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Iguerot Kodesh — lettres 5376 à 5395

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5376

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5376, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au jeune Naftali Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Nissan.

En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Je suis surpris que vous ne m’indiquiez pas ce que vous faites pour renforcer le Judaïsme et pour diffuser les sources(2) à l’extérieur. En effet, c’est de cette façon que l’on obtient l’aide de Dieu, en tous ses besoins, comme l’expliquent Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken et différents textes. Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous multipliez de telles actions, conformément aux besoins du moment.

Vous faites référence à la lecture du Psaume La Menatséa’h Yeané’ha d’après la coutume ‘Habad(3). Celle-ci dépend du fait de réciter le Ta’hanoun, comme on peut le déduire du Sidour de l’Admour Hazaken.

Concernant votre seconde question(4), il est bien évident qu’un comportement ostentatoire, dans la plupart des cas, n’est pas souhaitable.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.]

Notes

(1) Le Rav N.T. Gotlieb, de Jérusalem. (2) De la ‘Hassidout. (3) Avant Ou Va Le Tsion, quand on ne dit pas le Ta’hanoun pour une raison qui n’est pas retenue par la coutume ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°5330. (4) Quand on prie dans une synagogue où le Ta’hanoun n’est pas dit, à la date de la Hilloula d’un Juste, ce qui n’est pas la coutume ‘Habad, faut-il dire, néanmoins, le Ta’hanoun, ce qui peut être un comportement ostentatoire et susciter les discussions ou bien ne faut-il pas se séparer de la communauté et donc omettre le Ta’hanoun ?

Lettre n°5377

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5377, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements, le Rav Aharon(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous envisagez la possibilité de vous installer en tant que Cho’het de volaille. Il semble que cela soit dans la ville sainte de Jérusalem ou dans ses parages, en tout état de cause, dans un endroit où vous ne serait pas seul. J’approuve donc ce projet. Puisse Dieu vous accorder la réussite matérielle et spirituelle. Vous vous servirez de vos capacités afin de renforcer le Judaïsme et de le diffuser autour de vous.

Certains commettent l’erreur de penser que le Judaïsme était confronté à l’épreuve uniquement dans la pays où nous nous trouvions auparavant(2), qu’après l’avoir quitté, la motivation et l’abnégation deviennent inutiles. Or, du fait de nos nombreuses fautes, on peut constater que l’épreuve constituée par l’absence de poursuite, par la liberté de faire ce que l’on souhaite n’est pas moins difficile.

Vous avez été le témoin de ces persécutions(2) et vous avez observé de quelle manière on fait don de soi-même pour étudier la Torah, pour pratiquer les Mitsvot, malgré les terribles décrets. Sans doute vos paroles seront-elles mieux entendues, quand vous encouragerez votre entourage actuel à étudier la Torah avec crainte de Dieu, à mettre concrètement en pratique les Mitsvot, au sens le plus littéral et de la manière qui convient. Et, celui qui préserve une âme juive est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.]

Notes

(1) Le Rav A.Rabinovitch, de Jérusalem. (2) En Russie.

Lettre n°5378

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5378, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements et aux

bons comportements, empli d’enthousiasme,

le Rav Yehouda Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai obtenu de vos nouvelles, avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav H.M. A. Hadakov. J’ai appris que vous avez recouvré la santé et que vous poursuivez vos actions pour renforcer le Judaïsme et le diffuser, par écrit et oralement. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de souligner la nécessité de rejeter le compromis(2), non seulement dans la pratique des Mitsvot, ce qui est une évidence, mais aussi dans les idées ou même dans les explications que l’on donne.

Certains prétendent que la science contredit la Torah et ils affirment qu’une telle présentation de la réalité est incontournable, si l’on veut convaincre la jeunesse qui a foi en la science et en ses conclusions. Or, on peut constater le nombre des victimes faites par une telle conception, non seulement par les idées hérétiques qu’elles ont adopté, mais aussi par l’affaiblissement de la pratique des Mitsvot et de l’abnégation pour les respecter qui en a résulté.

Dans ce domaine, précisément, notre génération orpheline a eu le mérite de recueillir l’aveu des scientifiques, qui ont reconnu que leurs conclusions sont uniquement des suppositions(3) et admettent qu’une certitude ne peut pas être opposée à une hypothèse, qu’une conception qu’ils présentent eux-mêmes comme uniquement probable ne peut contredire un système qui est une certitude, comme c’est le cas pour tout ce qui concerne la foi et la religion.

En Europe, précisément, il faut se garder de faire des concessions, après le désastre qui a résulté de l’apologie(4). On connaît, en effet, les “ justifications ” qui sont énoncées à propos de l’âge du monde(5), de la théorie de l’évolution(6). Nos Sages constatent que “ la cognée servant à couper l’arbre est faite de bois(7) ” et vous êtes en mesure de rédiger précisément dans la langue qui a permis de diffuser ces théories. Vous la manipulez et vous vous trouvez dans un pays pénétré de “ sagesse juive ”. Le mérite vous revient donc d’être celui qui commence à réparer le défaut et le manque, au moins jusqu’à un certain point. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.

Je vous joins une copie de ma lettre adressée à tous, à l’occasion de la fête de Pessa’h(8). Elle vous intéressera sûrement.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,]

Notes

(1) Le Rav Y.A. Walgmut, de Zurich. Voir, à son sujet, les lettres n°2589 et 5449. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4818, 5449 et 5567. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°4409 et 5432. (4) Basée sur le compromis. Voir, à ce sujet, la lettre n°5449. (5) Voir les lettres n°3868 et 4409. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°4414. (7) C’est le bois qui permet de couper le bois. C’est donc à celui qui s’exprime bien en allemand de lutter contre ces théories. (8) Il s’agit de la lettre n°5357.

Lettre n°5379

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5379, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Il serait bon d’achever vos études de Che’hita, pour l’abattage et la vérification du petit et du gros bétail. Et, comme je l’ai dit, il est particulièrement judicieux que vous conduisiez ces études à leur terme.

Vous connaissez sûrement l’explication figurant dans différents textes, en particulier ceux de l’Admour Hazaken et du Tséma’h Tsédek, selon laquelle un Cho’het doit avoir la crainte de Dieu la plus profonde, au sens le plus littéral, dans les trois domaines du service de Dieu que sont la Torah, la prière et les bonnes actions. Bien plus, ceux qui ont eu le mérite d’avoir accès à la ‘Hassidout doivent être pénétrés de sa lumière et de sa vitalité. Que Dieu vous accorde la réussite.

Pour augmenter l’aide de Dieu en la matière, l’un des moyens est de diffuser les sources à l’extérieur et, plus généralement, de rapprocher les enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,]

Lettre n°5380

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5380, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la fin Adar Chéni, dans laquelle vous m’exprimez votre insatisfaction de l’action que vous menez et de l’influence que vous exercez sur les élèves.

Or, c’est précisément à ce sujet que nos Sages disent : “ L’homme est proche de lui-même ”. On ne peut donc pas se fier à son avis, ni pour se disculper, ni pour…

Vous exposerez donc tout ce qui concerne l’influence que vous exercez sur les élèves à la direction de la Yechiva et vous vous en remettrez à l’avis qui vous sera alors donné. Puisse Dieu faire que vous vous serviez enfin de vos capacités d’une manière qui sera réellement positive pour vous. Et, Dieu vous conférera la réussite.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,]

Lettre n°5381

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5381, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de bénédiction(1).

J’ai reçu cette bénédiction et, à mon tour, vous en adresse une. Soyez donc béni, par la bénédiction du Saint béni soit-Il, dont l’intérêt dépasse le capital, ainsi qu’il est dit : “ Je bénirai ceux qui te béniront ”.

Ces jours du temps de notre liberté sont propices à cela. Puisse Dieu faire que l’on soit véritablement libéré de tous les tracas matériels et spirituels, de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, dans la joie et l’enthousiasme.

Cette liberté et cette joie seront conservées tout au long de l’année(2).

En effet, le service de Dieu, tel qu’il est défini par notre Torah, Torah de vie, s’applique à tout ce qui concerne l’homme, pendant toute la journée et toute la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais Le ”. Vous consulterez le début du cinquième des huit chapitres du Rambam.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,]

Notes

(1) A l’occasion de l’anniversaire du Rabbi, le 11 Nissan. Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. (2) Voir la lettre n°5345.

Lettre n°5382

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5382, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Nissan 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

groupement de la ville sainte de Jérusalem(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et votre compte-rendu. J’attends la suite de vos bonnes nouvelles, concernant ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que celles-ci soient conformes aux besoins et aux exigences du moment. Comme nous l’avons maintes fois souligné, le fait que l’on attende de nous un tel accomplissement démontre que nous possédons, d’emblée, les capacités et les forces nécessaires pour le mener à bien. Tout ne dépend donc que de la volonté.

Plusieurs textes de ‘Hassidout font une distinction entre le désir et la volonté. En effet, le premier(2) correspond au plaisir, à la dimension profonde de la volonté et, de ce fait, il est toujours présent. Vous consulterez, à ce sujet, la fin du chapitre 41 du Tanya, qui va dans le même sens que le Rambam, à la fin du chapitre 2 de ses lois du divorce.

Puisse Dieu faire que toutes ces actions reçoivent une considérable réussite.

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,]

Notes

(1) Une lettre identique fut également adressée aux groupements de Kfar ‘Habad et de Tel Aviv. (2) Qui est plus élevé que le second.

Lettre n°5383

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5383, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Nissan, dans laquelle vous me demandez s’il est vrai que l’on peut constituer un couple uniquement dans la mesure où une corrélation spirituelle existe. Vous m’interrogez également sur l’interprétation des mains et des lignes de la main. Vous me demandez si tout cela contredit l’Injonction : “ Tu seras intègre envers l’Eternel ton Dieu ”.

La corrélation des couples

et l’interprétation des lignes de la main sont évoquées dans les livres de la Kabbala et de la partie profonde de la Torah. Vous trouverez, ci-dessous, quelques références, à ce sujet(1). Cela veut dire que ces pratiques ne vont pas à l’encontre de l’Injonction : “ Tu seras intègre envers l’Eternel ton Dieu ”, au même titre que tout ce qui préserve le corps ou l’âme, les traitements médicaux et les propriétés avérées de certaines pratiques. Vous consulterez également le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, au chapitre 179, qui vous apportera plusieurs précisions, à ce propos.

Toutefois, il en est ainsi uniquement pour ceux qui maîtrisent parfaitement ces sujets, qui connaissent les sources des âmes et les lignes de la main. A l’opposé, il est dit que : “ Il a fait de nombreuses victimes ” précisément à propos de celui qui ne possède pas une connaissance limpide de tout cela. Or, à notre époque on peut uniquement recevoir cette connaissance d’un Rav et non la découvrir par ses propres moyens. Les termes de ce verset s’appliquent à celui qui n’est pas apte à enseigner, mais le fait tout de même. Et, de nos jours, je me demande qui pourrait prétendre et proclamer qu’il a une bonne connaissance de tout cela(2).

J’espère que vous fixez un temps pour étudier la ‘Hassidout, enseignement profond de la Torah. Cessez donc de vous préoccuper de la Kabbala pratique et de tout ce qui la concerne. Plusieurs de nos saints livres mettent en garde, à ce sujet.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rabbi note en bas de page : “ Zohar, tome 3, page 43b, page 283b, tome 2, page 76a. ” (2) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le commentaire du Ramban sur la Torah, au verset Béréchit 5, 2 et les références citées par le Nitsoutseï Zohar, sur le Zohar, tome 2, page 70a. ”

Lettre n°5384

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5384, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Nissan 5717,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav et ‘Hassid,

issu d’une illustre famille, le Rav Barou’h Chimeon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la veille de Chabbat Ha Gadol, m’annonçant de bonnes nouvelles des examens passés par les élèves de l’école Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, à Man’ha. Vous avez constaté qu’ils connaissent la réussite dans leurs études et puisse Dieu faire qu’ils soient aptes et dignes du nom de l’école, qu’ils aient un comportement conforme aux enseignements et à l’espoir de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, au sein de toutes les écoles Loubavitch, parmi les autres institutions basées sur les valeurs sacrées.

En effet, vous savez à quel point mon beau-père, le Rabbi, a investi ses forces morales et profondes dans de telles écoles, allant jusqu’au don de sa propre personne. Or, nos Sages disent d’un berger d’Israël : “ Tout comme il a, jusqu’à maintenant, effectué son service…(2) ”. A l’heure actuelle, il continue à invoquer la miséricorde divine pour ceux qui reçoivent leur éducation dans ces écoles, pour ceux qui les soutiennent, pour les enseignants, pour les guides spirituels, pour tous ceux qui leur viennent en aide, afin que tous obtiennent le succès matériel et spirituel.

En ces jours de la fête des Matsot, temps de notre liberté,

nous obtiendrons une libération véritable de tout ce qui empêche de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, de tout ce qui fait entrave à un service de Dieu joyeux et enthousiaste.

Avec mes respects et ma bénédiction en tout ce qui vient d’être dit,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,]

Notes

(1) Le Rav B.C. Schneersohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°452. (2) Il continue encore à le faire, là-haut.

Lettre n°5385

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5385, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de la fête des Matsot, temps de notre liberté et au télégramme qui l’a précédée.

J’attends de bonnes nouvelles de son contenu et je suis surpris par votre concision, là où il aurait fallu détailler, pour ce qui concerne les examens passés par les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim de France(2) et la réunion ‘hassidique qui a eu lieu après votre retour en Terre Sainte, à Torat Emeth, puis parmi les ‘Hassidim des autres endroits, qui en ont sûrement fait de même. Puisse Dieu faire que vous m’écriviez avec le plus grand détail. En pareil cas, plus l’on en donne et mieux c’est. Et, le contenu sera réjouissant, matériellement et spirituellement.

Bien entendu, ceci inclut toutes vos actions positives, de même que celles de votre épouse, conformément à ce dont nous avons parlé, quand vous étiez ici.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,]

Notes

(1) Le Rav H.M. Weber, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°3135 et 5470. (2) A Brunoy, dans la région parisienne, où le Rav Weber est passé, rentrant en Terre Sainte, à son retour d’une visite chez le Rabbi.

Lettre n°5386

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5386, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 13 Nissan, date de la Hilloula du Tséma’h Tsédek et celle qui la précédait. Je m’empresse de vous répondre que vous n’avez nullement suscité ma rancune, par votre courrier précédent. De façon générale, la rancune et tout ce qui lui ressemble ne me concerne pas.

J’espère qu’à réception de la présente, votre état de santé se sera amélioré, que vous continuerez à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, grâce à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. En effet, rien n’est plus important que cela, même s’il est bien évident qu’il est dit : “ Ne te détourne pas de ta propre chair ”. Il faut donc renforcer le temps d’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout et s’efforcer d’en diffuser les sources à l’extérieur. Toutefois, il faut, en cela, adopter l’ordre qui est exposé par les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 1, paragraphes 11 et 12. Que Dieu vous accorde la réussite, afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Vous faites référence aux repas du Chabbat, à propos desquels on trouve des affirmations contradictoires, dans différents passages du Zohar. L’ordre est celui qui est énoncé par Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dans le Zohar, tome 2, page 88a : “ Le premier repas permet de recevoir Atika Kadicha, le second ‘Hakal Tapou’hin Kaddichin ”. Et, le Or Ha ‘Hama explique que ces affirmations sont énoncées dans l’ordre des versets et non dans l’ordre des repas. Le Zohar, tome 3, page 288b, dit qu’elles le sont par ordre d’importance de leur qualité, comme le dit aussi le Or Ha ‘Haïm sur le Zohar, tome 2, page 88b. Le Sidour de l’Admour Hazaken, commentaires sur les repas du Chabbat, expose l’interprétation de la ‘Hassidout.

Vous m’interrogez sur le commentaire que donne Rachi du verset(2) : “ Gad est venu : Tu t’es dressé contre moi ”. Ne l’avait-elle pas elle-même donné à Yaakov(3) ? On peut répondre simplement qu’il le fit en ne refusant pas sa proposition. On peut aussi citer l’avis selon lequel, même quand elle en donne l’autorisation, elle en conçoit de la peine en son cœur, si on ne la console pas. Vous consulterez les commentaires du Choul’han Arou’h Even Ha Ezer, chapitre 76, paragraphe 5.

Vous m’interrogez également sur l’affirmation de nos Sages, dans le Midrash Béréchit Rabba, au chapitre 71, selon laquelle le verset ne dit pas, à propos de Zilpa, “ elle fut enceinte ”, car celle-ci était très jeune. Mais, le verset n’emploie pas cette expression non plus, à propos de la naissance de Pin’has. Or, pour ce dernier, il ne s’agissait pas d’une jeune fille. Vous consulterez, à ce propos, le commentaire du ‘Hizkouni, sur le verset Chemot 2, 22(4).

Certes, on pourrait s’interroger sur le verset Chemot 6, 20(5), qui ne dit pas non plus : “ elle fut enceinte ”, alors qu’elle(6) avait cent vingt cinq ans, lors de la naissance de Myriam. Mais, en fait, toutes ces questions ne se posent même pas, car l’explication du Béréchit Rabba porte sur le changement qui est introduit par le verset. Le texte remarque donc : “ pour toutes, il est question de grossesse, sauf pour…(7) ”. En conséquence, l’explication du ‘Hizkouni est uniquement une allusion, figurant dans ce verset.

Vous faites référence au changement de Deouel en Reouel. Là encore, je ne comprends pas votre question, car plusieurs personnes mentionnées par la Torah portent plusieurs noms. Ainsi, Yethro s’appelle également ‘Hovav.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,]

Notes

(1) Le Rav Z.Weber, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4280*. (2) Vayétsé 30, 11, sous le titre : “ Et, Gad vint ”. (3) Léa n’avait-elle pas elle-même demandé à Yaakov de s’unir à Zilpa, sa servante ? Comment, en le faisant, se dressait-il contre elle ? (4) A propos de la naissance de Guerchon. Concernant Tsipora, l’épouse de Moché, le verset ne dit pas “ elle fut enceinte ”. (5) A propos de la naissance de Moché et Aharon. (6) Yo’hébed, mère de Myriam, Aharon et Moché. (7) Zilpa.

Lettre n°5387

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5387, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis très surpris et étonné de ne pas avoir de vos nouvelles, depuis votre mariage. J’ai, pourtant, bon espoir que vous mettez en pratique l’Injonction selon laquelle chaque journée doit posséder son contenu propre, en particulier pour ce qui est de la diffusion des sources(1) à l’extérieur, dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad. Sans doute, m’écrivez-vous tout cela, avec le détail nécessaire.

Vous me direz aussi comment se sont passés le mariage et les sept jours de festin qui l’ont suivi. Certes, on peut penser qu’avant, pendant et après le mariage, on a de plus nombreuses occupations. Pour autant, un homme sensé ne veut pas être détourné des réalisations auxquelles on faisait allusion. Il ne permet pas que ces occupations ou même le simple fait de savoir qu’elles existent le placent dans une telle situation, bien au contraire. C’est une évidence.

Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 3. En effet, même après le mariage, vous pouvez encore poursuivre vos études pendant deux ou trois ans, sans être dérangé.

Avec ma bénédiction,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,

E. Kwint,]

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) Des accomplissements communautaires.

Lettre n°5388

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5388, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du temps de notre liberté, dans laquelle vous me dites que les cours sont bien organisés et qu’ils se poursuivent.

A quelqu’un comme vous, il est inutile de rappeler que l’homme est “ celui qui avance ”. Il lui est demandé de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté et de ne pas se contenter de la situation qui était la sienne, avant-hier, ni même hier ou ce matin. Car, chaque journée doit avoir son contenu propre. Vous consulterez l’explication de tout cela, d’après la ‘Hassidout, en des termes merveilleux, au chapitre 14 d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken. Et, plus précisément, il en est ainsi chaque jour. Vous consulterez attentivement ce texte. Or, le Saint béni soit-Il exige uniquement en fonction des forces qu’Il accorde. Il est donc certain que tous possèdent celles qui leur permettent de mettre en pratique cette Injonction agréable.

Ce qui vient d’être dit est également la réponse à la conclusion de votre lettre. Vous me demandez ce que sera la fin et l’issue ultime, pour ce qui vous concerne. Or, il n’est pas de but plus louable que de rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en diffusant, à l’extérieur, les sources de la partie profonde de la Torah, de son enseignement caché, qui rattache la partie cachée de l’âme à la Face cachée de la Divinité. C’est une évidence.

Puisse Dieu faire que le temps de notre libération vous inspire la liberté de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, tout au long de l’année et dans tous les domaines, comme cela est expliqué, à propos du verset : “ Reconnais-Le ”, dans le Tour et le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 231 et au début du cinquième des huit chapitres du Rambam. Vous consulterez attentivement ces textes.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

[A cause de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.

Le secrétaire,]

Lettre n°5389

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5389, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre express, avec ce qu’elle contenait et que je vous restitue avec la présente. Vous m’interrogez encore une fois sur l’effort nécessaire pour que votre fille, son mari et leur fille puissent monter en Terre Sainte(2).

Ceci est judicieux et il n’y a pas lieu de retarder cet effort. Bien plus, nous venons de vivre le temps de notre liberté, quand le Saint béni soit-Il fit sortir les enfants d’Israël de l’étroitesse vers la largesse, dans la joie et la main haute. On peut donc conserver l’effet de tout cela pour les jours suivants. Nos Sages disent, en effet, que, quand “ ces jours sont commémorés ” de la manière qui convient, ils sont également “ revécus ”. C’est une évidence.

Quand vous écrirez à votre fille et à son mari, vous voudrez bien lui transmettre mes salutations et ma bénédiction afin que tout cela s’arrange aisément et de la meilleure façon. Le Créateur du monde, Qui le dirige, les placera tous dans la largesse matérielle et spirituelle, de même que dans le calme.

Vous vous consacrez sûrement à diffuser les sources(3) à l’extérieur. J’espère que, de cela également, vous me donnerez de bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Kalmenson, de Tel Aviv. (2) Il s’agit de la Rabbanit Feyga, du Rav Douber Chen et de leur fille ‘Hanna Freida Devora. A l’époque, tous se trouvaient encore en Russie, derrière le rideau de fer. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5390

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5390, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, aux

multiples accomplissements, le Rav Meïr Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu, avec plaisir, la lettre dans laquelle vous me décrivez le succès que la divine Providence vous a permis d’obtenir auprès de monsieur I. D.(2). Sans doute redoublerez-vous d’ardeur dans l’action menée avec lui. En la matière, il n’y a pas de mot pour exprimer et pour mesurer la grandeur de votre mérite.

J’aimerais savoir si monsieur I. D. vous a montré les dernières lettres que je lui ai adressées et au moins le contenu de mon courrier, à l’occasion du mariage de son fils.

A ce propos, j’aimerais connaître la nature de son fils, sa connaissance de la Torah, ses traits de caractère, l’environnement dans lequel il évolue.

Monsieur I. D. m’a écrit, entre autres, que, s’en remettant à mon conseil, il a commencé à parler de la pratique des Mitsvot à ses élèves. De la manière dont il l’exprime, il semble qu’il ne soit pas encore convaincu que ceux qui l’écoutent sont prêts à entendre un tel discours. Il craint de les éloigner, de ce fait. Et, peut-être même éprouve-t-il encore une autre crainte. Il serait donc bon que vous profitiez d’une prochaine occasion pour faire porter votre discussion avec lui sur ce sujet, sans qu’il sache que l’initiative est de mon fait. Vous le renforcerez et vous l’encouragerez, en la matière. Et, le mérite de tous lui viendra en aide.

J’ai appris avec plaisir, par la fin de votre lettre, que vous gagnez plus aisément votre vie. J’ai bon espoir qu’il n’y a là qu’un début et que votre situation continuera à s’améliorer, de sorte que vous pourrez consacrer encore plus de temps et d’énergie à la diffusion des sources(3) à l’extérieur.

Je vous joins une copie de ma lettre adressée, à l’occasion de Pessa’h, à monsieur Avigdor Meïri, bien que, pour certaines raisons, celle-ci ait été postée avec retard. Mais, en fait, elle reste d’actualité tout au long de l’année, surtout d’après le dicton de mon beau-père, le Rabbi(4), soulignant que les ‘Hassidim ne disent pas la phrase : “ Le Séder de Pessa’h s’est achevé ”. Car, l’Admour Hazaken ne l’a pas retenue, à la fin de la Haggadah puisque, selon l’enseignement de ‘Habad, Pessa’h ne s’achève pas. Il se poursuit en permanence. S’il a besoin de précisions, en la matière, vous saurez les lui donner.

Puisse Dieu faire que vous réussissiez à raviver la flamme divine que cet homme possède, jusqu’à ce qu’elle s’élève d’elle-même. Nos Sages soulignent que telle est la finalité de “ l’allumage des lumières ”.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.C. Blizinski, de Ramat Gan. Voir, à son propos, les lettres n°4730 et 5782. (2) Its’hak Damyel. Voir, à son sujet, la lettre n°4730. (3) De la ‘Hassidout. (4) Séfer Ha Si’hot 5703, page 75. Voir le Likouteï Si’hot, tome 5, page 174.

Lettre n°5391

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5391, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre, dans laquelle vous me décrivez la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, le Roch Hachana de la ‘Hassidout, les hésitations que vous avez eues pour la préparation de ce jour lumineux. Selon vous, tout ce qui avait été prévu n’a pas été mis en pratique.

Je ne vous cacherai pas que je me suis réjoui de savoir que vous avez eu des doutes, en préparant cette réunion ‘hassidique, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ celui qui te dit ne pas avoir fait d’effort et avoir néanmoins connu le succès, ne le crois pas ”. S’il en est ainsi pour chacun, à titre individuel, combien plus est-ce le cas pour ce qui est public et pour une date qui, par elle-même, dépasse le cadre personnel, a une portée suffisamment large pour être la tête de toute l’année, comme c’est la cas en l’occurrence.

De plus, il est clair que vous ne devez pas vous affecter du fait de ne pas être pleinement satisfait de la manière dont cette réunion s’est passée, bien au contraire. En effet, avant d’accéder à la période de laquelle il est dit : “ Alors, notre bouche s’emplira de rire ”, nous ne pouvons pas connaître la perfection, dans ce monde. Celui qui se prétend pleinement satisfait d’un domaine quelconque de la sainteté s’abuse lui-même ou bien trompe les autres. Ou peut-être son âme divine ne s’exprime-t-elle pas, cédant la parole à son âme animale, ou même à un stade encore inférieur. C’est une évidence.

Vous me dites que cette réunion n’a pas connu une grande réussite. Les nouvelles que j’ai obtenues jusqu’à ce jour, de manière indirecte, ne vont pas dans le même sens. Bien au contraire, elles parlent de succès, d’inspiration et d’élévation morale.

Vous dites aussi que cette réunion n’a pas permis de multiplier les enseignements publics de la ‘Hassidout. Néanmoins, ce qui en résulte peut prendre d’autres formes. Bien plus, même si elle est une totale réussite, un effort reste encore nécessaire pour que les résolutions qui y sont prises soient suivies d’effet. Si cet effort manque, les décisions seront appliquées de manière imparfaite. C’est donc en cela, et non dans la réunion, qu’il y a une lacune.

Bien entendu, après tout cela, je ne veux pas dire que la réunion ne pouvait pas être mieux structurée et plus favorable. Je souligne uniquement qu’il n’y a pas lieu d’être découragé ou d’éprouver les sentiments que vous décrivez dans votre lettre, de vouloir fuire ces réalisations, pour se contenter de recevoir, d’écouter. Tout d’abord, point essentiel, une telle attitude va à l’encontre de notre sainte Torah, dont un grand principe est : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. De plus, ceci contredit le besoin spécifique de notre époque, en général et en Terre Sainte, en particulier, celui de diffuser les sources à l’extérieur. En effet, cette obligation incombe à quiconque a goûté aux sources de la ‘Hassidout, non seulement quand l’occasion s’en présente, mais aussi en suscitant cette occasion, si l’on pense qu’elle ne se présente pas d’elle-même. C’est une évidence.

J’espère que ces quelques lignes vous permettront de déraciner totalement l’idée que vous mentionnez dans votre lettre, celle de fuir le front de l’action. Certes, une causerie bien connue dit que l’on ne peut pas donner si l’on ne reçoit pas, dans un premier temps. Pour autant, une personne comme vous, dans un endroit comme le vôtre, doit donner, et précisément au plus grand nombre, non seulement les pratiques de la ‘Hassidout, mais aussi son enseignement. Il est certain que vous connaîtrez la réussite, en cette mission sacrée, même si la rétribution n’en est pas immédiate.

J’espère que vous profiterez de Pessa’h et des autres jours fastes de la même façon. Que Dieu vous accorde la réussite, de même qu’à votre épouse, afin de multiplier de telles actions. De la sorte, vous renforcerez les bénédictions de Dieu en ce qui vous concerne personnellement et, point central, pour éduquer vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, avec lumière et vitalité ‘hassidiques.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

N. B. : Vous avez sûrement participé à la réunion des ‘Hassidim, ces derniers jours. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de cela également.

Lettre n°5392

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5392, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Avraham ‘Hano’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 13 Nissan, Hilloula du Tséma’h Tsédek, de même que les coupures de presse. Sans doute avez-vous dressé une liste de ceux à qui vous avez envoyé de la Matsa Chemoura, afin de maintenir le contact avec eux et de les encourager, tout au long de l’année, sans attendre la veille du prochain Pessa’h.

Bien que vous ne le précisiez pas, j’espère que vous avez vu ce qui est dit de ‘Habad dans l’anthologie(2), afin que ce texte soit publié de la meilleure façon, dans la mesure du possible.

Vous faites référence au livre de psychologie(3). Le Rav D.H.(4) connaît les détails de cette affaire, puisqu’il en a été chargé. Vous évoquez les références nécessaires et vous vous servirez, pour cela, de l’index du Torah Or et du Dére’h Mitsvoté’ha. Ces jours-ci, sera édité, je l’espère, un index du Likouteï Torah. Tout cela vous donnera de la matière, non pas pour un seul, mais bien pour plusieurs livres.

J’espère recevoir des nouvelles détaillées sur la réunion du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h(5), à Kfar ‘Habad, de même que sur la réunion qui l’a suivie, à Kfar ‘Habad, puis à Tel Aviv. En la matière, plus l’on multiplie les précisions, plus l’on détaille et mieux c’est.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Il serait bon de faire en sorte, si cela n’impose pas de dépenses et de difficultés, que l’on envoie à la bibliothèque, ici, tous les journaux de Terre Sainte paraissant le vendredi, veille du Chabbat. On dit qu’ils ont un contenu intéressant.

Notes

(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, les lettres n°5133 et 5543. (2) Un recueil d’articles publié alors. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5294. (4) Le Rav David ‘Hanzin, de Peta’h Tikva. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°5344.

Lettre n°5393

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5393, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu connaissance de votre état de santé et j’espère que, de jour en jour, celui-ci s’améliore.

A quelqu’un comme vous, il est inutile de souligner l’Injonction de notre sainte Torah, Torah de vie selon laquelle “ le médecin a été autorisé à guérir ”. Il est donc clair que l’on doit se conformer à sa prescription, même si l’on peut parfois penser que l’on perd du temps en se soignant et en se reposant. Or, une sommaire réflexion à cet enseignement de nos Sages suffit pou établir qu’il ne s’agit pas d’une perte de temps, bien au contraire.

En effet, un moment, en apparence perdu, permet d’être récompensé, par la suite et l’on peut alors disposer de son temps, dans la joie et l’enthousiasme, afin de servir Dieu “ en toutes tes voies ”, conformément aux enseignements de nos Sages qui sont précisés par la ‘Hassidout, commentant le verset : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.

Avec ma bénédiction de prompt rétablissement et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°5394

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5394, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ‘Hol Ha Moéd Pessa’h, dans laquelle vous me signifiez votre désir d’étudier la Torah, de suivre sa voie, de mettre en pratique ses Mitsvot, mais vous affrontez des difficultés et vous me demandez ce que j’en pense.

Je suis surpris que vous puissiez avoir un doute, en la matière. Chacun d’entre nous, au sein de tout le peuple d’Israël, est tenu de mettre en pratique la Volonté du Créateur, Qui donne la Torah et les Mitsvot. Quand on le désire réellement, on peut donc y parvenir. Et, si l’on affirme ce désir, d’une manière agréable et pacifique, sans entrer dans les disputes, il est certain que ceux qui n’en sont pas pleinement satisfaits finiront par accepter ce comportement, puisque telle est la Volonté de Dieu, Qui donne la Torah.

Dieu a créé l’homme et Il sait ce qui est bon pour lui. Il donne l’assurance, selon les termes du verset, que “ si vous marchez dans Mes Décrets et gardez Mes Mitsvot…, Je donnerai vos pluies ” et toutes les bénédictions mentionnées dans cette Paracha. Que Dieu vous accorde la réussite de donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5395

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5395, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5717,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux affaires communautaires et rend

le jugement, le Rav Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps. Du fait de ma charge de travail et de mes occupations, ma réponse a été retardée et vous voudrez bien m’en excuser.

Vous me dites que vous rencontrez des difficultés dans votre action pour renforcer le Judaïsme dans votre communauté, du fait des opposants, des voiles et des obstacles. Différents livres expliquent qu’il ne faut nullement s’en affecter. Bien au contraire, il faut redoubler d’ardeur dans le combat pour la Torah et les Mitsvot et, selon un dicton de nos saints maîtres, il est une certitude qu’un effort n’est jamais vain.

En effet, nous vivons la période du talon du Machia’h(2) et nos Sages nous disent, à ce sujet, que “ il n’est pas de jour…(3) ”. Il est clair qu’ils ne nous l’ont pas fait savoir pour nous effrayer, mais pour nous prévenir, suffisamment tôt, afin qu’aucun Juif ne se décourage en observant la situation et également pour donner une bénédiction, contrebalançant la malédiction, afin que l’on ne se contente pas de ce qui a été acquis jusqu’à ce jour.

Car, “ Dieu fit l’un face à l’autre(4) ” et, quand la malédiction se renforce, ce qu’à Dieu ne plaise, il est nécessaire qu’il y ait un renforcement et une accumulation de bénédiction et de bien, c’est-à-dire de tout ce qui concerne notre Torah et ses Mitsvot. La lumière est plus intense, quand elle émane de l’obscurité et rien ne résiste à la détermination.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

Notes

(1) Le Rav Y.Charbit. (2) Quand sa venue est imminente. (3) Dont la malédiction ne soit supérieure à celle de la veille. (4) Le bien face au mal.

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