Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5498
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5498, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Veille de la fête de Chavouot 5717]
Vous m’interrogez(1) sur l’ordre à adopter dans la bénédiction suivant le repas. Vous consulterez, à ce sujet, la Michna et la Guemara, à la fin du traité Horayot(2).
Notes
(1) Ceci est une réponse au Rav Its’hak Dubov, qui demandait : “ Nous avons coutume de bénir le Rabbi, dans la bénédiction qui suit le repas. Or, on doit également bénir ses parents, demander une bénédiction pour soi-même. Dans quel ordre tout cela doit-il être énoncé ? ”. Voir, au sujet du Rav Dubov, les lettres n°4929, 5596 et 5741. (2) Se demandant, quand un homme est emprisonné avec son père et son maître, quel ordre de priorité doit être adopté dans les démarches pour la libération.
Lettre n°5499
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5499, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de Chavouot, temps du don de notre Torah, dans laquelle vous me faites part de ce que vous avez entendu de votre médecin, de l’effet que cela a eu, sur vous-même et sur votre épouse.
Je suis surpris de constater que vous semblez avoir oublié le dicton du Tséma’h Tsédek, précisant l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ le médecin a été autorisé à guérir ”. En effet, il a le droit de guérir, mais non de décourager, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien plus, à l’heure actuelle, on découvre, chaque jour, des traitements et des médicaments nouveaux. Prédire l’avenir de la manière dont vous le rapportez va donc à l’encontre de la logique la plus élémentaire. Puisse Dieu faire que vous raffermissiez votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige, accorde Sa Providence à chacun. Très prochainement, vous pourrez vérifier que ce qu’il vous a dit est un mensonge. Mais, bien entendu, il faut également intervenir par les voies naturelles et vous consulterez, à ce sujet, le discours 25 du Kountrass Ou Mayan. Vous devez donc
vous intéresser à un régime végétarien.
J’ai été très satisfait d’apprendre que votre épouse a donné un cours aux femmes et que ceci a eu un effet positif sur sa santé. Ce fait contredit également les propos de ce médecin. Or, les Juifs sont “ une nation unique sur la terre ” et une amélioration morale doit nécessairement provoquer une amélioration physique.
Avec ma bénédiction, pour vous et pour les membres de votre famille, afin que vous serviez Dieu, “ en toutes tes voies ”, avec joie et enthousiasme,
Lettre n°5500
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5500, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de Chavouot, temps du don de notre Torah. Il est clair que le temps de l’étude ne doit pas remettre en cause l’intégrité physique. Et, dans les vingt quatre heures du jour, il y a suffisamment de temps pour tout ce qui doit être réalisé. Puisse donc Dieu faire que l’on se serve de tout le temps qui reste pour préserver son corps, en fonction de ce qui est nécessaire. Et, vous connaissez l’affirmation du Rambam selon laquelle “ avoir un corps en bonne santé et intègre fait partie des voies de Dieu ”. Car, s’il n’en est pas ainsi, le corps fait obstacle à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot, ce qu’à Dieu ne plaise, en particulier à notre époque, comme on peut le vérifier concrètement.
Bien entendu, il ne faut pas réduire le temps consacré, par la Yechiva, à l’étude de la partie révélée de la Torah. En effet, chaque élève a le devoir et le mérite de respecter le programme de la Yechiva.
Vous m’interrogez sur le Kiddouch et la Havdala. Vous savez que le vin a la préséance sur toute autre boisson et il est possible de s’en procurer, dans votre ville. S’agissant des réunions ‘hassidiques, en particulier pour les jeunes gens, je ne vois pas l’utilité d’une boisson alcoolisée, laquelle fait, en outre, très mauvaise impression. Vous connaissez le récit de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel les premiers ‘Hassidim avaient coutume de placer une bouteille sur la table, au début de la réunion et ils se contentaient de la regarder. Il ne faut y avoir recours que dans des situations exceptionnelles et, même en ce cas, on doit se fixer les limites les plus sévères. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de votre ardeur et de votre constance à l’étude de la Torah, en bonne santé,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5501
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5501, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
En un moment propice, je citerai tous ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il semble que l’on n’explique pas à ces personnes que, quand leur état s’améliore parce que leur nom a été cité devant le saint tombeau, elles doivent, bien entendu, en être inspirées et, en particulier, étudier l’enseignement, adopter les pratiques de celui qui repose en cet endroit. Et, si celui qui a reçu la bénédiction exerce son influence sur un groupe ou un milieu, il a également le devoir absolu de diffuser cet enseignement et ces pratiques, dans son entourage. C’est une évidence. Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous vous consacriez à cela(2).
J’aimerais savoir de quelle manière il vous a été donné d’écrire et de mentionner le nom du fils de cette personne.
Vous me dites que, dans un Séfer Torah dont la bonne origine est établie, on peut observer, à l’évidence que le Aleph a été transformé en Hé(3). Il faut, bien évidemment, déterminer qui a effectué ce changement et quand il l’a fait. On sait qu’en Terre Sainte, il y a quelques années, des émissaires d’une certaine personne ont procédé de la sorte et, vraisemblablement, en différents endroits, l’ont fait discrètement. Je n’en ai eu moi-même connaissance que ces dernières années. Vous consulterez, à ce sujet, le Michnat Avraham, au chapitre 32, qui énumère ce qui figurait dans le Séfer Torah d’hommes d’une grande sainteté et non uniquement parmi ceux qui appartiennent à ‘Habad. Ceux-là inscrivaient également un Aleph. Vous verrez, en outre, ma lettre dans le Otsar Ha Posskim, à la fin du tome 1.
Sans doute avez-vous profité du temps du don de notre Torah pour diffuser les sources(4). Vous m’écrirez tout cela, avec tous les détails nécessaires.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.M. M. Schneersohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5343. (2) A donner les explications nécessaires à ces personnes. (3) Dans le mot Petsoua Daka. Voir, à ce sujet, les lettres n°4926 et 5502. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5502
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5502, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Sivan 5717]
Vous m’écrivez(1) à propos du Séfer Torah(2). Je suis surpris que vous soyez dans le doute, en la matière, car vous citez vous-même le récit rapportant que le Hé avait été transformé en Aleph. C’est bien ce que vous ferez, en l’occurrence.
Vous consulterez également le Michnat Avraham, au chapitre 32 et ma lettre, imprimée dans le Otsar Ha Posskim, à la fin du tome 1.
Notes
(1) Cette lettre fut rédigée à même un courrier adressé au Rabbi, en date du 29 Iyar. (2) Voir la lettre précédente.
Lettre n°5503
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5503, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au jeune David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos questions :
A) Il est dit : “ Celui qui voit une femme Sotta dans sa déchéance se privera de vin(2) ” et “ le Nazir est considéré comme ayant commis une faute pour s’être privé de vin ”. La contradiction apparente entre ces deux enseignements est expliqué par les Tossafot, au traité Taanit 11a.
B) Nos Sages disent que “ ceux qui sont les plus vides, parmi vous, sont emplis de Mitsvot ”. Vous objectez que, s’ils sont “ vides ”, ils ne peuvent être également “ emplis ”. En fait, ils sont qualifiés de “ vides ” uniquement par comparaison aux autres Juifs(3).
Notes
(1) D. Dahan, de Ramat Ha Sharon. (2) Comme le Nazir, car celui-ci est à l’origine de sa faute. (3) Mais non dans l’absolu.
Lettre n°5504
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5504, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du temps du don de notre Torah, dans laquelle vous me demandez comment organiser votre temps, pendant les mois de l’été.
A mon avis, vous devez rester là où vous êtes actuellement et vous poursuivrez vos études sacrées, au moins pendant quelques heures par jour. La Torah apporte la guérison au monde et la réussite, en tout ce qui concerne l’homme, ainsi qu’il est dit : “ Si vous marchez dans Mes Décrets ” et Rachi explique : “ en faisant porter vos efforts sur la Torah ”. Le verset poursuit : “ Si vous gardez Mes Mitsvot… Je vous donnerai vos pluies ” de même que toutes les autres bénédictions énoncées dans la Paracha.
Il serait bon que vous adoptiez la pratique consistant à lire chaque jour, après la prière du matin, des Tehilim selon leur répartition mensuelle. De même, les Mezouzot de votre demeure seront vérifiées et conformes à la Hala’ha.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Vous me faites part d’un rêve que vous avez eu, il y a plusieurs années. Pendant cette période, vous avez sûrement récité, à plusieurs reprises, la prière destinée à donner aux rêves un contenu positif, qui est prononcée pendant la bénédiction des Cohanim. Désormais, il s’agit donc d’un bon rêve et il n’y a plus lieu de s’interroger, à son propos.
Lettre n°5505
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5505, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je te bénis et te salue(1),
Je fais réponse à ta lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle tu me fais part de tes centres d’intérêt, dans l’optique de ton installation future. Tu me demandes quel choix tu dois faire.
A mon avis, il est bon que tu choisisses d’être jardinière d’enfants. A notre époque, ce métier permet de conférer un mérite au plus grand nombre, d’éduquer les enfants juifs à la Torah et à la Tradition. Si tu te prépares à cela avec de la bonne volonté, il est certain que tu connaîtras la réussite. Il serait bon que tu y consacres tout le temps nécessaire à une préparation solide et ordonnée. La réussite de ton travail futur en dépend.
Tu m’interroges sur la proposition, qui a été faites à ton père, de travailler pour la marine. Cela ne lui convient absolument pas(2). Et Celui qui nourrit tous les êtres lui permettra de gagner sa vie avec bonté, miséricorde et d’une manière convenable.
Il est sûrement inutile de te souligner que plus te raffermiras ton comportement, en conformité avec ce que doit faire une jeune fille juive, qui est une descendante de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, nos saintes mères, plus Dieu, Créateur du monde, Qui le dirige, donne la Torah et les Mitsvot, satisfera tes besoins et ceux de toute ta famille. Et, rien ne résiste à la volonté.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une jeune fille. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4817.
Lettre n°5506
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5506, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 4 Sivan, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait. J’ai lu sa conclusion avec plaisir. En effet, vous me dites que vous vous engagez à faire ce que l’on vous dira, en ce qui concerne le contenu de votre lettre.
Or, ce qui vous est demandé est bien évident. Vous devez étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout avec ardeur et constance, conformément au programme de la Yechiva et aux instructions de votre enseignant, du recteur et du guide spirituel, sans faux -fuyant, sans avancer de prétexte. Vous devez mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon, comme le veut la ‘Hassidout. Et, tout dépend de vous, du fait que vous le vouliez réellement. Votre responsabilité est grande, si vous tenez compte de votre ascendance. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Vous aurez la preuve que vous accomplissez tout cela de la manière qui convient quand vos amis imiteront votre exemple, dans leur étude, dans leur pratique, de la meilleure façon, en les trois domaines du service de Dieu que sont la Torah, la prière et les bonnes actions, sur lesquels reposent à la fois le grand monde et le petit monde qu’est l’homme. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez bientôt de bonnes nouvelles de tout cela, ce qui vous permettra de donner également de bonnes nouvelles de la demande de bénédiction qui figurait dans votre lettre.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5507
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5507, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il me semble que nous avons déjà parlé, une fois, du fait que, quand une certaine situation exige des efforts relevant de compétences multiples, il est nécessaire, à l’évidence, de se servir des personnes qui sont déjà en place, même si elles ne sont pas parfaites.
Certains peuvent même avoir des défauts importants. Néanmoins, il n’en est pas d’autres, qui leur soient préférables. Il est donc bien clair qu’il ne faut pas diminuer le travail devant être accompli. Cela ne serait pas une réparation, bien au contraire.
Lettre n°5508
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5508, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements, issu d’une illustre famille,
le Rav Avraham Chlomo Kats,
Je vous salue et vous bénis,
En signe de respect, je vous accuse réception, par écrit, de la lettre du tribunal rabbinique que vous dirigez, après l’avoir fait, au préalable, par téléphone. Celui Qui possède la paix et nous a donné Sa Torah pour l’instaurer dans le monde, selon les termes du Rambam, à la fin des lois de ‘Hanoukka, multipliera la paix au sein d’Israël. De la sorte, la bénédiction, la bonté et le bien seront abondants, comme le disent nos Sages, à la fin du Midrash Esther Rabba.
Telle est en effet la caractéristique d’un tribunal rabbinique assumant pleinement sa mission, comme le dit le Tana Dveï Elyahou Rabba, au chapitre 11, à propos du comportement qui convient et du rôle du Sanhédrin, en Israël. Ce point a été discuté lors de la réunion ‘hassidique du jour du don de la Torah, cette année(1), à l’occasion du commentaire de l’Injonction suivante de la Michna : “ Sois l’un des disciples d’Aharon. Aime la paix ”.
Chaque Juif est tenu d’adopter un tel comportement, surtout s’il est un descendant d’Aharon(2), auquel il fut enjoint : “ Tu élèveras les lumières ” c’est-à-dire toutes les catégories que compte le peuple juif, comme l’explique l’Admour Hazaken, à la fin de son Likouteï Torah, début de la Parchat Beaalote’ha, que nous venons de lire, “ jusqu’à ce que la flamme s’élève d’elle-même ”.
Avec mes respects, ma bénédiction et en saluant tous les membres du tribunal rabbinique, auxquels Dieu accordera longue vie,
N. B. : Comme le disent, nos Sages, on peut présumer qu’un émissaire s’acquitte de la mission qui lui est confiée. En conséquence, votre gendre, le Rav, auquel Dieu accordera longue vie, vous a sûrement transmis les termes de la discussion que nous avons eue, à propos de la publication de la suite de votre livre, Or’hot Michpatim. Rien ne résiste à la volonté et la Torah intègre ne doit pas être inférieure à tous les propos inutiles que l’on publie de plus en plus largement. Or, l’attribut du bien doit être plus fort…(3).
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 2, page 316. (2) Le destinataire de cette lettre est un Cohen. (3) Que celui du malheur.
Lettre n°5509
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5509, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Sivan 5717,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction des 19 et 26 Iyar. Je suis surpris que vous n’ayez pas discuté de différents points qui auraient dû être portés à l’ordre du jour. Parmi ceux-ci, figuraient, entre autres, les suivants :
En fonction des informations transmises ici par différentes personnes, plusieurs ont voulu ou veulent encore s’installer à Kfar ‘Habad et ils remplissent toutes les conditions pour cela. Or, le comité du Kfar leur a répondu qu’il n’en était pas question, car il n’y a pas de maisons disponibles et cela s’arrête là. Il est bien clair que le Kfar ne se développera pas de cette façon.
En pareil cas, il faut se rendre auprès des institutions concernées et leur demander d’augmenter le nombre de maisons devant être bâties ou bien celles qui le sont actuellement. Bien plus, certains de ceux qui m’ont écrit, à ce propos, sont prêts à donner un apport personnel conséquent. Or, dans le compte-rendu, il n’est pas du tout question de ces demandes et de la réponse qui leur a été faite. Peut-être en est-il ainsi parce que, pour vous, cela est effectivement hors de question. Vous pouvez déduire ma position de ce qui vient d’être dit. Elle est diamétralement opposée à la vôtre.
On est en phase d’installation également dans différents autres villages et l’on peut constater la réussite qui en résulte. A Kfar ‘Habad, on veut également s’installer, mais l’on reste les bras croisés, en la matière. Et l’on se contente de dresser la liste des maisons pour lesquelles un permis de construire a été accordé depuis un an ou deux. Et, si ces maisons sont prises, on fait savoir au demandeur qu’il n’y a rien à faire et point final !
L’inactivité, en la matière, suscite un autre doute. Il en est peut-être de même dans la recherche des débouchés qui doivent renforcer le Kfar et améliorer sa situation matérielle. Il est indispensable qu’il y ait un changement significatif dans cette vision des choses. Puisse Dieu faire que celui-ci intervienne très vite, pour le bien de Kfar ‘Habad, dans tous les domaines, matériels et spirituels.
De même, je suis surpris que vous ne précisiez pas, dans votre compte-rendu si l’on a déjà évoqué la colonie de vacances de Kfar ‘Habad. Bien plus, les années passées ont fait la preuve qu’une discussion tardive, juste avant son ouverture, entraîne de nombreux inconvénients, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction de réussite en votre sainte mission visant au développement de Kfar ‘Habad et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5510
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5510, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Alexander Sender(1),
Je vous salue et vous bénis,
Il est sûrement inutile de vous souligner la nécessité d’intensifier l’indispensable diffusion des publications et, a fortiori, des Tefillin et des Mezouzot, à laquelle vous faites allusion. Il y a là bien plus qu’une ascension dans le domaine de la sainteté. On peut observer concrètement que l’on sauve ainsi des âmes juives et qu’on les conduit au monde futur, quand on les encourage verbalement et quand on relie cet encouragement à une action concrète, à la pratique d’une Mitsva, par exemple celle des Tefillin. En effet, comme l’explique le Likouteï Torah, une impulsion céleste doit être mise en relation avec un effort de l’homme et une action concrète. C’est une évidence.
Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela avec l’ardeur qui convient, dans des proportions de plus en plus larges, avec joie et enthousiasme. Vous influencerez votre entourage en ce sens, afin que tous en fassent de même. Il est certain que Celui Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot, tiendra Sa Promesse, selon laquelle “ à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”, la satisfaction de tous les besoins, matériels et spirituels, ce qui, bien entendu, inclut également la santé physique. Nous venons de vivre le temps de la réception de la Torah. A l’époque, comme le soulignent nos Sages, tous étaient en bonne santé et intègres, y compris physiquement, en leur corps.
Lors de notre discussion, il me semble vous avoir dit que si vous trouvez, au cours de vos voyages, dans les synagogues ou même dans des maisons privées, des livres délaissés, que l’on n’utilise plus, il serait bon de les envoyer ici(4), s’ils sont précieux. En échange, on donnera à cette communauté, par exemple, des livres de prière ou du ‘Houmach, des abrégés du Choul’han Arou’h. L’intérêt de procéder de la sorte est bien évident. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de tout cela. Pour autant, j’espère que vous ne l’avez pas oublié.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.S. Menkin, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°1853. (2) Des efforts. (3) Des bénédictions. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4685.
Lettre n°5511
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5511, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Ichaya Oury(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons comportements, issu d’une bonne famille et érudit, le Rav ‘Haïm Chnéor Zalman Marzev, qui m’a également fait part de la bonne relation que vous entretenez avec lui et avec ses amis.
Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous répandiez le bien autour de vous, en tout endroit où vous exercez votre influence, en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme. Le point central, conformément à l’enseignement qui fut donné dans la maison d’étude de Rabbi Ichmaël, est que la Che’hita soit une “ attirance ” de l’animal(2), réalisée par le couteau, lui permettant de se confondre au sang et à la chair de l’homme, Adam, ainsi appelé parce qu’il est à l’image, Adamé, du Très Haut, comme le note le saint Chneï Lou’hot Ha Berit. De même, vos accomplissements spirituels attireront également les âmes animales des Juifs, afin d’en faire des réceptacles, pour “ la seconde âme d’Israël ”, selon l’expression de l’Admour Hazaken(3), laquelle est une “ parcelle de Divinité véritable ”, émanant de “ l’Homme céleste siégeant sur le Trône ”.
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé,
Notes
(1) Le Rav I.O. Berman, de Montréal. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4442. (3) L’âme divine.
Lettre n°5512
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5512, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez que le besoin se fait ressentir d’une lettre spécifique, précisant l’objectif de Ohaleï Yossef Its’hak. Il est pourtant bien clair qu’un tel besoin n’existe en aucune façon. Plusieurs causeries définissent la finalité de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, en particulier à notre époque et dans le pays “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.
Mais, comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois, il faut avoir le désir d’atteindre cet objectif d’une manière méthodique, en adoptant l’ordre qui prévaut dans le monde de la Réparation, c’est-à-dire avec des lumières adaptées aux réceptacles, comme l’explique longuement le Rambam, dans son introduction au commentaire du chapitre ‘Hélek : “ Garde présent à l’esprit qu’un jeune garçon… ”. Vous consulterez ce texte.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5513
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5513, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Iyar, dans laquelle vous me faites part du parti que l’on propose à votre fils.
Il est bien évident que la perruque est une condition sine qua non(1). Il est clair que l’on ne peut pas comparer les vieilles femmes ou bien celles qui viennent du pays où l’on était auparavant(2) à un jeune couple, bâtissant maintenant un foyer juif à Kfar ‘Habad, un village fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Et, il n’y a pas là uniquement une préoccupation personnelle, mais bien un acte public(3), concernant le plus grand nombre et lui conférant un mérite.
A l’opposé, je ne dis pas qu’il faille évoquer le sujet avec fougue et colère, sous forme d’ordre et d’exigence. Seule importe l’action concrète et il faut donc qu’une assurance(4) soit donnée avant le mariage. De la manière dont vous décrivez la nature de cette jeune fille et son acceptation de la discipline de l’école Beth Yaakov, il semble qu’elle s’en remette pleinement à l’avis de son directeur et celui-ci pourra donc vous aider à la convaincre. Je suis certain que vous arriverez à intervenir auprès de lui.
Bien plus, comme je l’ai dit, il y a réellement là une affaire publique. Même si une telle dit que, pour ce qui la concerne, peu importe de quelle manière elle se couvrira la tête, dès lors qu’en tout état de cause elle sera bien couverte, il est clair qu’elle ne pourra donner la même assurance concernant les autres(5). C’est une évidence. Si ce problème est réglé, pour le bien véritable de l’un, de l’autre et des familles, cette proposition(6) sera effectivement judicieuse. Elle interviendra en un moment bon et fructueux.
Quelqu’un pourrait objecter que les mères d’Israël(7) ne portaient pas de perruque, mais une réponse à cette question a déjà été donnée. En effet, la ‘Hassidout explique, dans le Likouteï Torah, à la Parchat Be’houkotaï, que le contraire de la bénédiction, quand il est énoncé dans la Torah, est bien, en réalité, une bénédiction. Et, en l’occurrence, il s’agit effectivement d’une des bénédictions de la période du talon du Machia’h(8) : “ La fille se dressera contre sa mère ”, afin de renforcer sa pratique de la Torah et des Mitsvot. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de votre état de santé et de la manière dont vous gagnez votre vie,
M. Schneerson,
Notes
(1) Pour que cette proposition soit envisagée. Voir, à ce sujet, la lettre n°5333. (2) En Russie, où les femmes portaient un foulard et non une perruque. (3) Du fait de l’exemple qui est donné ainsi. (4) De porter la perruque (5) Un foulard pouvant être ôté plus facilement qu’une perruque. (6) D’épouser cette jeune fille. (7) Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa. (8) A proximité immédiate de sa venue.
Lettre n°5514
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5514, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, me demandant une bénédiction, du 10 Sivan.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, en fonction de ce que vous m’écrivez.
J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, que vous étudiez, de temps à autre, la ‘Hassidout. J’ai bon espoir qu’au moins à l’avenir, vous le ferez d’une manière fixe. Mieux encore, cette fixité sera non seulement dans le temps, mais aussi dans l’esprit, afin que cette étude soit ressentie tout au long de la journée, sous la forme d’une lumière et d’une vitalité accrues, en tout ce qui concerne la Torah, les Mitsvot et, plus généralement, l’homme. De tout cela à la fois, il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais Le ”, comme l’expliquent longuement les lois des opinions du Rambam et le Tour Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 231, que vous consulterez.
Vous indiquez, dans votre lettre, que vous étiez présent, lors de la réunion ‘hassidique tenu par mon beau-père, le Rabbi, dans la maison Papenheim, de Vienne. Vous faites vraisemblablement allusion à celle au cours de laquelle il raconta(2) le voyage de son grand-père, le Rabbi Maharach, à Paris, uniquement dans le but de sauver une âme juive et de la conduire vers la Techouva. Ce récit est bien connu, chez les ‘Hassidim. Et, mon beau-père, le Rabbi , le conclut en précisant que ce jeune homme, ayant accédé à la Techouva grâce à ce voyage, devint, par la suite, le chef d’une des familles les plus pieuses de France.
Tout est effet de la divine Providence, y compris la mention, dans cette lettre, de votre participation à cette réunion ‘hassidique. Il y a sûrement là une indication de la nécessité, qui vous incombe, de vous consacrer, avec ardeur, à la diffusion des sources(3) à l’extérieur. La Providence vous en donnera sûrement de multiples fois l’occasion, si vous le désirez réellement. Vous connaîtrez la réussite, dans cette diffusion et, bien entendu, vous multiplierez, de la sorte, les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins, de même qu’en ceux des membres de votre famille, à propos de tout ce que vous mentionnez dans votre demande de bénédiction. J’attends de vos bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Vous connaissez et gardez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir.
Notes
(1) Le Rav Y.Gluck, de Londres. (2) Voir le Séfer Ha Si’hot 5705, à la page 30. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5515
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5515, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur les livres d’étude(1) et sur le changement de prononciation(2).
La décision, en la matière, est conditionnée par plusieurs éléments, en particulier le respect de pratiques plus rigoristes qui seraient appliquées localement, l’adoption de celles qui sont basées sur la crainte de Dieu. Vous rechercherez donc l’usage adopté, dans votre entourage, par ceux qui craignent la Parole de Dieu.
Notes
(1) Qu’il convient d’utiliser dans le cadre des écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) S’agissant d’une petite fille habituée, à la maison, à la prononciation ashkénaze et commençant à fréquenter le jardin d’enfants, où l’étude est faite en Hébreu, avec une prononciation séfarade.
Lettre n°5516
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5516, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez comment échapper aux événements malencontreux.
Comme vous le savez, il faut d’abord oublier tout ce qui s’est passé, ne même pas penser à réparer. Vous consulterez, à ce sujet, les responsa du Tséma’h Tsédek, porte des additifs, chapitre 62. Différents passages du Talmud expliquent ce que doit être cet oubli. Il ne faut pas lutter, ce qui irait à l’encontre de l’oubli, mais plutôt se concentrer sur une autre idée, car la pensée fonctionne en permanence et l’on peut oublier une idée uniquement en méditant à une autre. Mieux encore, celle-ci appartient à la lumière de la Torah. En effet, un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité.
L’aide de Dieu est systématiquement nécessaire. Pour l’obtenir, vous respectez sûrement l’immersion rituelle, instaurée par Ezra. De plus, il serait bon, chaque jour de semaine, après la prière du matin, de donner quelques pièces à la Tsédaka. Nos Sages disent, en effet, que “ Rabbi Eléazar donnait une pièce à un pauvre et il priait ensuite ”. Vous garderez les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Elles sont des pratiques favorables, dans différents domaines.
Bien entendu, vous adopterez tout cela sans en faire le vœu, conformément à la coutume juive actuelle et comme on peut le déduire du Likouteï Torah, à la Parchat Matot, dans le commentaire sur le vœu et du Séfer Ha Mitsvot, du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva des vœux.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5517
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5517, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Sivan 5717,
Brooklyn,
A madame Rivka(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à vos deux lettres, celle du 11 Sivan et la précédente, avec ce qu’elles contenaient, pour lequel vous trouverez ci-joints les reçus.
Puisse Dieu faire qu’encore pendant de nombreuses années, vous-même et votre mari, le Rav(2), auquel Dieu accordera longue vie, vous multipliez la Tsédaka, d’une manière sans cesse croissante, matériellement et spirituellement, en influençant votre entourage, afin de le rapprocher de la Torah et de ses Mitsvot, conformément aux besoins et à la nécessité du moment. Il est certain que Celui Qui donne la Torah et les Mitsvot, agissant “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue, intensifiera Sa bénédiction, en tous vos besoins et en ceux des membres de votre famille, dans tous les détails.
Vous étiez présente lors de la réunion ‘hassidique du temps du don de notre Torah. J’espère que vous avez écouté la causerie(4) sur le mérite et la responsabilité des femmes ‘Habad avec toute l’attention qui convient et que celle-ci vous permettra de multiplier votre action. En effet, dit la Michna, “ l’acte est essentiel ”.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Madame R. Hecht, de New Heaven. (2) Le Rav Moché Its’hak Hecht. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) Voir les Si’hot Kodech 5717, à la page 337.
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