées dans cette Paracha.

Vous devez donc encourager votre fils à étudier la Torah avec le plus grand élan. Car, nos Sages donnent l’assurance que “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”. Il réussira donc dans l’étude, procurera une large et sincère satisfaction à tous ceux qui l’aiment et, en premier lieu, bien entendu, à son père.

Je saisis cette occasion pour vous rappeler la nécessité de garder les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir. Comme nous l’avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, ces études ont un effet positif, dans différents domaines.

Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5734

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5734, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 8 Elloul, dans laquelle vous me décrivez la suite de la construction du Mikwé(2) et les difficultés financières auxquelles vous êtes confronté. Je suis surpris que vous ne me disiez rien des résultats de la collecte, par écrit ou bien en visitant les différents endroits. Vous parlez de confectionner une boîte. Vous voulez sûrement dire qu’un tronc(3) doit être placé près de la porte d’entrée.

Ici, une telle initiative(4) n’a jamais été introduite et j’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim, de Terre Sainte qu’une collecte de fonds, au Etats Unis, ne peut être envisagée que dans la mesure où quelqu’un se trouve sur place, qui parle et encourage. Par la suite, on pourra rédiger une lettre, en espérant que celle-ci soit d’une quelconque utilité. Combien plus en est-il ainsi pour une institution totalement nouvelle, qui se trouve dans un autre endroit et ne concerne donc nullement les personnes résidant ici, si ce n’est, bien entendu, du fait de la solidarité juive. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de vos accomplissements communautaires et de vos réalisations personnelles.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav H.M. Garelik, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°5664. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5664. (3) Afin de permettre que l’on donne de la Tsédaka. (4) Pour la collecte des fonds.

Lettre n°5735

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5735, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Elloul, m’annonçant une bonne nouvelle, puisque vous me dites que vous avez donné lecture de mon courrier(2) à ceux qui prennent part au cours de Tanya, qu’ils en ont été considérablement encouragés et renforcés. Sans doute cette impression restera-t-elle forte, pendant les jours qui viennent, de la manière qui est demandée par notre Torah, Torah de vie, selon laquelle il convient d’ajouter sans cesse, puisqu’il est tranché que “ l’on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté ”.

Il est sûrement inutile de vous préciser la nécessité de disposer d’un programme détaillé pour profiter des jours de Tichri, qui approchent, de même que des jours qui les précèdent,

pendant lesquels, comme l’explique la ‘Hassidout, dans le Likouteï Torah, à la Parchat Devarim, page 32b, le Roi se trouve dans le champs et y accueille chacun avec bienveillance. Puis, il y aura les jours pendant lesquels l’étincelle est proche du Luminaire(3). Puisse Dieu être avec votre bouche, afin que vous connaissiez la réussite en tout cela.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai chacun d’entre vous, pour la satisfaction de vos besoins, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je mentionnerai aussi votre père, Avraham fils de Bera’ha, pour qu’il ait une prompte et complète guérison, conformément à ce que vous écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Vous me parlez d’un jeune homme qui souhaite venir ici pour collecter des fonds. Cela n’est pas facile du tout, alors que ses frais de déplacement seront une charge certaine, qu’en outre, il lui faudra délaisser l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot. De plus, il sera exposé à toutes les marques de dénigrement que connaissent ceux qui se consacrent à de telles collectes. Combien plus en sera-t-il ainsi pour quelqu’un qui n’en a pas l’habitude. Puisse Dieu le guider sur la voie qui sera réellement bonne pour lui.

Notes

(1) Le Rav Y.Elbaum, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5618. (2) Il s’agit de la lettre n°5643. (3) Les dix jours de Techouva.

Lettre n°5736

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5736, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Israël Zisel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Elloul, dans laquelle vous me dites que j’ai sûrement reçu le commentaire du Rachba sur le traité Baba Batra, que vous avez publié. Pour l’heure, je ne l’ai pas reçu et, d’après ce qu’indique votre lettre, il devrait me parvenir ces jours-ci. Vous trouverez ci-joint un chèque pour les frais d’envoi.

Puisse Dieu faire que vos capacités, appliquées à la Torah et les Mitsvot, se développent, non seulement pour la Torah elle-même, mais aussi pour ceux qui l’étudient ou, plus exactement, avant tout pour ces derniers. Nos Sages disent, en effet, que “ sept éléments précédèrent le monde, la Torah, Israël… Mais, Israël précéda tous les autres ”. Tel est également l’enseignement que délivre la Torah pour le comportement d’un Juif et l’on sait ce que nos Sages disent, au traité Ketouvot 103b : “ comme sont grandes les actions de ‘Hya ”(2), y compris par rapport à l’épisode de Rabbi ‘Hanina(3). C’est pour cela que les secrets de la Torah, sa dimension profonde, ont été largement révélés et même diffusés, en sorte qu’ils parviennent jusqu’à l’extérieur. Vous connaissez la parabole, énoncée à ce sujet par l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, celle du prince et du joyau le plus précieux de la couronne royale. Celle-ci est rapportée par le Ha Tamim, dans le volume 2, page 49.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec mes respects et ma bénédiction,

La parution de Ha Tenouva est-elle suspendue ? Je viens de recevoir le Rachba et je vous en remercie.

Notes

(1) Le Rav I.Z. Dvurts, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3835. (2) Qui enseigna la Torah aux enfants afin que celle-ci ne soit pas oubliée. (3) Dont l’action eut pour but d’obtenir l’élévation, à titre personnel.

Lettre n°5737

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5737, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre et à la demande de bénédiction qu’elle contenait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me décrivez brièvement comment vous avez vécu cette année. Vous parlez également de vos problèmes de santé, concernant votre peau. Si, comme vous semblez l’indiquez dans votre lettre, vous choisissez vous même une pommade et un traitement, après avoir interrogé vos amis, il est évident que votre manière de procéder n’est pas la bonne. La logique élémentaire établit et notre Torah souligne que “ le médecin a été autorisé à guérir ”. Il y a sûrement, à proximité de chez vous, des spécialistes dans ce domaine. Vous les consulterez donc maintenant et vous vous tiendrez à leurs prescriptions. De même, vous dites que vous avez consulté un homme que l’on qualifie d’expert. Il est évident que cela ne convient pas non plus. En conséquence, comme vous l’envisagez vous-même à la fin de votre lettre, vous consulterez un dermatologue.

Puisse Dieu faire que vous intensifiez votre pratique de la Torah et des Mitsvot, avec soumission et abnégation, mais non de la manière que vous décrivez, en affirmant que, si Dieu vous vient en aide, vous agirez. En effet, dans un premier temps, un Juif agit concrètement, d’autant que cette action, par elle-même, a une valeur inestimable et la Michna précise bien que “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de votre état de santé, non seulement physique, mais aussi moral. Vous participez sûrement aux activités des jeunes de l’association ‘Habad, sans, bien entendu, que celles-ci se fassent au détriment de votre temps d’étude.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, que vous donniez de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5738

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5738, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

a de bons comportements, aux multiples accomplissements,

le Rav Binyamin Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dont l’acheminement a été quelque peu retardé et qui était une demande de bénédiction pour cette personne, à laquelle Dieu accordera longue vie. Conformément à ce que vous me demandez, je mentionnerai son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction de ce que vous écrivez. Nous sommes en Elloul, mois de la miséricorde et, selon la parabole bien connue de l’Admour Hazaken, qui figure dans son Likouteï Torah, à la Parchat Reéh, page 32b, le Roi se trouve dans le champ, accueille chacun avec bienveillance et affiche un visage souriant pour tous. Ainsi, sera accrue l’immense miséricorde du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, pour tous les besoins de la maison d’Israël, de même que de chacun et de chacune en particulier, parmi tous les Juifs malades.

J’ai beaucoup entendu parler de vous, en particulier par les jeunes délégués(2) qui ont visité votre sainte communauté l’an dernier. Il est une certitude qu’un émissaire s’acquitte de la mission qui lui est confiée et chaque Juif est l’émissaire du Créateur, béni soit-Il, chargé d’illuminer l’obscurité du monde. Dieu demande que l’on connaisse l’élévation, dans le domaine de la sainteté et, depuis lors(3), vous avez sûrement augmenté vos activités sacrées, au sein de votre communauté, en tout endroit où vous exercez votre influence et surtout auprès des jeunes. D’une part, leur personnalité n’est pas encore totalement formée et elle peut donc évoluer plus aisément que pour celui qui a déjà vécu la majeure partie de sa vie. D’autre part, ils ont encore leur avenir devant eux, sont appelés, en particulier, à fonder un foyer juif. Toute évolution positive, de leur part, est donc multipliée de nombreuses fois, dans la maison qu’ils bâtiront, parvenus à l’âge adulte.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rav B.Z. Weiss, de Zurich. (2) Les élèves de la Yechiva se trouvant auprès du Rabbi, qui visitent les communautés pendant les mois d’été. (3) Depuis la visite de ces jeunes gens.

Lettre n°5739

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5739, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Elloul 5717,

Brooklyn,

A l’attention des dirigeants des jeunes de l’association

‘Habad, en notre Terre Sainte, que Dieu vous accorde

longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez fait savoir que la réunion des élèves de la Yechiva aura lieu le 15 Elloul. A ce propos, le Rabbi Chlita vous a adressé un télégramme, dont le texte est reproduit ci-dessous :

“ A la réunion des élèves, à Kfar ‘Habad. Puisse Dieu faire que cette réunion ait le mérite et le succès de mettre en évidence, auprès de ses participants et de tous ceux qui en reçoivent l’influence, l’application concrète de la mission qui leur est confiée par nos saints maîtres. En effet, tous doivent être actifs, constituer des ‘bougies pour éclairer’ toutes les communautés d’Israël, par la lumière et la vitalité de la ‘Hassidout, grâce à une prière fervente, à la pratique de la Torah et des Mitsvot de la meilleure façon, à la large diffusion des sources à l’extérieur, depuis l’extérieur de l’essence de l’âme, la Ye’hida, jusqu’à l’extérieur constituant le stade le plus bas. De cette façon, notre juste Machia’h viendra très prochainement. Soyez inscrits et scellés pour une bonne année.

Mena’hem Schneerson, ”

Vous avez sûrement reçu ce télégramme en son temps. Il est inutile de préciser que vous devez faire savoir ici tout ce qui a été accompli, avec les détails nécessaires. Je vous en remercie d’avance.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,

Le secrétaire,

Lettre n°5740

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5740, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech du mois de la miséricorde, dans laquelle vous me parlez de votre solitude. Vous me dites que vous voudriez vivre dans un autre endroit, mais vous savez que, dans celui où vous vous trouvez, vous avez la possibilité de diffuser la ‘Hassidout.

Vous comprendrez la contradiction qui existe entre le début et la fin de votre lettre. En effet, s’il est possible de diffuser la ‘Hassidout en cet endroit, il est clair que vous n’y êtes pas seul, car celui qui est un réceptacle pour la ‘Hassidout possède effectivement une existence ‘hassidique, révélée ou, en tout cas, perceptible à ceux qui y méditent Bien plus, comment ressentir la solitude, alors que “ Dieu se trouve devant lui ” en cet endroit, qu’Il “ le considère, sonde ses reins et son cœur pour vérifier qu’il Le sert comme il convient ”, comme l’indique l’Admour Hazaken, au début du chapitre 41 du Tanya ? Puis, tout de suite après cela, l’Admour Hazaken énonce sa conclusion : “ Il convient donc de Le servir… Il faut s’approfondir longtemps sur cette pensée ”. Méditez donc à cette conclusion et vous verrez aussitôt que vous n’êtes pas seul, bien au contraire. Même si ce que vous écrivez correspond, globalement, à la réalité, il n’en est pas moins dit que : “ Je t’ai donné la vie et le bien ”. En effet, on peut utiliser, pour développer le domaine de la sainteté, tout ce qui appartient à la Klipat Noga(1), intermédiaire entre le mal et ce domaine de la sainteté, vitalité de ce monde matériel et grossier, selon le chapitre 37 du Tanya, que vous consulterez longuement. Or, en considérant les conditions de l’endroit tels que vous les décrivez, deux possibilités existent effectivement(2). Et, c’est bien là la preuve, le critère permettant de déterminer la source qui suggère cette réflexion, comme l’indique le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan(3).

Vous concluez votre lettre en me disant que vous vous préparez au grand jour du 18 Elloul(4), qui approche, pour la bénédiction. Puisse donc Dieu faire que vous connaissiez une véritable réussite en cet endroit, que vous y agissiez en fonction des enseignements des deux grands luminaires qui se sont révélés en ce jour. L’un et l’autre ont montré l’importance de servir Dieu avec joie et enthousiasme, de mettre en pratique le Précepte : “ Tu lui viendras en aide ”(5), comme l’explique le Hayom Yom, à la date du 28 Chevat, que vous consulterez. Il est dit que l’Injonction “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” ne constitue qu’une seule et même entité avec cette autre Injonction, “ tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”. En fonction de cela, j’attends de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.

Vous ne me dites rien de votre état de santé. C’est sans doute le signe que tout va bien. Vous voudrez bien me le confirmer clairement.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, que vous donniez de bonnes nouvelles,

Notes

(1) La force du mal conservant la possibilité de s’élever vers le domaine de la sainteté. (2) L’élévation vers la sainteté ou la descente vers le mal. (3) Si la réflexion a pour effet de diminuer l’action, c’est qu’elle provient des forces du mal. (4) Date de la naissance du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken. (5) Envers le corps et de ne pas le briser par des mortifications.

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