Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5579
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5579, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 27 Sivan. Vous me demandez :
A) Récite-t-on une bénédiction pour une éclipse de lune ou du soleil ?
Selon un principe établi, énoncé par le Beth Yossef, Ora’h ‘Haïm, chapitre 46, on n’introduit pas de bénédiction nouvelle, qui ne figure pas dans le Talmud. En l’occurrence, on ne dit pas de bénédiction parce que l’éclipse est le signe qu’un malheur approche, selon le traité Soukka 29a. Bien au contraire, il faut prier pour le supprimer, implorer la miséricorde divine et non dire une bénédiction.
B) Les Sages avaient-ils connaissance de ces éclipses(2) et sont-elles des phénomènes naturelles ?
L’éclipse de planètes est mentionnée dans différents textes de nos Sages et je suis surpris que vous ayez un doute, à ce sujet. Vous savez, en effet, que les érudits de l’Egypte et, avant cela, ceux de Babel, établissaient la liste de ces éclipses et les livres d’histoires montrent que les Sages d’Israël étaient en contact avec ces érudits. Les livres sacrés le disent également.
L’existence de ces listes prouve qu’il s’agit bien d’un phénomène naturel. Pour autant, celui-ci fournit une indication, au même titre que l’arc-en-ciel, qui est aussi une manifestation naturelle, mais sert, en outre, de signe, comme cela est longuement expliqué par ailleurs. Il n’y a là aucune contradiction. En effet, quand une éclipse du soleil ou de la lune peut-elle être interprétée de la façon indiquée au traité Soukka 29a ? Quand les éclipses sont visibles sur la terre et qu’elles peuvent être observées par ceux qui en connaissent le sens. Il n’en est pas de même, par exemple, si les cieux sont couverts de nuage(3). En pareil cas, il n’y a, en cela aucune indication, aucun enseignement pour l’homme se trouvant sur la terre. Il en est de même pour l’arc-en-ciel, comme le disent les commentateurs de la Torah.
C) Quelle différence y a-t-il entre ceux qui ont adopté la ‘Hassidout et ceux qui ne l’ont pas fait ? Observent-ils le monde de la même façon ?
Il est clair que c’est effectivement le cas et la pratique concrète permet de l’établir. Tout cela serait trop long à expliquer dans le cadre d’une lettre, d’autant que l’on peut trouver ces éléments dans différents livres, précisant ce qu’est la ‘Hassidout et ce qui la concerne. Vous verrez également le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
D) Vous m’interrogez sur des résumés du Tanya. Sans doute les trouverez-vous d’abord dans les “ résumés et notes du Tanya ”, du Tséma’h Tsédek. Bien entendu, cela n’exclut pas les résumés et les notes que vous pourrez rédiger personnellement, afin qu’il vous soit plus aisé de mémoriser le texte et de le répéter en un moment propice.
E) Comment étudier la Torah pour vous-même et diffuser le Judaïsme selon vos moyens ?
Il me semble vous avoir déjà écrit qu’il n’y a là aucune contradiction avec l’étude personnelle. Bien au contraire, pour convaincre les autres, il faut d’abord étudier soi-même. Néanmoins, vous répartirez votre temps entre ces deux études. De façon générale, par rapport aux deux activités que sont l’effort envers soi-même et celui envers les autres, tous ne sont pas identiques. Un homme est proche de lui-même et il n’est donc pas objectif, pour ce qui le concerne. C’est pour cela qu’il a besoin de prendre conseil auprès de celui qui peut analyser la situation d’une manière désintéressée.
F) Vous dites que le mode de vie du Kibboutz et le programme de la journée ne permet pas les actions de renforcements du Judaïsme.
Comme je l’ai dit, cela dépend des traits de caractères de chacun. Il n’y a pas d’opposition formelle entre le mode de vie du Kibboutz, à condition, bien entendu, qu’il soit basé sur la Torah, les Mitsvot et la mission confiée à l’homme juif, ici-bas. Et, la Michna dit bien : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”.
Bien que vous ne le signifiez pas clairement, j’espère que vous gardez les trois études, s’appliquant à chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Elles s’ajoutent au temps que vous fixez pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout.
Vous participerez sûrement à la célébration de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approche. Bien plus, cette année marque le trentième anniversaire de cette libération, comme on l’a indiqué dans la causerie du Chabbat qui bénit le mois de Tamouz, en définissant l’importance et le contenu d’une période de trente ans.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) M. I. Weil, du Kibboutz Sdé Elyahou. Voir, à son sujet, la lettre n°4862. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 15, page 8. (3) Voir le Likouteï Si’hot, tome 15, page 9.
Lettre n°5580
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5580, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tamouz 5717,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires,
a des comportements généreux, est issu
d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance de votre intervention pour les noms de Kfar ‘Habad(2) et j’ai appris que celle-ci avait été couronnée de succès. Il est sûrement inutile de vous remercier, pour cela et il s’agit ici uniquement de montrer l’importance de ce qui a été fait. Avant tout, je voudrais rappeler ce que j’ai entendu de nombreuses fois de mon beau-père : parce que l’Admour Hazaken fit don de lui-même(3), il lui fut accordé que tous ceux qui agissent pour la ‘Hassidout connaissent le succès.
Tout ceci renforce mon espoir que vous prendrez conscience du potentiel et des possibilités particulièrement élevés dont vous disposez, que vous en ferez usage pour tous les enfants d’Israël, en général, pour la communauté des ‘Hassidim et ce qui la concerne, en Terre Sainte, en particulier. Concernant les enseignements manuscrits de l’Admour Hazaken, qui sont encore inédits(4), nos travaux avancent, conformément à ce dont nous nous sommes entretenus, lorsque vous étiez ici.
A l’occasion de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz(5), qui approche, je formule le vœu que ces jours vous apportent tout le bien. En effet, toute bonne chose est éternelle et prend sa source en le Saint béni soit-il, Qui a été, est et sera à la fois. L’abnégation de mon beau-père, le Rabbi, pour les valeurs sacrées d’Israël se trouve donc encore, à l’heure actuelle, dans l’air du monde, y compris dans ce monde matériel et même dans sa dimension grossière. Elle en diminue le voile et l’obscurité, invite quiconque veut bien l’écouter à l’inspiration, à la soumission, au don de soi, y compris physique, pour la Lumière infinie et le Luminaire. En effet, “ aucun endroit n’est vide de Lui ”, même si “ aucune pensée ne peut Le saisir ”. Il se révèle donc en tout ce qui constitue ce monde, en particulier les pensées, les paroles et les actions de l’homme. Selon les termes de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 4 du Tanya, “ aucune pensée ne peut Le saisir autrement qu’en saisissant la Torah et ses Mitsvot ”.
Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
Notes
(1) M. Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°5375. (2) Pour faire disparaître l’ancien nom, Sfarya et officialiser le nouveau, Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°5344. (3) Lors de son emprisonnement du 19 Kislev. (4) Il s’agit du Séfer Ha Maamarim Admour Hazaken Ethale’h Lyozna et du Séfer Ha Maamarim Admour Hazaken Hana’hot Ha Rap, publiés en 5718 (1958). Voir, à ce sujet, la lettre n°5629. (5) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques.
Lettre n°5581
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5581, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Sivan et vous connaissez l’interprétation que donnent certains commentateurs du verset(1) : “ Nous étions, à nos yeux, comme des sauterelles et c’est ce que nous étions à leurs yeux ”. Ils disent que l’on peut être considéré par l’autre comme une sauterelle uniquement quand on est soi-même convaincu d’en être une. En d’autres termes, quand les enfants d’Israël, craignant la Parole de Dieu, attachés à Sa Torah, à Ses Mitsvot et au Dieu de vie, ont conscience de leurs potentialités et de ce qu’ils peuvent accomplir, ils font disparaître les voiles et les obstacles. Dès lors, leur action est fructueuse, de sorte qu’ils parviennent à renforcer le Judaïsme véritable et à le diffuser.
J’ai lu, avec plaisir, dans votre lettre, que tout ceci se vérifie dans les propos de ceux qui s’adressent à vous. Cela vous apportera sûrement plus de force et d’ardeur en votre mission, de la plus haute importance, qui consiste à rapprocher de Dieu le cœur des enfants d’Israël, en tout endroit où ils se trouvent, afin qu’ils s’attachent réellement, dans leurs actions, à notre Torah, Torah de vérité et à ses Mitsvot, desquelles il est dit, pour l’individu comme pour la communauté : “ On vivra par elles ”.
Vous évoquez le programme d’étude de la ‘Hassidout. Il est clair que chacun est tenu de l’apprendre, mais que tous ne sont pas identiques par la qualité et la quantité de cette étude. Un homme est proche de lui-même, étant directement concerné(2). Vous prendrez donc conseil auprès des ‘Hassidim de votre entourage, qui vous connaissent. Vous connaissez le dicton de l’Admour Haémtsahi(3) selon lequel, en consultant un ami, on ligue deux âmes divines contre une seule âme naturelle(4).
De même, vous ne parlez pas de votre mariage, dans cette lettre. Or, le temps passe et cette Mitsva est fondamentale. Elle englobe toutes les préoccupations de l’homme, y compris la Torah et ses Mitsvot. Je vous l’ai déjà écrit plusieurs fois, mais, compte tenu de l’importance de l’enjeu, je le répète encore et encore. Puisse Dieu faire que j’obtienne très bientôt une bonne nouvelle, de la manière la plus concrète. Vous me direz que vous vous êtes fiancé, en un moment bon et fructueux et que vous avez fixé la date du mariage. Par la suite, vous me donnerez de bonnes nouvelles de votre mariage, également en un moment bon et fructueux. Ces jours sont propices pour introduire tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, puisqu’ils sont ceux de la libération(5) des 12 et 13 Tamouz, laquelle fut, à l’évidence, une victoire transcendant totalement les voies de la nature.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que des autres domaines que vous évoquez dans votre lettre,
Notes
(1) Chela’h 13, 33. (2) Il ne peut donc pas être objectif. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°5290, 5708 et 5742. (4) Celle de l’ami n’intervenant pas, en pareil cas. (5) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques.
Lettre n°5582
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5582, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Sivan, dans laquelle vous me communiquez les raisons et les éléments qui ont été à l’origine de la réduction et peut-être même de la cessation de vos activités, dans un certain domaine.
J’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim que chacun reçoit une mission spécifique, dans le monde du Saint béni soit-Il, mais le point commun à toutes ces missions est l’affirmation de la Michna selon laquelle : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”, c’est-à-dire le service de Dieu. Au sens le plus simple, quand les louanges de Dieu devaient être prononcées dans le Temple, celui qui participait à la chorale et le portier n’avaient pas la même fonction. Pour autant, nul ne pouvait négliger son travail pour effectuer celui de l’autre. Or, il en est de même pour le service de Dieu des Juifs. Tous partagent une responsabilité collective. Malgré cela, il est dit que “ les pauvres de ta ville passent avant ceux d’une autre ville ” et qu’une Mitsva ne pouvant être accomplie par quelqu’un d’autre repousse toutes les autres considérations. Combien plus n’incombe-t-il pas aux Juifs d’assumer le service de Dieu des anges.
En conséquence, la recherche de la récompense et de la punition revenant aux autres, la détermination de celui qui est coupable et de celui qui a raison, y compris s’il s’agit de sa propre personne, ne sont que les formes du service de Dieu des anges, chargés d’établir les mérites des hommes(1). Un homme, en revanche, mettra en pratique l’Injonction : “ Nous sommes des travailleurs du jour(2) ”, en agissant de manière concrète et positive. Dire qu’il subit la contrainte dans tel domaine, doit rester passif dans tel autre, même si c’est la vérité et non l’application des termes du verset : “ L’amour-propre recouvre toutes les fautes ”, ne permet de considérer que ce qui devait être fait a bien été obtenu. En pareil cas, la mission essentielle n’a pas été menée à bien. Pourtant, tel est bien le contenu de votre lettre.
Je ne souhaite pas en dire plus, tant cela est évident. De plus, il est inutile de se plaindre du passé. Et, vous affirmez qu’à l’avenir, vous poursuivrez les bonnes actions. Or, il n’est de bon que la Torah qui, bien plus, est pénétrée de la lumière émanant de l’arbre de la vie, lequel ne connaît pas le mélange entre le bien et le mal, ne comporte que le bien le plus pur.
Puisse Dieu faire que vous multipliez de plus en plus ces actions, que vous avanciez, en la matière, d’une étape vers l’autre, ce qui vous permettra d’en faire de même en vos préoccupations personnelles. J’attends de bonnes nouvelles, d’autant que nous nous rapprochons des jours de la libération(3), les 12 et 13 Tamouz, qui sont favorables, des jours qui les suivent et de ceux qui les précèdent, lorsqu’à l’évidence, la victoire, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, transcenda toutes les voies de la nature.
Avec
ma bénédiction,
Notes
(1) Et, auxquels il appartient donc de comptabiliser les bonnes et les mauvaises actions. (2) Faisant le jour. Voir, à ce sujet, la lettre n°5471. (3) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques.
Lettre n°5583
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5583, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements,
le Rav ‘Hananya Yom Tov Lippa(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez Albany et j’ai demandé que l’on contacte les responsables communautaires de cette ville. Ils vous diront ce qu’il en est. Puisse Dieu faire qu’il s’agisse de bonnes nouvelles et il n’est de bon que la Torah. Elle est le bien véritable, bonne pour les cieux et bonne pour les créatures, comme le disent nos Sages, au traité Kiddouchin 40a, d’autant qu’il s’agit, en l’occurrence, de la pureté des enfants d’Israël(2), comme l’explique le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, à la Parchat Tavo, page 43b.
On peut mieux comprendre ce qui est expliqué par ce texte grâce à l’affirmation de nos Sages, selon laquelle la pureté provoque la venue du prophète Elie, c’est-à-dire celle de notre juste Machia’h. Ainsi, la prophétie de Yé’hezkel explique l’ordre de la délivrance, “ Je vous aspergerai d’eaux pures ”. En effet, la finalité et l’indice essentiel du Machia’h est la certitude olfactive, comme l’affirme le traité Sanhédrin 92b.
Je conclurai en évoquant ce qui est d’actualité, les jours de la délivrance(3), les 12 et 13 Tamouz, qui approchent. On observa alors des miracles évidents, transcendant la nature. On vit que, grâce à l’abnégation, on fait disparaître l’obscurité et le voile. Alors, l’ange du mal, contre son gré, doit répondre Amen. Bien plus, une abnégation potentielle sera suffisante pour s’acquitter de son obligation. De la sorte, pendant de longs jours et de bonnes années, on poursuivra l’œuvre pour laquelle on était prêt à donner sa vie.
Il y a là un enseignement très clair pour notre époque, alors que la pénombre est intense et profonde. Avec une ferme détermination de mettre en pratique la Volonté du Créateur, on supprime les voiles et les occultations. Dans la joie et l’enthousiasme, on met en pratique l’Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté et l’on avance, d’une étape vers l’autre, grâce à la vitalité et la lumière que l’on tire de l’enseignement profond de la Torah, lequel, à notre époque à été révélé par le Baal Chem Tov, ses disciples et les disciples de ses disciples, à travers la ‘Hassidout. Or, le Machia’h a donné l’assurance qu’il viendrait quand les sources se seraient répandues à l’extérieur et nous libérerait, comme le rapporte la sainte lettre du Baal Chem Tov.
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav H.Y. T. L. Deutsch, de Cleveland, Rabbi de Helmits. Voir, à son sujet, la lettre n°5471. (2) Vraisemblablement du Mikwé de la ville. (3) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques.
Lettre n°5584
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5584, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille du saint Chabbat
6 Tamouz 5717(1),
A tous les enfants d’Israël se trouvant au Gan Israël(2),
et, à leur tête, aux moniteurs, aux dirigeants, à tous les
responsables, auxquels Dieu accordera longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Que votre venue au Gan Israël soit bonne et fructueuse. Par la suite, la réussite et la bénédiction se poursuivront en tout ce qui concerne ce Gan Israël, matériellement et spirituellement.
Le Gan Israël sera digne de son nom(3) et il produira de bons arbres, portant de beaux fruits. Et, en vous s’accompliront les termes du verset : “ Que mon Bien Aimé vienne dans Son jardin ”. Le Saint béni soit-Il possédera une demeure ici-bas, grâce à l’étude et à la pratique de notre Torah et de ses Mitsvot, illuminées par la clarté et la vitalité ‘hassidiques.
Avec ma bénédiction pour un bon et joyeux Chabbat(4),
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) Centres aérés et colonies de vacances. (3) Jardin, verger d’Israël. (4) Cette lettre est écrite “ à la veille du saint Chabbat ”.
Lettre n°5585
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5585, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Sivan, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose d’enseigner pendant quatre ans(1).
Cette pratique vient d’être introduite, ces dernières semaines et son application est liée à de très nombreux points de détail. Vous ferez donc état de vos doutes devant la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, pour laquelle vous travaillez. Ces dirigeants, pour leur part, consulteront ceux du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. Vous vous conformerez à ce qu’ils vous diront.
Vous participerez sûrement à la réunion ‘hassidique de la fête de la libération(2) des 12 et 13 Tamouz, de sorte que la diffusion des sources(3) à l’extérieur en soit accrue, dans toute la mesure du possible. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Vous m’interrogez sur le Séfer Ha Yachar(4). Vous verrez ce que dit, à ce sujet, le Chem Ha Guedolim du ‘Hida, à cet article. Vous me posez la même question sur le Séfer Yossifoun. Vous savez que des modifications et des falsifications y ont été introduits. Pour ce qui le concerne, l’analyse critique d’un spécialiste en la matière est donc nécessaire. De façon générale, nos Sages, à propos de telles questions, disent, dans le traité Chabbat 140b : “ Au lieu d’obtenir des légumes, il est préférable de recevoir de la viande ”. Bien plus, il n’est même pas certain qu’il s’agisse là de légumes.
Notes
(1) A la place du service militaire. Voir, à ce sujet, la lettre n°5593. (2) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques. (3) De la ‘Hassidout. (4) Le destinataire de cette lettre demandait qui en est l’auteur et si cet ouvrage est digne de foi, en tout ce qu’il rapporte.
Lettre n°5586
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5586, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 5 Tamouz, avec ce qu’elle contenait. Vous expliquez cette interruption par l’impossibilité, dans laquelle vous vous trouviez, d’y rapporter des qualités. Il est clair que la question est d’autant plus forte. Notre sainte Torah dit, en effet, que chaque jour doit avoir son contenu spécifique, ainsi qu’il est dit : “ des jours ont été créés ”, dans lesquels il faut introduire l’Unité de Dieu en leur apportant un contenu de Torah et de Mitsvot spécifiquement liés à chaque jour.
Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi à l’avenir. Bien plus, vous savez que la Torah en donnant un ordre apporte également la force et l’assurance qu’au final, il en sera bien ainsi. De ce fait, expliquent nos livres, les Injonctions de la Torah sont également énoncées sous forme de promesses. Ainsi, “ tu aimeras ” est à la fois un ordre et un engagement. Or, l’amour est à l’origine de toutes les deux cent quarante huit Injonctions, parmi lesquelles figure également la crainte.
Vous faites référence aux nerfs des jambes de votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie. Je suis surpris que vous ne précisiez pas si le médecin lui a prescrit des bas de caoutchouc ou bien s’il lui a demandé d’interrompre souvent sa marche ou sa station debout afin de s’allonger pour quelques instants.
Puisse Dieu faire que sa grossesse se passe bien, qu’elle soit aisée, puis qu’elle enfante en son temps et facilement.
Avec ma bénédiction pour la fête de la libération, à l’occasion de laquelle vous participerez sûrement à la réunion ‘hassidique et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5587
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5587, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5717,
Brooklyn,
A monsieur Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 Sivan, dans laquelle vous me dites que plusieurs jeunes filles de votre quartier réclament un endroit pour prier. En effet, il n’y a pas de section féminine dans votre synagogue.
Il est clair que leur demande est légitime. De nos jours, en particulier, une section féminine dans la synagogue ou bien à proximité de celle-ci les encouragera à suivre les voies du Judaïsme, à pratiquer les Mitsvot de Dieu, à fonder des foyers juifs basés sur la Torah et les Mitsvot. Tout cela est donc indispensable. Vous trouverez sûrement l’endroit qui convient, à peu de frais. En effet, dans une section féminine, il n’y a pas d’arche sainte, pas d’estrade. Elles doivent seulement pouvoir se réunir et prier ensemble. Il serait bon également de leur enseigner les lois usuelles. Si l’on ne peut faire autrement, au moins dans un premier temps, elle peuvent se réunir après la prière des hommes, dans la synagogue actuelle(2).
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Au moins les adopterez-vous, à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) M. A. Banaï, de Tel Aviv. (2) Prier seules, après la fin de l’office des hommes.
Lettre n°5588
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5588, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Sivan, dans laquelle vous me dites que, de temps à autre, vous êtes sujet à la colère.
Vous répéterez, par cœur, le début du chapitre 41 du Tanya, jusqu’à la seconde ligne de la page 112, “ devant le Roi ”. Vous demanderez également à votre moniteur de vous expliquer le contenu du chapitre 25 d’Iguéret Ha Kodech. Quand vous sentirez que vous commencez à vous énerver, vous réciterez ce texte par cœur et vous méditerez au contenu de cette lettre. Si vous vous habituez à le faire, votre situation ira en s’améliorant.
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Au moins les adopterez-vous, à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5589
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5589, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Tamouz. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous ne connaissiez plus la peine et l’amertume, que vous ne m’annonciez que le bien visible et tangible, toujours et tous les jours.
Vous me demandez comment renforcer et développer votre activité. Il est clair que, d’ici, il est difficile d’entrer dans les détails, qui dépendent de la situation sur place. Néanmoins, un homme est proche de lui-même, étant directement impliqué. Vous poserez donc la question à trois ‘Hassidim se trouvant sur place. Puisse Dieu leur inspirer le bon conseil. En effet, les ‘Hassidim ont déjà pris conscience de la vérité, du fait que la Yechiva fait pour eux beaucoup plus que ce qu’ils font pour elle. En la matière, on fait des efforts, on se fatigue, on dépasse ses limites pour assurer sa subsistance matérielle. Si l’on faisait seulement une partie de cela pour la Yechiva, on aurait un bien visible et tangible, que l’on pourrait percevoir de ses yeux de chair.
Ces jours, en particulier, sont propices pour prendre de bonnes résolutions, en la matière, avec l’intention que celles-ci soient suivies d’effet. En effet, nous nous approchons des 12 et 13 Tamouz. Bien plus, nous célébrons, cette année, le trentième anniversaire de la libération et l’on a expliqué, pendant la réunion ‘hassidique du Chabbat qui bénit le mois de Tamouz, l’importance d’une durée de trente ans.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°5590
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5590, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre que j’ai reçu à la fin du mois de Sivan, dans laquelle vous vous étonnez de l’allusion à un médecin que je faisais dans mon courrier(1). Je suis surpris par votre étonnement, tout d’abord parce que le traité Nedarim 49b fait lui-même référence aux affections des Sages et, en outre, parce que, quand vous êtes venu ici, vous avez pu constater que le déplacement et le changement d’organisation pour manger, boire et dormir n’ont pas renforcé votre santé. C’est pour cela que j’ai introduit une allusion à cela et vous l’ai écrit. J’espère que vous vous y êtes conformé(2) ou, tout au moins, que vous le ferez.
Vous envisagez un voyage ici(3). Vous déduirez ma position de ce qui vient d’être dit. Pour l’heure, cela n’est pas nécessaire. Il est pratiquement certain que ce voyage aurait l’effet qui vient d’être décrit, surtout pendant l’été ou même à la fin de l’été, qui est encore plus difficile que son début. L’intérêt de ce que vous ferez ici n’est pas certain. De plus, vos frères et vos amis peuvent s’en occuper eux-mêmes(4). Celui Qui nourrit chacun avec grâce, bonté et miséricorde vous permettra sûrement de subvenir à vos besoins dans la ville sainte de Jérusalem, surtout si vous forgez un réceptacle d’une manière naturelle, ici même, par l’intermédiaire de vos frères et de vos amis. Pourquoi quitter la ville sainte de Jérusalem et la Terre Sainte, perdant ainsi des forces, pour ne trouver que le doute ?
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, concernant tout cela. Vous célébrerez la fête de la libération(5) des 12 et 13 Tamouz, qui approche, parmi les ‘Hassidim, dans la joie et l’enthousiasme. Le point central(6) sera la diffusion des sources(7) à l’extérieur, dans toute la mesure du possible, en fonction de ce qui est nécessaire.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre se demande pourquoi il devrait avoir recours à un médecin. (2) Que vous avez consulté un médecin. (3) Afin d’assurer sa subsistance matérielle. (4) Agir, en Amérique, pour le compte du destinataire de cette lettre. (5) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques. (6) De cette célébration. (7) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5591
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5591, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat(1). Bien entendu, j’accéderai à votre requête et je mentionnerai vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Et, puisse Dieu faire que son mérite ne nous protège pas uniquement de manière superficielle, mais aussi profondément, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en général et, point central, pour la diffusion des sources(2) à l’extérieur, qui est le besoin et la nécessité du moment.
Il est certain que chacun peut agir en la matière, en particulier ceux qui ont eu le mérite qu’il les voit(3). De même, nos Sages nous décrivent l’effet qu’a eu la vision du bâton de Rabbi Meïr(4). Bien plus, nous célébrons, cette année, le trentième anniversaire de la libération et l’on a précisé, pendant la réunion ‘hassidique du Chabbat qui bénit le mois de Tamouz, l’importance du chiffre trente(5). Je vous joins un bref compte rendu de cette explication.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelle de tout cela, avec largesse d’esprit et en bonne santé, pour vous-même et pour votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie,
M. Schneerson,
Notes
(1) Une même lettre fut adressée à plusieurs personnes. (2) De la ‘Hassidout. (3) Le précédent Rabbi. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yerouchalmi, traité Beïtsa, chapitre 5, paragraphe 2, traité Moéd Katan, chapitre 3, paragraphe 1 ”. (5) Voir le Likouteï Si’hot, tome 2, page 591.
Lettre n°5592
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5592, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris et également peiné, tout d’abord, de ne recevoir, de votre part, aucune nouvelle concernant la Yechiva, pas même pour ce qui est de la ‘Hassidout qui y est enseignée, alors qu’au sein de cette Yechiva, cet enseignement est bien votre mission essentielle, effective et profonde. En outre, parmi toutes les informations me parvenant sur la ‘Hassidout et sur les réunions ‘hassidiques, à la Yechiva, il est clair que l’on me précise également qui a parlé au cours de la réunion, quand telle personne a parlé. Or, en cette période, qui est, bien plus, celle de la fête(1), nul ne mentionne votre nom !
Même si vous enseignez la ‘Hassidout à certains horaires, même si tous s’accordent pour dire que cet enseignement se suffit à lui-même et qu’il ne lui manque rien, on peut constater que, dans la pratique, pour qu’un élève intègre la ‘Hassidout, il faut aussi l’imprégner de son contexte. Or, si l’élève ne reçoit pas du tout ou trop rarement ces éléments de la part de celui qui lui délivre cet enseignement, sa possibilité d’intégrer ce qu’il apprend est largement compromise.
Il est pénible de devoir dire tout cela en se trouvant sur un autre continent, alors qu’il y a, sur place, une direction de la Yechiva. Bien plus, il appartient à celui qui enseigne la ‘Hassidout de souligner à cette direction la nécessité de faire en sorte que toutes les études de la Yechiva soient pénétrées de vitalité et de lumière. Ceci est vrai pour la partie révélée de la Torah et, bien entendu, pour la ‘Hassidout, qui a pour objectif de vivifier l’homme. Il ne devrait pas être nécessaire de rappeler tout cela, de l’extérieur, à quelqu’un qui enseigne la ‘Hassidout aux élèves !
Il est également douloureux de constater que les élèves n’exigent pas de celui qui leur enseigne la ‘Hassidout qu’il en soit ainsi. Là encore, d’une manière naturelle, la responsabilité de l’enseignant est engagée, car il n’a pas dû orienter ses élèves dans cette direction, comme l’expliquent nos Sages, à propos du verset(2) : “ Et Je les placerai à votre tête ”. S’il en est ainsi pour l’étude de la partie révélée de la Torah, combien plus est-ce le cas pour la ‘Hassidout ! Il est difficile d’en dire plus, tant cela est douloureux et même terrifiant.
Puisse Dieu faire que s’applique enfin la décision de nos Sages, citée à la fin du chapitre 9 d’Iguéret Ha Techouva, selon laquelle, quand il s’agit de réparer, celui qui avait l’habitude de se contenter d’une feuille ou d’un chapitre, doit, à l’avenir, étudier deux feuilles ou deux chapitres. Le sens de cette pratique double est précisé par ailleurs et nos Sages y font allusion, à propos de ce verset, dans le Midrash Chemot Rabba. Bien entendu, doubler le nombre de feuilles ou de chapitres ne signifie pas uniquement les multiplier par deux. Ceci implique, en outre, qu’un changement qualitatif s’ajoute au changement quantitatif. C’est une évidence.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De la libération du précédent Rabbi des prisons soviétiques, les 12 et 13 Tamouz. (2) Devarim 1, 13.
Lettre n°5593
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5593, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch
en notre Terre Sainte(1), que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Plusieurs jeunes gens m’ont interrogé, concernant la nouvelle possibilité qui est offerte, le poste qui est proposé pour quatre ans(2).
Ici, nous ne disposons pas de tous les détails, à ce sujet. En outre, des changements peuvent intervenir, comme pour tout ce qui est nouveau.
Il serait bon que tous se concertent, de manière détaillée, à ce propos, la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim et celle du réseau(3), en Terre Sainte. En fonction de vos conclusions, vous pourrez conseiller les jeunes gens qui vous interrogeront.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Il y a quelques temps déjà, a été envisagé d’augmenter le nombre des écoles du réseau. Or, cette proposition donne les moyens de le faire facilement, sans s’engager politiquement. Elle permet, en outre, le développement du réseau dans une direction nouvelle. Sans doute envisagerez-vous ce point également, avec toute l’attention requise. J’attends de vos bonnes nouvelles.
Notes
(1) La même lettre fut adressée aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5585. (3) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch.
Lettre n°5594
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5594, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Lipman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Bien entendu, il faut poursuivre l’effort pour que les jeunes gens maintiennent leur étude de la ‘Hassidout. Sans doute, cela sera-t-il durable si vous les rencontrez, de temps à autre, avec tous les autres ‘Hassidim. Il n’en sera pas de même si on les laisse livrés à leur sort. En y réfléchissant, vous trouverez sûrement plusieurs façons de mettre tout cela en pratique.
Je vous joins la transcription de ce qui a été dit, lors de la réunion ‘hassidique du Chabbat qui bénit le mois de Tamouz(2). A n’en pas douter, dans votre ville, une réunion ‘hassidique aura lieu, au jour de la fête de la libération. Son inspiration sera conservée pendant toute l’année, en tout endroit que vous pourrez atteindre. Puisse Dieu faire que vous ayez une considérable réussite.
Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : D’après la rumeur parvenue jusqu’ici, il semble que, si vous interveniez plus directement, à propos du lait surveillé, sa production serait plus stable et d’un meilleur standard de Cacherout. Or, nos Sages disent que “ un homme détient au moins un peu de ce que l’on soupçonne qu’il possède ”, d’autant qu’en l’occurrence, on le savait déjà auparavant.
Notes
(1) Le Rav L.Shapiro, de Cleveland. (2) A propos de l’importance du trentième anniversaire de la libération du précédent Rabbi des prisons soviétiques, le 12 Tamouz.
Lettre n°5595
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5595, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec plaisir, puisque vous m’annoncez une nouvelle pacifique. En effet, vous avez multiplié la paix dans le monde et, a fortiori, parmi les érudits de la Torah. Et, une Mitsva en attire une autre, puisque l’annonce d’une bonne nouvelle est effectivement une Mitsva. Vous mettez ainsi en pratique le grand principe de la Torah, “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. En l’occurrence, l’autre bonne nouvelle que vous m’annonciez portait sur la réussite du traitement médical suivi par votre gendre, le Rav Chlita.
Puisse Dieu faire que vous ne connaissiez désormais que le bien, un bien visible et tangible. Concernant votre santé, la guérison vous viendra directement de Dieu, ainsi qu’il est dit : “ Car Je suis l’Eternel Qui te guéris ”(1), ce qui veut dire que “ Je ne placerai pas sur toi ” la maladie(2), d’emblée(3). Et, l’on sait(4) que les initiales de ce verset(5) forment le mot Ari’h, long. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Fais pousser promptement Ta longueur, par les amandes qui sont les meilleures de toutes, celles d’Aharon le grand Prêtre ”.
Je conclus par ce qui est d’actualité, les 12 et 13 Tamouz qui approchent, c’est-à-dire la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puissions-nous être libérés, au sein de tout Israël, de tout ce qui dérange et trouble, afin que l’on puisse diffuser et renforcer le Judaïsme, en général, la ‘Hassidout, en particulier, dans des proportions sans cesse croissantes.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5197. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le sens simple de ce verset, de même que le commentaire de Rachi et du Baal Ha Tourim sur la Torah. On ne peut donc pas soulever une objection à partir du Midrash, énoncé par le traité Sanhédrin 101a ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4917. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Kehilat Yaakov de l’auteur du Melo Ha Roïm, à l’article ‘guérison’ ”. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°3270.
Lettre n°5596
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5596, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Balak et je vous adresse, ci-joint, la copie d’une lettre que j’adresse à quelqu’un et dont, bien entendu, les termes vous concernent.
Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles et pour une fête de la libération(2) fructueuse,
M. Schneerson,
S’agissant de la demande de bénédiction pour cet homme qui a été visité, en rêve, par son défunt père, celui-ci devra demander pardon à son père, en présence de dix personnes, du fait que tout ce qui s’est passé pendant l’année du deuil n’a pas été convenable. Et, vous connaissez la décision hala’hique de notre sainte Torah selon laquelle un père pardonne…(3). Il serait bon également de faire vérifier ses Tefillin et les Mezouzot de sa maison.
Vous me demandez comment la prophétie est possible, chez les autres nations. En effet, la Présence divine se révèle uniquement quand on Lui est totalement soumis(4). Or, vous auriez pu poser une question plus forte. Comment leur a-t-on donné sept Mitsvot, qui sont autant de liens(5) ? Or, chaque non Juif est tenu de les respecter et celles-ci ne sont pas réservées à une élite.
L’explication est la suivante. Au moment de la pratique, leur soumission est effective et a fortiori en est-il ainsi durant la prophétie, ainsi qu’il est dit : “ Il tomba… ”. Vous consulterez le Rambam, dans ses lois des fondements de la Torah, au chapitre 7 et le Torah Or, Parchat Toledot, à la page 19c.
Notes
(1) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°5498. (2) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques, le 12 Tamouz. (3) Le manque de respect de la part de son fils. (4) Ce qui n’est pas possible pour les nations. (5) Avec la Divinité.
Lettre n°5597
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5597, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui commence en rappelant le principe selon lequel “ quand on décoche une flèche en l’air, elle retombe sur sa pointe ”. Vous me décrivez brièvement votre vie et vous me dites ce que vous faites maintenant, en particulier votre intervention et votre effort pour diffuser l’étude du Tanya.
Cet enseignement de nos Sages, par lequel vous introduisez votre lettre, souligne également qu’il n’est pas nécessaire de décocher plusieurs fois, dès lors que la première suffit pour retomber sur la pointe. On peut en déduire, pour ce qui fait l’objet de notre propos, que vous ne devez pas chercher à être “ décoché ” encore une fois, pas même avec bonté et miséricorde. En effet, “ le Saint béni soit-Il ne fit rien d’inutile dans Son monde ”. Vous êtes déjà retombé sur la pointe et vous devez désormais poursuivre en ce sens. On attend cela de vous et vous avez donc les forces, les moyens de mettre tout cela en pratique.
Une réflexion, même sommaire, à votre source et à vos origines vous conduira à ne pas vous contenter de votre situation actuelle. Vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour vous élever, d’une étape vers l’autre. Bien entendu, vous le ferez également dans vos actions pour influencer les autres, conformément à l’enseignement de l’Admour Hazaken(1) selon lequel l’Injonction “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est le réceptacle d’une autre Injonction, avec laquelle elle est unifiée, “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”, la Mitsva essentielle et fondamentale qui régit la relation entre l’homme et Dieu.
Comme vous le savez, l’amour est la source des deux cent quarante huit Injonctions, selon l’explication du Tanya, au chapitre 4. Parmi ces Injonctions, figure également la crainte, à l’origine des trois cent soixante cinq Interdits. Il en résulte que l’amour est bien à la base de toutes les Mitsvot.
Ces jours sont propices pour prendre des résolutions supplémentaires, en la matière, puisque les 12 et 13 Tamouz sont la date de la libération de notre maître, qui fut emprisonné parce qu’il fit don de lui-même afin de diffuser la Torah et les Mitsvot parmi les enfants d’Israël. Chaque année, à cette époque, ces événements resurgissent, la libération de prison, la suppression de l’emprisonnement, par la force de l’abnégation, de la part de chaque Juif, pour la Torah et ses Mitsvot.
Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots qui conviennent pour expliquer et éclairer ce message , pour le diffuser parmi les jeunes, là où s’étend votre influence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour célébrer la fête de la libération avec succès,
N. B. : Vous m’interrogez sur la manière dont vous avez conduit les jeunes de votre entourage à étudier le Tanya. Vous avez obtenu de bons résultats, de cette manière et il n’y a donc pas lieu de tenir compte des éléments suggérés par l’amertume, du fait qu’ils trébucheront peut-être à cause des questions et des réponses(2). Avec la réflexion et l’attention qui conviennent, il est sûr que vous pourrez formuler les questions en écartant ce risque, jusqu’à le faire totalement disparaître. Bien plus, vous connaissez le dicton selon lequel la Torah n’a pas été donnée aux anges(3). Après avoir trébuché, on conserve bien les paroles de la Torah(4) et tout ne dépend que de la volonté. Le mérite de ce qui est public vous protège.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4890. (2) Qui pourraient être mal interprétées et suggérer de mauvaises idées. (3) L’échec est donc possible. (4) Permettant de réparer l’échec.
Lettre n°5598
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5598, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Tamouz 5717,
Brooklyn,
Aux élèves de la troisième classe de l’école Yossef Its’hak
Loubavitch à Kfar Saba, en notre Terre Sainte,
puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du cinquième jour du mois de Tamouz.
En un moment propice, je mentionnerai vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que soient exaucés positivement les souhaits de votre cœur, exprimés dans votre lettre. Pour votre part, vous ferez sûrement tout ce qui est en votre pouvoir pour cela.
Ainsi, pendant les jours où vous êtes libérés de l’école, vous conserverez un temps fixé pour l’étude de notre Torah, Torah de vie. S’agissant du détail de tout cela, vous vous concerterez avec votre professeur. En outre, vous accomplirez les Mitsvot de la meilleure façon et vous respecterez vos parents et vos enseignants.
Tous ceux qui vous verront reconnaîtront en vous les élèves d’une école ‘Habad, une descendance bénie de Dieu.
Avec ma bénédiction pour avoir un été en bonne santé et joyeux, pour connaître la réussite dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot,
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