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Iguerot Kodesh — lettres 5437 à 5456

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5437

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5437, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Iyar 5717,

Brooklyn,

Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 28 Nissan, avec ce qui y était joint.

Je suis surpris que vous soyez aussi brefs, à propos de la réunion et de la réception(1), alors qu’il aurait convenu d’être plus précis, en la matière. Puisse Dieu faire, en tout état de cause, que la réduction de ce qui est écrit n’entraîne pas une diminution de l’action, pour ce qui est des conséquences de cette réunion et de cette réception.

Vous me demandez à quoi je fais allusion, pour la caisse de bienfaisance de Kfar ‘Habad(2).

Je suis surpris par cette question, car il y a bien là une évidence. Tous les habitants du Kfar se plaignent d’un manque de moyens, qui permettraient différents financements. Certes, cette caisse ne fait que délivrer des prêts. Néanmoins, pourquoi lui imposer des dimensions réduites, alors qu’il est possible de faire en sorte qu’elle réponde aux besoins du Kfar ?

C’est ce que je disais dans ma précédente lettre(3), en me basant sur ma conversation avec monsieur Shazar, lequel m’a affirmé que certaines banques accordent des prêts remboursables aux petits artisans. Il m’a également dit avoir proposé à l’une des caisses de bienfaisance du Kfar, si ses comptes sont tenus comme il convient, une subvention conséquente, émanant d’une administration qu’il gère, afin d’élargir les réalisations.

En outre, il existe sûrement d’autres moyens d’action, en la matière. Plus généralement, je suis surpris que de telles informations doivent vous être communiquées des Etats Unis, alors que de nombreux villages ont dernièrement été créés, en Terre Sainte, certains même pour des immigrants dénués de tout. Il est impossible que l’on ne puisse apprendre, de tous ces villages, des moyens de gérer la caisse de bienfaisance ou, en général, les affaires économiques du Kfar.

Lors de ma discussion avec le ‘Hassid, Rav A.Dreizin, je ne possédais pas encore tous ces éléments. Selon les informations dont je disposais alors, je savais que certaines administrations participaient aux caisses de bienfaisance pour un montant égal à celui qui a été collecté. J’ai donc dit que, si chaque habitant du Kfar fait un dépôt, pour quelques années, afin de créer ce fonds de bienfaisance et si l’on fait des démarches, avec l’empressement qui convient, auprès de ces administrations, on pourrait obtenir, pour cette caisse, un montant appréciable.

Bien entendu, tout cela ne concerne pas les caisses de bienfaisance qui existent déjà, en particulier celles que vous décrivez dans votre lettre, lesquelles, en effet, n’interviennent pas dans le même domaine. Bien au contraire, il faut s’efforcer que ces dernières ne disparaissent pas, pour différentes raisons.

Il est clair que ceci ne diminue en rien l’importance de ce que vous dites à la fin de votre lettre, c’est-à-dire de l’intervention qui doit être faite auprès de l’Agence juive pour des prêts.

Concernant ce que vous dites à propos des cultures et du poulailler, il faut interroger ceux qui sont spécialistes, en ce domaine. Comme je l’ai dit, il y a sûrement plusieurs villages qui se trouvaient dans cette même situation, ces dernières années. Rechercher de quelle manière ils ont amélioré leur situation pourra être très utile pour Kfar ‘Habad.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite afin de renforcer Kfar ‘Habad et de le développer dans tous les domaines, matériels et spirituels.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Du grand Rabbin d’Angleterre. Voir, à ce sujet, la lettre n°5409. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5285. (3) Il s’agit de la lettre n°5411.

Lettre n°5438

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5438, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Vous devez expliquer à la mère de cette personne que l’on ne peut pas adopter une telle attitude envers le Saint béni soit-Il, Lui imposer des conditions, promettre de la Tsédaka uniquement quand tel événement se passera. Le comportement juif va à l’encontre de cette démarche. D’abord, on donne de la Tsédaka, puis l’on demande à Dieu, non pas comme un dû, mais bien à titre de requête, car Il est l’Essence du Bien, d’exaucer ce que l’on sent au profond de son cœur.

Si l’on a une profonde confiance en Lui, on peut effectivement constater, de ses yeux de chair, qu’il en est bien ainsi, très prochainement. J’espère que vous saurez trouver les mots qui conviennent pour lui expliquer tout cela.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5439

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5439, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Iyar.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom, celui de votre épouse et tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, en fonction de ce que vous écrivez.

Concernant votre installation, dans le but de gagner votre vie, j’ai déjà dit qu’il fallait tout faire pour travailler dans le domaine de ‘Habad, pour différentes raisons. Avec l’effort qui convient et grâce à l’aide que les ‘Hassidim, à n’en pas douter, vous apporteront, il est certain que vous y parviendrez. Peut-être, au début de votre installation, y aura-t-il quelques difficultés, mais il ne faudra pas s’en affecter. Et, vous savez ce que souligne le Baal Chem Tov(1), comme l’a maintes fois rappelé mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, à propos du verset : “ Ton commencement sera dans la peine ”. Il dit que, précisément grâce à cela : “ Ton issue sera florissante ”(2).

Sans doute participez-vous encore aux activités de diffusion des sources(3) à l’extérieur, en particulier parmi ceux qui viennent du pays dans lequel vous vous trouviez auparavant(4). Là encore, Dieu vous accordera la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4874. (2) Ce qui est la fin du même verset. (3) De la ‘Hassidout. (4) Vraisemblablement, la Russie.

Lettre n°5440

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5440, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose un poste d’officiant, pour les prochains jours redoutables et qu’à cet effet, vous devez passer un examen.

Votre idée de vous y rendre en avion et non en train est judicieuse, car il est dommage de perdre du temps. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite dans ce voyage, qui sera bon pour vous et pour les membres de votre famille, matériellement et spirituellement à la fois.

Il serait bon que vous acceptiez une autre mission de Mitsva, à accomplir là-bas. Ainsi, pendant les quelques jours que vous y passerez, vous renforcerez le Judaïsme et sa diffusion. Vous y prononcerez, en particulier, publiquement, des propos de Torah, de ‘Hassidout et d’encouragement à la crainte de Dieu, sous la forme d’un discours ou bien d’une étude sur texte, en fonction des conditions de l’endroit.

En un moment propice, je mentionnerai le nom de votre beau-frère et des membres de sa famille, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, matériels et spirituels, qu’avec une tranquillité véritable de l’esprit et dans la largesse matérielle, ils conduisent tous leurs enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, illuminées par la lumière et la vitalité de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°5441

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5441, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Iyar 5717,

Brooklyn,

A l’attention de monsieur Its’hak ‘Haskin,

Je vous salue et vous bénis,

Je souhaitais vous écrire, depuis un certain temps déjà, mais je n’ai pu le faire, à cause de mes nombreuses occupations.

Je voudrais vous exprimer ma satisfaction de la visite que vous m’avez rendue ici et de l’occasion qui m’a ainsi été donnée de vous connaître personnellement. J’ai, en particulier, été content d’apprendre, par vos propos, que la manière de considérer la religion avait évolué positivement(1) et que vous-même agissez, de toute votre influence, pour qu’il en soit bien ainsi.

Pour l’avenir, vous avez un projet d’agrandissement et puisse Dieu faire que votre souhait, en la matière, soit exaucé, au plus vite. Vous bénéficierez, en la matière, du mérite de tous ceux qui, grâce à cela, profiteront d’un encouragement dans le domaine religieux de notre Torah, Torah de vie. Ainsi, vous connaîtrez la réussite. Bien plus, vous disposez, en outre, du mérite de vos ancêtres. On m’a dit, en effet, quelles étaient vos origines, une famille de Rabbanim et de ‘Hassidim.

Conformément à ce dont nous avons parlé, le fait que même un élément matériel n’est jamais perdu(2), et a fortiori, un concept moral, le seul point à prendre en compte étant l’intérêt qu’il présente, je suis certain que votre père vous a légué un sentiment de sacrifice pour tout ce qui est sacré pour le peuple juif. Telle est effectivement la Tradition de nos ancêtres, depuis le mont Sinaï. Puisse Dieu faire que vous avanciez, d’une étape vers l’autre, afin de révéler cet esprit de sacrifice pour les valeurs saintes de notre peuple, dans une proportion sans cesse accrue.

Le Baal Chem Tov enseigne que tout est effet de la divine Providence. Il n’est donc pas un hasard que notre première rencontre qui, je l’espère, aura un prolongement positif, se soit déroulée à la veille de Chevii Chel Pessa’h, date du passage de la mer Rouge. En ce jour, chacun, au sein de tout notre peuple, peut renforcer sa conscience du fait que les Juifs ne sont pas affectés par les obstacles et les entraves matériels et naturels, dès lors qu’ils vont recevoir la Torah. A l’époque comme à l’heure actuelle, les mers se fendent devant eux.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) En Erets Israël. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5373.

Lettre n°5442

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5442, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 29 Nissan, dans laquelle vous me dites que vous êtes revenu encore une fois à la Yechiva. Puis, un mois plus tard, vous avez changé d’avis et vous avez accepté un poste d’enseignant. Et, vous estimez maintenant que cela ne vous convient pas non plus.

De façon générale, un tel comportement indique une absence totale de soumission, un manque d’organisation jusque dans les domaines les plus importants et, combien plus, en ceux qui sont accessoires. Il est clair qu’une telle manière d’agir est totalement exclue. Et, bien entendu, la réparation ne se trouve pas dans le ciel et elle n’est pas difficile. Il suffit, pour cela, de réfléchir pendant quelques temps au fait que chacun d’entre nous a été créé dans un but bien précis, pour servir le Créateur, selon l’expression de la Michna. En conséquence, l’inactivité et l’attitude consistant à n’en faire qu’à sa guise font la preuve que vous n’avez pas l’intention d’assumer cette mission et de servir le Créateur.

En outre, il est bien évident que l’on ne peut pas s’installer de la manière qui convient, dans la vie, si l’on n’en fait qu’à sa tête et si l’on a pour objectif de ne pas se fatiguer, de quelque manière que ce soit, ni en étudiant, ni en travaillant. Il semble, en effet, que ce soit effectivement pour cette raison que vous aviez quitté la Yechiva, que vous venez de le faire encore une fois et que vous ne voulez pas enseigner. En effet, il faut, pour cela, abandonner votre vie désordonnée, ce que vous refusez.

Bien entendu, mon intention n’est pas uniquement de vous faire de la morale, mais surtout de vous souligner, une fois pour toutes, qu’un homme ne peut pas prendre la décision qu’il constitue une exception, par rapport à la règle générale, s’appliquant pratiquement à tous, selon laquelle : “ Celui qui te dit ne pas avoir fait d’effort et avoir, néanmoins, connu le succès, ne le crois pas ”. Vous devez vous demander encore une fois pourquoi vous ne voulez pas enseigner et ce qui adviendra quand vous adopterez une activité agricole. Il est probable que vous refuserez également ce travail et il y a même tout lieu de penser que ce sera effectivement le cas. Interrogez donc les agriculteurs sur ce qu’ils font. Puis, après réflexion, vous travaillerez avec empressement, en consentant l’effort qui correspond à l’enseignement ci-dessus de nos Sages, dans le domaine que vous vous choisirez, sans vous abuser vous-même, en considérant qu’à l’inverse de la pratique courante, vous gagnerez votre vie miraculeusement, au bout de quelques jours. Souhaitez que s’accomplisse la promesse des Sages selon laquelle : “ Celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”. Puisse Dieu vous inspirer la bonne décision, matériellement et spirituellement à la fois.

Tout ce qui vient d’être dit s’applique également à la conclusion de votre lettre. Vous dites que votre situation morale est terrible, que vous avez abandonné vos études, que vous souhaitez retourner à la Yechiva. On peut réellement se demander si une telle situation peut être qualifiée de terrible. En effet, le mauvais penchant n’en est responsable que pour une très petite part. Il n’y a là que de la paresse, qu’un désir de ne faire aucun effort, en quelque domaine que ce soit. Certes, cela provient également du mauvais penchant, car l’empressement est une valeur fondamentale du domaine de la Sainteté. Pour autant, ce n’est pas ce que l’on entend couramment par l’expression “ mauvais penchant ”. Il sera donc aisé de le vaincre, car la paresse et l’indolence vont à l’encontre de la logique la plus évidente et non uniquement de celle d’un homme que l’on qualifie d’intelligent ou bien de celle de l’âme divine.

Vous évoquez vos fiançailles avec une jeune fille qui a le même prénom que votre mère. Il faut envisager cette union uniquement si l’on ajoute un nom(1) à l’une ou à l’autre. De plus, elles ne devront pas habiter dans le même endroit(2).

Vous ne me dites rien de votre participation aux activités des jeunes de l’association ‘Habad, durant ce mois de Nissan. Peut-être le manque est-il uniquement dans votre lettre, mais non dans l’action concrète.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°2485, 3674, 5226 et 5520. (2) De sorte que le jeune couple ne peut habiter dans la même ville que les parents de l’épouse.

Lettre n°5443

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5443, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[12 Iyar 5717]

Il est bien évident que vous pouvez avoir recours à un tableau noir ou à toute pratique équivalente, pour délivrer votre enseignement aux élèves. On a d’ores et déjà pris l’habitude de procéder de cette façon, en différents endroits.

Lettre n°5444

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5444, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de la veille du Chabbat, avec ce qu’elle contenait. Vous me demandez si les études de votre fils doivent nécessairement être menées en Yiddish ou bien si elles peuvent également l’être en Anglais.

Or, vous et votre épouse connaissez le Yiddish. En outre, la journée d’étude de votre fils, au ‘Héder, est très courte, conformément à l’usage de ce pays. Il serait donc bon que vous et votre épouse vous occupiez d’habituer votre fils au Yiddish et à sa compréhension. Et, au ‘Héder, tant qu’il ne parlera pas couramment le Yiddish, il parlera dans la langue qu’il manipule le mieux, à l’heure actuelle, afin d’acquérir des connaissances.

Sans doute profiterez-vous du jour lumineux de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï(1), dans toute la mesure du possible, pour diffuser les sources(2) et renforcer le Judaïsme, en général.

Par ailleurs, vous me faites part de l’anniversaire de votre fils. Puisse Dieu faire qu’il ait une année de réussite dans la crainte de Dieu, l’ardeur et la constance à l’étude de notre Torah, Torah de vie. Vous et votre épouse concevrez, de lui et de tous vos enfants, beaucoup de satisfaction ‘hassidique.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Lag Baomer, le 18 Iyar. (2) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5445

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5445, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce jeudi, avec ce qui y était joint, la liste du tirage au sort. Je suis surpris que vous n’accusiez pas réception du courrier dans lequel j’exprimais ma surprise du fait que vous ne vous soyez pas rendu dans la ville sainte de Jérusalem, afin d’y transmettre les salutations d’ici(1). Certes, d’autres l’on fait, mais, comme vous le savez, nos Sages disent que l’on n’apprend pas une leçon de chacun.

Combien plus en est-il ainsi quand il s’agit de transmettre des salutations. Chacun le fait selon ce qu’il a ressenti et tous n’ont pas la même personnalité. Et, même s’il n’y a aucun manque, pour les auditeurs, dans ce qui a été transmis par les autres, il est clair qu’il y en aura bien un, en revanche, pour celui qui devait tenir ces propos. De fait, qui est plus grand pour nous que nos maîtres ? Or, on sait la bénédiction que le Rabbi Rachab demandait, avant de commenter la ‘Hassidout(2) : “ Puisse ceci exercer son effet sur moi-même et sur ceux qui l’entendront ”.

Il est sans doute inutile de souligner à ceux qui se trouvent en Terre Sainte la nécessité de profiter du jour lumineux de Lag Baomer, qui approche. Malgré cela, je vous le rappelle et puisse Dieu faire, selon le dicton établi, que cela soit uniquement pour appuyer.

Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé,

Notes

(1) Comme le Rabbi l’avait demandé au destinataire de cette lettre, lorsqu’il lui avait rendu visite. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4892.

Lettre n°5446

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5446, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Iyar 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

a de bons comportements, le Rav Yossef Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, sollicitant une bénédiction pour votre état de santé.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que votre état de santé s’améliore, que vous ayez de longs jours et de bonnes années. Il est clair que ce bien inclut également un point essentiel, la satisfaction véritable de vos enfants.

Vous connaissez l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, énoncé à plusieurs personnes, selon lequel, parvenu à un certain âge, on doit étudier la Michna par cœur.

En outre, vous avez sûrement connaissance des trois études établies, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, celles du ‘Hitat. Elles ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi et elles concernent chacun. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir. De même, il convient aussi de dire le Psaume correspondant au nombre de ses années, c’est-à-dire le Psaume 14, à partir de la Bar Mitsva, puis, chaque année(2), le suivant.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, selon la formule de mon beau-père, le Rabbi, pour avoir un bon été, en bonne santé,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Shana, de Montréal. (2) A partir de la date de son anniversaire.

Lettre n°5447

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5447, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Iyar 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre famille, le Rav ‘Haïm Chimeon Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après votre silence, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 5 Iyar. Je vous remercie de m’annoncer la bonne nouvelle de l’amélioration de votre état de santé. Vous mettez sûrement en pratique l’Injonction de la Torah, qui nous fait savoir qu’elle autorise le médecin à guérir, ce qui veut dire qu’elle lui en accorde également la force. De ce point de vue, le médecin n’est qu’un canal par l’intermédiaire duquel on reçoit une vitalité, une vigueur accrue afin d’avoir un corps en bonne santé et intègre, comme l’expliquent le Rambam, dans ses lois des opinions, au début du chapitre 4 et d’autres textes encore, y compris plusieurs discours ‘hassidiques.

Vous faites référence à l’affirmation suivante du Zohar(2) : “ Qui est la face du Maître ? C’est Rabbi Chimeon Ben Yo’haï ”. Nombreux sont ceux qui, étrangers à la ‘Hassidout, se posent cette même question(3). J’ai pourtant déjà expliqué que l’on trouve une même affirmation dans la partie révélée de la Torah. En effet, disent nos Sages(4), “ tout ce qui existe sur la terre ferme a son équivalent dans la mer ”(5). C’est ce qu’explique le Yerouchalmi, traité Be’horim, chapitre 3, paragraphe 3(6). Cette idée est également commentée par la ‘Hassidout.

Nous nous trouvons dans la période qui sépare Pessa’h, temps de notre liberté de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui fut “ gravée sur les Tables ”. Or, nos Sages disent : “ Ne lis pas ‘Harout, gravé, mais ‘Hérout, liberté ”. Puisse donc Dieu faire que chacun, au sein de tout Israël, se libère encore plus pleinement de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, ce qui inclut également les problèmes de santé physique, comme le soulignent nos Sages.

En effet, tous les enfants d’Israël étaient sains et intègres, quand ils reçurent la Torah, y compris au sens physique et matériel. On peut l’établir très clairement en consultant l’explication que donne le chapitre 49 du Tanya, à propos de l’expression : “ Tu nous as choisis d’entre toutes les nations et les langues ”, selon laquelle cette élection, dans sa dimension évidente, porte sur le corps physique, dans toute sa grossièreté.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé,

Notes

(1) Le Rav H.C. Z. Rubin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4533. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tome 2, page 38a ”. (3) Comment le Visage de Dieu peut-il être celui de Rabbi Chimeon ? (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ D’après les Tikouneï Zohar, Tikoun 30, expliqué dans l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital à la porte des introductions ”. (5) La partie révélée de la Torah est comparée à la terre ferme et son enseignement caché, à la mer. (6) “ Et Dieu se trouve dans le palais de Sa sainteté : Il s’agit de Rabbi Its’hak Ben Rabbi Eléazar, entrant dans la maison d’étude de Césarée ”. Voir le Likouteï Si’hot, tome 2, page 511, note 56 et tome 3, page 766, note 9.

Lettre n°5448

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5448, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Iyar 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav David Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 7 Iyar, dans laquelle vous me dites que vous êtes enseignant, dans la Yechiva de Béer Chéva.

Il est sans doute inutile de vous souligner que le besoin du moment est le suivant. Tout contact avec un Juif ou une Juive, quelle que soit sa motivation, doit avoir pour but de lui apporter la crainte de Dieu et de lui faire prendre conscience de la vérité absolue de la pratique des Mitsvot. Bien entendu le contenu et la forme des explications ne sont pas les mêmes, dans les petites classes et dans les plus élevées. Mais, l’objectif reste bien identique. Avec de la réflexion, on peut trouver, dans tous les types d’enseignement, le moyen d’introduire un dicton qui invite à la crainte de Dieu, une conclusion applicable à l’accomplissement des Mitsvot. On peut vérifier concrètement qu’il en est bien ainsi. Ceci souligne encore plus clairement les propos de notre Torah : “ Il faut craindre Dieu et garder Ses Mitsvot, car c’est tout le but de l’homme ”.

Vous concluez votre lettre en disant que vous êtes navré de devoir interrompre votre étude pour donner vos cours. Vous déduirez de ce qui vient d’être dit qu’il n’y a nullement là une négligence de l’étude, mais, bien au contraire, un moyen de la renforcer, en particulier dans un endroit comme Béer Chéva(2). La Hala’ha établit clairement que, pour une Mitsva ne pouvant être mise en pratique par quelqu’un d’autre, “ on néglige l’étude de la Torah et l’on se consacre à la Mitsva ”, selon les termes du commentaire de Rachi sur le traité Moéd Katan 9b.

J’ai demandé à mon secrétariat de vous adresser les parutions des éditions Kehot, conformément à votre demande. Sans doute me confirmerez-vous les avoir reçues.

Avec ma bénédiction de réussite afin de rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, pour qu’ils craignent la Parole de Dieu, étudient Sa Torah et pratiquent Ses Mitsvot,

Notes

(1) Le Rav D.T. Merzbach, de Béer Chéva. (2) Où les centres d’étude étaient très peu nombreux.

Lettre n°5449

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5449, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Iyar 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, assume une mission

sacrée, aux multiples accomplissements et aux bons

comportements, le Rav Yehouda Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre. Il semble que, dans mon dernier courrier, je n’ai pas suffisamment précisé mon propos, justement sur un point fondamental. En effet, le paragraphe sur l’apologie n’en faisait pas l’éloge. Bien au contraire, il en montrait le danger, qui apparaît à l’évidence, de nos jours, ce qui permet d’établir que, déjà au préalable, cette voie n’était pas la bonne, même si, pendant un temps, elle pouvait sembler avoir un apport effectif.

Voici ce qui justifie ma position. L’apologie est basée sur le compromis, lequel va à l’encontre de la vérité(2). Or, au final, il est obligatoire que la vérité soit clairement établie. Dès lors, l’édifice bâti sur le compromis s’écroule, de même que les conclusions émanant de la profonde analyse, basée sur ce compromis, même si celles-ci, par ailleurs, sont exactes, étant basées sur une analyse juste. Mon opinion, en la matière, a toujours été tranchée, mais l’expérience que j’ai acquise depuis mon arrivée aux Etats Unis m’en apporte différentes preuves, en fonction de la réalité et aussi en observant le comportement des jeunes.

Mais, en réalité, toutes ces preuves sont inutiles. En effet, notre Torah, Torah de vie et la vérité ne font qu’une. Dès lors que l’on s’en écarte, même si l’on est animé d’une bonne intention, il en résultera une conséquence négative, car, dès lors, on n’est plus sur la voie de la Torah. Qui est pour nous plus grand que les Penseurs d’Israël des premières générations ? A n’en pas douter, ceux-ci avaient une bonne intention en voulant expliquer certains concepts de notre Torah et de notre foi d’après la philosophie dominante, à leur époque. Pour autant, cette démarche eut, sur leurs élèves et les élèves de leurs élèves, un effet contraire à celui qu’ils souhaitaient. Nombre d’entre eux accordèrent un rôle prépondérant à la philosophie, ayant recours à elle en dernière instance, dans des proportions si larges que les chefs d’Israël, à l’époque, durent interdire de consulter leurs livres, au moins pendant un certain temps.

Quelqu’un comme vous sait sûrement tout cela et il n’y a donc pas lieu de le préciser. Le tort causé apparut encore plus clairement dans les générations suivantes et il constitue une évidence, dans la nôtre. De fait, ceux qui ne sont pas croyants rejettent également cette démarche intellectuelle et ils considèrent que l’on ne peut pas la qualifier de scientifique. Selon la formulation de nos Sages, il y a là un risque de déraciner la Torah pour la remplacer par leurs propos inutiles.

Des commentateurs récents ont également causé une telle amertume. C’est le cas du discours bien connu, intitulé Or Ha ‘Haïm, de l’auteur du Tiféret Israël. Celui-ci était animé d’une bonne intention. Il voulait attirer ceux qui étaient épris de science, afin qu’ils ne s’écartent pas de la religion et de la foi juive. Il rédigea ce discours dans cet esprit et il affirma même s’appuyer sur les Sages de la Kabbala. Toutefois, je dois dire que moi-même et beaucoup de ceux qui me sont équivalents, ne parvenons pas à comprendre où il a trouvé tout cela dans les livres de la Kabbala qui sont publiés.

Vous m’excuserez de dire que ses explications dénaturent plusieurs citations de nos Sages. Or, son commentaire de la Michna s’est largement répandu et c’est ainsi que cet hiver, plusieurs rabbins, y compris parmi ceux qui craignent Dieu sincèrement, ont annoncé qu’ils acceptaient le contenu de son discours. Cependant, peu après son époque et encore plus de nos jours, la science a rejeté les conclusions sur lesquelles il a basé son discours, afin d’adapter les propos de nos Sages. Bien plus, ces rabbins ont diffusé leur avis et l’ont publié auprès de la jeune génération. Ils prétendent que le discours Or Ha ‘Haïm, de l’auteur du Tiféret Israël, permet de répondre à plusieurs questions sur la théorie de l’évolution et sur celle de Darwin.

Je citerai un exemple encore plus surprenant. Vous savez à quel point on prend des précautions pour commenter le verset : “ Le monde est toujours immobile ”. Car, telle n’est pas la conception de Copernic(3) et l’on a donc considéré qu’il était une Mitsva de déformer ce verset. Or, à notre époque, tous les scientifiques admettent la théorie de la relativité(4) comme une réalité incontournable, sans même rappeler, pour l’heure, la contradiction qu’il peut y avoir dans une telle affirmation.

Cette théorie dit, en effet, que les deux hypothèses, pour déterminer qui est immobile et qui tourne(5), sont équivalentes. Toute objection que l’on soulèvera contre une hypothèse, se posera aussi, d’une manière légèrement modifiée, sur la seconde. Il en est de même pour la géométrie d’Euclide et pour ceux qui la contestent. La science dit actuellement que toutes les théories sont concevables et que, là encore, une objection soulevée contre une hypothèse se retrouvera, légèrement modifiée, opposée à l’autre.

Pour renforcer tout cela, j’ai écrit qu’il fallait expliquer, en particulier aux jeunes, qu’il n’y a pas lieu de s’interroger sur la religion et la foi, car une hypothèse ne peut pas être opposée à une certitude, ce qui écarte toute nécessité de rédiger des textes d’apologie et de justification. Dès lors, il ne reste que le tort pouvant être causé par de tels écrits, celui du compromis, qui refroidit l’homme et “ tiédit ” la vérité. Mais, en l’occurrence, comme on l’a dit, il ne s’agit pas de tiédeur, mais bien du contraire de la vérité.

A la suite de cela, j’ai également exprimé mon avis, selon lequel vous-même, étant originaire du pays dans lequel s’est développée la théorie de l’apologie, devez en montrer l’inexactitude. Il est surprenant de constater, bien que l’on puisse trouver une explication à cela, qu’il est plus difficile d’expliquer le caractère d’hypothèse de la science à quelques Rabbanim âgés, appartenant à l’ancienne génération qu’aux jeunes, ayant une formation scientifique et une foi plus réduite. C’est à ce point que la crainte de la science et de ce qu’elle explique s’est introduite chez un certain nombre de ces Rabbanim.

Enfin, j’ajouterai les lignes suivantes. Je crains que vous éprouviez vous-même des difficultés à contester les fondements de l’édifice bâti, avec beaucoup de peine, par ces Penseurs d’Israël. Vous connaissez le dicton de l’homme docte(6), cité par plusieurs des premiers Sages et également par le Tséma’h Tsédek dans une lettre qu’il adressa aux tenants de la Haskala, à son époque : “ Aime Platon, aime Aristote, mais, avant tout, aime la vérité ”.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, pour rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de notre Torah, Torah de Vérité et Torah de Vie,

Notes

(1) Le Rav Y.A. Walgmuth, de Zurich. Voir, à son sujet, la lettre n°5378. (2) Voir, sur tout cela, la lettre n°5378. (3) Voir le Likouteï Si’hot, tome 18, page 181. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4209. (5) Le soleil autour de la terre ou la terre autour du soleil. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°2854.

Lettre n°5450

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5450, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Iyar 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Ha Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du sixième jour d’Iyar, dans laquelle vous me demandez une recommandation pour votre livre.

Tel n’est pas l’usage, dans la maison du Rabbi. Mais, Dieu, Qui nourrit chacun, subvient aux besoins de tous. Il vous permettra donc de gagner largement votre vie, de même que les membres de votre famille, de Sa main pleine, ouverte, sainte et large.

Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Je suis surpris que vous écriviez le mot Iyar avec un seul Youd(2). Bien plus, il est expliqué(3) que Iyar est le mois de l’éclat, car ceux qui illuminèrent le monde naquirent en ce mois. Les lettres qui le constituent correspondent aux initiales du Char céleste complet, selon le Na’halat Chivea, au chapitre 7 et le Meoreï Or, à cet article.

Notes

(1) Le Rav A.Horovits, de Jérusalem. (2) Dans la lettre adressée au Rabbi ou bien dans le livre. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4288.

Lettre n°5451

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5451, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Iyar.

Il y a quelques temps, j’ai écrit à plusieurs institutions ‘Habad et à toutes à la fois, pour dire que l’on reçoit ici des rumeurs d’une ségrégation qui serait faite envers nos frères Sefardim. Il est indispensable que celle-ci disparaisse, pour plusieurs raisons, dont l’essentielle est la suivante : qui connaît la grandeur de l’âme et de l’esprit ? En effet, toutes les âmes sont unies et elles ont un même Père, comme l’explique le chapitre 32 du Tanya et il y a sûrement un enseignement à tirer de ce chiffre(1). Vous consulterez, à ce propos, le chapitre 30 et différents textes.

Après que ces propos enflammés aient été prononcés par notre premier père, l’Admour Hazaken(2), je suis surpris qu’il soit encore nécessaire de vous souligner et de vous rappeler tout cela, d’un autre continent. Il n’est pas de mon propos d’intervenir dans l’organisation interne de telle institution ou de tel comité. Et, même en la matière, je n’envisagerai pas les détails de ce qu’il y a lieu de faire. Ceux-ci seront décidés sur place, par les personnes chargées de le faire. Mon but est uniquement de donner l’idée profonde, qui doit être le fil conducteur permettant de fixer tous les aspects spécifiques et toutes les actions concrètes.

Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de la question particulière pour laquelle vous m’écrivez et de toutes vos réalisations communautaires. Plus vous détaillerez et mieux cela sera.

Notes

(1) Ce chiffre est la valeur numérique de Lev, le cœur. (2) Auteur du Tanya.

Lettre n°5452

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5452, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5717,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

a de bons comportements, est issu d’une illustre famille,

le Rav Chmouel Abba(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 10/5 et celle qui la précédait. Je vous remercie beaucoup pour ce précieux cadeau, une canne provenant d’un endroit saint. Nos Sages disent qu’un don est fait avec largesse et vous m’avez effectivement donné tous les détails, le concernant(2). Encore une fois, je vous en remercie beaucoup.

J’ai reçu, en son temps, le ‘Hok Le Israël, Séfer Devarim(3). Je vous remercie doublement et chaleureusement pour tout cela. Puisse Dieu faire qu’un bien en résulte pour le plus grand nombre. De la sorte, le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Et, tous ensemble, au sein de tout le peuple juif, nous mériterons, très prochainement, l’accomplissement de la prophétie annonçant la fin de la période de “ la canne cinglante ” et le début de celle de “ la canne agréable ”. D’après la ‘Hassidout, on peut comprendre tout cela, en particulier, selon les commentaires sur Pessa’h du Rabbi Maharach, figurant dans la séquence de discours ‘hassidiques intitulée Ve Hé’hérim et dans la grande séquence intitulée Ve Ka’ha. Ces textes, que vous consulterez, font une différence entre le “ bâton de notre juste Machia’h ” et le “ bâton qui punit ”, dans la période précédant sa venue.

Dans votre lettre, vous ne dites rien de votre état de santé et je veux voir dans votre silence le signe que tout va bien. Puisse Dieu faire que vous recouvriez vos forces, dans tous les sens du terme, d’autant que nous sommes dans les jours qui séparent la fête de Pessa’h, temps de notre liberté, de celle de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui fut “ gravée sur les Tables ”. Or, nos Sages disent : “ Ne lis pas ‘Harout, gravé, mais ‘Hérout, liberté ”. Puisse donc Dieu faire que chacun, au sein de tout Israël, se libère encore plus pleinement de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, ce qui inclut également les problèmes de santé physique, comme le soulignent nos Sages(4).

En effet, tous les enfants d’Israël étaient sains et intègres, quand ils reçurent la Torah, y compris au sens physique et matériel. On peut l’établir très clairement en consultant l’explication que donne le chapitre 49 du Tanya(5), à propos de l’expression : “ Tu nous as choisis d’entre toutes les nations et les langues ”, selon laquelle cette élection, dans sa dimension évidente, porte sur le corps physique, dans toute sa grossièreté. Vous consulterez ce texte

Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.A. Shapiro, de Ramat Gan. Voir, à son sujet, la lettre n°4866. (2) Le Rav Shapiro écrivait : “ La personne qui voyage aujourd’hui aura l’honneur de transmettre cette canne au Rabbi. Il s’agit du dernier objet restant de notre famille, les descendants de Rabbi Pin’has de Korets, après les vols des Bolcheviques et de Hitler. Je suis très heureux d’avoir le mérite de faire en sorte que cet objet parvienne dans l’endroit qui lui convient. Rabbi Pin’has, l’un des deux frères qui avaient été fouettés et qui sont les petits fils de Rabbi Pin’has de Korets, eut un fils unique, Rabbi Heschel et une fille unique, Treyna. Celle-ci fut la belle-fille du fils ou bien du petit-fils de Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev et son mari reçut cette canne en héritage. Elle-même se rendit, avec cette canne, à Moscou, là où les deux frères, Rabbi Pin’has et Rabbi Chmouel Abba, étaient emprisonnés. Un jour, alors qu’il pleuvait à torrent et que les rues étaient couvertes de boue, elle brisa la canne. L’un des nobles polonais qui nous venaient en aide la fit alors réparer et il y fit placer un pommeau neuf, celui qu’elle possède encore ”. Le Rav Shapiro transmit également d’autres objets au Rabbi. Voir, à ce propos, la lettre n°4866. (3) Qui appartenait aux “ deux frères fouettés ” et qu’ils conservèrent, dans leur prison, pendant plus de vingt ans, à Moscou. (4) Voir la lettre n°5447. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°4382, 5447 et 5464.

Lettre n°5453

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5453, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous évoquez le rassemblement des élèves, afin de poursuivre leurs études dans les institutions ‘Habad. Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux. Vous et vos collègues, enseignants et enseignantes, verrez les fruits de vos efforts destinés à constituer une génération de Juifs en lesquels tous ceux qui les observeront reconnaîtront des enfants bénis de Dieu.

J’ai bon espoir que ceci vous insufflera, de même qu’à tous ceux qui travaillent pour le réseau Ohaleï Yossef Its’hak en Terre sainte, encore plus d’enthousiasme et de forces, afin d’avancer, d’une étape vers l’autre, en votre mission sacrée. En effet, à un petit ajout, ici-bas, correspond un immense ajout, là-haut, au-delà de toute proportion, comme l’expliquent nos Sages à propos de la Paracha de cette semaine, commentant le verset : “ Cinq d’entre vous en poursuivront cent et cent en poursuivront dix mille ”. Et, j’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, que vous et votre épouse observez la bénédiction, à la manière de Dieu, Qui agit “ mesure pour mesure ”(1), mais en proportion largement accrue, dans le développement de vos propres enfants, auxquels Dieu accordera longue vie.

S’agissant de l’enseignement dans une autre école(2), il est clair qu’il faut accorder la priorité à la vigne de ‘Habad au sens strict, c’est-à-dire à ce qui concerne le réseau. C’est uniquement s’il est impossible de trouver quoi que ce soit au sein du réseau que l’on peut s’intéresser à une école basée sur les valeurs sacrées, même si celle-ci n’appartient pas à la vigne de ‘Habad. Bien entendu, cela ne doit en aucune façon porter préjudice ou remettre en cause votre travail et votre dévouement pour développer l’école du réseau et ce qui concerne les jeunes de l’association ‘Habad.

Vous profiterez sûrement de la journée de Lag Baomer et vous préparerez un programme pour la fête de Chavouot, qui approche. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction de réussite pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et de ce qui vous concerne personnellement,

Notes

(1) De la manière dont on agit envers Lui. (2) Non ‘Habad.

Lettre n°5454

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5454, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Nissan, avec ce qu’elle contenait. Comme vous me le demandez, je mentionnerai encore une fois votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez de bonnes nouvelles de tout ce que vous m’écrivez.

Vous concluez votre lettre en me disant que vous avez été découragé(1). En effet, vous avez l’impression de travailler avec dévouement. Or, il vous semble que vous êtes naturellement incapable d’accomplir certaines choses, par exemple d’organiser une campagne orientée vers les enfants(2).

On peut, tout d’abord, réellement se demander s’il en est bien ainsi. Bien plus, vous savez que ce qui appartient au domaine de la sainteté n’est acquis qu’au prix de l’effort. En conséquence, vous ne pouvez pas savoir si vous êtes capable d’assumer une action ou non tant que vous n’avez pas consenti l’effort qui convient. Et, même si vous êtes sûr de vous, en la matière, comme vous le dites dans votre lettre, même si vous êtes réellement incapable de mener directement une telle campagne, vous pouvez, au moins, convaincre les autres ‘Hassidim de le faire, par écrit ou oralement, publiquement ou bien en s’adressant personnellement à chacun.

En effet, on peut voir que l’école dans laquelle vous exercez votre mission sacrée a besoin d’une telle campagne. Certes, qui peut établir clairement ce qu’il en est ? Toutefois, il est à peu près certain que l’obligation et le mérite d’une telle action reviennent à ceux qui appartiennent à cette école. Comme je le disais dans mes précédents courriers, il semble que vous ne vous soyez pas occupé de tout cela. Et, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi(3), expliquant ce terme d’occupation, dans sa causerie précisant que l’on se consacre(4) à la Torah et aux Mitsvot. Bien plus, vous ne vous êtes pas consacré à tout cela, non pas parce que vous pensez ne pas être en mesure de le faire, mais bien au prétexte qu’un tel doit être enseignant, l’autre le recteur, alors que le troisième rédige des reçus et n’est donc nullement concerné par cette campagne.

Il est bien évident qu’un tel argument n’a pas lieu d’être et n’a aucun sens. Pourquoi seriez-vous inférieur aux autres ‘Hassidim, qui n’appartiennent même pas à cette école ? Or, il faut bien que quelqu’un mène cette campagne pour inscrire les enfants. Il est donc certain que votre part est plus importante, conformément à la décision hala’hique selon laquelle “ les pauvres de ta ville ont la priorité ”. En effet, vous habitez vous-même dans cette ville. C’est une évidence.

Bien entendu, ces propos ne s’adressent pas uniquement à vous, mais à tout enseignant, à tout recteur, à tout guide spirituel de la Yechiva, à quiconque assume actuellement ces fonctions et même aux membres, passés ou présents, de la direction. Or, on peut constater qu’eux-mêmes ne se sont pas occupés de tout cela. Et, c’est bien la cause essentielle de la situation actuelle, dans l’école. Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est douloureux et pénible.

Celui Qui donne la Torah et les Mitsvot ordonnera que votre état de santé s’améliore, de même que celui des membres de votre famille. Vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken, qui priait pour que Dieu accorde des biens matériels aux Juifs, afin qu’ils en fassent de la spiritualité. En renforçant sa santé physique, on multiplie ses possibilités et l’on renforce son désir profond de raffermir sa santé morale.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) A la réception de la lettre n°5334. (2) Pour les inscrire dans cette école. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°4487 et 4795. (4) Essek signifie à la fois s’occuper et se consacrer.

Lettre n°5455

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5455, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 11 Iyar, dans laquelle, de nouveau, je n’ai pas trouvé la raison pour laquelle vous n’avez pas écrit jusqu’à maintenant. Et, comme je l’ai déjà dit, mon propos n’est pas de me plaindre du passé, mais bien que cela soit rectifié, à l’avenir. De même, il ne s’agit pas simplement qu’en tel endroit(1), on sache ce qui a été accompli. En fait, comme la pratique permet de l’établir, quand on sait que, de temps à autre, on doit rendre des comptes sur les actions qui ont été réalisées, on mobilise plus d’empressement et de forces, de forces révélées et même de forces cachées, afin de multiplier les actions, quantitativement et qualitativement. Puisse Dieu faire que ces propos soient suivis d’effet, pour vous-même et, par votre intermédiaire, pour tous ceux qu’ils concernent et sur lesquels vous avez la possibilité d’exercer une influence.

Sans doute profiterez-vous du jour de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, le point central(2) étant la diffusion des sources(3) à l’extérieur. Vous ferez également les préparatifs nécessaires pour utiliser le temps du don de notre Torah, qui approche. Que Dieu vous accorde la réussite de donner de bonnes nouvelles de cela et de tout ce qui a été dit auparavant.

Avec ma bénédiction de réussite en ce qui vient d’être dit et en vous remerciant beaucoup pour votre précieux cadeau, le manuscrit du Rabbi(4),

M. Schneerson,

L’expédition de la présente a pris du retard. Entre temps, j’ai reçu le compte-rendu des jeunes de l’association ‘Habad, relatif au voyage de Miron(5). Je suis surpris de ne pas voir apparaître votre nom, parmi ceux des organisateurs.

Notes

(1) Chez le Rabbi. (2) De ce qui doit être réalisé en ce jour. (3) De la ‘Hassidout. (4) Rachab, père du précédent Rabbi. (5) Le jour de Lag Baomer.

Lettre n°5456

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5456, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

rend le jugement, conduit sa communauté dans la

droiture, le Rav Chlomo(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre précieuse lettre du neuvième jour du mois de l’éclat(2).

En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, conformément au contenu de votre lettre. Il est une certitude que le berger d’Israël, mon beau-père, le Rabbi, qui, de son vivant ici-bas, assumait sa mission et priait pour les enfants d’Israël, continue à le faire, là-haut. Il invoque la miséricorde divine pour que les enfants de Dieu obtiennent la satisfaction de leurs besoins.

De même, en un moment propice, je mentionnerai également le nom de votre sœur, madame Rivka, à laquelle Dieu accordera longue vie, afin que son état de santé s’améliore et qu’elle obtienne, plus généralement, la satisfaction de tous ses besoins.

A n’en pas douter, vous vous efforcez de renforcer et de diffuser le Judaïsme, en tout endroit où s’étend votre influence et, en particulier, dans la sainte communauté de Debdou, bien connue dans la diaspora juive, pour les Justes, des premières générations, qui reposent en ce lieu. Le mérite de ce qui est public vous viendra donc en aide, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé.

Avec mes respects et ma bénédiction, selon les termes du maître, mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,

Notes

(1) Le Rav C.Assayag, de Debdou, Maroc. (2) Iyar.

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