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Iguerot Kodesh — lettres 5680 à 5699

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5680

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5680, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Mena’hem Av, dans laquelle vous m’interrogez sur la situation en Inde. Il semble que celle des Juifs ne soit pas bonne et l’on peut réellement se demander si l’on trouve, là-bas, tout ce que vous écrivez. En tout état de cause, ce poste ne convient pas à un jeune homme qui vient de se marier et qui doit rester dans la proximité de personnes ayant la crainte de Dieu, respectant la Torah et les Mitsvot ou, en tout état de cause, ne pas trop s’en éloigner.

Dieu fasse que vous assuriez votre subsistance et celle de votre famille, dans le calme et la largesse, de sorte que vous pourrez vous servir de vos capacités afin de renforcer le Judaïsme et de le diffuser. En un moment propice, je citerai ceux que vous mentionnez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous gardez sûrement les études de ‘Hitat, ‘Houmach, Tehilim et Tanya. Quant à votre épouse, elle a adopté la coutume des femmes vertueuses, consistant à prélever de la Tsédaka, avant l’allumage des bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Tout au moins le fera-t-elle, à l’avenir.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Lettre n°5681

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5681, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Mena’hem Av, dans laquelle vous me dites ce que vous avez vécu. Vous concluez en me demandant une bénédiction pour trouver un bon parti, qui vous convienne. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Il faut demander à un Rav si vous ne devez pas, pour votre part, demander pardon, en présence de dix personnes, à la femme dont vous avez divorcé, puisse-t-elle reposer en paix. En effet, de façon générale, quand il y a un désaccord et surtout une séparation, les deux parties en portent la responsabilité. Bien plus, il y a peut-être eu, de votre part, un comportement, envers elle, qui allait à l’encontre de la Hala’ha et de la pudeur.

Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°5682

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5682, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Meïr Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai été satisfait de recevoir votre lettre du 7 Mena’hem Av et votre cadeau particulièrement précieux, un Ethrog issu d’un arbre planté à partir d’une graine provenant de Calabre. Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, révèle toutes les bénédictions liées à la Mitsva des quatre espèces, en particulier d’après le dicton(2) bien connu de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel, dans la bénédiction de l’année, au sein de la Amida, en disant les mots “ et toute la production agricole pour le bien ”, on doit penser au blé pour les Matsot et à l’Ethrog. Un autre texte mentionne également le vin pour le Kiddouch. Ainsi, il est certain que “ toute la production agricole ” sera “ pour le bien ”, ce qui souligne encore plus clairement le caractère général de tout cela.

Sans doute continuez-vous à exercer votre influence sur ceux que vous rencontrez, en particulier sur les personnes qui sont elles-mêmes influentes, dans des proportions sans cesse accrues. Vous profiterez, pour cela, des jours de miséricorde et de bon vouloir(3) qui approchent. En cette période, l’âme de chaque Juif connaît un éveil particulier. Vous connaissez, en effet, l’image selon laquelle, à partir de Roch ‘Hodech Elloul, on accueille le Roi dans le champ. Combien plus en est-il ainsi pendant les dix jours de Techouva, lorsque le Luminaire est proche de Son émanation.

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.C. Blesinski, de Ramat Gan. Voir, à son sujet, la lettre n°5390. (2) Voir le Hayom Yom, à la date du 19 Tichri. (3) Le mois d’Elloul.

Lettre n°5683

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5683, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

assume fidèlement sa mission, le Rav Yaakov Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que vous devez rencontrer les dirigeants de la synagogue de rite ashkénaze, dans le but d’une unification et vous me demandez quelle est votre marge de manœuvre, dans le domaine du rite à adopter. Il est bien évident que la prudence s’impose, car il est clair que la prière est l’activité essentielle d’une synagogue. Or, dans une synagogue ‘hassidique, quand quelqu’un le désire, il peut maintenir son propre rite, à titre individuel, ce qui ne concerne que lui. Exceptionnellement, quelqu’un peut conduire l’office avec un autre rite, ce qui suscite le mécontentement de nombreuses personnes, pour des raisons hala’hiques. Pour autant, ces personnes ne disent rien, afin de maintenir la paix. En revanche, le rite adopté de manière fixe doit être, bien évidemment, celui de Loubavitch, d’autant que, d’après la Hala’ha, on peut changer le rite ashkénaze contre le rite séfarade ou Ari, mais non l’inverse.

Nous nous approchons des jours de miséricorde(2), au cours desquels on dit, chaque jour : “ Eternel, je rechercherai Ta Face ”, ce qui est lié à : “ Recherchez ma Face ”. Puisse donc Dieu faire que l’on renforce et que l’on approfondisse la prière, qui est le lien entre les Juifs et le Saint béni soit-Il, le canal et le réceptacle permettant d’obtenir la satisfaction des besoins de l’homme, matériels et spirituels.

Je vous adresse ma bénédiction pour un bon Chabbat et pour attirer la bénédiction sur tout le mois et sur tous les jours, qui approchent, de manière pacifique, pour nous, au sein de tout Israël.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°5523. (2) Du mois d’Elloul.

Lettre n°5684

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5684, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 21 Mena’hem Av, dans laquelle vous me décrivez vos études, jusqu’à maintenant, au séminaire Beth Rivka de Kfar ‘Habad. Vous avez une forte motivation à poursuivre vos études, mais l’on demande à vos parents des frais de scolarité et, dans leur situation actuelle, ils ne peuvent pas prendre un tel engagement.

Il est bien évident que vous devez poursuivre vos études à l’école Beth Rivka, d’autant que celles-ci sont fructueuses. Vous influencerez également vos amies pour qu’elles en fassent de même. Pour ce qui est des frais de scolarité, vos parents s’adresseront encore une fois à la direction de cette école, qui cherche également à alléger le joug pesant sur les parents d’élèves, mais doit, néanmoins, envisager dans quelle mesure cela est possible, car le séminaire est tenu de verser le salaire des enseignantes. Et, notre sainte Torah nous a fait savoir que, s’agissant des dépenses engagées par un Juif pour l’éducation de ses enfants, la Torah et les Mitsvot, une aide spécifique lui est accordée par Dieu, afin qu’il puisse s’acquitter de ses obligations.

Sans doute profitez-vous des vacances pour progresser dans le Judaïsme. Et, vos amies en font de même. Dieu vous accordera la réussite.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5685

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5685, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la fin de Tamouz, dont l’acheminement a été quelque peu retardé. Dans celle-ci, vous me décrivez votre situation familiale et votre relation avec votre épouse. Vous connaissez l’enseignement que donnent nos Sages, à propos de l’épouse de la jeunesse, ainsi qu’il est dit : “ Peux-tu te détourner de l’épouse de ta jeunesse ? ”. Bien plus, Dieu vous a accordé la bénédiction d’avoir des enfants qui sont éduqués selon la voie de la Torah et des Mitsvot. Un divorce est donc à exclure, ce qu’à Dieu ne plaise. Car, c’est là le tout dernier moyen, après avoir consenti le plus grand effort pour instaurer la paix, conformément à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie et Torah de paix.

D’après ce que vous dites dans votre lettre, il semble que vous ayez une grande influence sur votre épouse. Toutefois, jusqu’à maintenant, vous avez été absorbé par vos affaires et vous ne vous êtes donc pas suffisamment consacré à cela, ou, tout au moins, n’avez-vous pas accordé la réflexion nécessaire à la manière d’exercer cette influence. C’est pour cette raison que vous n’avez pas eu une grande réussite. Néanmoins, ceci vous permet d’établir que chaque effort est justifié, d’autant que, de cette manière elle-même s’approchera et adoptera, étape par étape, une vie basée sur la Torah. Elle ne le fera pas uniquement dans le but de ne pas vous quitter, mais, peu à peu, elle changera de conception.

Bien entendu, il y a des situations particulières qui, d’après la Torah, imposent une séparation, ce qu’à Dieu ne plaise, mais on peut les prendre en compte uniquement après avoir obtenu les preuves formelles qu’il n’est pas possible d’introduire des modifications. Si vous m’écrivez votre nom, celui de votre mère, de même que celui de votre épouse, celui de sa mère et ceux de vos enfants, je les mentionnerai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il serait bon que vous mainteniez l’usage de lire des Tehilim selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin. De même, chaque jour de semaine, avant la prière, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5686

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5686, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu, avec plaisir, de vos nouvelles et de celles de votre famille, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, Rav Yossef Ha Lévi Weinberg. Celui-ci m’écrit également que, dernièrement, votre manière de gagner votre vie n’est pas au mieux. Vous connaissez le conseil donné, à ce sujet, par nos Sages. Il faut alors donner plus de Tsédaka, dans une plus large proportion. Plus on le fait et mieux c’est.

Et, l’on peut s’acquitter de la Tsédaka que l’on décide de donner en plusieurs versements. Le meilleur moment pour le faire, en rédigeant un chèque ou bien en déposant des espèces dans l’endroit qui convient, est le matin, avant de mettre les Tefillin et de prier. Si on le fait avec la plus grande confiance en Dieu, Qui nous a donnés les Mitsvot et nous a dit, à leur propos, que : “ on vivra par elles ”, nous a affirmé que l’on reçoit ainsi la vitalité, on pourra observer, de manière positive, les bénédictions de Dieu en tous ses besoins. Et, grâce à la Tsédaka, on peut vérifier qu’il en est de même, dans la façon dont on gagne sa vie. Je serai heureux d’entendre de vos bonnes nouvelles. Vous me direz que vous mettez tout cela en pratique et que vous voyez les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5687

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5687, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yossef Ha Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Bien que vous n’en parliez pas dans votre lettre, j’espère que vous collectez non seulement des biens matériels(2), mais aussi des parcelles de sainteté ayant reçu l’élévation, des allumages de “ la bougie de Dieu (qui) est l’âme de l’homme ”, en ajoutant de la lumière et de la vitalité à cette âme, si elle brûle déjà, jusqu’à ce qu’elle s’élève d’elle-même. La réussite, en la matière, augmente la réussite de la collecte matérielle, comme cela a déjà été maintes fois expliqué.

On a fait part, d’ici, de votre arrivée en Terre Sainte. Le cas échéant, vous resterez là-bas, autant de temps qu’il le faudra, car plusieurs points concernant ‘Habad en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, doivent être clarifiés, renforcés et encouragés. Quand l’on saura que vous observerez tout de vos propres yeux et que vous rapporterez ici ce que vous avez vu, on en concevra de la motivation et l’on révélera des forces plus profondes. C’est une évidence. De même, il serait bon que vous vérifiez auprès du distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav P.Althuiz, ce que sont devenus les manuscrits de ‘Hassidout qu’il avait l’intention de recevoir et d’envoyer ici.

Avec ma bénédiction de réussite en tous les aspects de votre action, en bonne santé, pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit et en saluant les ‘Hassidim,

Notes

(1) Le Rav Y.Weinberg. Voir, à son sujet, la lettre n°3658. (2) Des fonds pour la Yechiva Loubavitch.

Lettre n°5688

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5688, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je vous ai adressé, hier, un télégramme afin de vous prévenir que, d’après moi, le montant dépensé par le Kfar pour installer l’électricité, qui sera remboursé par l’Agence juive, doit être investi dans la construction du nouveau quartier de Kfar ‘Habad. En effet, cette construction est indispensable au développement du village. Si ceux qui sont intéressés par un tel développement le réalisent maison par maison, l’action sera sûrement désordonnée et qui sait combien de temps cela durera ? Il n’en est pas de même quand on bâtit tout un quartier, qui peut donc être planifié, en fonction des frontières du Kfar et en sorte qu’une harmonie règne entre les maisons. Dès que cette construction commencera, vous en ferez une publication, en précisant que ceux qui sont intéressés peuvent s’inscrire afin d’acquérir ces maisons en cours de construction, à condition bien sûr d’être en adéquation avec l’esprit qui doit régner à Kfar ‘Habad, conformément à la volonté de son fondateur, qui le dirige, mon beau-père, le Rabbi(1).

Je suis arrivé à cette décision(2), il y a quelques temps déjà, mais je ne voyais pas comment trouver la somme nécessaire pour commencer tout un quartier. Le fait que ce montant est remboursé est donc une preuve de plus que nos saints maîtres invoquent une grande miséricorde pour tout ce qui concerne le Kfar et pour obtenir une réussite transcendant la nature. J’ai également écrit, dans le télégramme, que l’on doit commencer tout cela au plus tôt. En effet, si ceux qui sont intéressés constatent que les choses traînent, on peut penser qu’ils s’installeront ailleurs.

Peut-être des projets ont-ils été conçus, sur l’utilisation de ces sommes pour d’autres destinations, mais il est bien évident que l’intérêt commun passe avant l’intérêt personnel. De plus, il est sûr qu’une occasion se présentera certainement de réaliser ce qui ne requiert que de petites sommes. Il n’en est pas de même pour ce qui exige un montant conséquent. Par ailleurs, ces montants ne doivent pas être consacrés aux projets pour lesquels on peut espérer une subvention d’une certaine caisse ou de donateurs. Il n’en est pas de même pour des maisons individuelles, que l’on ne peut imaginer de faire subventionner par les différents fonds ou par les administrations.

Je souligne également ceci. Je ne veux pas dire que ce montant couvrira le coût total du nouveau quartier. En effet, plusieurs administrations doivent intervenir, en pareil cas. De plus, il me semble que Kfar ‘Habad possède des droits spécifiques en tant qu’implantation proche de la frontière. Sa présence intéresse non seulement le ministère du développement, mais aussi celui de la sécurité. Toutefois, ces ministères n’accordent qu’une partie de la subvention, moins que sa moitié, me semble-t-il. Les montants remboursés doivent donc être consacrés aux frais restant à la charge du Kfar. Il est certain qu’à terme, ces sommes seront restituées à la caisse du comité du Kfar, intégralement ou, tout au moins, pour leur plus large part. En effet, les logements qui sont construits ne seront pas donnés à titre gracieux. Alors, on pourra encore se demander ce qu’il convient de faire de ces sommes.

B) Y a-t-il lieu de craindre que la construction d’un nouveau quartier modifie la manière dont l’Agence juive considère le Kfar ? Vous semblez dire que cette relation se détériorera, car le caractère d’implantation agricole en sera diminué. Mais, concrètement, cela importe peu. En effet, le terrain sur lequel ces maisons seront construites ne peut pas rester inoccupé. On y fera donc des maisons chancelantes que l’on louera ou que l’on vendra, ne pouvant faire autrement, à ceux qui ne satisfont pas aux exigences du Kfar. Ceci, à n’en pas douter, détériorera encore plus clairement les relations avec l’Agence juive, car ces personnes ne seront ni agriculteurs, ni adaptés à l’esprit de l’endroit. Il n’en sera pas de même, de la façon qui vient d’être décrite.

C) Ce qui vient d’être dit permet d’établir quelle est ma position, pour ce qui concerne l’endroit où l’on doit bâtir ce nouveau quartier. Celui-ci doit être situé là où il ne réduit pas les surfaces réservées à l’agriculture. D’après la carte, il me semble que le lieu le plus adapté soit le vieux village. S’il faut, pour cela, supprimer quelques maisons chancelantes, on le fera puisqu’il y a là, en tout état de cause, une nécessité, mais qu’on l’aurait fait par étapes, comme je le disais, ce qui aurait coûté plus cher. En pareil cas, il n’y aurait pas eu de plan global, ce qui est le cas, en revanche, de cette façon.

D) Il me semble vous avoir déjà écrit plusieurs fois qu’il est indispensable, pour différentes raisons, et non uniquement du fait des relations avec l’Agence juive, que le nombre des agriculteurs ne diminue pas et même qu’il augmente, dans toute la mesure du possible. Je suis surpris que vous ne formuliez aucune proposition, pour les terrains entourant le Kfar, afin de les acquérir et de les intégrer au domaine du village. Plusieurs d’entre eux conviendraient pour ce projet. Ceci et tout ce qui y ressemble devraient être les activités essentielles du comité du Kfar. Non seulement il y a là un point essentiel, mais, en outre, si l’on développe le Kfar, on suscitera de nouvelles sources de revenu, de nouveaux emplois, ce qui réduira les causes de friction, à l’origine des discordes. Nos Sages disent, en effet, que : “ Quand les portes sont achevées, le riche commerçant tape à la porte et entre dans la maison ”. Or, d’une formulation positive, on peut également déduire une formulation négative(3).

E) Il est bien entendu que le développement du Kfar doit être non seulement matériel, mais aussi spirituel. Il doit se marquer, en particulier, dans le domaine de l’éducation, ce qui exige les meilleures forces pédagogiques que l’on puisse se procurer. Un effort pour les obtenir est justifié, d’autant que l’on ressent, en Terre Sainte, un grand manque d’enseignants et d’enseignantes. En outre, vous savez que ‘Habad a des exigences particulières, en matière d’éducation.

F) Vous me demandez si ce projet, dans la mesure où il se fait, doit passer par monsieur Chazar ou non. Je lui en ai longuement parlé, lors de sa visite ici. Il a promis que, pour atteindre le but, non seulement il donnerait de son temps, mais, bien plus, il lui apporterait toute son attention, afin de s’assurer que tout ce qui touche au Kfar soit conforme au nom et à la volonté de son fondateur, mon beau-père, le Rabbi. De plus, il faut se garder de froisser sa relation et son estime, pour tout ce qui touche au Kfar. Vous ne ferez donc rien sans lui, surtout dans un domaine qui a clairement été évoqué avec lui.

G) Vous me demandez si vous pouvez participer à la collecte de fonds organisée, à l’étranger, par un certain parti. Je suis surpris que vous puissiez avoir un doute en la matière, alors que, comme vous le savez, ‘Habad n’est affilié à aucun parti et se place même au-dessus des partis, depuis plusieurs centaines d’années. C’est un des fondements de sa réussite. Dès lors, comment envisager une telle proposition et comment formuler cette question ?

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui concerne le Kfar, conformément à ce qui est voulu et à l’objectif assigné, dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Tout ceci confirme que j’ai bien reçu vos lettres du 5 et du 17 Tamouz, puisse cette date être transformée en allégresse et en joie. La présente en est la réponse. Je suis surpris que, depuis lors, non seulement je ne reçois pas, de votre part, de nouvelles détaillées, mais, bien plus, je n’ai même pas de nouvelles du tout. Je viens de recevoir le compte-rendu de la réunion du 21 Mena’hem Av.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5744. (2) De faire construire un nouveau quartier à Kfar ‘Habad. (3) Si les portes ne sont pas achevées, le riche commerçant ne tape pas à la porte et n’entre pas dans la maison.

Lettre n°5689

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5689, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 7 Mena’hem Av et celle qui la précédait. Par envoi séparé, j’adresse une réponse officielle au comité(2). Sans doute apporterez-vous des précisions, à ce sujet, si celles-ci sont nécessaires pour certains. Bien entendu, il est douloureux de constater que, pour tout ce qui concerne le Kfar, par exemple la réunion ‘hassidique que vous évoquez, les préparations devant être faites au préalable manquent. Or, on peut savoir, dès le début de l’année, qu’une réunion ‘hassidique aura lieu à telle date. Les années passées ont montré à quel point ces préparatifs sont nécessaires. Et, il en est de même pour tout ce qui concerne le Kfar, par exemple pour les noms(3), pour les prêts. On envisage les problèmes uniquement après que la réalité impose de les mettre à l’ordre du jour, parce que quelqu’un s’est mal comporté et qu’il convient de réparer ce qui s’est passé. De la sorte, non seulement on gaspille les forces, au delà de ce qui serait nécessaire, mais, en outre, dans la plupart des cas, une réparation introduite à la dernière minute n’est pas efficace. Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous établissiez un programme suffisamment à l’avance.

Nous entrons dans Elloul et il est donc certain que vous commencerez aussitôt à vous concerter, à propos du mois de Tichri et de tout ce qui le concerne. On s’assurera que la responsabilité de tel ou tel autre projet ne soit pas diluée. Pour cela, on attribuera à chacun une mission spécifique et surtout celui qui en est chargé l’assumera pleinement. Malgré cela, le comité vérifiera que cette mission est bien mise en œuvre de la manière qui convient. Votre proposition, concernant les vingt pour cent, est acceptée.

Je vous adresse ma bénédiction de bonne santé, de même qu’aux membres de votre famille, ainsi que de réussite dans votre mission au profit de tout ce qui concerne Kfar ‘Habad, de son profit véritable, conformément à la volonté de son créateur, mon beau-père, le Rabbi, avec largesse d’esprit.

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav D.Bravman, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4405. (2) Voir la lettre précédente. (3) L’officialisation du nom Kfar ‘Habad et la disparition du nom précédent, Sfarya.

Lettre n°5690

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5690, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

A monsieur Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 19 Mena’hem Av, dans laquelle vous me décrivez la visite des jeunes gens, élèves de la Yechiva, les Rabbanim Chalom Dov Chem Tov et Chmouel Pessa’h Bagomilski, de même que leur abnégation pour mener à bien la mission qui leur était confiée. Ma satisfaction est double, d’une part parce que ceux-ci s’acquittent fidèlement de cette mission, d’autre part, parce qu’ils ont trouvé des Juifs sachant apprécier leur effort à sa juste valeur, répondant à l’appel lancé par leur mission. Bien plus, une action concrète en est même résultée, au quotidien.

J’espère que, selon l’expression de la Michna, vous faites “ preuve de largesse envers les autres ”. Vous vous servirez donc pleinement de l’influence que vous exercez sur votre entourage afin d’y répandre la Torah de vie et les Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. De la sorte, vous attirerez une bénédiction de Dieu accrue, autour de vous, en tous les besoins, dans la vie, au sens le plus littéral, enfants, santé, prospérité matérielle. De cette façon, les Juifs seront renforcés, partout où ils se trouvent, à l’extérieur d’Erets Israël, comme dans ce pays, puisse-t-il être restauré et rebâti par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.

En effet, les Juifs partagent une responsabilité collective. Et, vous connaissez le sens simple et le sens allusif de cette expression, un Juif est entremêlé à un autre, un Juif est agréable à un autre(2). Pour accomplir tout cela, il faut répandre et renforcer le Judaïsme, dans les cercles les plus grands et les plus larges de notre peuple d’Israël. Je conclus en exprimant le vœu que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, en tout ce qui vient d’être dit et, de temps à autre, multiplier ces bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Monsieur I. Fogel, de S. Diego. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2982.

Lettre n°5691

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5691, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous sollicitez une bénédiction, à la demande de monsieur Yona Zoucha Aibichits. Conformément à votre requête, je vous joins la réponse que je lui fais.

Vous avez sûrement reçu, depuis quelques temps déjà, ma lettre qui faisait réponse à votre précédent courrier. Nous entrons dans le mois d’Elloul, celui de la miséricorde et l’on commence alors à dire(2) : “ De David, Eternel, Tu es ma lumière et mon salut, qui craindrais-je ? ”. Puisse donc Dieu faire qu’il en soit concrètement ainsi, ici-bas, pour chacun, au sein de tout Israël. En effet, les Juifs, en tout domaine, doivent mettre en pratique l’Injonction : “ En toutes tes voies, reconnais Le ”. De la sorte, ils intègrent toute chose à la sainteté. Or, au final, les Commandements du Saint béni soit-Il s’accomplissent, de sorte que “ ce qui va être sanctifié est d’ores et déjà considéré comme étant sanctifié ”, d’autant que Dieu “ a été, est et sera ” à la fois(3). Il est donc bien “ ma lumière et mon salut ”, dans tous ces domaines.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Shayevitch, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°4749. (2) Chaque jour, dans la prière du matin et dans celle de Min’ha, pendant Elloul et Tichri, jusqu’à Hochaana Rabba. (3) Il transcende le temps.

Lettre n°5692

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5692, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 17 Mena’hem Av et, tout comme vous m’annoncez l’amélioration de l’état de votre épouse, puisse Dieu faire que vous m’annonciez également, très bientôt, qu’elle a pleinement recouvré la santé. Vous me donnerez également de bonnes nouvelles de tout ce que vous écrivez.

Vous me dites que vous souhaitez vous élever dans la perception de la lumière ‘hassidique, mais que vous êtes encore bien loin de cela. Que Dieu vous garde de parler ainsi ! Le Tanya explique que “ la chose est très proche de toi ” et s’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour celui à qui la divine Providence a confié un sort enviable, celui de rapprocher les cœurs juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Il est difficile de mesurer la satisfaction qui est ainsi causée à Dieu. On peut en déduire la bénédiction et la réussite qui sont accordées à ceux qui consentent un tel effort. Pour autant, vous devez renforcer et élargir le canal et les réceptacles permettant de les obtenir. C’est une évidence.

Le moyen d’être plus attaché à la ‘Hassidout et à ce qui la concerne, de s’unifier à elle, est expliqué dans plusieurs livres, discours et causeries de nos saints maîtres, que vous consulterez. Et, Dieu vous accordera la réussite. Comme vous me le demandez, je mentionnerai ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. A cet effet, vous me communiquerez leur nom et le nom de leur mère. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Lettre n°5693

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5693, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie beaucoup pour vos deux lettres des 15 et 17 Tamouz. Je suis surpris par l’interruption qu’il y a eue, depuis lors. Sans doute complèterez-vous tout cela, à la prochaine occasion. Vous évoquez l’événement qui s’est passé dans tel endroit, concernant le respect du Chabbat(1). Il me semble vous avoir déjà écrit et peut-être également à la direction des jeunes de l’association ‘Habad, que, même s’il est effectivement nécessaire de se rendre dans les Mochavim et les Kibboutzim qui, pour l’heure, ne sont pas encore pratiquants, même si l’on en a d’ores et déjà observé les fruits et les conséquences les plus importantes, il reste clair que cela ne dispense pas de la plus grande prudence. Et, cet événement en fait la preuve. En conséquence, nul ne peut se baser uniquement sur son avis personnel. Il faut prendre conseil auprès de ceux qui ont acquis une connaissance du sujet, ce qui est le cas de plusieurs membres des jeunes de l’association ‘Habad. Et, “ le salut provient des nombreux conseillers ”. De même, vous me dites que, selon votre père, on persifle(2). Sans se demander si ces persiflages sont fondés ou non, il est bien dit : “ Eloigne-toi de la médisance ”. Il serait judicieux de ne déléguer, en de tels endroits, que des jeunes gens mariés. Peut-être même serait-il bon qu’à chacun de ces voyages, participe au moins un homme plus âgé, ce qui conférera une plus grande importance à la mission.

Comme je l’ai dit, ce qui a été accompli jusqu’à maintenant et que l’on poursuivra sûrement à l’avenir est très important et nul ne peut mesurer le bien qui en résultera, par la suite, en plus des résultats que l’on peut d’ores et déjà observer. Néanmoins, ceux qui craignent la Parole de Dieu doivent savoir qu’on les observe attentivement, que certains recherchent même des prétextes pour accuser. Et, nos Sages soulignent que, lorsqu’un ignorant a une tache sur son vêtement, cela ne prête pas à conséquence, ce qui n’est pas le cas, pour un érudit. Bien entendu, tout ceci s’adresse également à vos amis et à tous ceux qui participent à cette activité. Vous le porterez sûrement à leur connaissance et vous prendrez tous ensemble une décision, à ce sujet.

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Aux jeunes gens de la Yechiva venus passer le Chabbat en cet endroit afin d’y transmettre les valeurs du Judaïsme. (2) Du fait de la présence de jeunes filles, en cet endroit.

Lettre n°5694

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5694, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nous sommes à la veille du mois de la miséricorde, dans lequel on mentionne, deux fois par jour, la demande et la prière formulées par l’assemblée d’Israël et par chaque Juif : “ J’ai demandé une chose à Dieu, c’est ma requête… ”. Puisse Dieu faire que se répande et que se révèle l’unité de tous les enfants d’Israël. Et, que s’unissent toutes les forces de l’âme, jusqu’à son essence, la Ye’hida, comme l’expliquent les Tossafot, au traité Mena’hot 18a. Cette essence est le réceptacle permettant d’obtenir l’accomplissement de cette requête.

Avec mes respects et ma bénédiction, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°5695

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5695, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements, le Rav Yochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption, j’ai reçu votre lettre, avec la demande de bénédiction qui y était jointe et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi dont le mérite nous protégera. J’y ai lu avec plaisir que la situation, en Angleterre et, plus généralement, en Europe, fait la preuve du grand intérêt de diffuser la ‘Hassidout également en Yiddish.

Par envoi séparé, vous a été adressé le premier tome du Tanya, publié en Yiddish. Je vous envoie également la transcription de causeries(2) prononcées devant de jeunes Juifs, âgés de cinq ou six ans. On y trouve des idées fondamentales de la ‘Hassidout, enseignement profond de la Torah. Nos saints maîtres ont exprimé ces concepts en des termes que les petits enfants peuvent comprendre. Pour autant, l’intégralité de l’idée y est effectivement présentée. Or, “ les Justes sont à l’image de leur Créateur ” et comme vous le savez, la parabole des petites et des grandes images, énoncée par le Midrash, permet d’expliquer le Tsimtsoum, la contraction de la Lumière infinie de Dieu. En effet, tout ce qui existe dans les grandes figures possède son équivalent dans les petites figures, sans qu’il n’y ait aucune perte. Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Puisse Dieu faire que la connaissance se multiplie en Israël et que nous méritions, très prochainement, l’accomplissement de la promesse selon laquelle “ tous Me connaîtront, du plus petit au plus grand ”.

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Sheftman, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°4977. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5633.

Lettre n°5696

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5696, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires, le Rav A.C.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement la situation de la synagogue ‘Habad(2), les difficultés pour réunir le Minyan et la nécessité de révéler la miséricorde de Dieu. Il est clair que cette miséricorde est accordée, comme nous le disons, chaque jour, dans la prière : “ Par Ta grande miséricorde, aie pitié de nous ”. Il suffit donc de renforcer le canal et les réceptacles permettant de l’intégrer, d’une manière concrète, ici-bas. Or, y a-t-il meilleur réceptacle qu’une synagogue dans laquelle on étudie la Torah, qui réunit la Torah et la prière ? Tout dépend donc des responsables de la synagogue et de la maison d’étude. Pour leur part, ils doivent agir quelque peu. Dès lors, tout rentrera dans l’ordre.

Le début du Midrash Chir Hachirim et Kohélet décrit de quelle manière on conduisit dans le Temple, une grosse pierre, qu’un homme seul ne pouvait pas porter. Il fallut simplement demander à cet homme d’apporter son concours, en plaçant son doigt sous la pierre. Puis, Dieu délégua Ses anges, accomplissant Sa Parole, pour faire le reste. Or, il en est ainsi en tout endroit, à tout moment, même si cela prend une autre forme. En effet, vous savez qu’un ange n’a pas nécessairement deux ailes blanches. Il peut être simplement un délégué et Dieu possède de nombreux émissaires, surtout quand il s’agit d’un accomplissement positif, duquel dépend le mérite du plus grand nombre. Vous avez le mérite d’être l’un des premiers responsables de la synagogue et de la maison d’étude. Non seulement vous-même agirez donc en ce sens mais, bien plus, vous ferez en sorte que tous ceux qui en ont les moyens vous imitent. Que Dieu vous accorde la réussite.

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela et avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav A.Chklovski, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre N°5425. (2) De Peta’h Tikva.

Lettre n°5697

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5697, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

assume une mission sacrée, se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Yaakov Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après, encore une fois, une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 14 Mena’hem Av, dans laquelle vous formulez la proposition de charger les élèves des grandes classes d’enseigner aux petites classes, quelques heures par jour. De façon générale, il s’agit d’une bonne initiative. En effet, la pratique démontre qu’en témoignant de la confiance aux grandes classes, en en faisant des enseignants et des guides spirituels, au moins pendant quelques heures, on leur ajoute de l’enthousiasme pour étudier avec élan et ardeur, au sein de cette école. En outre, ils s’attachent plus profondément à l’école et à tout ce qui la concerne. Certes, on peut penser que leur manque d’expérience, dans un premier temps, réduira la réussite de leur enseignement et de l’éducation qu’ils dispensent. Mais, l’expérience des autres endroits fait la preuve que l’enthousiasme des élèves, quand ils reçoivent une responsabilité, compense leur manque de connaissance de l’éducation et de la pédagogie.

Malgré ce qui vient d’être dit, il est clair qu’une telle activité ne peut pas être confiée à tous les élèves des grandes classes. En plus d’un bon comportement et d’un sens des responsabilités, il faut posséder également une capacité à se faire écouter. De même, il faut se demander s’il y a lieu de craindre qu’une telle manière d’agir soit interprétée comme un désir de l’école d’utiliser ses élèves à son profit, sans tenir compte de leur propre intérêt. Tous les membres de la direction de Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch à Melbourne doivent donc examiner ce projet, dans son ensemble, puis se demander, pour chaque élève, s’il possède les capacités requises, en fonction de ses traits de caractère. Toutefois, il convient de mener tout cela à bien, car cela a, de manière directe, un intérêt beaucoup plus grand pour l’élève que pour la Yechiva. Bien entendu, vous avez le droit et même le mérite de transmettre tout cela aux autres membres de la direction.

Vous évoquez la réunion ‘hassidique et la manière dont elle doit se passer. Il serait bon d’en parler, de vive voix, avec ceux qui les animent, en s’adressant à chacun personnellement, en l’absence de toute personne étrangère. Vous leur soulignerez l’idée que vous m’écrivez et vous en discuterez ensemble. En effet, tous partagent le même objectif, la mise en pratique de l’enseignement de nos saints maîtres et la diffusion des sources(2) à l’extérieur. Vous ne dites rien de votre état de santé et j’en déduis que tout va bien.

Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de ce qui vous concerne personnellement, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav Y.E. Herzog, de Melbourne. Voir, à son sujet, la lettre n°4850. (2) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5698

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5698, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 19 Mena’hem Av, dans laquelle vous me parlez de votre tante(1). De la manière dont vous décrivez son état, il semble que son cœur n’a rien et que ses douleurs sont liées aux changements caractéristiques de son âge, c’est-à-dire à la diminution puis à la disparition des règles. Il serait bon d’attirer l’attention de son médecin traitant, à ce propos ou même de l’interroger. Si c’est effectivement de cela qu’il s’agit, il existe quelques petits traitements, qui allègent considérablement la douleur, en de tels cas. Mais, avant tout, en sachant la cause de ses douleurs, elle sera tranquillisée(2), ce qui est, en soi, très important.

En un moment propice, je mentionnerai son nom et celui de sa fille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous écrivez. Elle a sûrement connaissance de l’usage positif des femmes juives, qui consiste à prélever de la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Tout au moins le fera-t-elle, à l’avenir.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Qui a eu, à plusieurs reprises, des douleurs cardiaques. (2) Par l’absence de gravité.

Lettre n°5699

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5699, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 21 Mena’hem Av. Celle-ci semble indiquer que les enseignants du réseau(1) n’ont pas eu de contact avec les élèves, pendant toute la durée des vacances. On ne se plaint pas de ce qui est passé, mais puisse Dieu faire que vous vous concertiez suffisamment tôt pour déterminer le moyen de rester en contact avec eux, pendant les prochaines vacances, ce qui ne veut pas nécessairement dire les longues vacances d’été. En effet, il faut avoir une influence positive sur les élèves chaque fois qu’ils sont libérés de leurs études, ce qui inclut également le Chabbat et les fêtes, par exemple.

Vous faites référence aux examens. Vous me dites que vous avez suivi les cours qui conviennent, mais que vous n’avez pas passé les examens. Or, même après avoir lu les justifications que vous donnez, je ne comprends toujours pas pourquoi vous ne les avez pas passés. Car, ceux-ci ne peuvent pas faire de mal et peut-être en auriez-vous réussi au moins une partie, ou même l’ensemble, comme on a pu souvent l’observer. Vous dites que vous avez une mauvaise mémoire. Il est clair qu’il s’agit d’un stratagème du mauvais penchant, s’efforçant de faire tomber l’homme dans l’indolence, recherchant pour cela tous les prétextes, même les plus divers. Sans doute vous présenterez-vous donc aux prochains examens et, entre temps, vous ferez tout ce qui est nécessaire, pour les passer avec succès. Cessez donc de vous dire que vous n’êtes pas capable ou que vous avez une mauvaise mémoire !

Vous évoquez le réseau et la fonction que vous occupez, en son sein. A ce propos, s’applique le principe selon lequel “ le salut est obtenu par les nombreux conseillers ”. Un homme n’est pas objectif sur son propre compte, étant personnellement impliqué. Après avoir exposé les raisons et les explications, vous concernant, vous vous en remettrez à la décision de la majorité, qui connaît la valeur de ces écoles. Même si vous ne faites que commencer, dans cette fonction, vous pourrez compenser ce handicap en accordant l’attention nécessaire et en méditant à la responsabilité de l’enjeu. Quand on est éloigné, on peut difficilement indiquer avec précision ce qu’il y a lieu de faire, d’autant que cela n’est pas nécessaire, en l’occurrence, comme je l’ai montré.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans les domaines communautaires et dans votre mission, qui a un caractère sacré. Ceci augmentera votre succès en ce qui vous concerne personnellement, de même que pour tous les membres de votre famille, conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) Des efforts, dans le service de Dieu. (3) Des bénédictions.

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