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Iguerot Kodesh — lettres 5336 à 5355

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5336

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5336, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, je viens de recevoir votre lettre, dont vous avez commencé la rédaction le 8 Adar Chéni, avec ce qui y était joint. Vous me dites que le contenu de ma lettre se trouve à un niveau trop élevé pour vous. Il en est de même pour tous ceux qui l’ont vu et qui ne savent pas…(1).

Quand la Torah rapporte un récit, elle dit : “ qui n’est pas pur ”(2), afin d’adopter une formulation raffinée, mais, de la même façon, quand elle énonce la Loi, elle précise bien : “ qui est impur ”. Or, il en est de même, en l’occurrence. Il est une obligation absolue de juger chacun en lui accordant les circonstances atténuantes et l’Admour Hazaken souligne qu’il en est ainsi véritablement pour chacun, jusqu’à la personne la plus basse. De même, il est une Mitsva de faire des reproches à son prochain, chaque fois que l’action concrète est en cause, s’il y a un espoir, par cette intervention, de réparer la situation. De ce fait, j’ai écrit à quelques ‘Hassidim, parmi lesquels vous-même, afin que peut-être…(3).

Vous me décrivez, à la fin de votre lettre, les visites effectuées en différents endroits(4). Vous me dites que l’on y a constaté l’immensité de ce qu’il y a à faire. On aurait sûrement pu s’en douter d’emblée. Ainsi, on aurait profité de cette visite pour réparer un certain point, comme je le disais dans ma précédente lettre. Or, “ un petit salut s’appelle également un salut ”. Ceci concerne, en particulier, l’éducation et la pratique des Mitsvot. Car, on n’a pas le droit de se désespérer, même si l’on craint, même si cette crainte est parfaitement fondée, que cette réparation ne se maintiendra pas très longtemps.

Bien plus, vous connaissez les propos merveilleux de l’Admour Hazaken, au chapitre 25 du Tanya selon lesquels : “ Cette unification, là-haut, est éternelle et immuable ”, même si elle résulte de l’accomplissement d’une seule Mitsva, pratiquée une seule fois, qu’elle soit introduite par la Torah ou par les Sages. Combien plus en est-il ainsi si cet usage se maintient quelques fois, pendant un certain temps, par de nombreuses personnes. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.

A ce propos et pour faire suite à tout cela, en fonction de ce qui vient d’être dit et même en allant au-delà de ces propos, je voudrais protester contre votre affirmation, selon laquelle vous êtes brisé et découragé, en voyant ce qui est arrivé à ce jeune homme. Vous connaissez le dicton suivant de mon beau-père, le Rabbi(5) : “ Ce qu’il y a de moins bien, chez nous est préférable à ce qu’il y a de mieux, chez eux ”. Il est clair que l’on ne pas savoir ce qui s’est passé, en ce jeune homme, dans le domaine de “ Fais le bien ” et encore moins en celui de “ Ecarte-toi du mal ”, du fait de son entrée à la Yechiva Tom’heï Temimim. J’ai bon espoir que, là encore, il est inutile d’en dire plus, à quelqu’un comme vous.

Nous approchons du temps de notre liberté et, comme c’est systématiquement le cas, “ ces jours sont commémorés et revécus ”, conformément à l’interprétation du Ari Zal(6). Or, la liberté commença en Tichri, puisque nos ancêtres cessèrent alors d’être esclaves. Puis, elle se confirma, le Roch ‘Hodech Nissan, quand il fut dit : “ Ce mois-ci sera pour vous… ”, comme l’expliquent nos Sages. Puisse donc Dieu faire qu’en tous ces domaines, chaque Juif soit réellement libéré de tout ce qui l’empêche de mener à bien la mission qui lui est confiée, “ j’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Selon l’enseignement de la ‘Hassidout, celle-ci consiste à bâtir pour Lui une demeure ici-bas. Or, on réside, dans sa demeure, par tout l’essence de sa personne et l’on sait que l’essence se révèle précisément par la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques.

Que tout ceci se révèle donc ici-bas, jusqu’à pénétrer l’existence quotidienne. On en verra aussitôt le résultat par le renforcement et le développement de tout ce qui concerne ‘Habad, en tout endroit et, bien entendu, en Terre Sainte. Grâce à la diffusion des sources(7), nous mériterons prochainement la venue du roi Machia’h.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Ce que le Rabbi demande. (2) Plutôt que “ qui est impur ”. (3) La situation s’améliore grâce à cette intervention. (4) Voir la lettre suivante. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°5047. (6) S’ils sont commémorés de la manière qui convient, ils s’effectuent de nouveau, comme la première fois. Voir, à ce propos, les lettres n°4899, 4927, 5389 et 5573. (7) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5337

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5337, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[5 Nissan 5717]

J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, avec ce qu’elle contenait, de même que vos précédents courriers. Les actions que vous me décrivez procurent une grande satisfaction. Il est sans doute inutile de le préciser longuement.

Il ne fait pas de doute que nos saints maîtres, qui ont fait don d’eux-mêmes pour l’amour de chaque Juif et en ont montré l’importance, par leurs propos, invoqueront une grande miséricorde, pour l’endroit où vous exercez actuellement votre mission sacrée, afin que vous ayez une réussite encore plus importante, un succès considérable, dans ces actions, de même que la bénédiction et l’avancement en ce qui concerne personnellement tous ceux qui assument cette mission. Il est certain que, de cette façon, vous multiplierez vos actions, car “ une Mitsva en attire une autre ”.

Vous avez eu le mérite d’être à l’origine des visites(1). Vous avez observé ce qui en a résulté concrètement et leur apport concret(2). Puisse donc Dieu faire qu’à l’avenir, vous m’annonciez encore d’autres bonnes nouvelles. Vous me direz que ces actions se renforcent, en quantité et en qualité, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle “ l’un n’enseignera plus à l’autre, car tous Me connaîtront, du plus petit au plus grand ”.

Notes

(1) Voir la lettre précédente. A ce sujet, l’introduction du quinzième volume du Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte, dit : “ Depuis un an, les jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte, visitent, par groupe de deux, différentes implantations et des Kibboutzim appartenant à tous les groupes et à tous les milieux. Ils apportent, à leurs habitants, la ‘Hassidout, son enseignement, ses usages et ses coutumes. Ils sont parvenus à susciter de fortes manifestations de retour vers la pratique juive. Nous reproduisons ici une lettre du chef de notre génération, le Rabbi Chlita, du 5 Nissan 5717, adressée à l’un des ‘Hassidim, qui dirige l’organisation de ces actions ”. Puis, figure le texte de la présente lettre. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°5133, 5343 et 5353.

Lettre n°5338

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5338, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Adar Chéni et à celles qui la précédaient.

Vous me décrivez la conséquence de l’absorption des quatre coupes(1). Vous consulterez donc un médecin, qui vous indiquera sûrement comment préparer le vin afin qu’il n’affecte pas votre santé. De la sorte, les manifestations auxquelles vous faites allusion disparaîtront.

Vous me parlez des pensées de votre grand-mère, à laquelle Dieu prêtera longue vie. En effet, elle s’imagine, en son esprit, des faits qui la dérangent. Il faut donc vérifier les Mezouzot de sa chambre(2). De même, chaque matin, elle donnera quelques pièces à la Tsédaka. Selon ses possibilités, elle lira ou bien on lui lira, avant d’aller dormir, des récits de notre saint maître ou, plus généralement, des ‘Hassidim. Elle lit sûrement le Chema Israël du coucher ou, tout au moins, son premier paragraphe et la bénédiction Ha Mapil.

Il y a sans doute un programme établi afin de profiter des jours de la fête de Pessa’h, pour le Judaïsme, en général et pour la diffusion des sources(3) à l’extérieur, en particulier. Vous êtes l’un de ceux qui menez l’action, en la matière et vous engagerez donc vos amis à en faire de même.

Je vous adresse ma bénédiction pour que Dieu protège vos parents, auxquels Il accordera longue vie, là où ils se trouvent(4), qu’Il les conduise avec bonté et miséricorde de l’étroitesse vers la largesse.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Du Séder de Pessa’h, que le destinataire de cette lettre ne supporte pas. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5707. (3) De la ‘Hassidout. (4) Peut-être en Russie.

Lettre n°5339

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5339, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 27 Adar Chéni. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne, faisant réponse à votre courrier précédent. Néanmoins, je suis très surpris et étonné par la conclusion de votre lettre, dans laquelle vous me demandez de vous libérer de votre poste de directeur, ce qu’à Dieu ne plaise. Comment pouvez-vous penser à cela ?

Peut-être y pensez-vous, parfois. Vous vous causez alors du tort à vous-même, ce qui n’est pas condamnable par le tribunal des hommes. Il n’en sera pas de même si je prends personnellement cette décision. Je nuirai alors à mon prochain. Or, disent nos Sages, “ le pauvre fait, pour le riche, plus que le riche, pour le pauvre ”. Il en est de même chaque fois que l’un donne et que l’autre reçoit, en particulier pour ce qui concerne la Yechiva que vous dirigez et que vous organisez. En pareil cas, la Yechiva reçoit et vous donnez.

Certes, vous agissez par la force de nos saints maîtres. Cela ne diminue en rien votre effort et parfois même votre peine, car il est dit que : “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ” et “ le résultat est à la mesure de l’effort ”. Si, par exemple, vos arguments sont fondés, mais que l’on n’en tienne pas compte, il est clair que tout cela doit être arrangé. Pour autant, il ne faut pas remettre en cause ce qui est à la fois le bien de la Yechiva et le vôtre.

Vous devez savoir que la perfection n’existe pas dans ce monde. Comme le dit mon beau-père, le Rabbi, dans une causerie bien connue, “ il n’est pas de bien sans mal ”. En conséquence, si vous détruisez quoi que ce soit parce qu’un peu de mal s’y trouve, il s’agira bien d’une dévastation, d’un anéantissement de tout ce qui se passe dans le monde.

Il découle de tout cela que Dieu vous accorde la réussite, non seulement pour poursuivre votre mission sacrée, mais aussi pour la développer. Ainsi, les éléments négatifs iront en diminuant. Or, si un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité, combien plus peut le faire beaucoup de lumière.

Bien plus, en ces jours, nous rapprochons une délivrance de l’autre et il est dit que : “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte ”, jours au pluriel. En effet, la sortie d’Egypte commença le 15 Nissan 2448 et elle se poursuit depuis lors, chaque jour, jusqu’à la venue de notre juste Machia’h. Bien entendu, chaque jour apporte quelque chose de plus, par rapport à la veille. Et, il convient de se libérer de toutes ses entraves, de tout ce qui limite et fait obstacle, afin de se préparer au don de la Torah et à sa réception.

Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous oubliez tout ce qui vous empêche de connaître la réussite dans votre mission sacrée, de renforcer et de développer la Yechiva de votre ville. Vous me donnerez de bonnes nouvelles, non seulement de vos accomplissements communautaires, mais aussi de vos réalisations personnelles, de même que de celles de chaque membre de votre famille.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

M. Schneerson,

Lettre n°5340

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5340, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je suis un peu surpris de constater que, jusqu’à maintenant, les institutions de votre ville ont été dirigées en fonction d’un avis unique. Il est évident qu’il ne peut pas en être ainsi, non seulement d’après la Torah, mais aussi selon la logique élémentaire.

Qui est plus grand, pour nous, que Moché, notre maître ? Or, vous savez ce que disent nos Sages, à son sujet et vous consulterez, à ce propos, le Midrash Rabba, le Tan’houma, au début de la Parchat Pekoudeï, le Rama et le Baït ‘Hadach, Yoré Déa, chapitre 257.

Je vois, dans votre lettre, un point qui sera rectifié et j’ai donc bon espoir qu’il en sera de même, au plus vite, pour les autres points. Ceci renforcera sûrement la bonne entente et multipliera la bénédiction.

Lettre n°5341

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5341, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David Abba(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie beaucoup de m’avoir transmis cette bonne nouvelle, l’arrivée en Terre Sainte de vos beaux-parents. Puisse Dieu faire qu’ils s’y installent de la meilleure façon, matériellement et spirituellement, en un bien visible et tangible.

Vous avez le mérite d’agir pour renforcer ce qui concerne Kfar ‘Habad. J’ai donc bon espoir que vous ne vous contenterez pas de ce que vous avez fait jusqu’à maintenant, en tant que secrétaire du Kfar. Vous intensifierez votre activité. Et, puisse Dieu faire que ce mérite vous protège, avec toute votre famille, également en ce qui vous concerne personnellement.

En effet, la mission confiée au Kfar fait de lui un réceptacle, permettant de recevoir les bénédictions de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera. Celui-ci est également le canal véhiculant leurs bénédictions aux ‘Hassidim de toute la Terre Sainte et, par leur intermédiaire, à tous les Juifs qui s’y trouvent et y sont “ tous présents ”(2), formant une entité unique, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat Nitsavim.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour donner de bonnes nouvelles, de vos accomplissements communautaires et de vos réalisations personnelles,

Notes

(1) Le Rav D.A. Chen, de Kfar ‘Habad. (2) Selon les termes du début de la Parchat Nitsavim.

Lettre n°5342

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5342, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué jeune homme qui craint Dieu,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Nissan

et à celle qui la précédait. Vous me décrivez les actions menées par le comité pour la promotion des discours et des propos d’encouragement qui sont prononcés publiquement. J’aimerais connaître, brièvement, le contenu de ces discours. En effet, il est différentes sortes d’encouragement, divers moyens d’obtenir un tel résultat. Bien entendu, de nos jours en particulier, la proximité et les propos agréables sont plus efficaces que l’attitude inverse. C’était déjà le cas du vivant du Baal Chem Tov et de ses disciples. A l’époque, il y avait déjà une grande différence entre ces deux manières d’agir et combien plus est-ce le cas, à l’heure actuelle, alors que cette différence s’est accrue.

Vous évoquez la diffusion d’un périodique consacré à la foi, engageant à la pratique de la Torah et des Mitsvot. Sans doute celui-ci ne sera-t-il pas polémiqué(2), ce qui aurait pour effet de développer également l’avis opposé. Or, la manière dont il est réfuté n’est pas toujours clairement perçue. Avant tout, nombreux sont ceux, à notre époque, qui n’ont pas connaissance de tout cela, ne savent pas qu’une opposition existe. Il faut donc se préserver de répandre des opinions hérétiques.

Vous m’interrogez sur le récit de l’emprisonnement(3). Il serait bon d’en parler avec les jeunes de l’association ‘Habad, qui se trouvent près de chez vous, de même qu’avec la rédaction du Bitaon.

Bien que vous ne me le précisiez pas, j’espère que vous augmentez le temps que vous consacrez à l’étude de la ‘Hassidout, malgré l’importance de vos réalisations, comme je l’ai écrit par ailleurs. Le prophète le souligne lui-même en ces termes : “ Tends ton pain à celui qui a faim ”, c’est-à-dire, selon l’interprétation du Tana Dveï Elyahou Rabba, celui qui a faim de Torah et de Mitsvot, mais, malgré tout cela, “ ne te détourne pas de ta propre chair ”. Puisse Dieu faire que vous soyez en mesure de me donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Vous m’interrogez sur la contradiction entre l’effort réalisé sur sa propre personne et celui que l’on consent envers l’autre. Il me semble vous avoir déjà écrit que l’un et l’autre sont indispensables, ce qui veut bien dire qu’ils ne se contredisent pas. La différence entre le temps consacré à chacun varie selon les personnes, les endroits et, chez la même personne, d’un moment à l’autre. En la matière, il faut prendre conseil auprès de ceux qui se trouvent sur place et ressentent, en leur cœur, la détresse des Juifs. En effet, la Hala’ha précise qu’un vieillard très âgé ne peut pas siéger au Sanhédrin.

Notes

(1) Le Rav C.Shtantsel, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4126. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5330. (3) Du précédent Rabbi, à l’issue duquel il y eut la libération du 12 Tamouz.

Lettre n°5343

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5343, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Nissan 5717,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu et se consacre aux besoins

communautaires, aux multiples accomplissements,

le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous préparez sûrement la distribution de Matsa Chemoura(2), non pas uniquement comme chaque année, mais bien avec un ajout, puisque vous avez, désormais, un plus grand nombre de connaissances. En outre, s’est accrue la motivation des cœurs juifs, en exil qui, tout en étant en sommeil, restent en éveil pour le Saint béni soit-Il et la délivrance, laquelle libérera, avant tout, du mauvais penchant.

J’ai lu, avec un plaisir particulier, ce que vous me dites des visites(3) dans les différentes implantations. Là encore, vous ferez sûrement un ajout. Puisse Dieu faire que la réussite soit perceptible aux yeux de chair, ce qui est nécessaire pour redoubler de force et d’ardeur en ces accomplissements.

Notes

(1) Le Rav C.M. M. Schneerson, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°5150, 5501, 5626 et 5669. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°5302, 5330 et 5416. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°5337.

Lettre n°5344

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5344, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au comité de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Pour le bon ordre, je vous confirme encore une fois avoir reçu vos lettres des mois passés, dont les dates sont indiquées plus bas, puisque je ne suis pas tout à fait certain de l’avoir fait clairement.

Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma lettre, qui répondait à votre précédent courrier. J’attends une réponde détaillée et de bonnes nouvelles de tout cela.

Je suis surpris que, dans certains domaines et dans des documents officiels, vous utilisiez encore le nom précédent(1) et non celui de votre village, Kfar ‘Habad. De la manière qui convient, il faut rectifier tout cela au plus vite. N’en négligez pas l’importance, car cela peut avoir d’autres conséquences, qui ne sont pas liées à cette cause.

Je suis étonné que vous ne me disiez rien de la fabrique de Matsa Chemoura de Kfar ‘Habad, dont j’ai eu connaissance uniquement d’une manière indirecte. J’espère que le Kfar en tire une source de revenus et qu’en outre, vous lierez des contacts, également dans d’autres domaines, avec ceux qui achètent cette Matsa Chemoura.

Il est inutile de vous rappeler que le comité du Kfar doit apporter son concours à la réunion du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, qui aura lieu à ‘Hol Ha Moéd Pessa’h(2). Comme je l’ai écrit plusieurs fois, tout ce qui se passe à Kfar ‘Habad, surtout en public, doit avoir un apport pour tout le village, à condition que l’on s’en serve, en son temps et de la manière qui convient.

Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse à chacun et chacune des habitants de Kfar ‘Habad, auxquels Dieu accordera longue vie.

Notes

(1) C’est-à-dire Sfarya. Voir, à ce sujet, les lettres n°4376, 5554, 5580 et 5629. (2) A propos de la réunion de l’année précédente, voir les lettres n°4284. Voir également la lettre n°5392.

Lettre n°5345

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5345, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5717,

Brooklyn,

A chaque résidant et à chaque résidante de Kfar ‘Habad,

fondé par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous

protégera, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue grandement et vous bénis,

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, j’adresse à chacun et à chacune d’entre vous ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, pour se défaire des tracas matériels et spirituels, de tout ce qui empêche de servir Dieu avec joie et enthousiasme.

Puisse Dieu faire que vous conserviez cette liberté et cette joie tout au long de l’année.

Bien plus, le service de Dieu, comme nous l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’applique à tout ce qui concerne l’homme, pendant toute la durée de la journée et de la nuit.

Il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”, comme le Rambam l’explique, dans ses lois des opinions, à la fin du chapitre 3. Et, la Hala’ha le prend en compte, dans le Tour et le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231.

L’affirmation du Zohar, tome 3, pages 51b et 50a, est encore plus forte : “ Toutes les actions de l’homme doivent toutes êtres consacrées à Son saint Nom, qu’il doit mentionner par sa bouche, en tout ce qu’il fait, car tout est partie intégrante de Son service ”.

La finalité de tout cela est précisée par le verset : “ reconnais-Le ”, ainsi qu’il est dit : “ Et, tu sauras aujourd’hui ”, “ Connais le Dieu de ton père ”. Le Rambam souligne, au cinquième de ses huit chapitres : “ On placera face à ses yeux, en permanence, un objectif unique, la perception du Divin. Les actions de l’homme et tout ce qui le concerne doivent le conduire vers cet objectif ”.

Je formule le vœu que Dieu vous accorde la réussite afin que les actions de Kfar ‘Habad, tout ce qui le concerne tendent effectivement vers ce but, c’est-à-dire vers les sources de la ‘Hassidout, conformément à la volonté de son fondateur, mon beau-père, le Rabbi. A partir de cet endroit, ces sources se diffuseront à l’extérieur.

Puis s’accomplira la promesse selon laquelle “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de la délivrance véritable et complète, très bientôt et véritablement de nos jours, par notre juste Machia’h.

Je vous adresse ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, dans la largesse matérielle et spirituelle, la liberté véritable et pour un été en bonne santé et joyeux.

J’ai transmis de la Matsa Chemoura au Rav et ‘Hassid, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav A.Dreizin. Je lui ai demandé de la distribuer aux habitants de Kfar ‘Habad, par l’intermédiaire du comité de Kfar ‘Habad et du comité moral, dirigé par le Rav Chlita, maître de l’endroit.

Puisse Dieu faire que cette Matsa exerce son effet, conformément aux propos de nos Sages, qui l’appellent “ aliment de la foi ” et “ aliment de la guérison ”, d’après l’explication de l’Admour Hazaken, reproduite dans le Hayom Yom, à la date du 15 Nissan 5703.

Lettre n°5346

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5346, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5717,

Brooklyn,

A la sainte communauté Chouva Israël,

à Buenos Aires et, à sa tête, au grand Rav,

distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zeev(1) Chlita,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue grandement et vous bénis,

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, j’adresse à chacun et à chacune d’entre vous ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, pour se défaire des tracas matériels et spirituels, de tout ce qui empêche de servir Dieu avec joie et enthousiasme(2).

On sert Dieu tout au long du jour et de la nuit, en tout ce qui concerne l’homme, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. Le Rambam explique longuement tout cela, dans ses lois des opinions, à la fin du chapitre 3. Et, la Hala’ha en fait mention dans le Tour et le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 231. Vous consulterez ces textes.

Puisse Dieu faire que vous conserviez cette liberté et cette joie, tout au long de l’année.

Conformément à l’expression bien connue du Zohar, selon laquelle la Matsa est “ l’aliment de la foi ” et “ l’aliment de la guérison ”, j’ai demandé que l’on vous envoie d’ici, suffisamment tôt, de la Matsa Chemoura, afin que chaque membre de votre sainte communauté en reçoive au moins deux Kazaït(3).

Dieu fasse que s’accomplisse le dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, qui nous a été transmis par mon beau-père, le Rabbi. En effet, l’Admour Hazaken dit : “ L’aliment de la foi est celui du premier soir et l’aliment de la guérison, celui du second soir. Lorsque la guérison permet la foi et que l’on remercie Dieu d’avoir été guéri, on n’en a pas moins été malade. A l’opposé, lorsque la foi conduit vers la guérison, on n’a, d’emblée, pas connu la maladie ”.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav Z.Greenberg. Voir, à son sujet, les lettres n°4933 et 5154. (2) Sur l’ensemble de cette lettre, voir la lettre précédente. (3) Soit une soixantaine de grammes.

Lettre n°5347

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5347, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre express et j’ai aussitôt craint que cet empressement soit lié à un problème matériel. Ma crainte s’est malheureusement avérée fondée, car, comme à votre habitude, vous n’écrivez pas du tout ou très rarement, puis, quand survient un problème physique, au sens le plus littéral, vous m’envoyez une lettre express et me demandez que ma réponse le soit également. Néanmoins, conformément au commentaire que donne le Metsoudat Tsion du verset : “ Ouvre Ta main et rassasie chaque créature par Ta Volonté ” et comme vous le savez(1), le matériel des autres est ma spiritualité. Je satisfait donc à votre désir.

Nous approchons d’une fête de hâte, ainsi qu’il est dit : “ C’est dans la hâte que nos ancêtres quittèrent l’Egypte ”. Malgré cela, puisse Dieu faire que vous ressentiez la valeur de : “ vous serez sauvés dans le calme et la tranquillité ”. C’est de cette façon que l’on se prépare, à l’heure actuelle, pendant la période du talon du Machia’h(2), à la délivrance future, très bientôt et de nos jours. Vous consulterez, à ce propos, le début et la fin de la grande séquence de discours ‘hassidiques intitulée Ve Ka’ha.

Avec

ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4772. (2) Alors que sa venue est imminente.

Lettre n°5348

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5348, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche.

En un moment propice, je mentionnerai le nom de votre père près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’il connaisse la réussite en tout ce qui le concerne. Il forgera sûrement un canal, le reliant à mon beau-père, le Rabbi, qui invoque la miséricorde divine pour lui, en étudiant son enseignement, ses discours ‘hassidiques, en gardant les trois études, qui s’appliquent à chacun et qu’il a instaurées. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.

Vous me décrivez votre étude et vous me dites que, parfois, vous manquez de constance et d’ardeur. Le Tanya établit clairement qu’il s’agit là d’un stratagème du mauvais penchant, lequel cherche à inciter l’homme en lui affirmant qu’il n’est pas ce qu’il devrait être. Or, même quand le mauvais penchant attaque, l’âme divine de chaque Juif reste fidèle à Dieu. Tous veulent mettre en pratique la Volonté de Celui Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot. Le Tanya explique longuement tout cela. Le Rambam le cite, plus brièvement, dans la Hala’ha, à la fin du chapitre 2 des lois du divorce.

Il est donc bien clair que tout dépend de votre motivation. Vous disposez de toutes les forces nécessaires pour étudier avec ardeur et constance et, de temps en autre, celles-ci se développent, d’autant que nous nous approchons de Pessa’h, temps de notre liberté. Or, il n’est pas d’autre moyen de se libérer du mauvais penchant qu’en étudiant la Torah.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Lettre n°5349

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5349, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre.

Je suis surpris par son contenu. Vous constatez vous-même que je vous ai demandé de m’écrire et de me faire savoir que la situation s’améliore. Mais, ce n’est pas ce que vous avez fait. Vous avez attendu. Puis, l’amélioration s’est interrompue et c’est alors seulement que vous m’avez écrit pour m’en prévenir.

Comme vous le savez, nos saints livres expliquent que, quand on est le témoin des miracles de Dieu, il faut les reconnaître pleinement et Le louer, de la manière qui convient. Cette louange doit prendre la forme d’un engagement accru pour la Torah et les Mitsvot. Quand on a conscience des bienfaits de Dieu, on ne fait pas obstacle à Ses bénédictions. Et, bien plus, Il les augmente.

A l’opposé, si on reçoit ces bénédictions comme si elles allaient de soi, même si, par ailleurs, on les mérite effectivement, a fortiori si on les considère comme un acquis personnel, fruit de son intelligence, par exemple, il n’en résultera aucun apport pour la Torah et les Mitsvot. C’est, parfois même, le contraire qui se produira. On est sûr de soi et l’on ne doit donc pas s’étonner que l’amélioration soit interrompue.

Je vous ai demandé de me prévenir de cette amélioration. Bien entendu, il s’agissait de vous donner l’occasion de méditer à la bonté et à la miséricorde de Dieu envers vous, afin de renforcer ce bien.

Dieu fasse qu’au moins à partir de maintenant, vous mettiez en pratique ce qui vient d’être dit, d’autant que nous nous préparons à la fête de Pessa’h, temps de notre libération.

Vous ne dites rien, dans votre lettre, de la recherche d’un bon parti pour votre fils. J’en déduis, conformément à notre discussion, que vous vous en occupez, de la manière qui convient. Dieu fasse que vous connaissiez la réussite.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5350

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5350, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Nissan 5750,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Votre feuillet, avec ce qui y était joint, m’est bien parvenu. En un moment propice, je citerai tous ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, conformément à ce que vous écrivez.

On m’a également transmis deux coupures de presse avec vos articles. Sans doute maintiendrez-vous cet usage positif, y compris pour ce que vous avez écrit dans le passé. Vous devez vous efforcer, si cela n’est pas trop difficile, d’écrire des articles dignes d’être publiés, parce qu’ils présentent un intérêt pour le plus grand nombre.

Vous connaissez sûrement le dicton, que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, à propos de l’étude de la Torah : “ Tu dis que tu as appris la Torah, mais que t’a appris la Torah ? ”. Dans ce feuillet, en revanche, vous parlez de ce que vous enseignez aux autres, mais non de votre propre étude.

Puisse Dieu faire que ce manque soit uniquement dans ce que vous m’écrivez et me transmettez, mais non dans l’action concrète. Et, même si c’est le cas, un ajout, de temps à autre, reste nécessaire, conformément à l’Injonction selon laquelle on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une fête de Pessa’h réellement cachère et joyeuse,

Lettre n°5351

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5351, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Nissan 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

groupement de Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie d’adresser, en mon nom, de la Matsa Chemoura à monsieur Its’hak Korn.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5352

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5352, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[8 Nissan 5717]

Il est judicieux de développer votre capacité de conférencier et d’orateur.

La lecture de la Torah des jours de ‘Hanouka, d’après notre coutume, est définie par les responsa Tséma’h Tsédek(1), reproduite dans le fascicule Barou’h Ché Assa Nissim et également par le Rav Barou’h Naé dans le calendrier du Collel ‘Habad(2), que j’ai moi-même relu(3).

Je suis surpris que vous soyez dans le doute à propos d’une coutume ‘Habad qui est clairement établie.

Notes

(1) Ora’h ‘Haïm, chapitre 68. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Au second jour de ‘Hanouka, on lit, pour le Cohen : ‘Ba Yom Ha Chéni… ” jusqu’à ‘Meléa Ketoret’, pour le Lévi, jusqu’à ‘Ben Tsouar’, pour l’Israël, ‘Ba Yom Ha Chelichi’. Et, il en est de même pour tous les autres jours de ‘Hanouka. ” (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3807.

Lettre n°5353

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5353, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Morde’haï(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie. Vous faites également allusion à votre attachement à la ‘Hassidout et aux ‘Hassidim(2).

Vous connaissez la parole royale de nos saints maîtres, reproduite dans le Hayom Yom, à la date du 24 Sivan 5703, selon laquelle “ l’attachement véritable passe par l’étude de la Torah. Quand on étudie mes discours ‘hassidiques et qu’on lit mes causeries, quand on s’attache aux ‘Hassidim et aux élèves de la Yechiva, dans leurs études et dans leurs réunions, quand on accède à ma requête de lire des Tehilim et qu’on fixe un temps pour l’étude, on est effectivement attaché ”.

De même, si nous étudions tous les mêmes discours de nos saints maîtres, si nous nous efforçons de respecter les principes instaurés par eux, point le plus fondamental, si nous diffusons les sources de la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques, nous serons, tous ensemble, attachés à l’arbre de vie, à nos saints maîtres, jusqu’à l’Admour Hazaken, le Maguid de Mézéritch et le Baal Chem Tov, desquels il est dit : “ Je me tiens entre Dieu et vous ”, car ils sont les intermédiaires nous reliant à l’Essence de Dieu.

En conséquence, j’ai pris plaisir à apprendre, par votre lettre, que non seulement vos fils se trouvent dans les quatre coudées de la Yechiva Torat Emeth, mais qu’en outre, vous avez vous-même fixé un temps pour étudier l’enseignement de ‘Habad, vous enseignez publiquement des discours ‘hassidiques et vous vous efforcez de diffuser les sources(3) en visitant les implantations juives(4) qui, pour l’heure, restent encore extérieures à tout cela.

Il est certain que cette démarche renforcera votre attachement et permettra, avant tout, que celui-ci se manifeste au quotidien, dans tous les domaines, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. Et, comme sont merveilleux les propos du Rambam, au cinquième de ses huit chapitres, selon lesquels la finalité de tout ce qui concerne l’homme est la perception du Divin ! Vous consulterez ce texte.

Nous approchons du temps de notre liberté, liberté de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu avec joie et enthousiasme, dans l’abondance.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, de même que vos actions positives, dans ces domaines. Ainsi, chacun de vous recevra sûrement la bénédiction de Celui Qui donne la Torah, vivifie la vie, en tous vos besoins, matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de la continuation de vos actions de diffusion des sources, de l’ajout que vous ferez, conformément à l’Injonction de s’élever dans la sainteté et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav M.Gruzman, de Ramat Its’hak. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3817, 4084 et 4392. (3) De la ‘Hassidout. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5337.

Lettre n°5354

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5354, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me dites que vous étudiez à la Yechiva et vous envisagez quelques possibilités d’installation à court terme. Vous me demandez ce que j’en pense et ce que vous devez choisir.

De nos jours, l’étude de la Torah, en Terre Sainte, dans le cadre d’une Yechiva, a une portée beaucoup plus large qu’auparavant. Elle a un rôle essentiel et est d’une très grande utilité, en apportant à celui qui la pratique des bases solides, en le préservant des épreuves de notre époque, en lui permettant de ne pas craindre les vents de tempêtes qui soufflent de toute part. Malheureusement, ceux-ci ne diminuent pas et, bien au contraire, nos Sages disent que “ il n’est pas de jour…(1) ”.

En conséquence, une étude de quelques années à la Yechiva n’est pas uniquement réservée à celui qui choisit, dans la vie, une fonction sacrée, au Rav, au recteur de Yechiva ou au Cho’het. Elle concerne, à proprement parler, chaque jeune qui désire réellement, au cours de son existence, étudier la Torah et pratiquer les Mitsvot, selon la Volonté du Créateur. Quelques années dans ce cadre sont indispensables.

Bien plus, vous n’entendez pas exercer une fonction sacrée et l’on peut en conclure que vous serez exposé à des épreuves encore plus forte. Pendant ces années déterminantes pour votre personnalité morale, vous devez donc vous trouver à la Yechiva, sans y être dérangé par d’autres études, sans être confronté à un autre environnement. Il ne s’agit pas simplement, en l’occurrence, d’acquérir quelques connaissances de plus, d’être un plus grand érudit, mais, à proprement parler, de vous donner les moyens de pratiquer les Mitsvot.

De plus, vous devez savoir que l’enseignement de la Michna : “ Ne crois pas en toi-même(2) ” s’appliquent encore de nos jours, c’est bien évident. Combien plus est-ce le cas pour les jeunes qui n’ont pas encore quitté les quatre coudées de la maison de leurs parents ou bien celles de la Torah et de la prière. Ceux-là sont donc dans l’impossibilité de déterminer l’ampleur des épreuves auxquelles ils seront confrontés, dans quelques années et de décider s’ils sont déjà assez protégés, dans toute la mesure du besoin, pour lutter contre les voiles et les obstacles.

Certains soulèvent, contre ce qui vient d’être dit, l’objection suivante. Les années de Yechiva retardent le commencement de la vie active. Mais, au final, c’est le Saint béni soit-Il Qui nourrit chacun et subvient à ses besoins, car “ l’homme ne vit pas uniquement de pain ”. Quand cela est nécessaire, il doit donc renforcer sa stature morale, afin que celle-ci soit suffisamment ferme. Et, quand le fondement est solide et puissant, on peut profiter de l’édifice s’appuyant sur lui, le décorer et l’embellir. Il n’en est pas de même quand ce fondement est vacillant.

Puisse Dieu faire que vous preniez la décision qui sera réellement bonne, c’est-à-dire celle de consacrer quelques années aux études sacrées, dans une atmosphère et un environnement de sainteté. Ainsi, vous connaîtrez la réussite, à l’avenir, également dans le domaine matériel.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Dont la malédiction ne soit pas supérieure à celle de la veille. (2) Jusqu’au jour de ta mort.

Lettre n°5355

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5355, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Nissan 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements et aux bons

comportements, le Rav Alexander Zisel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat et j’y ai lu, avec plaisir, de quelle manière se passe le Chabbat, dans l’institution que vous dirigez. Des garçons et des filles le fréquentent et l’on prend donc, assurément toutes les précautions nécessaires, en la matière. Vous me dites qu’ils sont séparés pendant la prière. Il est bien clair que cela n’est pas suffisant.

J’en viens à ce qui fait l’objet de votre lettre. Vous me dites que vous établissez parfois le bilan moral de votre activité, consacrée à l’éducation des autres. En revanche, qu’en sera-t-il de votre propre personne, vous demandez-vous, de ce qui vous concerne, alors que “ un jour en poursuit un autre ” ?

Vous savez sans doute que cette question et cette déconvenue morale sont anciennes, qu’elles dérangent tous ceux qui se consacrent aux activités communautaires, en général et à celles qui concernent l’homme dans sa globalité, en particulier. Bien entendu, la réponse et la solution à cette question fondamentale ne sont pas les mêmes à chaque époque et pour chaque personne. Le temps de guerre n’est pas comparable à celui de la paix, le désordre à celui où tout va bien. Il est clair, en outre, que celui qui possède un don spécifique pour gérer les responsabilités communautaires n’est nullement comparable à celui qui les assume seulement par la force des choses.

Il faut donc raisonner en fonction de ces critères logiques et compréhensibles à celui qui médite, même sommairement, à la vision du monde qui est celle de notre Torah, Torah de vie, dont un grand principe est : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Et, “ quiconque préserve une âme juive est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier ”.

Il est certain que notre génération est orpheline. Elle est aussi celle du talon du Machia’h, à la fin de l’exil, une proche préparation pour le début de la délivrance complète. Celle-ci sera effectivement complète, ce qui veut bien dire qu’aucun Juif ne restera en exil, l’exil au sens littéral, mais aussi dans sa portée morale. Pour cela, la participation de chacun est nécessaire, un effort doit être fait pour réunir les âmes juives, les rapprocher du Libérateur d’Israël, de Dieu, Qui donne la Torah et les Mitsvot.

Nul n’est dispensé de cette mission, à laquelle on doit se consacrer au moins pendant un certain temps, chaque jour, chaque semaine, chaque mois. Plus un homme est doué pour cette activité, plus le temps qu’il y consacrera doit être important. Pour certains, cette mission est essentielle et toutes les autres actions ne font que la préparer. En d’autres termes, c’est la Mitsva qu’ils doivent respecter plus scrupuleusement, selon les termes d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 7 et du Séfer Ha Si’hot de l’été 5700, page 22 et dans les notes. Le reste de la Torah et des Mitsvot qu’ils accomplissent reçoivent l’élévation, du bas vers le haut, par l’intermédiaire de cette Mitsva, tout comme les révélations qu’ils obtiennent, du haut vers le bas, passent par elle.

Il est, toutefois, bien clair que pour réunir les étincelles et rapprocher les cœurs, il ne suffit pas de s’humecter soi-même. On doit le faire au point d’humecter les autres. Il appartient à chacun d’évaluer et d’attribuer à chaque jour, à chaque époque, le temps et l’ardeur nécessaires pour réaliser cet effort sur soi-même et en soi-même, y compris quand on recherche, presque en permanence, le bien de l’autre.

Pour ne pas se tromper dans cette évaluation, il faut se souvenir soigneusement du dicton(2) bien connu, que nous avons reçu de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel, tout comme on ne doit pas sous-évaluer ces défauts, il ne faut pas non plus sous-évaluer ses qualités. Une autre fois, il dit que l’interdiction de la médisance ne s’applique pas uniquement envers les autres, mais aussi envers soi-même. Le Saint béni soit-Il ne demande qu’en fonction des forces qu’Il accorde et la Torah n’a pas été donnée aux anges. Dieu veut que l’on assume cette mission et cela doit donc être possible.

Il ne faut donc pas s’affecter si, au début, on est confronté à des difficultés. Bien plus, parfois, on peut même trébucher. En effet, disent nos Sages, “ un homme acquiert les paroles de la Torah seulement après avoir achoppé sur elles ”. Et, il n’est pas d’enseignement plus clair que celui-là, puisqu’il est énoncé dans les lois relatives aux cas de danger.

Je formulerai tout cela, à la façon de l’Admour Hazaken, au chapitre 44 du Tanya.

Certes, qui peut prétendre atteindre même un millième du niveau qui fut celui du berger d’Israël(3) ? Pour autant, une infime partie se trouve bien chez chaque Juif, en particulier ceux qui s’investissent dans le domaine de l’éducation, au moins de manière potentielle et virtuelle. En conséquence, c’est l’occasion de méditer à l’enseignement du Baal Chem Tov que nous avons reçu de mon beau-père, le Rabbi, le Chabbat Parchat Béréchit 5697(4), à propos du verset : “ Lève-toi, ma lumière ”. En voici les termes, notés par l’un des présents : “ Les propos du Baal Chem Tov s’adressaient aux chefs d’Israël. Il leur dit : Vous, chefs d’Israël, qui enseignez la Torah aux Juifs et agissez pour le bien du plus grand nombre, qu’en est-il de vous-même ? La réponse est la suivante : Lève-toi, ma lumière, d’une lumière spécifique et générale à la fois, car ta lumière est venue ”. La fin de son enseignement ne nous est pas parvenu.

Certes, la fin de cet enseignement manque et l’explication n’est donc pas claire. La question posée, en revanche, l’est et il est bien évident que de telles personnes sacrifient leur étude de la Torah, leur service de Dieu pour le bien des autres. Or, non seulement on admet leur comportement, mais, bien plus, on les bénit en leur promettant la lumière spécifique et générale à la fois.

Pour comprendre la profondeur de cette idée, il faudrait développer très largement cette analyse et, même en pareil cas, on ne parviendrait pas encore à l’intégralité. Néanmoins, nous faisons référence à l’action concrète et l’on sait quel critère s’applique à l’action, selon les termes du Rabbi Rachab, reproduits dans la Hayom Yom, à la date du 23 Sivan 5703 : “ Retiens bien ce principe et garde-le en permanence à l’esprit. Tout obstacle à ce qui est efficace ou utile pour le service de Dieu, aussi élevé qu’il puisse être, n’est qu’un stratagème de l’âme animale ”.

Si vous voulez m’écouter, redoublez d’ardeur en votre mission pour l’éducation des enfants juifs, sur lesquels vous exercez votre influence, dans l’école et à l’extérieur de celle-ci. Observez la situation telle qu’elle est réellement et profondément. De chacun de ceux à qui vous vous consacrez, il est dit : “ Vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu ”. Tout ce qui les rapproche de notre Père Qui se trouve dans les cieux, toute action en ce sens, est immuable et éternelle, là-haut. Elle procure une satisfaction sans limite. Néanmoins, pour que cette mission soit assumée de la manière qui convient, vous devez, avec votre famille, donner l’exemple à vos élèves de ce que vous leur enseignez, l’exemple d’un Juif et d’une Juive basant leur comportement sur notre sainte Torah et pénétrés du luminaire de la Torah, la ‘Hassidout.

Pour cela, il faut fixer, en son esprit et dans le temps, une étude de la ‘Hassidout, respecter ses usages et ses pratiques. Alors, à n’en pas douter, s’accomplira la promesse selon laquelle “ son cerveau et son cœur seront mille fois plus affinés ”. Et, différents textes soulignent que le chiffre mille, dans cette affirmation, n’est pas une exagération, ce qui veut dire qu’une heure d’étude vous sera aussi profitable, quantitativement et qualitativement, que mille heures. De la sorte, dans votre vie privée, vous connaîtrez effectivement l’élévation, d’une étape vers l’autre.

Bien entendu, tout cela n’est pas simple, mais pourquoi imaginer qu’un Juif doive rechercher la simplicité, en particulier à notre époque, alors que la Présence divine est en exil, l’obscurité est intense et profonde, tout conduit à l’épuisement ? Et, entre les lignes de cette lettre, est exprimé beaucoup plus que ce qui y est dit en toutes lettres. J’espère que ces explications seront suffisantes pour alimenter votre réflexion.

Puisse Dieu faire que nous retenions, l’un et l’autre, la même interprétation de tout cela, parce que nous avons, l’un et l’autre, le même objectif, en l’occurrence la diffusion des sources de la ‘Hassidout, en sorte que la conquête soit de plus en plus large, qu’elle s’étende à tout notre peuple, les enfants d’Israël. Alors, “ l’un n’enseignera plus à l’autre et la terre s’emplira de connaissance de Dieu ”.

Bien entendu, tout ceci ne contredit pas ce qu’il me semble vous avoir écrit plusieurs fois, à propos de l’aide que vous devez apporter à Kfar ‘Habad et à ce qui le concerne. Bien au contraire, cette démarche vous viendra en aide pour le faire, conformément à la promesse de la Michna selon laquelle “ une Mitsva en attire une autre ”.

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, pour vous défaire des tracas matériels et spirituels, de tout ce qui empêche de servir Dieu avec joie et enthousiasme, pour conserver cette liberté et cette joie tout au long de l’année. De fait, le service de Dieu, comme nous l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’applique à tout ce qui concerne l’homme, pendant toute la durée de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.

Avec ma bénédiction pour la fête et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav A.Z. Bunin, de Raanana. Voir à son sujet, la lettre n°4468. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°46, 5422 et 5468. (3) Moché, notre maître. (4) 1936. Voir le Séfer Ha Si’hot 5697, page 207, note 7.

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