Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5538
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5538, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’(haï(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu, avec joie, votre lettre du 19 Sivan, m’informant que le dîner de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Melbourne a été une réussite matérielle et financière, mais aussi spirituelle et morale.
Moralement, j’espère que ceci vous permettra, non seulement d’avoir un plus grand nombre d’amis, comme vous l’écrivez, mais aussi de recevoir un plus grand nombre d’élèves(2), provenant de milieux de plus en plus grands et larges. Au final, tel est bien l’objectif, le signe de la réussite de chaque institution scolaire, la progression quantitative et qualitative des élèves.
J’espère également que vous gagnez correctement votre vie. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez toujours de bonnes nouvelles de vos accomplissements communautaires et de vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.Ritch, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°5421. (2) Ce terme est employé par le Rabbi à la fois au masculin et au féminin.
Lettre n°5539
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5539, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur le prélèvement de la Tsédaka(1). Certains ont coutume d’envoyer ici, à la caisse générale, la moitié de leur participation(2), alors qu’ils distribuent eux-mêmes la seconde moitié. Bien entendu, avec cette dernière, ils peuvent également venir en aide à des proches, à des frères.
Puisse Dieu faire que vous multipliez vos études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en plus des trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Que Dieu renforce Sa bénédiction, pour vous et pour tous les membres de votre famille, afin, en particulier, que vous gagniez plus largement votre vie, au sens le plus littéral.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Sur la manière de répartir les sommes qui lui sont consacrées. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°5195 et 5229.
Lettre n°5540
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5540, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 11 Sivan, laquelle, toutefois, n’explique pas la raison de ce silence.
Vous parlez de cette femme qui n’est pas proche de sa famille et n’a pas de contact avec elle. Il est clair que cela fait de la peine. L’inverse devrait être vrai et tous y auraient gagné, comme la pratique en fait la preuve. Une réflexion sommaire permet d’établir que Dieu créa les hommes de telle façon qu’ils aient des personnalités différentes. Pour autant, nous avons reçu l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Il est donc certain que les deux éléments ne sont pas contradictoires et l’on peut constater, dans la pratique, qu’il en est bien ainsi.
De façon générale, la cause d’une telle situation est qu’il semble à une des deux parties être déconsidérée par l’autre. On pense alors ne plus être respecté, en particulier quand on ne voit pas de motif à cette détérioration des relations. Mais, dans la plupart des cas, il n’y a là qu’une impression et, si l’on prend l’initiative du rapprochement, on s’aperçoit qu’il y avait là une confusion. Puisse Dieu faire qu’une amélioration significative intervienne, au plus vite, dans ce domaine.
Vous pouvez déduire de tout cela qu’il en est de même pour l’activité que l’on doit exercer précisément dans le domaine de ‘Habad. Comme je l’ai écrit plusieurs fois à de nombreux ‘Hassidim, je vois en cela le canal de la bénédiction, y compris matériellement et non uniquement spirituellement.
Sans doute poursuivez-vous vos efforts dans le domaine à propos duquel vous m’écrivez. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5541
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5541, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yé’hyel Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez que vous enseignez depuis de très nombreuses années. Sans doute observez-vous donc le cœur des jeunes. En conséquence, il doit être inutile de vous souligner qu’à toute époque et en tout lieu, la devise et l’objectif de l’éducateur juif doivent être l’accomplissement par les élèves des termes du verset : “ Crains Dieu et garde Ses Mitsvot, car c’est là toute la finalité de l’homme ”.
Mais, combien plus en est-il ainsi en la présente époque et dans un pays que toutes les nations du monde qualifient de Terre Sainte. Tel est le point central et profond de l’éducation juive, quelles que soient la matière enseignée et la méthode adoptée. L’enseignant doit graver en son cerveau et en son cœur le désir d’inculquer la crainte de Dieu à ses élèves, par chaque enseignement. Et, cette crainte de Dieu doit s’exprimer dans l’existence quotidienne, par la pratique des Mitsvot.
Le mérite de vos ancêtres vous vient en aide, puisque vous m’écrivez que vous êtes le petit-fils du Rabbi de Kostinin(2), qui est bien connu pour son amour des Juifs et sa crainte de Dieu. En outre, le mérite de ce qui est public vous vient en aide.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.M. Lipchitz, de Tel Aviv. (2) Rabbi Yé’hyel Meïr Lipchitz de Kostinin.
Lettre n°5542
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5542, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, avec votre demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me parlez de votre fils et vous me dites que vous ne savez quelle attitude adopter envers lui.
Vous connaissez l’enseignement de nos Sages selon lequel trois personnes doivent être rapprochées de la main droite(1). Un enfant est l’une d’elles. En l’occurrence, vous prendrez conseil(2) auprès d’un médecin psychologue. En effet, de nombreuses fois et peut-être même dans la plupart des cas, une comportement comme celui que vous décrivez dans votre lettre est d’origine nerveuse. Très souvent, le médecin peut intervenir, en pareille situation. En tout état de cause, votre description semble indiquer qu’un renvoi de la maison pourrait empirer la situation, ce qu’à Dieu ne plaise, plutôt que de lui apporter une solution. C’est une évidence.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez bientôt de bonnes nouvelles de tout cela. Il est bien évident que, plus vous-même, qui m’écrivez et les membres de votre famille, renforcerez votre engagement dans la Torah et les Mitsvot, plus vous élargirez la bénédiction de Dieu, en général et la satisfaction de votre demande, en particulier.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Avec douceur. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5722.
Lettre n°5543
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5543, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Sivan. Vous me dites que l’on a commencé a établir un programme détaillé pour les jours de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approchent. J’en suis satisfait. Sans doute ferez-vous participer tous ceux qui seront actifs par la suite. Ainsi, on sera plus sûr qu’ils s’acquitteront bien de la mission qui leur est confiée. Il n’en est pas de même pour ceux qui sont convaincus de leur propre valeur. Quand on leur donne des instructions toutes prêtes, ils se disent aussitôt qu’ils doivent faire le contraire, qu’ils agiront différemment.
Vous faites référence aux dépenses(2). Sans en faire le vœu, je demanderai au ‘Hassidim d’y participer, à hauteur de la moitié, par une collecte spécifique. Vous dites que, selon votre programme, la réunion doit durer, tout au plus, deux heures. J’en suis surpris. Pourquoi cette restriction ? L’envoi du tableau des corrections pour le Bitaon(1) a été retardé, du fait de mes nombreuses occupations. Il sera rédigé et envoyé, à la prochaine occasion. Il sera alors bon de l’éditer immédiatement et de ne pas attendre, afin de publier un numéro double.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, avec joie et enthousiasme, de même que de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement,
M. Schneerson,
N. B. : Vous faites référence aux paraboles de la ‘Hassidout ‘Habad. Celles-ci sont très peu nombreuses, y compris sous la forme adoptée par les prédicateurs, c’est-à-dire en décrivant un récit. On y retrouve plutôt des images comme celles du Midrash : “ Ceci évoque un roi de chair et d’os… ”. A la place de cela, la ‘Hassidout ‘Habad a plutôt recours au verset : “ Par ma chair, Je contemplerai le Divin ”. Elle s’appuie sur lui en illustrant la spiritualité par l’âme et son fonctionnement. La supériorité de cette solution est la suivante. L’image est la conséquence de ce qu’elle est sensée illustrer, c’est-à-dire de ce qui se passe là-haut. Vous consulterez le Tanya, au début du chapitre 3. S’agissant des quelques paraboles que l’on peut y trouver, leur référence est, bien souvent, indiquée. C’est le cas, par exemple, pour la parabole de la sonnerie du Choffar.
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°5392. (2) Occasionnées par les actions menées. (3) Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad.
Lettre n°5544
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5544, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18/6, dans laquelle vous me décrivez votre état de santé et celui de votre épouse, de même que votre existence matérielle.
Je suis surpris par la formulation de votre lettre, alors que vous avez vu de vos propres yeux les merveilles évidentes de Dieu, les miracles qui nous ont préservés des camps. Nous sommes actuellement dans un endroit où le danger a totalement disparu. Or, vous vous maintenez dans votre question, “ qui me viendra en aide ? ” et vous oubliez qu’il est écrit, juste après cela : “ Mon aide vient de Dieu. ”.
Bien entendu, mon but n’est pas de vous faire de la morale. Vous connaissez l’enseignement de nos Sages : “ Ne juge pas ton prochain avant d’arriver à sa place ” et “ Accorde à chaque homme les circonstances atténuantes ”. Je voudrais uniquement éclairer cette idée ici, telle qu’elle est réellement. Ainsi, vous comprendrez à quel point vous devez être ferme dans votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige. Plus cette confiance sera inébranlable et plus tôt vous assisterez à l’intensification des bénédictions de Dieu.
Tout cela est encore plus important dans votre situation. Quand vous recherchez un travail ou un moyen de gagner votre vie, votre interlocuteur observe quel est votre degré de certitude d’obtenir le poste et le gain. Dès lors, il en est influencé dans la manière d’accéder à votre requête, comme on peut le vérifier concrètement.
Bien entendu, il faut intervenir également par les voies naturelles, mais ce qui vient d’être dit s’inscrit effectivement dans cette démarche. En outre, vous devez également intensifier votre engagement dans la pratique des Mitsvot. C’est là le canal et le moyen permettant d’intensifier les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de s’assurer qu’elles sont conformes à la Hala’ha. Et, votre épouse adoptera l’usage positif des femmes juives vertueuses, qui consiste à donner de la Tsédaka, avant l’allumage des bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Bien entendu, vous vous engagerez à cela sans en faire le vœu.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5545
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5545, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Par l’intermédiaire du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, le Rav Douber Baumgarten, j’ai reçu votre demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de son contenu.
J’ai été heureux d’apprendre par lui que vous avez eu le mérite d’être étudiant à la Yechiva Tom’heï Temimim, dans le pays où nous nous trouvions auparavant. Or, les propos des Justes sont vivants et immuables. Combien plus en est-il ainsi pour leurs actions, en particulier celles qu’ils investissent en les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim, de manière directe, s’ils se sont rendus chez eux, les ont vus, leur ont parlé, ou bien de manière indirecte, par l’intermédiaire de l’enseignant ou du recteur, qui ont reçu des instructions des chefs, dirigeant la Yechiva Tom’heï Temimim, sur la façon d’en diriger les élèves.
Certes, les années peuvent faire en sorte que tout cela soit occulté. Toute chose, de temps à autre, doit être nettoyée, de la poussière et des impuretés s’accumulant sur elle. Mais, cela n’en remet pas en cause la valeur et, avec l’effort qui convient, on peut ôter cette couche qui voile et occulte. Dès lors, l’objet apparaît dans toute sa pureté.
De fait, chaque Juif est un réceptacle pour recevoir les bénédictions de Dieu de manière spirituelle, c’est-à-dire par la Torah et les Mitsvot. Il en est de même matériellement pour vos besoins, enfants, santé, prospérité, grâce à la netteté et la pureté du réceptacle, à son assainissement, attirant et développant la lumière qu’il renferme. En effet, le spirituel et le matériel vont de paire, ainsi qu’il est dit : “ Si vous marchez dans Mes Décrets et gardez Mes Mitsvot… Je vous donnerai les pluies ” et toutes les bénédictions mentionnées dans la Paracha.
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5546
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5546, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites allusion à ce Rav. C’est en pareil cas que s’applique le commentaire du Likouteï Torah de cette semaine, affirmant que la forme, même si elle n’est pas adaptée, possède une force dont on peut se servir de manière judicieuse, dans toute la mesure du possible. Il faut donc profiter de ses traits de caractère pour développer la diffusion des sources(1), c’est-à-dire des usages et des pratiques de la ‘Hassidout, de son étude. De la manière dont vous décrivez sa personnalité, ceci se fera sans difficulté, si l’on s’y prend de manière agréable. C’est une évidence.
Ce qui doit être rectifié, en revanche, est le point suivant. Vous dites que ce Rav l’a interdite(2) pendant toute la semaine et l’a autorisée uniquement durant la nuit du Chabbat. Selon votre lettre, cette interdiction a été largement diffusée et elle est formelle. Or, on comprend ce qui en résulte et qu’il y a lieu de craindre, en notre génération orpheline. Si vous ne parvenez pas à lui faire changer d’avis, en la matière, il pourra être nécessaire que je lui écrive moi-même, d’ici.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) La relation conjugale.
Lettre n°5547
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5547, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites référence à un traitement par des rayons que doit subir votre épouse. Il me semble avoir déjà écrit qu’il faut avoir recours à d’autres traitements.
Certes, le médecin vous dit qu’il ne sera pratiqué qu’une seule fois. Or, de deux choses l’une, ou bien l’on craint ce traitement et l’on n’en est pas pleinement satisfait, car tout comme il peut être profitable, il peut également s’avérer nocif, ce qu’à Dieu ne plaise, ou bien l’on considère qu’une seule fois n’est pas dangereuse, auquel cas elle n’aurait pas d’intérêt non plus. En effet, tout dépend de l’intensité de ces rayons. C’est une évidence.
Lettre n°5548
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5548, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 25 Sivan et j’ai déjà écrit à de nombreuses personnes qu’il est regrettable de me faire savoir ce qui s’est passé uniquement à l’occasion d’un événement malencontreux. En conséquence, si Dieu souhaite qu’il y ait un échange de lettres, qui aboutira à une proximité des cœurs, il n’y a pas d’autre recours naturel que de susciter un tel événement malencontreux. Il n’en serait pas de même si l’on s’efforçait de m’écrire également pour les bonnes nouvelles. On pourrait alors se passer de l’événement malencontreux, qui n’a d’autre but que de réaliser la proximité des cœurs, de renforcer l’amour du prochain.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que votre état de santé s’améliore, que vous donniez de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne, de ce qui advient à vos fils et à vos filles, des actions que vous menez dans votre entourage, afin de renforcer le Judaïsme, la Tradition et sa diffusion. Et, de fait, l’un dépend de l’autre. En effet, les Juifs doivent être “ une nation unique sur la terre ”. Selon l’expression de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, ils doivent mettre en évidence l’Unité, en tout ce qui concerne la terre et la matière. Ceci implique également de réunir les dimensions matérielle et spirituelle de la vie de l’homme sur cette terre, en une unité véritable. Or, rien ne résiste à la volonté.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, en les domaines que vous mentionnez dans votre lettre et puisse Dieu faire qu’il en soit prochainement ainsi,
Lettre n°5549
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5549, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Chaoul Zeev(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu ma réponse à votre lettre, depuis longtemps déjà. La présente est liée au voyage dans votre pays, en un bon moment, du ‘Hassid, qui se consacre aux besoins communautaires, le Rav Yossef Ha Lévi Weinberg. Je suis convaincu que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour qu’il mène avec succès la mission qui lui est confiée(2). Toutefois, nos Sages disent que l’on conseille l’empressement précisément à ceux qui possèdent naturellement cette qualité. C’est la raison pour laquelle je vous écris, afin de formuler cette requête qui, selon l’expression de l’Admour Hazaken(3), “ n’a pour but que d’en souligner l’importance ”, de lui donner encore plus de poids.
Bien entendu, je fais également allusion à l’influence que vous exercez sur vos amis et sur vos connaissances, de sorte que tous fassent ce qui est en leur pouvoir pour la réussite de cette mission. Dieu, donne la Torah et Il ordonne les Mitsvot. Les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim sont éduqués à aimer Dieu et à Le craindre, en particulier grâce à l’étude de la ‘Hassidout, qui précise comment donner naissance à ces sentiments.
Et, Dieu définit Lui-même la récompense qui revient à ceux qui s’emploient à renforcer et à développer l’éducation. Ceux-ci obtiennent la satisfaction de leurs besoins, la santé, la prospérité et une satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive de leurs enfants et de leurs petits-enfants, auxquels Dieu accordera longue vie.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, dans la joie et l’enthousiasme,
Notes
(1) Le Rav H.C. Z. Bachur, de Johannesburg. (2) La collecte de fonds pour la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch. (3) Dans Iguéret Ha Kodech, chapitre 7, page 112a.
Lettre n°5550
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5550, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce que vous avez vécu. Vous évoquez également l’école dont vous êtes l’élève.
Votre décision de suivre la voie de la Torah et des Mitsvot est très judicieuse. Notre Torah est une Torah de vie et il est dit de ses Mitsvot : “ On vivra par elles ”. Cette affirmation ne s’applique pas uniquement dans le monde futur, mais implique aussi le bonheur dans ce monde. En effet, seule une vie conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie permet à un Juif ou à une Juive de trouver la tranquillité de l’esprit, le contentement et le bonheur véritable.
On peut, de manière passagère, imaginer que l’on obtienne un tel résultat sans se conformer aux prescriptions de la Torah. Mais, dans la pratique, on peut vérifier qu’un homme, tôt au tard, prend conscience de l’erreur amère qu’il a commise en s’écartant de la voie de la Torah. Car, comme je l’ai dit, il s’agit d’une erreur également dans la perspective de ce monde. Votre sort est enviable, car vous avez très vite pris conscience de cette vérité, vous suivez la voie de la Torah, y compris, bien entendu, dans l’action concrète. J’espère que vous redoublerez d’ardeur, en la matière, que vous connaîtrez l’avancement, d’une étape vers l’autre et le bonheur, en tout ce qui vous concerne.
J’ai bon espoir que vous influencez également vos amies, pour les rapprocher du Créateur du monde, Qui donne la Torah et les Mitsvot. Dieu vous accordera la réussite afin de donner de bonnes nouvelles de cela également.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5551
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5551, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du jeudi de la Parchat Chela’h. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne, qui faisait réponse à votre précédent courrier.
Le contenu de votre lettre, empli d’amertume et de découragement, n’est pas conforme à la voie tracée par le Baal Chem Tov, ses disciples et les disciples de ses disciples, luminaires de la ‘Hassidout, qui ont systématiquement mis en exergue l’Injonction divine : “ Servez Dieu dans la joie ”. Or, j’ai déjà écrit à plusieurs ‘Hassidim et également, me semble-t-il, à vous-même, pour souligner qu’il s’agit bien d’une Hala’ha et non d’un comportement ‘hassidique. C’est une décision fondamentale et essentielle, qui n’est nullement accessoire.
Cette Hala’ha est tranchée par le Rambam, à la fin des lois du Loulav. Celui-ci affirme : “ Il s’agit d’une forme importante du service de Dieu ”. Et, dans ses lois des opinions, à la fin du chapitre 3, il ajoute : “ C’est ainsi que l’on sert Dieu en permanence, ainsi qu’il est dit : en toutes tes voies, reconnais-Le ”. Ses termes sont reproduits par le Tour Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231.
Même si, en méditant à votre propre situation, vous ne comprenez pas la justification de cette joie, il a déjà été expliqué par le saint Tanya que le corps et ce qui le concerne ne troublent pas la joie de l’âme et ce qui la cause. Vous consulterez ce texte.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, par retour du courrier. Vous me direz que vous intensifiez votre étude de la Torah, dans sa partie qui est appelée “ arbre de vie ”, que la vie et la joie se rapprochent et même qu’elles s’unifient.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°5552
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5552, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Sivan, dans laquelle vous me décrivez votre travail, au cours des mois passés. Bien entendu, j’apprends avec peine non seulement que celui-ci ne s’agrandit pas et ne se développe pas, mais, bien au contraire, que le nombre des visiteuses est en diminution.
Même si l’on admet que les raisons que vous invoquez soient rigoureusement exactes, il n’en reste pas moins que rien n’a été accompli. Bien plus, chacun d’entre nous a reçu l’Injonction d’augmenter ses actions positives. Il est donc certain qu’avant d’émettre de telles Injonctions, Dieu a préparé les moyens de les mettre en pratique. En conséquence, si l’on n’a pas connu la réussite jusqu’à maintenant, ce n’est par impossibilité d’agir, mais sans doute parce que l’on n’en a pas assez fait, ou bien parce que l’on n’est pas intervenu de la manière qu’il aurait fallu, dans certains endroits et dans certains milieux.
Il est bien clair que mon but n’est pas de vous faire de la morale et encore moins de la peine. Je voudrais souligner encore une fois les grandes capacités qui vous ont été accordées, afin d’agir, en général, pour un Judaïsme pénétré de clarté ‘hassidique et, en particulier, pour la ‘Hassidout. Les semaines et les mois qui s’écoulent sans que vous ne vous en serviez causent un dommage considérable.
Puisse Dieu faire que, de manière calme et pacifique, vous vous concertiez avec toutes vos amies, afin d’améliorer l’action en cet accomplissement fondamental, conformément au souhait de nos saints maîtres. Il est évident que, pendant les mois d’été, on doit maintenir de telles activités, même si on le fait par d’autres moyens que durant le reste de l’année. Très bientôt, vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5553
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5553, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Quand on ne peut faire autrement, on commence la lecture des Tehilim tout de suite après la prière, puis on l’achève pendant le courant de la journée. Et, le Psaume correspondant au nombre de ses années peut être dit après les Tehilim selon la répartition mensuelle.
Certes, on pourrait appliquer, en la matière, le principe selon lequel “ plus on est saint, plus on a la priorité ”, puisque ces Tehilim sont dit par l’ensemble de la communauté. La même différence existe entre un sacrifice public et un sacrifice personnel. Toutefois, on m’a fait remarquer que, dans une lettre du 9 Tévet 5709(2), figurant dans le Kovets Mi’htavim sur les Tehilim(3), avec les notes du Tséma’h Tsédek, on dit l’inverse. Cependant, on peut admettre que c’est différent, quand on ne peut pas faire autrement.
Notes
(1) Le Rav C.M. M. Liberov. Voir, à son sujet, la lettre n°4179. (2) 1949, du précédent Rabbi. (3) Imprimé dans le Tehilim Ohel Yossef Its’hak abrégé, à la page 214.
Lettre n°5554
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5554, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Sivan, avec la demande de bénédiction qui y était jointe et qui a été lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’attends de bonnes nouvelles de ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire qu’elles me parviennent au plus vite.
Il est sûrement inutile de vous souligner qu’il n’est nullement suffisant de supprimer un nom(2), alors que celui de ‘Habad ne s’est pas répandu dans toute la région, qu’il reste donc une place vide. Vous savez ce qui est dit, à ce propos, dans les livres de ‘Hassidout et de Kabbala : un endroit vide est la conséquence du Tsimtsoum, de la contraction qui est à l’origine de la rigueur.
On rapporte la réponse d’un de nos maîtres(3), à qui l’on demandait quelle est la différence entre la ‘Hassidout et le Moussar, l’enseignement éthique. Il expliqua que, quand un voleur s’introduit dans une maison, on peut se préserver de son incursion de deux façons : A) en hurlant pour le faire fuir, ce qui ne l’empêche pas de revenir quand il n’aura plus peur, quand on aura cessé de crier ou bien quand il se sera habitué à cette situation, B) en le saisissant et, mieux encore, en lui faisant accéder à la Techouva. L’image est bien clair, de même que l’enseignement qui en résulte pour ce qui fait l’objet de notre propos.
Toute chose a un moment propice, un temps favorable, là-haut comme ici-bas. Il faut donc profiter, en la matière également, du fait que nous nous rapprochons des jours de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, en espérant qu’il y a bien là un fait important. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de votre état de santé et de celui de tous les membres de votre famille,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4785. (2) Celui que Kfar ‘Habad portait auparavant, dans les documents officiels. Voir, à ce sujet, la lettre n°5344. (3) Voir le Likouteï Si’hot, tome 2, page 474.
Lettre n°5555
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5555, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5717,
Brooklyn,
A monsieur Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18/6 et je suis surpris que vous ne me précisiez pas quelle est votre activité, à Montevideo et quel temps vous fixez pour l’étude de notre Torah, Torah de vie, qui est notre vie et la longueur de nos jours, le canal et le réceptacle pour recevoir les bénédictions de Dieu, Qui donne la Torah, en tous les besoins de l’homme, matériels et spirituels. Sans doute me préciserez-vous tout cela à la prochaine occasion.
Vous me demandez pour quelle raison il n’est pas bon d’appeler la communauté de Montevideo Chouva Israël(2). Cette raison est la suivante. Il n’est pas d’élément, pas de groupe, dans le monde, qui n’ait pas des défauts, des manques. En effet, seul le Saint béni soit-Il est parfait et, selon l’expression du Zohar, Il est “ la Perfection de toute chose ”.
Dès lors que tout est entaché par le manque, on peut envisager, et la pratique concrète fait la preuve qu’il en est bien ainsi, que certaines personnes refusent de s’approcher, précisément du fait de ce manque, même si, par ailleurs, tous les autres aspects leur conviennent. En conséquence, quand on constitue une association nouvelle dans un endroit nouveau, il est important que le plus grand nombre de Juifs en deviennent les membres. Pour cela, il est bon de donner à cette association un nouveau nom et non un nom ancien, déjà porté par un autre groupe, même s’il s’agit de Chouva Israël, qui fait référence à la Torah et aux Mitsvot. De la sorte, ceux qui sont critiques envers Chouva Israël, à juste titre ou bien à tort, ne seront pas empêchés de rejoindre cette nouvelle structure. Bien entendu, tout serait différent s’il s’agissait d’une branche ou d’un groupement local. Alors, il est clair qu’il faudrait choisir le nom de l’organisme central. Il n’en est pas de même pour un groupement nouveau.
Vous avez sûrement connaissance de la pratique qui consiste à lire, chaque jour, après la prière du matin, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. De même, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, il est bon de donner quelques pièces à la Tsedaka, sans en faire le vœu.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) M. C. Sasson, de Montevideo. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°5154 et 5346.
Lettre n°5556
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5556, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5717,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
groupement de Rio, Brésil,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, le compte-rendu du lundi de la Paracha “ Voici le Décret de la Torah ”, m’annonçant une bonne nouvelle, la création d’un groupement des jeunes de l’association ‘Habad dans votre pays.
Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, en conformité avec les enseignements de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera, dont l’un des points essentiels est la nécessité de tirer, de chaque concept, un point synthétique. Ceci s’applique également à la ‘Hassidout, bien qu’elle comporte des notions profondes. Bien plus, l’existence d’un tel point synthétique fait la preuve de la qualité de l’étude. Combien plus est-ce le cas pour les réunions et les décisions. Et, point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident.
Mais, il est tout aussi évident que cela dépend uniquement de vous. Les moyens vous sont pleinement accordés puisque nous nous trouvons dans la période du talon du Machia’h, qui “ se tient derrière notre mur ”, à proprement parler et qui attend que les “ petits récipients ” reçoivent également l’élévation. Alors, il se révélera et nous libérera, lors de la délivrance véritable et complète. Il nous conduira, la tête haute, vers notre Terre et “ le monde s’emplira de connaissance de Dieu comme l’eau recouvre le fond de la mer ”.
Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°5557
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5557, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Sivan, dans laquelle vous me parlez de votre état de santé et vous me décrivez vos douleurs. A plusieurs reprises, vous avez guéri, puis vous avez connu une rechute.
Il serait bon que vous recherchiez un médecin spécialiste, en ce domaine et vous vous conformerez à ses prescriptions. La Torah a autorisé le médecin à guérir, mais il bien évident que, s’il lui arrive parfois, d’exprimer le contraire de la bénédiction, il devient ainsi l’une des causes de détérioration de la santé de l’âme et donc de celle du corps. En effet, le verset, faisant allusion à chaque Juif, dit : “ Je bénirai ceux qui te béniront ”.
Cette attitude doit être encore plus clairement exclue parce que, comme vous l’écrivez, vous assumez une mission sacrée, celle de scribe. Et, vous savez que les écrits du Ari Zal condamnent, en des termes effroyables, la colère, affirmant que celui qui s’emporte change d’âme. Et, point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident, ainsi qu’il est dit : “ Comme le visage se reflète dans l’eau, le cœur de l’homme se reflète en celui de l’homme ”. En conséquence, quand on sait se maîtriser, que l’on dit uniquement des bénédictions et des bonnes paroles, on transforme également le cœur de son épouse. Dès lors, la paix et la joie règnent dans le foyer.
Vous étudierez, avec l’approfondissement qui convient, Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, au chapitre 25. Ce texte commente avec précision l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ celui qui se met en colère est considéré comme s’il servait les idoles ”.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, en particulier celles de la tête. Et, chaque jour, après la prière du matin, vous lirez des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, sans en faire le vœu.
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