Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5477
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5477, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, a de bons comportements,
le Rav Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait de recevoir votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous faites référence aux quelques personnes que vous avez rencontrées et à vos efforts pour les rapprocher de la Torah et des Mitsvot.
A ce propos, concernant le jeune homme dont la mère est juive, mais non le père, vous avez sûrement interrogé un Rav pour établir si une certaine forme de conversion n’est pas nécessaire, en pareil cas, bien entendu après avoir vérifié tous les détails. Toutefois, il est clair que vous devez continuer à lui manifester de la proximité, de la manière dont vous l’écrivez et même à la renforcer.
Il en est de même pour l’autre personne à laquelle vous faites allusion, car, au final, nos Sages nous ont donné l’assurance qu’une Mitsva en attire une autre. En conséquence, plus il en accomplira et plus il rapprochera le temps de sa Techouva, dans les autres domaines. Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, au chapitre 3, paragraphe 4 et le Kountrass A’haron, à la même référence. Le Rav lui-même doit s’introduire en tout cela et, pour les Mitsvot, il est certain qu’il doit en être ainsi, comme l’établit ce texte.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que l’on s’efforce d’organiser, chez vous, une réunion au profit de Kfar ‘Habad, village fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il est certain que ceci élargira les bénédictions de Dieu pour ce qui vous concerne, en général et pour gagner largement votre vie, en particulier. C’est à ce propos(2) qu’il est dit : “ De grâce, mettez-Moi à l’épreuve, en la matière… Je vous accorderai une bénédiction… ”. De plus, vous forgez sûrement des canaux et des réceptacles larges afin de recevoir la bénédiction de Dieu, dans ce domaine. Je veux dire que vous fixez un temps pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Que Dieu vous donne la réussite pour annoncer de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav E.Spector, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°5332. (2) A propos de la Tsédaka, que l’on peut donner en sollicitant, en retour, la bénédiction de Dieu dans un certain domaine.
Lettre n°5478
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5478, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de Lag Baomer, dans laquelle je n’ai pas trouvé l’explication de votre silence, jusqu’à maintenant. Certes, il n’y a pas lieu de se plaindre de ce qui est passé, mais puisse Dieu faire que tout cela soit rectifié, à l’avenir.
J’ai pris connaissance avec satisfaction, dans votre lettre, de votre rencontre avec cette personne. Il est bon de faire un effort pour que cet homme prenne conscience de ses origines. Il faut vous servir de cela le plus fortement. En effet, il est issu d’une famille qui a consacré toute sa vie à la ‘Hassidout et à ce qui la concerne. Il est donc certain que ces âmes exigent de tous leurs descendants qu’ils agissent précisément en ce sens et qu’ils le fassent dans toute la mesure de leurs moyens. Leur obligation, en la matière, est beaucoup plus grande que dans nombre de domaines en lesquels ils s’investissent, car ceci ne peut être accompli par nul autre.
Je veux dire qu’un descendant d’une famille qui, pendant plusieurs générations, s’est consacrée à la ‘Hassidout, possède une capacité particulière pour comprendre son enseignement et une aisance spécifique pour l’expliquer aux autres. Il est clair que l’influence de cet enseignement doit être perceptible dans la vie privée de ce descendant. En effet, de toutes les parties de la Torah il est dit : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ” et “ celui qui l’étudie sans l’intention de l’appliquer…(1) ”. Combien plus en est-il ainsi pour la ‘Hassidout, car le Baal Chem Tov affirme : “ Tu viendras en aide… ” au corps et à tout ce qui le concerne.
Vous me demandez ce que vous devez lui enseigner. Il est clair que cela dépend de ses connaissances et de son caractère. C’est à ce propos qu’il est dit : “ On étudiera ce par quoi l’on est attiré ”. Il serait bon de lui montrer le fascicule intitulé “ Quelques aspects(2) ”, qui souligne également l’importance de l’action concrète, y compris pour ce qui concerne la perception intellectuelle.
Concernant l’examen prescrit par le médecin, il faut savoir que celui-ci ne fait qu’apporter des confirmations. Il faut donc exclure un examen profond(3), dans toute la mesure du possible. Je suis pratiquement certain que celui-ci n’a pas d’autre effet que de conforter les connaissances du médecin. Il faut donc l’éviter, avec délicatesse, afin de ne pas froisser le médecin. J’espère que lui-même ne l’exigera pas, constatant que l’on n’est pas satisfait de le pratiquer et sachant lui-même à quel point son apport concret est faible.
Pour ce qui concerne l’allaitement de l’enfant, il s’agit effectivement d’une très bonne initiative. Bien plus, ces dernières années, les médecins américains eux-mêmes le préconisent et publient des études sur son effet positif, pour la mère comme pour l’enfant. Vous m’écrivez que vous êtes sensible, mais cela n’a rien à voir. L’allaitement est normal et souhaitable, ainsi qu’il est dit : “ Dieu fit l’homme droit, mais celui-ci rechercha…(4) ”. Dieu fasse que l’accouchement soit facile, qu’il intervienne en un moment bon et fructueux, que l’enfant soit intègre, en bonne santé, que vous l’éduquiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : Sans doute me donnerez-vous tous les détails relatifs à la réunion de Lag Baomer. Que Dieu vous accorde la réussite pour donner de bonnes nouvelles de cela également.
Notes
(1) Il eut été préférable qu’il ne soit pas créé. (2) En anglais dans le texte. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3446 et 3557. (4) De nombreux stratagèmes.
Lettre n°5479
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5479, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Iyar, dans laquelle vous me décrivez vos actions pour renforcer le Judaïsme et le diffuser. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de souligner que vous ne devez pas vous contenter de vos acquis, jusqu’à maintenant. Il faut redoubler d’ardeur, conformément au besoin et à la nécessité du moment, faire campagne pour toutes les valeurs du Judaïsme traditionnel, de la Torah pure, avec la crainte de Dieu.
De tout temps et en tout lieu, cette campagne a été nécessaire, mais combien plus l’est-elle en cet exil amer, dont l’obscurité est intense, au point que se multiplient ceux qui font passer la lumière pour de l’obscurité et l’obscurité pour de la lumière. Les idées fallacieuses ne diminuent pas. Bien au contraire, elles se multiplient. Et, s’il en est ainsi dans le reste du monde, combien plus est-ce le cas en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. En effet, on s’y écarte de la voie royale, celle du Roi du monde, Qui donne la Torah et les Mitsvot, alors que l’on se trouve dans Son propre palais. Bien plus, le tort et la désolation sont beaucoup plus grands lorsque l’on fait de cet écart un chemin définitif.
Conformément au fondement de notre foi, nous n’avons que le Dieu unique et la Torah unique, donnée au peuple unique, qui “ réside seul et ne tient pas compte des nations ”. Or, on choisit pour devise et pour règle de conduite le comportement qui permet de s’identifier aux non Juifs. Et, l’on associe le Nom de Dieu à des idéaux qui prennent leur source dans “ l’autre côté ”. Dans le meilleur des cas, Son Nom est associé à d’autres causes, ce qui va également à l’encontre de la foi, même si ces causes sont permises et auraient même été bonnes, si l’on n’en avait pas fait des idoles. De fait, commentant le verset Devarim 16, 22, nos Sages disent : “ Du temps des Patriarches, les stèles étaient appréciées ”.
Il est clair qu’une telle campagne n’est pas aisée, qu’elle suscitera une opposition de la part de différents milieux, y compris, malheureusement, de ceux qui se prétendent religieux. Néanmoins, cette opposition elle-même conduit à lutter avec âpreté contre l’incitation à s’écarter de la voie de la Tradition d’Israël. On attend ce combat de la part de notre génération, bien qu’elle soit orpheline. On lui accorde donc toutes les forces nécessaires pour le mener et pour en être, au final, le vainqueur. Quiconque exerce son influence sur un certain milieu doit considérer que cette campagne est la mission spécifique à la présente époque.
J’ai déjà longuement expliqué, par ailleurs(2), que, si nos Sages nous ont fait savoir qu’en cette période du talon du Machia’h(3), “ il n’est pas de jour dont la malédiction ne soit plus importante…(4) ”, ce n’est pas pour effrayer Israël, ce qu’à Dieu ne plaise, mais bien pour lui délivrer en enseignement, comme c’est systématiquement le cas, de la part de la Torah, de la même étymologie que Horaa, leçon. En effet, on ne peut pas se contenter, aujourd’hui, de la situation qu’avait le Judaïsme, hier, car la malédiction s’est accrue et il faut en déduire que le côté du bien s’est également renforcé. C’est une évidence.
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Je vous adresse ma bénédiction, selon la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin de recevoir la Torah avec joie et de manière profonde.
Notes
(1) Le Rav M.Goldstein, de Lod. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5427. (3) Alors que sa venue est imminente. (4) Que celle de la veille.
Lettre n°5481
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5481, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5717,
Brooklyn,
A monsieur Yossef Alter, qui est appelé docteur Tumarkin,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, élève de la Yechiva Tom’heï Temimim, ‘Hano’h Hendel Libermann et également par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, aux multiples accomplissements, le Rav Avraham Dov Kremer. Ceux-ci m’ont également fait part de votre état de santé.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une meilleure santé. Bien plus, vous avez eu le mérite d’être un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim. Or, rien ne se perd, matériellement et, a fortiori, spirituellement, d’autant que nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera, ont investi tant de forces dans cette Yechiva.
Il est donc une certitude qu’encore à l’heure actuelle, ils invoquent la profonde miséricorde divine, pour chacun de ses élèves, en tous leurs besoins, en particulier pour leur santé physique et morale. On connaît l’affirmation de nos saints maîtres établissant une relation entre les deux cent quarante huit membres de l’homme et les deux cent quarante huit Injonctions, d’une part, les trois cent soixante cinq nerfs et les trois cent soixante cinq Interdits, d’autre part. Vous êtes vous-même médecin et il est donc sûrement inutile de vous souligner que, si un membre du corps n’est pas comme il doit l’être, il ne faut pas se désespérer de le guérir. Combien plus en est-il ainsi, en spirituel.
Il faut ajouter, comme le précise l’Admour Hazaken, qu’il existe des déficiences de santé physique que l’on ne sait pas traiter. En revanche, il n’en est pas de même spirituellement. Moralement, il n’est rien qui ne puisse être guéri. Bien plus, le traitement peut même conduire à une situation similaire à celle que l’on aurait eu si l’affection ne s’était jamais manifestée. Or, rien ne résiste à la volonté et rien ne résiste à la Techouva.
Je suis certain qu’il est inutile de préciser tout ce qui vient d’être dit. J’ajouterai uniquement un point, bien que vous le sachiez sûrement. Il s’agit de l’accent mis par la ‘Hassidout du Baal Chem Tov et de nos saints maîtres de ‘Habad sur l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie ”, pour tout ce qui concerne l’homme. Quand on est joyeux de constater que Dieu donne la possibilité de Le servir, on peut observer la réussite dans tous les domaines, matériels et spirituels.
J’attends de vos bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit et, à l’approche de Chavouot, je formule le vœu, qu’au sein de tout Israël, vous receviez la Torah, selon la formulation et la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi, avec joie et de manière profonde.
Avec ma bénédiction pour votre guérison,
Lettre n°5482
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5482, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Israël Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez si une “ permission de faire du commerce ”(2) est nécessaire pour le prêt qui vous est accordé par une institution de Terre Sainte(3).
Tout dépend de la manière dont ce prêt est consenti. Mais, de façon générale, une permission de faire du commerce est toujours préférable, afin d’écarter le doute, d’autant que l’on ne connaît pas toujours les détails d’octroi de ce prêt.
Vous m’interrogez sur la possibilité d’omettre des passages de la prière, afin d’aller de l’avant. Un enseignement bien clair a été donné, à ce propos. Malgré toutes les permissions que l’on peut trouver, en la matière, il convient, concrètement, de ne pas le faire. On peut, en revanche, venir plus tôt à la synagogue, afin de pouvoir suivre la communauté.
Il semble que vous pensiez vous rendre en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Or, il est sûrement inutile de vous rappeler ce que dit le Tachbets Katan. Il faut, en pareil cas, s’engager à une pratique scrupuleuse supplémentaire, en ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. En effet, se trouver dans le palais du Roi ne peut être comparé au fait d’être à l’extérieur de celui-ci.
Certes, l’obligation de pratiquer la Torah et les Mitsvot est la même en tout endroit et à tout moment. Pour autant, il est clair qu’il n’en est pas de même, quand on est dans le palais du Roi, d’autant que ce voyage en Terre Sainte est décidé par le libre choix d’un Juif, qui établit lui-même les documents pour cela et reçoit les autorisations nécessaires de la part des hommes. Combien plus doit-on donc se préparer à se rendre dans un endroit comme la Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”, avec toutes les précautions qui conviennent, en ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav I.M. Gelis, de Brooklyn. (2) Héter Isska, permettant qu’un prêt consenti à un Juif puisse produire un intérêt. (3) Bien qu’il ne s’agisse pas d’un particulier.
Lettre n°5483
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5483, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites référence à une enseignante des disciplines séculaires, qu’il est nécessaire de recruter(2). Il est préférable qu’il s’agisse d’une non Juive, laquelle, à l’évidence n’a pas d’autre relation avec les élèves que la matière qu’elle enseigne, plutôt qu’une femme juive ne respectant pas la Torah et les Mitsvot, qui n’en est pas moins une descendante de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa. Et, vous connaissez le proverbe de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel on ne peut pas dire, à propos d’un Juif, qui qu’il soit l’expression : “ Qu’il soit différencié des autres ”(3), ce qu’à Dieu ne plaise. Il est donc très difficile d’obtenir que cette femme ne soit pas imitée, comme on peut le vérifier concrètement.
J’attends de vos bonnes nouvelles sur la manière dont vous avez profité du jour de Lag Baomer. De même, vous préparez sûrement un programme détaillé pour vous servir du temps du don de notre Torah, qui approche, dans toute la mesure du possible. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction, selon la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Notes
(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4055. (2) Pour le Beth Rivka de Melbourne. Voir, à ce sujet, la lettre n°4747. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3229.
Lettre n°5484
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5484, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au jeune Chmouel Eléazar(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai reçu votre lettre du 20 Iyar, dans laquelle vous me décrivez le programme d’étude de cet été et l’augmentation du nombre des élèves. Vous voulez sûrement dire que ces nouveaux élèves s’ajoutent à ceux de l’an passé, qui eux-mêmes poursuivent leur études. Malgré cela, on peut être peiné par un tel ajout, surtout si on le compare aux besoins et à la nécessité du moment.
Vous avez autorisé les élèves à se rendre à Miron, au jour de Lag Baomer et il est clair que vous avez bien fait(2), pour différentes raisons. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Quand vient le temps d’agir pour Dieu…(3) ”.
Il est sûrement inutile de vous souligner que vous devez maintenir le contact avec les nouvelles personnes que vous avez rencontrées à Miron et auxquelles vous avez souligné l’importance des Mitsvot. En effet, une telle relation doit être renforcée, de temps à autre, au moins par écrit et même, si possible, en se rencontrant. C’est une évidence.
Bien entendu, ceci concerne tous ceux qui s’efforcent de diffuser les sources(4) et, plus généralement le Judaïsme.
Avec ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Notes
(1) Le Rav C.E. Halpern, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°4907, 5084 et 5726. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3439. (3) “ ils sont passés outre à Ta Torah ”. En l’occurrence, l’autorisation leur a été donnée de suspendre leur étude de la Torah pour se rendre à Miron. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5485
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5485, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après, de nouveau, une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 20 Iyar, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Dans celle-ci également, vous ne dites rien de votre mission sacrée, ni de la diffusion des sources(1). Vous évoquez uniquement les préoccupations les plus matérielles, vous concernant. Il est clair que ceci peut déranger un homme et le troubler. Mais, au moins quelque peu, il est nécessaire que le cerveau dirige le cœur et il faut donc ménager un emplacement(2) pour faire savoir comment l’on a diffusé les sources à l’extérieur et le Judaïsme, en général.
Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous adoptiez cette pratique positive. Ainsi, s’accomplira en vous l’enseignement de nos Sages, selon lequel “ celui qui met en pratique la Torah ” et tout ce qui concerne le Judaïsme “ dans la pauvreté ” matérielle ou spirituelle, “ en viendra à l’accomplir dans la richesse ” matérielle ou spirituelle. Bien entendu, mon but n’est pas de vous faire de la morale, mais bien de vous souligner la nécessité de servir Dieu avec joie et enthousiasme, ce à quoi l’on parvient plus rapidement en adoptant le comportement qui vient d’être défini.
Vous évoquez votre appartement et vous faites bien de déménager pour vous installer dans un autre, plus confortable. Vous me faites part de vos difficultés pour transmettre cet appartement à celui qui accepte de payer intégralement son prix. Vous présenterez encore une fois le problème au comité du Kfar, avec les arguments et les explications que vous me donnez. Si, malgré cela, on refuse de faire une exception pour vous, afin de ne pas créer un précédent, vous montrerez la présente au Rav et ‘Hassid, Rav A.Pariz, qui vous consentira un prêt de cent cinquante livres israéliennes, que vous rembourserez par paiements mensuels de cinq livres. L’essentiel est que vous vous installiez effectivement dans votre nouvelle demeure et que ceci soit en un moment bon et fructueux.
Avec ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
M. Schneerson,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Dans la lettre écrite au Rabbi. (3) Kfar ‘Habad.
Lettre n°5486
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5486, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, que vous concluez en me posant douze questions. Et, vous précisez que vous en avez d’autres, mais que cela n’aurait pas de fin. Tout d’abord, il est impossible de répondre à douze questions comme celles-là dans le cadre d’une lettre. De plus, quand vous aurez ces douze réponses, le mauvais penchant vous en proposera d’autres, sûrement en un nombre encore plus important.
Avant tout, un garçon de ton âge ne doit pas rechercher les questions et se dire que, n’ayant, pour l’heure, pas obtenu de réponse, il ne peut étudier avec ardeur et constance. De façon générale, un élève de Yechiva doit étudier la Torah, vouloir comprendre ce qui y est écrit, mais en aucune façon s’employer à rechercher les questions que les autres n’ont pas encore trouvées et à se demander qui pourra y répondre.
Ceci peut être comparé à la situation de quelqu’un qui entreprend des études médicales, puis qui, au lendemain de ce début, fait savoir à ses professeurs qu’ils doivent absolument lui expliquer pourquoi l’on prescrit, pour traiter telle affection, des comprimés amers plutôt que ceux qui sont doux, pourquoi une intervention chirurgicale est-elle nécessaire, en pareil cas et pourquoi l’on ne peut s’en passer. Certes, tu précises, dans ta lettre, que tu te trouves à la Yechiva depuis deux ans déjà. Néanmoins, compte tenu de la profondeur de notre sainte Torah, un tel stade est peut-être même inférieur à celui de l’étudiant en médecine, au premier jour de sa formation, par rapport au médecin en fin d’étude.
Bien entendu, je ne veux pas dire qu’il ne faille pas comprendre ce que dit la Torah. Bien au contraire, il est une Mitsva de l’étudier et, précisément, de la comprendre. Mais, il est nécessaire, au préalable, d’affirmer : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”, c’est-à-dire de marquer sa soumission. Ainsi, on n’est pas empêché, par le mauvais penchant, d’étudier avec ardeur et constance. Même si l’on se pose une question, cette ardeur n’est pas remise en cause.
Bien plus, relis tes douze questions. Comme tu le dis toi-même au début de ta lettre, il est certain que les Grands d’Israël les ont déjà posées et nous savons qu’eux-mêmes ont étudié la Torah avec ardeur et constance, qu’ils ont mis en pratique les Mitsvot de la meilleure façon qui soit. Il en résulte que : A) il existe effectivement une réponse satisfaisante à ces questions, B) s’il est un point qu’il n’est pas du tout possible d’expliquer logiquement, cela n’a aucune incidence sur le comportement qu’un Juif doit adopter, d’après la Torah.
De fait, pourquoi s’étonner qu’un homme ne comprenne pas la Sagesse de Dieu ? C’est, bien au contraire, la situation inverse qui serait surprenante, c’est-à-dire le fait qu’un homme limité saisisse, par son intellect limité, la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il, la Torah.
Puisse Dieu faire que tu abandonnes cette recherche systématique de questions, qui ne sont en aucune façon ton propos. Consacre-toi à mettre en pratique les termes de la Michna selon laquelle : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Bien plus, nous nous approchons du temps du don de notre Torah qui, comme on l’a dit, fut obtenue quand on proclama : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Et, nos Sages soulignent qu’il devait en être ainsi. De la sorte, “ l’intégrité de ceux qui sont droits les dirigent ”, alors que, dans le sens inverse… Vous consulterez le traité Chabbat 88a.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5487
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5487, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Israël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Iyar, avec ce qu’elle contenait. Vous trouverez sûrement les mots pour expliquer à cet homme prétendant qu’il ne peut pas étudier actuellement parce qu’il souffre, qu’il est dans la situation de celui qui dirait qu’il ne peut pas prendre des médicaments, parce qu’il est malade.
En effet, nos Sages disent que la Torah apporte la guérison au monde et ils affirment que “ celui qui a mal à la tête ou bien au corps doit se consacrer à la Torah ”. Certes, il est difficile de mener une étude profonde, lorsque le corps souffre. Il faut, pourtant, s’efforcer de le faire ou, tout au moins, de maintenir une étude, même moins profonde et, en tout état de cause, les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, à ce sujet. Vous me direz que vos propos ont émané de votre cœur et qu’ils sont entrés dans le sien, qu’ils ont eu un effet concret.
Très prochainement, vous me donnerez également de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement. En effet, vous avez d’ores et déjà fait une intervention naturelle(2) en allant consulter un médecin. Certes, celui-ci vous a dit qu’il faudra attendre longtemps. Mais, il est clair que ce n’est pas le cas. En effet, nos Sages expliquent(3) que : “ le médecin a été autorisé à guérir ”, mais non à repousser ultérieurement cette guérison, ce qu’à Dieu ne plaise. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction, selon la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde, de même que pour votre réussite conjointe dans le centre aéré,
Notes
(1) Le Rav I.Gordon, de Worcester. Voir, à son sujet, la lettre n°5562. (2) Pour obtenir la bénédiction de Dieu. (3) Commentant la formule répétitive de la Torah : “ Guérir, il guérira ”.
Lettre n°5488
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5488, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5717,
Brooklyn,
A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid, qui craint
Dieu, est issu d’une illustre famille, a des idées claires,
le Rav Avraham Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Iyar, concernant les recueils de manuscrits(2) et leur mise en ordre, afin d’établir quels discours ‘hassidiques ont été imprimés et lesquels sont inédits. Je ne sais pas qui possède les connaissances nécessaires pour cela, parmi les ‘Hassidim de Terre Sainte. Il est dommage que vous les ayez apportés là-bas, plutôt qu’ici. Certes, les préoccupations(3) sont nombreuses et, malheureusement, pas toujours joyeuses. Malgré cela, à proximité d’ici, un autre aurait pu s’occuper de tout cela et, de temps à autre, j’aurais pu le superviser. Vous-même pouvez rechercher sur place s’il existe un spécialiste et engager le dialogue avec lui.
Vous connaissez sûrement la pratique des ‘Hassidim, en chaque génération, qui ne se sont pas tellement préoccupés de déterminer qui est l’auteur d’un discours ‘hassidique et si celui-ci a déjà été publié ou non. Comme vous le savez, certains ‘Hassidim soulignaient qu’un discours ‘hassidique de nos maîtres est une Loi énoncée à Moché, sur le mont Sinaï, conformément à l’affirmation bien connue de nos Sages. En effet, qu’importe si telle Loi a été révélée par tel maître ou par tel autre ? Bien entendu, ce principe dans la Hassidout n’a pas l’incidence qui est la sienne dans la partie révélée de la Torah, énonçant quelques règles en la matière, par exemple le fait que la Hala’ha retienne tel avis plutôt que tel autre ou bien s’en tienne au dernier avis émis. Il n’en est pas de même pour l’enseignement profond de la Torah, dans laquelle il n’y a pas de questions et pas de controverses.
Certes, je rejette totalement une telle conception et j’en ai parlé, à plusieurs reprises, avec mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Et, bien entendu, vous-même ne l’adoptez pas non plus. Pour autant, il y a bien là un comportement adopté par les ‘Hassidim et puisse Dieu faire qu’ils ne commettent jamais une erreur plus importante que celle-ci.
Avec ma bénédiction, selon la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Notes
(1) Le Rav A.Y. ‘Hen, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4703. (2) Du père du destinataire de cette lettre, le Rav David Tsvi Hirsh ‘Hen, le Radats. Voir, à ce sujet, la lettre n°2669. (3) Du Rabbi.
Lettre n°5489
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5489, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
J’ai appris, avec beaucoup de surprise, que vous avez coutume de jeûner, de temps à autre, le lundi et le jeudi, de même qu’à la veille de Roch ‘Hodech. Or, vous connaissez l’enseignement du Baal Chem Tov, selon lequel le corps doit être en bonne santé et ne pas faire obstacle à un service de Dieu joyeux. On peut observer concrètement, à notre époque, que des jeûnes fréquents affaiblissent l’état de santé et sont ensuite une entrave à la pratique des Mitsvot.
Bien entendu, ceci concerne les jeûnes auxquels on s’engage personnellement, mais non ceux qui sont instaurés par le Choul’han Arou’h. Et, si l’on recherche précisément le jeûne, on connaît l’enseignement(2) du Rabbi Maharach, selon lequel on peut alors se retenir de dire des paroles qui ne doivent pas être prononcées, même quand on en a très envie. Ceci inclut non seulement la médisance mais aussi les paroles inutiles. Et, le jeûne, au sens propre, peut consister à manger uniquement ce qui est bon pour la santé, sans rechercher précisément ce qui a bon goût.
J’espère que ces quelques lignes suffiront pour que vous mettiez en pratique ce qui vient d’être dit. Je présume que vous avez adopté ce comportement plus de trois fois et il faudra donc annuler votre vœu, puis, vous remplacerez vos jeûnes par ce qui vient d’être dit. Que Dieu vous vienne en aide, pour tout cela et qu’avec votre mari, vous conduisiez votre fils sur une voie ‘hassidique, en bonne santé et dans la joie.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4614.
Lettre n°5490
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5490, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au jeune Moché Hillel,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres du 6 et du 22 Iyar. J’y ai lu avec plaisir que vous conduisez votre classe, non seulement dans l’étude, mais aussi dans la crainte de Dieu et la ‘Hassidout. Et, de fait, l’une dépend de l’autre. En effet, l’Admour Hazaken explique que l’amour est à l’origine des deux cent quarante huit Injonctions et la crainte, des trois cent soixante cinq Interdits. A ce propos, vous consulterez attentivement le début du chapitre 4 du Tanya.
Combien plus en est-il ainsi quand on se trouve en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, un pays “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Tout effort, toute initiative en ce sens sont donc justifiés, car telle est la finalité de l’homme, ainsi qu’il est dit : “ Crains Dieu et respecte Ses Mitsvot, car c’est là toute la finalité de l’homme ”. Et, “ celui qui préserve une âme juive est comme s’il avait assuré la pérennité du monde entier ”.
Bien entendu, pour influencer les autres, il ne suffit pas de s’humecter soi-même. Il faut, en outre, le faire au point de pouvoir humecter les autres. Vous comprendrez ce que cela veut dire.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5491
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5491, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du mardi de la Parchat Nasso, avec ce qu’elle contenait. Me trouvant, hier(2), près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné votre nom. En effet, la sainteté ne quitte pas l’endroit qu’elle occupe, comme le dit Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27 et dans son commentaire. Il est donc clair qu’un chef d’Israël, quand son âme s’élève vers le ciel, continue à invoquer la miséricorde divine envers tous ceux qui sont liés à lui, avec ce qui les concerne.
Il est dit que “ en ce jour(3), ils parvinrent dans le désert du Sinaï ” et je conclus donc en évoquant ce qui est d’actualité. Ainsi, conformément à la formulation de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, je vous souhaite de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
N. B. : Je vous restitue les explications de Torah de votre gendre(4) et, en signe d’amitié, j’ai rapidement rédigé quelques notes, ne disposant que de peu de temps :
“ (5) Le traité Be’horot 12b enseigne que les évaluations sont faites au moment où elles sont décidées, que le rachat du premier-né de l’homme est pratiqué au bout de trente jours et que celui du premier-né de l’âne est immédiat. La Guemara pose la question suivante : n’est-il pas dit que l’évaluation, le rachat du premier-né de l’homme, celui du Nazir et celui du premier-né de l’homme ne peuvent être pratiqués avant trente jours, même s’il reste possible de les retarder sans limite ? Rav Na’hman explique : Cela veut dire que, si un rachat a été pratiqué, celui-ci est effectivement valable. A priori, il faut donc attendre trente jours, comme pour le premier-né de l’homme, mais, si l’on est passé outre à ce principe, un rachat immédiat est également valable. Pour autant, la Mitsva du rachat n’est pas accomplie de cette façon, comme le précise Rachi, à cette référence.
Rav Chéchet explique qu’il n’y a pas eu, de la sorte, une transgression, c’est-à-dire que la Mitsva du rachat est effectivement immédiate, mais qu’il y a transgression uniquement au bout de trente jours. Rami Bar ‘Hama pose à Rav Chéchet la question suivante. Il est dit que le premier-né de l’âne doit être racheté dans les trente jours et, au-delà de ce délai, égorgé. N’est-il pas une Mitsva de le conserver pendant ces trente jours, comme le dit Rav Na’hman, ce qui contredirait l’avis de Rav Chéchet ? Il répond par la négative et précise que le rachat peut intervenir à n’importe quel moment, pendant ces trente jours. Puis, il objecte : s’il en est ainsi, il faudrait dire que, passé ce délai, ou bien on le rachète on bien l’on transgresse cette Mitsva. Enfin, il conclut : Selon Rava, il n’y a là aucune difficulté. Dans un cas, il s’agit de l’avis de Rabbi Eléazar, dans l’autre, de celui des Sages. Rachi explique : Selon Rava, il est une Mitsva de le conserver. Pour autant, nous n’acceptons pas l’explication de Rav Na’hman et cela ne soulève aucune difficulté(6). Car, quand on dit qu’il faut le conserver pendant trente jours, on suit l’avis de Rabbi Eléazar, comparant le premier-né de l’animal à celui de l’homme. Il n’y a donc pas de difficulté à comprendre que les Sages parlent de rachat immédiat.
Le Rambam, dans ses lois des premiers-nés, chapitre 12, paragraphes 6 et 20, dit : “ Depuis quand doit-on le racheter ? Depuis sa naissance et jusqu’à trente jours. Passé ce délai, on a le choix entre l’égorger et le racheter. Il y a uniquement là un retard de la Mitsva ”. Le Kessef Michné dit que, selon un principe établi, la Hala’ha suit l’avis de Rav Chéchet pour les Interdits. C’est pour cela qu’il est précisé qu’en pareil cas, il y a uniquement là un retard de la Mitsva. C’est là la transgression dont parle Rav Chéchet. Or, on peut s’interroger, à ce sujet. Car, si la Hala’ha suit Rav Chéchet, pourquoi l’objection soulevée contre lui disait-elle qu’on le rachète ou bien qu’on l’égorge, alors que l’on aurait du dire qu’on le rachète ou que l’on commet une transgression ? Il n’y a pas de réponse à cette question, posée par le Mahari Korkos(7).
Au paragraphe 1, le Rambam écrit aussi : “ S’il ne souhaite pas le racheter, il est une Injonction de l’égorger, ainsi qu’il est dit : Le premier-né de l’âne, tu le rachèteras avec un agneau et, si tu ne le rachètes pas, tu l’égorgeras ”. Le Rabad objecte à cela que le fait de l’égorger n’est pas une Mitsva, mais, bien au contraire, une faute, un tort, puisque l’on retire ainsi son dû au Cohen. Le Rav Yom Tov Algazi trouve la source de ces deux conceptions dans la Me’hilta, à la Parchat Bo, qui dit : “ Si tu ne le rachètes pas, tu l’égorgeras. Ceci nous enseigne que la Mitsva de le racheter l’emporte sur celle de l’égorger. Autre explication : Si tu ne le rachètes pas, égorge-le. Tu as causé la perte des biens du Cohen. Tes biens seront donc également perdus ”. La première explication est basée sur la Michna, à la page 13a, affirmant que la Mitsva de racheter passe avant celle d’égorger. La seconde explication correspond à l’enseignement de Lévi, à la page 10b, demandant qu’il perde ses biens, dans la mesure où il a fait perdre les siens au Cohen. Tel est l’avis du Rabad et le Rambam tranche selon la Michna, à la page 13a.
Concernant l’enseignement de Lévi, Rachi dit : “ C’est pour cela qu’il devra perdre son argent. Le tribunal l’obligera à l’égorger, à l’issue des trente jours, comme l’explique ce chapitre et il sera interdit d’en tirer profit ”. Les derniers Sages s’interrogent, à ce propos : d’où déduit-il que le tribunal l’oblige ? Et, s’il le frappe, au risque de lui faire perdre la vie, comme c’est le cas chaque fois qu’il refuse de mettre en pratique une Injonction, pourquoi ne pas l’obliger plutôt à le racheter(8), ce qui passe avant le fait de l’égorger ? Il semble que Rachi oppose l’enseignement de Lévi à la Michna de la page 13a. Selon Lévi, le fait d’égorger l’animal est une amende infligée, alors que, pour la Michna, il s’agit d’une Mitsva. Rachi en déduit que les deux conceptions sont exactes.
Comment cela ? Il est une Mitsva pour le tribunal de statuer sur le fait d’égorger l’animal(9). C’est lui qui prend la décision d’infliger une amende, dans ce cas comme dans tous les autres. Or, si le tribunal décide une amende, il est clair qu’il doit le faire après le temps imparti. En effet, si ce n’était pas le cas, pourquoi la lui infligerait-on, alors que cet homme peut encore racheter l’animal quand il le veut ? De même, la Guemara a raison de dire qu’il a causé la perte des biens du Cohen. Or, pourquoi parler de perte si le rachat est encore possible ? Il faut en conclure que l’amende relative au fait d’égorger s’applique seulement après le temps imparti. C’est bien en ce sens que l’on peut parler de perte des biens du Cohen. Rachi en déduit que le tribunal l’obligera à l’égorger, à l’issue des trente jours. Comme on l’a dit, le tribunal a alors une Mitsva de statuer sur l’amende devant lui être infligée pour vouloir égorger l’animal.
Grâce à cette analyse, nous comprendrons plus précisément les termes du Rambam, qui écrit, au paragraphe 6 : “ A l’issue des trente jours, s’il veut l’égorger, il peut le faire, s’il veut le racheter, il peut le faire également. On ne peut alors lui reprocher que le retard ”. Or, n’a-t-il pas précisé, au paragraphe 1, que la possibilité de racheter passe avant celle d’égorger ? Pourquoi les mentionne-t-il ici dans l’ordre inverse ? En fait, l’explication est celle que nous donnions. La Mitsva d’égorger s’applique uniquement quand le temps est passé, c’est-à-dire, selon l’évaluation de nos Sages, au bout de trente jours. Le Rambam en déduit qu’à l’issue de ce délai, on égorge plutôt que de racheter(10) et il se base, pour l’affirmer, sur l’enseignement de Lévi, comme nous l’avons montré. En la matière, il s’écarte donc de l’avis de Rachi et il considère qu’en l’égorgeant, on fait une Mitsva, au même titre qu’en le rachetant.
Ce qui vient d’être dit permet de répondre, d’une manière satisfaisante, à la question du Mahari Korkos. Le Rambam ne reprend pas les termes de la Guemara sur lesquels se base Rav Chéchet. Il écrit, avec précision, que la possibilité d’égorger l’animal passe avant celle de le racheter, afin de souligner que ce rachat a un temps spécifique. A l’issue de ce délai, commence la Mitsva d’égorger. C’est exactement ce que dit Rav Chéchet, précisant qu’il y a transgression à partir de trente jours(11).
J’ai entendu une explication, développée par mon beau-père, auquel Dieu accordera longue vie, au nom du Rabbi de Loubavitch Chlita, sur la nécessité de donner un cadeau au jeune couple, à l’occasion de son mariage(12). J’ai pensé que l’explication simple de cela pouvait être la suivante. Nos Sages disent qu’à celui qui se marie, on pardonne toutes les fautes. Celui-ci se trouve donc dans la situation qui prévalait avant la faute, c’est-à-dire avant qu’il soit dit : ‘Tu mangeras du pain à la sueur de ton front’. Il peut donc gagner sa vie sans aucun effort de sa part(13). ”
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, les lettres n°5089 et 5621. (2) Veille de Roch ‘Hodech. (3) Le Roch ‘Hodech Sivan. (4) Le Rav Yossef Geldtseller. Voir, à son sujet, la lettre n°524. (5) Il s’agit du texte du Rav Geldtseller, annoté par le Rabbi. (6) Ainsi, même si Rami Bar ‘Hama pose une question à Rav Chéchet, pourquoi ne précise-t-on pas ce qui fait la différence essentielle, c’est-à-dire que, par la suite, on commet une transgression ? C’est pourtant dans ces termes qu’il faudrait le dire. En revanche, de la manière dont le Rambam rapporte cet enseignement, aucune question ne se pose. Voir, plus bas, la note 11. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Bien entendu, aucune question ne se pose d’après le Kessef Michné, puisque, selon lui, le retard du rachat est une transgression ”. (8) Le Rabbi note en bas de page : “ Il est impossible de l’obliger à accomplir ce que la Torah a fait dépendre de sa décision, selon le traité Yebamot 39b : ‘si tu ne le rachètes pas, tu l’égorgeras’ ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Peut-être est-il possible de dire que tel est aussi l’avis du saint Zohar, selon le Rachbats, à l’Injonction 19. Mais, en fait, il s’agit d’un troisième avis, qui n’est ni celui du Rabad, selon lequel il n’est pas une Mitsva d’égorger, ni celui du Rambam, qui écrit dans le Michné Torah et dans le Séfer Ha Mitsvot, à l’Injonction 82, qu’il y a une Mitsva d’égorger, mais non de faire statuer le tribunal. A fortiori en est-il ainsi pour celui qui parle d’amende, alors qu’il n’en a pas été question ici ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il est impossible de formuler pareille affirmation, car il est dit : ‘si tu ne le rachètes pas, tu l’égorgeras’, ce qui veut dire que la condition, pour pouvoir l’égorger, est seulement le désir de ne pas racheter ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ D’après cela, la Mitsva du retard, à laquelle le Rambam fait allusion, est bien une transgression, comme le précise le Kessef Michné. Mais, le Mahari Korkos dit qu’il ne faut pas adopter cette interprétation. Toute l’analyse permettant de répondre à la question du Mahari Korkos devient ainsi inutile, car il n’y a plus là aucune question, comme le montre la Tossefta, selon Rav Chéchet et le Kessef Michné. S’agissant de la question posée sur le Rambam qui, au paragraphe 6, mentionne la possibilité d’égorger avant celle de racheter, on peut proposer deux explications. La première est la suivante. D’après le Rambam, on ne peut égorger qu’à l’issue de trente jours. Peut-être ce principe est-il basé sur la Tossefta précédemment citée. La Guemara fait remarquer que tel n’est pas l’avis de Rav Chéchet. Mais, le Rambam considère que ceux qui adoptent l’avis de Rav Chéchet n’écarteront pas la Tossefta de la Hala’ha, du simple fait de cette question. De fait, on trouve plusieurs explications similaires, dans les propos du Rambam. En tout état de cause, tel n’est pas l’avis de la Me’hilta de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, citée par la Torah Cheléma, qui dit : “ ce qui ne peut pas encore être égorgé ne peut pas non plus être racheté ”. Vous consulterez également le Min’hat ‘Hinou’h, à la fin de l’Injonction 23. C’est donc pour cela que le Rambam mentionne d’abord le fait d’égorger, qui est nouveau, à l’issue des trente jours. La seconde explication est la suivante. Puisqu’il est question, juste après cela, de “ celui qui ne veut pas le racheter ”, ce principe a été rapproché du rachat. En conséquence, il est d’abord question d’égorger. Et, l’on sait à quel point le Rambam est précis, y compris dans l’énoncé de ses idées. Bien plus, dans ce même chapitre, c’est ainsi qu’il faut expliquer la formulation qu’il adopte, au paragraphe 16. C’est une évidence. (12) Voir, à ce sujet, la lettre n°5224, adressée au Rav Yalles. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ D’après cette explication, il faudrait en dire de même pour le converti et pour celui qui accède à une haute dignité ”.
Lettre n°5492
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5492, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur ce qui est dit dans le premier chapitre du saint Tanya, l’affirmation selon laquelle les âmes des nations idolâtres émanent des trois forces du mal totalement impures. Vous objectez qu’elles sont pourtant astreintes à la pratique des sept Mitsvot(1).
La ‘Hassidout explique que les âmes des Justes parmi les nations émanent du bien de la Klipat Noga(2). Vous consulterez, à ce sujet, le recueil de commentaires(3) du grand Rav et ‘Hassid, le Juste, Rabbi Hillel de Paritch, à la page 47d et le Rambam, lois des rois, fin du chapitre 8, qui affirme que le non Juif s’engageant à mettre en pratique les sept Mitsvot est considéré comme un Juste parmi les nations.
S’agissant des convertis, vous verrez le traité Chabbat 146a, qui dit que leur Mazal se trouvait près du mont Sinaï(4). Vous consulterez aussi le Midbar Kdémot du ‘Hida, à l’article “ convertis ”.
Vous évoquez vos fiançailles et vous me dites que vous avez un frère plus âgé que vous. Il faut lui demander de vous pardonner sincèrement(5). Vous pourrez ensuite vous intéresser au parti que l’on vous propose.
Vous gardez sûrement les trois études concernant chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. En outre, de temps à autre, vous intensifiez sans doute votre étude de la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Des descendants de Noa’h. Elles doivent donc posséder du bien, afin de pouvoir les mettre en pratique. (2) La force du mal conservant la possibilité de s’intégrer au bien. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Basé sur ce qui est expliqué par le Sidour de l’Admour Hazaken, à la porte de la fête des Matsot. ” (4) Leur âme se trouvant encore là-haut, prit part au don de la Torah. (5) De le devancer.
Lettre n°5493
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5493, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Iyar, dans laquelle vous me présentez le poste que l’on vous propose, dans un Mochav.
A mon sens, il serait bon, pour vous et pour votre épouse, non seulement de résider précisément à Kfar ‘Habad, mais aussi d’avoir une activité dans le domaine de ‘Habad. En conséquence, avant de prendre une décision, en la matière, vous consulterez encore une fois les responsables communautaires de ‘Habad sur les propositions d’emploi qu’ils peuvent vous formuler. Il serait bon de vous adresser à la direction de la Yechiva, de l’école professionnelle et à celle des jeunes de l’association ‘Habad.
Puisse la divine Providence vous accorder une bonne part, à l’intérieur des quatre coudées de ‘Habad, à partir desquelles vous diffuserez les sources, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Lettre n°5494
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5494, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et à ce qui y était joint, un avis médical concernant votre fils, auquel Dieu accordera longue vie et que je vous restitue avec la présente.
Il faut poursuivre le traitement qui a été prescrit. Il serait peut-être bon de souligner au médecin que, d’après les raisons invoquées pour justifier son état moral, il serait particulièrement utile de lui donner le moyen de venir en aide à ceux qui sont plus faibles que lui. Il pourrait les diriger, ou bien être le moniteur de sa classe, par exemple pour organiser les après-midi récréatives du Chabbat. De la sorte, il pourra avoir confiance en lui-même.
Lettre n°5495
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5495, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5717,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
groupement de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Sivan, dans laquelle vous m’annoncez la création et la direction d’un centre aéré, dans votre ville.
Bien entendu, il faut d’abord organiser une réunion commune avec la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim de Montréal, à laquelle j’ai demandé cette activité depuis plusieurs années déjà, à plusieurs reprises. Du reste, parmi les dirigeants de ce centre et parmi ceux qui en profiteront, les élèves de la Yechiva seront sûrement majoritaires.
Puisse Dieu faire qu’avec la concertation entre tous, vous puissiez prendre la décision qui sera réellement bonne pour les enfants juifs de Montréal. Or, “ il n’est de bon que la Torah ” et les Mitsvot éclairées par le luminaire de la Torah, la lumière et la vitalité ‘hassidique.
Vous êtes sûrement en contact avec ceux qui organisent les parades de Lag Baomer, ici, afin de coordonner vos actions, à l’avenir, de sorte que les uns apprennent le savoir-faire des autres, sur la base de l’expérience du passé.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre œuvre de diffusion des sources, de même que pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Lettre n°5496
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5496, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Sivan 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Avraham Tsvi Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites savoir que votre fils Israël Its’hak
atteint la Bar Mitsva. Puisse Dieu faire que, de l’âge de treize ans, il parvienne à celui de quinze et ainsi de suite, comme le définit la Michna, au traité Avot, chapitre 5. Il redoublera d’ardeur et de constance dans son étude de la Torah, partie révélée et ‘Hassidout. Il mettra les Mitsvot en pratique de la meilleure façon. Et, Dieu lui accordera la réussite d’être un ‘Hassid, craignant Dieu et érudit. Vous et votre épouse concevrez de lui et de tous vos enfants beaucoup de satisfaction ‘hassidique..
Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, y compris du développement, dans toute la mesure du possible, quantitatif et qualitatif, de vos cours de ‘Hassidout(2). En effet, la divine Providence vous a accordé le mérite de l’enseigner publiquement. Or, rien ne résiste à la volonté. Et, vous recevrez la Torah avec joie, d’une manière profonde.
Du reste, il faut noter et souligner que, lors du don de la Torah(3), son enseignement caché fut dévoilé d’une manière évidente, puisque tous reçurent la vision du Char céleste. A l’opposé, son enseignement révélé fut transmis d’une façon cachée et allusive. Et, vous connaissez la parole et l’injonction de nos Sages : “ Tout comme…, de même…(4) ”. Vous consulterez le Torah Ohr, à la page 22b.
L’Admour Hazaken dit : “ pour ne pas supprimer ”(5) et l’on doit en conclure qu’il s’agit bien d’une obligation.
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°4759. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5330. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2140. (4) Tout comme lors du don de la Torah, chacun fut saisi par la crainte, la peur, le tremblement et la sueur, il peut en être de même, à l’heure actuelle, pendant le temps de l’étude. (5) Dans ses lois des Tefillin, l’Admour Hazaken dit, concernant
l’interruption entre celles du bras et celles de la tête : “ pour ne pas supprimer la possibilité de répondre à ce qui appartient à la sainteté ”. La question posée par le destinataire de cette lettre était : “ Cette interruption est-elle une possibilité ou bien une obligation ? ”.
Lettre n°5497
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5497, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Chavouot 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour au cours duquel fut dit, deux fois, le mot “ bon ”(1) de la Parchat Nasso. J’y ai lu avec plaisir qu’au début de ce mois, votre commerce a marqué une petite reprise. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début pour un développement ultérieur, qui augmentera vos moyens, au sens littéral, selon la nécessité et vous conférera également la largesse d’esprit, afin qu’il vous soit plus aisé de servir Dieu avec joie et enthousiasme, comme le verset(2) nous en fait obligation.
Bien plus, la fête de Chavouot approche et, comme vous le savez, la ‘Hassidout explique que l’anneau de mariage donné par le Saint béni soit-Il à Israël, lors de leur union, près du mont Sinaï, fut les biens matériels, l’opulence, enfants, santé et prospérité.
Vous exprimez votre surprise devant ma réponse(3) et vous dites, selon l’expression courante, que vous connaissez également une adresse(4). Bien entendu, mon but n’était pas de jouer le rôle de carnet d’adresses, mais plutôt de vous indiquer un moyen de mieux gagner votre vie. Or, je dois définir ce moyen tel que je le vois moi-même et non tel qu’un autre voudrait que je le vois, à travers ses yeux.
Avec ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, afin de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Je vous joins un reçu du département des réalisations discrètes.
Notes
(1) Lors de la création, le mardi. (2) “ Servez Dieu dans la joie ”. (3) Le destinataire de cette lettre demandait une bénédiction pour mieux gagner sa vie et le Rabbi lui indiquait un moyen concret d’y parvenir. (4) Pour obtenir la bénédiction.
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