Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5416
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5416, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yé’hyel Mi’hel Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 23 Nissan et les deux qui la précédaient. Je vous remercie pour la bonne nouvelle de l’amélioration de l’état de santé de votre mère.
J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que la quantité de Matsa Chemoura distribuée a doublé(2). J’ai bon espoir que cet ajout est, non seulement quantitatif, mais aussi qualitatif, c’est-à-dire que ceux qui en ont reçu l’an dernier, ont été encore plus inspirés, cette année, qu’ils ont introduit cet “ aliment de la foi ” en tout ce qui les concerne, dès lors qu’il ne s’agit plus, pour eux, de la première fois. Et, ce résultat est encore effectif, car la sainteté ne quitte pas son lieu, surtout quand on vient encourager ces personnes, de temps à autre. J’écris tout cela afin de montrer comment s’accomplit la promesse de nos saints maîtres, selon laquelle “ un effort n’est jamais vain ”. Bien au contraire, il renforce l’effort suivant.
Avec le temps, ces activités ont sûrement fait l’objet d’une publication dans la revue Ma’hanaïm. Il me semble vous avoir déjà dit que la diffusion de chaque réalisation doit être liée à des propos d’encouragement, directs ou indirects, concernant l’action concrète, dans le domaine du Judaïsme, à l’avenir. C’est une évidence.
J’espère que tous ceux qui en ont la possibilité participent à l’inscription(3), de la manière qui convient, de même qu’aux autres activités de ‘Habad. Puisse Dieu faire qu’en cela également, on puisse constater, de ses yeux de chair, une réussite considérable et une multiplication des bénédictions divines, y compris dans les besoins personnels de ceux qui prennent part à l’action.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.M. Y. L. Zalmanov, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, les lettres n°5039 et 5714. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5343. (3) Des élèves, pour la rentrée scolaire suivante, dans les écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
Lettre n°5417
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5417, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me décrivez vos actions pour diffuser les sources(1) à l’extérieur. Que Dieu vous donne la force pour assumer tout cela, qui est le besoin et la nécessité du moment, en particulier en Terre Sainte. Vous me dites que vous désirez intensifier cette activité, en votre endroit. Il est clair que cela est judicieux, dans la mesure où il n’en résulte aucun préjudice pour l’enseignement que vous dispensez à votre classe et la préparation de vos cours. Et, nos Sages donnent l’assurance que Dieu agit “ mesure pour mesure ”(2), mais en proportion largement accrue.
Bien entendu, il est bon que vous ayez un exemplaire du Talmud à la maison(3) et je suis surpris que vous puissiez imaginer un risque quelconque, en la matière, bien au contraire. Malgré toutes vos activités, vous participez sûrement à la répartition du Talmud(4), en particulier d’après ce qui est expliqué par ailleurs(5), c’est-à-dire que chaque participant soit considéré comme ayant étudié l’ensemble du Talmud, au cours de l’année.
J’espère que vous avez profité des jours de Pessa’h, en général et, plus spécifiquement, dans le cadre de votre mission sacrée, à laquelle je faisais allusion. Je présume également que vous vous préparez à prendre part aux réunions. Dieu fasse que vous me donniez aussi de bonnes nouvelles de cela.
Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner ces bonnes nouvelles,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) De la manière dont on agit envers Lui. (3) Même quand on ne l’étudie pas. (4) Effectuée le 19 Kislev, chaque participant s’engageant à étudier l’ensemble d’un traité pendant l’année. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°5026.
Lettre n°5418
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5418, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux bons comportements, le Rav David Ha Lévi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je reçois des nouvelles de votre état de santé et j’espère qu’aujourd’hui, vous allez mieux qu’hier, que demain, vous irez mieux qu’aujourd’hui. En effet, le Saint béni soit-Il demande qu’il y ait une élévation, dans le domaine de la Sainteté. Or, le corps juif est saint. Vous connaissez également les propos de l’Admour Hazaken, dans son saint Tanya, au chapitre 49, selon lesquels l’expression : “ Tu nous as choisis d’entre toutes les nations et les langues ” porte précisément sur le corps physique.
Bien plus, nous sommes entre Pessa’h et Chavouot, temps propice pour la guérison du corps et sa santé, comme l’expliquent les livres(2).
Je vous adresse ma bénédiction pour un bon Chabbat et pour que, très bientôt, nous méritions l’accomplissement de la promesse, énoncée dans la Haftara de cette semaine : “ Et, les Cohanim et Léviim… ”, selon l’interprétation qu’en donne le Ari Zal selon laquelle, lors de la délivrance future, très bientôt et de nos jours, les Léviim(2) recevront les fonctions et l’élévation des Cohanim, alors que ces derniers deviendront Léviim. Ainsi, les Léviim seront Cohanim. Vous consulterez le Likouteï Torah du Ari Zal, sur Yé’hezkel et dans d’autres passages encore.
Avec ma bénédiction de guérison et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav D.Shtockhammer, de Brooklyn. Voir, à son sujet, les lettres n°85 et 141. (2) Soulignant que le nom d’Iyar est constitué des initiales des mots constituant la phrase : “ Je suis l’Eternel Qui te guérit ”. (3) Le destinataire de cette lettre est un Lévi.
Lettre n°5419
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5419, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Nissan, avec ce qui l’accompagnait et dont je vous joins le reçu.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun puisse obtenir la satisfaction de ses besoins.
Vous me dites que vous menez campagne pour la pureté familiale, mais que personne ne veut en accepter les principes. Que Dieu vous garde de parler ainsi, à l’encontre des Juifs ! Il semble que vous n’ayez pas compris ce que je vous ai écrit et que vous voyez, en cela, uniquement le bien des autres, des personnes auxquelles vous vous adressez. Pourtant, dans votre cas et compte tenu de la relation que vos enfants entretiennent avec vous, convaincre les autres de respecter la pureté familiale est bien l’une des pratiques favorables qui sont de nature à améliorer cette relation. C’est pour cela que vous devez mener cette action comme si elle vous concernait personnellement. J’espère qu’il est inutile d’en dire plus.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour connaître le calme de l’esprit,
Lettre n°5421
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5421, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’haï(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 25/4, d’autant que j’étais déjà inquiet, du fait de cette longue interruption, même si, par ailleurs, j’obtiens des nouvelles de vous et de tous les ‘Hassidim. Pour autant, il est clair qu’une nouvelle obtenue directement n’est pas comparable à celle qui passe par un intermédiaire.
J’ai lu, avec satisfaction, ce que vous dites du prochain dîner organisé au profit de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Melbourne. Vous le préparez, de la manière qui convient et, à quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer à quel point cela est important. Chaque action, chaque effort, chaque énergie nécessaires sont justifiés, puisque tel est l’intérêt du plus grand nombre. Dieu vous accordera donc bénédiction et réussite, car le mérite de ce qui est public vous vient en aide.
J’ai transmis votre demande de documentation pour le dîner(2). Si celle-ci est disponible, elle vous sera adressée. Et, sans en faire le vœu, le moment venu, je vous adresserai ma bénédiction pour tous ceux qui le préparent et pour ceux qui y prendront part. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, y compris de ce qui vous concerne personnellement, de votre santé, de la manière dont vous gagnez votre vie et de la satisfaction juive que vous concevez, avec votre épouse, de tous vos enfants.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, pour avoir un été en bonne santé,
Notes
(1) Le Rav M.Ritch, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°4564 et 5538. (2) Afin de la distribuer aux présents, à cette occasion.
Lettre n°5422
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5422, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre d’avant Pessa’h. Pour que le souhait de votre cœur soit exaucé, vous vous efforcerez sans doute d’augmenter le temps que vous avez fixé pour l’étude de la ‘Hassidout, dimension profonde et luminaire de la Torah. S’il s’agit de la nécessité du moment pour chacun, combien plus est-ce le cas pour chaque descendant de nos saints maîtres, pour celui qui appartient à la famille du Rabbi. De même, votre obligation de diffuser les sources(1) en tout endroit que vous pouvez contacter est beaucoup plus impérative que celle des autres ‘Hassidim. C’est une évidence. Ce devoir et ce mérite vous incombent et il est donc certain que des forces vous sont accordées pour vous acquitter de votre devoir.
Vous me demandez comment vous installer à l’avenir. Vous envisagez une activité agricole, mais vous considérez que celle-ci empêche d’étudier la Torah. Il est bien évident que ce n’est pas le cas, car les agriculteurs sont également astreints à cette étude. Or, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie…(2) ”. De fait, on peut observer que de nombreux agriculteurs étudient la Torah et qu’ils connaissent la réussite. En plus de toutes ces raisons, c’est précisément à notre époque que l’on doit multiplier le nombre de ceux qui étudient la Torah tout en exerçant de telles activités, afin de supprimer la conception fallacieuse selon laquelle une occupation agricole dispense de plusieurs pratiques de la Torah et des Mitsvot. Bien entendu, un exemple concret est beaucoup plus probant que des paroles d’encouragement et de soutien. Le mérite de ce qui est public vient en aide à celui qui agit ainsi. Et, encore une fois, ceci s’ajoute à toutes les autres explications, y compris à celles que vous écrivez vous-même dans votre lettre.
Vous pourriez objecter que, d’après votre propre expérience, il est trop difficile d’étudier la Torah et d’avoir une activité agricole. Toutefois, vous connaissez le dicton(3) de nos saints maîtres selon lequel un homme, tout comme il doit avoir conscience de ses défauts, ne doit pas minimiser ses qualités. Cela est nécessaire pour servir Dieu de la manière qui convient. Bien souvent, la réduction de ses qualités est une intervention du mauvais penchant, destinée à empêcher l’homme d’assumer la mission qui lui a été confiée, puisqu’il a été créé pour servir son Créateur. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Envers Ses créatures. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5355.
Lettre n°5423
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5423, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat et je vous remercie pour la bonne nouvelle de l’amélioration de l’état de santé de votre fille. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début pour les bonnes nouvelles que vous me donnerez encore, en la matière et dans tous les autres domaines, car, selon l’enseignement bien connu de nos Sages, au traité Baba Batra 12b, “ quand on fait du bien à quelqu’un, c’est pour de longs jours ”.
Vous me dites que vous avez dû multiplier l’aide et l’effort pour que telle personne(1) se fixe une étude de la ‘Hassidout. Vous en donnez également les raisons et l’une d’elles est la suivante : “ Le Saint béni soit-Il peut se contenter, dans Son monde, de deux cent cinquante personnes… car tous ceux-là sont indifférents… ”(2).
Il est remarquable que leur bouche les conduise à citer un tel chiffre(3). C’est une évidence. Il est bien évident qu’un tel argument est fondamentalement opposé à notre Torah, Torah de bonté, en particulier à notre époque. Commentant le verset : “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, différents textes expliquent que la délivrance future et ce qui l’accompagnera seront semblables aux événements de la sortie d’Egypte.
Or, ce que nos Sages nous disent de cette période s’applique également à la nôtre(4). Selon la Me’hilta, Yethro et le Midrash Devarim Rabba, chapitre 7, paragraphe 8, “ s’il manquait un seul homme juif, la Présence divine ne se serait pas révélée à Israël ”. Or, la révélation du don de la Torah fut un événement extraordinaire, y compris par rapport au niveau de Moché, notre maître. Et, quand l’auteur de cet enseignement dit : “ un seul homme juif ”, il n’établit aucune distinction, de sorte que ceci inclut également les membres de la tribu de Dan(5). C’est une évidence. Plus généralement, une telle cruauté et cette volonté de séparer deux cent cinquante hommes parmi les six cent mille Juifs conduit à s’interroger sur la nature de celui qui prononce de telles paroles.
Puisse Dieu les inspirer, avec bonté et miséricorde. Qu’ils regrettent, pendant qu’il en est encore temps, tout ce qui sépare les Juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Et, point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est effroyable. Je suis surpris que vous vous adressiez à de telles personnes. Combien plus est-il exclu de polémiquer avec elles. J’espère, tout au moins, que ceci ne diminue pas votre ardeur à la diffusion des sources de la ‘Hassidout, bien plus qu’elle en sera accrue. Et, vous connaissez les propos du Ari Zal et de son élève, Rabbi ‘Haïm Vital, basés sur les sources les plus sacrées, selon lesquels le manque d’étude de l’enseignement profond de la Torah fait obstacle à la délivrance, ce qu’à Dieu ne plaise et allonge l’exil amer de la Présence divine et des enfants d’Israël. Vous consulterez ces propos effrayants, qui font dresser les cheveux sur la tête, dans l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital à la porte des introductions. Et, qui prendra la parole après le roi ?
Comme vous me le demandez, je citerai ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Opposée à la conception de ‘Habad selon laquelle il convient de rapprocher ceux qui sont éloignés de la pratique juive. Cet homme considère, en effet, qu’il appartient à Dieu de les rapprocher et non aux hommes de le faire. (2) Ces personnes considèrent que Dieu pourrait se contenter de deux cent cinquante Juifs qui pratiquent la Torah et les Mitsvot, dans le monde, les autres pouvant être totalement rejetés du peuple d’Israël. (3) Qui est celui des instigateurs de la révolte contre Moché, notre maître, qui suivirent Kora’h. Voir le verset Kora’h 16, 2. (4) Celle de la préparation du don de la Torah, avant la fête de Chavouot. (5) La plus basse.
Lettre n°5424
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5424, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre d’avant Pessa’h, dont l’acheminement a pris plus de temps. Vous m’y décrivez le résultat de vos actions.
Je suis surpris que vous vous interrogiez sur tout cela, après que nos saints maîtres aient affirmé : “ Un effort n’est jamais vain ”. Bien sûr, les résultats peuvent être bons, meilleurs, excellents, mais, en tout état de cause, il n’y a pas lieu d’être découragé ou déçu, s’ils sont bons et non meilleurs. Il est clair qu’il n’y a pas lieu de se demander s’il faut poursuivre son action ou bien l’interrompre, ce qu’à Dieu ne plaise.
Vous me demandez si vous devez exercer des pressions sur telle personne afin qu’elle mette en pratique les Mitsvot ou bien si cela aura pour effet de l’effrayer, d’autant qu’il ne s’agit pas simplement, en l’occurrence, de manger cacher, mais bien d’adopter un standard plus élevé de Cacherout.
Il est clair que l’on ne peut pas émettre de règles immuables, en la matière. Tout dépend des traits de caractères de la personne concernée. On peut, à ce propos, tirer une leçon de la Hala’ha selon laquelle, dans certains domaines, il est préférable d’agir par inadvertance(2), alors que, dans d’autres, cela est exclu. A l’opposé, il est dit : “ tu feras des reproches ”, c’est-à-dire “ même cent fois ”, en allant jusqu’à la réprimande, conformément aux enseignements bien connus de nos Sages, dans ce domaine.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de monsieur ‘Haïm Manosh, auquel Dieu accordera longue vie, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, en général et pour vous préparer à la fête de Chavouot, afin de recevoir la Torah avec joie et de manière profonde.
Bien plus, nous sommes dans la période de l’Omer et, de jour en jour, la lumière s’intensifie. C’est pour cela que, dans le compte, on dit “ deux jours ” et non “ deuxième jour ”. Or, cette dernière formule semble plus appropriée. En effet, la lumière du premier jour ne se retire pas. Elle reste présente le second jour et la lumière qui se révèle alors la renforce. Et, il en est ainsi jusqu’à la fin de l’Omer, de sorte que l’on a de plus en plus de lumière, jusqu’à ce que l’on entende, et l’on entend effectivement, la Voix qui émane des quatre points cardinaux, d’en haut et d’en bas, proclamant : “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Y. Findrick, de Netanya. Voir, à son sujet, la lettre n°4754. (2) En ne mettant pas en garde ceux qui, en tout état de cause, n’écouteraient pas ce qu’on leur dirait. (3) “ C’est aujourd’hui deux jours de l’Omer ”.
Lettre n°5425
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5425, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav A.S.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre d’après Pessa’h. J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez pris part à la réunion de Kfar ‘Habad et que vous en avez conçu un plaisir moral. Dieu fasse qu’en cette réunion également s’accomplisse le contenu profond de toute réunion ‘hassidique, c’est-à-dire l’influence qui peut être exercée sur des cercles de plus en plus nombreux, de plus en plus larges, en leur apportant les sources de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages. De la sorte, ceux qui auront connaissance de tout cela et y apporteront leur concours, s’humecteront au point d’humecter, à leur tour, tous ceux qu’ils peuvent contacter. Car, rien ne résiste à la détermination.
Bien plus, nous sommes dans la période de l’Omer et, d’un jour à l’autre, la lumière est accrue, une lumière qui est liée à la réception de la Torah, avec joie et de manière profonde. C’est pour cela qu’en comptant l’Omer, on dit : “ deux jours de l’Omer ” et non “ second jour ”(2). En effet, la lumière de la veille n’est pas retirée. Elle accompagne la lumière du jour et elle est renforcée par elle. Et, c’est ainsi que l’on avance, de jour en jour, jusqu’à entendre l’appel divin, “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”, émanant des quatre points cardinaux, d’en haut et d’en bas, comme le rapporte le Midrash.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav A.Chklovski, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, les lettres n°5083 et 5696. (2) Voir la lettre précédente.
Lettre n°5426
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5426, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Nissan et je vous remercie pour cette bonne nouvelle, l’organisation d’un comité au profit de la Yechiva et les premiers préparatifs pour le dîner annuel. A ce propos, vous m’interrogiez, dans votre précédente lettre, sur les chants(1). On s’efforce, ici, de ne pas chanter ceux qui peuvent causer des divergences d’opinions et des disputes. Et, si un chant en entraîne un autre, qui est également controversé, on l’évite aussi.
Il suffit donc d’expliquer que le but du dîner n’est pas de prendre parti pour qui que ce soit, dans la controverse, mais uniquement de trouver des moyens de financement pour une institution qui est au service de tous les courants, lesquels doivent donc tous lui venir en aide et la renforcer. Il n’y a pas lieu d’écarter qui que ce soit, parmi les donateurs pour cette institution.
Bien entendu, il est préférable d’éviter que cette question soit mise à l’ordre du jour. Il faut repousser régulièrement le moment où elle sera débattue car même la réponse précédemment énoncée n’est pas acceptée par tous. En effet, la volonté oriente l’analyse intellectuelle. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour une considérable réussite dans votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Pouvant être chantés lors d’un tel dîner. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4013.
Lettre n°5427
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5427, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous faites référence à l’envoi de deux livres, parus récemment, que je viens effectivement de recevoir.
Je vous remercie d’avoir pensé à me les adresser. Sans doute maintiendrez-vous, à l’avenir, cette pratique positive.
Comme vous me le demandez, des ouvrages publiés par les éditions Kehot vous seront adressés. Pour l’heure, le second tome des mémoires de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, n’est pas encore paru.
Le jeune Mena’hem Ha Lévi Hilevitch va bien et sans doute vous écrira-t-il lui-même personnellement.
Je saisis cette opportunité pour vous féliciter, à l’occasion de la publication des “ biographies des maîtres de la ‘Hassidout ”. Notre époque, en particulier, a besoin de tels livres. En effet, la confusion des esprits et les idées perverses, qui n’hésitent pas à falsifier la vérité, imposent que l’on proclame encore et encore ce qui, auparavant, était bien évident, c’est-à-dire qui sont les grands et les chefs d’Israël, guidant le peuple, en tout ce qui le concerne, par leur lumière, laquelle se maintient encore à l’heure actuelle, malgré les difficultés et les vagues.
J’ai déjà expliqué, par ailleurs(2), la raison pour laquelle nos Sages nous ont fait savoir qu’en la génération du talon du Machia’h(3), “ il n’est pas de jour dont la malédiction ne soit pas plus importante…(4) ”. En effet, les Sages sont animés par l’amour du prochain et ils n’ont donc pas pour objectif d’effrayer et d’inspirer la terreur gratuitement, ce qu’à Dieu ne plaise. En fait, ils délivrent cet enseignement pour deux raisons :
A) Quand arrivent les jours d’obscurité profonde et intense et que se réalise l’affirmation selon laquelle “ il n’est pas de jour dont… ”, un cœur juif ne doit pas se décourager. Bien au contraire, il lui faut prendre conscience qu’il s’agit là des douleurs de l’enfantement du Machia’h.
B) Quand les forces de “ l’autre côté ” raffermissent leur emprise, il est évident qu’un ajout est nécessaire, du côté de la sainteté et de la bénédiction. Il faut alors écarter l’idée et la conception selon lesquelles on peut se contenter de la bonne situation, dans la santé, que l’on avait déjà ce matin, hier ou avant-hier. En effet, “ l’autre côté ” est plus fort. Dès lors, on ne peut maintenir la lutte qu’en accroissant le bien.
On peut ainsi comprendre pourquoi, d’une génération à l’autre, notre sainte Torah est de plus en plus clairement révélée. Nos Sages disent que “ ce qui est dévoilé par l’érudit fut déjà donné à Moché sur le mont Sinaï ”. De ce fait, chaque époque a eu son apport spécifique, en plus de ce qui fut alors donné, même si l’on peut se demander dans quelle mesure cette génération est apte à recevoir une telle révélation.
Ceci permet de réfuter l’argument suivant, qui est bien connu. S’il est tellement nécessaire d’avoir recours à la ‘Hassidout pour mettre en pratique la Torah et les Mitsvot de la manière qui convient, avec lumière et chaleur, pourquoi n’a-t-elle pas été pleinement révélée dans les générations précédentes ?
Cette objection peut être comparée à la fameuse question soulevée contre plusieurs pratiques de la Torah et des Mitsvot, introduites par les derniers Sages, que l’on souhaite ne pas adopter. Parfois même, on met en cause les dispositions des premiers Sages et toujours avec le même argument.
La réponse globale à tout cela est la suivante. Dieu fait passer la guérison avant la plaie. Pour autant, la guérison doit se manifester peu avant la plaie, comme le montrent les preuves citées par nos Sages, à ce propos.
En fonction de tout cela, la publication de biographies des véritables Grands d’Israël répond également à ce double objectif. Elle sert non seulement à faire le bien, à établir la vérité, mais aussi à s’écarter du mal, à exclure la volonté de lire les livres qui falsifient l’histoire du peuple d’Israël.
Ce second objectif implique que ce qui semble accessoire, par rapport à l’essentiel, doit également figurer dans les biographies des Grands d’Israël. En effet, on est habitué à ces points relativement secondaires et, si on les supprimait, le nombre de lecteurs manifestant leur intérêt s’en trouverait diminué ou bien, aux yeux de beaucoup d’entre eux, la fiabilité de l’ouvrage en serait remise en cause. En évoquant ce qui est accessoire, je fais allusion, en particulier aux photographies, aux photocopies de manuscrits, aux tableaux des dates importantes de la vie de telle personne, afin qu’il ne soit pas nécessaire de les rechercher à travers les chapitres du livre.
Plusieurs de ces points manquent dans vos livres et, dans certains, ils sont même totalement absents. Si vous acceptez la présente remarque, vous procéderez de cette façon, dans vos prochains livres. Il serait bon de revoir également ceux qui sont déjà parus, à l’occasion d’une seconde édition, ou bien de publier un fascicule, présentant brièvement la vie de tous ceux dont vous avez rédigé la biographie. En tout état de cause, un tel fascicule aura, par lui-même, de la valeur.
Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : Conformément à l’affirmation bien connue de la Michna, selon laquelle il faut être “ bienveillant envers les autres et envers soi-même ”, j’ai bon espoir que vous fixez, chaque jour, un temps pour l’étude de la ‘Hassidout.
A ce propos, dans votre livre “ Le bon Juif de Gostinin ”, à la page 87, vous citez l’explication qu’il donne du verset : “ Qui dira les réalisations grandioses de Dieu ”. Néanmoins, dans l’un des manuscrits de la ‘Hassidout ‘Habad(5), rédigé, me semble-t-il, par un ‘Hassid, encore du vivant de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, cette explication est citée au nom du Baal Chem Tov. De plus, celle-ci doit être rectifiée, puisque Yemalel est traduit, non pas par “ dira ”, mais par “ fera des bottes, brisera ”. Et, même si chaque idée de la Torah reçoit soixante dix interprétations, il semble qu’en l’occurrence, c’est celle-ci qui doit être retenue et non le sens de couper ou de déchirer, qui est présenté par le livre. En effet, différents textes du Zohar et de la ‘Hassidout parlent, à ce propos, de faire des bottes. Vous consulterez le Zohar, tome 1, page 249a, tome 2, page 83a, les Biyoureï Ha Zohar de l’Admour Haémtsahi, Parchat Vaye’hi, à cette référence et le commentaire du Tséma’h Tsédek sur les Tehilim, 106, 2.
Notes
(1) Le Rav A.I. Bromberg, de Jérusalem. (2) Voir les lettres n°5395, 5457 et 5479. (3) A proximité immédiate de sa venue. (4) Que celle de la veille. (5) Imprimé dans le Séfer Ha Maamarim Admour Hazaken, Ketouvim, tome 1, page 95.
Lettre n°5428
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5428, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais référence à votre lettre de Roch ‘Hodech Iyar, avec ce qu’elle contenait.
Conformément à votre demande, le nom de cette femme, à laquelle Dieu accordera longue vie, sera mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’elle se rétablisse rapidement et qu’elle ait un enfant.
Vous trouverez sûrement les mots qui conviennent pour lui expliquer, de même qu’à son mari, qu’il est indispensable, pour cela, de respecter les lois et les principes de la pureté familiale, d’après les enseignements de notre sainte Torah et de ses Mitsvot. Dans sa situation, en particulier, ceci aura la vertu de lui apporter ce dont elle a actuellement besoin.
Il est sûrement inutile de vous préciser quelles sont les explications que vous devez donner, en la matière. En effet, différents textes le précisent largement. Je voudrais, néanmoins, souligner un point, bien que celui-ci figure clairement dans un verset : “ L’homme est limité par la vision de ses yeux ”. Aussi, quand on éprouve un doute sur l’effet de ses propos, on ne peut établir ce qu’il en est vraiment, car Dieu seul en a le pouvoir. En effet, Il “ sonde le cœur ”. De plus, nos Sages soulignent que, même si “ Je dors en exil ”, superficiellement ou profondément, “ mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et Ses Mitsvot ”.
Il suffit donc de trouver les mots qui conviennent, de les prononcer chaleureusement, de sorte qu’ils émanent du cœur. Ceci a été dit pour tous les Juifs. La plupart réagissent donc de cette façon et il faut présumer que c’est effectivement le cas.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°5429
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5429, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
et se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples accomplissements, le Rav Mena’hem(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie d’avoir transmis les salutations d’ici(2) aux ‘Hassidim de la ville sainte de Jérusalem. J’ai expliqué par ailleurs, de manière plaisante, qu’il est une Injonction de la Torah de “ se lier à Ses Voies ”. En conséquence, “ tout comme Il est miséricordieux, sois le également ”. On peut en déduire l’enseignement suivant.
La Parole de Dieu est une action. Un homme doit donc également s’efforcer que ses paroles aient une incidence concrète. Or, tout dépend de lui. En effet, il s’appelle Adam, homme, parce qu’il est à l’image, Adamé, du Très Haut, selon l’explication du Chneï Lou’hot Ha Berit, partie Loi Ecrite, Parchat Vayéchev, page 301b. Pour cela, ses paroles doivent émaner de son cœur. C’est ainsi qu’elles pénètrent dans le cœur de celui qui les écoute, comme l’enseignent nos Sages, au traité Bera’hot 5b et comme le montre le comportement basé sur cet enseignement. De la sorte, non seulement on écoute les paroles, mais, en outre, on agit en conséquence.
Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Porouch, de Jérusalem. (2) Par le Rabbi, lors de la visite que lui avait faite le Rav Porouch.
Lettre n°5430
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5430, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je te bénis et te salue,
Je fais réponse à ta lettre de Roch ‘Hodech Iyar, dans laquelle tu me décris le changement soudain qui est intervenu dans la relation que ton fiancé entretient avec toi, après que vous ayez eu l’occasion de vous rencontrer plusieurs fois et que vous l’ayez effectivement fait. Tu t’en demandes la raison.
Comme pour tout ce qui concerne les Juifs, la raison véritable doit être trouvée dans la Torah et dans la dimension profonde. En l’occurrence, le comportement adopté n’a pas dû être conforme aux enseignements de notre sainte Torah. Il s’agit, en l’occurrence, d’action concrète et il faut donc décrire la situation telle qu’elle est, afin que l’on sache ce qu’il convient de réparer. Ce comportement devait contrevenir aux principes de la Torah et heurter les règles de la pudeur.
Il est trop difficile d’écrire de telles choses, d’autant qu’il faut accorder à chacun les circonstances atténuantes, mais, comme je l’ai dit, ce qui en résulte est particulièrement important. Il n’est donc pas envisageable de ne pas décrire la situation telle qu’elle est. Et, l’on peut l’établir encore plus clairement en observant ce qui a résulté de tout cela. D’une proximité interdite a découlé un éloignement.
Comme je l’ai dit, je n’écris pas tout cela pour imposer une souffrance, ce qu’à Dieu ne plaise, ni pour embarrasser qui que ce soit, mais bien pour réparer la situation, pour la rendre positive, c’est-à-dire pour permettre la Techouva, qui transforme tout, dès lors qu’elle est sincère et intègre. Il est dit, en effet, que “ Dieu sonde le cœur ”. S’Il observe un regret sincère du passé et un engagement convenable pour l’avenir, Il accorde la réussite dans tous les domaines.
Après avoir pris une ferme résolution, pour tout ce qui vient d’être dit, il faut rechercher, de manière indirecte, s’il n’y a pas eu également une cause extérieure, à l’origine de cette situation et voir ce que l’on peut faire, à ce sujet. Mais, peut-être tout cela ne sera-t-il pas nécessaire.
D’après ce que tu écris, tu as été une élève du Beth Yaakov. Je présume donc qu’au lever, tu lis des bénédictions et des prières. Il serait bon, pendant les jours de semaine, de donner quelques cents à la Tsédaka avant de dire ces prières.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5431
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5431, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour anniversaire de la naissance du Rabbi Maharach(2) ont le mérite nous protégera.
En un moment propice, je mentionnerai le nom de cette femme, à laquelle Dieu prêtera longue vie, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Elle est sûrement suivie par un médecin spécialiste et il faut vérifier que l’on utilise bien les derniers médicaments et les traitements les plus récents, en la matière, que les médecins prescrivent avec succès, aux Etats-Unis. Les médecins de votre pays les connaissent sûrement.
A cette occasion, il serait bon que l’on fasse vérifier les Tefillin de son mari et les Mezouzot de leur maison. Elle-même donnera de la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.
Tout est effet de la divine Providence et, en l’occurrence, son mari vous a demandé de m’écrire, alors que je ne suis ni médecin, ni fils de médecin. Le but de cette démarche est donc assurément que cet homme, en s’adressant à moi, se rapproche de la ‘Hassidout ‘Habad. Et, si de tous les principes de la Torah, il est dit : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”, combien plus en est-il ainsi de la ‘Hassidout, soulignant qu’une synthèse de toute chose doit être établie. En l’occurrence, cela veut dire, non seulement, qu’il doit intensifier son étude de la ‘Hassidout, mais aussi qu’il doit adopter, encore plus fermement, ses usages et ses pratiques. Vous trouverez sûrement les mots qui conviennent afin de lui expliquer tout cela et vous me donnerez de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav M.Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°4581. (2) Le 2 Iyar.
Lettre n°5432
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5432, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me demandez des preuves supplémentaires, concernant la Tradition ancestrale.
Je suis toujours surpris par de telles questions, généralement posées par ceux qui ont étudié les sciences profanes, en particulier la physique, par exemple et qui considèrent que les preuves avancées par ces sciences sont fortes et précises, alors que différents points liés à la sainteté ne dépendent que de la foi. Tout ceci provoque ma surprise, car on ne sait pas que l’inverse est vrai, que ces sciences et leurs conclusions ont des preuves infiniment faibles(1), par rapport à celles qui conduisent à mettre en pratique notre sainte Torah et ses Mitsvot.
Je ne veux pas dire que des preuves soient nécessaires, ce qu’à Dieu ne plaise, pour mettre en pratique la Torah et les Mitsvot. Ce n’est pas du tout cette approche qu’il convient d’adopter et l’on sait que la Torah fut reçue précisément en disant : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”, comme l’explique le traité Chabbat 88a, dans un passage qui se conclut par le verset : “ la droiture de ceux qui sont intègres les guide ”. De cette façon, j’entends uniquement souligner à quel point de tels arguments n’ont pas de sens. Ils sont inspirés par le mauvais penchant. L’obscurité de l’exil et surtout les stratagèmes du mauvais penchant sont si intenses qu’ils inspirent la folie aux hommes, conformément à l’expression bien connue de nos Sages et les fait aller à l’encontre de la logique la plus évidente. Et, vous trouverez des preuves de la nécessité de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, basées sur ce qui est expliqué dans le Kouzari, dans une brochure du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h(2), que vous trouverez ci-joint.
Certains posent la question suivante. Si cette preuve est à ce point probante, pourquoi y a-t-il de nombreuses personnes qui ne mettent pas en pratique la Torah et les Mitsvot ? Et, pourquoi pratiquement tous adoptent-ils les conclusions des sciences profanes, bien que celles-ci soient très faibles ?
La réponse est très simple. Du fait de nos nombreuses fautes, la personnalité humaine veut que, quand la punition et la rétribution surviennent uniquement à terme ou, a fortiori, au bout d’une période pouvant être qualifiée de longue par rapport à la durée de vie d’un homme sur cette terre, on ne parvienne pas à se maîtriser et à ne pas satisfaire le désir et la volonté de l’esprit et du corps. On est alors incapable de trouver en soi la force de se distinguer de tout son entourage, surtout quand on fait l’objet de moqueries. Puis, quand le bon penchant explique que, pour celui qui adopte un tel comportement, l’issue est “ amère comme de l’absinthe ”, comme le précisent nos Sages, à propos de ce verset. Et, l’on ne parvient pas toujours à ne pas s’affecter de ces moqueries.
Il est remarquable que la forte détermination permettant de ne pas s’affecter devant ceux qui se moquent est prônée au début des quatre parties du Choul’han Arou’h. On peut en déduire à quel point ce principe est déterminant pour mettre en pratique toutes les lois de notre Torah, Torah de vie. Puisse Dieu faire que vous graviez en votre esprit l’idée suivante. Les termes du verset “ C’est un peuple qui réside seul ” s’appliquent à tous les Juifs, qui ont toujours été la minorité d’entre les nations, qui se sont toujours différenciés, en tout ce qui les concerne, y compris lors des exils les plus âpres. C’est uniquement grâce à cette attitude qu’ils existent encore, à notre époque et mériteront bientôt la délivrance complète et véritable.
A n’en pas douter, vous connaissez et vous gardez les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Le secrétaire,
N. B. :
Vous me demandez comment considérer le pain acquis chez celui qui transgresse le Chabbat. Plusieurs points sont à prendre en compte, en la matière. Vous interrogerez donc un Rav, tranchant la Hala’ha en votre endroit, auquel vous exposerez tous les détails.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5378. (2) Il s’agit de la brochure : “ Les Commandements ”.
Lettre n°5433
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5433, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Iyar 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Alter Meïr,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites, à la fin de votre lettre, que vous n’avez pas trouvé une source vous permettant d’établir la pureté des aliments, en Egypte(1). De ce fait, vous avez cité la formule usuelle(2).
Je suis surpris par ce que vous dites car, quand on cite une phrase qui n’est pas du tout courante, il est bien évident que celle-ci a une référence, car il y a tout lieu de penser qu’elle va susciter l’étonnement et l’interrogation.
Pourquoi ai-je insisté sur ce point ? Je dois préciser, au préalable, que ceux qui recherchent les formulations peu fréquentes se contentent, en général, d’indiquer l’ouvrage dans lequel on peut les trouver. Mais, à mon sens, ceci est l’aspect le plus accessoire, par rapport à l’essentiel, qu’il convient de préciser. En effet, on cite vraisemblablement cette version peu fréquente pour une bonne raison, parce que l’on renforce et l’on illustre ainsi ce que l’on explique, beaucoup plus que par la formule courante. Or, bien souvent, il est plus difficile de préciser cette illustration que d’en citer la référence. Par ailleurs, ce que l’on expose est également clarifié en montrant la précision de l’auteur de cette phrase ou du livre. Il n’en est pas de même pour l’indication de la référence. Il ne s’agit pas ici de sots et il est clair que, si l’on mentionne une affirmation de nos Sages, c’est qu’on l’a vue dans un livre.
Ceci s’applique également quand on remplace la formule peu courante par la formule courante. Certes, il peut arriver que la première ait été reproduite par erreur, mais, de manière générale, ce n’est pas le cas et, si l’auteur a cité la formule peu courante, le reprendre n’est pas une correction, mais bien le contraire de cela.
C’est effectivement le cas, en l’occurrence. J’ai voulu citer le texte qui fait référence à la nourriture, précisément parce qu’un combat est mené, dernièrement, dans ce domaine, que celui-ci a pris des formes douloureuses et même honteuses, en particulier en Terre Sainte et point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est pénible. C’est une évidence.
J’ai longuement exposé tout cela, bien qu’il soit inutile de se plaindre du passé, car, à mon sens, si vous trouvez un moyen de réparer ce qui a été fait, il serait bon de vous y employer et peut-être même est-il judicieux qu’il en soit ainsi, car la correction soulignera encore plus clairement l’idée qu’il s’agissait de souligner.
Concernant la question proprement dite qui était posée, la référence de la formule peu fréquente est, en l’occurrence, la même que celle de la formule fréquente, “ leurs vêtements et leur langue ”. Elle est indiquée plus bas.
Puisse Dieu faire que s’accomplisse prochainement la promesse selon laquelle “ c’est un peuple qui réside seul ”. Et, l’Admour Hazaken explique, au début du chapitre 37 du Tanya, que la perfection qui se révèlera, quand le Machia’h viendra, dépend de nos actions et de nos réalisations, pendant le temps de l’exil. On peut en déduire qu’à chaque aspect de cette perfection correspond un acte spécifique du service de Dieu. Il en est de même pour cette “ solitude ” du monde futur. On s’y prépare et l’on forge un réceptacle pour l’obtenir en étant “ seul ”, pendant la période de l’exil, par le fait que les Juifs se distinguent, en tout ce qui les concerne.
Puissions-nous, au sein de tout Israël, nous servir du compte de l’Omer pour révéler la soif de voir tout ceci se réaliser, d’obtenir la réalisation de cette promesse. Cette soif intensifiera l’ardeur, la vitalité et la lumière, permettant de mettre en pratique tout ce qui hâte et rapproche la situation que l’on souhaite, notre délivrance véritable et complète.
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Dans les notes du Rav C.Buber, sur la Pessikta de Rav Kahana, au chapitre 10, est citée la formule usuelle, “ ils n’ont pas changé leurs vêtements ”, que l’on ne retrouve dans aucun livre. Vous consulterez également le Otsar Divreï ‘Ha’hamim, du Rav Heyman, au paragraphe “ Par le mérite ”. Néanmoins, l’éditeur de la Pessikta, précise, dans une note, que le Léka’h Tov, à la Parchat Tavo 26, 5, dit : “ Ils se distinguaient, car leurs vêtements, leurs aliments et leur langue étaient différents de ceux des Egyptiens ”.
Vous verrez le Yalkout Chimeoni, sur ce verset, “ Un peuple qui réside seul ”. Vous consulterez aussi les additifs du Torah Cheléma, à la Parchat Chemot, page 239.
Notes
(1) Dans la lettre n°5357, le Rabbi disait : “ Les enfants d’Israël se distinguaient, là-bas, par leurs vêtements, leur nourriture et leur langue ”. Le Rav A.Meïr disait qu’il n’avait pu trouvé, dans les propos de nos Sages, une référence parlant de “ leur nourriture ”. (2) En reproduisant cette lettre dans les journaux. La formule usuelle parle de “ leurs vêtements et leur langue ”.
Lettre n°5434
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5434, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Iyar 5717,
Brooklyn,
A madame Esther(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie. Vous me dites que vous êtes actuellement secrétaire dans une institution(2).
Vous ne me précisez pas en quoi consiste ce travail de secrétariat, mais, en tout état de cause, il vous permet sûrement de diffuser et d’inculquer l’esprit du Judaïsme traditionnel à ses élèves. Bien plus, le directeur de cette école souhaite qu’il en soit ainsi et il fait tout ce qui est en son pouvoir pour que ce soit le cas. Il en va de même pour tout ce qui concerne notre monde, qui compte de multiples aspects, mais on peut les réunir par groupe, les groupes en espèces, les espèces en genre. Au final, quiconque croit en l’Unité, en le Dieu unique, regroupe toutes ces manifestations en un point unique, l’Unité de Dieu jusque dans le moindre aspect de la création.
Il en est de même pour la vie de l’homme et pour ce qu’il accomplit, au cours de son existence. Il s’agit de nombreuses actions qui se répartissent en groupes et ces groupes en espèces, jusqu’au point ultime, aspect profond de tous les accomplissements de l’homme, dans sa vie, selon la formulation de nos Sages : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”, pour mettre Sa Volonté en pratique, en chaque action, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.
Une responsabilité particulière incombe à ceux qui sont en mesure d’influencer la jeune génération. En effet, cette influence peut orienter l’élève dans la direction qui convient réellement à son bien ou dans le sens inverse, ce qu’à Dieu ne plaise. Le Créateur est bon et droit. Il accorde donc, d’emblée, toutes les forces et toutes les possibilités permettant d’assumer ce rôle déterminant. Et, tout ne dépend que de la volonté de l’homme.
Bien entendu, ces quelques lignes n’ont pas pour objet de vous faire un discours. Elles se rapportent à la fin de votre lettre, faisant référence à l’éducation et au comportement grâce auxquels Dieu vous permettra de connaître le bonheur. Je voulais donc vous rappeler et vous souligner à quel point votre sort est heureux, puisqu’il vous permet de renforcer le Judaïsme et de le diffuser. C’est là la voie, le canal et le réceptacle per lesquels vous recevez les bénédictions de Dieu en tout ce qui vous concerne, y compris à titre personnel, de même que pour votre mari et pour toute votre famille.
Vous connaissez et vous respectez sûrement l’ancienne coutume des femmes juives, consistant à prélever de la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Votre mari exerce également une activité pédagogique et il est donc clair que ces propos s’adressent à lui, de la même façon. Puisse Dieu m’accorder la réussite qu’ils fassent leur effet.
Notes
(1) Madame E. Scheffer, de Hertslya. (2) En l’occurrence, une école.
Lettre n°5435
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5435, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Iyar 5717,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
groupement de la ville sainte de Jérusalem,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 29 Nissan, avec ce qui y était joint et je suis surpris que vous ne me disiez rien des préparatifs que vous avez faits pour profiter du jour de Lag Baomer, afin de visiter le village de Miron et, avant tout, de mener des actions sur place, à Jérusalem, dans toute la mesure du possible.
Je précise “ avant tout ”, bien qu’il soit interdit de “ soupeser la valeur des Mitsvot de la Torah ”, car ceux qui restent à Jérusalem sont plus nombreux que ceux qui se rendent à Miron. Sans doute me préciserez-vous tout cela dans votre prochain courrier.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5436
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5436, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, que je viens de recevoir. Je m’empresse de vous répondre, car vous me dites que vous avez l’intention de quitter incessamment le pays dans lequel vous vous trouvez actuellement.
Il ne me semble pas du tout que ce soit une bonne initiative. En effet, Dieu vous a accordé des dons particuliers dans le domaine de l’éducation. Or, vous vous trouvez dans un pays où le manque de moyens, en la matière, est effroyable. Et, l’on peut observer concrètement les terribles conséquences de ce manque, dans la situation du Judaïsme, en ce pays. Comme vous le savez, nos Sages disent que : “ les pauvres de ta ville ont la priorité ”. A mon sens, vous incombent donc la responsabilité et le mérite de rechercher une activité pédagogique, dans le pays où vous vous trouvez actuellement, en déployant tous les efforts nécessaires.
Vous ne m’expliquez pas le changement actuel et vous ne justifiez pas votre programme, qui va, pourtant, à l’inverse de ce que vous pensiez faire, il y a quelques temps. Je ne connais pas les détails de la situation, dans votre ville, mais, en fait, celle-ci ne change rien à l’affaire, car les deux faits précédemment énoncés sont pleinement vérifiés, vos aptitudes pédagogiques et celles de votre épouse, d’une part, le manque effroyable de bons éducateurs traditionnels, d’autre part.
Peut-être votre nouvelle argumentation s’explique-t-elle également par les conditions de salaire, mais cela me semble peu probable. En tout état de cause, Dieu agit “ mesure pour mesure ” et je suis donc convaincu que ceux qui rapprochent les Juifs, dans ce pays, en leur dispensant une bonne éducation, seront bénis en tous leurs besoins, spirituels et matériels.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
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