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Iguerot Kodesh — lettres 5356 à 5375

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5356

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5356, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Nissan 5717,

Brooklyn,

A l’attention de monsieur Moché Ben Na’houm,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre avec plaisir. Je vous remercie d’avoir pensé à m’adresser un compte-rendu de la visite des émissaires à Ayanot. Je suis satisfait de constater que le contact a été positif et bon, de part et d’autre, de sorte que l’on a voulu fixer le Chabbat Parchat Shekalim comme Chabbat ‘Habad, à Ayanot.

Néanmoins, d’après la conception de ‘Habad, on ne repousse pas une bonne chose pour toute une année, en particulier pendant une période décisive. En effet, douze mois, de nos jours, sont l’équivalent de bien plus que cela, quand la situation était normale. Et, s’il en est systématiquement ainsi, combien plus est-ce le cas pour la jeunesse, l’âge où la personnalité est en cours de formation. En pareil cas, ce qui se passe une année auparavant intervient dans ce qui sera accompli plusieurs années après cela.

En tout état de cause, j’espère qu’il y a eu là un bon début pour rapprocher les cœurs sur la base de notre Torah, dont un grand principe est : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. C’est aussi ce que souligne le Séder, selon son organisation courante, qui réunit quatre enfants ayant des conceptions diamétralement opposées autour de la table du père leur faisant connaître à tous l’avis de la Torah.

Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Lettre n°5357

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5357, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5717,

Brooklyn, New York,

A nos frères, les enfants d’Israël, en particulier

à ceux qui exercent une activité pédagogique, partout

où ils se trouvent, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Pessa’h commence par : “ Quand ton fils t’interrogera… tu lui diras ”. Et, il est différentes sortes de questions et de réponses, selon les catégories d’enfants, le sage, l’impie, le simple et celui qui ne sait pas poser de questions.

Ces enfants sont différents et même opposés, les uns aux autres, mais, malgré cela, ils ont tous un point commun. L’impie participe lui-même au Séder. Là, il rencontre ceux qui le respectent, mettent en pratique la Torah et les Mitsvot. Il vit avec eux et tous partagent un intérêt commun.

En pareil cas, on peut clairement espérer que, non seulement le simple et celui qui ne sait pas poser de questions, mais aussi l’impie, deviendront des sages, des Juifs pleinement conscients, respectant la Torah et les Mitsvot.

Toutefois, il existe aussi, en particulier en notre époque d’obscurité profonde, une autre catégorie d’enfants, celui qui n’assiste pas au Séder, qui ne pose même pas de questions, car il n’est pas concerné par la Torah et les Mitsvot, par les véritables lois et coutumes du Judaïsme. Il ne connaît pas l’acte du service de Dieu qu’est le Séder de Pessa’h, la sortie d’Egypte et la réception de la Torah.

De fait, il faut se consacrer aux enfants bien avant Pessa’h et la nuit du Séder. On doit s’y employer avec abnégation et amour du prochain.

En effet, on n’a pas le droit d’oublier un seul enfant juif. Toutes les forces doivent être mobilisées pour le sauver de sa situation et le ramener à la table juive du Séder.

*

*

*

Quand on veut réparer une situation douloureuse, on doit d’abord déterminer les causes qui l’ont provoquée. Et, il en est bien ainsi, en l’occurrence.

Tout d’abord, il faut convenir que, presque systématiquement, les parents ont une part de responsabilité dans la situation de cette catégorie d’enfants.

Parvenant dans un nouveau pays, on se trouve dans un environnement où l’on constitue une petite minorité et l’on est alors confronté à des difficultés, comme c’est toujours le cas, quand on est transplanté d’un endroit vers un autre. Quelques parents se sont donc convaincus que le seul moyen de surmonter ces difficultés était qu’ils s’identifient, au plus vite, à leur entourage, en rejetant le joug de la Torah et la pratique des Mitsvot.

Et, même quand il était difficile à ces parents de se convaincre qu’il fallait le faire, même quand cet abandon, de leur part, n’était pas total, ils décidaient que leurs enfants ne devaient pas être confrontés à tout cela, ceux-ci voulaient, néanmoins, faire admettre aux enfants, les persuader que le Judaïsme, la Torah, les Mitsvot, ne sont pas adaptés à la vie actuelle, en particulier dans ce nouvel endroit. On a donc recherché uniquement les lacunes de la vie juive intégralement juive et l’on a fini par les “ trouver ”. L’environnement dans lequel on évolue, en revanche, n’a que des qualités.

C’est donc sur la base d’un tel raisonnement que ces parents ont voulu assurer l’existence de leurs enfants, dans ce nouvel endroit. Ainsi, ils ont oublié qu’un homme ne peut pas vivre de la manière qui convient s’il abandonne son âme et sa spiritualité, au profit de son corps et de la matérialité.

De même, on n’a pas tenu compte du fait qu’une imitation est nécessairement contrefaite et qu’elle provoque la suspicion de ceux que l’on veut prendre pour modèle et flatter. Car, si l’entourage et la majorité n’adoptent pas la justice et la droiture, ils opprimeront, en tout état de cause, les plus faibles et les plus minoritaires.

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Cette conception erronée, qui consiste à résoudre le problème de la minorité se trouvant en environnement hostile par l’adoption d’un tel comportement, en se faisant disparaître soi-même ou, tout au moins, en se diminuant, n’a pas été uniquement le fait de quelques personnes. Des groupes entiers de Juifs, réunis par les conditions et par ce vécu commun, ont été à l’origine des différents courants, avérés ou cachés, qui ont déclaré la guerre à la Torah que Moché nous a ordonnée, qu’il a reçu du Dieu unique, pour les Juifs qui sont un peuple unique sur la terre. Ces courants, bien qu’antagonistes entre eux, sont tous bâtis sur une même idée (Yé’hezkel 20, 32) : “ Soyons comme les autres nations, comme les familles de la terre, servons des arbres et des pierres ”.

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Les résultats de ce long processus d’erreurs et de fausses conceptions ont été les suivants. Des milliers d’âmes ont été arrachées à la source véritable de leur existence, au Judaïsme et aux Juifs, ont été spirituellement éliminées. Des enfants ont grandi, qui sont maintenant des parents et des grands-parents, qui ne sont pas des sages, des simples ou ceux qui ne savent pas poser de questions, bien plus, qui ne sont pas même des impies.

Ceux-là se sont égarés et ils errent, ce qu’à Dieu ne plaise, détachés des Juifs et d’un véritable Judaïsme, ce qui revient au même.

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La sortie d’Egypte et la fête de Pessa’h viennent donc nous délivrer de multiples enseignements, s’appliquant à l’existence quotidienne et soulignant en particulier que l’on ne peut pas espérer la délivrance et la liberté en imitant son entourage, bien au contraire.

Les enfants d’Israël, en Egypte, étaient une petite minorité, vivant dans la situation la plus précaire. Pour autant, rapportent nos Sages, ils se distinguaient de leur environnement et gardaient fièrement l’endroit où ils vivaient, leurs traditions et leur habitudes, “ La particularité d’Israël se marquait dans les vêtements, les aliments et la langue ”(1). C’est précisément de cette façon qu’ils assurèrent leur existence et qu’ils obtinrent la délivrance véritable, physique et morale.

*

*

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L’un des accomplissements fondamentaux de notre époque consiste à mobiliser toutes les forces pour transmettre à la jeune génération et même à ceux qui sont âgés par le nombre d’années, mais jeunes ou même enfants par leurs connaissances, une perception juste d’un Judaïsme véritable, fidèle à la Torah, ni dénaturé, ni édulcoré, la prise de conscience que de cela dépend l’existence des Juifs, de chaque Juif, la pérennité de ce monde, en tout lieu et de tout temps.

De la sorte, tous retourneront à la tradition de nos ancêtres, Avraham, Its’hak et Yaakov. Avec fierté, ils renforceront et garderont le mode de vie juif, basé sur les enseignements de notre Torah, Torah de vie.

Un Juif n’a jamais le droit de se désespérer et nul ne doit être laissé pour compte. Avec une approche juste, faite d’amour du prochain, on intégrera cette catégorie d’enfants aux quatre autres et même, le moment venu, à celle du sage.

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*

Puisse Dieu faire que tous les enfants se réunissent à une même table pour cet acte du service de Dieu, pour célébrer le Séder de la manière qui convient, pour mettre en pratique “ les Témoignages, les Décrets et les Jugements qu’a ordonné l’Eternel notre Dieu ”(2).

Ce sera un début de rassemblement des exilés, les enfants dispersés se réunissant autour d’un Séder de la Torah. Ceci hâtera, très bientôt et de nos jours, la délivrance, puis conduira vers la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5433. (2) Verset sur lequel porte la question posée par le sage.

Lettre n°5358

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5358, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5717,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

monsieur C. B., qui est appelé docteur Ulman(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, pour vous défaire des tracas matériels et spirituels, de tout ce qui empêche de servir Dieu avec joie et enthousiasme.

Et, vous conserverez cette liberté et cette joie tout au long de l’année.

Bien plus, le service de Dieu, comme nous l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’applique à tout ce qui concerne l’homme, pendant toute la durée de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête,

J’ai appris, avec plaisir, que vous avez visité, à plusieurs reprises, l’école Talmud Torah Beth Yossef Yechiva Loubavitch de Toronto(2). Il est sûrement inutile de vous préciser qu’il faut venir en aide à cette école, basée sur les valeurs sacrées, faire des efforts pour tout ce qui la concerne, pour la renforcer et la développer, dans tous les sens du terme. Il est certain qu’un émissaire s’acquitte de la mission qui lui est confiée. Or, chaque Juif est tenu de mettre en pratique l’Injonction divine : “ Il grandira et parera la Torah ”.

Il y a quelques temps, j’ai reçu la visite du docteur I. Goldschmidt, directeur de la section pédagogique du réseau des écoles religieuses en Terre Sainte. Nous avons parlé du programme d’étude en vigueur là-bas et je l’ai interrogé sur votre livre, en anglais “ Culture et Judaïsme ”. Je lui ai dit qu’il serait bon d’en faire connaître la teneur aux professeurs, là-bas. J’ai été surpris de l’entendre me répondre que vous ne l’avez pas prévenu de sa parution !

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°3830 et 5677. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°5036 et 5189.

Lettre n°5359

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5359, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5717,

Brooklyn, New York,

Aux femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de…(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, pour vous défaire des tracas matériels et spirituels.

Et, vous conserverez cette liberté et cette joie tout au long de l’année. Vous redoublerez d’ardeur en votre action, dans le cadre des femmes et jeunes filles ‘Habad, pour renforcer le Judaïsme et pour le diffuser.

L’assurance nous a été donnée que le Créateur du monde, Qui donne la Torah et les Mitsvot, multiplie ainsi Ses bénédictions, pour satisfaire tous les besoins de celles qui font ces efforts, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête,

Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous(2).

Notes

(1) Cette lettre, en Hébreu ou en Yiddish, fut adressée à tous les groupements. (2) Il s’agit vraisemblablement, de la lettre n°5357.

Lettre n°5360

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5360, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5717,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, aux

multiples connaissances, le Rav Chlomo Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre.

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, pour vous défaire des tracas matériels et spirituels, de tout ce qui empêche de servir Dieu avec joie et enthousiasme.

Et, vous conserverez cette liberté et cette joie tout au long de l’année.

Bien plus, le service de Dieu, comme nous l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’applique à tout ce qui concerne l’homme, pendant toute la durée de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. Et vous consulterez attentivement le début du cinquième des huit chapitres du Rambam.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête,

M. Schneerson,

Le Pela’h Ha Rimon sur Chir Hachirim(2) est, à ma connaissance, extrêmement rare. Il en existe un exemplaire dans la bibliothèque de mon beau-père, le Rabbi et son impression n’est pas claire.

Pour l’heure, je n’ai pas encore reçu vos livres, Sippoureï ‘Hassidim sur les fêtes et Le Or Ha Hala’ha.

J’ai parlé, avec celui que vous citez, de sujets encore plus importants que l’édifice de la Yechiva Torat Emeth. Il ne vous l’a pas dit, semble-t-il, parce qu’il est mal à l’aise, vis-à-vis du parti.

Vous faites référence à la signification du Nom divin Avaya(3). Trois explications sont données à ce sujet : A) Le Créateur du temps et de l’espace. B) Il a été, Il est, Il sera, transcendant l’espace et le temps. Ces deux explications figurent dans le Zohar, tome 3, page 257b, le Pardès, porte 1, chapitre 9, Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, de l’Admour Hazaken aux chapitres 4 et 7, de même que dans d’autres textes encore. C) Il n’a aucune explication.

Plus généralement, ces trois explications correspondent à la Lumière divine qui pénètre les mondes, à celle qui les entoure et à celle qui transcende les deux précédentes, ou encore au réceptacle, à la lumière et à l’essence, comme le précise le Ginat Egoz, cité et commenté au début du Chneï Lou’hot Ha Berit, dans les discours ‘hassidiques intitulés “ Quiconque apprend ” et “ On se tient ”, prononcés en 5666, les discours de Pessa’h et Chavouot 5668, de même que d’autres textes encore.

Il est clair que Avaya possède l’existence, n’est ni lu ni écrit, ce qui n’est pas l’avis du Gaon de Vilna.

La question que je posais, dans les additifs à la Haggadah(4), à propos de la seconde raison donnée par le Abudarham(5) n’est pas que l’on ne s’est pas acquitté de son obligation, comme vous le sous-entendez, en citant l’exemple de la vérification du ‘Hamets, liée à la bénédiction de Chéhé’héyanou qui la suit. De fait, vous auriez pu citer également la bénédiction de la Mitsva de la Soukka, selon le Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 639. En réalité, la question que je posais portait sur la nécessité de penser à tout cela, quand la bénédiction est récitée. Or, on n’en trouve pas l’équivalent pour la recherche du ‘Hamets et pour la Soukka, car on ne peut penser qu’à ce qui existe déjà. De plus, on ne dit pas de bénédiction sur ce qui est uniquement accessoire.

Vous comparez la bénédiction de Chéhé’héyanou, à celle qui concerne les cadeaux aux amis de Pourim(6). Le Sidour du Yaabets établit clairement que, pendant cette bénédiction, il faut penser à ces cadeaux. Et, de ce fait, celui qui n’a pas de Meguila la dira, néanmoins.

Vous posez une question sur le Tsafnat Paanéa’h(7). Or, son explication porte sur les propos du Rambam sur lesquels vous-même, vous interrogez. Une différence y est faite entre la période du Temple et l’époque actuelle.

Notes

(1) Le Rav C.Y. Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, les lettres n°4811, 5604, 5743 et 5772. (2) De Rabbi Hillel de Paritch. (3) Le Rav Zevin écrivait : “ Dans l’article intitulé ‘la prononciation du Nom de Dieu’, qui figurera dans le tome 8 de l’Encyclopédie talmudique, j’ai cité la discussion entre le Tour et le Choul’han Arou’h, d’une part, le Gaon de Vilna sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 5, d’autre part, sur deux points. Le Tour et le Choul’han Arou’h disent que, dans les bénédictions, on doit penser qu’il faut lire Ado-naï et écrire Avaya, alors que, selon le Gaon de Vilna, il n’est pas nécessaire de penser à ce que l’on écrit. De plus, le Tour et le Choul’han Arou’h disent que Avaya signifie : “ Il était, Il est, Il sera ”, alors que sa signification, selon le Gaon de Vilna est : “ Il existe ”. Le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken est du même avis que le Choul’han Arou’h. Tout ceci a une incidence sur l’action concrète, au quotidien, à tout moment. Il est donc important de déterminer ce qu’il en est, pour la ‘Hassidout et la Kabbala. Le Tanya, au chapitre 4 de Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna semble donner une troisième interprétation du Nom Avaya. De façon générale, l’Encyclopédie est basée uniquement sur la Hala’ha, mais, en l’occurrence, si je disposais de références de la Kabbala ou de la ‘Hassidout, je les aurais citées. (4) A la page 33 de la nouvelle édition. (5) Le Rav Zevin écrivait : “ Je viens de recevoir le fascicule d’additifs à la Haggadah de Pessa’h et je vous en remercie beaucoup. Une question y est posée sur le Abudarham, selon lequel on ne dit pas la bénédiction de Chéhé’héyanou en consommant la Matsa, car on l’a déjà dite pour le Kiddouch. Or, il aurait alors fallu penser à la Matsa, comme on le fait, à Pourim, pour les cadeaux envoyés à des amis. Pourtant, le Roch, au traité Pessa’him, chapitre 1, paragraphe 10 et dans ses responsa, règle 25, paragraphe 3, le Tour, au chapitre 432 et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 432, paragraphe 3, disent que l’on ne récite pas la bénédiction de Chéhé’héyanou en recherchant le ‘Hamets, car cette recherche est une préparation de la fête. Elle est donc incluse dans le Chéhé’héyanou de la fête, bien qu’elle la précède. Combien plus doit-il en être de même pour la Matsa, pour la même raison. (6) Le Rav Zevin écrivait : “ S’agissant des cadeaux envoyés aux amis à Pourim, il me semble qu’une différence peut être faite. Le Chéhé’héyanou suivant la bénédiction de la Meguila fait suite à ce qui concerne spécifiquement la lecture de la Meguila. Pourquoi porterait-il également sur ces cadeaux. Dans ce cas, il faut, en effet, y penser. A l’opposé, le Chéhé’héyanou du Kiddouch fait suite à la sanctification du jour et de la fête, comprenant donc tous ses aspects, ce qui le précède et ce qui le suit. Certes, le Meïri, au traité Meguila 4a, cite un avis selon lequel la bénédiction de Chéhé’héyanou du jour porte sur la fête et non sur la lecture de la Meguila. Pour autant, même d’après cet avis, il n’est pas dit qu’il faut penser à ces cadeaux au moment de la bénédiction. Et, le Meïri lui-même dit qu’il n’adopte pas cet avis. Et, le Maguen Avraham dit clairement, au début du chapitre 692, que, si l’on n’a pas de Meguila, on ne dit pas de bénédiction. (7) Le Rav Zevin écrivait : “ On peut s’interroger sur ce qui est présenté comme une évidence, dans les additifs de la Haggadah de Pessa’h, (page 37 de la nouvelle édition), au nom du Tsafnat Paanéa’h, c’est-à-dire l’obligation faite par la Torah de consommer du Maror, y compris quand on n’a pas de sacrifice de Pessa’h. En effet, le Rambam affirme clairement le contraire, dans ses lois du sacrifice de Pessa’h, chapitre 8, paragraphe 2. C’est aussi ce qu’indiquent ses propos, dans les lois du ‘Hamets et de la Matsa, chapitre 7, paragraphe 12. Quant aux traités Pessa’him 91a et Kiddouchin 37b, le Min’hat ‘Hinou’h a déjà longuement expliqué qu’il emploie uniquement l’expression courante de ‘Matsa et Maror’ pour désigner, en fait, seulement la Matsa.

Lettre n°5361

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5361, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5717,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, pour vous défaire des tracas matériels et spirituels, de tout ce qui empêche de servir Dieu avec joie et enthousiasme.

Et, vous conserverez cette liberté et cette joie tout au long de l’année.

Bien plus, le service de Dieu, comme nous l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’applique à tout ce qui concerne l’homme, pendant toute la durée de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête,

M. Schneerson,

D’après les rumeurs parvenant jusqu’ici, il semblerait que vous vous soyez retiré, depuis très longtemps, de l’activité communautaire, dont vous aviez auparavant l’habitude, en plus de l’édition de livres. Vous comprendrez que je sois surpris et peiné de tout cela. Pensez-vous vraiment que ce moment soit propice pour fuir le combat ? Ou bien considérez-vous que la génération ait suffisamment de mérite ? Vous dites-vous qu’une action fructueuse n’est pas envisageable, à l’heure actuelle, qu’on ne peut pas mener campagne pour la crainte de Dieu, la Torah et les Mitsvot ?

La pratique concrète fait la preuve que ce n’est nullement le cas. En outre, qui d’entre nous sonde les cœurs juifs et peut avoir la conviction, ce qu’à Dieu ne plaise, qu’ils n’écouteront pas celui qui leur fait des remontrances en se basant sur la Torah, même s’il s’adresse à eux matin et soir, ainsi qu’il est dit : “ fais des reproches à ton prochain ”, “ cent fois s’il le faut ”, avec des paroles émanant du cœur ? Ce qui est bien clair, en tout état de cause, c’est que l’inactivité ne permettra pas d’améliorer la situation du Judaïsme, de la Torah et des Mitsvot.

Il y eut une situation dramatique et terrible, à l’époque de Yé’hezkel, comme le décrivent les chapitres 8 et 9 de son livre, dont il n’y eut pas l’équivalent, depuis la période des membres de la Grande Assemblée. Malgré cela, on connaît aussi le récit fait par nos Sages, au traité Chabbat 55a et une réflexion sommaire, à propos de ce récit, suffit à un Juif pour que les cheveux se dressent sur sa tête.

Peut-être la présente formulation n’est-elle pas suffisamment diplomatique ou polie, mais il est clair que ces mots acérés ne suffisent pas du tout, compte tenu de la gravité et de l’étroitesse de la situation dans laquelle les Juifs se trouvent, en différents endroits.

Lettre n°5362

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5362, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

est empli d’empressement, le Rav Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 9 Adar Chéni, avec ce qu’elle contenait, un tiré à part(2), que j’ai lu avec intérêt. Du fait de mes nombreuses activités, ma réponse a été retardée.

Je voudrais souligner un point essentiel, qui doit être à la base de toute discussion et je suis surpris qu’on ne le mette pas en avant, de la manière qui convient. Votre tiré à part n’y fait qu’une simple allusion, à la fin, d’une manière concise alors qu’il aura fallu le détailler.

Cette idée est la suivante. Dans chaque discussion, quelle qu’elle soit, il faut d’abord envisager ce qui est accepté par les deux partis. C’est uniquement à cette condition que la discussion peut aboutir. En effet, si un interlocuteur peut convaincre l’autre, sur cette base, acceptée par tous, l’autre devra accepter les conclusions qui en découlent. A l’opposé, si l’un et l’autre n’ont rien de commun, à quoi bon discuter, alors que les idées de l’un ne s’imposent pas à l’autre, que chacun formule sa propre requête sans qu’ils puissent se rencontrer ? La discussion est alors inutile.

Il en est de même également en toute discussion qui a trait au Judaïsme. Il faut, tout d’abord, jeter les bases de la discussion que l’on veut avoir. Si celles-ci sont acceptées, les conclusions s’imposent d’elles-mêmes. Ces bases sont, en l’occurrence, inspirées de l’histoire juive, jusqu’à nos jours, en termes de survie physique. Elles sont aussi des valeurs morales, transmises dans certaines conditions, par certaines personnes ou encore constituent le fondement de la réussite de notre peuple, qui s’est préservé de l’assimilation, pendant toute la durée de l’exil. Très souvent, si l’on pose, d’emblée, un certain principe, dont l’interlocuteur doit convenir, on lui supprime son argument de départ et on lui retire toute possibilité de s’exprimer.

Ainsi, pour ce qui fait l’objet de notre propos, si l’on entame la discussion par une phrase que l’on ne peut pas contester, par exemple : “ Le Judaïsme est lié à un groupe de personnes qu’on appelle les Juifs ”, on doit définir le Judaïsme par son aspect le plus essentiel, par le point commun à tous les Juifs. Si l’on observe l’histoire de notre peuple(3), pendant trente cinq siècles, depuis que nous nous sommes constitués en tant que peuple, tout ce que nous avons vécu en différents endroits, dans des conditions variant d’une extrême à l’autre, dans leur environnement moral et physique, on doit conclure que ni la langue, ni le pays, ni un certain territoire, ni même un système philosophique n’ont uni les Juifs, ne leur ont permis de marquer leur identité et d’assurer leur pérennité.

Le seul élément qui n’a pas changé, qui reste le point commun en tout lieu et sous toutes les conditions, est la pratique concrète des Mitsvot. Telle est la réalité historique. Tout chercheur qui ne souhaite pas faire fausse route doit reconnaître cette vérité incontestable, qui est effectivement vérifiée par la pratique. Même s’il ne le comprend pas intellectuellement ou bien si de telles conclusions ne correspondent pas à son esprit et à sa volonté, si elles n’expriment pas sa vision du monde, la philosophie qu’il adopte, il doit, néanmoins, accepter que la réalité impose les conclusions et qu’une idée préconçue ne change rien à la situation.

Un autre point, à mon sens, n’a pas été suffisamment souligné, ou seulement en allusion. C’est l’image bien connue, selon laquelle un homme ne peut pas se soulever par les cheveux. De même, la logique est heurtée quand on fait un tri, au sein de la Torah divine, sur la base de sa propre volonté, quand on en écarte une partie que l’on n’admet pas, pour en accepter une autre partie. Ainsi, on condamnera une partie de la Torah, on dira qu’une autre transcende sa volonté et sa compréhension et l’on en acceptera une troisième, en affirmant qu’elle est réellement divine.

J’ajouterai également, même si cela ne concerne pas directement votre tiré à part, que certains points existent uniquement parce qu’on les combat. Sans cette lutte, on les oublierait et il disparaîtraient d’eux-mêmes, car ils n’ont pas de contenu propre, pas d’existence intrinsèque. Il semble que ce soit le cas pour les “ reconstructionnistes ”, par exemple qui, malgré les moyens dont ils disposent, existent essentiellement du fait de la lutte qui est menée contre eux.

On retrouve l’équivalent de tout cela dans la différence qui existe entre la ‘Hassidout et le Moussar. La ‘Hassidout privilégie “ Fais le bien ”, parce qu’un effort permanent dans la direction de “ Ecarte-toi mal ”, fait la place, d’une certaine façon, à ce mal. Certes, tant que ne sera pas accomplie la promesse selon laquelle “ Je supprimerai l’esprit d’impureté de la terre ”, il restera effectivement nécessaire de s’écarter du mal. Toutefois, il est souhaitable de ne pas en faire l’objectif et le contenu de la majorité de ses jours, mais, au lieu de cela, de se consacrer à faire le bien.

J’ai déjà dit(5) que l’une des qualités de l’Amérique, par rapport à l’Europe d’antan, est qu’il n’y a pas réellement, ici, de mal contre lequel il faut lutter, mais surtout de l’ignorance, qui est une situation négative, une constatation du manque, de laquelle ont résulté un vide spirituel et une absence de contenu. En conséquence, “ Fais le bien ” est ici encore plus clairement nécessaire, alors que ces discussions ne sont qu’une seconde priorité, ou peut-être même une troisième ou encore moins que cela.

Avant tout, il faut diffuser des idées justes, basées sur la Torah et la tradition. De nos jours, en particulier, une telle campagne, pour qu’elle soit bien reçue par les cercles les plus larges, en particulier par les jeunes, doit être pénétrée de lumière et de vitalité, de vivacité et de joie. Or, toutes ces qualités sont également des valeurs fondamentales de la ‘Hassidout.

Je vous adresse ma bénédiction afin que vous preniez conscience de votre mission profonde, celle de faire du centre que vous dirigez, le lieu des sources d’eaux vives de notre Torah, Torah de vie, car la vérité exclut tous les compromis. Et, vous assumerez vos fonctions avec largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav T.Shechter. (2) Extrait du fascicule “ Education juive ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5771. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°4729.

Lettre n°5363

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5363, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au jeune Chalom Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 29 Adar Chéni et à celles qui la précédaient :

A) Vous me dites qu’il est difficile de vous procurer des Tefillin(2). En outre, je me demande pourquoi vous ne mentionnez pas les frais de vérification de ces Tefillin, au moins quand vous ne savez pas d’où elles proviennent, où elles se trouvaient avant de vous parvenir. En tout état de cause, vous pouvez informer les jeunes de l’association ‘Habad que, sans en faire le vœu, pour chaque paire de Tefillin que vous parviendrez à vous procurer, je demanderai aux ‘Hassidim de vous en fournir une seconde, ce qui veut dire que l’effort et l’argent nécessaires pour obtenir une paire de Tefillin vous en apporteront deux. De temps à autre, vous me ferez connaître le résultat de tout cela et je demanderai que l’on vous transmette ce que l’on vous doit, de la caisse unifiée.

A ce propos, on a l’habitude, ici, de prendre les Tefillin qui se trouvent dans les synagogues, car personne ne les utilise. Pour la plupart, elles appartiennent à des défunts et les héritiers les déposent dans les synagogues. On peut donc les utiliser, bien entendu après les avoir fait vérifier.

B) Vous me demandez ce qu’il faut répondre aux personnes qui vous disent que l’on peut allumer du feu pendant le Chabbat et que l’interdiction s’appliquait uniquement quand il fallait frotter deux pierres ensemble, comme le faisaient les tribus sauvages, alors que la manière d’allumer la lumière, de nos jours n’impose aucune fatigue.

Bien entendu, l’explication essentielle est celle que vous donnez dans votre lettre. Il faut accomplir une Injonction du Créateur, même si on ne la comprend pas, d’autant que la logique élémentaire permet d’établir que l’intellect créé ne peut saisir la sagesse du Créateur, car ils n’ont aucune commune mesure. En effet, il est une évidence pour chacun que le petit enfant qui entreprend l’étude de l’alphabet n’est pas en mesure de comprendre un passage profond du Talmud et les commentaires qu’en donnent les premiers Sages. Pour autant, tous sont effectivement des hommes, possédant une âme intellectuelle. Bien plus, nous savons que cet enfant, quand il grandira, s’il investit son effort dans l’étude, parviendra à comprendre ce passage, ainsi qu’il est dit : “ Si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”. Cela veut bien dire que, de manière potentielle, l’enfant possède déjà cette compréhension, mais il ne peut pas encore la révéler. Combien plus en est-il ainsi dans la relation entre le Créateur et la créature.

Les raisons énoncées par la Torah n’expliquent qu’une petite partie des Mitsvot et de leur origine. C’est la raison pour laquelle chaque idée de la Torah peut recevoir plusieurs interprétations, être envisagée de différentes manières.

Pour autant, une telle question ne se pose pas du tout, ni par la pratique concrète, ni par la logique :

C) Par la pratique concrète : A l’époque du don de la Torah, c’est-à-dire quand les enfants d’Israël quittèrent l’Egypte, ce pays, d’après tous les livres d’histoire, possédait une culture et une technologie développées. Bien plus, on y possédait certaines méthodes de transport en charge, de construction, de mélange des couleurs, qu’il n’a pas encore été possible de retrouver, à ce jour.

Pour allumer du feu, en Egypte, on ne frottait pas deux pierres. On possédait plusieurs techniques plus aisées. De façon générale, un feu était allumé à partir d’un autre feu, comme le rapportent les livres d’histoire de la région, à cette époque. C’était, en particulier le cas, dans les maisons des sorciers de l’Egypte, dans lesquelles certains enseignements étaient alors dispensés. Différents actes qui y étaient effectués, en particulier l’allumage du feu nécessaire pour le culte idolâtre, étaient très évolués et n’imposaient qu’un effort réduit.

D) Par la logique : Au sens simple des versets, on respecte le Chabbat parce qu’en six jours, Dieu a fait le ciel et la terre, puis Il s’est reposé le septième. Quiconque est doué de discernement comprend que Dieu ne s’est pas “ fatigué ”, pour créer le monde. En fait, le septième jour, Il s’est “ reposé ” de la manière de créer pendant les six premiers, bien que celle-ci ne Lui ait imposé aucun effort. Il demanda donc aux enfants d’Israël d’en faire de même.

E) De façon générale, de telles questions font la preuve que celui qui les pose accepte l’idée que la Torah a été donnée par le Créateur. Néanmoins, un tel homme considère que les enseignements et les Injonctions de Dieu s’appliquent uniquement sous certaines conditions, en fonction des époques. Or, une telle conception n’est pas défendable. En effet, la Torah a été donnée par le Créateur pour le bien de l’homme, ainsi qu’il est dit : “ Elles sont notre vie et la longueur de nos jours ”, ce qui est effectivement le bien de l’homme.

De fait, il ne pourrait en être autrement, car celui qui a foi en le Créateur admet également qu’Il est bon et droit. Il est donc nécessaire de mettre en pratique Ses Injonctions. En conséquence, il est inconcevable que la Torah cherche à abuser l’homme, ce qu’à Dieu ne plaise, qu’elle laisse la place à un doute aussi fondamental et qu’elle émette un Commandement uniquement pour une certaine période, n’imposant plus sa pratique par la suite, bien que Celui Qui donne la Torah ait écrit le contraire, puisque, selon différents versets, les Préceptes de la Torah s’appliquent “ comme les jours des cieux sur la terre ”, y compris pendant la période de l’exil, jusqu’à la venue de notre libérateur, le Machia’h. Or, tout cela est mentionné plusieurs fois, dans la Torah, alors qu’aucun texte ne fait allusion à un changement de ses Préceptes, ce qu’à Dieu ne plaise. Nous n’avons aucune explication sur ces modifications et sur leurs modalités.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins et pour tout ce que vous écrivez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous profitiez de cette période, entre deux cycles scolaires, pour diffuser les sources(3), de la manière qui convient, dans votre entourage, de sorte que ceux qui les reçoivent s’en humectent au point d’humecter les autres, dans le milieu où ils évolueront par la suite.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.L. Lerman, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5039. (2) Pour les soldats de Tsahal souhaitant commencer à les mettre. Voir, à ce sujet, la lettre n°3890. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5364

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5364, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au jeune Aryé Leïb(1),

Je te salue et te bénis,

Je fais réponse à ta lettre, dans laquelle tu m’interroges sur tes études. Je suis surpris que tu ne me communiques pas leur programme. Tu ne me dis pas si tu t’y consacres avec élan et ardeur, si tu as le comportement d’un jeune Juif, étudiant la Torah avec constance, mettant en pratique les Mitsvot, respectant, en particulier, ses parents et ses professeurs.

Sans doute me préciseras-tu tout cela, dans ta prochaine lettre. Tu trouveras plus bas la réponse aux questions que tu m’as posées.

Avec ma bénédiction pour que tu me donnes de bonnes nouvelles et à l’occasion de la fête,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Pendant les déplacements du Sanctuaire, qui, parmi les Léviim, portaient le bassin d’ablution et son socle ?

Réponse : Il n’est pas dit que ces instruments avaient des poignées. Or, sans poignées, il était impossible de les porter sur l’épaule. Ils devaient donc être placés sur une charrette. C’est ce que dit le ‘Hizkouni, commentant le verset Chemot 30, 18. La Boraïta de l’édification du Sanctuaire, au chapitre 13, explique : Les familles de Guerchon étaient responsables des instruments du Sanctuaire, à l’exception de ceux qui étaient portés par les fils de Kehat, dont la liste figurait dans une Boraïta précédente. Les fils de Merari portaient les poutres. Cela veut bien dire que le bassin d’ablution et son socle étaient effectivement portés par les fils de Guerchon.

Pourquoi le verset ne précise-t-il pas clairement qui les portait ?

Réponse : Ces instruments n’avaient pas d’utilité intrinsèque. Ils permettaient aux Cohanim de se préparer au service divin(2). Pour cette même raison, Dieu ne demanda pas de les confectionner en même temps qu’Il le fit pour tous les autres instruments, comme le précise le ‘Hizkouni, à la même référence.

Notes

(1) Le Rav A.L. Kaplan, de Prestwitch, Angleterre. (2) En se lavant les mains.

Lettre n°5365

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5365, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre et je m’étonne du laps de temps qui s’écoule entre vos courriers. Entre temps, vous avez sûrement reçu ma lettre, qui était la réponse à la direction de la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion, à propos du texte devant figurer sur le panneau et sur les reçus.

Vous dites qu’ayant auparavant été un élève de la Yechiva de Kichinev(2), vous pensez ne pas pouvoir être objectif, en la matière et vous ne voulez donc pas conduire vous-même les négociations. Vous ne ferez qu’y assister. Cela ne me convient pas du tout. De nos jours, on ne peut pas se contenter d’être spectateur. Chaque capacité doit être pleinement utilisée et puisse Dieu faire que tout cela suffise pour satisfaire les besoins du moment. Vous écarterez donc le risque dont vous faites état en réfléchissant à cette idée et en en parlant avec les autres membres de la direction. C’est à propos de telles situations qu’il est dit : “ Ne sois pas trop pieux ”.

Je vous adresse ma bénédiction, afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de ce qui vous concerne personnellement et de votre participation aux activités de l’association ‘Habad et des jeunes de l’association ‘Habad, en particulier à la diffusion des sources(3) à l’extérieur, qui prend des proportions de plus en plus larges.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav Y.Peles, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°5140 et 5476. (2) Le comité des anciens élèves de la Yechiva de Kichinev avait organisé une réunion pour ses membres, au cours de laquelle il devait être décidé d’immortaliser le souvenir de cette Yechiva en collectant des fonds parmi ces élèves et tous les Juifs originaires de Bessarabie, afin d’ajouter un bâtiment supplémentaire à la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion. A la suite de cela, devaient être confectionnés un panneau et des reçus. Cette réunion se tint effectivement à Pessa’h Chéni, dans l’enceinte de la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion. Voir, à ce sujet, la lettre n°5476. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5366

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5366, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Aux élèves de l’école professionnelle de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, ces jours-ci, la table que vous avez fabriquée et dont vous pouvez être fiers. Il y a quelques temps, j’avais également reçu votre chandelier.

En considérant ces objets, en les observant, j’ai bon espoir que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour acquérir une table et un chandelier bons et solides. Car, ces objets font allusion aux dimensions matérielle et spirituelle, d’après un enseignement bien connu de nos Sages, selon lequel “ celui qui veut approfondir sa sagesse, se placera au sud et celui qui veut être riche se placera au nord. En effet, la table se trouvait au nord et le chandelier, au sud ”.

Pour des élèves d’une Yechiva ou d’une école, la matière, la table, désigne la pratique concrète des Mitsvot, alors que la spiritualité, le chandelier, est l’étude de la Torah, Sagesse du Saint béni soit-Il.

Faisant référence à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon, à leur sainteté, nos Sages disent : “ Si tu fais des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ”. En outre, ils donnent l’assurance que “ si l’on se sanctifie quelque peu ici-bas, on reçoit une immense sainteté d’en haut ”.

Vous avez le mérite de vous trouver dans une Yechiva, dans laquelle sont réunis la partie révélée de la Torah, son corps et son enseignement caché, profond, son âme. Puisse donc Dieu faire que vous soyez en bonne santé physique et morale, que vous intensifiez votre étude de la Torah, avec constance et ardeur, votre pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Celui qui donne la Torah et les Mitsvot vous bénira, de même que toute votre famille, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction de réussite et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Lettre n°5367

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5367, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Naftali Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Adar Richon et à celles qui la précédaient.

A mon avis, vous devez, pour différentes raisons, poursuivre vos études dans l’endroit où vous vous trouviez jusqu’à maintenant. De fait, vous écrivez vous-même que l’on a cessé de vous reprocher votre étude de la ‘Hassidout. Vous me dites également que votre arrivée est quelque peu retardée, parce que vous vous occupez de la Yechiva du soir. Il faut apporter une solution à cette situation. Je veux dire que l’on peut peut-être trouver quelqu’un qui consacrera quelques temps et vous remplacera pendant le moment que vous passez à la Yechiva du soir, alors que vous devriez être dans la Yechiva où vous poursuivez vos études, selon le programme d’étude de celle-ci.

Si vous vous y intéressez, il ne sera sûrement pas difficile de trouver une telle personne. Ainsi, les élèves de la Yechiva du soir ne seront pas lésés, d’autant qu’il ne s’agira que d’un petit moment. Et, s’il est réellement impossible de s’arranger de cette façon, vous privilégierez vos études dans votre Yechiva actuelle. Le mérite du temps que vous consacrez à la Yechiva du soir et, plus généralement, à la diffusion des sources(2), vous protégera, conformément à la promesse tranchée de l’Admour Hazaken, selon laquelle on obtient, en agissant ainsi, “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”.

Cette promesse est, en outre, renforcée par la qualité de cette période, puisque l’ensemble de ce mois est considéré comme un Roch ‘Hodech, selon l’explication du Chneï Lou’hot Ha Berit, commentée par la ‘Hassidout. La totalité de ce mois est également synonyme de délivrance et de miracles, affranchissant de tout ce qui trouble, occulte et voile la liberté véritable, liée à notre Torah, en particulier à sa dimension profonde, plus clairement liée aux lettres gravées, ainsi qu’il est dit : “ gravées(3) sur les Tables de la Loi ”.

Puisse Dieu faire que vous observiez tout cela, de manière concrète, que vous donniez de bonnes nouvelles de tous vos accomplissements communautaires et de vos réalisations personnelles.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav N.Roth, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4708. (2) De la ‘Hassidout. (3) ‘Harout, terme dont nos Sages donnent une seconde lecture : ‘Hérout, liberté.

Lettre n°5368

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5368, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Nissan. Vous faites référence à votre fils, un jeune homme à qui l’on a proposé plusieurs partis, mais vous m’écrivez qu’il ne s’intéresse pas au mariage, expliquant qu’il souhaite consacrer encore quelques temps à l’étude de la Torah, sans avoir à se soucier de satisfaire ses besoins(1).

Bien entendu, nul ne peut être contraint d’accepter un certain parti. Pour autant, on peut penser que la réaction de votre fils s’explique parce qu’il estime que les propositions qui lui sont faites ne lui conviennent pas. Et, si on lui présente une proposition qui retient son attention, il considérera l’ensemble de la question sous un autre jour.

En tout état de cause, d’après les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken et, en particulier, les coutumes en vigueur à Jérusalem(2) et dans votre famille, il serait bon que l’on s’intéresse, avec toute l’ardeur nécessaire, à trouver des propositions convenant à votre fils et qu’on les lui présente. Puisse Dieu faire que tout ceci soit fructueux, qu’il étudie la Torah dans la pureté, partie révélée de la Torah et ‘Hassidout, y compris après son mariage et qu’il obtienne la réussite.

Avec ma bénédiction pour concevoir une satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Sans être contraint de gagner sa vie. Voir également la lettre suivante. (2) Où réside le destinataire de cette lettre. La coutume veut que l’on s’y marie très jeune.

Lettre n°5369

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5369, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption, j’ai reçu votre lettre, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose de vous marier, mais vous souhaitez poursuivre votre étude de la Torah et, pour cela, vous rendre dans une Yechiva qui se trouverait dans un autre endroit, afin d’y passer quelques temps. Pendant cette période, vous souhaitez ne pas vous marier et vous me demandez ce que j’en pense(1).

D’après les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken et surtout selon la coutume de la ville sainte de Jérusalem, que votre famille respecte sûrement, il ne semble pas bon de remettre à plus tard l’intérêt que vous devez manifester pour le mariage. En effet, une coutume est partie intégrante de la Torah. Bien entendu, la jeune fille qui vous sera proposée devra accepter, de tout son cœur, que vous poursuiviez vos études, dans la tranquillité, après le mariage. Nombreux sont ceux qui se marient de cette façon et ils connaissent ensuite la réussite.

Vous me dites que l’étude d’un célibataire n’est pas comparable à celle d’un homme marié. Vous consulterez, à ce sujet, les lois de l’étude de la Torah et, avant tout, la pratique concrète permet de se demander si ce changement est une amélioration ou une dégradation. En fait, ce changement s’explique du fait de l’adoption d’une pratique déplorable selon laquelle, après le mariage, on s’investit pleinement dans le commerce. En Terre Sainte et à Jérusalem, a été conservé l’usage judicieux qui était auparavant en vigueur, celui de poursuivre ses études après le mariage. Bien plus, les femmes elles-mêmes ont accepté qu’il en soit ainsi. Il n’est donc pas bon que vous introduisiez une dérogation à la règle, ce qu’à Dieu ne plaise.

Bien plus, pour ce qui vous concerne, je suis sûr qu’il sera positif de vous marier au plus vite. Que Dieu vous accorde donc la réussite, conformément au verset : “ Une femme avisée est accordée par Dieu ”. Ainsi, vous pourrez étudier, dans la pureté, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout à la fois, dans la ville sainte de Jérusalem.

Vous participez sûrement à la diffusion des sources(2) et vous augmentez cette participation, de temps à autre. Cette pratique, en plus de son importance intrinsèque, est également propice pour susciter les bénédictions de Dieu, en tout ce dont l’homme a besoin, en tout ce qui le concerne.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Voir la lettre précédente. (2) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5370

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5370, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 29 Adar Chéni, dans laquelle vous envisagez différentes façons de vous installer, à l’avenir.

Je suis surpris que vous ne mentionnez pas celle qui est pourtant la plus proche de vous, c’est-à-dire l’étude à la Yechiva Tom’heï Temimim, au moins pendant un an ou deux. N’est-ce pas pour cela que vous êtes monté en Terre Sainte ? Or, votre réussite dépend de votre détermination, car les moyens vous en sont accordés.

Bien entendu, vous pouvez mener ces études dans un but précis, par exemple celui de recevoir l’ordination rabbinique. Cela ne veut pas dire que vous aurez ensuite un poste salarié de Rav. Néanmoins, cela vous fera la preuve que votre étude est fructueuse, que vous connaissez la réussite et que vous pourrez exercer une influence sur votre environnement futur, afin qu’il se conforme à la volonté de notre Torah, Torah de vie.

Quand vous terminerez ces études avec succès, vous pourrez vous intéresser à une installation à Kfar ‘Habad ou bien dans un Kibboutz orthodoxe. En plus de votre travail matériel, dans le Kibboutz, vous serez également celui qui guide les autres vers le Judaïsme et la ‘Hassidout. C’est une évidence.

Dieu fasse que vous preniez cette décision, de la manière qui convient. Ainsi, vous verrez que les difficultés pour obtenir ce résultat, telles qu’elles vous apparaissent à l’heure actuelle, sont, pour la plupart, imaginaires.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Lettre n°5371

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5371, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Israël Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du Roch ‘Hodech Nissan, introduisant le mois des miracles et de la délivrance, dans laquelle vous me dites que vous venez d’obtenir votre diplôme pour la Che’hita de la volaille. Je me demande s’il s’agit réellement des volailles, auquel cas votre diplôme n’est pas encore complet. Mais, peut-être est-ce la manière de procéder, dans votre région. En tout état de cause, il serait bon d’apprendre entièrement ce métier(2), même s’il vous semble qu’à court terme, vous n’utiliserez que la Che’hita des volailles. A n’en pas douter, cela ne posera pas de difficultés inhabituelles.

J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous avez rendu visite au village des immigrants de Tripoli. Sans doute ne vous contenterez-vous pas du tout de cela. Vous continuerez à renforcer votre Judaïsme et à diffuser les sources(3) à l’extérieur. Outre son importance intrinsèque, cette pratique est propice pour multiplier les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins, de même qu’en ceux des membres de votre famille. S’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour des jeunes gens, anciens élèves de la Yechiva, fils d’anciens élèves de la Yechiva. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav I.I. Zalmanov, de Kfar ‘Habad. (2) Y compris la Che’hita du bétail. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5372

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5372, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn, New York,

A l’attention des membres de la communauté

et des responsables de la synagogue et du

Talmud Torah Agoudat ‘Habad, à Chicago,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

De temps à autre, je reçois des nouvelles de ce qui concerne votre synagogue et votre Talmud Torah, portant le nom, plein de signification, “ Agoudat ‘Habad ”, de même que de l’abnégation de votre organisation féminine.

J’ai également été satisfait d’apprendre que vous avez, dernièrement, organisé un dîner d’honneur pour votre cher guide spirituel, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, empli d’empressement, aux multiples accomplissements, le Rav Tsvi Shusterman.

De ce fait, j’ai bon espoir que vous appréciez, à sa juste valeur, votre cher Rav et guide spirituel. J’espère également que cette reconnaissance prend une forme concrète, par le renforcement de la vie spirituelle, à la synagogue et au Talmud Torah, à la maison et dans tout votre entourage, basée sur la Torah, Torah de vie et sur ces Mitsvot, telles qu’elles sont illuminées et vivifiées, par la clarté et la chaleur de la ‘Hassidout ‘Habad.

A la veille de la grande et lumineuse fête des Matsot, temps de notre liberté, je formule le vœu que celle-ci encourage et renforce votre action commune pour soutenir et diffuser les saintes traditions de vos ancêtres, qui étaient des ‘Hassidim, des hommes de bonnes actions. Par ce mérite, vous recevrez les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins, physiques et moraux et une libération véritable de tout ce qui fait obstacle à un service de Dieu joyeux.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Lettre n°5373

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5373, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au jeune Avraham David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 28 Adar Chéni, dont laquelle vous me décrivez brièvement votre vie. Que Dieu vous accorde la réussite de pouvoir m’écrire de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement et de vos accomplissements communautaires. De façon générale, et en particulier chez les Juifs, ces deux dimensions sont liées. En conséquence, j’espère que vous ne vous contenterez pas des actions que vous mentionnez. Vous les augmenterez et, à n’en pas douter, vous élargirez ainsi la bénédiction de Dieu, en tous vos besoins personnels. En particulier, vous vous installerez, d’une manière positive, matériellement et spirituellement et, point le plus important, vous trouverez bientôt un bon parti.

Vous parvenez sûrement à maintenir un contact avec ceux que vous avez rencontré, quand vous étiez à l’armée. Il serait bon d’en profiter pour leur rappeler leurs origines, le fait qu’ils sont les descendants d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov, ce qui confère le devoir d’adopter une vie quotidienne en conséquence. En effet, les chercheurs disent que la matière possède une existence effective, qu’il est impossible de faire disparaître(2), qu’on peut uniquement lui faire changer de forme. Combien plus la spiritualité est-elle éternelle, en particulier l’héritage ancestral. C’est une évidence. Vous saurez sûrement trouver les mots pour leur expliquer tout cela, en fonction de leur caractère et de leur compréhension. Que Dieu vous accorde la réussite également en cela.

Puisse Dieu faire que vous observiez des résultats dans tous ces domaines et, pour ce qui vous concerne, en tant qu’agriculteur à Kfar ‘Habad, là où Dieu a ordonné la bénédiction.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav A.D. Morosov, de Kfar ‘Habad. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5441.

Lettre n°5374

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5374, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6 Nissan.

Je vous ai déjà dit que vous devez poursuivre vos études dans l’une des Yechivot ‘Habad de Terre Sainte. C’est de cette façon que vous connaîtrez la réussite, non seulement dans le domaine spirituel, mais aussi matériellement. Vous me dites qu’en tel endroit, l’étude de la partie révélée de la Torah vous paraît faible. C’est précisément à ce propos que le verset dit : “ Vous êtes des paresseux, des paresseux ”, car ceux qui désirent réellement apprendre connaissent la réussite et ils la connaîtront encore.

Vous me faites part de votre anniversaire et, à cette occasion, vous adopterez sûrement la coutume qui est dernièrement celle des ‘Hassidim. Que Dieu vous suggère le discernement et l’idée juste, afin que vous preniez la décision qui sera réellement bonne pour vous. Vous aurez une année de réussite dans les trois domaines du service de Dieu que sont la Torah, la prière et les bonnes actions.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°5375

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5375, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de Pessa’h 5717,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

aux comportements généreux, issu d’une

illustre famille, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction afin que celle-ci soit cachère et joyeuse, qu’elle vous apporte une liberté véritable, liberté des tracas matériels et spirituels, de tout ce qui fait obstacle à un service de Dieu joyeux et enthousiaste.

Cette liberté se poursuivra tout au long de l’année.

Bien plus, le service de Dieu, comme nous l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’applique à tous les domaines qui concernent l’homme, pendant toute la journée et toute la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.

Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête, en émettant le vœu que nous nous rencontrions bientôt lors d’une occasion joyeuse,

Je vous joins également de la Matsa Chemoura qui a été confectionnée en ce jour, veille de Pessa’h, conformément à la coutume juive(2). Celle-ci commémore le sacrifice de Pessa’h, offert à la veille de la fête. Puisse Dieu faire que le Temple soit prochainement reconstruit. Nous y offrirons le sacrifice de Pessa’h, en son temps et nous y consommerons les sacrifices de la fête et ceux de Pessa’h.

Notes

(1) Chnéor Zalman Shazar. Voir, à son sujet, les lettres n°4309, 5580, 56929, 5744 et 5767. (2) Consistant à placer ces Matsot sur le plateau du Séder.

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