KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 5660 à 5679

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5660

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5660, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que, selon vous, vous n’avez pas de chance. Oubliez donc tout cela, car ce n’est pas vrai. Le Saint béni soit-Il, Qui crée le monde et le dirige, est l’Essence du Bien. Il accorde Sa Providence à chaque Juif, en ce qui le concerne, à condition de forger les réceptacles qui conviennent pour recevoir les bénédictions du Créateur, c’est-à-dire de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot.

De cette façon, on suscite les bénédictions, on les reçoit et l’on a une vie fructueuse. Plus vous aurez confiance en les bienfaits de Dieu, plus ceux-ci seront élargis et hâtés. Faites donc en sorte que votre vie soit conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie ! Vous conserverez le métier que vous avez actuellement ou bien celui que vous aviez auparavant. Ainsi, vous vous installerez plus aisément et Dieu vous accordera le succès.

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, afin de vous assurer qu’elles soient conformes à la Hala’ha. Chaque jour, après la prière du matin, vous direz quelques Psaumes ou, au minimum, un Psaume.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5661

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5661, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Aux distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu, participant

à la lecture des Psaumes du Chantre d’Israël après la prière,

dans la synagogue Agoudat Bneï Yaakov de rite Ari Zal,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Par l’intermédiaire du ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, le Rav Israël Gordon, j’ai appris, avec plaisir, la bonne nouvelle selon laquelle vous avez instauré une lecture quotidienne des Tehilim, après la prière du matin.

Vous savez tous les efforts que fit mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en la matière. Sa requête a été diffusée et instaurée dans un grand nombre de communautés juives. Il en a expliqué l’importance, en différentes occasions, oralement

et aussi par écrit, comme le montrent ses lettres publiées dans le Kovets Tehilim.

Puisse Dieu faire que vous avanciez, d’une étape vers l’autre, en tout ce qui vous concerne. Vous vous renforcerez dans le maintien de cette pratique, qui sera le canal et le réceptacle pour multiplier les bénédictions de Dieu, en cela et en tous les domaines, y compris pour ce qui concerne les membres de votre famille, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°5662

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5662, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre précieuse lettre du 18 Mena’hem et celle qui la précédait. Je vous remercie pour la bonne nouvelle de l’amélioration de l’état de santé de monsieur David Bar ‘Hanina, auquel Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire qu’il recouvre pleinement la santé. De fait, nos Sages, dans le traité Sanhédrin 98b, établissent un lien entre les noms Mena’hem, David, ‘Hanina et la délivrance d’Israël.

En un moment propice, je mentionnerai ceux que vous citez dans cette lettre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, conformément à ce que vous écrivez. Puisse Dieu faire qu’à leur propos également, vous m’annonciez prochainement de bonnes nouvelles. Et, le plus tôt sera le mieux.

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, y compris à l’avenir.

Lettre n°5663

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5663, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre. J’y ai lu, avec effroi, qu’il est question d’une interruption de grossesse, ce qu’à Dieu ne plaise. Sans doute éveillerez-vous, dans le cœur de celui qui a conçu ce projet, l’idée d’y renoncer totalement. La grossesse s’achèvera, comme il convient et facilement, par la naissance d’un enfant en bonne santé.

En effet, telle est l’Injonction de notre sainte Torah, Torah de vie et, quand on suit les voies de la Torah, quand on met ses enseignements en pratique, on connaît la réussite, matérielle et spirituelle, on est en bonne santé, on gagne bien sa vie et l’on mène une vie heureuse. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5664

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5664, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie beaucoup pour votre lettre, m’annonçant une bonne nouvelle, un bien véritable qui est, selon l’expression de nos Sages, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”, le début de l’édification des fondations du Mikwé(2). Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, avec l’empressement qui convient, conformément à l’importance et à la valeur de l’enjeu.

Vous me dites, à la fin de votre lettre, que vous me décrirez, par le détail, l’avancement des travaux et sans doute tiendrez-vous parole. Puisse Dieu faire que s’accomplisse, en la matière, la promesse du verset : “ Sa Parole courra promptement ”. Le projet avancera et progressera. En outre, le Mikwé lui-même sera beau, ce qui est essentiel. Puisse Dieu faire que nous méritions bientôt l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Je vous aspergerai d’eaux pures et vous serez purifiés ”, par le “ Mikwé d’Israël ”(3), lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav H.M. Garelik, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°4789 et 5734. (2) De Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, les lettres n°4786 et 5734. (3) Par Dieu Lui-même.

Lettre n°5665

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5665, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 21 Mena’hem Av, me donnant l’avis d’un spécialiste, à propos de votre état de santé. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez une bonne nouvelle, la poursuite de l’amélioration, en la matière.

Vous me dites que vous vous apprêtez à vous installer en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il est sûrement inutile de vous souligner qu’un tel voyage est couramment appelé Alya, montée vers un pays que tous, y compris les autres nations, qualifient de Terre Sainte. Une préparation est donc nécessaire. Avant d’entreprendre un tel voyage, il faut s’élever moralement et prendre de bonnes résolutions quant au comportement que l’on aura sur place. Pour entrer dans un pays, on doit posséder un visa délivré par des hommes de chair et d’os ou, tout au moins, savoir que l’on est dispensé d’en demander un. Combien plus doit-on avoir un visa du Créateur du monde, Qui le dirige, car c’est Lui Qui a promis Erets Israël aux descendants d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov. Et, s’il en est ainsi pour le comportement que l’on doit avoir, en général, combien plus en est-il ainsi pour la manière de voyager, qui doit être pleinement conforme aux lois et aux enseignements de notre sainte Torah.

Vous précisez que vous avez l’intention de voguer vers ce pays, terme qui s’applique généralement à un voyage en bateau. Tel est précisément l’objet de la présente. Pour notre grande peine, certains commettent l’erreur d’emprunter, pour se rendre là-bas, les bateaux israéliens(1), poursuivant leur route pendant le saint Chabbat et donc le transgressant de la manière la plus effroyable et la plus publique, aux yeux de toutes les nations. Le comportement qu’un homme peut avoir, dans sa vie privée, quel qu’il soit, ne peut nullement être comparé à ce qu’il fait sur un grand bateau, au nom de tout Israël. Et, les voyageurs se disent qu’ils expriment ainsi(2) leur amour pour la Terre d’Israël et le peuple d’Israël ! Or, le plus grand accusateur ne peut pas devenir défenseur. Et, nos Sages soulignent que le Chabbat est considéré comme l’ensemble des Mitsvot.

J’aimerais que vous me disiez que j’ai mal interprété le mot “ voguer ” et, même dans ce cas, j’espère que ces quelques lignes ne seront pas inutiles. En effet, il est indispensable de donner de telles explications. D’après l’avis de la Torah, en effet, quiconque se trouve sur ces bateaux pendant le Chabbat contribue à la destruction de la Terre Sainte et, plus généralement, à celle de tout le peuple juif, ce qu’à Dieu ne plaise. Or, nombreux sont ceux qui commettent cette faute par manque d’information. En leur présentant la réalité telle qu’elle est, on peut donc les préserver de l’acte le plus effroyable et les conduire vers la vérité. Ceci est profitable pour le peuple d’Israël et pour notre Terre Sainte. Je vous joins une copie de ce que j’ai répondu à ceux qui m’interrogeaient, à ce sujet, afin de ne pas devoir répéter.

J’ai entendu certains poser la question suivante : si cela est à ce point effroyable, pourquoi les Rabbanim ne protestent-ils pas avec véhémence, à la mesure de la gravité ? Toutefois, cette question ne change rien à la réalité, d’autant qu’il est plusieurs autres situations similaires à celle-ci, pour lesquelles on ne dit rien non plus.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5534. (2) En empruntant précisément ces bateaux.

Lettre n°5666

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5666, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 19 Mena’hem Av, me décrivant brièvement ce que vous ferez pendant l’été. Je vous remercie surtout pour la bonne nouvelle du progrès des élèves, en ce qui concerne leur obéissance, de même que celle des enseignants. L’une et l’autre sont nécessaires et celle des professeurs l’est sans doute plus que celle des élèves. C’est une évidence. Il en résulte qu’il n’y a pas lieu de s’affecter du fait qu’il a été nécessaire de renvoyer un professeur. En effet, l’intérêt communautaire l’emporte sur l’intérêt personnel.

J’ai lu, avec satisfaction qu’il y a un progrès dans le domaine de la succion(2). Puisse Dieu faire qu’au plus vite, vous connaissiez la réussite, en la matière. Si cela est nécessaire, on peut ajouter, concernant la canule de verre(3) à laquelle vous faites allusion, que, selon certains avis, une ouate peut être placée dans la canule, de sorte que la succion se fasse à travers cette ouate, qui a un effet stérilisateur, en bloquant les bactéries qui la traversent. Plus précisément, je veux dire que l’on peut placer dans la canule une quantité de ouate stérilisée qui n’empêche pas la succion et fait la jonction entre la bouche de celui qui la pratique et le sang attiré dans la canule.

Avec ma bénédiction de réussite, pour vous et pour tous vos amis, en votre mission sacrée, dans tous vos besoins, en bonne santé, physique et morale,

M. Schneerson,

A ce propos, concernant une femme, on a coutume d’écrire “ en tous ses membres ”(4). Il y a une discussion, à ce sujet, dans le traité Be’horot 45a, même si certains s’efforcent, au prix de grandes difficultés, de justifier le formulation qui parle de deux cent quarante huit membres.

Notes

(1) Le Rav N.Pinson, de Casablanca, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°5410. (2) Faisant suite à la circoncision, qui avait été interdite par les Rabbanim. Voir, à ce propos, la lettre n°5410. (3) Qui permet d’effectuer cette succion, après la circoncision. (4) Quand on demande, pour elle, une bénédiction de bonne santé. En effet, seul un homme a deux cent quarante huit membres, alors qu’il y a une discussion entre nos Sages, à propos du nombre des membres d’une femme.

Lettre n°5667

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5667, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 16 Mena’hem Av, avec ce qui y était joint. Vous verrez sûrement ce que j’ai écrit au ‘Hassid, Rav N.Pinson(2), à propos de la succion. Vous vous concerterez pour que tout cela soit suivi d’effet, au plus vite et de la manière la plus positive.

Nous sommes entrés dans la période de laquelle nos Sages disent : “ A quiconque ajoute, on ajoute ”(3). Commentant le verset : “ Il dit Ses Paroles à Yaakov ”, nos Sages disent que Dieu accomplit Lui-même ce qu’il demande à Israël de faire. Puisse donc Dieu accorder Ses bénédictions, en tous les besoins de chacun, au sein de tout Israël, conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel “ les Juifs montreront alors ce qu’ils sont capables de faire ” et ils augmenteront, pour Lui, leur engagement à la Torah et aux Mitsvot, desquelles il est dit : “ Tu auras soif de l’action de tes mains ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

N. B. : Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité d’acheter des livres, en particulier ceux de la bibliothèque dont vous m’avez parlé, il y a longtemps déjà(4). Sans doute vous intéressez-vous à cela, dans toute la mesure du possible.

L’envoi de la présente a été retardé et, entre temps, j’ai reçu votre lettre du 28 Mena’hem Av, avec ce qu’elle contenait. J’ai également reçu, en son temps, votre lettre du 22 Tamouz. Il est bien évident que l’obéissance des élèves et des professeurs est une valeur fondamentale, pour qu’une école puisse assumer sa mission de façon durable(2). En effet, l’intérêt communautaire l’emporte sur l’intérêt personnel. Je vous ai demandé de faire traduire les lettres adressées à tous dans la langue du pays. Je faisais allusion à l’arabe et non au français. C’est sûrement la langue que les femmes parlent, surtout maintenant.

Notes

(1) le Rav C.Matusof, de Casablanca, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°5403. (2) Voir la lettre précédente. (3) A partir du 15 Av, à quiconque intensifie son étude de la Torah, on ajoute de la vitalité. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5563.

Lettre n°5668

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5668, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au jeune Yochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous avez eu la possibilité d’aider quelqu’un à contracter l’alliance de notre père Avraham(2). Je suis surpris qu’il ait fallu tant de temps pour fixer le montant qui était nécessaire pour cela, alors que le ministère des cultes instruit de tels dossiers et prend en charge toutes les dépenses. De fait, vous mentionnez vous-même, en quelques mots, dans votre lettre, l’action de ce ministère, en la matière.

A ce propos, vous précisez(3) que celui qui a été circoncis est déjà Bar Mitsva et que, de ce fait, on lui a administré, avant la circoncision, un liquide anesthésiant, ce qui veut dire qu’il y a eu une anesthésie générale. Il faudrait consulter un Rav tranchant la Hala’ha, à ce sujet. En effet, il est possible de faire une injection à proximité, en général dans le dos ou dans la colonne vertébrale, qui a pour effet de retirer toute sensibilité pendant quelques temps. Pour autant, il ne s’agit pas d’une anesthésie et l’homme conserve toutes ses facultés, de sorte qu’il est astreint à la pratique des Mitsvot. Vous comprenez bien la différence qu’il y a entre ces deux situations.

Vous me demandez ce qu’il convient de prendre en compte en priorité, la bonne éducation de ceux qui ne sont pas circoncis et sont encore petits ou bien la circoncision proprement dite. Il est clair que, dans la mesure du possible, l’une et l’autre sont nécessaires. Il n’y a pas lieu de retirer l’un du fait de l’autre.

Outre ces activités, vous participez sûrement à celles des jeunes de l’association ‘Habad, d’une manière sans cesse accrue, conformément aux besoins de cette période, de laquelle il est dit : “ A quiconque ajoute, on ajoute ”(4).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.Yuzevitch, de Jérusalem. (2) La circoncision. (3) Voir la lettre suivante. (4) A partir du 15 Av, à quiconque intensifie son étude de la Torah, on ajoute de la vitalité.

Lettre n°5669

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5669, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui

craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 15 Mena’hem Av, qui faisait suite à une longue interruption. Vous me précisez tout ce que vous avez fait pendant cette période.

J’ai déjà écrit(2) à quelques personnes actives parmi les jeunes de l’association ‘Habad qu’il n’est pas bon, pour différentes raisons, de constituer une association, distincte du cadre des jeunes de l’association ‘Habad, pour chaque type d’actions. De différents points de vue, il est nécessaire de concentrer les activités, même si, bien entendu, celles-ci peuvent être autonomes, dans la mesure de ce qui est nécessaire pour qu’elles soient efficaces et, le cas échéant, pour qu’elles soient menées par des personnes compétentes et pour préserver les relations qu’il doit y avoir entre elles, afin que leur collaboration soit satisfaisante. Néanmoins, il doit y avoir une direction unique, au moins de manière apparente, dans l’intérêt des actions menées dans ce domaine.

Vous mentionnez, dans votre précédente lettre, l’action que vous menez auprès des nouveaux immigrants, qui sont déjà Bar Mitsva. Je vous reproduis donc ici ce que j’ai écrit à quelqu’un(3), à ce propos. Il serait bon, en la matière, de consulter les Rabbanim locaux.

Avec ma bénédiction,

“ A ce propos, vous précisez que celui qui a été circoncis est déjà Bar Mitsva et que, de ce fait, on lui a administré, avant la circoncision, un liquide anesthésiant, ce qui veut dire qu’il y a eu une anesthésie générale. Il faudrait consulter un Rav tranchant la Hala’ha, à ce sujet. En effet, il est possible de faire une injection à proximité, en général dans le dos ou dans la colonne vertébrale, qui a pour effet de retirer toute sensibilité pendant quelques temps. Pour autant, il ne s’agit pas d’une anesthésie et l’homme conserve toutes ses facultés, de sorte qu’il est astreint à la pratique des Mitsvot. Vous comprenez bien la différence qu’il y a entre ces deux situations. ”

Notes

(1) Le Rav C.M. M. Schneerson, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5343. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°3448 et 3478. (3) Voir la lettre précédente

Lettre n°5670

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5670, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn, New York,

Au jeune Its’hak Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Mena’hem Av, dans laquelle vous m’interrogez sur la contradiction qu’il y a entre deux indications qui sont données, à propos de la révélation du Baal Chem Tov. Selon la première, celle-ci se produisit le 18 Elloul 5494(2). D’après la seconde, qui figure dans les lettres du Baal Chem Tov, imprimées dans le Ha Tamim, tome 1, paragraphe 275, ce fut le lendemain du jeudi de la Parchat Vayéchev.

L’affirmation selon laquelle le Baal Chem Tov se révéla le 18 Elloul 5494 fut clairement énoncée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, au nom de son père, le Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera. Ceci figure dans la causerie du 20 Kislev 5693(3), au nom du Rav, ‘Hassid et Juste, pilier du monde, Rabbi Mena’hem Na’houm de Tchernobyl, imprimée dans le Likouteï Dibbourim, tome 2, chapitre 2, que vous consulterez. Toutefois, cela ne contredit pas la lettre que vous citez, car il y eu plusieurs étapes dans la révélation.

Nous ne connaissons pas les détails, en la matière et il n’y a donc pas lieu de les imaginer. Néanmoins, plusieurs récits semblent indiquer que le 18 Elloul 5494 marqua sa révélation complète au peuple d’Israël, d’une manière effective, en tant que chef du peuple juif.

Vous vous adressez à moi pour poser cette question et j’ai donc bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout. Puisse Dieu faire que vous l’augmentiez, conformément à l’Injonction de notre Torah selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté et, comme le dit la Hala’ha, dans le Maguen Avraham, Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, fin du chapitre 50, cette étude aura pour but de comprendre.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.M. Alter. (2) 1734. (3) 1932.

Lettre n°5671

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5671, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous parlez de votre déménagement dans la ville de ‘Holon et des difficultés que vous avez rencontrées, concernant votre épicerie. Il y a deux points dans votre lettre, qui peuvent expliquer ces difficultés :

A) Il existe un risque de concurrence déloyale, qu’il faut vérifier auprès d’un Rav, tranchant la Hala’ha, afin de déterminer s’il doit être pris en compte et, le cas échéant, de quelle manière il est possible de réparer.

B) Vous écrivez que vous avez condamné une porte. Or, comme vous le savez, le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid, au chapitre 20, dit que l’on ne condamne pas(1) totalement une fenêtre ou une porte(2).

On peut penser que, si ces deux points sont réparés, votre situation s’améliorera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela, grâce à l’ajout à la Torah et aux Mitsvot, puisque “ à quiconque ajoute(3), on ajoute(4) ”.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4561. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Quand une telle fermeture est nécessaire, il y a un enseignement de nos saints maîtres, bien connu des ‘Hassidim, selon lequel on pratique, de part et d’autre, un orifice, à l’endroit de la fermeture, avec un tube ou une tige de fer, même pleine. Par la suite, on peut reboucher cet orifice. ” (3) Des efforts. (4) Des bénédictions.

Lettre n°5672

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5672, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Mena’hem Av, dans laquelle vous me décrivez ce qui est malheureusement arrivé à vos filles, ces dernières années.

Il faudrait vérifier au plus vite si votre union avec votre épouse n’a pas eu pour effet d’infliger un affront à un jeune homme ou à une jeune fille(1). Il faut établir ce qu’il en est, dans toute la mesure du possible et voir s’il y a quelqu’un à qui il faut demander pardon ou, tout au moins, le faire en présence de dix personnes(2). Vous établirez également si un dédommagement financier est nécessaire.

Puisse Dieu faire que vous parveniez à effectuer cette vérification de la manière qui convient. Alors, tout cela disparaîtra, ainsi qu’il est dit : “ Ta faute est enlevée et ton péché est racheté ”, termes que l’on peut rapprocher de l’explication suivante de l’Admour Hazaken(3) : “ Pour se racheter devant Dieu et procurer de la satisfaction à son Créateur ”. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. Quant à votre épouse, elle donnera quelques pièces à la Tsédaka, chaque matin de semaine et avant l’allumage des bougies.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Avec lequel ou laquelle il y aurait eu des fiançailles préalables et qui aurait été humilié par leur annulation. (2) Si la personne concernée ne peut être présente. (3) Au chapitre 2 d’Iguéret Ha Techouva.

Lettre n°5673

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5673, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Tamouz, dans laquelle vous me dites que vous servez dans l’armée et que vous respectez scrupuleusement la Torah et les Mitsvot. Sans doute faites-vous preuve de largesse envers les autres, en guidant également vos amis en ce sens.

Celui qui se trouve dans l’armée, en particulier, doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour la renforcer et pour encourager les soldats. S’il ne le fait pas, il est un insoumis. Or, il en est de même, ou encore au-delà de cela, pour le respect de la Torah et des Mitsvot dans le contexte militaire. En faisant un effort supplémentaire pour notre Torah, Torah de vie et pour ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”, une armée obtient plus de vie, de force et de puissance. A l’opposé, tout manquement à la Torah et aux Mitsvot, ce qu’à Dieu ne plaise, affaiblit, atteint et met en cause la sécurité de la compagnie concernée et, par son intermédiaire, celle de l’ensemble de l’armée. Néanmoins, l’obscurité profonde de l’exil fait que certains commettent une erreur, en la matière, car la conséquence de tout cela n’apparaît pas immédiatement. Or, à tout moment, en tout lieu, chaque Juif est tenu de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot et combien plus doit-il en être ainsi pour les soldats, qui reçoivent une Injonction spécifique : “ Ton campement sera saint ”.

Simultanément, même si vous vous trouvez dans l’armée, dans des conditions particulières qui “ ne vous aident pas ” à respecter la Torah et les Mitsvot, selon votre propre expression et sont sans doute même bien plus qu’une absence d’aide, vous savez que Celui Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot a demandé qu’une sainteté particulière règne dans un camp militaire. Il est donc certain qu’Il accorde à chacun le moyen de l’obtenir. En effet, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et en saluant vos amis,

Lettre n°5674

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5674, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites qu’il vous est difficile de vous dominer, dans un certain domaine et que vous ne savez comment y parvenir. Vous savez que le début de la réparation est d’abord de faire un effort pour oublier ce qui s’est passé. Cet oubli consiste également à ne pas lutter contre ces pensées, à ne pas engager le dialogue avec le mauvais penchant, qui incite et suggère de telles pensées. Il faut donc investir sa pensée dans le domaine opposé, c’est-à-dire dans la Torah, qualifiée de “ Torah de lumière ”.

Il serait bon de graver en votre esprit quelques chapitres de Michna et au moins un de Tanya. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. Après la prière, y compris le Chabbat et les fêtes, vous lirez des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Bien entendu, vous devez respecter l’immersion rituelle d’Ezra et surtout regretter ce qui s’est passé, préserver ses yeux de voir ou de lire ce qui suscite le désir ou l’excitation. Vous renforcerez votre confiance en le Saint béni soit-Il, qui a donné l’assurance que “ nul d’entre nous ne sera écarté ”. Et, même si l’on trébuche, ce qu’à Dieu ne plaise, la tristesse doit être exclue, comme l’explique longuement le Tanya.

Vous étudiez sûrement ce livre. Si vous n’avez pas encore fixé une telle étude, vous le ferez maintenant. Vous trouverez un index, à la fin du Tanya, dans lequel vous verrez quels chapitres soulignent qu’il est interdit d’être triste et expliquent à quoi l’on doit réfléchir, si l’on trébuche, en la matière. Vous consulterez ces textes. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5675

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5675, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm Abba(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille de ce Chabbat, de même que celle qui la précédait. Je remercie Dieu de la bonne nouvelle selon laquelle, pendant toute la semaine, le Minyan a pu être réuni également pour Min’ha et Arvit. La réussite, en la matière, vous apportera sûrement le courage et l’énergie qu’il faut pour développer encore plus la synagogue, spirituellement et matériellement, quantitativement et qualitativement.

Concernant le rite, à propos duquel une controverse s’est faite jour, je suis surpris qu’il y ait une question et un doute, en la matière, car, comme vous le rapportez vous-même, les membres de la communauté vous ont dit eux-mêmes qu’il s’agit d’une synagogue Loubavitch. Il n’y a donc pas lieu de se demander quel doit être le rite de la prière. Mais, peut-être y a-t-il un doute parce qu’il n’y a pas suffisamment de Sidourim Loubavitch, dans la synagogue. Si c’est le cas, la direction est fautive et non les membres de la communauté.

De fait, vous connaissez la décision hala’hique(1), dans les responsa des derniers Sages, selon laquelle on peut échanger, à titre individuelle, le rite ashkénaze contre le rite séfarade, mais non l’inverse. Vous savez aussi que, selon le récit du Tséma’h Tsédek, son grand-père, l’Admour Hazaken, avant d’éditer son Sidour, en choisit le texte parmi soixante Sidourim différents(3). Ce rituel est donc la plus fine farine, par rapport à de nombreux autres. En effet, une certaine prière peut inclure en elle toutes les portes de la prière à la fois, comme le souligne l’introduction du Chaar Ha Collel, dans le Sidour.

Par ailleurs, cette question doit être réglée par le Rav de la synagogue et je lui écris donc, à ce sujet(4). Néanmoins, je vous réponds également, sur ce point, car vous avez posé le problème, dans votre lettre. Vous vous concerterez avec le Rav et puisse Dieu faire que toutes vos prières soient exaucées, au sein des prières d’Israël.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav H.A. Weil, de Toronto. Voir, à son sujet, la lettre n°4915. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4845 et 5635. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4350. (4) Voir la lettre suivante.

Lettre n°5676

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5676, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mena‘hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, il y a quelque temps, votre courte lettre et je suis surpris que vous écriviez si rarement et d’une manière aussi concise. Nous sommes entrés dans les jours à propos desquels il est dit : “ à quiconque ajoute, on ajoute ”(1) et puisse donc Dieu faire que vous augmentiez tout cela, de la manière qui convient et qu’il en soit ainsi au plus vite. Bien entendu, vous pouvez m’écrire dans la langue que vous désirez ou bien par un intermédiaire. L’essentiel est que vos lettres soient plus fréquentes et suffisamment détaillées.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien sur le rite de la prière. Il s’agit d’un point essentiel. En outre, un Rav a l’obligation et le mérite de faire en sorte que tout soit en règle(2). Bien plus, en l’occurrence, ce Rav possède des connaissances de ‘Hassidout et il sait ce que celle-ci explique à propos de la prière, comparée à la colonne vertébrale de l’homme. Il sait donc que le rite est important. Cette question m’a été posée par le ‘Hassid, Rav ‘Haïm Abba Weil et, pour ne pas me répéter, je vous joins la copie de la réponse que je lui fais. A la fin de ma lettre, je lui demande de vous en parler.

Mon but est donc uniquement de souligner encore une fois que, de tout cela, ne doit pas résulter une grande dispute, ni même une petite. De façon générale, il est préférable de retenir une organisation simple, c’est-à-dire d’augmenter le nombre des Sidourim de rite Ari , à la synagogue et, avant tout, sur le pupitre(3). En effet, dans plusieurs synagogues, on a l’habitude d’y placer un Sidour particulier, de grand format, relié par une corde ou une chaîne. Si celui-ci est de rite Ari, il prendra sa place et l’on s’habituera à lui, au final. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela, en plus de celles du Talmud Torah.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) A partir du 15 Av, à quiconque intensifie son étude de la Torah, on ajoute de la vitalité. (2) Voir la lettre précédente. (3) De l’officiant.

Lettre n°5677

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5677, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

S. B. qui est appelé docteur Ulman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, avec les deux études qui y étaient jointes. Conformément à votre demande, j’en ai consulté les épreuves et je dois dire que votre explication sur la manière d’empêcher l’immunité aux médicaments me semble particulièrement juste. De fait, on peut s’étonner que l’on n’ait pas procédé de la sorte jusqu’à maintenant, alors que de tels événements sont survenus, à plusieurs reprises, dans l’histoire des sciences. En effet, le passé aurait dû délivrer des enseignements pour l’avenir et ces événements auraient donc dû être de moins en moins nombreux. Bien évidemment, mon but n’est pas d’exprimer ma surprise, mais bien de souligner qu’une recherche dans le sens que vous proposez a peut-être été déjà menée, même s’il ne fait pas de doute, qu’avant de publier cette étude, vous avez dû effectuer toutes les vérifications nécessaires.

A ce propos, et bien que cela ne soit pas mon métier, je vois apparaître, dans les tableaux figurant dans ces épreuves, des médicaments et des traitements qui étaient prescrits il y a cent cinquante ans ou plus. J’en suis surpris également car, pendant toute cette période, on a dû y avoir recours plusieurs fois, en les modifiant et en les adaptant. Dès lors, il est impossible qu’ils ne présentent pas d’aspects nouveaux, à droite ou à gauche(2). En effet, ces tableaux ne retracent pas l’histoire de la médecine, mais doivent être utiles pour guérir et pour traiter. Il ne faut donc retenir que les conclusions les plus récentes. Du reste, notre Torah énonce un principe qui est parfaitement logique : “ La Hala’ha est tranchée selon les derniers avis ”. Car, ceux qui les ont émis connaissaient la position de leurs prédécesseurs. Bien entendu, cette remarque est formulée par quelqu’un dont ce n’est pas le métier et qui s’exprime uniquement à titre d’observateur extérieur.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en vos recherches, de même qu’en votre action pour guérir l’âme, par une éducation basée sur les valeurs sacrées et le corps.

Avec mes respects,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°5358. (2) Dans un sens ou dans un autre, auquel cas ces aspects nouveaux auraient dû figurer sur les tableaux.

Lettre n°5678

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5678, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 19 Mena’hem Av, dans laquelle vous me dites que vous avez du mal à faire dominer votre cœur par votre cerveau. Vous êtes émotif, pour ce qui est important comme pour ce qui est secondaire. Une telle situation est possible quand la foi en la divine Providence est uniquement superficielle. En effet, dès qu’on parvient à l’intérioriser, il est clair qu’il n’y a plus lieu de s’émouvoir, comme l’affirme Iguéret Ha Kodech, au chapitre 25. Il serait bon de graver en votre esprit ce que dit le début du chapitre 41 du Tanya, jusqu’à la page 56b, aux mots “ devant le roi ”. Quand vous sentirez l’émotion s’emparer de vous, vous réfléchirez à ce passage ou même vous le réciterez.

Vous gardez sûrement les trois études de ‘Hitat, ‘Houmach, Tehilim et Tanya et vous ne vous imposez pas de trop nombreux bilans moraux. En effet, “ Dieu fit l’homme droit ” et celui-ci doit donc suivre le droit chemin, celui de notre sainte Torah, l’étudier avec ardeur et élan, accomplir ses Mitsvot de la meilleure façon, sans introduire sa propre interprétation du bilan moral ou du fonctionnement de l’âme. Nos Sages affirment que “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi pour vous, de même que pour vos amis.

Lettre n°5679

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5679, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez votre état d’esprit, l’avis des médecins et vos grandes souffrances. Je suis surpris par tout cela. Vous êtes encore jeune et vous avez déjà le mérite de vous consacrer à l’éducation positive, c’est-à-dire de rapprocher les cœurs juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Or, si un homme de chair et d’os est reconnaissant, s’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour remercier celui qui rapproche de lui le cœur de ses enfants, combien plus en est-il ainsi pour notre Père Qui se trouve dans les cieux, Qui est l’Essence du bien et Tout Puissant. Il est certain qu’Il accorde la bénédiction et la réussite à tous ceux qui s’efforcent de rapprocher de Lui les cœurs de Ses enfants. Or, si “ Dieu est avec moi ”, il est bien évident que “ je n’ai pas peur de ce qu’un homme peut me faire ”, comme l’affirme notre Torah, Torah de vie.

Il est clair que chacun peut connaître des évolutions, y compris moralement. Pour autant, il est certain également qu’il ne faut pas les aggraver et les exagérer. Une sensation désagréable n’est, après tout, que passagère et, pour qu’elle passe au plus vite, il faut avoir recours à l’idée précédemment définie. Bien plus, vous devez vous rappeler d’un des principes fondamentaux de notre foi, particulièrement bien expliqué par la ‘Hassidout, celui de la divine Providence. En effet, au sens le plus littéral, Dieu protège chacun, en tout ce qui le concerne, jusque dans le moindre détail.

Après l’éducation que vous avez reçue, j’espère que ces quelques lignes seront suffisantes pour vous faire prendre conscience de la vérité. Nous nous trouvons dans un monde duquel le Créateur dit : “ Et, Dieu vit qu’il était bon ”, comme l’expliqua longuement notre grand maître, le Rambam, dans ses livres. Toutefois, l’homme ne doit pas vouloir établir de nombreux comptes, cachant la réalité et falsifiant la vérité. L’idée centrale de tout cela est la suivante. Cessez de penser à votre état d’esprit ! Que votre foi en le Créateur du monde, Qui protège chacun et chacune, vous emplisse de vitalité, d’empressement et de joie, dans tous les domaines. Ayez une vie simple, sans pensées compliquées. Soyez heureuse, sur la voie de la Torah et des Mitsvot.

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam