Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5316
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5316, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Adar Chéni, dans laquelle vous me dites qu’il vous a fallu changer une Mezouza. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de la vérification des Tefillin(1).
Vous me demandez ce que doit donner(2) votre mère, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.
Bien entendu, tout dépend de ses moyens. L’idée est la suivante. Ce moment(3) est favorable pour que les femmes et les jeunes filles juives formulent des requêtes à Dieu. Par la suite, elles accomplissent la Mitsva d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Il s’agit donc pour elles de multiplier les bénédictions de Dieu en donnant de la Tsédaka.
Vous me demandez comment réparer ce qui concerne la Mezouza(4). Vous apprendrez par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un de Tanya. En marchant dans la rue, par exemple, vous les réciterez, oralement ou au moins par la pensée.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rabbi avait, vraisemblablement, demandé au destinataire de cette lettre, dans un précédent courrier, de faire vérifier ses Tefillin et ses Mezouzot. (2) A la Tsédaka. (3) L’allumage des bougies. (4) Qui n’était pas valable.
Lettre n°5317
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5317, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Ha ‘Hodech, avec ce qu’elle contenait(2) et vous trouverez, ci-joint, les reçus.
Puisse Dieu faire que s’accomplisse en chacun de nous, au sein de tout Israël, l’Injonction(3) : “ Ce mois-ci sera pour vous ”, c’est-à-dire, selon l’interprétation du Midrash Chemot Rabba(4), à cette référence : “ Précisément pour vous ”, comme l’explique le discours ‘hassidique(5) prononcé hier, pendant la réunion ‘hassidique, basé sur un enseignement de nos Sages, dans le Yerouchalmi(6), relatif au renouvellement de la Hala’ha.
Que se renouvelle donc la création, effectuée à partir du néant, ce qui est le contraire de la matière qui retourne au néant, comme le dit le Tséma’h Tsédek, à cette référence.
Ainsi, se réalisera également la promesse selon laquelle “ c’est en Nissan qu’ils seront libérés ”, selon l’affirmation du Chemot Rabba, suivi par Rabbi Yehouda qui dit, comme le rapporte le traité Sanhédrin 97b : “ Ce n’est pas avec de l’argent que vous serez libérés ”, comme l’explique le discours “ Ce mois-ci ” de l’été 5700(7).
Là encore, un miracle se produira et, bien que “ l’Homme émettra le liquide séminal le premier ”, que tout se passera à l’initiative de Dieu, comme l’explique le Likouteï Torah de la semaine dernière, au discours intitulé : “ Je me réjouirai ”, l’enfant qui naîtra sera bien un garçon. En effet, la délivrance futur sera liée à l’élément masculin, comme le soulignent le traité Pessa’him 116b et les Tossafot, à cette référence.
Et, vous consulterez le Yerouchalmi, traité Bera’hot, chapitre 9, paragraphe 5, faisant référence à une femme qui accouche. Mais, le Babli n’est pas du même avis.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°5089. (2) Vraisemblablement des dons à la Tsédaka. (3) Qui introduit la Parchat Ha ‘Hodech. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez également le Zohar, tome 2, page 186a ”. (5) Intitulé : “ Ce mois-ci est pour vous ”, Séfer Ha Maamarim 5717, à partir de la page 130. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Yebamot, chapitre 8, paragraphe 3 ”. (7) 1940, du précédent Rabbi.
Lettre n°5318
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5318, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Aux jeunes de l’association ‘Habad,
groupement de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du 21 Adar Chéni, me décrivant brièvement la réunion ‘hassidique de Pourim. Je suis surpris de constater que vous vous exprimez avec concision chaque fois qu’il faudrait apporter plus de précisions. Certes, vous dites que l’on m’a déjà écrit, à propos de cette réunion, mais cela ne dispense pas la direction des jeunes de l’association ‘Habad de le faire également, puisqu’ils sont les organisateurs de cette réunion.
Il est sûrement inutile de vous souligner que de telles réunions permettent de labourer ou, tout au plus, de planter. Mais, par la suite, il faut encore réaliser tous les travaux nécessaires afin que les fruits poussent.
En l’occurrence, l’un des moyens d’obtenir ce résultat est de maintenir le contact avec tous les nouveaux venus qui ont été rencontrés pendant cette réunion. Bien entendu, ce contact n’est pas identique pour tous. Pour cela, il faudra profiter de Pessa’h qui approche et en particulier de la distribution de Matsa Chemoura.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°5319
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5319, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu votre lettre, depuis un certain temps déjà. Vous me dites que, malgré les difficultés, vous continuerez à vous occuper des femmes et jeunes filles ‘Habad et vous invoquez,
à ce sujet, le salut divin.
J’ai lu tout cela avec plaisir. J’ai bon espoir, non seulement que vous mettrez en pratique ce que dit le début de votre lettre, c’est-à-dire que vous poursuivrez cette activité mais aussi que s’accomplira sa conclusion et que Dieu vous accordera effectivement Son salut.
Vous observerez donc le fruit de votre effort, en la matière. Vous aurez la satisfaction morale de constater la réussite de vos actions. En outre, vous renforcerez l’influence que vous exercez sur vos amies et vos connaissances, lesquelles renforceront également leurs activités, au sein des femmes et jeunes filles ‘Habad. Tels sont l’exigence et le besoin du moment et quiconque multiplie son action en ce sens est digne d’éloge.
Bien plus, nous nous trouvons actuellement entre Pourim et Pessa’h. En ces deux périodes, les femmes vertueuses de l’époque eurent un rôle déterminant.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission, en bonne santé, dans la joie et pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°5320
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5320, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
J’ai été saisi et peiné en lisant, dans la seconde moitié de ta lettre, que le réservoir d’eau(1) a un bouchon en caoutchouc(2). Tu as sûrement vu la lettre du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, demandant de ne pas utiliser du caoutchouc, en pareil cas.
En conséquence, même s’il faudra du temps pour satisfaire à toutes les autres propositions du Rav Telushkin Chlita(3), il est nécessaire de remplacer, au plus vite, ce bouchon de caoutchouc, par un autre, en ciment.
Bien entendu, il faudra ensuite renouveler l’eau(4) de ce réservoir, qui devra être recueillie de la manière qui convient. Plus vite vous le ferez et mieux cela sera. C’est la raison pour laquelle j’envoie la présente en express.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) D’un Mikwé. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3568. (3) Auteur du Taharat Maïm, compilation sur les lois du Mikwé. (4) De pluie.
Lettre n°5321
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5321, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous commencez à porter les Tefillin, car votre Bar Mitsva aura lieu dans deux mois.
Il serait bon que vous étudiez, seul ou avec quelqu’un, ce que dit le Choul’han Arou’h, à propos de la réflexion qui convient à la Mitsva des Tefillin, dont le thème est reproduit au début du chapitre 41 du Tanya, jusqu’à ce que ces propos soient gravés dans votre mémoire. Alors, à n’en pas douter, ils auront leur effet sur votre étude de la Torah, votre pratique des Mitsvot, de la manière qui convient, sur vos bons comportements, en général.
Ceci, bien entendu, inclut également l’influence positive que vous exercez sur vos amis, afin qu’ils en fassent de même. Un tel comportement raffermit la santé de l’âme et il est donc certain qu’il renforcera également la santé du corps.
Vous me dites que les élèves de votre classe perturbent l’étude. En fait, tout dépend de la propre détermination de chacun. Si l’on ne fait pas attention à ces dérangements et que l’on poursuit son étude, ces manifestations se réduiront nécessairement.
Vous lisez sûrement les Tehilim selon leur répartition mensuelle, chaque matin, après la prière. Il serait bon, quelques fois par semaine et même, si possible, chaque jour de semaine, de donner quelques pièces à la Tsédaka, avant la prière du matin.
Que Dieu vous accorde la réussite, afin de vous soumettre au joug de la Torah et des Mitsvot, de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5322
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5322, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée, avec l’article qui y était joint.
J’ai lu, avec plaisir, dans votre lettre, que vous maintenez le contact avec vos amies de cette ville. Sans doute continuerez-vous à le faire, à l’avenir. Vous renforcerez les valeurs juives, en général et celles qui concernent les femmes, en particulier.
Il est dommage que le nouveau Mikwé n’ait pas encore été construit. Comme c’est le cas dans plusieurs endroits en Amérique, une simple impulsion aurait suffi pour apporter les proportions nécessaires à tout cela et pour permettre de l’achever au plus vite. En pareil cas, il est difficile d’imaginer à quel point il est important d’ouvrir un jour plus tôt.
J’imagine que des femmes de votre ville viennent, de temps à autre, à New York. Si elles sont en relation avec vous, vous pouvez les rencontrer ici et les encourager, en ce qui vient d’être dit. A l’occasion qui convient, on peut également convoquer une réunion de femmes et jeunes filles ‘Habad, qui devrait avoir sur elles l’effet escompté.
Vous pouvez déduire de tout cela que ce que vous dites de votre propre personne, dans votre lettre, sur un ton qui n’est pas joyeux, est en contradiction avec le début de la même lettre. Dieu vous donne la possibilité d’agir pour le Judaïsme, dans un certain milieu. Cela veut bien dire que Dieu vous accorde les forces nécessaires pour connaître la réussite. Il suffit, pour cela, d’utiliser ces forces pleinement.
Une telle mission, dans la vie, est importante. Elle occupe les heures de la journée, même quand on ne s’y consacre pas, puisque l’on se dit alors qu’un peu plus tard, on aura la possibilité de renforcer et de diffuser le Judaïsme.
Bien plus, grâce au groupement des femmes et jeunes filles ‘Habad, on dispose de moyens considérables pour agir, non seulement en ce qui concerne la ‘Hassidout, mais aussi pour remédier à tous les manques que l’on peut constater dans la pratique juive, par ignorance ou par manque de connaissance. Quand on diffuse les lois et les coutumes juives, d’une manière diplomatique, on peut modifier fondamentalement la situation que vous décrivez dans votre lettre, c’est-à-dire le fait que les femmes n’assument pas bien leur mission, que celle-ci se révèle donc inutile, bien plus qu’elle peut causer du tort.
Il en résulte que l’on doit agir avoir encore plus d’enthousiasme et de passion. En effet, on a conscience que cette action doit se faire, puisqu’elle est voulue par Celui Qui donne la Torah et les Mitsvot. Si elle manque, ou bien si elle est insuffisante, cela veut dire que l’on doit prendre en charge également ce qui aurait dû être accompli par d’autres. Car, la Torah nous donne l’assurance que la mission que nous devons mener à bien ne dépasse pas les forces que Dieu accorde. Il ne s’agit pas, en l’occurrence, de faire un grand bond en avant, mais bien d’avancer progressivement étape par étape. Ainsi, au final, la réussite est considérable.
Vous considérez que ce contact avec les autres est ardu, qu’il n’est pas donné à tous de pouvoir adopter le comportement qui convient.
Je suis étonné par tout cela. Comment une femme ayant reçu son éducation dans un foyer ‘hassidique peut-elle avoir une telle pensée et aller jusqu’à l’écrire ? L’optique de la ‘Hassidout n’est-elle pas que la Techouva peut tout changer ? Et, il est encore plus important de savoir qu’au final, chacun accédera effectivement à la Techouva. Si l’on obtient ce résultat plus vite, on gagne donc du temps. Et, la Techouva n’est pas seulement la confession de la faute, mais aussi le moyen de combler le manque qu’il y avait au préalable, afin de ne pas même en conserver la trace.
J’espère que vous avez lu ma lettre, adressée à tous, à l’occasion du Roch Hachana de cette année(2), dans laquelle il est montré, bien que brièvement, que, d’une année à l’autre, d’un jour à l’autre, le bien se multiplie dans le monde, alors que le mal décroît.
L’idée centrale de tout ce qui vient d’être dit est la suivante :
Il est très utile et important de mettre en pratique l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie ”. Et, le service de Dieu n’est pas uniquement la prière ou l’accomplissement direct d’une Mitsva. C’est aussi manger et boire, par exemple. Par de tels actes, on peut effectivement servir Dieu, comme l’expliquent différents textes de ‘Hassidout.
Dieu fasse que vous-même et votre mari, le Rav, ayez un foyer joyeux, toujours et tous les jours. Vous éduquerez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, selon la voie de la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Il s’agit de la lettre n°4739.
Lettre n°5323
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5323, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 24 Adar Chéni. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre participation aux activités de ‘Habad et aux études publiques. Certes, vous menez plusieurs études seul. Néanmoins, il est un mérite et un usage d’une grande importance de participer à une étude qui a lieu en présence de dix Juifs, comme le dit Iguéret Ha Kodech, au chapitre 23. Vous consulterez également le Kountrass Hé’haltsou(1), qui traite de ce sujet.
J’espère que le manque est uniquement dans votre lettre, mais non dans l’action concrète.
Vous évoquez l’instruction du Rav Landa(2) sur la manière de fixer la Mezouza, selon laquelle il faut prendre en compte la charnière de la porte, c’est-à-dire son sens d’ouverture. Telle est effectivement notre coutume, sauf pour la porte qui donne vers l’extérieur. Bien entendu, réparer cela(3) fait également partie de la vérification des Mezouzot.
Pour faire réponse à votre question, il existe bien une instruction de mon beau-père, le Rabbi(4) qui est, me semble-t-il, déjà imprimée, concernant les trois études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, selon laquelle celui qui, pour une raison quelconque, n’a pas pu les apprendre dans la journée, pourra encore le faire, la nuit suivante.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, avec largesse d’esprit et dans la joie,
Notes
(1) Du Rabbi Rachab. (2) Le Rav de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°5012. (3) S’assurer que la Mezouza est bien fixée du bon côté de la porte. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°1502 et 2867.
Lettre n°5324
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5324, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Adar Chéni 5717]
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez(1) près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous faites référence à l’affirmation de nos Sages selon laquelle, dans le monde futur, toutes les fêtes disparaîtront(2), à l’exception de Pourim ou encore, selon un autre avis, également de ‘Hanouka et de Yom Kippour.
A ce sujet, vous consulterez, en particulier, les responsa du Rachba, au chapitre 93, le Séfer Ha ‘Haïm du frère du Maharal(3), le Séfer Parnassa, au début du chapitre 7, les Ikarim, troisième partie, chapitre 16, le Maguid Mécharim, à la fin de la Parchat Vayakhel, les additifs du Torah Or, de l’Admour Hazaken, au début de Meguilat Esther et le Chaareï Ora, de l’Admour Haémtsahi, à la page 113.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Moché Yemini et a été rédigée à même son courrier du 12 Adar Chéni 5717. Voir, à son sujet, la lettre n°4062. (2) Du fait du dévoilement intense. (3) De Prague.
Lettre n°5325
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5325, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin d’Adar Chéni 5717]
“ Reconnais-Le ”(1) : Vous consulterez attentivement le début du chapitre 5 des huit chapitres du Rambam. Ce texte établit clairement que l’on ne peut pas se contenter d’étudier la partie révélée de la Torah(2). C’est une évidence.
N. B. : Vous m’interrogez sur les problèmes des poumons(3). Je n’ai pas reçu d’instructions particulières, à ce sujet.
Vous citez le commentaire du verset(4) : “ Ils sont partis d’ici ” et vous me demandez pourquoi celui-ci s’éloigne du sens simple. Et, même d’après ce sens analytique, selon lequel ils se seraient “ éloignés des Attributs du Saint béni soit-Il ”, ces Attributs sont miséricorde, alors qu’eux-mêmes le vendirent.
On sait que l’on ne pose pas de questions sur un commentaire(5). Bien plus celui-ci est, en l’occurrence, conforme à l’explication du Matanot Kehouna(6). Malgré cela, j’essayerai de répondre à votre question, afin d’accéder à votre requête.
Il faut dire qu’au sens simple du verset, on fit un grand bienfait à Yossef en le vendant comme esclave. Il y avait là un juste retour des choses, après qu’on lui ait dit : “ Régnerais-tu sur nous ? ” et après le rêve de son père, qu’il fit vraisemblablement parce qu’il avait eu cette pensée, au préalable(7).
Or, un descendant de Noa’h peut également être puni pour une pensée, selon le Yerouchalmi, cité par les Tossafot, au traité Kiddouchin 39b.
Vous m’interrogez sur ce que dit le verset du rêve de Yaakov, dont on ne peut considérer qu’il s’explique parce qu’il avait eu cette pensée. Vous consulterez le Keli Yakar, selon lequel le rêve fut en son temps. Le Midrash Béréchit Rabba, au début de la Parchat Vayétsé, précise encore plus clairement cette idée.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Yehouda Zera’hya Morde’haï Leïb ‘Haïm Segal et a été rédigée à même son courrier du mercredi de la Parchat Tazrya 5717. Voir, à son sujet, la lettre n°4352. (2) Pour “ reconnaître ” Dieu. Il faut, en outre, apprendre la ‘Hassidout. (3) Des animaux qui sont vérifiés après la Che’hita. (4) Dans le Midrash Rabba, à propos des frères de Yossef. Le Midrash dit : “ Ils se sont éloignés des Attributs du Saint béni soit-Il ”. Le Séfer ‘Hanoukat Ha Torah dit que ses frères condamnèrent Yossef pour ce qu’il allait faire par la suite, puisqu’il est l’ancêtre de Yeroboam Ben Nabat, qui fut un impie. (5) Plusieurs pouvant être proposés, même s’il sont contradictoires. (6) Ce qui le conforte. (7) Le rêve est, de façon générale, le reflet de la pensée de l’homme, pendant la journée.
Lettre n°5326
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5326, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Nissan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux bons comportements et aux multiples
réalisations, assumant une mission divine,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que vous avez loué un appartement à proximité de l’école dans laquelle vous assumez votre mission sacrée, celle d’éduquer les enfants aux valeurs juives, en leur enseignant une Torah pénétrée de crainte de Dieu et en les formant à la pratique des Mitsvot. Voici ma réponse.
Puisse Dieu faire que s’accomplisse en cette maison l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ une belle maison confère à l’homme un esprit large ”, ou encore, selon l’expression du Rambam, “ un esprit pur ” et, dans la terminologie de la ‘Hassidout, “ l’esprit supérieur ”. De la sorte, s’accomplira le dicton suivant de nos Sages : “ Si tu acquiers la sagesse, que te manque-t-il ? ”.
Dès lors, les meubles de cette maison, tout ce qui la concerne et tous ceux qui y vivent mériteront d’être la résidence de l’Homme céleste. Vous consulterez, à ce propos, les Tikouneï Zohar, Tikoun 6, page 22b.
Tel est le rôle de chaque Juif et de chaque Juive, qui doit bâtir pour Dieu une demeure ici-bas, ainsi qu’il est dit : “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux(2) ”, c’est-à-dire “ en chaque Juif et en chaque Juive ”.
On confère un mérite aux jours qui sont, par nature, propices, puisque c’est en cette période que vous avez bâti votre foyer et qu’a été célébré votre mariage, en un moment bon et fructueux.
Le Créateur de l’homme fera que votre maison soit un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, pénétré de lumière et de chaleur ‘hassidiques.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,
Notes
(1) Le Rav D.Shochat, de Toronto. (2) Et, non dans ce Sanctuaire.
Lettre n°5327
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5327, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Nissan 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples accomplissements, le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez votre mission sacrée, la préparation de l’édition du traité Pessa’him(2), avec des comparaisons entre les différentes versions, provenant de manuscrits, un large commentaire des paroles des premiers Sages et leurs explications sur ce traité, avec des notes et des références.
Puisse Dieu vous accorder la réussite, afin que vous décryptiez les parties cachées et occultes de notre Torah. Bien plus, différents points de ce traité ont une incidence sur l’action concrète, en particulier quand il s’agit, comme le dit l’Admour Hazaken(3), d’une grave interdiction de la Torah comme le ‘Hamets. En la matière, les Juifs ont adopté une position rigoriste, en s’interdisant de le voir et de le trouver chez eux, pendant la fête. Or, plusieurs livres des premiers Sages, traitant de cela, n’ont pas encore été publié comme le précise ce texte.
Vous verrez également Iguéret Ha Kodech de l’Admour Hazaken, au chapitre 26, page 144b et le Kountrass A’haron, au paragraphe intitulé “ Afin de comprendre le détail des lois ”.
Très prochainement, vous pourrez conclure tout cela et continuer à vous investir en votre étude, dans le calme et la largesse.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav B.Naé, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3807. (2) Sous le titre “ Guemara Cheléma ”, tome 1, sur les huit premières feuilles de ce traité, paru en 5720 (1960). Le second tome, sur les feuilles neuf à quinze, paru en 5746 (1986). (3) Dans “ l’ordre de la vente du ‘Hamets ”.
Lettre n°5328
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5328, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Nissan 5717,
Brooklyn,
A monsieur Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’écrivez que vous êtes parvenu à former, avec quelques amis, un groupe d’étude de la Torah. Néanmoins, vous n’êtes pas satisfait de leur comportement, en différents domaines.
Vous devriez prendre conseil auprès du Rav et ‘Hassid, aux multiples accomplissements, Rav Azryel Chaykin(2). Celui-ci connaît sûrement plusieurs d’entre eux. Il pourra donc déterminer la meilleure façon de les influencer. Et, peut-être le Rav de votre ville pourra-t-il, en la matière, parler à quelques autres. En tout état de cause, vous ne devez pas vous désespérer. Il faut essayer une autre fois, puis une seconde et une troisième.
Ainsi, il est dit que : “ tu feras des reproches à ton prochain ”, ce qui veut dire : “ même cent fois ”. Et, vous connaissez le dicton de nos saints maîtres, selon lequel “ un effort n’est jamais vain ”. Bien entendu, plus vous renforcerez votre bon comportement, atteindrez la plus haute perfection, l’ajout et l’amélioration restant toujours possibles dans le domaine de la sainteté, qui est illimité, plus vous parviendrez aisément à les convaincre. En effet, disent nos Sages, “ on écoute les paroles de celui qui craint Dieu ”. Que Dieu vous accorde la réussite, en la matière.
Vous me demandez une explication sur la cassure des réceptacles(3). Vous la trouverez dans différents textes de ‘Hassidout, en particulier le Torah Or de l’Admour Hazaken, page 27c et le Torat ‘Haïm, à cette même référence.
Vous me demandez également des précisions sur Ra’hel et Léa, dont il est question dans la Kabballa. Là encore, vous consulterez le Torah Or, de l’Admour Hazaken, page 22d.
Vous m’interrogez sur les Noms constitués par les initiales des mots. Vous les comprendrez d’après ce que dit l’Admour Hazaken, dans le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, au début du chapitre 12.
Bien entendu, ces notions ne peuvent pas être clairement définies dans le cadre d’une lettre. Vous demanderez donc au Rav Chaykin Chlita d’étudier avec vous les textes de ‘Hassidout précédemment cités.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Monsieur I. Ohayon, d’Agadir, Maroc. (2) Emissaire du Rabbi à Agadir. (3) Dans le monde spirituel de Tohou.
Lettre n°5329
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5329, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Noa’h Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous me dites que vous avez déjà acheté une maison et que vous vous y êtes installé.
Il serait bon d’organiser, dans votre nouvelle maison, une réunion ‘hassidique, au cours de laquelle on prononcera des commentaires de la Torah, on dira des propos d’encouragement à la crainte et à l’amour de Dieu. C’est là l’inauguration qui convient à un foyer juif(2).
Je mentionnerai, en un moment propice, tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav N.I. Silver, de Detroit. Voir, à son sujet, la lettre n°5201. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°5153.
Lettre n°5330
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5330, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5717,
Brooklyn,
Au jeune Mena’hem Ben Tsion(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 23 Adar Chéni. Vous me demandez de quelle manière convaincre tel jeune homme. Il est bien évident qu’en la matière, il n’y a pas de principes intangibles. Tout dépend de la personnalité de celui à qui l’on s’adresse.
En tout état de cause, on peut vérifier concrètement qu’en général, la polémique n’est pas le moyen de convaincre(2). Comme le disent nos Sages(3), “ plus il est simple et mieux c’est ”. Même si l’interlocuteur veut s’engager dans la controverse, il faut lui expliquer qu’il pourra le faire uniquement au bout d’un certain temps(4), mais non quand il commence à recevoir le message.
Pour convaincre ce jeune homme, il faut donc lui enseigner la ‘Hassidout, la lui expliquer oralement ou bien le placer dans un contexte ‘hassidique. Il serait bon de vous concerter avec d’autres personnes qui le connaissent et savent quel est son caractère. Car, il est dit que “ le salut provient des nombreux conseillers ”.
Vous me dites que, parfois, quand le Rav et ‘Hassid, aux multiples accomplissements, Rav A.T. Cohen(5), vient donner son cours, il ne trouve qu’une ou deux personnes prêtes à l’écouter. Cela fait de la peine, mais, bien entendu, il doit s’y rendre tout de même car “ celui qui préserve une seule âme juive est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier ”. Pour autant, il est clair que la diffusion consiste à multiplier le nombre des auditeurs, non seulement de manière qualitative, mais aussi quantitativement. C’est une évidence.
Vous me dites qu’il y a des difficultés. Je suis très surpris que vous avanciez cet argument émanant de votre mauvais penchant, alors que vous connaissez la décision du Tribunal céleste, selon laquelle, du fait de l’abnégation dont fit preuve l’Admour Hazaken pour la ‘Hassidout, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie doivent avoir le dessus, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, comme le rapportent les notes et références sur le Tanya, à la fin de la page 122. Or, “ ce qui est appelé à disparaître est considéré comme s’il avait déjà disparu ”.
La lecture des paragraphes La Menatséa’h et Tefila Le David, selon la coutume de ‘Habad, dépend uniquement du fait de dire le Ta’hanoun(6).
Vous vous préparez sûrement à profiter des jours de Pessa’h également pour diffuser les sources(7). Ceci s’ajoute à la campagne de distribution de la Matsa Chemoura, comme au cours des années passées, mais d’une manière accrue.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav M.B. T. Wilhelm, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5127. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°4770, 5120, 5127, 5150 et 5342. (3) A propos de la forme du Choffar et ceci s’applique également à de telles discussions. (4) Après avoir acquis les notions fondamentales. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°4759 et 5496. (6) Si l’on se trouve dans une synagogue qui ne dit pas le Ta’hanoun, alors que, selon la coutume de ‘Habad, il aurait fallu le dire. Néanmoins, dans cette communauté, on dit La Menatséa’h et Tefila Le David, bien que l’on ne récite pas le Ta’hanoun. Voir le Likouteï Si’hot, tome 24 et la lettre n°5376. (7) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5331
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5331, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5717,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Eléazar Steinman(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête des Matsot, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, à vous et à ceux qui vous suivent, mes vœux pour une fête cachère et joyeuse. Puisse Dieu faire que le “ temps de notre liberté ” révèle une liberté véritable, une liberté, physique et morale, des voiles, des obstacles et de tout ce qui empêche de servir Dieu joyeusement. Puis, vous conserverez cette joie tout au long de l’année.
A ce propos, je vous adresse une Haggadah de Pessa’h, avec un recueil de coutumes et de commentaires(2), dont la troisième édition vient de paraître. Celle-ci vous intéressera sûrement et j’espère qu’elle vous parviendra à temps.
De fait, chaque fois que je vois vos livres ou que je pense à eux, je me dis que vous avez un mérite considérable, celui de diffuser les sources(3) à l’extérieur, dans des milieux où nul ne sait quand elles seraient parvenues, sans votre intervention. Je suis sûr que vous-même ou vos parents possédez un mérite particulier, grâce auquel le bien de tous est obtenu par votre intermédiaire.
Vous pourriez vous demander pourquoi je veux savoir ce qui vous confère ce mérite. En fait, la connaissance de la manière dont un homme sert Dieu peut également être utile aux autres et peut-être même également à moi. De plus, quand on observe qu’un certain accomplissement a permis d’obtenir une telle récompense, on reçoit une force accrue pour en faire de même. La nature humaine veut qu’une connaissance générale ne motive pas autant qu’une connaissance précise.
Bien entendu, il n’est pas de mon propos de rechercher les éléments personnels, concernant les autres. Mais, en l’occurrence, le mérite de cette diffusion se marque effectivement sur le plus grand nombre. Il y a donc vraisemblablement eu là un mérite public, “ mesure pour mesure ”(4).
Avec mes respects et ma bénédiction, à l’occasion de la fête,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°5000. (2) Dont le Rabbi est l’auteur. (3) De la ‘Hassidout. (4) Permettant à E. Steinman d’obtenir l’équivalent de ce qu’il a lui-même accompli.
Lettre n°5332
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5332, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Nissan, le mois des miracles et de la délivrance. Vous me décrivez brièvement vos actions, destinées à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Le sort que vous a confié la divine Providence est enviable !
Vous connaissez le dicton(2) du Baal Chem Tov, selon lequel chaque Juif et chaque Juive est plus cher pour Dieu qu’un fils unique à ses parents, qui l’ont eu à un âge avancé. On peut en conclure la grande récompense qui est ainsi obtenue et, avant tout, le fait qu’une “ Mitsva en attire une autre ”, car “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”, puisque l’homme reçoit le moyen et la possibilité de redoubler d’ardeur dans ces domaines. En outre, vous obtiendrez la satisfaction de vos besoins et de ceux des membres de votre famille.
J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, l’hommage que vous rendez au mouvement ‘Habad. Ceci raffermit mon espoir et ma conviction que vous étudierez son enseignement et adopterez ses pratiques, l’un des points essentiels en étant la diffusion de cet enseignement, jusqu’à ce qu’il parvienne à l’extérieur.
La Michna(3) dit que “ celui qui donne et conduit les autres à donner est un ‘Hassid ”. De même, vous en profiterez personnellement et vous ferez connaître tout cela aux autres. Chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, a reçu l’assurance que “ si vous marchez dans Mes Décrets ”, c’est-à-dire, selon l’interprétation de Rachi, basée sur le Sifra, “ si vous investissez vos efforts dans la Torah ”, “ Je vous donnerai vos pluies… ” et tout ce qui est mentionné dans la Paracha.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav E.Spector, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°5477. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2267 et 5402. (3) Traité Avot, chapitre 5, Michna 13.
Lettre n°5333
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5333, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[3 Nissan 5717]
Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, dans laquelle vous me faites part du parti que l’on vous propose.
Il s’agit d’une bonne proposition, à la condition que cette jeune fille s’engage à conduire le foyer d’une manière ‘hassidique et à porter une perruque(1). Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux.
Il est sûrement inutile de vous rappeler que vous devez intensifier votre engagement à la Torah et aux Mitsvot, en particulier à l’occasion de ce nouveau tournant dans votre vie. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et de votre mission sacrée consistant à diffuser les sources(2) à l’extérieur,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°2970 et 5513. (2) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5334
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5334, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me demandez une bénédiction. Celle-ci sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Au début de votre lettre, vous me dites que vous n’avez pas de bonnes nouvelles à me donner. Puisse Dieu faire que vous observiez enfin le bien et commenciez à me l’annoncer, ce qui aura également pour effet de renforcer le bien visible et tangible.
Vous faites référence à la Yechiva et je suis surpris par la formulation de votre lettre, rédigée comme si vous étiez extérieur à tout cela, que la responsabilité de la renforcer incombait à d’autres ‘Hassidim et que pouvez-vous donc y faire(1) ?
Il est difficile de se prononcer, en différents points, quand on se trouve à distance. Il est, en revanche, un point essentiel et profond. Il vous incombe, à vous et à vos amis, en soulignant que cette instruction émane d’ici, d’enrôler des élèves et de les maintenir à la Yechiva. Ceci dépend, avant tout, du recteur, des guides spirituels, vous compris. Il est bien évident qu’il ne suffit pas de délivrer un enseignement de Torah aux élèves, à des heures fixes et, en outre, d’organiser, de temps à autre, une réunion ‘hassidique. En effet, on n’enseigne pas la Torah comme n’importe quel autre discipline. Celle-ci doit être “ intégrée en tout et gardée ”, non seulement par l’élève, mais aussi, et plus encore, par l’enseignant, d’une manière qui convient à la personnalité et aux capacités de celui qui reçoit, c’est-à-dire de l’élève.
Si le recteur de votre Yechiva avait enseigné de cette façon, pendant toutes les années à propos desquelles vous m’écrivez, il est certain que le nom de cette institution serait connu dans toute la Terre Sainte. Avant tout, des jeunes auraient tapé à la porte de la Yechiva et demandé qu’on les accepte, afin de recevoir un enseignement qui les passionne, leur confère l’enthousiasme, la chaleur, l’entrain et la flamme de la ‘Hassidout.
Bien entendu, tout cela est possible quand on enseigne non seulement un chapitre de Tanya ou un texte de ‘Hassidout, mais, tout autant, l’alphabet et la lecture. J’ai de la peine à vous écrire ce que je crains. En l’occurrence, j’ai bien peur que le comportement du recteur de la Yechiva, en la matière, n’a pas été celui qui vient d’être décrit. Or, c’est bien à propos de l’ensemble des Mitsvot qu’il est demandé de ne pas les mettre en pratique d’une façon machinale. C’est une évidence.
Il est clair que mon but n’est pas de vous faire de la morale et encore moins de vous trouver le contraire des circonstances atténuantes, mais bien de vous montrer ce qui peut être rectifié dans la situation actuelle de la Yechiva.
Nous approchons de la fête de notre libération, une libération matérielle et spirituelle. Puisse donc Dieu faire que vous-même et les membres de votre famille, vous libériez de tout ce qui fait obstacle à un service de Dieu pénétré d’une joie véritable, avec largesse d’esprit et en bonne santé.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Bien entendu, il ne s’agit pas ici de considérations générales, d’une portée globale, prononcées lors d’une réunion ‘hassidique collective(2). Cette démarche peut, bien au contraire, être comparée à celle d’un commerçant, au sens matériel, désirant que son entreprise soit connue et qu’elle attire de nombreux clients.
Notes
(1) Voir la suite de tout cela dans la lettre n°5454. (2) Ce n’est pas ce qui est attendu des responsables de cette Yechiva.
Lettre n°5335
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5335, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Adar Chéni et au télégramme qui l’a précédée, dans laquelle vous faites allusion à cette femme(1).
D’après ce que vous me décrivez de la situation, il faudrait s’adresser, au plus vite, à un Rav, tranchant la Hala’ha, en la matière. Vous lui exposerez ce qu’il en est actuellement et l’enchaînement des événements ayant conduit à cela. Il prendra donc une décision, conformément à notre Torah, Torah de vie.
Vous ne retarderez sûrement pas l’application de la Loi, car, de façon générale, la paix est importante, surtout au sein du couple. Et, de même, dans certaines situations…(2). Nos Sages ont toujours eu à cœur de rechercher le bien des femmes juives.
Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma lettre, qui faisant référence à votre précédent courrier.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Dont le mari est stérile. (2) Des initiatives sont à prendre pour préserver cette harmonie.
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