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Iguerot Kodesh — lettres 5255 à 5274

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5255

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5255, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Elyahou Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat. Vous me dites qu’il existe plusieurs versions des mélodies ‘Habad, différentes également de celle qui figure dans le Séfer Ha Nigounim(2).

Lorsque ces versions se transmettent d’un ‘Hassid à l’autre, on peut admettre qu’elles émanent d’une source unique, c’est-à-dire qu’il y avait, à l’origine, un chant ‘Habad, puis qu’avec le temps, ceux qui l’ont reçu et transmis l’ont modifié ou y ont fait un ajout, comme le veut la nature humaine.

S’il est impossible de déterminer quelle version est la plus fidèle, il faut conserver l’une et l’autre, quand il y en a deux. Il n’en est pas de même, en revanche, si l’une émane d’un grand nombre de personnes et se transmet depuis plusieurs générations, alors que l’autre est uniquement le fait de quelques uns, sans que l’on sache comment elle a été formulée. En pareil cas, il faut adopter celle qui est la plus répandue.

S’agissant des mélodies pour lesquelles vous possédez une version différente de celle du Séfer Ha Nigounim, il serait bon de consulter un spécialiste, qui pourra les présenter sous forme de notes de musique et de les adresser, ici même, à Ni’hoa’h(3), en expliquant comment elles sont parvenues jusqu’à vous. Ici, on s’efforcera de clarifier les choses, dans la mesure du possible.

Sans doute profiterez-vous des jours de Pourim de la manière qui convient, le point central étant la diffusion des sources(4) à l’extérieur.

Que Dieu vous accorde la réussite, dans tous les domaines.

Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim,

Notes

(1) Le Rav E.L. Rivkin, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°3469. (2) Présentant les partitions des chants ‘Habad. (3) L’organisme chargé de la collecte et de l’édition des mélodies ‘Habad (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5256

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5256, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Parmi toutes les nouvelles me parvenant des réunions ‘hassidiques et des rencontres entre les ‘Hassidim se déroulant en Terre Sainte, dans tous les comptes-rendus d’activité, je suis surpris de constater que votre nom n’est jamais mentionné.

Comme vous le savez, nos Sages disent que “ quand on décoche une flèche vers le ciel, elle retombe sur sa pointe ”, ce qui veut dire que vos origines agissent en vous, d’une manière concrète. Bien plus, vous avez été un élève de la Yechiva A’heï Temimim. Or, rien n’est jamais perdu et inutile, dans le monde, a fortiori quand il s’agit d’études dans une Yechiva ‘hassidique, pénétrée de vitalité et de lumière.

Peut-être attendez-vous encore une impulsion, une invitation extérieure. Si c’est le cas, j’en suis très surpris. En effet, nous vivons une époque dont chaque instant est décisif. Il faut donc s’en servir pleinement, dans toute la mesure du possible.

Et, s’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour les jeunes, qui sont emplis d’empressement, ont quitté la Yechiva et la maison d’étude depuis peu de temps et non donc pas encore subi largement l’influence d’un environnement hostile à la Yechiva et à ce que l’on y étudie.

Bien entendu, l’essentiel n’est pas que vous me rendiez compte de ce que vous avez réalisé, mais bien que l’action concrète se fasse. Pour autant, la nature humaine veut que, si l’on sait, d’emblée, que l’on devra faire savoir ce que l’on a réalisé à d’autres, on est conduit à agir avec plus de force, d’ardeur et d’enthousiasme.

En outre, quand on transmet de bonnes nouvelles de tout cela, on provoque la joie et l’on met ainsi en pratique la Mitsva : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, laquelle est “ un grand principe de la Torah ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°5257

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5257, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que vous avez l’habitude de cesser votre travail à midi, à la veille du Chabbat, mais que votre associé exige un changement, en la matière. Vous pourrez donc vous délier de cette pratique, en présence de trois personnes, conformément à l’enseignement de notre sainte Torah.

Vous évoquez l’enseignement que vous délivrez aux autres. Il est clair que celui-ci dépend de leur personnalité. Mais, en tout état de cause, il serait bon qu’il porte également sur les Hala’hot applicables au quotidien, part exemple d’après l’abrégé du Choul’han Arou’h.

Concernant votre prière, l’usage courant est de la commencer avec la communauté. Par la suite, même si l’officiant ou une partie des présents se hâtent, celui qui éprouve, en son cœur, le désir des prier lentement pourra le faire, même s’il se met ainsi en retard. Il est dit, en effet, que “ Tu prépares leur cœur et Ton oreille les écoute ”.

Lettre n°5258

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5258, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Il est sûrement inutile de vous souligner l’importance de l’opportunité qui vous est offerte par la divine Providence, celle de faire imprimer vos propos. Il est donc particulièrement judicieux d’en profiter, dans toute la mesure du possible, afin de diffuser les sources de la ‘Hassidout, jusqu’à ce que celles-ci parviennent également à l’extérieur.

En effet, d’autres sujets pourront être rédigés par d’autres personnes. En revanche, pour ce qui est de la ‘Hassidout, il doit s’agir de quelqu’un qui a observé les luminaires de cet enseignement et qui s’y est consacré.

Il y a donc bien là une Mitsva ne pouvant pas être accomplie par une autre personne et qui repousse donc même l’étude de la Torah, à laquelle rien d’autre ne peut pourtant être comparé, pas même les accomplissements célestes.

Lettre n°5259

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5259, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Je fais réponse à votre lettre du 5/3.

Si vous me transmettez votre nom hébraïque et celui de votre mère, je les mentionnerai(2), afin que vous obteniez une bénédiction et la satisfaction du souhait de votre cœur, qu’en particulier vous parveniez à trouver un bon parti, qui vous convienne.

L’un des points essentiels, permettant de hâter, en la matière, les bénédictions du Créateur du monde, Qui le dirige, est le suivant. Quand vous trouverez un bon parti et vous marierez, vous conduirez votre foyer d’après la Torah et les Mitsvot, comme il convient aux véritables femmes juives. Vous respecterez les lois et les principes de la pureté familiale, la Cacherout, le Chabbat.

Dans la pratique, on peut observer que tout cela dépend de la femme, de la maîtresse de maison. Et, rien ne résiste à la détermination. Dieu sonde les cœurs et s’Il observe que vous avez pris cette décision, avec la ferme intention qu’elle soit suivie d’effet, Il hâtera Sa bénédiction afin que vous trouviez très rapidement un parti qui vous convienne.

Vous évoquez votre subsistance matérielle et j’en suis quelque peu surpris(3). En fonction de la situation actuelle en Terre Sainte, on recherche ceux qui peuvent apporter une aide médicale, dans les hôpitaux et dans les maisons de convalescence.

Vous dites qu’il faut parler l’Hébreu. Sans doute avez-vous déjà quelque peu étudié cette langue et vous acquerrez le reste en travaillant. Mais, peut-être ne recherchez-vous pas un poste avec toute l’ardeur qu’il faudrait.

Puisse Dieu faire que vous gagniez votre vie avec succès et que vous donniez de bonnes nouvelles de cela également.

Avec

ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Mon secrétariat ne rédige pas en français. C’est la raison pour laquelle ma réponse est en Hébreu. Mais, pour votre part, vous pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue.

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une jeune fille. (2) Près du tombeau du précédent Rabbi. (3) Cette lettre s’adresse à une nouvelle immigrante en Terre Sainte, exerçant une profession médicale. Celle-ci, venue de France, ne possède pas encore l’Hébreu.

Lettre n°5260

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5260, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres des 16 et 28 Adar Richon, dans laquelle vous me décrivez vos négociations avec les représentants et les présidents des synagogues.

Vous m’interrogez à propos du microphone(1).

Il est bien évident qu’il est une interdiction absolue(2) de l’utiliser, à la synagogue, non seulement pendant le Chabbat, mais aussi pendant les fêtes. Il s’agit, en l’occurrence, d’un acte public, effectué dans le Palais du Roi, la synagogue. Il est donc hors de question de se servir d’un microphone.

Comment présenter cela aux représentants des synagogues ? Tout dépend de la méthode la plus rapide pour les convaincre d’abandonner ce projet. Parfois, ce peut être une exigence ferme. D’autres fois, il faut procéder à l’inverse, expliquer, de manière agréable, le tort qui peut en résulter, en dehors d’Erets Israël de même qu’en notre Terre Sainte. En effet, la synagogue et ceux qui y prient seront ainsi considérés comme étant affiliés au mouvement reformé, s’opposant à la Torah et aux Mitsvot.

Même si l’on agit de la première façon(3), il est préférable de s’entretenir au préalable, de manière informelle, avec les responsables, afin qu’eux-mêmes soutiennent également ce point de vue, lors de leurs réunions.

Sans doute profiterez-vous des jours de Pourim, qui approchent, pour diffuser les sources(4) à l’extérieur et vous vous préparez à cela, de la manière qui convient. De fait, plusieurs textes en soulignent l’importance, en particulier les Tikouneï Zohar, selon lesquels “ Kippourim est comme Pourim ”(5).

Puisse Dieu faire que vous connaissiez une immense réussite, que disparaissent les barrières et les obstacles, d’autant que notre Torah dit, de l’ensemble de ce mois, que “ il a été transformé ” en joie et en fête.

Or, la signification de cette transformation est la suivante. Ce mois est susceptible de changer ce qui, d’emblée, n’était pas un bien visible et tangible, en joie et en fête, que l’on peut observer de ses yeux de chair.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) De son utilisation pendant le Chabbat. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°427 et les Techouvot Ou Biyourim, éditions Kehot, 5747 (1987), à la page 144. (3) Par une ferme exigence. (4) De la ‘Hassidout. (5) Yom Kippour est uniquement comparé à Pourim.

Lettre n°5261

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5261, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles, pendant tout ce temps. Il semble que votre frère lui-même ne sait pas ce que vous devenez. J’ai eu l’opportunité d’avoir votre adresse et j’en profite donc pour vous rappeler ce qui est, de toute façon, une évidence.

Celui qui est né de parents juifs restera un Juif toute sa vie et, même de ceux qui n’ont pas un bon comportement, conforme à ce qu’il devrait être, il est dit : “ Aucun d’entre nous ne sera écarté ”. Au final, s’accomplira

le dicton de nos Sages selon lequel “ quand on décoche une flèche vers le ciel, celle-ci retombe vers sa pointe ”. Or, il en est de même également pour celui qui est né de parents ‘hassidiques(1).

Je ne connais pas les détails de votre comportement, à l’heure actuelle. Je ne sais pas si vous avez un temps fixé pour étudier la Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier. Toutefois, il y a lieu d’éprouver des craintes(2), car vous vous trouvez dans un coin reculé, dans lequel ces domaines-là ou, plus généralement, la Torah et les Mitsvot, n’ont pas été renforcés.

Il en résulte, comme l’établissent différents textes, qu’il existe deux possibilités :

A) Vous pouvez surmonter les obstacles et les voiles dans le coin où vous vous trouvez, y mettre en pratique les Injonctions selon lesquelles “ on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté ” et “ à quiconque ajoute(3), on ajoute(4) ”.

B) Si, pour une quelconque raison, vous ne parvenez pas à surmonter les obstacles, ceux-ci l’emporteront, ainsi qu’il est dit : “ Une nation se dresse contre l’autre ”, ce qui veut bien dire que “ quand l’une se dresse…(5) ”. En pareil cas, il est indispensable d’aller vous installer dans une ville où les Juifs craignant la Parole de Dieu sont nombreux. De la sorte, les épreuves seront moins importantes.

Et, puisqu’au final, il faudra bien opter pour l’une ou l’autre de ces deux possibilités, autant le faire au plus vite.

Vous gardez sûrement les trois études, bien connues(6), qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

J’attends de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Qui restera un ‘Hassid toute sa vie. (2) Sur ce comportement. (3) Un effort. (4) Des bénédictions. (5) L’autre s’effondre. (6) Instaurées par le précédent Rabbi.

Lettre n°5262

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5262, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Barou’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Vaykra, qui a donc été rédigée en Adar Chéni, un mois pendant lequel on multiplie sa joie et quelques jours avant Pourim, lorsque cette joie devient “ jusqu’à ne plus savoir ”(2).

Malgré tout cela, le contenu et surtout l’état d’esprit de votre lettre sont étrangers à Pourim et à cette joie. Malgré toutes les explications, toutes les justifications que vous donnez, à ce propos, il n’en reste pas moins que Dieu, Qui non seulement crée le monde, mais, en outre, le dirige, a ordonné : “ Servez Dieu dans la joie ”. Ainsi, Dieu a conscience de tous les aspects de chaque situation. Il n’en demande pas moins de se réjouir.

On peut déduire de tout cela trois éléments :

A) Dieu demande qu’il en soit ainsi et il est donc une certitude que chacun en a la capacité, la possibilité. En effet, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ” et lorsqu’Il leur demande un certain accomplissement, il est certain qu’elles disposent des forces nécessaires pour cela.

B) Même dans une situation comme la vôtre, il y a effectivement de quoi se réjouir. Il suffit de refuser de fermer les yeux pour s’en apercevoir aussitôt.

C) Différents textes, en particulier le chapitre 26 du Tanya, expliquent que, bien au contraire, quand il s’agit d’obtenir gain de cause et d’être victorieux au combat, a fortiori quand celui-ci est âpre, la joie est impérative, car elle ouvre le cœur, l’apure de tout soucis, des tracas et de la tristesse. Le Tanya explique tout cela longuement.

Vous connaissez le dicton(3) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel un soldat partant pour le front, chante une marche victorieuse et se réjouit, bien qu’il n’ait pas encore, à proprement parler, pris part à la guerre. Dans la pratique, une telle démarche et une forte confiance en la victoire et en la joie renforcent et hâtent l’issue positive de la lutte.

Puisse Dieu faire que les difficultés dont vous faites état dans votre lettre soient transformées, qu’elles contribuent à la réussite de votre entreprise. Il est dit de l’ensemble de ce mois, avec tous les jours qui le constituent, en particulier Pourim, que “ il fut transformé ” en joie et en fête.

Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav B.Litvin, de Monts Calmes. Voir, à son sujet, la lettre n°4843. (2) Faire la différence entre “ Béni soit Morde’haï ” et “ Maudit soit Haman ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5100.

Lettre n°5263

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5263, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 5 Adar Chéni.

En un moment propice, je mentionnerai le nom de votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’elle ait une prompte et complète guérison.

Vous me dites que vous êtes prêt à vous engager à certaines pratiques supplémentaires(1). A mon avis, un engagement conforme aux besoins et à la nécessité du moment est l’effort pour diffuser les sources de la ‘Hassidout, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.

Bien entendu, je fais allusion à la ‘Hassidout ‘Habad qui a une influence sur ceux qui fréquentent les Yechivot et sont habitués à commenter, à expliquer. Or, une telle démarche est également nécessaire pour la ‘Hassidout et celle-ci existe uniquement dans la ‘Hassidout ‘Habad(2).

Il est dit que “ l’épouse d’un homme est comme son propre corps ”. Il serait donc bon que le mari de votre fille s’engage également à une étude quotidienne de la ‘Hassidout, que le saint Zohar appelle “ arbre de vie ” et “ âme de la Torah ”. Sur elle, tous les éléments négatifs n’ont aucune emprise, comme le dit le Raya Méhemna, cité par le passage bien connu d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken.

Le Saint béni soit-Il, Qui agit “ mesure pour mesure ”(3), renforcera ainsi la vitalité de ceux qui vous sont proches. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Afin de favoriser cette guérison. (2) Les autres formes de ‘Hassidout privilégiant l’approche émotionnelle à la perception intellectuelle. (3) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°5264

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5264, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos deux lettres et les épreuves(2) qu’elles contenaient. On reconnaît clairement, en celles-ci, l’apport de la ‘Hassidout, y compris chez ceux à qui ne manquent pas la connaissance de la Torah et la pratique des Mitsvot.

En effet, dès le début de cette explication, sont mentionnées la Torah d’Atsilout et celle de Brya, la relation de cette Torah avec l’Attribut de découverte intellectuelle, ‘Ho’hma et celui de l’analyse raisonnée, Bina. On, sait que le premier est dominant en Atsilout et le second, en Brya. Pour autant, il s’agit bien de deux niveaux différents.

Ainsi, la Torah d’Atsilout décrit la Divinité et Ses Noms. En ce monde, “ Il est unifié à Ses lumières et à Ses réceptacles ”. La Torah de Brya, par contre, parle des créatures, comme l’explique le Likouteï Torah, au discours ‘hassidique intitulé : “ De quoi s’entretient-on dans la maison d’étude céleste ? ”.

En chacun de ces stades, on distingue le niveau de ‘Ho’hma, correspondant à l’existence potentielle du fœtus dans la goutte séminale du père, c’est-à-dire à la Loi Ecrite, de celui de Bina, qui est sa différenciation, pendant la gestation de la mère ou la Loi Orale.

Il semble que l’auteur n’ait pas eu conscience de tout cela(3), bien qu’il ait lu les livres de la ‘Hassidout ‘Habad. Mais, il n’y a pas prêté attention. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour avoir un joyeux Pourim,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son propos, la lettre n°4870. (2) De l’introduction du Rav I.A. Z. Margolis au livre Tsvi La Tsaddik. (3) Du fait que, pour étayer son explication, il lui ait fallu avoir recours aux notions de la ‘Hassidout ‘Habad.

Lettre n°5265

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5265, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeantes des femmes et jeunes filles ‘Habad,

appartenant au groupement de Bneï Brak,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Adar Chéni et à celle qui la précédait. Vous me dites que les activités de votre groupement se sont affaiblies et vous me demandez ce qu’il convient de faire pour que ce groupement se maintienne, à l’avenir(1).

Il est bien évident que si, en tout endroit et à toute époque, nos Sages ont demandé que l’on connaisse l’élévation, dans le domaine de la sainteté, combien plus en est-il ainsi durant la présente époque et en notre Terre Sainte.

Il n’y a pas l’ombre d’un doute, à ce propos et cela veut dire que votre groupement doit se maintenir, bien plus, qu’il doit se développer. Il y a sûrement des femmes et des hommes pouvant agir pour qu’il en soit bien ainsi. A n’en pas douter, les moyens et les méthodes pour y parvenir doivent exister.

Tout ceci dépend des conditions de l’endroit et surtout de la nature des hommes. Il serait donc judicieux que vous vous réunissiez toutes ensemble, afin d’établir un programme destiné à renouveler ces actions, à l’avenir et à les développer, pour l’avenir.

De la sorte, on peut espérer que celles qui faisaient auparavant partie de la direction de ce groupement, puis, pour une certaine raison, ont affaibli leur participation, y occuperont de nouveau leurs fonctions.

Comme on l’a dit, il est nécessaire d’élargir et de développer ce groupement. Pour cela, on en multipliera également les activités. Et, tout cela ne dépend que de votre volonté, car les capacités ne manquent pas.

Bien plus, les jours de Pourim approchent. Or, ils ont la propriété d’éclairer le monde et de souligner encore une fois le rôle primordial de la femme juive(2), y compris quand : “ Je voilerai(3) Ma Face, ce jour-là ”(4). Dans une telle situation, une femme, par ses actions, peut accomplir de fabuleuses et grandioses réalisations. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction pour donner, très prochainement, de bonnes nouvelles de tout cela et pour que vous ayez un joyeux Pourim,

N. B. : Je vous joins ma participation symbolique aux activités de votre groupement, afin que vous connaissiez la réussite.

Notes

(1) Qu’il ne disparaisse pas du fait de la cessation de ses activités. (2) Puisque le miracle de Pourim fut obtenu par l’intermédiaire de la reine Esther. (3) Haster, de la même étymologie que Esther. (4) Pendant l’obscurité de l’exil.

Lettre n°5266

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5266, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat et j’ai été satisfait par ce que vous m’avez dit, à propos d’Anvers(2). Il serait bon de maintenir le contact avec les nouvelles personnes que vous y avez rencontrées, non seulement dans le domaine matériel(3), mais aussi spirituellement, en leur envoyant des fascicules, des causeries, selon le niveau(4) de chacun.

Vous faites référence à la Yechiva. Puisse Dieu faire que ses élèves, ses dirigeants, ceux qui lui sont liés consentent tous un effort, chacun en son domaine. Ainsi, nous aurons le mérite de mettre en pratique la volonté de notre saint maître, dont le mérite nous protégera, cele de développer la Yechiva Tom’heï Temimim, dans toute la mesure du possible et en fonction de ce qui est nécessaire, de sorte que les voiles et les obstacles se transforment en bien.

Or, la signification de cette transformation est la suivante. Ce mois(5) est susceptible de changer ce qui, d’emblée, n’était pas un bien visible et tangible en joie et en fête, que l’on peut observer de ses yeux de chair.

Avec ma bénédiction de joyeux Pourim et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav N.Nemanow, directeur de la Yechiva Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son propos, la lettre n°4892. (2) Où le Rav Nemanow s’était rendu. Voir, à ce sujet, la lettre n°5222. (3) Pour aider au financement de la Yechiva. (4) Des connaissances. (5) D’Adar, celui de Pourim.

Lettre n°5267

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5267, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 19 Adar Richon, avec la demande de bénédiction qui l’accompagnait et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez eu la possibilité de diffuser des exemplaires du Tanya. Sans doute continuez-vous à le faire et vous expliquerez, à tous ceux qui reçoivent ce livre, ce qu’est la ‘Hassidout, sa nécessité, en particulier à notre époque de confusion des valeurs et d’imprécision, au point de faire passer le bien pour du mal et le mal pour du bien, l’obscurité pour de la lumière et la lumière pour de l’obscurité.

De fait, il est remarquable que la ‘Hassidout soit appelée “ luminaire de la Torah ”, “ âme de la Torah ”, “ lumière de la Torah ”.

Vous me demandez des précisions supplémentaires sur les instructions que je vous ai données dans ma précédente lettre. Il est clair que l’on ne peut pas énoncer de règles intangibles, en la matière(1). En effet, chacun a sa propre personnalité et il n’est pas une personne qui soit identique à la seconde.

Vous m’interrogez également sur l’oubli(2). Il me semble vous avoir déjà dit, dans ma précédente lettre, que celui-ci est le contraire de la lutte contre une pensée indésirable. Il faut donc prendre cette expression au sens le plus simple d’oubli afin de penser à autre chose.

Vous me demandez des conseils pour provoquer la joie. Différents textes traitent de ce sujet, en particulier le Tanya, dont vous consulterez l’index.

Conformément au dicton(3) bien connu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, un bilan moral, aussi important soit-il, ne doit être effectué qu’à des moments bien précis, selon l’usage des commerçants(4), c’est-à-dire seulement quelques fois par an. En effet, si on le faisait constamment, non seulement cela n’aurait aucun intérêt, mais, bien plus, une telle pratique pourrait même être dommageable(5).

Puisse donc Dieu faire que vous adoptiez cette même pratique, que vous repoussiez ce bilan jusqu’au mois d’Elloul ou bien à la veille de Roch ‘Hodech(6). Ainsi, dans la joie, vous multiplierez vos actions et vous illuminerez la part du monde qui vous est confiée. Dès lors, par un effet de réverbération, la lumière qui se trouve au fond de votre âme en sera accrue.

Ces jours sont propices pour un bon début en ce sens, au point que les voiles et les obstacles subis jusqu’à maintenant cessent de déranger, bien plus qu’ils viennent en aide. En effet, la Torah dit de l’ensemble du mois de Pourim, de tous les jours qui le constituent, que “ il fut transformé pour eux ” en joie et en fête.

Or, la signification de cette transformation est la suivante. Ce mois est susceptible de changer ce qui, d’emblée, n’était pas un bien visible et tangible en joie et en fête, que l’on peut observer de ses yeux de chair.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) S’appliquant à tous de manière identique. (2) Le fait de ne plus penser à un certain problème. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4017. (4) Qui n’établissent pas les comptes de leur affaire en permanence. (5) Faire obstacle à l’action proprement dite. (6) De chaque mois, appelée “ petit Yom Kippour ”.

Lettre n°5268

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5268, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites, à la fin de votre lettre, que vous êtes le recteur d’une Yechiva ‘hassidique. Il est, en conséquence, sûrement inutile de vous souligner l’importance de diffuser l’étude de la ‘Hassidout et les comportements ‘hassidiques, dans les milieux les plus larges.

La Yechiva est actuellement un réverbère éclairant tout son entourage, bien au-delà du rôle, en ce domaine, qu’elle avait auparavant. Or, les élèves des Yechivot sont habitués à des explications longues et détaillées(2). En conséquence, si l’on enseigne la ‘Hassidout sous forme d’éclairs, de dictons et de sentences que l’on n’explique pas, ces élèves ne l’accepteront pas de la manière qui convient, en fonction des besoins du moment.

En conséquence, aux recteurs et aux directeurs de Yechiva incombent donc le mérite et la responsabilité de diffuser la ‘Hassidout précisément de cette façon(3). De fait, certaines modifications ont bien été adoptées, dans les Yechivot, afin de lutter contre les vents dévastateurs qui soufflent dans la rue, desquels chaque Juif doit se préserver. C’est une évidence.

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour un joyeux Pourim,

Notes

(1) Le Rav I.Grossman, de Jérusalem. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5263. (3) Avec de nombreuses explications, accessibles par la logique.

Lettre n°5269

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5269, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Raphaël Na’hman(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat et à celle qui la précédait. Vous me demandez la signification de mon affirmation selon laquelle vous pouvez vous servir de vos capacités pour l’éducation ‘Habad.

En plus d’enseigner à une classe, vous devez également vous intéresser à la possibilité de diriger les plus grands. Il est différentes façons de le faire, qui justifient un salaire(2) et si, pour l’heure, elles n’existent pas, il convient de les créer.

Bien entendu, il ne faut pas attendre que d’autres s’en préoccupent et qu’ils viennent vous voir pour vous faire une proposition détaillée. A notre époque, il faut savoir aussi créer ses propres fonctions(3).

Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav R.N. Kahn, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4331. (2) Cette activité devant être rémunérée. (3) Prendre l’initiative et répondre au besoin.

Lettre n°5270

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5270, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous parlez de vos études à la Yechiva. Vous me dites qu’à votre sens, celles-ci ne sont pas pleinement fructueuses et vous pensez donc changer d’occupation, à court terme.

Il est clair que la solution de ce problème dépend de différents points, impliquant à la fois vous-même et les membres de votre famille. Vous demanderez donc conseil à vos amis, qui se trouvent sur place et qui connaissent bien cette question.

Bien entendu, il faut prendre en compte le fait que votre âge est propice à l’étude de la Torah. En conséquence, si vous la réduisez ou, a fortiori, si vous quittez la Yechiva, il est très peu probable que vous pourrez acquérir ce qui vous manque(1) par la suite. En tout état de cause, cela sera très difficile. Aussi, en cas de doute, il faudra trancher, dans la mesure du possible, selon l’avis conseillant de rester à la Yechiva.

Quand on est désemparé et que l’on cherche la réponse à une question(2), on a particulièrement besoin de l’aide de Dieu. Pour l’obtenir, il serait bon d’intensifier votre engagement à la Torah et aux Mitsvot. Ainsi, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. Vous respecterez la pratique consistant à lire des Tehilim chaque jour, selon leur répartition mensuelle, y compris le Chabbat et les fêtes, après la prière du matin. Enfin, vous ferez vérifier vos Tefillin.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Les connaissances de la Torah qui ne sont pas encore acquises. (2) Comme c’est le cas en l’occurrence, que faire à l’avenir?

Lettre n°5271

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5271, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

groupement de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous transmets le texte du télégramme que le Rabbi Chlita vous a adressé, hier soir, à l’occasion de votre réunion, qui aura lieu à Pourim :

“ Que cette réunion soit fructueuse et qu’elle vous permette, en particulier, d’assumer votre mission, liée à l’Injonction(1) : ‘Va, rassemble tous les Juifs’, afin que, dans leur existence quotidienne, ceux-ci soient ‘le peuple de Morde’haï’, qui ‘ne se prosterne pas et ne se courbe pas’ devant l’idolâtrie.

Nos Sages affirment que chaque Juif et chaque Juive rejettent l’idolâtrie, ce qui veut dire que leur essence est étrangère à tout ce qui n’appartient pas à leur Tradition éternelle. De la sorte, tous seront des ‘jeunes’(2), dans leur Judaïsme, emplis d’entrain et d’enthousiasme, refusant le compromis.

Ainsi, l’on accomplira ce que l’on a déjà reçu sur le mont Sinaï(3). Grâce à cet accomplissement, se réalisera la promesse selon laquelle ‘toutes les nations eurent peur d’eux’ et l’on obtiendra la victoire contre tous les ennemis, une victoire juive, véritable et durable.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de Pourim,

Mena’hem Schneerson, ”

Sans doute avez-vous reçu ce télégramme en son temps. Vous voudrez bien faire savoir ici(4) ce qui a été réalisé. Je vous en remercie d’avance.

Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de Pourim,

Le secrétaire,

Notes

(1) D’Esther, à l’origine de Pourim. (2) Puisque cette lettre s’adresse aux “ jeunes ” de l’association ‘Habad. (3) Puisque c’est à Pourim que l’on accepta délibérément la Torah, alors que celle-ci avait été donnée par la contrainte, sur le mont Sinaï. (4) Au Rabbi.

Lettre n°5272

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5272, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Quand on a des difficultés à gagner sa vie, nos Sages disent qu’il est bon de donner largement de la Tsédaka. Si l’on ne peut pas augmenter la somme, on la répartira, au moins, afin d’en donner plus souvent. Il est bon de le faire, en particulier, pendant les jours de semaine, avant la prière du matin et avant celle de Min’ha. On donnera alors quelques cents à la Tsédaka.

Il est judicieux que vous changiez de quartier, puisque les Juifs l’ont quitté. Cela est d’autant plus important pour vos enfants. Que Dieu vous vienne en aide, afin que cela soit plus facile que vous l’imaginez.

Je vous joins un chèque émanant d’une des caisses de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous l’investirez en ce qui vous permettra de gagner votre vie et vous recevrez ainsi une réussite accrue, dans l’obtention de votre subsistance matérielle, en général.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour un joyeux Pourim,

Lettre n°5273

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5273, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous envisagez un voyage ici. Cela dépend de vos possibilités financières car, bien entendu, il n’y a pas lieu de s’endetter pour cela. Vous pensez faire ce voyage sur un bateau de marchandises. Cette éventualité est exclue, du fait de votre état de santé et à cause du temps que cela vous fera perdre.

Concernant votre voyage en bateau, si vous avez de quoi le financer, comme je le disais, s’il n’en résulte aucune transgression du Chabbat(1), si votre mission sacrée au sein du réseau(2) n’en est pas remise en cause(3) et si votre épouse vous donne son accord, vous pourrez vous y intéresser.

Sans doute profiterez-vous des jours de Pourim pour développer le réseau, le point central étant la diffusion des sources(4) à l’extérieur.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Si l’équipage n’est pas juif, s’il ne s’agit pas d’une compagnie israélienne. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Du fait de l’absence en période scolaire (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5274

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5274, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez que vous avez de la peine en voyant que votre mère doit encore travailler, à son âge. Néanmoins, il est évident que tous les travaux ne sont pas identiques. Toutefois, sur le principe, c’est précisément à cet âge que l’on doit s’efforcer d’être occupé, afin, par exemple, de ne pas penser aux douleurs que l’on peut éprouver.

Dans la pratique, on peut constater qu’un travail que l’on supporte physiquement est particulièrement nécessaire, pour la santé du corps.

J’espère que vous avez un temps fixé pour l’étude de la Torah, y compris pour celle de la ‘Hassidout. De temps à autre, vous augmenterez ce temps, en bonne santé et avec largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

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