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Iguerot Kodesh — lettres 5518 à 5537

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5518

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5518, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, concernant le Gan Israël. La question a été transmise aux responsables et ils vous contacteront directement.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien, dans votre lettre, des actions que vous menez pour diffuser les sources(1) à l’extérieur. C’est là le besoin et la nécessité du moment. Vous connaissez la sainte lettre du Baal Chem Tov, à ce sujet(2). Celle-ci a été diffusée et son contenu est sûrement parvenu jusqu’à vous. Il est certain qu’elle délivre un enseignement à tous ceux qui en ont connaissance.

Vous connaissez aussi le dicton du Baal Chem Tov, que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel tout ce qu’un Juif voit ou entend doit lui délivrer un enseignement pour son service de Dieu. De fait, une réflexion sommaire suffit pour établir que cette idée est partie intégrante de la Mitsva de la foi. Le hasard n’existe pas. En outre, la Michna affirme que : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”.

Bien entendu, il ne s’agit pas, avant toute autre chose, que tout ce qui a été accompli soit connu ici, mais bien de souligner l’importance et la nécessité de telles actions, conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) Selon laquelle le Machia’h lui affirma qu’il viendrait quand son enseignement se serait répandu à l’extérieur.

Lettre n°5519

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5519, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Sivan. Vous me demandez de quelle manière vous pouvez déterminer si une idée provient du bon ou du mauvais penchant.

Vous avez consulté le récit du Rabbi de Tchernobyl(1), qui est cité dans la causerie de Pessa’h 5703(2). Vous verrez également le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan. Ceci vous apportera la réponse à votre question.

Votre seconde question était la suivante : pouvez-vous étudier le Tanya avec les jeunes gens ? Non seulement vous pouvez le faire, mais, bien plus, cela est même une obligation. En effet, il est longuement expliqué par ailleurs que l’enseignement profond de la Torah, révélé à notre époque par la ‘Hassidout, est un devoir individuel. Il s’agit, non seulement de connaître une autre partie de la Torah, mais aussi de se renforcer dans la pratique des Mitsvot et l’étude de la partie révélée de la Torah. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4540. (2) 1943, du précédent Rabbi.

Lettre n°5520

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5520, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Sivan.

Vous m’interrogez sur les noms du marié et de son beau-père. Tous deux possèdent deux prénoms, mais l’un et l’autre ont, en commun, l’un de ces deux prénoms(1).

Vous connaissez la décision hala’hique de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h et celle de son petit-fils, le Tséma’h Tsédek, selon lesquelles il n’y a rien à craindre, en pareil cas. Vous consulterez les responsa du Tséma’h Tsédek, Even Ha Ezer, au chapitre 143 et les décisions hala’hiques du Tséma’h Tsédek, Choul’han Arou’h, Yoré Déa, au chapitre 116.

Vous m’en demandez la raison, car la femme appellera ainsi son mari du nom de son père(2). Plusieurs livres discutent ce point, mais le Rambam précise que ce principe s’applique uniquement pour un nom peu fréquent. A ce propos, vous consulterez les responsa Tsafnat Paanéa’h du Gaon de Ragatchov, au chapitre 128, tome 1 et le Otsar Ha Posskim, tome 1, à partir de la page 100.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5442. (2) Ce qui pourrait être interprété comme un manque de respect à son père.

Lettre n°5521

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5521, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Sivan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Barou’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après un long silence, j’ai bien reçu votre lettre de ce dimanche, avec ce qui y était joint et qui vous est restitué ici, conformément à votre demande.

Vous me demandez mon avis et mes remarques(2). Sans entrer dans les détails de l’affaire, que vous exposerez sûrement à l’avocat, afin qu’il les examine et les rédige de telle sorte qu’ils correspondent à ce qu’il souhaite mettre en avant devant le juge, je préciserai qu’il est utile de formuler, tout d’abord, une remarque, d’ordre général, qui est la suivante. Il est nécessaire d’écarter complètement le second chapitre.

En la matière, mon avis est bien clair. Le premier chapitre fait état des avis de toutes les organisations rabbiniques orthodoxes. Or, toutes sont du même avis, concernant la question posée au second chapitre, comme cela est indiqué. Il est donc inutile de citer des preuves pour étayer leur avis. Plus important encore, ces preuves pourrait causer du tort et l’on peut bien comprendre pourquoi il en serait ainsi.

L’autre partie peut discuter chacune de ces preuves. Et, même si elle ne peut les réfuter, elle s’efforcera de démontrer le contraire. Comme vous le savez, “ les portes des explications n’ont pas été refermées ”. Plus important encore, si l’on cite une preuve pour confirmer l’autorité des organisations rabbiniques, il en résulte deux points : A) la décision hala’hique ne se suffit pas à elle-même et elle doit encore être complétée, B) celui qui siège au tribunal a compétence pour déterminer si l’association des Rabbanim a raison. Or, le juge lui-même ne pense pas avoir ce pouvoir et, avant tout, le Choul’han Arou’h interdit de procéder de la sorte, en interrogeant un non Juif ou même un Juif qui ne serait pas compétent, en lui demandant de confirmer la décision du Rav. Telle est la manière d’agir de ceux qui appartiennent aux mouvements conservative ou réformé !

A la place du second chapitre, il est préférable de citer précisément les dates de la décision rendue par l’association des Rabbanim, si possible d’en produire un original, avec une traduction anglaise, de montrer qu’il n’est pas d’autres organisations rabbiniques orthodoxes que celles qui sont citées dans ce chapitre, d’établir un lien avec le point fondamental que l’avocat doit mettre en exergue, le fait qu’une synagogue orthodoxe se doit de mettre en pratique une décision des rabbins orthodoxes. A l’opposé, elle n’est pas tenue d’appliquer celle des prêtres, même si ceux-ci sont des hommes de foi. Les réformés, par contre, refusent la Torah de Moché et ils n’en proposent pas une autre, à la place. De fait, les non Juifs reconnaissent également que la Torah est celle qui émane du ciel.

Je suis satisfait que vous citiez, à l’appui de votre propos, l’image selon laquelle “ il sera fait d’un seul bloc ”(3), ce qui veut bien dire que vous engagez votre responsabilité. Vous citez les versets relatifs aux cymbales et au Chandelier. Les premières servaient à Moché, notre maître, qui reçut la Torah sur le Sinaï, pour réunir les enfants d’Israël. Le Chandelier apportait la clarté, grâce à l’huile sacrée, non seulement dans le Temple, mais aussi, comme le disent nos Sages, dans le monde entier. Vous devez comprendre ce que cela veut dire. Il faut mettre en pratique tout ce qui vient de sa bouche et cesser de dire que cela ne vous concerne pas. Engagez-vous à prendre ces cymbales et ce Chandelier, à poursuivre votre effort jusqu’à parvenir au résultat final.

Puisse Celui Qui donne la Torah, Torah de Vérité, Qui dirige le monde, en tout endroit et à chaque époque, faire en sorte que cela soit plus facile que ce que vous imaginez, que vous ayez une immense réussite.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav B.Levitin, de Monts Calmes. Voir, à son sujet, la lettre n°4843. (2) Sur le procès fait au destinataire de cette lettre pour avoir placé, dans la synagogue, une séparation entre les hommes et les femmes. Voir, à ce sujet, la lettre n°4843. (3) Le Chandelier, par Aharon.

Lettre n°5522

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5522, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5717,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Sivan, dans laquelle vous me décrivez brièvement la réunion ‘hassidique(2).

Il est sûrement inutile de vous souligner, de même qu’à tous les autres ‘Hassidim, la nécessité impérative de garder le contact avec ceux qui prennent part à ces réunions, en particulier ceux qui, pour l’heure, ne participent à aucune autre activité.

Je précise qu’il est inutile de vous le souligner, car il y a là une évidence. Pourtant, il semble que vous n’y ayez nullement fait attention, jusqu’à maintenant. A ma grande peine, plusieurs conséquences malencontreuses résultent de cette négligence. Bien entendu, ces propos s’adressent à tous les ‘Hassidim susceptibles d’avoir une telle activité. Vous avez donc le droit et le mérite de les leur transmettre.

Puisse Dieu faire qu’intervienne, en la matière, un changement fondamental, dans le sens du bien et que, très prochainement, je reçoive de bonnes nouvelles des conséquences positives qui auront été constatées.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4827. (2) Vraisemblablement organisée, à l’occasion d’une fête par les jeunes de l’association ‘Habad de cette ville.

Lettre n°5523

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5523, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux

besoins communautaires, assume fidèlement sa mission,

est empli d’empressement, le Rav Yaakov Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je m’adresse à vous à propos de la synagogue Loubavitch et, simultanément, j’écris aussi au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav I.A. Levitanski(2).

La situation de la synagogue Loubavitch de Chicago et les événements qu’elle subit m’ont suggéré la ferme résolution non seulement de la maintenir et de la pérenniser, mais aussi de la renforcer, de l’élever, de développer ses accomplissements et ses réalisations positives.

En conséquence, il est utile que ceux qui sont liés à cette institution, auxquels l’idée d’une synagogue Loubavitch est proche et chère, interviennent, en la matière. Bien entendu, les responsables doivent se concerter, à propos de ce qu’il convient de faire, d’une manière agréable et pacifique, avec un seul cœur. Il leur faut rechercher les voies et les moyens qui permettront de remonter la situation, d’assurer son fonctionnement et son développement ultérieurs.

Vous deux, avec le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a de bons comportements, ancien élève de la Yechiva, le Rav Chlomo Zalman Hecht Chlita, avez eu le mérite d’entendre, à différentes reprises, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, s’exprimer, à propos de ce qui concerne Loubavitch à Chicago, en général comme de manière spécifique. Vous devez donc être les premiers à agir, en la matière. Il vous faut convaincre tous les autres membres, afin que ce qui vient d’être dit soit réalisé de la meilleure façon, avec une pleine coopération, dans tous les domaines.

Il est tout à fait certain que, si l’on agit en harmonie, avec la ferme résolution d’œuvrer positivement pour cette cause, on recevra de Dieu une bénédiction pour une considérable réussite.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je vous adresse ma bénédiction et salue tous les ‘Hassidim,

Notes

(1) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son sujet, les lettres n°4485 et 5683. (2) Une lettre identique fut adressée aux Rabbanim Its’hak Aïzik Levitanski et Chnéor Zalman Hecht.

Lettre n°5524

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5524, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jour au cours duquel deux fois fut dit le mot “ bon ”(1). Vous me faites part de ce qui s’est malheureusement passé, pendant le Chabbat(2) et de ce que vous avez fait, dans la panique(3). Vous me précisez que vous en souffrez moralement.

Tout d’abord, vous devez consulter un Rav. En effet, peut-être était-il une Mitsva d’agir comme vous l’avez fait. Tout dépend du détail de ce qui s’est passé. En tout état de cause, le Rambam dit, à la fin de ses lois du Loulav, et différents passages du Tanya le confirment, qu’il est particulièrement nécessaire de servir Dieu dans la joie et l’enthousiasme. Or, le service de Dieu correspond au verset : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”(4), comme le tranche la Hala’ha, dans le Tour Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231. Vous devez donc mettre en pratique cette Injonction.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous le dicton des Justes, selon lequel, après un incendie, on s’enrichit. En effet, l’Attribut de miséricorde se met alors en éveil. Or, il est supérieur à celui de la bonté, qui était révélé auparavant. Il est celui de Yaakov, “un héritage sans limite, s’étendant d’une extrême à l’autre”. Et, vous consulterez le Dére’h Mitsvoté’ha, du Tséma’h Tsédek, à la page 114b.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Lors de la création, le mardi. (2) Un incendie avait alors éclaté. (3) Un geste pour éteindre le feu. (4) Chaque acte de l’homme en fait donc partie.

Lettre n°5525

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5525, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 12 Sivan, m’annonçant une bonne nouvelle, l’amélioration de l’état de santé de cette femme. Puisse Dieu faire que cette amélioration se poursuive, jusqu’à ce qu’elle recouvre pleinement ses forces.

Passant d’un bien à un autre, vous m’annoncez également vos efforts, couronnés de succès, pour développer la caisse de bienfaisance de votre synagogue.

Il convient de noter le lien entre les deux éléments. En effet, la synagogue permet à l’homme de formuler ses besoins à Dieu, au sens le plus littéral, ce qui inclut enfants, santé, prospérité matérielle. Or, pour obtenir, ici-bas, la satisfaction de sa demande, c’est-à-dire pour recevoir, au sens le plus littéral, enfants, santé, prospérité matérielle, il faut donner de la Tsédaka, comme l’expliquent différents passages d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken. De plus, la bienfaisance est la forme la plus élevée de la Tsédaka(2). C’est une évidence.

Puisse Dieu faire que, encore pendant de nombreuses années, vous fassiez du bien, par l’intermédiaire de cette caisse de bienfaisance, par les actes de bonté, en général, y compris au sens moral, par la diffusion du Judaïsme et surtout des sources(3), en tout endroit où vous exercez votre influence. Cette pratique augmentera également votre réussite dans les actes de bienfaisance que vous prodiguez à celle qui est délaissée(4). De la sorte, vous ferez de bonnes actions matérielles et spirituelles. Et, vous consulterez, à ce propos, le Tanya, au début du chapitre 29.

Avec ma bénédiction, selon la formule de mon beau-père, le Rabbi, afin de passer l’été en bonne santé et dans la joie,

Notes

(1) Le Rav Y.Horowitz, de Ramat Gan. (2) Puisqu’elle permet également d’accorder des prêts à ceux qui ne sont pas pauvres, s’étendant ainsi à tous. (3) De la ‘Hassidout. (4) Au corps. On peut ainsi recevoir une bonne santé.

Lettre n°5526

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5526, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5717,

Brooklyn,

A Sarah Mindel(1), que Dieu t’accorde longue vie,

Je te bénis et te saluer,

Je fais réponse à ta lettre du 14 Sivan, écrite pour le comité des jeunes femmes ‘Habad.

J’ai appris, avec plaisir, que vous vous attelez à l’accomplissement important qui consiste à rapprocher les jeunes filles de la pratique juive, pénétrée de chaleur ‘hassidique. A n’en pas douter, les femmes ‘Habad et, plus généralement, les ‘Hassidim de Montréal vous viennent en aide, en cela, si le besoin s’en fait ressentir. J’espère qu’avec le temps, chacune aura son domaine spécifique, en la matière. De plus, il est certain que l’essentiel est de multiplier le nombre de ceux qui vous suivent et qui reçoivent votre influence. Il en sera de même dans la dimension qualitative et l’on sait que rien ne résiste à la Techouva.

Il faut, avant tout, chercher les moyens qui conviennent pour profiter du temps de l’été(2), quand on est libéré des études séculaires. Alors, les écoles et les enfants disposent de plus de temps.

J’adresse, à chaque membre, ma bénédiction pour connaître la réussite dans son action et dans ses préoccupations matérielles, afin de se développer jusqu’à mériter de porter le nom de jeunes filles juives, descendantes de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) S. M. Gerlitski Chem Tov, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°3531. (2) En organisant des centres de vacance.

Lettre n°5527

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5527, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que plusieurs jeunes gens vous ont demandé en mariage, mais rien n’a abouti concrètement.

Il est bien évident qu’il ne faut pas s’en affecter, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous devez prendre la résolution la plus ferme, quand le Créateur du monde, Qui le dirige, vous permettra de trouver un bon parti, de diriger votre foyer sur la base de la Torah et des Mitsvot, que vous pratiquerez de la meilleure façon. Une décision sincère de votre part vous permettra de trouver le parti qui vous convient.

Vous me dites que l’on vous a parlé d’une sorcière. Oubliez donc tout cela ! Le Créateur du monde, Qui le dirige, vous protège. La sorcellerie n’a donc aucun pouvoir, ce qu’à Dieu ne plaise. Comme je l’ai dit, vous adopterez le comportement qui sied à une jeune fille juive vertueuse, qui est la descendante de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa. De la sorte, vous intensifierez la bénédiction de Dieu, Qui donne la Torah et les Mitsvot, en tous vos besoins, en général et pour trouver un bon parti, plus spécifiquement.

Vous enseignez à une classe et vous devez donc y renforcer la crainte de Dieu et la pratique des Mitsvot. De la sorte, vos propres besoins seront encore mieux satisfaits.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5528

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5528, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 29 Iyar, que je viens de recevoir. Vous me parlez d’un jeune homme, recteur de Yechiva, qui se trouve actuellement à la croisée des chemins. En effet, les deux possibilités suivantes s’offrent à lui :

A) Il peut poursuivre sa mission sacrée de recteur d’une Yechiva, mais cela lui prend l’essentiel de son temps et il ne peut plus s’approfondir dans l’étude, alors que certains lui promettent un avenir brillant dans la compréhension et l’étude de la Torah.

B) Il peut aussi abandonner ses fonctions de recteur de Yechiva, intégrer un Collel et se consacrer à l’étude, pour lui-même. Mais, en ce cas, le niveau de la Yechiva s’affaiblira. La place de choix que celle-ci occupe en Terre Sainte sera perdue, car il en est le pilier.

Il est clair qu’il doit poursuivre sa mission sacrée au sein de la Yechiva dont il est le recteur et même redoubler d’ardeur, en la matière. Le mérite de ce qui est public, c’est-à-dire celui de tous les élèves recevant son enseignement, lui viendra en aide, afin d’obtenir la satisfaction de ses besoins personnels et de connaître l’élévation dans la Torah. Vous connaissez, en effet, le dicton de l’Admour Hazaken,

auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, au début de son livre Torah Or, selon lequel, en donnant de la Tsédaka, “ on a un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”. Or, ce qu’il fait est bien une forme

de Tsédaka spirituelle. C’est une évidence.

Je saisis cette occasion pour vous rappeler la nécessité de garder les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Ce sont : A) les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin, B) le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi de la Sidra de la semaine, le dimanche depuis son début jusqu’au Chéni, le lundi du Chéni au Chelichi et ainsi de suite, C) le Tanya, que l’on apprend quotidiennement, selon sa répartition annuelle. Ces études ont un caractère propice, dans différents domaines.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5529

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5529, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous méditerez sûrement, afin de mettre au point un programme détaillé dans le but de profiter, de la manière la plus large, de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz(1), qui approche. Cette année, en effet, s’appliquent les termes du verset : “ et, ce fut, à l’issue de trente ans ”(2), à celui dont nous célébrons le miracle et la joie.

L’idée centrale est la diffusion des sources(3) à l’extérieur, laquelle est la nécessité et le besoin du moment, l’étude de la ‘Hassidout, l’adoption de ses usages et de ses pratiques dans des cercles de plus en plus larges, la propagation des règle qu’il a instaurées, l’étude du ‘Hitat, le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, qui concernent chacun. Tout ceci s’ajoute au renforcement du Judaïsme, en général et à l’étude de la Torah, en particulier des lois applicables au quotidien, à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon.

Que Dieu vous accorde la réussite afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques. (2) Le Rabbi fut, en effet, libéré en 1927. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5530

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5530, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, avec le feuillet, concernant cette personne, qui y était joint. En un moment propice, je mentionnerai leur nom, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins. Concernant la douleur que vous éprouvez, vous avez sûrement demandé au médecin si cela n’est pas lié à la circulation du sang dans la jambe. Je veux dire que, parfois, dans les nerfs les plus fins et les plus éloignés du cœur, le sang ne circule pas aussi vite qu’il le devrait.

Et, ce qui vient d’être dit du fonctionnement du corps de l’homme nous permettra de comprendre l’expression suivante de nos Sages : “ Les fautes que l’homme foule du talon(1) ”, d’après la première explication de Rachi, au traité Avoda Zara 18a. En effet, une attention particulière est nécessaire, pour de telles Mitsvot, afin de ressentir les battements du cœur d’Israël, qui est en éveil, même en exil, pour la Torah et les Mitsvot. C’est une évidence.

Vous préparerez sans doute un programme détaillé pour les jours de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approchent. Cette année, s’appliquent les termes du verset : “ et ce fut, à l’issue de trente ans ”. Vous consulterez, à ce sujet, l’introduction du fascicule n°76.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé,

N. B. : Vous avez sûrement participé à l’ouverture du Mikwé et à la fête donnée, à cette occasion. Je parle bien de participation, y compris d’après l’avis des derniers Sages selon lesquels celle-ci confère une propriété pleine et entière, en sorte qu’il n’est pas un seul aspect dont on ne soit pas le détenteur, au même titre que pour toutes les autres personnes qui s’associent également. De la sorte, l’état d’association apparaît à l’évidence, dans tous les aspects à la fois. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également.

Notes

(1) L’influence du cœur leur parvient d’une façon réduite. Malgré cela, si la circulation du sang se fait mal, les jambes sont douloureuses. (2) Voir la lettre précédente.

Lettre n°5531

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5531, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous faites référence au rôle de la Yechiva Tom’heï Temimim. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de préciser que l’interdiction d’écouter l’argumentation d’une seule partie, n’est pas un décret irraisonné de la Torah, mais bien une attitude logique. Il est clair qu’en la matière, c’est bien la rationalité qui doit intervenir, d’autant qu’il y a ici deux idées essentielles, qui sont les suivantes :

A) Il y a des réunions de la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim. Comme l’indique votre lettre, dans celles où l’on a débattu des points que vous évoquez, vous étiez présent et vous auriez donc pu formuler les remarques que vous me transmettez. Même si l’on peut imaginer que, sur le moment, vous n’avez pas pensé aux difficultés qui en découleraient, il n’en est pas moins logique de considérer que “ la bouche qui a interdit peut être celle qui permet ”. En effet, il reste toujours possible de revenir sur ces points, lors des réunions suivantes, d’en débattre en présence de tous les membres de la direction. Et, il est tout aussi logique de dire que “ le salut vient par les nombreux conseillers ”, surtout à propos de telles questions.

B) Le point suivant est essentiel, non seulement par rapport au contenu de votre lettre, mais aussi compte tenu de ce qu’écrivent les autres membres de la direction de Tom’heï Temimim. Il est bien évident que la finalité d’une Yechiva, sa raison d’être fondamentale, est le bien de ses élèves. Les enseignants, le recteur et les dirigeants ne sont que les intermédiaires, permettant aux élèves de recevoir concrètement ce bien. En conséquence, toute difficulté relative à la Yechiva doit systématiquement être analysée dans le contexte de sa finalité principale, c’est-à-dire le bien des élèves et ce qui en découle.

Il en résulte que l’enseignant et le recteur doivent concentrer leurs efforts en ce domaine, mettre leur personnalité de côté pour le bien des élèves. C’est uniquement dans cette mesure qu’ils s’acquittent fidèlement de la mission qui leur est confiée. Bien plus, c’est de cette façon qu’ils acquerront eux-mêmes la grandeur, car un enseignant et un recteur se grandissent quand la Yechiva le fait également. Si celle-ci se développe, quantitativement et qualitativement, si l’intérêt des élèves est pleinement satisfait, l’importance et la valeur de l’enseignant et du recteur en sont renforcées, non pas spirituellement, à titre de récompense, mais bien matériellement, par une relation de cause à effet, de façon naturelle.

Il est bien évident que ces propos s’adressent à tous, aux enseignants, au recteur, aux dirigeants, mon temps ne me permettant pas de m’adresser personnellement à chacun. Vous avez donc l’autorisation et le mérite de faire connaître mon point de vue, dans ce débat qui s’est instauré entre vous, pour employer un euphémisme. Puisse Dieu faire que vos propos émanent du cœur. Ainsi, ils entreront dans le cœur de la personne qui les écoutent et y agiront. De fait, le Rabbi Rachab rédigeait la demande de bénédiction suivante, quand il commentait la ‘Hassidout : “ Puisse ceci avoir un effet sur moi et sur ceux qui l’entendront ”. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, consistant à former des élèves qui porteront leur nom à juste titre, Temimim, ceux qui sont intègres, avec une véritable largesse d’esprit.

Lettre n°5532

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5532, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 17/6. Vous devez oublier complètement tout ce que l’on vous a dit, à propos de la sorcellerie. En effet, Dieu accorde Sa Providence à chacun. Il suffit d’adopter un comportement conforme à Sa Volonté, telle qu’elle est exprimée dans la Torah. Dès lors, on peut constater le bien qu’Il prodigue, en tout ce dont on a besoin.

Sans doute, respectez-vous la coutume positive des femmes juives vertueuses, qui consiste à donner de la Tsédaka, chaque fois que l’on allume les bougies, à la veille du Chabbat ou des fêtes. Il serait également bon que l’on vérifie les Mezouzot de votre demeure, pour s’assurer de leur conformité à la Hala’ha. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez très vite de bonnes nouvelles de tout ce que vous mentionnez dans votre lettre.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5533

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5533, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Sivan 5717,

Brooklyn,

A monsieur Yehouda Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous diffusez les livres de ‘Habad au sein de la jeunesse et, plus généralement, parmi vos amis et vos connaissances. Vous voyez et vous observez que tous recherchent la Torah et les Mitsvot. J’ai, en conséquence, bon espoir que vous ne vous contenterez pas de ce qui a été réalisé jusqu’à maintenant et que vous multiplierez ces accomplissements.

Bien entendu, ceci inclut également l’action positive permettant de choisir, parmi vos élèves, des guides, qui influenceront leur entourage. Tel doit, en effet, être l’objectif de tout enseignant et de tout éducateur. Ses disciples doivent, à leur tour, guider le cercle dans lequel ils évoluent et leur entourage. Et, l’on peut vérifier concrètement qu’en se consacrant à cela de la manière qui convient, avec l’attention nécessaire, on connaît la réussite au delà de ce que l’on a escompté.

Vous rencontrez sûrement les ‘Hassidim, de manière régulière, en particulier ceux qui sont actifs, parmi eux. Vous participez également à leurs réunions ‘hassidiques. Il est important, en effet, de se joindre à la communauté(2). Et, vous connaissez sans doute les trois études concernant chacun, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) M. Y. A. Knobel, de Natanya. (2) En l’occurrence, à l’occasion de telles réunions.

Lettre n°5534

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5534, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

C’est avec une grande surprise que j’ai lu votre lettre du 10 Sivan(1). Vous me dites qu’en voyageant dans un bateau israélien pendant le saint Chabbat(2), votre frère a été confronté à une terrible épreuve. Ma surprise a été provoquée par le sang-froid avec lequel vous décrivez une situation aussi effroyable que, bien plus, vous qualifiez de “ terrible épreuve ”. En effet, il s’agit, en l’occurrence, d’une transgression publique du Chabbat, considéré, à lui seul, comme l’ensemble des Mitsvot, au point que son vin…(3). Or, quelle est la “ récompense ” d’une telle transgression du Chabbat ? La possibilité de participer au mariage de votre sœur ! Et, je n’ai pas ressenti que le désir profond d’y être présent était motivé par la seule volonté de mettre en pratique la Mitsva de la participation à un mariage. Du reste, je suis certain qu’il ne s’abuse pas lui-même en s’imaginant que la motivation de son voyage était la participation au mariage. Il a voulu se rendre en Terre Sainte précisément de cette façon.

En ce domaine comme en tous les autres, s’est donc accompli le principe selon lequel “ une transgression en attire une autre ”. Tout d’abord, par manque de courage, conformément à l’expression que vous utilisez dans votre lettre, et vous comprendrez à quel point celle-ci est étrange, quand elle fait référence à une faute, surtout à la transgression publique du Chabbat, il a entrepris un voyage et il profané publiquement le Chabbat, alors que je l’avais clairement prévenu de ce qui l’attendait. Il a récité le Kiddouch avec du vin appartenant aux propriétaires de ce bateau profanant le Chabbat et qu’il est donc interdit de boire. En effet, la surveillance rabbinique, en la matière, n’est qu’un leurre, car le vin de celui qui transgresse publiquement le Chabbat n’est pas interdit parce qu’il a été touché par un non Juif(4). C’est une évidence.

Bien plus, selon l’avis de plusieurs Sages, ce vin, même cacheté deux fois, reste interdit, car, d’emblée, on n’est pas autorisé à le boire. Il en a découlé un autre doute. Fallait-il réciter une bénédiction en le buvant ? On sait qu’il existe des avis divergents, concernant de telles interdictions. En tout état de cause, il y a bien une interdiction, en la matière, ainsi qu’il est dit : “ Celui qui bénit défie Dieu ”. Et, il en a résulté un autre doute. A-t-il pris son repas, ce soir-là, sans avoir dit le Kiddouch au préalable ?

De même, il a sûrement lu ou a utilisé, d’une manière quelconque, la lumière électrique, alors qu’il se trouvait à bord d’un bateau dont les passagers et l’équipage sont des Juifs. La lumière produite pour eux est donc également interdite pour les autres, y compris dans les cas où l’on dit que “ la bougie allumée par une personne peut en éclairer cent ”. De même, il a bu de l’eau et il s’est lavé les mains , à bord. Or, à notre époque, on prélève de l’eau de mer, pendant la traversée et on la fait bouillir, afin de l’adoucir, ce qui veut dire que l’eau utilisée au cours de la nuit a été bouillie pendant la journée précédente. En d’autres termes, l’eau douce se trouvant dans le bateau, pendant la journée, est celle qui a été bouillie pendant la nuit ou le matin du Chabbat. En l’occurrence, on ne peut pas dire que “

la bougie qui éclaire une personne peut en éclairer cent ”. Il a également transgressé de nombreuses autres interdictions. Et, si l’on peut envisager que tout cela soit fait par inadvertance, il est clair que de telles circonstances atténuantes ne peuvent pas être accordées à un élève de Yechiva.

En tant que frère et que proche, vous pouvez penser, à première vue, que les expressions employées ici sont très incisives. Toutefois, si vous méditez sincèrement à tout cela, vous verrez qu’elles sont sans aucune commune mesure avec la gravité effroyable de ce qui s’est passé, de l’obscurité dans laquelle nous nous trouvons. On qualifie cette situation de “ terrible épreuve ”, alors qu’il aurait pu étudier la Torah dans la tranquillité et peut-être même dans la pureté, ici même, à la Yechiva. A la place de cela, il s’est rendu dans le pays “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ” en allant à l’encontre de la Mitsva du Chabbat, considérée comme l’ensemble des Mitsvot. S’il lui reste un semblant de crainte de Dieu, il recherchera un Rav, qui lui indiquera comment réparer sa faute. Peut-être y parviendra-t-il.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Comparer avec la lettre n°4584. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4796, 5569, 5607, 5641, 5665 et 5775. (3) Celui de l’homme qui a transgressé le Chabbat en conscience, est considéré comme celui d’un idolâtre. (4) Mais bien du fait de la transgression du Chabbat.

Lettre n°5535

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5535, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Pour qu’il y ait des fiançailles, il faut, bien entendu, qu’il y ait plein accord et bon vouloir des deux parties. Néanmoins, vous devez expliquer à votre fille qu’à notre époque, on doit rechercher la satisfaction des points essentiels, c’est-à-dire la crainte de Dieu, la Torah et les Mitsvot, qui sont la finalité de l’homme. Il n’y a donc pas lieu d’ajouter d’autres conditions, dans des domaines qui ne sont pas déterminants. En effet, il n’est pas toujours possible de réunir les unes et les autres. Or, entre l’essentiel et ce qui est purement accessoire, il est bien évident que l’essentiel doit être privilégié.

Quand deux Juifs se rencontrent, il est clair qu’il doit en résulter un ajout à la Torah et aux Mitsvot. Je saisis donc cette opportunité pour vous souligner ce qui est une nécessité absolue, à notre époque. Il faut fixer un temps pour étudier la ‘Hassidout, d’autant que vous me précisez de quelle lignée vous êtes issu. Et, vous ne vous contenterez pas de votre propre personne, en la matière. Vous influencerez également votre entourage en ce sens. Vous y diffuserez les sources de cet enseignement.

Bien entendu, ceci s’ajoute aux trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Ce sont les suivantes : A) les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin, B) le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi de la Sidra de la semaine, le dimanche depuis son début jusqu’au Chéni, le lundi du Chéni au Chelichi et ainsi de suite, C) le Tanya, que l’on apprend quotidiennement, selon sa répartition annuelle.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°5536

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5536, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Sivan 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres, selon les dates notées plus bas, avec ce qu’elles contenaient.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien du tout du recueil de coutumes ‘Habad(2). Vous y consacrez-vous ou non ? Il y a, en cela, un intérêt spécifique, conformément à l’enseignement de la Michna, selon lequel “ la pratique est essentielle, et non la théorie ”. Or, ce recueil de coutumes concerne précisément l’action concrète. Bien plus, sa rédaction permettra sûrement de se remémorer d’autres points. Si, pour une raison quelconque, il vous est impossible de vous en occuper, vous voudrez bien me le signifier au plus vite et, en cas de force majeure, il est clair que l’on est dispensé d’agir.

En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Quand vous aurez de bonnes nouvelles, en la matière, vous voudrez bien me les faire connaître, au plus vite. Je vous en remercie d’avance.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°5415. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4870 et 5636.

Lettre n°5537

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5537, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Sivan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre remarque, transmise par l’intermédiaire de votre neveu, le jeune et distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Aharon(2). Le Daat Zekenim sur la Torah, à la Parchat Beaalote’ha 11, 27 et les Tossafot Ha Roch disent : “ Eldad et Meïdad étaient les frères de Moché. En effet, quand la Torah fut donnée, les relations immorales furent interdites et tous se séparèrent donc(3). Amram lui-même, père de Moché, se sépara de Yo’hébed, sa tante qui était également son épouse. Il épousa ensuite une autre femme et donna naissance à Eldad et Meïdad ”. Vous me demandez comment cela est possible. En effet, la Parchat Beaalote’ha rapporte que les anciens furent désignés à proximité du don de la Torah. Or, Eldad et Meïdad prophétisaient alors dans le camp.

En fait, le Roch veut dire qu’Amram se sépara de Yo’hébed pour la raison qu’il rapporte, mais non pas qu’il le fit à cette date-là. Car, Amram était prophète et, quand il eut connaissance de cette interdiction, il se sépara de Yo’hébed. Tout cela est expliqué, avec plus de détails, dans le Toledot Its’hak, de Rabbi Its’hak Caro, à la Parchat Beaalote’ha, cité dans les additifs de la Torah Cheléma, à la Parchat Chemot, qui dit : “ Amram apprit de Moché l’interdiction des relations immorales qui devait ensuite être promulguée par la Torah. En conséquence, il se sépara de Yo’hébed, sa tante et il prit une autre épouse ”.

J’espère que vous étudiez également la ‘Hassidout, enseignement profond de la Torah qui, selon l’expression du saint Zohar, en est l’âme, c’est-à-dire celle de sa partie révélée, elle-même qualifiée de corps, comme le dit le Zohar, tome 3, à la page 156a.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav Y.Tawil, de Brooklyn. (2) Le Rav A.Tawil, de Buenos Aires. (3) De leur épouse, quand il s’agissait d’une union interdite. Tel était le cas pour Amram, qui avait épousé sa tante.

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