Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5700
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5700, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de la fin de Tamouz, dans laquelle vous me décrivez brièvement, ou peut-être même encore moins que brièvement, ce que vous avez fait au séminaire. D’après ce que votre lettre semble indiquer, vous avez pu vérifier vous-même qu’avec l’effort qui convient, vous pouvez obtenir la réussite auprès de vos élèves. Sans doute cela vous ajoutera-t-il de l’ardeur et de l’abnégation, dans l’accomplissement de cette mission, qui a un caractère sacré, comme le soulignent nos Sages. De la sorte, vous multiplierez les bénédictions de Dieu, y compris pour votre réussite personnelle.
Votre silence sur ce point indique que vous n’avez pas profité des jours de vacances pour agir auprès de vos élèves. Peut-être n’avez-vous même pas été en contact avec elles. Il est dommage que, précisément quand ces élèves sont libérées des études séculaires, on ne leur donne pas une large mesure d’études sacrées, bien entendu sans le faire sous forme d’enseignements et de cours, mais d’une manière adaptée à la période des vacances. Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous fassiez des efforts en ce sens. Malgré l’idée couramment acceptée, il ne s’agit pas là d’un aspect accessoire de l’activité d’une école, bien au contraire. Or, rien ne résiste à la détermination, même s’il est difficile d’accomplir tout cela. Bien entendu, par le terme de vacances, j’entends également les Chabbats, les jours de fête, en particulier ceux de Tichri, qui ont une portée générale, pour toute l’année.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’être inscrite et scellée pour une bonne année,
Lettre n°5701
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5701, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai été satisfait de recevoir votre lettre du 22 Mena’hem Av et plus encore de la lire. Vous me dites, en effet, que de nombreux points se sont arrangés et sont rentrés dans l’ordre. A n’en pas douter, ceci aura pour conséquence qu’il en soit de même dans les autres domaines, lesquels s’avéreront être insignifiants. Moins vous y penserez et plus vite ils disparaîtront, car ils n’ont pas d’existence véritable.
Bien plus, nous nous trouvons dans les jours au cours desquels nous disons, par deux fois, au quotidien : “ Dieu est ma lumière et mon salut. Qui craindrais-je ? ”. En ayant la confiance en Dieu la plus ferme, sans discussion, sans contestation et sans analyse, en étant convaincu, au sens le plus littéral, que Dieu dirige le monde entier, que tout dépend de Lui, qu’Il est véritablement “ ma lumière et mon salut ”, on se dira, à l’évidence : “ Qui craindrais-je ? ”, qu’il n’y a pas lieu d’avoir peur, d’éprouver de la frayeur. Conformément à la décision de la Michna selon laquelle la paix est le réceptacle contenant la bénédiction du Saint béni soit-Il et l’harmonie du couple étant l’une des formes les plus élevées de cette paix, j’espère que celle-ci règne également au sein de votre foyer. Et, rien ne résiste à la détermination.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°5702
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5702, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que des pensées vous troublent parfois, pendant la prière. La solution est la suivante. Vous devez prier, avec un Sidour, en état de pureté. De même, vous me dites que votre ardeur à l’étude n’est pas ce qu’elle devrait être. Vous devez réfléchir au sens des mots de la prière, au moins à leur sens simple. De même, vous graverez en votre esprit ce qui est exposé au début du chapitre 41 du Tanya : “ Dieu se trouve face à lui… Il sonde les reins et le cœur ”. Quand vous sentirez votre ardeur à l’étude diminuer, vous méditerez encore une fois à cette idée.
Vous m’interrogez sur les raisons d’être des coutumes juives. Vous me précisez que l’on vous pose des questions, à ce sujet. Sur ce point, vous vous adresserez aux Rabbanim ‘hassidiques de votre entourage, qui vous guideront. Pourtant, il doit être clair que votre objectif essentiel n’est pas de rechercher des raisons et de répondre aux questions. Vous devez étudier, avec élan et ardeur, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Or, nos Sages disent que : “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°5703
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5703, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez, dans votre lettre, si vous devez me donner tous les détails. Je suis surpris que vous puissiez avoir un doute, en la matière et me poser une telle question. En pareil cas, plus l’on multiplie les détails et mieux c’est. Vous précisez que vous ne voulez pas critiquer qui que ce soit. Il me semble avoir déjà écrit(1) de quelle manière il fallait comprendre l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ la Torah emploie un langage raffiné ”, l’exemple cité, en la matière, étant l’arche de Noa’h. Il n’en est pas de même, en revanche, pour les lois et les enseignements qu’elle délivre, par exemple ceux de la Parchat Chemini, dans laquelle tout est énoncé précisément, ce qui est pur et ce qui est impur. Il y a bien là une leçon pour nous. Dès lors qu’une loi, un enseignement est en cause, comme c’est le cas en l’occurrence, il ne s’agit pas d’éviter les critiques à l’encontre de qui que ce soit. Vous devez assumer fidèlement votre mission. C’est une évidence.
Vous dites qu’avec l’entrée dans votre nouvel appartement, vous avez contracté des dettes. Or, vous savez que l’ordre dans lequel la Torah est énoncée en est partie intégrante. Et, l’on trouve, dans notre Torah, les deux affirmations suivantes, énoncées l’une à proximité de l’autre, “ quiconque se consacre à la construction s’appauvrit ” et, simultanément, un peu avant cela, sur la même page, “ quiconque ne possède pas de terre n’est pas un homme ”. Les Tossafot, à cette référence, précisent que, sur cette terre, on peut précisément construire une maison. Et, la ‘Hassidout formule une même affirmation à propos de celui qui n’a pas de maison. Il en résulte qu’il ne faut pas s’affecter du fait que, momentanément, on s’appauvrit. Il est dit que “ l’emprunteur est le serviteur…(2) ”. Mais, celui-ci obtient bien, de cette façon, la plénitude et le développement, même s’il s’en trouve momentanément contrarié. Au final, tout cela disparaît. Puisse Dieu faire que cette perfection de la maison se manifeste également dans le domaine spirituel, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé “ Cantique, chant d’inauguration ”, dans le Sidour et dans le Likouteï Torah. Cette idée est développée, en particulier, dans la séquence de discours ‘hassidiques de 5636(3).
Avec ma bénédiction afin que vous donniez des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela, que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°4072 et 5336. (2) De l’homme qui lui a prêté de l’argent. (3) 1876, du Rabbi Maharach.
Lettre n°5704
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5704, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse aux questions que vous me posiez dans votre lettre :
A) Pourquoi ceux qui croient en Dieu, en Sa Torah et en Ses Mitsvot sont-ils peu nombreux ?
Notre sainte Torah dit que “ vous êtes la minorité d’entre les nations ”. Or, le monde fut créé d’après la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il. Commentant le verset : “ Au commencement, Dieu créa ”, le Targoum Yonathan dit : “ Dieu créa par la Sagesse ”. Lui, Sa Sagesse et Sa connaissance ne forment qu’une seule et même entité et il est écrit : “ Si tu recherches le Divin, Le trouveras-tu ? ”, comme l’expliquent longuement le Rambam et plusieurs commentateurs. Ainsi, dans son introduction au commentaire de la Michna, peu avant la fin, le Rambam dit : “ Une question demeure ici. Pourquoi le Saint béni soit-Il créa-t-Il tous ces hommes, alors que l’on peut observer que, pour la plupart… ”. L’idée centrale est donc la suivante. La qualité est plus importante que la quantité. En d’autres termes, une qualité plus grande s’exprimant dans une quantité plus réduite l’emporte sur une quantité plus grande, avec une qualité plus faible.
B) Comment définir l’homme que l’on qualifie d’impie ?
Vous consulterez, à ce sujet, le début du Tanya, à partir du chapitre 1, selon ce que dit l’index qui est à la fin du livre. Bien entendu, on peut être impie seulement pendant un moment, puis accéder à la Techouva et réparer ce qui s’est passé, au point même que les fautes intentionnellement commises se transforment en bienfaits.
C) Quelle est la foi que l’homme doit avoir ?
Vous connaissez le texte Ani Maamin, “ J’ai foi ”, qui est imprimé dans différents livres et dont le texte se trouve également dans les Sidourim.
D) Vous ne comprenez pas comment l’on peut prouver que le monde a un Créateur.
Cette preuve est extrêmement simple. Si vous voyez un livre imprimé, possédant un certain nombre de pages, vous aurez la certitude que celui-ci a été conçu par un homme doué de discernement, qui en a choisi les mots et l’a fait éditer. Vous n’imaginerez pas qu’il puisse n’y avoir là qu’un hasard, qu’une bouteille d’encre ait été versée sur un papier et que les mots, les lignes, les pages se soient formés d’eux mêmes, afin de constituer la présentation rationnelle d’un concept. Celui qui prétendrait qu’une bouteille d’encre s’est effectivement déversée sur un papier pour constituer tout cela ne peut pas être un homme intelligent, ni même un petit enfant. Combien plus en est-il ainsi pour le monde, qui a une organisation merveilleuse, des millions, des milliards de fois plus qu’un livre comptant quelques pages. Je suis très surpris que vous me posiez cette question.
Puisse Dieu faire que vous abandonniez la recherche, les questions, que vous étudiez, avec ardeur et élan, notre sainte Torah, Torah de vie, qui donne la vie, y compris au sens premier, ainsi qu’il est dit : “ Tu seras heureux : dans ce monde ; ce sera bon pour toi : dans le monde futur ”. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous connaissez sûrement les études de ‘Hitat, ‘Houmach, Tehilim et Tanya. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.
Lettre n°5705
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5705, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous vous trouvez à un tournant. Vous ne pouvez décider si vous devez poursuivre vos études à la Yechiva et, par la suite, avoir une vie d’étroitesse, ou bien … Vous me demandez ce que j’en pense.
Il est bien évident que vous devez poursuivre vos études à la Yechiva. Il vous semble entendu que cela aura pour conséquence de vous imposer une vie d’étroitesse. Or, même s’il était évident que vous ne pourriez prétendre à un bon salaire, quiconque est doué de discernement comprend que le bonheur de la vie n’est pas lié à un haut salaire, mais bien à la santé, à la satisfaction morale. Nombreux sont ceux qui ont des grands salaires et seraient heureux de les échanger contre un peu de satisfaction morale, un peu de contenu dans le vide de leur existence. On peut le vérifier concrètement. Bien plus, l’un des principes fondamentaux de notre foi dit que Celui Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot est le Créateur du monde, Qui le dirige, d’une manière concrète, encore à l’heure actuelle, Qui assure la subsistance de chacun. Vous comprenez bien ce qui résulte de tout cela.
Puisse Dieu faire que vous résistiez aux avances du mauvais penchant, que vous avanciez fermement sur cette voie, celle du Roi du monde, que vous étudiez, avec élan et ardeur, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous connaissez sûrement les études de ‘Hitat, ‘Houmach, Tehilim et Tanya. Au moins, les adopterez-vous, à l’avenir.
Lettre n°5707
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5707, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que les Mezouzot ont été vérifiées(1) et qu’elles ont été trouvées conformes. S’il est certain qu’il en est bien ainsi, elles n’ont sans doute pas été fixées à l’endroit qui convient ou bien à la hauteur nécessaire, d’après la Hala’ha. En tout état de cause, de la manière dont vous décrivez l’état de votre grand-mère, quelque chose ne vas pas, concernant ces Mezouzot.
Pour ce qui est de l’état de ses yeux, il est évident qu’il faut se conformer aux instructions d’un médecin spécialiste, en ce domaine. Vous consulterez donc ceux qui se trouvent sur place, sur les manières d’agir auxquelles vous faites allusion. En tout état de cause, il n’y a pas lieu d’être inquiet, car “ la Torah a autorisé le médecin à guérir ”. Pour ce qui vous concerne personnellement, il serait bon de redoubler d’élan et d’ardeur(2), puisque c’est vous qui me présentez cette requête. Ainsi, seront multipliées les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins, en général, ce qui inclut également la satisfaction de votre requête, précédemment énoncée.
Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) A la suite de la lettre n°5338. (2) A l’étude de la Torah. Le destinataire de cette lettre est vraisemblablement un élève de la Yechiva.
Lettre n°5708
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5708, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Mena’hem Av, dans laquelle vous me dites que votre journée n’est pas organisée, que vous êtes soucieux, désespéré, triste que vous ne savez pas comment revenir vers Dieu.
Plusieurs livres sacrés répondent à cette question, en particulier les ouvrages et les discours de la ‘Hassidout et surtout le saint Tanya, comme le montre l’index qui se trouve à la fin de cet ouvrage. Mais, comme toutes les autres parties de la Torah, la ‘Hassidout est comprise et acquise en se liant à des amis. La réussite est alors beaucoup plus grande. Vous devez donc étudier le Tanya avec au moins une autre personne. Dans la ville sainte de Jérusalem(1), il y a beaucoup de jeunes gens ou de personnes plus âgées, avec lesquels vous pouvez vous fixer un cours. Certains seront à même, le cas échéant, de vous expliquer les passages difficiles de ces livres et vous connaissez les propos de l’Admour Haémtsahi(2), fils de l’Admour Hazaken, selon lesquels, “ quand deux personnes parlent de Torah et de service de Dieu, deux âmes divines se liguent contre une seule âme animale ”. C’est une évidence.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez une amélioration significative de tout cela. Et, rien ne résiste à la détermination. En effet, nos Sages nous ont fait savoir que : “ celui qui dit avoir fait des efforts, mais ne pas avoir obtenu le succès, ne le crois pas ”. Vous connaissez sûrement les trois études quotidiennes de ‘Hitat, ‘Houmach, Tehilim et Tanya. Toute au moins les adopterez-vous, à l’avenir.
Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Ville dans laquelle réside le destinataire de cette lettre. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5581.
Lettre n°5709
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5709, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dont l’acheminement a été quelque peu retardé, puis qui a été complétée par le courrier de votre ami, me donnant des nouvelles de l’état de santé de ceux à propos desquels vous m’avez écrit. En un moment propice, je les mentionnerai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins. Il est, bien sûr, inutile de vous préciser que vous ne devez pas vous contenter de ce qui a été obtenu jusqu’à maintenant(1). Il vous faut multiplier les accomplissements. Non seulement la Torah demande de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté, mais, en outre, nul n’est plus sage que celui qui a de l’expérience. Dans la pratique, on peut vérifier que chaque action positive apporte des fruits et le succès. Tout dépend donc de celui qui donne l’impulsion et qui encourage.
Vous évoquez les visites dans les implantations. J’ai déjà écrit, à ce sujet, aux jeunes de l’association ‘Habad. Sans doute s’est-on concerté, à ce propos, en sorte que chacun ait pu donner son avis. Il est dit, précisément, que “ le salut est obtenu par les nombreux conseillers ”.
Vous m’interrogez également sur les Tefillin de Rabbénou Tam(2). Sans doute observez-vous l’immersion rituelle selon Ezra(3) et étudiez-vous l’enseignement profond de la Torah, sans en faire le vœu. Vous commencerez donc à les mettre. Sans doute apprendrez-vous et réviserez-vous les commentaires sur les Tefillin que donnent plusieurs ouvrages de ‘Hassidout, par exemple le Likouteï Torah Chir Hachirim, le Imreï Bina, le Dére’h Mitsvoté’ha. Que Dieu vous accorde la réussite.
Vous me faites part de votre anniversaire et, à cette occasion, vous avez sûrement adopté les coutumes des ‘Hassidim(4). Puisse donc Dieu faire que vous ayez une année de réussite dans l’étude de la Torah, la pratique des Mitsvot de la meilleure façon et la prière fervente.
Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Auprès de ces personnes. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2279 et 5761. (3) Après chaque relation conjugale ou, plus généralement, chaque jour. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4948.
Lettre n°5710
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5710, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je fais réponse à votre lettre des 25, 11 et 17, dans laquelle vous me parlez de cette jeune fille qui a abjuré, ce qu’à Dieu ne plaise. Certains disent que c’est là un effet de la sorcellerie. Cessez donc d’expliquer de telles situations par la sorcellerie, car cela a
pour effet d’affaiblir les efforts nécessaires, afin de connaître la réussite. En effet, “ un Juif, même s’il commet une faute, reste un Israël ”. Il faut donc tout faire pour le sauver, y compris en empruntant les voies de la nature. En l’occurrence, il y a sûrement des causes naturelles qui l’ont conduite à cette démarche effroyable. En les découvrant, on saura comment lutter contre elles plus efficacement.
Mais, en outre, il faut déterminer si cette jeune fille est née dans la pureté, c’est-à-dire si la relation avec sa mère était permise, d’après la Loi de la Torah, lors de sa conception. S’il y a eu une déficience en la matière, ce qu’à Dieu ne plaise, les parents doivent prendre la ferme résolution, pour l’avenir, de respecter scrupuleusement et avec attention les principes et les règles, de la pureté familiale, de la manière qui convient. Ils influenceront également leur entourage pour que l’on en fasse de même. En effet, l’influence positive exercée sur son prochain peut rectifier le passé, jusqu’à un certain point. Dieu sonde les cœurs et, quand Il verra leur bonne décision, en ce domaine, Il augmentera Sa bénédiction, afin que l’action de sauvetage d’une âme juive soit fructueuse. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous vérifierez également s’il n’y a pas eu, en l’occurrence, un amour étranger, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, l’on doit adopter une conclusion positive.
Lettre n°5711
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5711, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Douber(1),
Je vous salue et vous bénis,
Il me semble qu’avant votre départ, on a précisé, à vous même comme à tous ceux qui partaient à l’étranger, qu’il serait bon de s’intéresser aux livres de grande valeur et rares, se trouvant dans les synagogues et les maisons d’étude ou peut-être même chez des particuliers. Ces livres ne sont pas étudiés et nul ne s’y intéresse. Ils sont les vestiges des générations passées. On peut donc les envoyer ici, de la manière qui convient, en échange de livres parus aux éditions Kehot, conformément aux besoins de cette synagogue, de cette maison d’étude ou de ce particulier.
L’utilité de cette opération est double. D’une part, ces livres parviendront ici et, de la sorte, ils seront enfin utiles. D’autre part, il y aura, dans cette synagogue, des ouvrages parues aux éditions Kehot, des livres de ‘Hassidout, des Sidourim de rite Ari. Les livres peuvent être envoyés à l’adresse de la bibliothèque ou du secrétariat. Bien plus, il est dit qu’aux livres s’applique également la Mitsva de libérer les captifs(2), lorsque personne ne tient compte de leur présence.
Notes
(1) Le Rav D.Baumgarten, de Buenos Aires. Voir, à son sujet, la lettre n°4767. (2) Les livres sont eux-mêmes captifs, quand ils se trouvent dans un endroit où ne sont pas étudiés.
Lettre n°5712
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5712, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre, dans laquelle tu me demandes de t’expliquer pourquoi il est important de lire le Tanya chaque jour, alors qu’en revanche, tu comprends bien l’importance des études du ‘Houmach et des Tehilim. La réponse à cette question, dans la mesure où elle peut être donnée par écrit, est la suivante.
Tu sais sans doute qu’il existe une partie révélée de la Torah et sa dimension cachée, laquelle est également qualifiée de profonde. Selon les termes du saint Zohar, il s’agit du corps de la Torah et de son âme. Et, il en est de même pour chaque homme, en particulier pour un Juif, dont l’âme possède un aspect révélé et une face cachée, qui sont le “ corps de l’âme ” et “ l’âme de l’âme ”. On peut l’établir encore plus clairement par le fait que, plus une idée tient à cœur et plus l’on en parle avec flamme. Il n’en est pas de même pour ce que l’on fait dans le but de s’acquitter d’une obligation, que l’on peut, certes, mettre en pratique avec vivacité, mais qui n’en reste pas moins une obligation.
Un homme souhaite obtenir la bénédiction de Dieu en ce qui le concerne, au quotidien. Pour cela, la sainte Torah dit : “ Si vous marchez dans Mes Décrets ” et Rachi précise que ces mots s’appliquent à l’étude de la Torah. On désire, bien entendu, que ces bénédictions soient les plus abondantes possibles. Il faut, en conséquence, étudier un minimum de Torah, de sa partie révélée comme de son enseignement caché et profond. Il s’agit bien ici de minimum et celui-ci a été recherché, en l’occurrence, à la fois dans la partie révélée de la Torah et dans sa dimension profonde, telle qu’elle peut être perçue par celui qui est au début de l’étude. Pour la partie révélée, il s’agit du ‘Houmach et, pour la dimension profonde, du Tanya.
Bien évidemment, le ‘Houmach n’est pas étudié de la même façon par un enfant, un débutant ou par un grand érudit. Il peut être compris au sens le plus simple, à une dimension plus profonde, ou même encore plus profonde. Il est clair qu’il en va de même pour le Tanya. J’espère que tu montreras la présente au guide spirituel, qui t’enseigne la ‘Hassidout. Celui-ci pourra développer ces explications, ce qu’il serait trop long de faire par écrit. L’essentiel est qu’un jeune homme, élève de Yechiva, doit avoir conscience de la nécessité d’étudier avec élan et ardeur, d’accomplir les Mitsvot de la meilleure façon, sans rechercher des questions. Même s’il est des pratiques qui, pour l’heure, ne lui sont pas parfaitement claires, il doit, malgré cela, les accomplir. Le moment venu, quand il aura étudié de la manière qui convient, il le comprendra et en saisira le sens. Que Dieu t’accorde la réussite.
Avec ma bénédiction, afin que tu sois inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5713
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5713, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au jeune Chimeon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, avec les demandes de bénédictions qu’elle contenait et qui seront lues, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
J’ai lu, avec un plaisir particulier, dans votre lettre, que vous organisez des réunions ‘hassidiques pour les personnes originaires du Maroc qui sont installées à Kfar ‘Habad(2), où Dieu a ordonné la bénédiction, la vie pour l’éternité. Non seulement, vous maintiendrez cette activité, mais bien plus, vous la développerez. En effet, comme vous le dites, vous parlez leur langue. Vous pouvez donc entrer directement en contact avec ceux d’entre eux qui, pour l’heure, ne sont pas des érudits de la Torah ou bien avec les femmes. De fait, les femmes juives sont des maîtresses de maison et d’elles dépend, pour une large part, la conduite du foyer, en général, le comportement du mari et des enfants, en particulier. C’est une évidence. Que Dieu vous accorde le succès de donner de bonnes nouvelles également de ce qui vous concerne personnellement.
Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav C.Elitouv Abitboul, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°5062. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5605.
Lettre n°5714
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5714, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires,
aux multiples accomplissements,
le Rav Yé’hyel Mi’hel Yehouda Leïb(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de ne pas recevoir une seule lettre de vous, depuis plusieurs semaines déjà. Or, vous avez sûrement profité des vacances pour organiser les actions qui conviennent, dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad, en général et pour toutes les initiatives pouvant être prises à cette occasion(2), en particulier.
Pour l’heure, l’objet de la présente est de souligner la nécessité impérative de préparer un programme détaillé, pour le mois de Tichri, qui approche. Ce mois est “ rassasié de toutes les forces ”, selon l’expression de nos Sages, dans le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 29, paragraphe 8, dont vous consulterez la longue explication. Ceci concerne les jeunes de l’association ‘Habad, les femmes ‘Habad et tout ce qui concerne ‘Habad en Terre Sainte et même dans le monde entier. En effet, Elloul ne dresse pas uniquement le bilan du passé. Il constitue, en outre, une préparation favorable pour l’avenir. Sans doute transmettrez-vous ces propos en tout endroit que vous pourrez contacter. Car, le temps ne permet pas d’écrire longuement à chacun. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, que vous donniez de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.M. Y. L. Zalmanov, de Bneï Brak.
Lettre n°5715
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5715, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me parlez de votre épouse et vous me dites que les médecins attribuent le fait qu’elle ne soit pas encore enceinte au respect des lois de la Torah. Vous voulez sûrement dire que, selon ceux qui ont été consultés, le jour le plus fertile survient avant la fin du compte des jours de pureté. C’est sans doute à cela que vous faites allusion.
Tout d’abord, de nombreux médecins contestent l’exactitude de telles conclusions(1) et même les bases sur lesquelles elles se fondent. Ce n’est que dernièrement que l’on a avancé ces théories. De plus, les médecins considèrent qu’en général, l’écart est seulement d’un jour ou deux. Or, il existe des traitements qui raccourcissent les règles et permettent donc de remédier à cette situation, au moins pendant un certain temps, y compris selon leur avis. De façon générale, il faut considérer avec prudence tout traitement qui modifie les règles. Mais, quelques fois, il n’y a aucun risque, quand on est suivi par un spécialiste. En tout état de cause, il est inutile de préciser, à quelqu’un comme vous qu’il n’y a pas lieu de s’écarter des principes et des lois de la Torah, ou même de nos Sages, en se basant sur l’avis de ces médecins. Je suis surpris que vous ne me précisiez pas avoir consulté ce médecin pour vous personnellement(2). Vous me le direz, à la prochaine occasion.
A ce propos également, vous savez que le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue. Or, il est dit que “ celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain est considéré comme s’il l’avait enfanté ”. Il y a là une pratique favorable(4) pour avoir des enfants, en plus de votre fils, auquel Dieu accordera longue vie.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5250. (2) Concernant une éventuelle stérilité du mari. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5187.
Lettre n°5716
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5716, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yossef David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour au cours duquel deux fois a été dit le mot “ bon ”(2). Vous me dites que vous avez loué une nouvelle maison. Vous me demandez quand et que faire. Je ne comprends ce que vous voulez dire. Peut-être me demandez-vous quand déménager.
Il serait bon de le faire pendant le jour au cours duquel deux fois a été dit le mot “ bon ”(2), si cela n’est pas trop compliqué. Si cela pose un problème, vous pourrez le faire durant les autres jours de la semaine, à l’exception du lundi et du mercredi. Les ‘Hassidim ont coutume d’introduire tout d’abord(3), dans une nouvelle maison, un Sidour, un ‘Houmach, un Tehilim, un Tanya. Ils placent également les Mezouzot immédiatement(4), bien entendu sans bénédiction. Puis, le trentième jour, une Mezouza est ôtée pour être vérifiée. Dans la mesure du possible, on la remplace par une autre, plus belle, de meilleure qualité. En la fixant, on prononce une bénédiction, en ayant l’intention que celle-ci porte également sur toute la maison.
Vous gardez sûrement les trois études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, s’ajoutant à vos autres études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année
Notes
(1) Le Rav Y.D. Leiner, de Brooklyn. (2) Lors de la création, le mardi. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4972. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4443.
Lettre n°5717
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5717, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Gabriel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous envisagez de changer l’organisation et de fixer un cours de ‘Hassidout, à la veille du Chabbat, après Le’hou Neranéna et avant Ke Gavna(2). D’après ce que vous me dites dans votre lettre, ceci présente des avantages et des inconvénients. Un point que vous n’avez pas mentionné est ce que penseront les personnes qui arriveront à ce moment et qui constateront que la prière commence par Ke Gavna. En conséquence, on peut adopter cette pratique ou bien ne pas le faire. Vous suivrez l’avis majoritaire de ceux qui participent à cette étude.
En tout état de cause, que chacun grandisse et pare la Torah, sa partie révélée et la ‘Hassidout, une Torah intègre, avec son corps et son âme.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav G.Kagan de Kfar ‘Habad. (2) Avant le Chema Israël et ses bénédictions, après avoir lu les Cantiques du vendredi soir. Le Rav Kagan écrivait : “ A mon humble avis, il est bon d’instaurer que la communauté accueille le Chabbat par les Cantiques Le’hou Neranéna, qu’il y ait ensuite une étude et qu’après cela, on disent la prière d’Arvit, à partir de Ke Gavna. C’est ce que l’on fait dans la synagogue ‘Habad de Jérusalem. ”
Lettre n°5718
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5718, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au jeune Douber(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous mentionnez cet homme, qui ne sait pas étudier le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi et qui ne comprend pas le Tanya(2). Il serait bon de lui trouver un Tanya en Yiddish, de même qu’un ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi, traduit en Yiddish. Quant aux parties du Tanya qui ne sont pas encore traduites en Yiddish, il les lira, même s’il ne les comprend pas encore. En effet, de différentes façons, l’enseignement profond de la Torah est lié à la Loi Ecrite. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Torah, dans le commentaire du discours ‘hassidique Lo Tachbit.
En un moment propice, je mentionnerai son nom et celui de sa mère, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous écrivez. Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’élan et d’ardeur, en ce qui vous concerne, sans, bien entendu, remettre en cause votre santé physique. En effet, il s’agit, dans un cas comme dans l’autre(3), d’Injonctions divines. Dieu vous accordera la réussite de donner de bonnes nouvelles de cela et de tout ce qui a été dit.
Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav D.Teichman, de Lod. (2) Comment peut-il donc garder les études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya ? (3) L’étude avec élan et ardeur comme le maintien de la santé du corps.
Lettre n°5719
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5719, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Elloul 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez les difficultés que votre mari affronte dernièrement, dans son travail. Comme je l’ai déjà écrit à quelques habitants de Kfar ‘Habad, cet endroit est positif pour eux et pour tous les membres de leur famille, non seulement spirituellement, mais aussi physiquement. Combien plus en est-il ainsi pour celui qui non seulement y vit, mais a, en outre, le mérite de contribuer à le développer et à l’agrandir. Son mérite et sa récompense sont d’autant plus importants. Bien entendu, par son travail, il rend service, non pas à une ou à quelques personnes, mais à tout le village. Ceci justifie une récompense particulière. En conséquence, si des difficultés surgissent dans ce travail ou bien si d’autres n’en tiennent pas compte, comme ils le devraient, cela ne change rien et il n’y a pas lieu de se demander s’il faut quitter ce travail. De la sorte, on causerait du tort à toute la communauté, ce qu’à Dieu ne plaise et non uniquement à soi.
Certes, cette considération négative doit disparaître et les difficultés doivent être écartées. Mais, de façon générale, une intervention pacifique se révèle beaucoup plus efficace que tout autre moyen. Bien plus, l’Admour Hazaken dit que “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est le réceptacle pour les Mitsvot les plus élevées. Puisse Dieu faire que, pour la nouvelle année et même encore avant cela, la paix règne et la proximité s’instaure entre tous les habitants de Kfar ‘Habad. Que chacun envers l’autre et tous ensemble soient inscrits et scellés pour une bonne et douce année.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5720
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5720, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Elloul 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples actions, le Rav Menaché(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance, avec plaisir, de votre effort pour la publication de l’ouvrage d’un des premiers Sages, le Hala’hot Guedolot, avec un commentaire compulsif. Dieu vous a accordé le mérite et la réussite de la parution prochaine de cet ouvrage. Puisse Dieu faire que, dans la largesse, vous vous renforciez dans la Torah, dans ses “ grandes ” parties, Guedolot, ce qui indique qu’il en existe également des petites, qu’il y a “ un grand principe ” et “ un petit principe ”, selon les termes de nos Sages, au traité Baba Batra 134a, le corps de la Torah et son âme, selon l’expression et l’explication du Zohar, tome 3, page 152a, une Torah Intègre.
Avec mes respects et ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Concernant le courrier de recommandation(2), vous savez que l’on n’a pas coutume d’en rédiger, dans la maison du Rabbi et vous voudrez bien m’en excuser. En marque d’appréciation des propos des premiers Sages, desquels nous recevons la vie, je reproduis ici quelques notes sur la feuille imprimée du début de ce livre(3), que vous m’avez laissée.
Michné Hala’hot, paragraphe 1 : Il est d’abord question de l’homme et du Kiddouch, car la Michna dit : “ L’homme épouse ” et, de même, le verset dit : “ Quand un homme prendra épouse ”. Vous consulterez également le Rambam, au début des lois du mariage. Certes, au début du premier chapitre du traité Kiddouchin, il est dit que : “ La femme est acquise ”, mais la Guemara explique pourquoi il en est ainsi. Bien plus, il est question, dans ce texte, de Kiddouch, de bénédiction, de transmission d’acte de mariage, autant d’actions qui incombent à l’homme. Vous consulterez l’explication de nos Sages, citée par Rachi, dans son commentaire du verset Chmouel 1, 20, 30. On peut se demander si la formulation du Hala’hot Guedolot est bien : “ Un Juif qui désire se marier ”, ce qui semble être une évidence(4). En effet, on cite plus loin la version du Or Zaroua, qui dit : “ Celui qui veut se marier ”. Peut-être cette formulation reprend-elle la conclusion de ce paragraphe, “ de la Source d’Israël ”.
Dans la suite du texte : “ il donne à cette femme un acte de mariage ” : Il y a plusieurs avis sur le moment de donner cet acte, dans le Rambam, lois du mariage, chapitre 10, le Tour, Choul’han Arou’h, Even Ha Ezer, fin du chapitre 6 et ses commentaires. En tout état de cause, il est surprenant que l’on ne dise pas ici si la bénédiction du mariage est prononcée avant ou après cette transmission. A mon avis, il y a là un oubli évident du copieur et de l’imprimeur. Les Cheïltot, ‘Hayé Sarah, chapitre 16, disent : “ Celui qui désire se marier doit, au préalable, dire le Kiddouch, prononcer la bénédiction des fiançailles en présence de dix personnes, dire la bénédiction du mariage en présence de dix personnes également et donner à cette femme l’acte de mariage ”. Il doit donc en être de même, dans notre texte, ce qui permet d’en comprendre la suite : “ Rabbi Na’hman dit…l’on déduit que la bénédiction du mariage… ”.
Le Emek Ha Cheéla, se basant sur ces Cheïltot, corrige le Hala’hot Guedolot et y ajoute : “ en présence de dix personnes ”, après “ bénédiction des fiançailles ”. Il explique que son but est de tirer une preuve que dix personnes sont nécessaires pour les bénédictions du mariage, ce qui ne fait pas l’objet de son propos, du fait qu’il en est ainsi pour les bénédictions des fiançailles. Néanmoins, le Hala’hot Guedolot aurait dû le préciser et l’on peut encore se demander pourquoi il ne parle pas des bénédictions du mariage.
Michné Hala’hot, paragraphe 2 : Notre maître ne dit pas : “ le fils de Nathan ”(5). Il en est de même dans les Cheïltot. Le Emek Ha Cheéla en déduit que cette expression, dans le Guemara, est une erreur d’imprimerie. En effet, Rav Houna Bar Nathan exerça son autorité après Rav Achi, qui naquit quand mourut Rava, l’ami de Rav Na’hman. Le Séder Ha Dorot, à l’article “ Rav Houna Bar Nathan ”, note que celui-ci posa des questions à Rava, comme le rapporte le traité Nedarim 12a. Mais, peut-être était-il très âgé ou peut-être y avait-il deux Sages portant ce nom. Dans le commentaire de Rachi sur le traité Nedarim, en revanche, on trouve seulement “ Rav Houna ” et non “ Bar Nathan ”. Il convient de rechercher ce que disent les Sages, à ce sujet.
Michné Hala’hot, paragraphe 3 : Le mariage est célébré avec le dais nuptial et l’anneau de la sanctification. Nos Sages disent que l’on doit s’efforcer de conférer de la valeur et, dans ce but, je reproduis ici ce qu’écrit l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, dans son Torah Or, à la page 98d : “ On dit que ‘Dieu consacre Son peuple, Israël, par le dais nuptial et l’anneau de la sanctification. Nos Sages demandent pourquoi l’ordre a été inversé, dans cette bénédiction, de sorte que l’on mentionne le dais nuptial avant l’anneau. En fait, le dais nuptial entoure et ceci rappelle que ‘Il plaça la montagne au dessus d’eux’(6). Ainsi, il y a là une révélation de la Lumière qui entoure. C’est pour cela que le dais nuptial devait être mentionné avant l’anneau. En effet, pour venir recevoir la Torah et cet anneau, il fallait d’abord mettre en évidence la Lumière qui entoure, inspirant la soumission, grâce à laquelle tous dirent : ‘Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons’. C’est de cette façon que la Torah put être révélée ”.
Notes
(1) Le Rav M.Klein, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°4826. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5659. (3) Le Hala’hot Guedolot dit : “ Un Juif qui désire se marier doit, au préalable, dire le Kiddouch. On prononce la bénédiction des fiançailles et il donne à cette femme un acte de mariage. En effet, Rav Na’hman dit : Houna m’a précisé d’où l’on déduit que la bénédiction du mariage est prononcée en présence de dix personnes. C’est que le verset dit : Et, Boaz réunit dix hommes parmi les anciens de la ville. Rabbi Abbahou objecte : On le déduit du verset suivant : Dans les assemblées, bénissez l’Eternel Dieu, de la Source d’Israël ”. (4) Pourquoi préciser qu’il s’agit d’un Juif ? (5) “ Houna, le fils de Nathan, m’a précisé ”. (6) Le mont Sinaï, lors du don de la Torah.
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