Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5396
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5396, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Nissan, dans laquelle je lis, avec plaisir, que vous avez augmenté votre temps d’étude de la ‘Hassidout. Sans doute ne vous contentez-vous pas des heures que vous consacrez à l’étude avec telle personne. Vous en ferez de même pour l’étude avec vous-même, sur tous ces sujets. Vous méditerez à leur contenu, afin d’en tirer des conclusions concrètes, applicables à l’existence quotidienne. Conformément au dicton ‘hassidique, le moment de la journée qui est consacré à la ‘Hassidout doit se répandre sur toutes les vingt quatre heures de la journée. Et, vous connaissez les propos de la Michna selon laquelle “ L’acte est essentiel ”.
Vous dites que, quand on médite à l’insignifiance de l’homme, à la vanité de ses pensées, il est difficile d’échapper au découragement.
La ‘Hassidout explique la dimension profonde de la Michna affirmant que “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva ”. Elle précise qu’une Mitsva est un lien, un moyen de s’attacher à Celui Qui l’ordonne. Or, l’attachement au Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il transforme l’insignifiance de l’homme en existence véritable, si l’on peut s’exprimer ainsi. Cette possibilité de s’attacher existe dans tous les domaines, au point que nos Sages, commentant le verset : “ Toute âme te loue, Eternel ”, disent qu’il faut louer Dieu pour chaque respiration(1). De la sorte, l’homme peut faire de sa respiration, qui est pourtant une nécessité, un acte du service de Dieu. Vous consulterez également le Tanya, au chapitre 31, page 40b. Ainsi, vous apprécierez votre âme à sa juste valeur et rien ne viendra altérer ou flétrir la joie de cette âme.
Vous dites qu’il vous semble être invité aux réunions en tant que journaliste et non à titre de Juif souhaitant se rapprocher. Je ne vois pas quelle différence cela fait. En effet, vous savez, vous-même, que vous participez non pas comme quelqu’un qui désire se rapprocher, mais comme quelqu’un qui est d’ores et déjà proche. Et, la pensée de celui qui vous invite ne change rien à la réalité. A l’opposé, si vous sentez que vous participez uniquement à titre de journaliste, il vous appartient de changer votre sentiment. Mais, j’espère que ce sentiment n’existe pas. En tout état de cause, ce changement, de votre part, peut être réalisé en un seul instant.
Un autre point doit être ajouté. A l’heure actuelle, le besoin du moment est la diffusion des sources(2) à l’extérieur. Tous ceux qui participent
aux réunions ‘hassidiques, aux différents rassemblements et peuvent ensuite en transmettre des étincelles de lumière et de chaleur, dans le milieu qu’ils fréquentent, ont le mérite et l’obligation sacrée de le faire. Quand celui qui participe est journaliste, même si, par ailleurs, il est également là parce qu’il partage les mêmes idées, il a le devoir et le mérite de profiter des moyens à sa disposition pour transmettre ce message aux lecteurs du journal. En effet, bon nombre d’entre eux ne peuvent en avoir connaissance autrement qu’en le lisant dans ce journal. C’est une évidence.
Sans doute avez-vous profité des jours de Pessa’h pour diffuser le Judaïsme et les sources, selon vos possibilité, pour rapprocher, en particulier, ce fils dont il n’est pas question dans la Haggadah, c’est-à-dire celui qui ne participe pas au Séder, comme l’expliquait ma lettre, adressée à tous, pour cette fête de Pessa’h(3), que vous avez certainement lue. J’aimerais savoir ce que vous avez accompli, en la matière.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Nechama, l’âme, peut se lire, avec une autre ponctuation, Nechima, respiration. (2) De la ‘Hassidout. (3) Il s’agit de la lettre n°5357.
Lettre n°5397
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5397, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du second jour de l’Omer(1), avec ce qu’elle contenait et je viens de recevoir le journal “ Post ”, que vous avez édité à l’occasion de la fête de Pessa’h. Vous me demandez que son contenu ne soit pas diffusé et, bien entendu, il en sera fait selon votre volonté.
A ce propos, vous mentionnez dans votre lettre, quelqu’un qui, dans plusieurs de ses livres, lutte, en particulier, contre différents concepts de la ‘Hassidout et même, dans différents domaines, contre la foi ou encore, selon l’expression de la Me’hilta, “ non seulement contre Moché, serviteur de Dieu, mais aussi contre Dieu Lui-même et Sa Torah ”. Et, même dans les chapitres qui semblent neutres, il peut y avoir une confusion d’idées, en particulier chez les jeunes, aux Etats Unis. Et, qui sait si, par la suite, on aura la possibilité ou même les moyens de les ramener vers la vérité ?
J’ai déjà expliqué par ailleurs(2) qu’aux Etats Unis et, de façon générale, dans le continent américain, dominent l’ignorance, le manque total de connaissance, à la différence de ce qui existait auparavant, en Europe, où seuls des groupes impies avaient des idées hérétiques. Il ne convient donc pas de polémiquer, c’est-à-dire de mentionner une fausse idée, pour faire la preuve que celle-ci est mensongère, fallacieuse, sans aucune utilité. Bien au contraire, il en résulte une grande confusion et un trouble. C’est une évidence.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de ce qui les concerne. Et, il est sûrement inutile de vous rappeler que, dans la mesure où vous êtes celui qui transmet leurs demandes, il vous appartient de leur expliquer que, plus il renforceront leur engagement pour la Torah et les Mitsvot, puisque la Torah est une Torah de vie, que, de ses Mitsvot il est dit : “ On vivra par elles ”, plus les souhaits de leur cœur seront exaucés.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le 17 Nissan. (2) Voir la lettre n°5362.
Lettre n°5398
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5398, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Nissan et à celles qui la précédaient.
Je suis surpris par ce que vous écrivez, à propos des responsables communautaires des ‘Hassidim et par le fait de critiquer systématiquement ce qui est fait dans la vigne(1) de ‘Habad, en Terre Sainte. D’où ceux qui ont adopté une telle attitude ont-ils pris l’idée de rester les bras croisés, en se disant que, s’ils avaient été chargés de réaliser l’action, celle-ci aurait reçu une élévation particulière ?
Nos Sages disent que “ celui qui peut empêcher…(2) ”. Ils ne demandent pas uniquement de protester contre ce qui n’est pas souhaitable. Ils font allusion, tout autant, à celui qui pourrait agir positivement, mais ne le fait pas. Combien plus est-ce le cas dans le domaine de ‘Habad, puisque chaque accomplissement joue un rôle dans la diffusion des sources(3) à l’extérieur. Il y a là une véritable Mitsva, une Mitsva tranchée de la Torah, non pas d’une portée générale, comme l’étude de la Torah, qui pourtant “ surpasse toutes les autres ”, mais bien un moyen de renforcer et de vivifier la pratique des Injonctions par ceux qui reçoivent ces sources.
De la sorte, on les préserve de différents comportements qu’il convient d’éviter. S’ils n’avaient pas connaissance du luminaire de la Torah, c’est-à-dire de sa dimension profonde qui, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout, ils se permettraient de réaliser de telles actions et, du fait de nos nombreuses fautes, ils trébucheraient même parfois sur des interdits, ce qu’à Dieu ne plaise. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°5399
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5399, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 23 Nissan. Vous faites allusion à quelqu’un et vous employez, pour ce qui le concerne, le terme de “ fiançailles ”. J’en ai été choqué et vous comprendrez l’effet que cela a eu sur mois. Néanmoins, je sais que cet homme possède le mérite de la Tsédaka, en particulier celle qui est consacrée à la bonne éducation, à laquelle il a eu le mérite de contribuer, par des sommes importantes, ces dernières années. J’ai donc la conviction que ces “ fiançailles ” ne tiendront pas très longtemps.
Puisse Dieu faire que la cassure se fasse dans la bonté et la miséricorde, qu’au final, il prenne conscience, également dans la bonté et la miséricorde, qu’il fait partie des Juifs, qu’il ne peut pas se trouver dans un autre endroit que celui-là, qu’au final il ne rencontrera, dans d’autres endroits, que des ennuis, même si, dans un premier temps, on le flatte et on lui tape sur l’épaule. Il est sûrement inutile de vous souligner qu’en la matière, vous devez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour qu’il en soit bien ainsi.
Lettre n°5400
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5400, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez les pensées qui vous troublent.
J’ai déjà maintes fois écrit, à plusieurs ‘Hassidim, ce qui est, par ailleurs, une évidence. Exagérer le trouble qui résulte des mauvaises pensées est un effet du mauvais penchant qui s’efforce, par tous les moyens, de troubler l’homme, dans son service de Dieu joyeux et enthousiaste. En conséquence, plus vous ferez en sorte de ne pas exagérer tout cela, mieux encore, plus vous cesserez d’y penser, sans lutter contre ces mauvaises pensées, et plus la situation s’améliorera.
Néanmoins, la pensée de l’homme vagabonde en permanence, comme l’expliquent les discours ‘hassidiques de la fête de Pessa’h(1), qui vient de s’achever, justifiant ainsi que cette pensée soit qualifiée de “ fleuve ”. Pour la repousser, il faut donc se concentrer sur une autre pensée. Bien entendu, si celle-ci porte sur la Torah et les Mitsvot, un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité et combien plus peut le faire beaucoup de lumière.
Un moyen et une pratique favorable pour hâter cette suppression est l’étude de la Torah, sur texte, dans la pureté, de même que le don de la Tsédaka, avant la prière du matin, pendant les jours de semaine. Votre lettre dit que vous constatez une amélioration dans les autres domaines. Cela doit vouloir dire qu’il en est de même pour les mauvaises pensées. Néanmoins, “ l’autre côté ” cache cette amélioration.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous avez sûrement participé à la confection de la Matsa Chemoura(2) et, plus généralement aux actions des jeunes de l’association ‘Habad, dans la ville sainte de Jérusalem.
Notes
(1) Voir le Séfer Ha Maamarim 5717, à la page 154. (2) Voir le Likouteï Dibbourim, tome 1, à partir de la page 123a.
Lettre n°5401
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5401, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Nissan. Je suis surpris que vous ayez cessé d’écrire, depuis lors, mais, en tout état de cause, on ne se plaint pas du passé. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, cette attitude s’améliore.
Vous faites référence à l’enseignement dispensé à vos classes. Bien que vous n’en parliez pas, vous cherchez sûrement les moyens et les façons de leur transmettre l’esprit ‘hassidique et la crainte de Dieu. Pour cela, il faut leur communiquer, non seulement l’étude, mais aussi son environnement. Pour cela, un enseignant doit adopter le comportement qui convient, dans sa classe, en donnant l’exemple de ce que doit être un ‘Hassid qui craint Dieu. Rien ne résiste à la volonté, d’autant que le mérite de ce qui est public, c’est-à-dire des élèves, vous vient en aide.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°5402
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5402, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Tsion Ra’hamim(1),
Je vous salue et vous bénis,
La divine Providence vous a placé dans un endroit où vous pouvez exercer une influence, afin de renforcer le Judaïsme et de le diffuser, de sorte que le cœur des enfants d’Israël s’approche de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Et, vous connaissez le dicton du Baal Chem Tov(2), qui nous a été communiqué par mon beau-père, le Rabbi, selon lequel chaque Juif et chaque Juive est aimé par Dieu comme un fils unique par ses parents, qui l’auraient eu à un âge avancé et même bien plus que cela.
Il n’y a donc pas de mots pour expliquer la récompense revenant à celui qui est à l’origine d’un tel rapprochement. Celui-ci est le canal et le réceptacle permettant de multiplier les bénédictions de Dieu, en tous les besoins. Pour autant, il est clair qu’à vous-même s’appliquent les termes du verset : “ Ne te détourne pas de ta propre chair ”. Vous devez donc, de temps à autre, intensifier votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Et, rien ne résiste à la détermination.
Vous avez sûrement connaissance d’une pratique instituée par les anciens, qui consiste à lire, chaque jour, après la prière du matin, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Vous l’adopterez, au moins à l’avenir. Et, vous vous efforcerez de l’instaurer en tout endroit où vous exercez votre influence.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav T.R. Levy, de Panama. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5332.
Lettre n°5403
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5403, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires,
aux multiples accomplissements, le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 23 Nissan, avec ce qu’elle contenait. Vous me dites que vous avez organisé une réunion ‘hassidique à Pessa’h et j’en suis satisfait. De même, avant la fête, tous les enseignants ont participé à une réunion fructueuse. Sans doute le succès que vous avez connu en tout cela éveillera-t-il en vous des forces nouvelles, pour l’avenir. Bien plus, la ‘Hassidout explique(2)
qu’il est plus aisé de servir Dieu en été qu’en hiver.
C’est, en particulier, le cas depuis le début du temps de notre liberté, jusqu’à celui de la réception de notre Torah. Pendant cette période, en effet, à chaque jour correspond à une Mitsva spécifique, le compte de l’Omer. Bien plus, la Mitsva du jour passé se prolonge encore sur le jour suivant, puisque l’on dit : “ deux jours de l’Omer ” et non “ deuxième jour ”, de sorte que chaque Mitsva précédente ajoute de la force à l’accomplissement des six cent douze autres, conformément à l’affirmation de la Michna selon laquelle : “ Une Mitsva en attire une autre ”.
Vous évoquez la question des Tefillin. Vous devez expliquer qu’il n’y a pas là uniquement un moyen de mieux accomplir la Mitsva, mais bien toute la différence qui peut être faite entre des Tefillin cachères et celles qui ne le sont pas. Bien souvent, une vérification extérieure suffit pour opérer une telle distinction. Il faut seulement observer les parchemins et les boîtiers. Combien plus pourrait-on l’établir en effectuant une vérification profonde, portant, par exemple, sur la compétence du Sofer. C’est une évidence.
S’il est possible de traduire ma lettre, adressée à tous pour la fête de Pessa’h(3), dans la langue du pays, en en réalisant une bonne traduction, fidèle à son contenu, dans un style et avec des tournures grammaticales qui feront bonne impression sur les lecteurs, il serait judicieux de l’envisager, même si cela doit avoir un coût. Bien entendu, il en sera de même pour les autres lettres adressées à tous, si vous trouvez un bon traducteur. Peut-être serait-il judicieux d’éditer une brochure de ces lettres adressées à tous, dans laquelle il y en aura au moins une pour chaque fête de l’année. Vous réfléchirez donc à tout cela, en fonction des conditions de l’endroit et des personnes. Puisse Dieu faire qu’en cela également, vous connaissiez la réussite.
Avec ma bénédiction et en saluant vos amis, assumant avec vous cette mission sacrée, qui permet la réalisation du Souhait divin de posséder une Demeure ici-bas,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca. Voir, à son sujet, les lettres n°4273, 5563 et 5667. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 22, page 221, note 7. (3) Il s’agit de la lettre n°5357.
Lettre n°5404
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5404, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu vos deux lettres, avec ce qu’elles contenaient et la demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je suis surpris que vous ayez cessé de m’écrire jusqu’à maintenant et que, même dans ce courrier, vous ne me disiez rien du temps que vous consacrez à l’étude de la ‘Hassidout, pour vous-même et à son enseignement aux autres.
Vous me demandez dans quelle langue vous devez enseignez aux jeunes gens et aux élèves.
Il convient de leur faire connaître les Mitsvot de Dieu et ce qu’il ne faut pas faire, dans l’action concrète. On ne peut donc pas repousser ces études jusqu’à ce qu’ils comprennent une langue autre que celle à laquelle ils sont déjà habitués. En conséquence, l’enseignement doit être dans la langue qu’ils connaissent déjà. Ainsi, vous vous servirez de l’ensemble du temps dont vous disposez pour leur faire acquérir, non pas la connaissance d’une langue, mais bien la crainte de Dieu, l’amour de Dieu et de la Torah. C’est une évidence.
Vous m’interrogez sur la Tsédaka de trois cent quatre vingt cinq(2). Vous trouverez ci-joint un extrait de la causerie(3) qui en explique la signification.
Vous me demandez quel nom donner à la maison d’étude ou au groupement. Il serait bon de trouver un nom qui ne vous impose pas une limite. En conséquence, la proposition de choisir un nom déjà porté par une autre organisation ne me convient pas.
Que Dieu vous accorde la réussite et le succès d’intensifier votre propre étude de la Torah et votre enseignement aux autres, qu’il s’agisse de sa partie révélée ou de la ‘Hassidout, de ses usages. Vous prendrez une part active à la mission profonde confiée à notre époque, celle de diffuser les sources à l’extérieur. Comme le dit le Baal Chem Tov, dans une lettre bien connue, c’est ainsi que l’on se prépare et que l’on forge le réceptacle pour la venue de notre juste Machia’h, très prochainement.
Avec ma bénédiction, de même qu’à votre épouse, afin que vous éduquiez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions,
Notes
(1) Le Rav D.Slomick, de Montevideo. (2) Jours de l’année, le Keren Ha Chana. Voir, à ce sujet, la lettre n°5024. (3) Likouteï Si’hot, tome 2, pages 651 et 654.
Lettre n°5405
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5405, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5717,
Brooklyn, New York,
A tous les membres de la communauté et à ceux qui prient
dans la synagogue Ancheï Loubavitch de Boro Park, à
Brooklyn, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir et joie, une bonne nouvelle. En effet, vous vous êtes choisi un Rav, en un moment bon et fructueux. Vous avez donc établi un contrat rabbinique au nom du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, aux bons comportements, le Rav Its’hak Dov Ushpal. Il y a bien là une double joie, car :
A) les membres de la synagogue et ceux qui la fréquentent ont conscience du rôle fondamental de cette institution, en particulier à notre époque. En effet, ce rôle est maintenant considérablement accru, par rapport à ce qu’il était auparavant. En conséquence, le Rav et guide spirituel doit être un homme possédant une grande élévation et agissant avec empressement, afin que la synagogue puisse avoir la stature requise,
B) je connais le Rav Ushpal Chlita depuis de nombreuses années. Je sais quelle éducation et quelle formation il a reçue, dans les Yechivot qu’il a fréquentées. Pendant plusieurs années, il a eu le mérite de recevoir les directives de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En conséquence, j’ai bon espoir qu’avec l’aide et la participation des membres de la synagogue et de ceux qui la fréquentent, il sera en mesure de la renforcer et de la développer, d’en faire un exemple lumineux d’une synagogue digne de ce nom, d’autant qu’elle s’appelle “ Loubavitch ”.
Dieu exauce les prières de Son peuple Israël et Il donne la Torah. Or, de nombreux cours de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout ont eu lieu et auront encore lieu dans cette synagogue. Et, Dieu a promis de bénir ceux qui prennent part à tout cela, en tous leurs besoins, matériels et spirituels, de même qu’en ceux des membres de leur famille.
Je vous adresse ma bénédiction afin que cette synagogue, ses membres, ceux qui la fréquentent s’élèvent sans cesse, d’une étape vers l’autre, en tout ce qui vient d’être dit. Conformément à l’enseignement de cette période, on s’élèvera, chaque jour plus et l’on recevra la Torah avec joie et d’une manière profonde, au sein de tout Israël.
Avec mes respects et ma bénédiction pour tout le bien,
Lettre n°5406
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5406, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce vendredi, veille du Chabbat. Je me trouvais aujourd’hui(2) près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et j’y ai mentionné votre nom, de même que ceux de votre épouse et de vos enfants.
Vous me dites que votre quartier se vide. Il faut rechercher de quelle manière les autres ont réagi, quand ils étaient confrontés à la même situation, de par le passé. Peut-être est-il possible d’ouvrir une synagogue, même plus petite, dans l’endroit où tous se rendent, en la présentant comme une annexe de votre synagogue actuelle. De cette façon, les membres de votre communauté ne se sépareront pas, n’iront pas s’affilier ailleurs. Puis, petit à petit, il sera possible de transférer les activités de la synagogue actuelle dans la nouvelle, sans hâte et sans précipitation. C’est une évidence.
Sans doute avez-vous profité de Pessa’h, dans toute la mesure du possible et vous vous apprêtez à vous servir également de Lag Baomer, qui approche, d’autant que cette année, cette date est un jour(3) au cours duquel les membres de la communauté ne travaillent pas et les jeunes ne vont pas à l’école. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav T.Shusterman, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°5161. (2) Veille de Roch ‘Hodech et “ petit Yom Kippour ”. (3) Le dimanche.
Lettre n°5407
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5407, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie et ce que vous avez surmonté. Actuellement, vous enseignez et vous vous efforcez de faire acquérir à vos élèves la crainte de Dieu, la connaissance de la Torah et des Mitsvot. Néanmoins, vous êtes découragé en observant que, dès que ceux-ci échappent à votre influence, votre effort est aussitôt emporté par le vent.
De façon générale, il est difficile, en pareil cas, d’affirmer que le vent a emporté tout votre effort. Bien au contraire, il est à peu près certain qu’une éducation, dispensée dans l’esprit du Judaïsme, pendant plusieurs années, doit laisser sa trace, même si l’on constate que leur comportement ne convient pas, n’est pas ce qu’il devrait être. En effet, un homme est limité, par la perception de ses yeux, par ce qui est extérieurement visible, à l’instant précis de son observation. Il ne sait pas, en revanche, ce qui est fait à la maison et, avant tout, le comportement qu’ils auraient adopté, s’ils ne se trouvaient pas sous l’influence du Judaïsme, pendant des mois est des années. C’est évident.
Vous connaissez le dicton de nos saints maîtres selon lequel un effort n’est jamais vain, y compris envers les adultes et les personnes d’un certain âge et, combien plus, envers les enfants et les jeunes. Bien entendu, pour être soi-même humecté, au point d’humecter les autres, il faut posséder une profonde crainte de Dieu. Mais, cela dépend également de vous. Si vous le désirez réellement, vous pouvez toujours renforcer votre pureté et votre sainteté, car ces notions dépendent de Dieu, Qui ne connaît pas la limite. Aussi parfait que l’homme puisse être, une distance incommensurable le sépare du sommet de la plénitude, qui est infini, comme tout ce qui concerne le Créateur.
Vous me dites que vous êtes perturbé par des pensées qui vous dérangent pendant la prière. Nos livres, en particulier ceux du Moussar et de la ‘Hassidout expliquent que de telles pensées proviennent généralement des mauvaises actions que l’on a commises, au préalable. Aussi, le meilleur moyen de chasser une mauvaise pensée est-il de l’oublier en s’absorbant dans la Torah et les Mitsvot, dans tout ce qui est pur, de façon générale. Cela veut dire que l’on ne doit pas lutter avec ces pensées en se montrant à soi-même à quel point elles sont fausses et erronées. Car, en pareil cas, il est bien clair qu’on ne les oublie pas. Mais, simultanément, il faut aussi perdre la trace négative du passé, non seulement le regretter sincèrement et prendre de bonnes résolutions pour l’avenir, mais aussi faire contrepoids et s’éloigner du terrain sur lequel a porté la mauvaise action.
Ainsi, si, concernant une certaine Mitsva, vous n’avez pas mis en pratique une Injonction ou si vous ne vous êtes pas écarté d’un Interdit, vous accomplirez désormais cette Mitsva de la meilleure façon. Si le manque est lié à une Mitsva qu’il n’est, désormais, plus possible de mettre en pratique, il faut convaincre de la faire ceux qui peuvent encore la mettre en pratique, les persuader de la respecter de la meilleure façon. En effet, tous les Juifs endossent une responsabilité collective. Cette Techouva efface donc la trace de l’acte malencontreux.
De façon générale, pour que la prière soit plus aisément exaucée, il est bon de donner quelques pièces à la Tsédaka, avant celle-ci, chaque jour de semaine. Vous vous efforcerez également, pour dire cette prière, d’avoir un corps pur, en vous rendant au bain rituel, quand cela est nécessaire. Et, vous prierez avec la communauté, là où l’atmosphère est plus saine.
Vous faites référence à votre fils et à votre fille. Sans doute ne vous contentez-vous pas de parler avec eux. Vous vous efforcez également de leur faire rencontrer des personnes qui peuvent avoir, sur eux, une influence positive, en ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Très souvent, on peut constater que les enfants reçoivent mieux l’influence de personnes étrangères que celle de leurs parents. En effet, ces personnes étrangères ne remettent pas en cause leur sentiment d’indépendance. De plus, quelqu’un qui n’est pas physiquement proche peut leur parler sans émotion, sentiment qui est parfois dommageable. A l’opposé, les parents et les proches ne parviennent pas toujours à se contenir.
. Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°5408
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5408, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre télégramme, me demandant de répondre à votre question, qui est sûrement la suivante : “ Est-il permis de prélever du liquide séminal, après une relation conjugale, aux fins d’analyse, afin de déterminer un traitement efficace pour avoir des enfants ? ”.
De façon générale, je ne tranche pas de questions hala’hiques, surtout dans ce domaine. Mais, je fais une exception, en l’occurrence, car il existe, à ce sujet, une instruction de mon beau-père, le Rabbi. Quelqu’un lui demanda s’il pouvait pratiquer cette même analyse, à la demande de son médecin et il lui répondit(1) : “ Il faut se sacrifier pour avoir des enfants ”. Quelle que soit l’interprétation que l’on peut donner de ces mots, ils veulent bien dire, en tout état de cause, que l’on doit pratiquer cette analyse. En pareil cas, si l’on adopte une position trop rigoriste, on ne fait pas qu’opter pour un comportement permis. On en est réellement coupable. En effet, il faut faire la preuve que l’on est en mesure d’autoriser un rigorisme sans fondement solide, lequel aura pour effet, en l’occurrence, de refuser cette analyse, même si, compte tenu du manque de rigueur de la génération, on peut se demander s’il faut faire une très large diffusion d’une telle position.
Il est plusieurs façons(2) de prélever le liquide séminal : A) chez le mari, B) chez la femme, en plaçant une gaze, avant la relation conjugale, que l’on transmet ensuite au médecin, C) sans gaze, mais par prélèvement direct de ce liquide, après la relation. Selon les responsa du Tséma’h Tsédek, sur le Choul’han Arou’h, Even Ha Ezer, fin du chapitre 9, il est clair que la Hala’ha préfère la troisième manière à la première et même à la seconde, qui peut être considérée comme une perte de semence. En outre, plusieurs médecins ne sont pas satisfaits d’un prélèvement sur une gaze. En conséquence, un télégramme vous a été adressé, vous signifiant un accord pour la question que vous posiez dans votre lettre sur un prélèvement direct après une relation conjugale normale.
Comme vous le savez, certains, parmi les derniers Décisionnaires, adoptent, en la matière comme en ce que disent les responsa du Tséma’h Tsédek, une position rigoriste. Il s’agit essentiellement de ceux qui sont originaires de Hongrie. Néanmoins, la crainte de Dieu s’est affaiblie, de nos jours, de sorte que cette position rigoriste, destinée à renforcer la pureté et à éviter l’émission de liquide séminal en pure perte, peut aboutir à l’opposé de l’effet escompté, car nombreux sont ceux qui ont, malheureusement, adopté un comportement libre. Aussi, les Rabbanim de Hongrie, en ces toutes dernières générations, ont également commencé à adopter une position plus large. En tout état de cause, nous devons nous en tenir à la parole du roi, car “ qui sont les rois ? Ce sont les Sages ”, en l’occurrence celle de notre maître, le Tséma’h Tsédek, dont nous buvons l’eau et dont la lumière nous guide.
Certains considèrent que, si une permission doit être donnée en la matière, il faut se servir, par exemple, d’un préservatif. Et, quelques grands Décisionnaires ont opté pour cette position. Mai, à mon humble avis et sans vouloir leur manquer de respect, ceci ne me semble pas du tout justifié, car il n’y a pas là une relation conjugale normale. J’ai donc été satisfait de trouver cet avis dans les responsa(3).
Je vous adresse ma bénédiction pour que le Créateur du monde, Qui le dirige, exauce le souhait de votre cœur et celui de votre épouse, vous accorde très prochainement un enfant, de la meilleure façon. Vous les éduquerez afin qu’ils soient des ‘Hassidim, craignant Dieu et érudits.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
N. B. : Vous me dites, à la fin de votre lettre, que vous êtes peiné de constater que telle personne s’est emportée contre vous parce que vous êtes entré… Mais, vous savez ce que demande l’Admour Hazaken, dans Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 2, à propos du verset “ Comme le visage se reflète dans l’eau… ”(4). En l’occurrence, peu importe donc qui est le premier à changer d’attitude. Celui qui le fera conduira l’autre à en faire de même, “ comme le visage se reflète dans l’eau… ”.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4557. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4935. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Plusieurs d’entre eux sont cités dans le Otsar Ha Posskim, tome 9, page 114a. Vous consulterez ce texte et ce qui a été dit avant, à partir de la page 86a et de la page 103b. ” (4) C’est en adoptant une attitude positive envers lui qu’il changera lui-même de comportement.
Lettre n°5409
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5409, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements,
le Rav Avraham Morde’haï Chmouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après, encore une fois, une interruption, j’ai reçu vos deux lettres d’Issrou ‘Hag Pessa’h et les deux autres qui les précédaient. Vous me décrivez brièvement la réunion ‘hassidique, le rassemblement du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h et la réception du grand Rabbin d’Angleterre. Il me semble vous avoir déjà écrit que vous êtes bref précisément là où vous devriez détailler. Pour cette réunion ‘hassidique et, encore plus, pour le rassemblement et la réception, donner de nombreux détails aurait été louable et non le contraire. Mais, peut-être recevrai-je encore une lettre détaillée, à propos de tout cela.
Vous précisez pourquoi certains aspects du rassemblement étaient négatifs. En effet, il n’a pas été préparé comme il l’aurait fallu. A l’avenir, au moins, tout ce qui concerne ‘Habad sera donc préparé de la manière qui convient, suffisamment tôt et avec l’attention nécessaire. En effet, la réussite, en la matière, n’est pas limitée à telle heure ou à tel jour. D’elle dépend l’impression conservée par ceux qui participent aux réunions et se rassemblent. C’est une évidence.
En l’occurrence, tout effort est donc louable, puisqu’il concerne le grand nombre. Et, même si l’on peut trouver des circonstances atténuantes, en la matière, il reste difficile de comprendre que vous vous consacriez à cela depuis plusieurs années. Or, on peut constater à quel point il est important de préparer, d’établir un programme à temps. Malgré cela, on trébuche régulièrement sur le même obstacle.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous vous préparez à apporter votre concours à l’inscription(2). En fonction de ce qui vient d’être dit, je suis sûr que vous prévoirez un programme méthodique, avec l’ardeur qui convient. En effet, ceci est d’actualité et jusqu’à quand ce manque de préparation nous fera-t-il obstacle ?
Bien entendu, tout cela ne s’adresse pas personnellement à vous. Vous avez le droit et le mérite de transmettre ceci à toutes les personnes actives, parmi les ‘Hassidim. Quiconque médite à notre époque reconnaîtra facilement la vérité. Chacun doit agir et celui qui ne le fait pas suit son mauvais penchant. Bien plus, il commet même une faute, car il ne se sert pas des forces et des capacités que Dieu lui accorde et celles-ci s’en trouvent, pour ainsi dire, gâchées. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez très prochainement la bonne nouvelle d’un changement radical, en la matière.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé et avec largesse d’esprit, en particulier pour une considérable réussite dans vos actions de diffusion des sources(3),
N. B. : Vous me demandez si, en plus de vos fonctions d’enseignant, vous devez vous consacrer aux activités des jeunes de l’association ‘Habad. Mon opinion est bien connue, en la matière. Chacun doit participer à diffuser les sources à l’extérieur. Combien plus est-ce le cas des jeunes, qui ont toute la force que la divine Providence leur a accordée.
Néanmoins, il est clair que l’on ne peut émettre des règles immuables sur le temps qui doit être consacré à ces activités. Tout dépend des conditions du lieu, du moment et des capacités. En fonction de tout cela, vous prendrez donc une décision pour chaque action. Bien entendu, votre mission actuelle, pour éduquer les enfants, ne doit pas en être remise en cause.
Notes
(1) Le Rav A.M. C. Lider, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°2969 et 5765. (2) De nouveaux élèves dans les écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5410
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5410, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Nissan 5717]
Vous faites allusion(1) à la circoncision(2) :
A) Bien entendu, il faut s’efforcer, dans la mesure du possible, de découvrir le gland de manière indépendante.
B) Il en est de même pour la succion. Il est affolant de constater qu’elle n’a pas été faite jusqu’à maintenant, au moins à travers une canule(3).
Il serait bon que vous et le Rav C.M.(4) consultiez le “ fascicule sur la succion ”, dans le Sdeï ‘Hémed. En effet, l’avis du ‘Ha’ham H. M.(5) est bien accepté, surtout chez les Séfaradim. Par la suite, vous pourrez en parler avec les Rabbanim de Casa(6).
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Nissan Pinson, émissaire du Rabbi, à Casablanca, Maroc. Elle a été rédigée à même sa lettre du mardi 1er Nissan. Voir, à son sujet, les lettres n°5066, 5466 et 5666. (2) Le Rav Pinson écrivait : “ Un médecin a affirmé que la succion buccale pouvait être nocive. Son avis a été accepté par les Rabbanim et par les membres du comité administratif. Par ailleurs, les circonciseurs, pour la plupart, ne découvrent pas le gland et ils se contentent de couper une petite partie de la membrane, avec le prépuce. Je leur ai demandé, de faire la circoncision, d’abord, de découvrir le gland, ensuite. En revanche, ils ne peuvent pas faire de succion buccale. S’ils le faisaient, ils seraient démis de leur fonction. ” (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°5466 et 5666. (4) Le Rav Chlomo Matusof, émissaire du Rabbi à Casablanca. (5) Le Rav ‘Hizkya Medini, auteur du Sdeï ‘Hémed. (6) Casablanca.
Lettre n°5411
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5411, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5717,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Au cours des discussions qui ont eu lieu ici même, ces dernières semaines, quelques points ont été portés à ma connaissances et je suis surpris de ne pas les avoir appris par votre intermédiaire. Ce sont, en particulier, les suivants :
A) L’an dernier, on a clôturé le village de Batil. Je voudrais savoir quel terrain a été clôturé. Inclut-il le vieux village, le second côté ? On vient de me rapporter maintenant qu’après que les travaux aient commencé comme à l’accoutumée, le maître de l’endroit, le Rav C.Z(1) Chlita a proposé d’aménager cette clôture afin qu’elle soit également un Erouv(2). Cette proposition a été acceptée avec bienveillance et c’est effectivement ce que l’on a fait.
B) Au cours de ces dernières années, on a demandé aux membres du comité ou à des responsables de Kfar ‘Habad, de se préparer à l’année de la Chemitta qui approche(3). Or, ceux qui sont à l’origine de ces interventions considèrent que rien n’a été fait, en la matière, alors que, dans toute la Terre Sainte, on sait que la Chemitta est pleinement respectée dans des endroits comme Komemyout ou ‘Hafets ‘Haïm et qu’on y commence les préparatifs dès la fin de la Chemitta précédente. Certes, il est inutile de se plaindre du passé. En revanche, ces préparatifs peuvent commencer immédiatement. Les responsables de Komemyout ou de ‘Hafets ‘Haïm vous communiqueront sûrement toutes les informations nécessaires.
C) J’ai parlé, ici, au Rav A.Dreizin et des habitants de Kfar ‘Habad m’ont écrit, à propos de la constitution de groupes d’artisans, par exemple pour le tricot. On m’a expliqué que la difficulté résidait dans la nécessité d’un investissement initial, que nul ne pouvait se permettre à titre individuel.
Bien entendu, je suis surpris par cette explication, car il y a sûrement plusieurs banques qui peuvent accorder des prêts, en pareil cas. Pour autant, tout cela n’était pas parfaitement clair à mes yeux(4). Puis, la semaine dernière, on m’a affirmé, sans ambiguïté, que la Bank Ha Poalim accorde effectivement de tels prêts, à condition, bien entendu, que le montant en soit totalement investi dans cette activité et que les personnes soient en mesure de l’assumer, au moins jusqu’à un certain point, qu’ils soient capables d’assumer une telle activité.
Peut-être le comité du Kfar devra-t-il se porter garant, mais cela est possible également. De plus, l’organisation de ces groupes sera, bien entendu, utile également pour ce qui est visé au paragraphe B, pour la Chemitta.
Je suis surpris de ne pas encore avoir eu de nouvelles détaillées de la réception(5) et du rassemblement. Peut-être les responsabilités ont-elles été partagées, de sorte que chacun s’en remet à l’autre. J’ai déjà dit qu’en pareil cas, des doublons sont préférables à une absence totale.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour que le Kfar connaisse la réussite en tout ce qui le concerne, dans la dimension communautaire et personnelle à la fois,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. (2) Afin de pouvoir transporter, dans le domaine public, pendant le Chabbat. (3) L’année 5719, 1958-1959. Voir, à ce sujet, la lettre n°1536. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5437. (5) Du grand Rabbin d’Angleterre. Voir la lettre n°5409.
Lettre n°5412
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5412, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’exposez le problème auquel vous êtes actuellement confronté. Celui-ci fait intervenir les lois et les usages du pays, desquels dépend également la décision de la Torah. Néanmoins, tous les détails nécessaires ne peuvent pas toujours être clarifiés dans le cadre d’une lettre.
Après avoir établi quelle est la législation du pays, en la matière, vous vous rendrez donc chez un Rav se trouvant dans votre entourage et vous lui demanderez quelle est la décision de notre Torah, Torah de vie.
Tout est effet de la divine Providence et vous m’adressez, en l’occurrence, une question qui aurait dû être posée à un Rav de votre entourage, comme je le faisais remarquer. Il y a donc sans doute là un autre point et il y a lieu de penser qu’il s’agit d’une invitation à renforcer la pratique de la Torah et des Mitsvot. Vous savez sûrement ce qu’est, globalement, la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques, puisque vous disposiez de mon adresse. Je veux donc penser qu’au moins à l’avenir, vous étudierez son enseignement, vous renforcerez la ‘Hassidout dans votre pratique des Mitsvot et, plus généralement, dans votre comportement.
Il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ” et le Rambam explique longuement tout cela, dans ses huit chapitres, au chapitre 5. La Hala’ha en retient le principe, dans le Tour et le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 231, que vous consulterez. Et, c’est en se renforçant dans la Torah et ses Mitsvot que l’on multiplie les bénédictions de Dieu, en tous ses besoins et en ceux des membres de sa famille.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5413
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5413, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous envisagez de traverser l’océan dans le but de trouver un bon parti.
A mon avis, et il me semble vous l’avoir déjà signifié clairement, vous ne parvenez pas à en trouver un parce que vous êtes trop difficile et, en outre, précisément dans des domaines qui n’ont aucune importance. Par ailleurs, vous craignez de conclure, de prendre une décision finale. Je ne vois donc pas ce qui changera par le fait de vous rendre dans un autre pays. Si vous preniez conscience, une fois pour toutes, qu’il n’y a pas de perfection dans le monde, pour les femmes au même titre que pour les hommes, car seul le Créateur est parfait, qu’il faut donc s’intéresser uniquement à ce qui est important et non à ce qui est totalement accessoire, vous seriez fiancé depuis longtemps déjà. Vous avez raison de dire que l’endroit dans lequel vous vous trouvez actuellement n’est pas propice à la découverte d’un bon parti, mais vous êtes là depuis plusieurs semaines et vous n’avez toujours pas pris de décision, à mon sens pour les raisons précédemment invoquées.
Concrètement, si vous traversiez l’océan, vous oublieriez aussitôt toutes les propositions qui vous ont été faites aux Etats Unis. Bien entendu, ceci va à l’encontre du but recherché. Les vacances approchent et il faut en profiter au mieux. En conséquence, vous coordonnerez maintenant les préparations et les communications qui doivent être faites par d’autres, par les parents, par les proches, par les amis. Et, quand vous viendrez ici, vous prendrez une décision en fonction de tout cela. Dieu vous guidera sur la voie qui sera réellement bonne pour vous, à la fois matériellement et spirituellement.
Bien entendu, tout cela n’est qu’un moyen d’emprunter les voies de la nature. Mais, il convient, avant tout, d’intensifier votre pratique de la Torah et des Mitsvot, car, au final, le verset dit : “ Une femme avisée provient de Dieu ”.
Avec ma bénédiction de réussite en tout cela,
Lettre n°5414
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5414, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et, quand vous me communiquerez votre nom et celui de votre mère, je les mentionnerai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous trouviez un bon parti et, plus généralement, que vous vous installiez de manière positive.
Vous me dites que vous bégayez. Vous devez graver en votre esprit que Dieu accorde Sa Providence à chacun, qu’Il est l’Essence du bien et que vous ne devez donc craindre aucun homme. Si vous vous raffermissez en cette conviction, vous ne serez pas affecté quand vous devrez vous exprimer en présence de plusieurs personnes et vous parlerez doucement. De la sorte, peu à peu, votre élocution s’améliorera. En tout état de cause, ceci ne vous empêche pas de trouver un bon parti. Vous interviendrez donc, de manière naturelle, par l’intermédiaire d’amis et de connaissances. Vous rechercherez une femme craignant Dieu, sans vous intéresser à ce qui est totalement accessoire et Dieu vous accordera la réussite, en tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Le secrétaire,
Lettre n°5415
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5415, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements, qui se
consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mena’hem Zeev(1) Ha Lévi,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dont le cheminement a été quelque peu retardé. Vous citez cet homme, qui a des difficultés à gagner sa vie et qui a été victime d’un cambriolage.
En un moment propice, je mentionnerai son nom et celui des membres de sa famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez.
Vous lui expliquerez sans doute l’affirmation bien connue de nos Sages selon laquelle on peut “ prélever la dîme pour s’enrichir ”, quand on n’est pas satisfait de la manière dont on gagne sa vie. Il faut donc donner plus de Tsédaka, même si l’on a eu, jusqu’alors, une participation satisfaisante, même si l’on a “ fait ce qu’il fallait faire ”, selon l’expression de nos Sages. A fortiori s’il avait, au préalable, un moyen d’élargir sa contribution à la Tsédaka doit-il le faire maintenant et précisément dans la joie et l’enthousiasme. Il est certain que le Créateur du monde tiendra Sa promesse : “ De grâce, mettez-Moi à l’épreuve, en la matière… Je vous couvrirai de bénédiction ”.
S’agissant du vol, vous connaissez les lettres de l’Admour Hazaken, de son fils, l’Amour Haémtsahi et de son petit-fils, le Tséma’h Tsédek, selon lesquelles, après une déprédation, se révèle l’Attribut de miséricorde, transcendant celui de la bonté, jusqu’à être “ un héritage sans limite ”. Pour autant, chaque fois que Dieu accorde Sa bénédiction, il faut forger des réceptacles convenables et larges(2). Ceux-ci sont la Torah et les Mitsvot que l’on met en pratique de la meilleure façon et avec joie.
Cet homme et les membres de sa famille seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Il serait donc bon qu’il se fixe une étude de la ‘Hassidout ‘Habad, pour laquelle mon beau-père, le Rabbi, fit don de lui-même, le Chabbat, le lundi et le jeudi, même si le temps de ces deux derniers jours est plus bref que celui du Chabbat. Il serait judicieux également qu’il adopte le principe, instauré par lui, de lire, après la prière du matin, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Bien entendu, il doit accepter tout cela sans en faire le vœu.
Son épouse a sûrement adopté la pratique des femmes juives vertueuses, qui consiste à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. En tout état de cause, elle le fera, à l’avenir.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, les lettres n°4870, 5536, 5571 et 5636. (2) Pour la recevoir.
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