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Iguerot Kodesh — lettres 5558 à 5578

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5558

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5558, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Sivan, dans laquelle vous me posez les questions suivantes, pour lesquelles vous n’avez toujours pas obtenu de réponse :

A) Vous avez parfois envie d’étudier, alors que, d’autres fois, l’inverse est vrai, auquel cas vous vous consacrez à d’autres activités. Comment parvenir à avoir une ardeur permanente ?

Une bonne solution est la suivante. L’habitude est une seconde nature et l’élévation de l’homme se fait par étapes et non pas en un bond en avant, d’une extrême à l’autre. Une telle élévation est obtenue précisément au prix de l’effort, car “ celui qui te dit ne pas avoir fait d’efforts et avoir néanmoins connu le succès, ne le crois pas ”. La réflexion permettant d’échapper aux avances du mauvais penchant est parfaitement expliquée par le Tanya, comme l’indique son index.

B) Comment peut-on mémoriser les idées nouvelles de la Torah ?

De façon générale, les hommes ne sont pas identiques, en la matière. Tout dépend des aptitudes et des sensibilités. Nos Sages constatent que “ ils ont des personnalités différentes ” et “ des visages différents ”. A ce propos, vous consulterez, de façon générale, les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, au chapitre 2, précisant comment même celui qui est de nature oublieuse peut acquérir de plus en plus de connaissances.

C) Comment définir la ferveur de la prière ?

De manière générale, il est dit : “ Sache devant Qui tu te tiens ”, ce qui implique trois formes de réflexion : qui se tient ? Devant Qui se tient-il ? Comment l’un et l’Autre entrent-ils en relation par la prière ? Plus spécifiquement, certaines idées sont liées à des passages précis de la prière, en fonction du contenu de ces idées et de la signification des mots.

D) Quel est le livre d’Ethique permettant d’atteindre le niveau qui doit être celui de chaque Juif ?

Un livre ne suffit pas pour obtenir un niveau. Il faut, en outre, introduire son propre effort. C’est ainsi que l’étude du livre est fructueuse et qu’elle exerce son effet. Vous fixerez donc une étude du Tanya et, plus généralement, des discours ‘hassidiques. Si vous les apprenez avec l’approfondissement et la concentration nécessaires, vos yeux en seront illuminés.

Plus généralement, cessez donc de poser des questions ! Etudiez avec ardeur et constance. Ainsi s’accomplira pour vous la promesse de nos Sages selon laquelle “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”.

Vous gardez sûrement la pratique qui consiste à lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. En tout état de cause, vous l’adopterez, à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5559

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5559, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez son état nerveux et vous dites qu’elle est très sensible. Il serait bon qu’elle lise et même qu’elle étudie les passages qui conviennent, traitant de la divine Providence selon le Baal Chem Tov et la ‘Hassidout. Cette idée est présentée brièvement dans Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 25.

Cette notion sera gravée en son esprit, après qu’elle l’ait étudiée plusieurs fois. Elle s’en souviendra aisément, par le détail et son comportement concret en sera modifié. Bien entendu, la divine Providence écarte toute colère, tout irritation, si ce n’est pour la crainte de Dieu, comme l’explique Iguéret Ha Kodech. Or, tout cela n’est pas inaccessible, hors de portée. On peut parfaitement comprendre cette idée et, bien plus, une réflexion sommaire permet d’établir que telle est la conséquence de la foi pure, établissant que “ nul endroit n’est vide de Lui ”.

Sans doute profiterez-vous également des jours de vacances pour influencer la jeunesse, d’une manière qui convient à cette période, pendant laquelle on est dispensé des études séculaires. On peut alors les influencer plus profondément, sans être dérangé par un contrepoids, de sens opposé.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°5560

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5560, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[29 Sivan 5717]

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que votre mariage a été fixé au jour durant lequel a été dit deux fois le mot “ bon ”(1). Puisse Dieu faire qu’il intervienne en un moment bon et fructueux, de tous les points de vue.

Vous concluez votre lettre en me disant que, par manque de temps(2), vous avez cessé de vous occuper de certaines choses. J’espère qu’il ne s’agit pas de vos actions destinées à renforcer le Judaïsme et à le diffuser, en particulier dans le cadre des femmes et jeunes filles ‘Habad. En effet, ces activités sont la préparation qui convient au mariage et à l’édification d’un foyer juif, un édifice éternel et heureux, matériellement et spirituellement. Que Dieu vous accorde la réussite de donner de bonnes nouvelles.

Notes

(1) Lors de la création, soit le mardi. (2) Du fait des préparatifs du mariage.

Lettre n°5561

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5561, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu la lettre du 21 Sivan, avec ce que vous y avez ajouté. Me trouvant hier(2) près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné votre nom et celui des membres de votre famille, conformément à ce que vous m’écrivez.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela, d’autant que le mérite de ce qui est public vous vient en aide. En effet, vous vous consacrez à la pureté des filles d’Israël. Il n’est pas de mots pour dire à quel point cela est important. Dans le pays où nous nous trouvions auparavant(3), beaucoup firent don d’eux-mêmes pour cela, à commencer par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Dans quelques jours, nous célébrerons la fête de sa libération. Or, il fut emprisonné précisément pour avoir mené cette activité et combien plus doit-on le faire, à l’heure actuelle. En effet, sa libération marqua la victoire sur l’obscurité et le voile. Puisse donc Dieu accorder qu’à l’heure actuelle, on constate également un changement fondamental, en tout ce qui concerne la pureté, au sens littéral. En conséquence, l’âme sera purifiée également. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, à la Parchat Tavo, page 43b.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Lévy, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°2298 et 5658. (2) A l’occasion de l’avant-veille de Roch ‘Hodech, la veille de ce jour étant un vendredi. (3) La Russie.

Lettre n°5562

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5562, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Sivan, avec ce qui y était joint. Puisse Dieu faire que le centre aéré(2) commence en un moment bon et fructueux, matériellement et spirituellement. Vous profiterez des jours de vacance des études séculaires, accordés par la législation du pays, afin de faire acquérir à tous ceux qui fréquentent ce centre et, par leur intermédiaire, à leur famille, un esprit de pureté, de crainte et d’amour de Dieu, d’amour de la Torah et d’amour du prochain.

Il est dit, à propos du nom Israël(3) : “ Tu as combattu les anges (Elokim), les hommes et tu l’as emporté ”. Elokim a la même valeur numérique que Ha Téva, la nature. Concernant les hommes, il est dit : “ Il ne faut pas s’affecter, du fait de ceux qui se moquent ”, comme l’affirme le début de toutes les parties du Tour et du Choul’han Arou’h.

Il est dit aussi : “ Tu choisiras la vie ” et la ‘Hassidout explique que ces termes sont à la fois une Injonction et une promesse. L’assurance nous a été donnée qu’en prenant la décision de choisir la vie, on connaît la réussite. Et, les maîtres de la ‘Hassidout sont venus ajouter de la lumière et de la vitalité à tout cela, afin que cette réussite soit joyeuse et enthousiaste, non seulement pour l’âme, mais aussi pour le corps, ainsi qu’il est dit : “ Tu lui viendras en aide ”.

A n’en pas douter, la récompense de ceux qui se consacrent à cela et font des efforts se révélera à l’évidence, en tous leurs besoins, enfants, santé et prospérité.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos réalisations publiques et de vos accomplissements personnels,

N. B. : Sans doute les jeunes de l’association ‘Habad, ici, vous adressent-ils les grandes idées de ce qui est dit dans les réunions ‘hassidiques.

Notes

(1) Le Rav I.Gordon, de Worcester. (2) En anglais dans le texte : “ day camp ”. (3) Porté par le centre aéré Gan Israël.

Lettre n°5563

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5563, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

aux multiples accomplissements, empli

d’empressement, le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres du 25 Iyar, du 5 Sivan et de la veille du temps du don de notre Torah. J’attends de bonnes nouvelles sur la manière dont vous profitez de ce temps propice et fructueux pour renforcer et développer vos réalisations communautaires et vos accomplissements personnels, les uns dépendant des autres. Une réflexion sommaire suffit à l’établir et vous vous en êtes sûrement déjà aperçu. Vous avez observé que la réussite dépasse largement ce que vous escomptiez. Si vous connaissez l’élévation dans le domaine de la sainteté, conformément à l’Injonction de notre Torah, j’ai bon espoir que cette réussite elle-même s’élargira. En effet, commentant le verset “ Il dit Ses Paroles à Yaakov ”, nos Sages soulignent que “ Il fait Lui-même ce qu’Il ordonne à Israël d’accomplir ”. C’est une évidence.

Bien que vous n’en disiez rien, j’espère, me basant sur l’expérience des années passées, que vous préparez un programme détaillé pour la période des vacances et l’accueil des élèves(2) issus de tous les milieux. Il est dommage que l’on n’ait pas de nouvelle des activités des femmes ‘Habad, dans votre entourage. Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à toutes, à l’occasion de la réunion annuelle des femmes et jeunes filles ‘Habad, ici. Puisse Dieu faire que les femmes ‘Habad du Maroc en soient inspirées et multiplient leurs actions. Je veux croire qu’au moins en la matière, ces femmes ‘Habad intégreront toutes celles avec lesquelles elles ont un contact, quel qu’il soit, même pour un temps très bref.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, avec une largesse d’esprit véritable,

M. Schneerson,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 Sivan, avec ce qui y était joint. Je place ma confiance en mon beau-père, le Rabbi et je suis certain que, très bientôt, vous m’annoncerez de bonnes nouvelles de ce que vous écrivez. Qu’en est-il de la centaine de livres, ou plus, que vous deviez acheter(3) ? Et, du reste ?

Notes

(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca, Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°5403. (2) Le Rabbi emploie ce terme à la fois au masculin et au féminin. (3) Le Rav Matusof écrivait : “ J’ai choisi pour le Rabbi Chlita plus d’une centaine de livres. La négociation se poursuit sur leur prix. Avec l’aide de Dieu, nous parviendrons sûrement à un montant final, en ces prochains jours ”.

Lettre n°5564

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5564, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, votre retour, dans de bonnes conditions, en Terre Sainte, à votre maison de la ville sainte de Jérusalem. Je souhaite qu’à la réception de la présente, votre état de santé soit encore meilleur. J’espère que vous recouvrerez vos forces, au sens le plus littéral et comme on peut le comprendre selon le discours ‘hassidique intitulé Maskil Le Etan, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, figurant dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout. Dans la joie et l’enthousiasme, vous intensifierez vos actions sacrées pour la pureté des femmes juives, qui suscite la sainteté et la ‘Hassidout, comme nos Sages nous l’ont fait savoir, à la fin du traité Sotta.

Comme nous l’avons dit, quand nous nous sommes rencontrés ici, il est absolument indispensable que le service de Dieu soit joyeux, en notre génération orpheline, peut-être même au delà de l’obligation qu’on en avait dans les époques précédentes. Vous consulterez également le Rambam, à la fin des lois du Loulav, de même que plusieurs passages du Tanya, comme l’indiquent son index, montrant la qualité de la lumière qui fait suite à l’obscurité et la joie de celui qui est libéré de prison. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer tout cela longuement. Il s’agissait uniquement de souligner cette idée et de le faire joyeusement.

Avec ma bénédiction pour que chacun d’entre nous annonce de bonnes nouvelles à l’autre,

Lettre n°5565

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5565, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Sivan 5717]

La Mitsva(1) de la circoncision de notre père Avraham(2) avait également une dimension matérielle. Bien plus, cette dernière en était l’aspect essentiel, comme l’expliquent le discours “ Voici Avram ”, dans le Torah Or, au début de la Parchat Le’h Le’ha, fin du chapitre 5 et le Likouteï Torah sur trois Parachyot, commentant cette idée, à la page 86c.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Meïr Avtson. Elle a été rédigée à même son courrier du 4 Sivan. Voir, à son propos, la lettre n°4894. (2) Rav Avtson demandait : “ Cette Mitsva peut-elle être comparée à toutes les autres qu’Avraham mit en pratique de manière spirituelle, comme le firent les Patriarches, en général ? Ou bien peut-elle être comparée aux Mitsvot d’après le don de la Torah, qui sont également matérielles ? ”.

Lettre n°5566

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5566, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Sivan 5717]

Vous dites(1) que la diffusion des sources(2), selon certains, englobe toutes les écoles de la ‘Hassidout et non uniquement celle de ‘Habad. Or, le commentaire, l’explication large de la ‘Hassidout est précisément la caractéristique de ‘Habad et non des écoles polonaises. Ceux qui sont habitués à une étude profonde et non uniquement superficielle souhaitent retrouver la même présentation dans la ‘Hassidout. Vous consulterez, avec précision, le Ha Tamim, à partir du n°56.

Vous dites également que quelqu’un souhaite exprimer son avis sur les questions suivantes : La ‘Hassidout est-elle de la Kabbala ? Et, notre génération peut-elle la supporter ? Il est bien évident, dans ce domaine comme dans tous les autres, qu’un avis peut être énoncé uniquement par un spécialiste de la ‘Hassidout, l’ayant étudiée avec ardeur, pendant plusieurs années. Si ce n’est pas le cas, il est clair que son avis n’est nullement autorisé. On peut le déduire, d’un raisonnement a fortiori, de ce que dit le Roch, commentant le traité Baba Kama, chapitre 4, paragraphe 4, qui introduit une différence uniquement entre l’étude courante et celle qui est plus précise. Il n’en est pas de même pour ceux qui n’ont rien à voir avec cette étude(3). C’est une évidence absolue. Vous consulterez, à ce sujet, le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Yona Edelkopf. Elle a été rédigée à même son courrier du dimanche de la Parchat Nasso. Voir, à son sujet, la lettre n°5034. (2) De la ‘Hassidout. (3) La différence entre un spécialiste de ‘Hassidout et celui qui ne l’a jamais étudiée est beaucoup plus importante que celle qui existe entre une étude courante et une étude plus précise.

Lettre n°5567

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5567, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

dimanche de la Parchat “ Ce peuple

réside seul ” 5717(1),

Brooklyn, New York,

A tous les participants à la réunion annuelle

de l’union des Rabbanim,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que votre réunion annuelle se tiendrait cette semaine, du lundi au mercredi et voici ma réponse. Avec l’aide de Dieu, puisse cette réunion être consacrée à Son Nom, produire des fruits, des résultats concrets, afin de renforcer le Judaïsme traditionnel et de le diffuser dans les saintes communautés et institutions, au sein desquelles les membres de l’union exercent leur mission sacrée, de même qu’en tout endroit où s’étend leur influence.

Le Judaïsme traditionnel doit être diffusé au point d’être décisif et déterminant dans la vie de la communauté et ce qui la concerne comme dans la vie de l’individu et ce qui le touche. En effet, le rôle et la responsabilité des Rabbanim, de nos jours, n’est pas comparable à la fonction qui était la leur au préalable. Dans l’obscurité et le voile qui caractérisent notre période, alors que les esprits se trouvent dans une confusion effroyable, le Rav doit proclamer et proclamer encore que “ cette Torah émane du Créateur, de Dieu, béni soit-Il et de nul autre. Et, l’on ne peut rien ajouter, rien retrancher à la Loi Ecrite et à la Loi Orale ”. Au sein de cette dernière, les juges d’Israël, “ piliers de l’enseignement ”, jouent un rôle essentiel, par “ les décisions, les décrets et les usages qu’ils enseignent publiquement ”(2). C’est là un des principes de notre foi.

Ce que la Torah interdisait auparavant reste donc exclu, encore maintenant, y compris aux Etats-Unis. Et, même si quelqu’un découvre cent cinquante raisons pour purifier le…(3), selon l’expression du traité Erouvin 13b, que vous consulterez, son interdiction n’en restera pas moins en vigueur. En ces dernières années, il est encore plus important et nécessaire d’assumer cette mission. Dieu a pris en pitié Son peuple, Israël et les cœurs ont été fortement inspirés. Nombreux sont ceux, dans la jeune génération, qui recherchent la vérité intégrale.

Certains ont déjà pris conscience de la vérité, de notre Torah, Torah de vérité et ils ont changé concrètement leur mode de vie, au quotidien. D’autres s’engagent dans cette direction, mais ils ne sont pas encore parvenus au but final. D’autres encore ressentent à quel point leur existence est vide, mais, à défaut d’appui sur lequel ils peuvent baser fermement leur vie, ils sont dans l’attente et souhaitent que quelqu’un vienne leur expliquer ce qui leur arrive, les placer dans un rayon de lumière.

Le point commun à toutes ces catégories est le suivant. Tous lèvent les yeux vers le Rav, leur dirigeant, pour leur indiquer et leur enseigner la vérité telle qu’elle est, une Torah intègre et probe, sans compromis, lesquels sont toujours basés sur le mensonge(4), car leur nature même est la fausseté. Cette motivation et cette attente décuplent d’autant la responsabilité et le devoir du Rav, surtout s’il est jeune et a grandi dans l’environnement où ont évolués ceux qui recherchent la vérité. Celui-ci a donc l’obligation et le mérite de leur faire connaître un Judaïsme intégral et vrai, sans compromis, sans s’affecter devant les moqueurs, comme le dit le début du Choul’han Arou’h, sans craindre l’argument bien connu(5), selon lequel “ toute la communauté est sainte ”, de sorte qu’il ne faut pas faire de différence, dresser de barrières entre les différents courants, même si l’un modifie la Torah, même si la Hala’ha lui dénie la qualité de courant religieux, même si, bien au contraire, celui-ci lutte contre la foi de Moché et d’Israël, répandant l’hérésie dans le peuple juif.

Ce moment est propice pour renforcer les fondements de la Torah et des Mitsvot, sur la base des valeurs sacrées. Telle est le besoin de cette époque. La Techouva, la motivation qui se fait jour actuellement dans le peuple juif, ont un grand pouvoir. Que Dieu nous garde d’ignorer ceux qui reviennent, de les condamner à des allers et retours incessants, demain, après-demain, plus tard, de les décevoir par des compromis. Chaque journée, chaque semaine qui s’écoule, non seulement ne peut plus être rattrapée, mais, bien plus, elle provoque la destruction et la désolation. En effet, les membres de la communauté et les chefs de famille, observant le comportement du Rav, en déduisent la valeur et l’importance de la Torah et des Mitsvot, dont ce Rav est l’emblème. En la matière, peu importe pour quelle raison le Rav se tait, par peur de perdre sa place, son honneur ou le nombre de personnes qui viennent le consulter. En tout état de cause, son silence est perçu comme une approbation du camp adverse et de sa conception, de la perte de la sainteté de la Torah pour l’adapter aux conditions de l’époque et de l’endroit.

Une telle conception a conduit, de par le passé, et conduit encore, tout droit, étape par étape, vers le mouvement conservative, la réforme, l’assimilation et la disparition totale, ce qu’à Dieu ne plaise. Le rôle et le pouvoir du Rav sont d’être l’intermédiaire, chargé de transmettre l’avis de la Torah. Celui-ci assume une mission qui lui est confiée par les piliers de la Torah, les Sages, les tous premiers Sages, tous ceux qui ont obtenu l’ordination, génération après génération, depuis Moché notre maître, qui reçut la Torah sur le mont Sinaï et fut l’émissaire de Dieu. Or, un émissaire fidèle, s’il ne modifie pas la mission qui lui est confiée, détient la force et le pouvoir de celui qui le mandate. Ainsi, disent nos Sages, “ l’émissaire de l’homme est comme cet homme ” et il s’élève en sainteté, si l’on peut s’exprimer ainsi, jusqu’à “ l’Homme céleste siégeant sur le Trône(6) ”, Qui dit à chaque érudit : “ Je placerai Ma Parole dans ta bouche ”.

Un émissaire modifiant la mission qui lui est confiée se base sur sa propre volonté et sa propre force, c’est-à-dire sur la volonté et la force d’un homme de chair et d’os, ayant une existence matérielle de laquelle il est dit : “ La supériorité de l’homme…(7) ”. Et, s’il se fait passer pour un Rav, pour le berger d’une communauté ou d’un groupe, en Israël, que fera-t-il de la Parole de Dieu, transmise par Son prophète (Yé’hezkel 34, 3-5), selon laquelle : “ Vous mangez les mets gras et vous vous vêtissez de la laine, mais vous n’avez pas guéri le malade, vous n’avez pas pansé celui qui est brisé, vous n’avez pas fait revenir celui qui est écarté, vous n’avez pas recherché celui qui est perdu. Ceux-là ont été la proie de tous les animaux du champ ”.

Puisse Dieu faire que votre réunion ait le mérite et la réussite de motiver et de renforcer les membres de votre union et tous les Rabbanim qui, malgré les pressions intérieures et extérieures, assumeront pleinement cette fonction rabbinique, sans que leur jugement soit détourné ou dévoyé. Recevant la mission et la force de la Torah et de Celui Qui la donne et Seul dirige le monde entier, ils formeront de saintes communautés juives et les conduiront sur le chemin menant vers la maison de Dieu, avec la largesse dans tous les domaines, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ Je placerai au dessus d’eux un berger unique et David, Mon serviteur, les fera paître ”.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, pour renforcer la Torah de vérité, la vérité immuable de Dieu et pour la diffuser.

M.Schneerson,

Notes

(1) La Parchat Balak, soit le 1er Tamouz. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Rambam, début des lois des insoumis ”. (3) Reptile. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5378. (5) Avancé par Kora’h. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, à la Parchat Vaykra, page 1c. ” (7) Sur l’animal n’existe pas, car tout est vain.

Lettre n°5568

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5568, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Sivan, dans laquelle vous m’écrivez que vous vous demandez souvent si la valeur des choses est diminuée parce que tout cela provient…(1).

Vous connaissez l’enseignement de nos Sages selon lequel un homme peut étudier la Torah d’une manière intéressée car c’est ainsi qu’à terme, il le fera de manière désintéressée. S’il en est ainsi de façon générale, combien plus est-ce le cas quand un homme s’arrête sur cette idée, y médite et en est touché. De la sorte, il parvient plus aisément à agir de manière désintéressée, même si, a priori, une autre motivation intervenait également. Bien plus, il peut même y avoir un doute(2), en la matière.

Et, l’essentiel, pour le futur, est le souvenir de la Michna affirmant que : “ L’acte est essentiel ” ou, selon la formulation du saint Zohar : “ L’acte est supérieur ”. Il est certes important de méditer à tout cela, d’établir un bilan moral. Mais, l’on connaît l’image(3) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle un commerçant qui, à tout moment, délaisserait son négoce pour établir le bilan de ce qui s’est passé, comparerait les recettes aux dépenses, ne ferait pas avancer son affaire, bien au contraire. Il en est ainsi à tout moment.

Quand vous deviendrez ami et vous rapprocherez profondément des jeunes de l’association ‘Habad et des élèves de la Yechiva se trouvant

dans votre entourage, quand vous prendrez la décision d’ôter les barrières trouvant leur source dans une éducation différente, reçue pendant l’enfance, cette proximité indirecte, s’ajoutant aux instructions directes que vous recevrez de leur part, de temps à autre, guidera votre voie et votre comportement dans la direction qui convient, c’est-à-dire vers un mode de vie ‘hassidique, au quotidien et non uniquement pendant le Chabbat, les fêtes et dans des situations exceptionnelles. Peu à peu, cela vous deviendra plus aisé et, si vous le désirez réellement, s’accomplira pour vous le dicton selon lequel l’habitude devient une seconde nature.

Il est difficile de donner un conseil, en la matière, alors que l’on est éloigné par la distance. Néanmoins, la nature des hommes établit qu’un changement radical, pouvant être constaté par tous, rend plus aisées les modifications profondes et l’accoutumance à un nouvel environnement. On peut ainsi, selon une expression en Yiddish, “ brûler le pont derrière soi ”. Pour vous, cela pourrait être le fait de porter la barbe. Vous consulterez également les notes du Tséma’h Tsédek, imprimées dans les additifs de son commentaire sur les Tehilim. En effet, le fait de conserver la barbe entière suscite les bénédictions célestes et permet de faire abstraction des jugements sévères et des accusations. A notre époque, qui peut se permettre de renoncer à cette grande miséricorde ? Qui n’en a pas besoin ?

Vous participerez sûrement à la réunion ‘hassidique des jours de la libération(4), les 12 et 13 Tamouz, qui approchent. En effet, nous célébrons, cette année, le trentième anniversaire de cette libération.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Parce que l’étude de la Torah n’est pas totalement désintéressée. (2) Sur la présence de cette autre motivation. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4017. (4) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques.

Lettre n°5569

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5569, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Sivan, dans laquelle vous me dites que l’on fait des préparations concrètes(1).

A n’en pas douter, quiconque peut intervenir pour faire disparaître cette situation effroyable introduit effectivement toutes les actions qui conviennent et le fera encore par la suite. En effet, qui sait et comment déterminer le moment le plus propice pour de telles actions ? Il est sûrement inutile de conseiller l’empressement à quelqu’un comme vous et le but de la présente est uniquement de souligner tout cela, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”.

Autre point, le verset dit que “ tes détracteurs et tes délateurs émanent de toi ”. De manière plus fine, cela signifie que, quand les personnes craignant la Parole de Dieu exhibent leur faiblesse, dans un des domaines de la foi, y compris de la manière la plus infime, l’emprise de “ l’autre côté ” devient possible et celui-ci peut mener une guerre offensive, sur différents points. Il n’y a, en cela, rien de surnaturel. Il est naturel qu’il en soit ainsi et, bien plus, de nombreux laïcs le disent clairement : “ Puisqu’ils ont cédé dans tel domaine, pourquoi ne le feraient-ils pas pour tel autre également ? ”. Parfois même, le contraire est vrai(2).

Je fais spécifiquement allusion aux bateaux israéliens(3), qui voyagent pendant le saint Chabbat et, du fait de nos nombreuses fautes, nombreux sont ceux qui craignent la Parole de Dieu et, malgré cela, trébuchent, en la matière. En effet, on passe sous silence, délibérément ou non, l’interdiction absolue, qui prévaut dans ce domaine. Bien plus, certains donnent à cette transgression punie de lapidation(4) une apparence de Mitsva, en font un cas de force majeure(5). L’obscurité de l’exil est profonde et l’on se fonde sur des raisons qui ne sont que des prétextes, suggérés par telle personne qui exerce des pressions. C’est ainsi que l’on trébuche.

Un autre point concerne la présente époque. Il s’agit de la séparation, qui doit être faite, dans les écoles, entre les garçons et les filles(6). Les lacunes, en la matière, ont malheureusement causé beaucoup de victimes, jusqu’à maintenant. J’ai soulevé cette question, avec amertume et l’on m’a répondu, sans arrière-pensée, qu’il y a, en Terre Sainte, beaucoup de Rabbanim, de Grands de la Torah et qu’à l’évidence, ceux-ci ne seraient pas restés les bras croisés, si ce problème se posait réellement.

Dans ces deux domaines, il est certain que si l’on consentait l’effort nécessaire, la situation s’améliorerait. Or, celui qui sauve une seule âme juive est considéré comme s’il perpétuait le monde entier. Combien plus en est-il ainsi quand il s’agit de centaines, de milliers de personnes.

Il est aussi un troisième point qui, semble-t-il, sera plus difficile à résoudre. Il s’agit du service militaire des femmes. M’entretenant de ce sujet avec quelqu’un, j’ai fait part de ma surprise et de mon étonnement, en constatant que l’aspect essentiel n’avait pas été évoqué. Cette mixité est interdite également pour les hommes. Or, on ne fait référence qu’à un point intervenant par la suite et concernant les femmes. On cite donc l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Esther devint comme la terre du monde ”(7). Dans la pratique, les femmes qui ne sont pas religieuses sont un obstacle, beaucoup plus que celles qui le sont(8).

Je dis qu’en l’occurrence, une question se pose, car, d’après les dernières informations qui me sont parvenues, il serait possible d’intervenir, en la matière. Certes, de manière affirmée et officielle, ils n’accepteront pas de supprimer le service militaire des femmes, mais, officieusement, cela serait possible. Tous, y compris le camp adverse, ont pris conscience que le tort en résultant n’est pas considérable, par rapport à la situation négative qui en découle, d’après l’avis de tous, et non seulement dans le domaine religieux.

Certes, les mois de l’hiver sont plus adaptés que la période actuelle pour exercer des pressions et connaître la réussite. Mais, l’on ne se plaint pas du passé et puisse Dieu faire qu’au moins maintenant, ceux qui craignent la Parole de Dieu se servent de tous les moyens et de toutes les possibilités dont ils disposent. Chaque effort, en la matière, est une Mitsva, d’autant qu’il y a de bonnes chances que l’on connaisse le succès, jusqu’à un certain point, dans les trois domaines qui viennent d’être évoqués. Or, si l’on tient compte de l’importance de l’enjeu, chaque effort, en la matière, est effectivement justifié.

Avec mes respects, ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Pour mener une contre-offensive dans les domaines d’intérêt public, par exemple les bateaux israéliens voyageant pendant le Chabbat, comme le Rabbi le dira par la suite. (2) Un compromis en appelle un autre. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5534. (4) Un profanation du Chabbat, d’après la Torah. (5) Permettant de profaner le Chabbat, par exemple du fait d’un danger. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°5212. (7) Quand elle eut un contact avec A’hachvéroch. (8) Un précaution plus importante est donc nécessaire, en la matière.

Lettre n°5571

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5571, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 26 Sivan et vous avez sûrement reçu depuis longtemps ma réponse à vos précédents courriers.

Vous envisagez la rédaction d’appréciations(2) sur les cahiers des élèves. Il semble que vous omettez qu’il est nécessaire, pour ce faire, de s’extraire de ses autres activités, de se consacrer à celle-là, puis, après la rédaction de ces appréciations, de les mettre de côté afin de reprendre les autres points qui sont à l’ordre du jour. De fait, à la lecture de votre lettre, on pourrait penser que, pour une appréciation d’une ligne, il suffit du temps qu’il faut pour la lire et, le cas échéant, un instant avant et un instant après cela.

Si telle était l’organisation habituelle, si ces appréciations étaient attendues de ma part, il aurait fallu leur trouver un temps, mais, à quelqu’un comme vous, j’espère qu’il est inutile d’expliquer longuement que la responsabilité en incombe à la Yechiva fréquentée par ces élèves. Bien plus, même s’il fallait que je les vois et que je formule des remarques sur différents points, les appréciations aux élèves n’en devraient pas moins être faites au nom de la direction ou bien émaner d’elle. C’est de la sorte que l’on doit pratiquer dans chaque école. Plus encore, il y a même un doute, en la matière car, plus précisément, il s’agit d’élèves ‘hassidiques par nature, mais, du fait de la présence du penchant(3) dans le cœur de l’homme, ceux-ci doivent consentir un grand effort, ou même un effort conséquent.

Bien entendu, cela ne veut pas dire que je n’écrirai jamais d’appréciation. J’entends simplement souligner ce qui est, de toute façon, une évidence, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’une pratique pédagogique, y compris au sein des Yechivot Tom’heï Temimim. Je n’ai jamais entendu que l’on procède de la sorte, les années passées. Si le moment s’y prête et si cela est important, nous verrons ce qu’il y a lieu de faire.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°5415. (2) Le Rav Gringlass demandait au Rabbi de les rédiger sur les cahiers des élèves. (3) Vers le mal.

Lettre n°5572

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5572, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Sivan, dans laquelle vous me parlez de votre futur beau-frère et de ce qu’il vous a dit, à propos de l’étude de la ‘Hassidout et de ses pratiques. Lui-même s’y consacre d’une manière discrète(1).

Dans les générations précédentes, on pouvait effectivement concevoir une telle attitude, d’autant que l’on ne voulait pas en tirer de l’orgueil(2). A notre époque, en revanche, même s’il convient, bien entendu, de rejeter l’ostentation, on peut, toutefois, constater qu’un comportement affirmé, en la matière, crée un lien et un attachement plus profond(3). En effet, il est alors établi que l’on appartient à ce milieu, que l’on en a adopté ces pratiques, qu’il n’est pas convenable de changer soudainement d’idée. Un homme doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas être confronté à l’épreuve ou, en tout état de cause, pour la réduire, dans toute la mesure du possible. Un comportement ‘hassidique affirmé est bien un moyen de réduire l’épreuve(4). C’est une évidence.

J’espère que chacun d’entre vous et tous ensemble, profiterez des jours de la délivrance(5), les 12 et 13 Tamouz, qui approchent, dans toute la mesure du possible, afin de renforcer l’étude de la Torah, la pratique des Mitsvot, en général, de diffuser les sources(6), en particulier. J’attends de bonnes nouvelles, en la matière.

En un moment propice, je citerai tous ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour la satisfaction des besoins de chacun. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Sans que personne ne le sache. (2) Du fait de mieux accomplir les Mitsvot, selon la pratique de la ‘Hassidout. (3) A la ‘Hassidout. (4) Qui serait, en l’occurrence, un écart par rapport à la ‘Hassidout. (5) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques. (6) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5573

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5573, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

rend le jugement, dirige sa communauté dans

la droiture, le Rav Yehouda(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

Votre lettre du vingtième jour du mois du don de notre Torah(2) m’est bien parvenue et, en un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, en fonction de ce que vous écrivez.

Ces jours sont propices pour que soit exaucée une demande de profonde miséricorde, sollicitée par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. En effet, comme c’est le cas pour chaque berger fidèle, celui-ci se consacrait à son troupeau, lors de sa vie physique, dans ce monde et, de même, il continue à le faire, là-haut, afin d’obtenir la satisfaction des besoins de ceux qui sont liés ou attachés à lui, au sein de tout Israël. Or, est lié et attaché à lui celui qui se trouve sur le droit chemin qu’il nous a enseigné, qui suit ses pratiques et sa voie, comme l’explique l’Admour Hazaken, auteur du Choul’han Arou’h et du Tanya, dans Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27.

Or, nous approchons des jours de sa délivrance, les 12 et 13 Tamouz. En effet, il fut emprisonné à cause de l’abnégation dont il fit preuve pour la diffusion du Judaïsme, de la Torah et de ses Mitsvot. Et vous connaissez l’interprétation que donne le Ari Zal(3) du verset : “ Ces jours sont commémorés et revécus ”. Il explique que, s’ils sont commémorés avec l’inspiration qui convient, ils se révèlent pleinement, de manière nouvelle et sont revécus comme la première fois.

A l’époque, on observa des miracles surnaturels et le présent moment est donc propice pour cela. C’est un temps favorable pour que soient exaucés ceux que sont liés et attachés à la Torah et aux Mitsvot, dans tous les domaines qui permettent de les mettre en pratique, lesquels sont regroupés en trois catégories, enfants, santé et prospérité matérielle. Et, s’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour un Rav, dirigeant une communauté juive. La largesse, en tout ce qui le concerne, provoquera celle de toute sa sainte communauté.

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.Chetrit, rabbin d’Agadir, Maroc.

(2) Sivan.

Lettre n°5574

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5574, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Aryé Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me dites que l’activité des femmes ‘Habad, dans votre ville, s’est affaiblie.

Je vous joins une copie de ma lettre adressée à toutes, à l’occasion de la réunion des femmes et jeunes filles ‘Habad. Vous trouverez sûrement les mots pour l’expliquer, de la manière qui convient, dans votre entourage. Il est nécessaire non seulement de renforcer l’activité qui a été menée jusqu’à maintenant, mais aussi de la développer. Il est donc une certitude que vous en avez les moyens. Bien entendu, il faut profiter des jours propices que sont les 12 et 13 Tamouz, en rappelant de quelle manière celui dont nous célébrons la joie, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, considérait la mission fondamentale confiée aux femmes.

Vous faites référence au repas de Mitsva(2). Il faut vérifier s’il existe une coutume locale, en pareil cas. Si ce n’est pas le cas, vous le fixerez en son temps, c’est-à-dire la veille du 8 Mena’hem Av. Si c’est impossible, pour une quelconque raison, ce sera le Chabbat suivant.

Puisse Dieu faire que, de l’âge de treize ans, il atteigne celui de quinze et l’étude de la Guemara. Vous et votre épouse concevrez de lui et de tous vos enfants beaucoup de satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive et ‘hassidique.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav A.L. Lipsker, de Lod.

Voir, à son sujet, les lettres n°910 et 973. (2) A l’occasion de la Bar Mitsva du fils du Rav Lipsker, qui devait avoir lieu le 8 Mena’hem Av.

Lettre n°5575

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5575, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Sivan, dans laquelle vous envisagez de passer ici le mois de Tichri prochain(1). Vous connaissez mon opinion à ce sujet. Plusieurs conditions doivent être respectées : A) Vous devez, bien entendu, obtenir le plein accord de votre épouse. B) Vous ne devez pas réduire, de ce fait, les dépenses indispensables de la maison. C) Vous devez vous concerter avec la direction de l’institution dans laquelle vous exercez votre mission sacrée, de sorte que votre voyage ne cause pas de tort à votre activité, ce qu’à Dieu ne plaise. D) Ce voyage doit également avoir un apport pour tous(2), ce qui veut dire qu’à votre retour, cette visite et tout ce qui en découle devront être ressentis dans votre entourage, par la diffusion de l’étude de la ‘Hassidout, l’adoption de ses pratiques et de ses usages.

Si toutes ces conditions sont remplies, vous pourrez vous intéresser à ce voyage.

Vous gardez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à de nombreuses personnes ayant posé cette même question au Rabbi. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5156.

Lettre n°5576

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5576, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Tamouz, dans laquelle vous me faites part des changements intervenus dans votre classe. Pour différentes raisons, ceux-ci ne vous conviennent pas. Vous avez pris conseil auprès de quelques uns de ceux qui se trouvent à la Yechiva et de sa direction. Tous sont du même avis et vous me demandez ce que vous devez faire.

Il est bien évident que tout ce qui se passe à la Yechiva doit être conforme à la volonté de sa direction. En effet, la pérennité de chaque institution est conditionnée par la soumission à ceux qui la dirigent. En l’occurrence, vous devez exposer vos arguments à la direction. Vous l’avez sans doute déjà fait. Vous pourrez demander à ceux avec qui vous vous êtes concerté qu’ils s’adressent également à la direction. Néanmoins, tous ne peuvent que formuler des propositions. Car, concrètement, il faut obéir. Il y a là un principe fondamental.

Vous avez sûrement déjà reçu, il y a quelques temps, la réponse à votre précédente lettre.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5577

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5577, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi et à celle qui la suivait. Vous me demandez si vous devez également contacter l’Institut végétarien. Cela est judicieux, d’autant que, comme vous le dites, vous avez déjà fait une telle démarche et cette conception correspond effectivement à ce que vous recherchez.

Vous évoquez également le temps que vous fixez pour l’étude avant d’aller dormir. Celui-ci a une incidence sur la préparation du cours que vous donnez à votre classe. Vous connaissez la Loi, en la matière et vous consulterez, à ce sujet, les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 1. Néanmoins, vous pouvez sûrement conserver ce temps d’étude, sans pour autant qu’il compromette la préparation du cour que vous donnez à votre classe, par exemple en le fixant plus tôt.

Vous faites référence au port des Tefillin pendant ‘Hol Ha Moéd. Je suis surpris que vous ayez un doute, en la matière. L’une des raisons de ceux qui interdisent cette pratique est les propos terribles que l’on trouve, à ce sujet, dans le Zohar et dans la Kabbala. Il en résulte que le fait de les mettre sans bénédiction n’arrange rien. Tout au plus pouvez-vous vous abstenir de prier avec cette communauté ou bien le faire seul. Or, il y a plusieurs synagogues, dans votre endroit.

Vous profiterez sûrement de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approche, dans tous les domaines qui caractérisent celui dont nos célébrons le miracle et la joie. Que Dieu vous accorde la réussite de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de l’état de santé de votre épouse.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°5578

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5578, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mi’haël(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous envisagez une interruption complète des études au Beth Rivka, pendant un mois, à cause de la chaleur. Si l’on ne peut faire autrement, soit. En revanche, si une autre possibilité existe, il est bien clair qu’une interruption complète n’est nullement souhaitable, car “ si tu m’abandonnes un jour…(2) ” et a fortiori pendant un délai plus long.

Notes

(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°4897. (2) Je t’abandonnerai deux jours, dit la Torah.

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