Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5295
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5295, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires
et assume une mission sacrée, le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat et je vous remercie de la bonne nouvelle que vous m’annoncez, celle de l’amélioration de l’état de santé de votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie.
Puisse Dieu faire que cette amélioration soit une première étape pour qu’elle aille ensuite de mieux en mieux, jusqu’à guérir complètement. Ainsi, vous vivrez de longs jours, de bonnes et agréables années.
Ceci inclut également la réussite du festin(2) que l’on organise en votre honneur, comme vous l’écrivez, dans l’école à laquelle vous vous êtes consacré pendant deux fois dix huit(3) années de réussite morale et de réussite matérielle.
En effet, vous avez collecté de l’argent(4) et vous avez montré à quel point une bonne éducation est indispensable(5). Bien plus, l’éducation aux valeurs sacrées de chaque Juif et de chaque Juive se répand de plus en plus largement et l’on parviendra, de cette façon, à prendre conscience de son caractère primordial.
En conséquence, chaque effort, chaque intervention en ce sens est justifié. Or, vous avez eu le mérite d’être placé dans ce domaine par la divine Providence. Dieu permettra donc également que vous donniez de bonnes nouvelles de l’avancement en tout ce qui vient d’être dit, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ L’un n’enseignera plus à l’autre, car tous Me connaîtront, du plus petit au plus grand ”, et “ la terre s’emplira de connaissance de Dieu ”(6).
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Flyer, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°4750. (2) Peut-être à l’occasion d’un départ en retraite (3) Soit trente six ans. En effet, la valeur numérique du mot ‘Haï, vivant, est dix huit. (4) Pour cette école, d’où la réussite matérielle. (5) Ce qui est une réussite morale. (6) Ce qui justifie l’inutilité de l’enseignement.
Lettre n°5296
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5296, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en leur temps, vos lettres, dont les dates sont rappelées ci-dessous. Je suis surpris que, depuis votre dernière lettre, datant du dimanche de la Parchat Terouma, je n’ai plus eu de vos nouvelles, sauf pour la réponse à mes courriers.
Or, pendant ces semaines, il y a sûrement eu des faits nouveaux, à propos de ce que vous écrivez ou dans des domaines qui viennent d’être introduits. Sans doute compléterez-vous tout cela, avec le détail qui convient.
Puisse Dieu faire que ce soit un bien visible et tangible, ce qui, bien entendu, inclut également une bonne santé, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille, auxquels Dieu accordera longue vie.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
N. B. : Voici les lettres que j’ai reçues :
Celles du 16 Tévet, de l’issue du Chabbat Vaéra, de l’issue du Chabbat Bechala’h, du 13 Chevat, du 22 Chevat, du 27 Chevat, du dimanche de la Parchat Terouma.
Je viens de recevoir votre lettre du 17 Adar Chéni. Il est bien évident qu’il ne peut pas y avoir, dans le cadre de ‘Habad, une école dans laquelle garçons et filles seraient mélangés. Mais, il est clair également que de telles écoles(2) doivent être guidées et aidées, pour tout ce qui concerne la crainte de Dieu, la Torah et les Mitsvot. C’est une évidence.
Vous faites allusion à une réunion des ‘Hassidim. Il est certain que c’est une bonne initiative, mais un plan doit être préparé à l’avance, au moins en termes généraux. D’autres responsables communautaires ‘hassidiques doivent être attirés par ce projet. De la sorte, avec l’aide de Dieu, on peut compter sur des résultats importants et larges.
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4785. (2) Celles qui sont mixtes, affiliées à d’autres courants.
Lettre n°5297
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5297, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[21 Adar Chéni 5717]
Vous faites référence à une éruption cutanée et je ne comprends pas le doute que vous pouvez avoir à propos de mes paroles.
Parfois, certains aliments ou certaines boissons causent de telles éruptions à quelques personnes. Il suffit alors de s’abstenir de les consommer pour qu’elles disparaissent.
La seule difficulté est de déterminer quel aliment ou quelle boisson en est la cause. Un moyen simple, mais long, d’y parvenir est de ne pas consommer un certain aliment pendant une période et d’en observer les conséquences.
Lettre n°5298
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5298, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 Adar Chéni, dans laquelle vous me dites que vous vous posez actuellement la question suivante. Devez-vous accepter d’enseigner dans une école qui est affiliée au mouvement conservative ? Vous ajoutez que vous avez reçu votre éducation en Terre Sainte, que vous êtes membre d’Agoudat Israël et moniteur des jeunes d’Agoudat Israël.
Il est bien évident que si l’acceptation de ces fonctions, au sein de cette école, peut être interprété par votre entourage comme un aval donné au mouvement conservative, il est alors absolument exclu de le faire. Comme vous le savez, ce mouvement est considéré par la Hala’ha comme s’écartant totalement de la foi.
Bien entendu, ceci concerne le mouvement proprement dit, mais non les membres des communautés conservative et réformées. Beaucoup d’entre eux ont foi en Dieu et en Sa Torah, de la manière qui convient. Néanmoins, ils ne font pas de différence entre la lumière et l’obscurité, la sainteté et l’impureté. C’est une évidence.
Même s’il n’y a pas le risque précédemment évoqué, mais que le contenu de l’enseignement n’est pas basé sur les valeurs sacrées, il est certain qu’il faudra écarter ce projet.
Si vous n’encourez pas ce second risque non plus, c’est-à-dire que vous serez le maître de votre propre enseignement, indépendamment de l’école, que vous ne participez pas à leurs prières et à leurs pratiques, il faut alors, dans toute la mesure du possible, leur transmettre la crainte de Dieu, en éduquant les élèves aux valeurs sacrées, en séparant le bon grain de l’ivraie.
Toutefois, je dois dire qu’une telle situation est particulièrement rare et je la mentionne uniquement pour que cette analyse de la question soit complète.
A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’ajouter que l’étude basée sur les valeurs sacrées dont il est ici question recouvre non seulement le contenu de votre enseignement, mais aussi les autres matières, apprises par les élèves de votre classe avant et après votre cours. En effet, tout cela constitue un ensemble et les parents qui inscriront leurs enfants dans cette école parce qu’ils sont satisfaits de votre enseignement les soumettront, du même coup, à tous les autres cours.
Il semble que vous ayez rencontré les ‘Hassidim de Toronto. J’ai donc bon espoir que vous avez également reçu, de leur part, des informations sur la ‘Hassidout, que vous avez fixé un temps pour étudier son enseignement, que le saint Zohar appelle : “ âme de la Torah ”.
Que Dieu vous accorde le succès afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5299
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5299, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Adar Chéni, dans laquelle vous me décrivez la succession des événements qui vous ont conduit à m’écrire.
Il est clair que toute relation entre deux Juifs doit aboutir à un ajout à la Torah et aux Mitsvot. Vous vivez actuellement dans les quatre coudées de la Torah et vous m’avez contacté. Il serait donc judicieux et même positif que vous fixiez immédiatement une étude de la ‘Hassidout ‘Habad.
Vous en avez sûrement entendu parler, car vous avez rencontré plusieurs de ses membres. Ils vous indiqueront donc un programme d’étude et vous diront comment le mener à bien. Et, rien ne résiste à la détermination.
Que Celui Qui donne la Torah vous accorde également le talent d’influencer vos amis en ce sens, afin qu’ils imitent votre exemple. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5300
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5300, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chlomo Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, votre mariage, qui sera célébré en un bon moment.
Puisse Dieu faire que vous bâtissiez ce foyer, avec Mazal Tov, en un moment bon et fructueux. Vous vivrez de longs jours, de bonnes et agréables années.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les avez adoptées ou, tout au moins, vous le ferez à l’avenir.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,
N. B. : J’ai vu avec intérêt, dans votre lettre, que vous êtes un descendant, à la cinquième génération, d’un des disciples du Tséma’h Tsédek et que vous répétez ses explications de ‘Hassidout(2). J’aimerais savoir si vous possédez des manuscrits ou des notes provenant de son héritage.
Vous êtes le descendant de quelqu’un qui a diffusé la ‘Hassidout publiquement. Il est donc sûrement inutile de vous rappeler que le mérite et la responsabilité d’en faire de même(3) vous incombent. Et, rien ne résiste à la détermination.
Notes
(1) Le Rav C.Z. Glickman, de Jérusalem. (2) Sous forme de cours ou de conférences. (3) De diffuser la ‘Hassidout.
Lettre n°5302
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5302, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yé’hyel Mi’hel Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de Chouchan Pourim, avec ce qu’elle contenait. Puisse Dieu faire que vous continuiez à me donner de bonnes nouvelles de vos réalisations personnelles et de vos accomplissements communautaires.
Point d’actualité, il convient de distribuer de la Matsa Chemoura, en particulier aux soldats. Cette année, le nombre de ceux qui en reçoivent doit être supérieur à celui des années précédentes. En effet, vous avez fait la connaissance de nouvelles personnes et établi un contact avec elles.
En outre, il y aura, cette année, une réunion ‘hassidique enthousiaste(2), dépassant celles des années précédentes. En effet, il est un principe général que l’on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté.
Bien entendu, ces propos s’adressent à tous ceux qui se consacrent à cette diffusion(3). Vous avez donc l’autorisation et même le devoir de transmettre ce message à tous, car le temps est court.
J’ai été satisfait d’obtenir les premières informations sur la fête de Pourim à Kfar ‘Habad. Sans doute, comme c’est systématiquement le cas, resterez-vous en contact permanent, de plus en plus large, avec ceux qui y sont venus en visite. Et, l’on pourra sûrement utiliser ce contact pour diffuser le Judaïsme et le renforcer. En l’occurrence, eux-mêmes, ou au moins une grande partie d’entre eux, doivent recevoir un Kazaït(4) de Matsa Chemoura.
La Tsédaka des trois cent quatre vingt cinq(5) doit être placée dans la caisse du réseau(6). Bien entendu, il est positif que vous vous consacriez à tout cela, de la manière qui convient, c’est-à-dire en faisant en sorte que tous ceux qui en sont chargés ne dérangent pas les autres en empiétant sur leur domaine. Certes, il n’y a pas lieu d’imaginer qu’il en soit ainsi, puisque tous agissent “ pour le Nom de Dieu ”.
Cette Tsédaka est particulièrement importante et son mérite protège tous ceux qui s’y consacrent. En conséquence, il est bien évident que vous devez continuer à vous consacrer à tout cela. Dieu vous accordera la réussite.
Je suis surpris que le nombre des participants aux réunions ‘hassidiques et aux enseignements pour les élèves de Yechivot n’augmente pas comme il le faudrait. Il serait bon que tous ceux qui se consacrent à cette activité se concertent discrètement, afin de trouver le moyen d’y remédier.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.M. Y. L. Zalmanov, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°5039. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5019. (3) Et, non uniquement au Rav Zalmanov. (4) Une trentaine de grammes, quantité nécessaire pour accomplir la Mitsva, le premier soir de Pessa’h. (5) Jours de l’année, pour le Kéren Ha Chana. Voir, à ce propos, les lettres n°5024 et 5148. (6) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
Lettre n°5303
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5303, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Adar Chéni. Puisse Dieu exaucer positivement le souhait de votre cœur, afin que vous étudiiez la Torah avec ardeur et constance, que vous accomplissiez les Mitsvot de la meilleure façon, que vous priiez avec ferveur.
Bien entendu, tout cela doit être accompli dans la joie, ainsi qu’il est dit : “ Servez Dieu dans la joie ”. Bien plus, on peut servir Dieu non seulement au moment de la prière, de l’étude ou de la pratique de la Mitsva, mais véritablement “ en toutes tes voies ”. Il en résulte que l’on doit être joyeux en permanence, comme l’expliquent différents passages du Tanya. Vous consulterez également la conclusion du Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm.
Le mérite de vous consacrer aux autres, pour rapprocher leur cœur de la ‘Hassidout, vous protégera, afin que vous connaissiez la réussite en tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5304
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5304, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ben Tsion(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre relative à la réunion et celles qui la précédaient, du 11 de ce mois et les autres. J’attends la suite des bonnes nouvelles, concernant votre action concrète. A n’en pas douter, les lettres et les télégrammes envoyés d’ici feront leur effet, y compris à l’avenir. Car, au final, “ l’acte est essentiel ”.
Je vous remercie pour les photographies qui étaient jointes à votre lettre. Je suis surpris qu’eux-mêmes ne m’écrivent pas et que vous ne me disiez pas ce qu’ils deviennent. Sans doute me préciserez-vous tout cela, à la prochaine occasion. Je vous en remercie d’avance.
Vous me direz également comment vous avez profité de Pourim, dans la dimension communautaire et de manière ‘hassidique. En effet, les tracas font que l’on peut oublier complètement la nécessité d’une réunion ‘hassidique, au sens le plus littéral, de temps à autre.
Bien entendu, au cours de ces réunions, il n’est nul besoin de boire beaucoup, ce qu’à Dieu ne plaise, comme cela a été souligné, lors de la réunion ‘hassidique de Pourim, cette année. On peut s’acquitter de l’obligation d’être ivre, à Pourim, “ jusqu’à ne plus savoir ”(2), avec une seule goutte, pourvu que celle-ci permette de s’élever au dessus de la rationalité.
On peut vérifier, dans la pratique, que, si on le désire réellement, une goutte est effectivement suffisante. Et, s’il n’en est pas ainsi, ce qu’à Dieu ne plaise, un tonneau ne sera pas suffisant non plus.
Il nous a été demandé de multiplier la joie(3). Puisse Dieu faire que cette joie supprime les limites et les barrières du corps physique et de l’âme animale. De la sorte, nous mettrons en pratique la Volonté de Dieu, de la manière qui convient, comme le souhaitèrent nos saints maîtres, avec largesse d’esprit, joie et en bonne santé.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav B.T. Chem Tov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°4029. (2) Faire la différence entre “ béni soit Morde’haï ” et “ maudit soit Haman ”. (3) Pendant le mois d’Adar.
Lettre n°5305
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5305, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
A madame Z. Althuiz,
à madame G. Gansburg,
et à madame B. Zalmanov(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Adar Chéni et à celle qui la précédait. Je vous ai adressé, en ce jour, un télégramme doit voici le texte :
“ La proposition d’associer l’école professionnelle pour les jeunes filles à l’école de Slonim est judicieuse. Avec ma bénédiction. ”
Votre lettre n’indique pas clairement si l’âge des jeunes filles qu’il faut sauver des missionnaires et tout ce qui les concerne est en rapport. En effet, ce sont sûrement des jeunes filles qui se présenteront, au titre de cette association. Et, s’il y a également des garçons, dans l’école de Slonim, il faut prévoir pour eux un bâtiment éloigné, bien entendu. Il est clair qu’en ce cas, il n’y aura pas d’association, pas même pour le réfectoire.
Il semble que le métier de couturière ne permette pas de gagner largement sa vie, en fonction de la situation actuelle en Terre Sainte. Il n’en est pas de même pour la formation à la gestion familiale, ce qui permettra, en outre, de recevoir une subvention de la part des administrations concernées. Si c’est effectivement le cas, vous pourrez introduire cette formation, d’autant qu’elle comprend également la couture.
Si la situation évolue, vous ajouterez des heures d’enseignement de la couture, afin que les élèves possèdent les deux spécialités à la fois(2).
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission d’une immense importance et d’une grande valeur, pour l’édification d’une école professionnelle, afin que vous redoubliez d’ardeur, en la matière, en bonne santé et avec largesse d’esprit.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, pour les trois, les lettres n°4526 et 4722. (2) La couture et la gestion familiale.
Lettre n°5306
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5306, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre de lundi, dans laquelle vous me décrivez votre état d’esprit et votre état de santé. Vous envisagez également de déménager et vous considérez que l’installation dans une nouvelle maison est également une difficulté.
Je suis très étonné par tout cela. Je me souviens de ce que vous aviez écrit, à propos de votre maison actuelle(2). Cela aurait dû vous convaincre que ce déménagement est bon pour vous et pour votre mari. Vous devriez donc en être satisfaite. Quant aux difficultés auxquelles vous faites allusion, aux meubles qui ne sont pas modernes ou qui ne conviennent pas, quelle est l’importance de tout cela, comparé au fait que vous quittez le quartier dans lequel vous êtes actuellement ? Avec le temps, il est certain que vous ferez des connaissances sur place et même, par la suite, des amis.
De façon générale, un Juif, homme ou femme, qui se trouve dans le mois d’Adar et se dirige vers Pessa’h doit savoir que ces deux mois(3) sont particulièrement propices, de la manière la plus large, pour chacun, où que l’on se trouve. Il convient donc de louer Dieu, chaque jour, pour les bienfaits qu’Il a accordé jusqu’à maintenant et qu’à n’en pas douter, Il accordera encore, à l’avenir. Ainsi, on peut avoir le mérite d’observer, de ses yeux de chair, qu’il en est bien ainsi, de différents moyens.
Vous faites allusion à l’isolement. J’espère que vous participez aux activités de la branche féminine, réalisant des actions positives pour le Judaïsme et les institutions juives. Le Rav Hecht peut sûrement vous aider à rejoindre cette organisation.
J’espère que ces quelques lignes suffiront pour vous faire prendre conscience des grands bienfaits de Dieu. Vous avez eu le mérite d’éduquer de bons enfants. Ceux-ci vous procurent de la satisfaction, de même que vos petits-enfants. Et, vous pouvez agir, au profit du Judaïsme, quand bon vous semble.
Tout ceci fait la preuve qu’il n’y a véritablement aucune raison d’avoir un mauvais moral. Bien au contraire, vous devez vous réjouir du passé, de la situation actuelle et, encore plus, de l’avenir.
Je vous joins un chèque de cent quatre vingt dollars, à titre de prêt à long terme. Vous utiliserez cet argent pour les dépenses du déménagement et également pour celles de Pessa’h. Vous ne devez pas vous dépêcher de les rembourser. Cela peut prendre six mois, neuf mois ou même un an.
Avec ma bénédiction pour un Pessa’h cacher et pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
N. B. : Bien entendu, si vous consultez un médecin, vous devez vous conformer à toutes ses prescriptions.
Dieu fasse que vous connaissiez la réussite et que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) L’installation et la vie dans cette maison étaient présentées comme très difficiles. (3) Adar et Nissan.
Lettre n°5307
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5307, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Bien entendu, vos actions pour diffuser les sources(1) à l’extérieur renforceront et multiplieront les bénédictions de Dieu, en général et celles dont vous avez besoin, en particulier.
Néanmoins, les actions que vous mentionnez ne sont nullement suffisantes. En effet, nous vivons dans la période du talon du Machia’h(2). Chaque instant est précieux pour se préparer et forger le réceptacle(3), qui est la diffusion des sources de la manière qui convient. C’est ainsi que le Machia’h viendra, comme le souligne la sainte lettre du Baal Chem Tov.
Les obstacles et les barrières, y compris celles que vous mentionnez dans votre lettre, ne sont donc qu’une apparence, comme l’explique la ‘Hassidout, précisant la différence entre l’épreuve et la transformation de la matière(4), d’autant que nous sommes dans le mois et les jours qui furent transformés(5), de sorte que tous les voiles et toutes les difficultés deviennent un bien visible et tangible.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Lorsque sa venue est imminente. (3) Pour recevoir les bénédictions divines. (4) La seconde étant la norme, alors que la première, du fait de son caractère exceptionnel, révèle beaucoup plus de lumière et transforme donc encore plus la matière. (5) Ceux d’Adar.
Lettre n°5308
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5308, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mardi de la Parchat Tazrya et à celle qui la précédait, avec ce qui y était joint, une copie en anglais.
J’ai lu avec plaisir, dans votre dernière lettre, que le camp opposé a décidé de ne pas fonder un jardin d’enfants. Vous reconnaissez donc qu’un acquis important pour la bonne éducation a ainsi été obtenu dans votre ville. Mais, bien entendu, il est douloureux de constater que, jusqu’à maintenant, des signes et des indications ont été nécessaires pour faire la preuve que cette éducation avait bien sa place, chez vous.
La bonne éducation est nécessaire et il faut en conclure qu’elle est possible, non seulement dans l’analyse théorique, mais aussi dans l’action concrète. Tout ne dépend que de ceux qui doivent se consacrer à cette activité.
Désormais, vous avez pu observer ces signes et puisse donc Dieu faire que vous changiez d’optique, de même que votre épouse. Vous observerez la situation du Judaïsme et vous verrez que, potentiellement, tout est possible. Bien plus, les forces nécessaires pour faire un usage concret de ce potentiel vous sont également accordées. Il vous suffit d’orienter ces forces dans la direction qui convient, afin de réaliser les actions qui conviennent.
De cette façon, vous pourrez vérifier que la plupart des obstacles et des difficultés ne sont qu’apparents. Certains même se transformeront, au point de venir en aide. En effet, la Torah dit de l’ensemble du mois de Pourim, de tous les jours qui le constituent, que “ il fut transformé pour eux ” en joie et en fête.
Or, la signification de cette transformation est la suivante. Ce mois est susceptible de changer ce qui, d’emblée, n’était pas un bien visible et tangible en joie et en fête, que l’on peut observer de ses yeux de chair.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°5309
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5309, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Perets(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 22 Adar Chéni, m’annonçant une bonne nouvelle à propos de vos deux fils(2), auxquels Dieu accordera longue vie.
Que Dieu vous confère la réussite et le mérite de donner de bonnes nouvelles, dans tous les domaines, en un bien visible et tangible, jusqu’à ce que le Créateur du Monde, Qui le dirige, les libère, de l’étroitesse vers la largesse, avec bonté et miséricorde.
Conformément à l’explication donnée par différents textes, tous les Juifs constituent un grand organisme. Combien plus est-ce le cas des parents et des enfants. Bien entendu, plus vous multiplierez vos actions et les Mitsvot que vous devez respecter plus scrupuleusement, plus vous viendrez en aide à vos fils, auxquels Dieu accordera longue vie, bien plus qu’en leur envoyant des colis.
Or, il est clair que, pour ce qui vous concerne, dans votre situation actuelle, votre Mitsva, en particulier, est la diffusion des sources(3), en tout endroit où cela est possible, dans la ville où vous vous trouvez actuellement.
Et, même si des obstacles et des barrières se dressent, en ce domaine, Pourim a la pouvoir de réaliser la transformation. Bien plus, la quasi totalité de ces obstacles ne sont que des apparences, comme on peut le constater concrètement, y compris à l’issue d’une réflexion sommaire.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav P.Motchkin, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°4260. (2) Yossef et Chmouel, qui, à cette époque, se trouvaient encore de l’autre côté du rideau de fer. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5310
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5310, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Vous m’écrivez, à propos de votre bougeoir(1). Il est bien évident qu’il ne faut prêter aucune attention à ce qui s’est passé.
Cela veut seulement dire qu’il existe un manque d’étude du luminaire de la Torah, c’est-à-dire de sa dimension profonde(2). Sans doute votre mari s’y consacre-t-il de manière totalement insuffisante par rapport à ses possibilités et à ce qui est nécessaire.
S’il prend la décision d’une évolution positive, en ce sens et commence à la mettre en pratique, tout sera résolu et il en résultera même un bien. Votre maison sera éclairée par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah qui a été révélé, à notre époque et qu’il est donc possible de comprendre, grâce à la ‘Hassidout ‘Habad.
Que Dieu vous accorde la réussite afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
N. B. : Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre participation aux activités des femmes et jeunes filles ‘Habad.
Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous apportiez votre participation, dans toute la mesure de ce qui est nécessaire.
Notes
(1) Qui, pendant l’allumage des bougies du Chabbat, est tombé et s’est cassé. (2) La ‘Hassidout.
Lettre n°5311
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5311, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre :
A) Rachi, commentant le verset Béréchit 25, 13, dit que Dieu replia Erets Israël sous Yaakov. Tu me demandes où se trouvait alors Its’hak(1).
Je suis surpris par ta question, car le verset dit, au préalable : “ Et, il rêva ”. Tout cela était un rêve et le ‘Hizkouni le souligne dans son commentaire, à cette référence.
B) En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que tu cites(2), afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins. Néanmoins, tu dois m’adresser, pour chacun, son nom et le nom de sa mère.
C’est toi qui demande à Dieu de leur accorder ces bénédictions et tu dois donc personnellement adopter le comportement défini par Dieu, dans Sa sainte Torah. Tu influenceras tes amis, pour qu’ils en fassent de même. Et, si tu le désires réellement, tu connaîtras la réussite en cela.
De cette façon, les requêtes que tu formules pour ces personnes seront exaucées par Dieu.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Qui se trouvait lui-même en Erets Israël. (2) Près du tombeau du précédent Rabbi.
Lettre n°5312
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5312, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre des 11 et 23 Adar Richon, à celles qui la précèdent et à celles qui la suivent. Vous me posez, en particulier, la question suivante : quelle est la volonté de Dieu et que doit faire l’homme pour s’acquitter de son obligation(1) ?
Il est dit que : “ Dieu fit l’homme droit, mais ils voulurent établir de nombreux calculs ”. La manière dont Dieu fit l’homme droit est exposée par le Livre de la droiture, notre sainte Torah, Loi Ecrite et Loi Orale, qui révèlent la Volonté de Dieu, béni soit-Il, donnent des conseils pour ôter les doutes que l’on pourrait avoir, pour identifier ce qui provient du domaine de la sainteté. Ce dernier point, en particulier, est précisé par la ‘Hassidout et par les causeries de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera.
Pour ce qui vous concerne plus particulièrement, la divine Providence vous a confié un sort enviable, celui de donner une bonne éducation aux enfants juifs, ce qui est qualifié de mission sacrée. Vous ne devez donc avoir aucun doute, à ce propos-là(2).
Par ailleurs, vous parlez également d’actions particulières, dans des domaines spécifiques, pour lesquelles on peut effectivement envisager plusieurs possibilités. Il semble que vous fassiez allusion, en cela, à vos activités communautaires s’ajoutant à vos fonctions d’enseignant ou bien à vos devoirs envers votre épouse et vos enfants. C’est précisément à ce propos qu’il a été dit : “ Si un homme a un soucis, en son cœur, il doit en parler ”. Et, vous connaissez le dicton(3) de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel on ligue ainsi deux âmes divines contre une seule âme animale.
Mais, avant tout, il convient, comme je le disais, de ne pas “ établir de nombreux calculs ”. Avancez de manière paisible et avec intégrité ! Dans la plupart des cas, le Choul’han Arou’h sera suffisant pour que vous puissiez établir ce qu’il y a lieu de faire.
Vous envisagez de déménager à Kfar ‘Habad et il est clair qu’il faut d’abord vérifier ce que votre épouse en pense. Si elle l’accepte pleinement, ce sera une bonne initiative. Mais, tout d’abord, vous visiterez le Kfar ensemble et vous observez les lieux. En effet, il y a, sur place, plusieurs sortes de maisons. De même, bien entendu, vous fixerez à l’avance ce qui vous permettra de gagner votre vie.
Sans doute se prépare-t-on aux jours de Pessa’h, qui approchent et à les utiliser de la manière qui convient, dans le cadre du réseau(4) et des jeunes de l’association ‘Habad.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre assumant de nombreuses responsabilités communautaires. (2) Il est clair qu’il faut s’engager en tout ce qui est lié à la bonne éducation. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5290. (4) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte, dont le destinataire de cette lettre est sûrement un enseignant.
Lettre n°5313
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5313, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Adar Chéni.
J’y ai lu, avec effroi, que vous envisagez de voyager à bord d’un bateau dont les marins, le personnel et le capitaine sont israéliens(1) et que ce voyage se poursuivra également pendant le jour du Chabbat, ce qui en est une transgression évidente, à laquelle les voyageurs prennent part, de la même façon.
Comment cela est-il possible ? Comment un jeune homme étudiant à la Yechiva Tom’heï Temimim ou, plus généralement, dans une Yechiva(2), peut-il concevoir pareille idée ? Bien plus, vous me demandez mon accord pour cela et vous concluez votre lettre en disant que vous renforceriez ainsi votre étude de la Torah et votre crainte de Dieu !
Vous envisagez de poursuivre vos études à la Yechiva, ici et vous citez, comme preuve, d’autres jeunes gens, étudiants à la Yechiva Tom’heï Temimim de France(3).
Vous savez sans doute ce qui leur a été écrit, c’est-à-dire qu’ils doivent étudier avec constance et beaucoup d’ardeur pendant les mois de l’hiver et de l’été, au point que la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim puisse porter témoignage que cela a bien été le cas. C’est ensuite seulement, à la fin de l’été, qu’un voyage ici pourra être envisagé. Ces mêmes conditions s’appliquent également à vous, puisque vous êtes l’un des premiers venus étudier à la sainte Yechiva Tom’heï Temimim(4).
Puisse Dieu faire que vous appreniez, avec crainte de Dieu, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, que vous accomplissiez les Mitsvot de la meilleure façon et que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4796. (2) Même non ‘hassidique. (3) A Brunoy, dans la région parisienne. (4) En Terre Sainte.
Lettre n°5314
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5314, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Chéni 5717,
Brooklyn, New York,
Aux femmes et jeunes filles de la sainte communauté
Chouva Israël, à Buenos Aires, Argentine,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai eu connaissance, avec plaisir, il y a quelques temps, des activités positives que vous menez pour renforcer le Judaïsme dans votre communauté et en diffuser les valeurs.
J’espère que, de temps à autre, vous augmentez ces actions, conformément à l’Injonction de notre sainte Torah, selon laquelle on s’élève, dans le domaine de la sainteté. Bien évidemment, ce devoir et ce mérite sacrés incombent, plus spécifiquement, aux femmes juives, filles de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, qui doivent diriger l’action et s’efforcer de consolider, plus spécifiquement, tout ce qui concerne les femmes, c’est-à-dire la pureté familiale, la conduite de la maison, en particulier l’éducation des enfants, la Cacherout et d’autres points encore.
Le Créateur du monde, Qui le dirige, attend tout cela des femmes juives et il est donc certain qu’Il leur accorde des forces particulières afin de le réaliser concrètement, pleinement et avec intégrité. Tout ne dépend que de votre détermination.
Nos saints livres précisent la récompense qui vous revient. Et, c’est pour cela que vous portez également le titre de “ maîtresse(1) de maison ”, c’est-à-dire son élément fondamental, le pilier du foyer juif.
Bien plus, Pourim vient de passer et le miracle se produisit alors par l’intermédiaire d’Esther, lorsque tous firent don d’eux-mêmes pour préserver leur Judaïsme, bien que Dieu ait voilé Sa Face, comme le précisent nos Sages. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Voiler(), Je voilerai ”.
Et, nous nous approchons de Pessa’h. Or, “ c’est par le mérite des femmes vertueuses de cette génération que nos ancêtres furent libérés d’Egypte.
Puisse Dieu faire que chacune d’entre vous redouble de force et d’ardeur dans cette mission sacrée, avec calme et largesse d’esprit, avec une joie profonde et véritable
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Akéret, de la même étymologie que Ikar, essentiel. (2) Haster, de la même étymologie que Esther.
Lettre n°5315
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5315, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
a de bons comportements et de multiples accomplissements,
le Rav Avraham Sender(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, du 25 Adar Chéni, me demandant une bénédiction. Celle-ci sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous m’annoncerez sûrement de bonnes nouvelles, à propos de son contenu. Bien plus, vous écrivez vous-même que ce sera bientôt la Hilloula du Rabbi Rachab(2), dont le mérite nous protégera. Or, les Justes et les bergers d’Israël, tout comme ils effectuent leur mission quand ils vivent dans ce monde, la poursuivent là-haut et invoquent une grande miséricorde, afin de satisfaire les besoins de tous ceux qui sont liés à eux, en particulier des personnes qui ont eu le mérite de recevoir leur enseignement, ainsi qu’il est dit : “ Tes yeux verront ton maître ”.
Encore à l’avenir, vous le verrez de vos yeux(3) dans les livres et les discours ‘hassidiques qu’il nous a laissés et dans lesquels il exprime l’essence, la dimension profonde de lui-même. En effet, la ‘Hassidout explique “ l’union merveilleuse ” qui peut être réalisée entre l’intellect, celui qui le perçoit et le concept perçu. C’est une évidence.
Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion du Chabbat Parchat Ha ‘Hodech(4), introduisant le mois de la délivrance(5), afin que celui-ci soit joyeux et agréable. Très bientôt, s’accomplira la promesse selon laquelle : “ Il nous prendra en pitié et nous libérera, après avoir voilé(6) Sa Face, par le mérite de la foi, parce que tous les Juifs sont croyants, fils de croyants. Et, le premier croyant fut Avraham, ainsi qu’il est dit : Il crut en Dieu et Il le considéra comme une Tsédaka ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.S. Nemtsov, de Long Beatch. Voir, à son sujet, la lettre n°4110. (2) Le 2 Nissan. (3) Le Rabbi Rachab. (4) Qui était, cette année-là, le 27 Adar Chéni. (5) Celui de Nissan. (6) Haster, évoquant le nom d’Esther et la fête de Pourim.
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