Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5599
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5599, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[11 Tamouz 5717]
Concernant la possibilité de laisser un Séfer Torah qui n’a pas été corrigé(1), en faisant une modification, par exemple en plaçant la ceinture au dessus du manteau(2), il existe une discussion dans les responsa Min’hat Eléazar, tome 3, chapitre 52 et Zé’her Yehossef, chapitre 37, dont la conclusion est que cela est permis.
Aucune preuve ne peut être tirée du Séfer ‘Hassidim, au chapitre 934. En effet, celui-ci fait allusion à ceux qui sont déchirés ou effacés, ce qui est différent, puisque aucun incident ne peut en résulter(3). Mais, l’on peut encore s’interroger, à ce sujet.
Notes
(1) Dans la synagogue, après qu’une erreur ait été constatée, avec le risque qu’il soit lu encore une fois. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5046. (3) Dès lors qu’il est impossible de le lire.
Lettre n°5600
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5600, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5717,
Brooklyn,
A monsieur Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Depuis votre dernière lettre d’Issrou ‘Hag du temps du don de notre Torah(2), je n’en ai reçu aucune autre. Je veux espérer qu’il y a là le signe de la poursuite de votre action destinée à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en tout endroit où s’exerce votre influence. Et, l’assurance nous a été donnée que celui qui assume réellement une telle mission connaîtra la réussite, même si ce qui doit être accompli n’est pas identique pour chacun, en tout endroit et à tout moment, pas plus que le temps où l’on récolte les fruits d’une telle action. La nature humaine veut que, si l’on sait d’emblée qu’une réalisation va être fructueuse, on l’assume avec plus d’empressement et de joie. Le succès en est accru d’autant.
J’ai fait le choix de vous écrire tout cela à la veille des jours de la libération(3), les 12 et 13 Tamouz. En effet, vous avez sûrement connaissance du récit de l’emprisonnement et de la délivrance et j’ai donc bon espoir que la date de cette lettre vous suggérera une méditation à la raison de l’emprisonnement, à la libération et à la façon dont elle se déroula. Avant tout, vous réfléchirez à la finalité, à l’intention dans laquelle ces informations sont parvenues jusqu’à vous. En effet, rien n’est inutile dans le monde et tout est effet de la divine Providence. Cette date évoque donc le dicton selon lequel “ le sage se contente d’une allusion ”. Car, un emprisonnement est plus difficile quand il est le fait d’amis et de connaissances, quand il n’implique pas le port de chaînes(4). Il faut parfois faire don de soi-même pour se libérer d’un tel emprisonnement. Bien plus, la ‘Hassidout précise le sens de ce don de soi, Messirout Néfech, qu’elle rapproche du verset : “
Ma Volonté (Nafchi) ne va pas vers ce peuple ”(5).
Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela. J’espère que vous le ferez avec une meilleure santé, après l’attaque qui vous a malheureusement frappé, comme vous le dites à la fin de votre lettre. Vous conserverez l’effet de la fête de la libération, tout au long de l’année, dans la joie et l’enthousiasme.
M. Schneerson,
N. B. : Dans l’une de vos précédentes lettres, vous me dites que vous vous interrogez sur le fait que la source des animaux impurs soient les trois forces du mal totalement impures. Pourquoi ceux-ci seraient-ils défavorisés, au point que l’élévation leur soit refusée(6) ?
Plusieurs points doivent être avancés, en la matière et le plus important est le suivant. Toute chose a sa raison d’être, dans le monde, c’est-à-dire une manière de s’élever vers sa source première, jusqu’au stade le plus élevé. Ainsi, les animaux purs reçoivent cette élévation quand ils sont consommés, par exemple. Pour les animaux impurs, en revanche, il faut s’abstenir de les consommer, puisque telle est l’Injonction de la Torah. On peut donc s’en servir pour un autre objet que la nourriture et la boisson. Ainsi, un âne peut porter un fardeau. Bien entendu, ces animaux possèdent également une étincelle de Divinité, car “ il n’est rien d’autre que Lui ” et “ Tu fais vivre chacun ”. En pareil cas, cette étincelle reçoit l’élévation et s’unit à sa source, grâce à la Mitsva, des deux manières qui viennent d’être définies(7). Vous verrez également le saint Zohar, tome 2, page 163a, cité par le Tanya, à la fin du chapitre 29, selon lequel l’incitateur est lui-même récompensé(8). Vous consulterez aussi le discours ‘hassidique intitulé “ Après l’Eternel ”, du Tséma’h Tsédek, qui est imprimé à la fin du Dére’h Mitsvoté’ha.
Vous faites également référence au libre arbitre. Or, le choix réellement libre est réservé aux enfants d’Israël, qui sont partie intégrante de l’Essence de Dieu. Car, Dieu Seul échappe totalement à toutes les barrières et à toutes les limitations. Vous consulterez aussi le Likouteï Torah, à la Parchat Emor, page 38b. Ceci est également expliqué par les discours ‘hassidiques du Rabbi Rachab, basés sur le verset “ Il choisira pour nous notre héritage ”(9), qui ne sont pas encore imprimés.
Notes
(1) Vraisemblablement M. I. Damyel. Voir, à son sujet, la lettre n°5471. (2) Le lendemain de Chavouot. (3) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques. (4) En pareil cas, il n’est pas facile de prendre conscience qu’il s’agit d’un emprisonnement. (5) En ce sens, faire don de soi signifie faire don de sa propre volonté. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°5027. (7) En refusant la consommation ou bien en faisant porter un fardeau. (8) Car, en passant outre à cette incitation, on assure l’élévation de l’objet interdit. (9) Voir le Séfer Ha Maamarim 5692-5696, dans le discours “ Et, Dieu dit ”, page 69.
Lettre n°5601
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5601, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous connaissez l’explication que donne le Baal Chem Tov du verset : “ Cantique pour l’action de grâce, alors qu’il(1) se trouvait dans le désert de Judée ”, qui dit : “ Puisse Dieu faire que je T’observe ainsi dans la sainteté(2) ”. De même, quand vous étiez là-bas, dans notre pays(3), le respect de la Torah et des Mitsvot passait par le don de sa propre personne, au sens le plus littéral. Malgré cela, chacun faisait preuve d’abnégation et l’on obtint des réalisations importantes et grandioses. Or, le Baal Chem Tov dit : “ Puisse Dieu faire que je T’observe dans la sainteté ” précisément parce que, de manière naturelle, il n’en est pas ainsi.
Pour autant, quelle distance doit-il y avoir entre la situation précédente et celle qui prévaut dans un endroit où un Juif, en particulier un ‘Hassid, reçoit la possibilité de diffuser les sources(4), comme je vous l’ai dit quand nous nous sommes rencontrés, plus encore de le faire parmi des centaines, des milliers de nos frères, les enfants d’Israël ? Or, il semble que malgré cela, la réduction de la motivation et de l’enthousiasme ne soit même pas en proportion. Néanmoins, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 25, je suis surpris de constater que les élèves aient à subir une telle situation.
Nous sommes à la veille de la fête de la libération(5), lorsque l’on a observé des miracles transcendant la nature, y compris par les yeux de chair. Puisse donc Dieu faire que ces jours soient commémorés de la manière qui convient, que leur effet se révèle encore une fois ici-bas, d’une manière concrète. Ainsi, sans rechercher des prétextes et des excuses, on prendra conscience de sa mission véritable, qui consiste à attirer des milliers, des dizaines de milliers de Juifs vers l’enseignement de la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le roi David. (2) Que ma soif du Divin, dans le domaine de la sainteté, soit aussi forte que celle qui découle de la conscience du manque. (3) En Russie. (4) De la ‘Hassidout. (5) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques.
Lettre n°5602
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5602, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Sivan, dans laquelle vous évoquez la Yechiva dans laquelle vous êtes étudiant. Chaque Chabbat, un ‘Hassid ‘Habad s’y rend et y donne un cours de Tanya. Or, vous vous demandez si vous devez participez à ce cours et vous envisagez de le faire uniquement quand vous atteindrez l’âge de quarante ans.
Comme est grand le voile, en notre exil de cette période du talon du Machia’h ! Malgré les différents textes soulignant la nécessité, à notre époque, d’étudier l’enseignement profond de la Torah, en particulier l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital à la Porte des introductions, Iguéret Ha Kodech de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, le Kountrass Ets ‘Haïm du Rabbi Rachab, on est encore dans le doute, à ce sujet et l’on envisage même de se consacrer à cette étude uniquement à partir de quarante ans !
La question est encore plus forte si l’on prend en compte la réalité concrète. On peut observer que, pour résister aux vents inhabituels qui, du fait de nos nombreuses fautes, soufflent fréquemment dans la rue, une protection particulière est nécessaire et celle des générations précédentes n’est plus suffisante. Selon l’expression de nos Sages, “ il a trouvé une plaine et l’a entouré d’une barrière ”. Il en est de même pour les traitements médicaux. Quand une nouvelle maladie se déclare, on ne peut pas se suffire des anciens médicaments. Et, ceci s’applique également aux maladies de l’âme. En cette génération du talon du Machia’h, l’effronterie est grande et l’on ne peut donc pas se contenter de la partie révélée de la Torah, même si on lui adjoint le Moussar. On doit apprendre également l’enseignement profond de la Torah qui, à notre époque, s’est révélé et peut être compris à travers la ‘Hassidout ‘Habad, comme on peut le vérifier concrètement.
Par une réflexion, même sommaire, aux propos de Rabbi ‘Haïm Vital, dans son introduction à la porte des introductions, concernant la période du talon du Machia’h, par une réflexion, même sommaire, à ce que dit le Kountrass Ets ‘Haïm, précédemment cité, tout homme droit, dont la volonté ne s’est pas emparée de l’intellect, s’engagera aussitôt à cette étude et s’y tiendra. Plus on le fera vite et de manière intensive, plus l’on sera digne d’éloge.
Puisse Dieu vous inspirer de fixer un moment pour cette étude, non seulement dans le temps, mais aussi dans l’âme. En un temps relativement court, vous en percevrez l’aspect positif, le bien véritable qui est, selon l’expression de nos Sages, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5603
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5603, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5717,
Brooklyn,
A l’attention des dirigeants des jeunes de l’association
‘Habad, groupements de Kfar ‘Habad et de la ville sainte
de Jérusalem,
Je vous salue et vous bénis,
Nous avons bien reçu votre lettre, annonçant qu’une réunion d’enfants est organisée, à l’occasion de la fête de la libération du 12 Tamouz, qui approche et le Rabbi Chlita vous a adressé hier un télégramme, à l’adresse de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, dont voici le texte, pour ce qui vous concerne :
“ A transmettre aux jeunes de l’association ‘Habad, au Kfar et à Jérusalem.
A l’occasion de la réunion ‘hassidique pour les jeunes, au jour de la libération, puisse Dieu faire que l’abnégation qui caractérisa celui dont nous célébrons la joie guide votre action, votre cœur et votre intellect, afin d’éclairer votre voie, dans la vie, par le luminaire et la lumière de la Torah de vie et ses Mitsvot. Avec empressement, chaleur et vitalité, qui sont les qualités de la jeunesse, vous vous libérerez vous-mêmes et vous libérerez votre entourage, de l’emprisonnement de la matière. Vous renforcerez l’esprit par rapport à cette matière, la sainteté par rapport à ce qui est profane, l’âme divine par rapport à l’âme animale et le corps. Avec superbe, vous élèverez le sort de la Tradition d’Israël, “ peuple qui réside seul ” et “ l’Eternel son Dieu est avec lui ”.
Avec ma bénédiction pour vous élever, de plus en plus haut, par la lumière de Dieu,
Mena’hem Schneerson, ”
Nous espérons que vous avez reçu le télégramme en son temps. Il est sûrement inutile de vous rappeler que vous devez faire savoir ici ce qui a été réalisé, avec tout le détail nécessaire. Nous vous en remercions par avance.
Avec notre bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
Le secrétaire,
Lettre n°5604
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5604, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres, de l’issue du Chabbat Parchat Balak et la précédente. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout ce que vous m’écrivez.
En effet, ces jours sont propices pour de telles bonnes nouvelles(2), puisqu’ils sont ceux de la libération, les 12 et 13 Tamouz, libération de notre maître, en un miracle évident, transcendant totalement les voies de la nature. Or, “ le corps suit la tête ” et, chaque année, tout est obtenu de nouveau, la révélation, la bénédiction, comme ce fut le cas la première fois, selon l’allusion bien connue(3) qui figure dans le verset : “ Ces jours sont commémorés et revécus ”. En effet, quand ils sont commémorés de la manière qui convient, ils sont revécus, avec leurs révélations et leurs bénédictions.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour une fête de la libération fructueuse,
M. Schneerson,
Vous évoquez, dans votre troisième lettre, la situation difficile d’une certaine personne. De fait, j’interviens moi-même, en ce domaine, compte tenu du caractère exceptionnel de cette situation. Certes, cela est difficile, mais il est impossible de rester sans rien faire.
Je viens de recevoir votre livre Le Or Ha Hala’ha. En signe de reconnaissance et d’amitié, je note, ici-bas, deux ou trois remarques rapides. Pour l’heure, je n’ai pas encore reçu le second tome des Sippoureï ‘Hassidim.
Je vous remercie d’avoir évoqué les écrits de B. Marc. Entre temps, vous avez sûrement appris qu’il est lui-même entré en contact, à ce sujet, avec le Rav P.Althuiz.
Notes : La guerre, page 11 : Vous avancez que le pectoral du grand Prêtre est consulté pour une guerre permise(4). Or, le Rambam le compare aux sacrifices et, de ce point de vue, il ne fait pas de distinction entre le premier et le second Temple. Il en résulte que, selon lui, il n’est pas obligatoire de consulter le pectoral. Il suffit d’obtenir “ l’avis du grand Prêtre ”. Certes, il est dit : “ Il l’interrogera ”, mais il y a uniquement là un récit(5), relatif à la manière dont le grand Prêtre se fera un avis. Et, l’opinion du Rambam est basée sur la pratique concrète des guerres permises, à l’époque du second Temple.
A ce propos, ce passage du Rambam ne se trouve pas à la fin de son quatorzième Chorech, mais bien au début du Séfer Ha Mitsvot. Le Rambam dit alors : “ Je commencerai maintenant… ”. Mais, les éditeurs ont manqué de précision dans la répartition des paragraphes et les titres des pages.
Page 117 : Dans la note : Vous savez sûrement que le Rav Kahana, auquel Dieu accordera longue vie, a déjà réagi à cela(6) et ses propos ont été imprimés. Je suis un peu surpris qu’il n’en soit pas fait mention. Nombreux sont ceux qui excluent toute vente et vous les citez seulement en passant.
A partir de la page 302 : Lors d’une des réunions ‘hassidiques(7), un point similaire a été longuement expliqué, la controverse entre Beth Chamaï et Beth Hillel, à propos du nouvel an des arbres. Mais, un point essentiel doit être ajouté. Beth Hillel et Beth Chamaï ne s’opposent pas sur toutes les lois de la Torah, même s’ils ont toujours un aspect potentiel et un autre effectif(8). En effet, on ne peut imaginer que le caractère potentiel soit suffisant uniquement dans la mesure ou l’avenir est concerné. C’est le cas, par exemple, pour Roch Hachana(9) ou pour la capacité de devenir impur, ou encore pour le miracle, notamment pour les lumières de ‘Hanouka(10). En tous ces cas, la situation présente est modifiée en fonction de celle de l’avenir. Le traité Chabbat 97a permet de l’établir, qui dit que l’élément positif peut être le plus puissant et qu’il peut y avoir un miracle au sein d’un autre miracle. C’est précisément pour cela qu’il est question, dans ce texte, de “ miracle au sein du miracle ”.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5360. (2) Ce paragraphe figure dans des lettres écrites à de nombreuses personnes. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5336. (4) Et non obligatoire. (5) Mais, pas une Injonction. (6) A un respect imparfait des dispositions de la Chemitta, dans les terres d’Erets Israël. (7) Voir Likouteï Si’hot, tome 1, page 146, tome 6, page 72, tome 7, page 114. Voir également la lettre n°5743. (8) Beth Chamaï adoptant le premier et Beth Hillel, le second. (9) Jour qui porte en lui ce qui se passera par la suite. (10) Chaque jour, il reste, encore, potentiellement, un certain nombre de jours de fête à célébrer.
Lettre n°5605
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5605, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tamouz 5717,
date de la libération de mon beau-père,
le Rabbi, chef d’Israël,
A l’attention des ‘Hassidim craignant Dieu,
immigrants du Maroc, installés à Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
En ce jour lumineux, j’accuse réception de votre lettre, dans laquelle vous me faites savoir que vous vous êtes installés à Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen, un village qui a été fondé et qui est dirigé par celui dont nous célébrons la joie en ce jour.
Même quand les Justes sont encore vivants ici-bas, nous ne parvenons pas à intégrer toutes leurs bénédictions. Combien plus en est-il ainsi quand ils perdent la limitation inhérente à une âme introduite dans un corps et au corps lui-même, comme l’explique le commentaire du chapitre 27 d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah
Combien plus est-ce le cas pour un chef d’Israël, berger fidèle, équivalent de Moché en notre génération. De Moché et de son équivalent, nos Sages disent que, tout comme ils assumaient auparavant leur fonction, ils continuent encore à le faire. Lui-même invoque donc la miséricorde divine pour tous ceux qui sont liés et attachés à lui, au sein de tout Israël, afin d’assurer la satisfaction de leurs besoins, matériels et spirituels, comme de ceux des membres de leur famille.
Me fondant sur tout cela, j’ai la conviction que vous vous installerez favorablement à Kfar ‘Habad, où Dieu a ordonné la bénédiction, en un bien visible et tangible, dans tous les domaines. En renforçant et en diffusant la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques dans les quatre coudées de chacun et, à partir de là, dans la part du monde que l’on se voit confier, on hâtera encore plus la délivrance véritable et complète, comme l’explique le saint Tanya, au chapitre 37. Très bientôt, nous mériterons l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Tous Me connaîtront… et la terre s’emplira de connaissance de Dieu ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour maintenir l’inspiration, la joie et la réussite du jour de la libération, tout au long de l’année et dans l’attente de vos bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles à la fois,
Lettre n°5606
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5606, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 4/7. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
J’espère que vous trouverez les mots qui conviennent afin d’expliquer à votre mari qu’il ne doit pas se désespérer. En effet, vous m’écrivez qu’il pleure. Certes, un homme ne perçoit pas les voies de Dieu, mais comment s’en étonner ? Comment son intellect limité pourrait-il comprendre le comportement de Dieu ? En tout état de cause, une chose est sure, Il est l’Essence du bien. Plus l’on raffermit sa confiance en Lui et plus vite on s’aperçoit que les éléments que l’on considérait comme mauvais, ce qu’à Dieu ne plaise, se révèlent être bons.
Puisse Dieu faire que, très prochainement, vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout ce que vous me dites dans votre lettre.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5607
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5607, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yossef Mena’hem(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du sixième jour de Tamouz, que j’ai reçue au jour lumineux du 12 Tamouz, celui de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En effet, celui-ci fut emprisonné pour avoir fait don de lui-même pour la Torah et les Mitsvot. De fait, il se dressa contre un pouvoir puissant et l’on observa alors de grands miracles. L’ange du mal lui-même fut contraint de répondre Amen. On sait ce qui se passa, à l’époque, même si, pour différentes raisons, on n’en publie pas encore tous les détails, comme on l’a dit lors de la réunion ‘hassidique.
Dans le monde, rien n’est inutile et le fait que ces éléments soient parvenus jusqu’à nous délivre l’enseignement suivant, pour notre service de Dieu. Il ne faut nullement s’affecter de son entourage et de l’opposition qu’il manifeste, même si l’on admet que celle-ci n’est pas uniquement apparente. On doit suivre la voie royale, celle du Roi du monde. Non seulement on met ainsi en pratique les Injonctions du Créateur, mais, bien plus, au final, on observe la réussite, malgré cette opposition. Dans la plupart des cas, on s’aperçoit, sans ambiguïté, qu’elle n’existe pas réellement, mais n’est qu’une apparence.
J’ai vu, avec plaisir, votre père, le grand Rav Chlita, lors de la réunion ‘hassidique de la fête de la libération. Puisse Dieu faire que cette libération se marque également en ce qui le concerne et pour toute la famille, en tout ce qui fait obstacle à l’étude de la Torah, dans le calme de l’esprit et la largesse, à la pratique des Mitsvot avec joie et enthousiasme.
Vous faites référence au voyage des bateaux pendant le Chabbat(2). Il serait bon que vous demandiez à mon proche parent, le ‘Hassid, Rav A.Z. Slonim de vous montrer la copie de ma lettre(3), qui est en sa possession. Celle-ci décrit le fonctionnement des bateaux, de nos jours. Vous en déduirez à quel point ce problème est effroyable, à quel point l’obscurité de l’exil est intense. En effet, il s’agit d’une interdiction tranchée, sans qu’il n’y ait le moindre doute, à ce sujet. Or, on fait comme si on ne le savait pas. C’est une évidence.
Comme je l’ai écrit à quelqu’un, on n’a jamais vu que ceux qui craignent la Parole de Dieu trébuchent, en si grand nombre, sur une Mitsva qui est, à elle seule, considérée comme l’ensemble des Mitsvot, qu’on le fasse en public et précisément au nom de tout le peuple d’Israël. Bien plus, on fait passer tout cela pour de l’amour de la Terre Sainte. Il est difficile d’en dire plus, tant cela est douloureux et même effroyable.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce que vous mentionnez dans votre lettre, ce qui, bien sûr, inclut également votre propre personne, avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
Notes
(1) Le Rav Y.M. Weintchuk, de Jérusalem. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°5534 et 5569. (3) Il s’agit de la lettre n°5534.
Lettre n°5608
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5608, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et j’évoque tout d’abord le point qui est le plus important, concernant votre sœur. Son fiancé vous a demandé de lui parler et je veux espérer que vous l’avez aussitôt fait. En effet, du temps est nécessaire pour qu’elle s’habitue à cette idée. En outre, elle doit aussi bien connaître les lois, car, en la matière, son fiancé ne pourra pas l’aider, pour différentes raisons.
Le fiancé peut estimer qu’elle a des difficultés parce que ceux qui se trouvent dans un environnement plus religieux, plus orthodoxe en ont également et combien plus doit-il en être ainsi pour elle. Mais, il n’en reste pas moins que des précautions sont nécessaires, en la matière et j’espère qu’en lui rappelant la discussion que nous avons eue, quand elle m’a rendu visite, vous lui soulignerez qu’elle doit tenir compte de mon avis, concernant le respect de la Torah, en général et celui de la pureté, en particulier. Vous lui expliquerez tout cela, avec les termes qui conviennent, afin que votre intervention soit suivie d’effet.
Puisse Dieu faire que vos propos émanent de votre cœur, qu’ils aient une apparence agréable, mais soient, néanmoins, empreints de toute la fermeté nécessaire. Ainsi, vous connaîtrez la réussite. Et, Dieu fasse que vous parliez également au fiancé, d’une manière agréable, mais avec détermination. Votre intervention serait beaucoup plus fructueuse que vous l’imaginez. Certes, vous vous dites qu’il est issu de telle famille et de tel milieu, mais que cela n’a eu aucun effet sur lui. Que pourriez-vous donc obtenir vous-même ? En fait, il est des exemples bien plus forts que celui-là. Ainsi, la Guemara évoque le serpent d’airain et elle précise qu’il s’agissait d’une idole. Et, plusieurs rois, qui étaient des Justes, ne le remarquèrent pas. Puis, vint ‘Hizkya et il lui fut donné de réparer cette situation.
Or, il en est de même, à toute époque et en tout lieu, d’autant que son attitude envers la Torah et les Mitsvot concerne désormais votre sœur et le foyer juif qu’ils bâtiront ensemble. Bien plus, il est dit que l’on pardonne toutes les fautes d’un homme, au jour de son mariage. Cela veut bien dire qu’il reçoit, d’en haut, une bénédiction particulière et qu’il peut donc s’engager sur le droit chemin du Judaïsme de la Torah. Comme je l’ai déjà écrit à de nombreuses personnes, dans différents domaines, la Torah demande de faire des reproches à son prochain, d’aller jusqu’à la réprimande et le châtiment. C’est bien la preuve qu’un reproche peut modifier complètement une situation. En effet, celui qui a été réprimandé, mais pas encore châtié, doit subir ce reproche. Mais, j’espère qu’en l’occurrence, cela ne sera nullement nécessaire, ce qu’à Dieu ne plaise.
Je suis surpris que vous ne me rapportiez rien de ce que votre sœur vous a dit, à propos de la discussion que nous avons eue, ici. J’espère que vous me le préciserez, à la prochaine occasion.
J’émets également le vœu que vous trouviez les mots qui conviennent pour expliquer aux propriétaires des magasins qu’une impulsion peut effectivement provenir de Dieu, mais qu’il faut ensuite investir tous ses efforts afin de s’en servir, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaykra, page 2b. Cela ne veut pas dire qu’un ange, ayant deux ailes, arrive et s’écrit : “ Accédez à la Techouva ! ”. Le Saint béni soit-Il a de nombreux émissaires, quand Il entend désigner du doigt à l’homme, ce qu’il souhaite, lui montrer que l’on doit changer et s’engager sur la voie de la Torah et des Mitsvot. Cette désignation du doigt est, en l’occurrence, la loi, récemment promulguée, selon laquelle un magasin doit être fermé, pendant le Chabbat. Certes, il y a encore quelques heures de ce jour auxquelles la loi ne s’applique pas. En fait, il s’agit d’une épreuve, rendant possible, par son libre arbitre, de faire le choix de la vie et du bien, de fermer boutique également pendant ces quelques heures. C’est une évidence.
Bien entendu, vous pouvez citer tout cela en mon nom, si vous estimez que cela augmentera les chances de les convaincre.
C’est aujourd’hui le 13 Tamouz et j’espère que vous-même ne vivez pas cette journée comme toutes les autres, non seulement par le fait d’omettre le Ta’hanoun, ce qui n’est qu’une conséquence, mais aussi par le fait essentiel, la nécessité de supprimer les voiles et les barrières se dressant devant la Torah et les Mitsvot, qui pourraient encore exister, que ceux-ci portent sur les réalisations communautaires ou bien sur les préoccupations personnelles. En effet, “ on confère un mérite à un jour qui est par nature propice ” et les bonnes résolutions qui seront prises, en ce jour, seront fructueuses. Elles se prolongeront tout au long de l’année.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et à l’occasion de la fête de la libération,
Lettre n°5609
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5609, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du sixième jour de Tamouz, dans laquelle vous m’indiquez les difficultés que vous avez rencontrées, dans l’étude du saint Tanya. J’ai déjà répondu à de nombreuses personnes, posant de telles questions, qu’il est surprenant de ne pas aborder l’étude du Tanya comme celle de toutes les autres parties de notre Torah. Dès lors, comment s’étonner que l’on rencontre des difficultés ?
Je veux dire que, pour étudier la Loi Ecrite, le ‘Houmach, puis la Michna, la Guemara, il est clair que l’on n’aborde pas d’emblée les livres de Vaykra et de Béréchit avec le commentaire de Rachi et encore moins les autres commentaires. On précise d’abord le contenu du verset et sa signification la plus simple. Et, même à l’élève avisé, qui demandera, par exemple, pourquoi l’Aleph de Vaykra est plus petit que toutes les autres lettres, question à laquelle répondent Rachi et les autres commentateurs, on dira qu’il faut attendre un peu et qu’une telle explication ne peut pas être donnée dès le début de l’étude, même si la question se pose réellement. Malgré cela, il faut poursuivre son étude en recherchant systématiquement le sens simple, jusqu’à ce que l’on grandisse et que l’on acquiert de plus larges connaissances.
Il en est de même pour l’étude de la Loi Orale. Quand on apprend la Michna pour la première fois, on ne consulte pas les Tossafot, ni même Rachi. On écarte les questions que la Guemara pose sur la Michna. Adopter une autre attitude ne serait pas raisonnable et nos Sages disent : “ Un homme doit d’abord apprendre, puis approfondir ”. Vous consulterez, à ce sujet, le traité Chabbat 63a, la fin du traité Bera’hot et le traité Avoda Zara 19a, selon lesquels les hommes ayant une grande intelligence et de profondes connaissances resteront simples, même quand ils s’approfondissent dans la compréhension. Il doit donc en être de même pour l’étude de la ‘Hassidout. La première fois, on perçoit uniquement l’idée générale, puis on l’étudie superficiellement. Par la suite, on l’approfondit et on la détaille de plus en plus.
Bien entendu, il est plus facile d’attendre une telle approche d’un jeune enfant que de celui qui étudie déjà la Torah depuis plusieurs années. Néanmoins, à ce dernier, s’applique également la règle, précédemment citée, selon laquelle on apprend d’abord, on approfondit ensuite et il doit, lui aussi, proclamer : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. C’est uniquement de cette façon que les enfants d’Israël reçurent la Torah et que celle-ci se perpétue en eux, comme l’affirme le traité Chabbat 88a.
Bien entendu, s’il est possible de consulter un spécialiste de cette étude, on doit lui poser toutes les questions, dès le début. De la sorte, on rend cette étude plus facile. Mais, comme je l’ai dit, telle n’est pas la voie normale, même si le spécialiste peut répondre aux questions à partir d’éléments déjà connus par ceux qui le consultent.
Afin de simplifier votre étude du Tanya, puisque vous ne pouvez que rarement consulter quelqu’un possédant une bonne connaissance de cet enseignement, il serait bon que vous appreniez d’abord Iguéret Ha Techouva, puis Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna et ensuite seulement la première partie de ce livre. Vous étudierez également le Kountrass Ou Mayan et le Dére’h Mitsvoté’ha, du Tséma’h Tsédek, rédigé dans un langage plus courant et dont chaque notion est relativement bien définie. Si, en outre, vous adoptez la méthode définie plus haut, j’ai bon espoir qu’en peu de temps, votre effort pour étudier cette partie de la Torah portera ses fruits et que s’accompliront pour vous les termes du verset : “ Goûtez et voyez que Dieu est bon ”. En effet, “ la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un. Et, la partie cachée de la Torah correspond à l’aspect caché du Saint béni soit-Il ”, comme le dit le Zohar, tome 3, page 73a.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5610
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5610, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres du 27 Sivan et aux suivantes. Vous me décrivez votre état de santé et l’avis de plusieurs médecins que vous avez consultés. De ce fait, vous avez eu l’idée de…(1).
En pareil cas, il serait bon que ce soit pendant le mois de la miséricorde, c’est-à-dire en Elloul. Il devra y avoir un consensus entre deux médecins spécialistes que vous aurez consultés et qui vous auront examiné. Vous leur exposerez votre point de vue et vous vous conformerez à leur avis. En effet, la Torah a autorisé le médecin à guérir.
Vous me dites de quelle manière vous êtes considéré par telle personne, à laquelle vous auriez dû marquer de la proximité, mais vous ne l’avez pas fait(2). Il semble que vous fassiez un lien entre la relation que vous avez eu avec elle et l’étude de la Torah(3). Il est clair qu’un tel lien n’existe pas. En effet, on étudie la Torah parce qu’elle est la Volonté et la Sagesse de Dieu , parce qu’elle est notre vie. Si quelqu’un n’entretient pas avec vous la relation qu’il faudrait, est-il logique de penser que, de ce fait, il se causerait du tort à lui-même en diminuant son étude de la Torah ?
Bien plus, la relation avec cette personne est peut-être meilleure que ce que vous imaginez. Néanmoins, un homme est proche de lui-même et “ l’amour-propre recouvre toutes les fautes ”. Vous tiendrez compte, en particulier, des termes du verset selon lequel “ celui qui réserve son bâton hait son fils ”(4). Or, nos Sages disent que : “ Tes fils, ce sont tes élèves ”. Vous renforcerez donc votre élan et votre ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Il est sûrement possible de le faire sans que cela ne remette nullement en cause votre état de santé, comme on peut le vérifier concrètement. De la sorte, vous connaîtrez le bien, matériel et spirituel à la fois.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Vraisemblablement de faire pratiquer une intervention chirurgicale. (2) Et, de ce fait, cette personne n’a pas étudié la Torah. (3) Qu’elle refuse (4) Car la correction est un témoignage d’amour.
Lettre n°5611
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5611, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5717,
Brooklyn, New York,
Aux membres de la synagogue de rite Ari Zal,
à Albany Park, Chicago,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, Rav Its’hak David Groner. Celui-ci vous a sans doute lui-même transmis ce qui se passe ici, en particulier ce qu’a été la réunion ‘hassidique du jour lumineux du 12 Tamouz, libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, dont le mérite nous protégera.
J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que vous avez institué la pratique introduite par celui dont nous célébrons la joie, c’est-à-dire la lecture quotidienne des Tehilim, selon leur répartition mensuelle et celle de l’ensemble des Tehilim, durant le Chabbat qui bénit le mois. Ceci s’ajoute aux temps qui sont, par ailleurs, consacrés à l’étude publique de la Torah.
Puisse Dieu faire que, là-haut, soient exaucées les prières des membres de cette synagogue, que soient accordées toutes les bénédictions et toutes les influences. Les canaux permettant de les obtenir sont la Torah, la prière, en particulier l’étude publique, pour tous les membres de la communauté et pour leur famille, en tous leurs besoins, spirituels et matériels.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,
Lettre n°5612
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5612, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5717,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez ce qu’est la tranquillité de l’esprit. Je ne comprends pas le doute que vous pouvez avoir, en la matière. Si vous me demandez comment l’obtenir, je dirai que cela dépend de la confiance en Dieu et de son intensité, en particulier d’après ce que le Baal Chem Tov explique, à propos de la divine Providence.
Il serait bon d’étudier, deux ou trois fois, la porte de la confiance en Dieu du ‘Hovat Ha Levavot. Conformément à votre demande, la présente vous est adressée en express.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Je suis surpris que vous soyez aussi bref, dans la description de la réunion ‘hassidique du jour de la libération, à Kfar ‘Habad. Puisse Dieu faire que vous complétiez tout cela dans votre prochain courrier.
Lettre n°5613
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5613, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tamouz 5717,
Brooklyn, New York,
A l’honorable et distingué monsieur Eliézer Shalit,
Je vous salue et vous bénis,
J’accuse réception, par la présente, de votre lettre du jeudi de la Parchat Pin’has, à laquelle était jointe votre contribution, qui a été transmise au fonds spécifique du jour de la libération de mon beau-père, le Rabbi, destiné aux institutions portant le nom de celui dont nous célébrons la joie, Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch et dispensant une bonne éducation.
Vous écrivez, en passant, que vous n’êtes pas issu d’une famille ‘Habad, mais que vous vous considérez, néanmoins, comme proche de ‘Habad. Or, une distinction en fonction des familles n’a jamais été à l’ordre du jour et l’est encore moins, à l’heure actuelle. Tous les Juifs sont frères et ils doivent s’engager pleinement pour la Torah et les Mitsvot. On peut en conclure qu’un chemin intégrant, pas à pas, tous les aspects du Judaïsme, sur la base de la Torah et de la Tradition, leur apportant l’enthousiasme et la luminosité, grâce à l’enseignement profond de la Torah qui a été diffusé par la ‘Hassidout ‘Habad, lui apportant une formulation rationnelle, doit devenir le bien de toutes les familles d’Israël et de tous les Juifs.
En effet, chacun doit connaître l’élévation, dans le Judaïsme, la foi et la connaissance de Dieu, jusqu’à ce que nous méritions, très prochainement, l’accomplissement de la promesse divine, énoncée par le prophète, selon laquelle : “ Tous Me connaîtront… La terre s’emplira de connaissance de Dieu ”.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°5614
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5614, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tamouz 5717,
Brooklyn,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Kalman Kahana(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du 21 Sivan et je vous en remercie. Par la suite, j’ai obtenu également vos deux livres, “ Lois de la Chemitta de la terre ” et “ A l’approche de la septième année ”. Je vous suis reconnaissant de m’avoir écrit de manière détaillée et d’avoir pensé à m’envoyer ces livres.
Mon temps ne me permet pas d’analyser ce que vous écrivez de la manière qu’il faudrait, ni de faire la relation entre votre analyse et le livre Le Or Ha Hala’ha(2). On peut, toutefois, se demander pourquoi, s’agissant des arbres, il n’est pas question de vendre la terre pour un temps(3). En effet, les travaux effectués de la manière que vous décrivez nécessitent une permission et, selon plusieurs Décisionnaires, la vente pour un temps est efficace, en la matière. De la sorte, on sauvera également ceux qui, malgré les instructions données, effectuent également des travaux qui n’ont pas été permis. Du fait de nos nombreuses fautes, ceux-ci sont présents en différents endroits et un travail en entraîne un autre.
J’ai écris à Kfar ‘Habad en demandant que l’on vous contacte. Vous leur accorderez sûrement votre aide(4), dans la mesure du possible. Je vous en remercie d’avance.
Avec mes respects et ma bénédiction,
J’ai demandé que l’on vous adresse quelques unes des publications parues à notre maison d’édition Kehot. J’espère qu’elles vous intéresseront.
Notes
(1) Responsable de Poaleï Agoudat Israël en Terre Sainte et spécialiste des questions de la Chemitta. (2) Du Rav C.Y. Zevin. Voir, à propos de ce livre, la lettre n°5604. (3) Le Rabbi note en bas de page : “ Bien entendu, je fais uniquement allusion à cette vente pour un temps, malgré le risque de contribuer, de cette façon, à l’installation d’autres peuples en Terre Sainte, comme le font valoir les Décisionnaires qui s’opposent à cette vente. En revanche, il ne s’agit pas de permettre d’autres travaux, car une telle vente conserve une valeur accessoire ”. (4) Vraisemblablement pour y préparer la Chemitta de 5719 (1958-1959).
Lettre n°5615
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5615, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tamouz 5717,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants de la Yechiva et du Talmud Torah,
à Kfar ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Matot :
A) Vous me demandez s’il faut prévoir une fermeture de la Yechiva pour que les élèves puissent prendre part à la colonie de vacances.
Il y a, en tout état de cause, une fermeture de dix jours, à laquelle il suffira donc d’ajouter quelques jours. Cela est donc judicieux, d’autant qu’un temps d’étude est également prévu, durant cette colonie.
B) Vous m’interrogez sur les frais de scolarité de ceux qui pourraient les payer, mais se refusent à le faire.
Il est évident qu’il convient de prendre les mesures qui s’imposent, en la matière. Toutefois, j’ai bon espoir qu’il sera suffisant de menacer ceux qui refusent de payer d’une diffusion de leur nom.
C) Vous me posez également une question sur la manière de percevoir les frais de scolarité.
En fait, tout dépend des conditions de l’endroit et, plus généralement, du pays. A ce sujet, vous vous concerterez, tous ensemble, avec le comité moral du Kfar.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°5616
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5616, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5717,
Brooklyn, New York,
A l’attention du professeur Avraham Its’hak Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le catalogue des manuscrits hébraïques(2), qui sont les microfilms de ceux qui se trouvent en Russie. Je vous remercie d’avoir pensé à me les envoyer. J’espère que vous m’en adresserez également la seconde partie, quand elle sera prête. Je vous en remercie d’avance. J’ai feuilleté rapidement ce catalogue et je formule, à son propos, quelques notes, qui vous intéresseront sûrement :
A) Manuscrit n°38 : Vous savez sans doute qu’il existe plusieurs versions, dans le traité Yoma 69b. Peut-être est-ce pour cela que vous avez choisi ce passage.
B) Manuscrit n°95, commentaire des rois : Vous dites qu’il s’agit d’un Midrash sur les noms des rois d’Israël. Si c’est effectivement le cas, cela est particulièrement rare. A l’opposé, on sait qu’il existe un commentaire des rois dans la Kabbala, portant sur le nom des rois d’Edom, à la fin de la Parchat Vaychla’h et dans le passage correspondant de Divreï Ha Yamim
C) Manuscrit n°98, le livre de l’astrologie, de Rabbi ‘Haïm Vital : Il me semble qu’il a été imprimé en Terre Sainte et qu’il se trouve dans notre bibliothèque, bien que je n’en dispose pas, à l’heure actuelle. Vous notez qu’il existe un avant-propos, à ce livre, qui s’appelle “ Introduction dans les portes ”. Vous savez sûrement qu’il existe un livre entier de Rabbi ‘Haïm Vital, portant ce nom. Il est donc difficilement envisageable que ce dernier ait donné le même nom à l’avant-propos d’un autre livre. Peut-être Rabbi ‘Haïm Vital n’en est-il donc pas l’auteur.
Avec mes respects, ma bénédiction et mes remerciements,
Par envoi séparé, vous ont été adressées nos dernières publications.
Notes
(1) A. I. Kats. Voir, à son sujet, la lettre n°4820. (2) Figurant dans les deux livres Guinzeï Michna et Guinzeï Talmud.
Lettre n°5617
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5617, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5717,
Brooklyn, New York ,
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de Tel Aviv,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du vendredi, veille du Chabbat Parchat Balak, 6 Tamouz. Entre temps, vous avez sûrement obtenu, par l’intermédiaire de mon secrétariat, une copie de mon courrier sur la nécessité d’élargir l’action. J’espère que vous œuvrez en ce sens, chaque fois que cela est possible, d’autant qu’il y a eu, entre temps, la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, qui fit tant d’efforts pour structurer les femmes et jeunes filles ‘Habad, pour développer leur activité.
Certes, la période des trois semaines(1) n’est pas joyeuse, puisqu’elle commémore la destruction et la dévastation. Pour autant, ce n’est pas non plus le temps de la tristesse(2) et du découragement, bien au contraire. En effet, seul le Temple inférieur, fait de bois et de pierres, fut détruit, mais non le Temple spirituel et profond. Et, commentant le verset : “ Je résiderai parmi eux ”, nos Sages précisent : “ Au sein de chacun ”.
Les trois semaines rappellent donc que chaque Juif et chaque Juive doivent bâtir pour Lui une demeure ici-bas, en respectant la Torah et les Mitsvot, dans leur existence quotidienne, ainsi qu’il est dit : “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”, au sens le plus littéral. Celles-ci permettent de hâter la délivrance complète, par notre juste Machia’h, en diffusant les sources(3), y compris parmi ceux qui se trouvent encore à l’extérieur. En ces jours, particulièrement, après la terrible destruction, la dévastation à laquelle nous avons assisté de nos yeux(4), à chacun d’entre nous incombe une immense responsabilité. La divine Providence nous a sauvés, à fait de nous des rescapés, “ afin de faire vivre un grand peuple ”.
Or, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”. En confiant à chacun et à chacune cette responsabilité large et décuplée, Il accorde également à tous les forces, les moyens, les capacités d’assumer cette mission. Puisse Dieu faire que, très prochainement, ces jours se transforment en joie et en allégresse.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Du 17 Tamouz au 9 Av, commémorant la destruction du Temple. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°5626 et 5629. (3) De la ‘Hassidout. (4) Lors de la seconde guerre mondiale.
Lettre n°5618
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5618, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Tamouz 5717]
Vous écrivez(1) que je désire la diffusion des sources(2) dans toutes les synagogues ‘hassidiques. Il est clair que cette formulation n’est absolument pas précise. Mon envie et mon fort désir sont que nous ayons, très bientôt et de nos jours, le mérite d’assister à l’accomplissement de la promesse selon laquelle, dans toutes les synagogues, l’ensemble des Juifs, sans aucune distinction, étudiera l’enseignement profond de la Torah.
Le verset affirme clairement qu’il en sera ainsi et le Rambam, sans ambiguïté, tranche la Hala’ha en ce sens, dans ses lois des fondements de la Torah, chapitre 2, paragraphe 2 : “ On concevra une sagesse incomparable… on connaîtra le Grand Nom… ”. Vous consulterez le début du cinquième chapitre des “ Huit chapitres ” du Rambam, commentant la Hala’ha qui est reproduite par le Tour, Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 231. Ces propos sont merveilleux et clairement expliqués.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Yochoua Elbaum et elle fut rédigée à même son courrier du 3 Tamouz 5717. Voir, à son sujet, les lettres n°4983 et 5735. (2) De la ‘Hassidout.
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