Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5235
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5235, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Adar Chéni, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qui vous est arrivé, de même qu’à votre famille.
Conformément à votre demande, je mentionnerai vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins.
Si vous avez conservé une copie de votre lettre, relisez-là encore une fois, afin d’en percevoir la dimension profonde. Dieu merci, vous appartenez à un peuple dont les membres sont qualifiés de “ croyants, fils de croyants ”. Ce qualificatif s’applique donc également à vous. Et, cette seule pensée doit suffire pour vous défaire rapidement de toutes les pensées de doute qui vous sont suggérées par l’extérieur, par un environnement étranger et hostile.
La hâte, en la matière, est importante. En effet, comme vous l’écrivez, vous avez la possibilité d’influencer un certain groupe et de le rapprocher de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Chaque instant est donc particulièrement précieux, puisqu’il a une incidence sur de nombreuses autres personnes.
Votre service militaire a dû vous habituer à l’obéissance, à appliquer un ordre avant même de l’avoir compris, dès lors que celui-ci émane d’un supérieur, quel que soit son grade, même s’il a lui-même été nommé par des hommes. Combien plus doit-il en être ainsi quand il s’agit de mettre en pratique l’Injonction du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. C’est une évidence.
S’agissant de tels doutes, il est préférable et judicieux de ne pas s’engager dans les discussions, y compris avec vous-même, car il est dit que “ Dieu fit l’homme droit, mais ces hommes établirent de nombreux comptes ”. C’est donc de cette façon que vous vous libérerez des doutes, que vous avancerez sûrement, sur la voie du Roi du monde, telle qu’Il nous l’a enseignée dans Sa Torah, Torah de vie.
Je serais heureux de recevoir, de votre part, une bonne nouvelle, celle de votre avancement sur ce chemin et de votre installation, vous permettant de bien gagner votre vie.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°5236
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5236, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Adar Richon, qui faisait suite à une longue interruption.
Conformément à votre demande, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, en fonction de ce que vous m’écrivez, en particulier pour que vous gagniez mieux votre vie, comme vous l’exposez longuement dans votre lettre.
Il est inutile de vous souligner que, chez un homme juif, la subsistance matérielle est liée à la subsistance morale. Ce Juif appartient, en effet, à “ une nation unique sur la terre ”(1), comme l’explique l’Admour Hazaken, y compris quand il se trouve dans un monde matériel, a des préoccupations matérielles.
En conséquence, plus vous renforcerez votre subsistance morale, ce qui dépend de vous, car “ tout est dans les mains de Dieu sauf la crainte de Dieu ” et chaque Juif reçoit, pour cela, le libre arbitre, plus votre subsistance matérielle sera renforcée, car elle dépend de Celui Qui donne la Torah, ordonne les Mitsvot et assure la subsistance de chacun. Et, “ à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”.
Il serait particulièrement judicieux que vous donniez quelques pièces à la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin et également avant celle de Min’ha. Bien évidemment, vous adopterez cette pratique sans en faire le vœu.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Vous maintenez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
Notes
(1) Voir la lettre n°5234. (2) Des efforts. (3) Des bénédictions.
Lettre n°5237
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5237, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Adar Chéni 5717,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Its’hak Korn(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 23 Chevat, de même que celle qui la précédait et je vous en remercie. Vous m’excuserez pour le retard apporté à ma réponse. En effet, j’attends celle des habitants de Kfar ‘Habad, qui doit être formulée en fonction de la situation sur place.
Je réponds au contenu de votre lettre, en vous remerciant, au préalable, de l’intérêt que vous manifestez pour Kfar ‘Habad. Sans doute continuerez-vous à le faire, à l’avenir. J’ai bon espoir que ceci sera utile pour assurer le développement du Kfar, de la manière qui convient.
J’en viens aux questions que vous abordez :
A) A propos des prêts consentis aux membres agriculteurs, vous écrivez qu’il sera possible de faire en sorte que la responsabilité en incombe uniquement à ceux qui ont effectivement adopté cette occupation, à la condition que le conseil municipal du Kfar autorise différentes activités qui sont nécessaires au développement agricole.
Vous ne précisez pas de quelles activités il s’agit et il m’est donc difficile d’exprimer mon avis, à ce sujet. Néanmoins, s’il est possible que la responsabilité des prêts repose uniquement sur les agriculteurs, je suis sûr que le conseil municipal collaborera avec vous pour les contracter. Du reste, il y a des agriculteurs, au sein de ce comité. Quant à ceux qui ne sont pas agriculteurs, ils ne seront pas lésés. Il en résulte que l’un en profite sans que l’autre ne perde rien et, à terme, ce dernier en sera également bénéficiaire.
B) Concernant le moniteur(2), j’ai, malheureusement appris que celui-ci intervient non seulement auprès des agriculteurs, mais aussi dans les écoles, se trouvant sur place. Autre point très négatif, le concernant, il accorde et répartit plusieurs aides et subventions. Ceci lui confère le pouvoir d’imposer son avis à une partie des habitants du Kfar.
Vous savez à quel point on s’efforce de répartir les pouvoirs, afin qu’ils ne soient pas concentrés en un seul point. J’ai bon espoir que vous trouverez le moyen de faire répartir les aides par une autre personne que cet homme qui exprime son avis également dans d’autres domaines.
C) Certes, il est difficile de trouver un homme honnête au point d’exprimer son avis uniquement sur les questions qui relèvent de sa compétence, ne disant rien de tous les autres problèmes surgissant dans l’endroit où il se trouve, bien que ceux-ci le concernent également.
Du reste, il y aura toujours des personnes qui voudront se servir de son influence pour imposer leurs propres conceptions. Toutefois, dans la situation actuelle du Kfar, il me semble nécessaire que le moniteur se limite uniquement à l’activité agricole, sans intervenir pour tout ce qui s’écarte de ses fonctions.
Néanmoins, s’il est impossible de trouver une telle personne, je me demande vraiment si l’intérêt d’avoir un moniteur n’est pas contrebalancé par tous les inconvénients qui en résultent, d’autant que, parmi ces inconvénients, il y a également les désaccords se faisant jour entre les habitants du Kfar, dans lequel un élément extérieur intervient et impose sa solution du fait des subventions qu’il accorde, le conduisant à avoir de la mansuétude pour certains habitants du Kfar, plutôt que pour d’autres.
D) S’agissant de l’édification d’une institution centrale, qui achèterait, revendrait et stockerait la production agricole(3), on peut, bien entendu, envisager plusieurs catégories, plusieurs façons. Cette structure peut avoir des prérogatives très réduites ou, au contraire, très larges.
En tout état de cause, ceci présente, à mon avis, plusieurs inconvénients, en particulier le fait de réduire les initiatives personnelles que les habitants pourraient prendre. Il faut, en outre, prendre en compte également l’aspect psychologique de la situation, pour ce qui les concerne. En effet, ceux-ci viennent d’un pays(4) dans lequel ils ont beaucoup souffert d’institutions centralisées, qui ont pris leur vie en charge et les ont contraint à lutter en cachette.
Je suis convaincu que l’institution que vous proposez n’aura pas tous ces inconvénients. Malgré cela, on peut craindre la mauvaise impression qu’en auront plusieurs habitants du Kfar.
Peut-être ce projet peut-il être lié au magasin coopératif qui existe déjà au Kfar, auquel on s’est déjà habitué. De la sorte, on l’acceptera plus facilement et l’on ne craindra pas la contrainte et l’astreinte.
E) Il me semble que, dans notre discussion, lorsque vous m’avez rendu visite ici, j’ai exprimé mon espoir que le Kfar se développerait par l’apport de nouveaux habitants, et non seulement parmi les immigrants du pays dans lequel nous étions auparavant(4).
Ceci est une raison supplémentaire, faisant que, dans le cadre du Kfar, il ne doit pas y avoir de contrainte ou de trop grandes concentrations de pouvoir. De la sorte, on pourra offrir la possibilité au cercle le plus large de candidats de s’y installer. En effet, plusieurs de ces candidats seraient effrayés par une concentration de pouvoirs à laquelle ils ne sont pas habitués.
F) Il est bien évident, comme vous l’écrivez, que la situation de l’agriculture doit, non seulement se renforcer, mais aussi se développer, afin qu’il y ait de plus en plus d’agriculteurs. J’espère donc que la partie non agricole ne dérangera pas, bien plus qu’elle apportera son concours.
Au final, tous ont bien la même conception du monde. Ils ont vécu, ensemble, les mêmes difficultés et les mêmes malheurs, ce qui les a considérablement rapprochés. Pour autant, il est clair que l’on ne peut pas imposer à ceux qui ne sont pas agriculteurs certains renoncements au profit du développement agricole.
Je dois préciser que le programme du Kfar ne se limite pas à être une implantation agricole. On y développera également l’artisanat et ce sera, en outre, un centre culturel de ‘Habad, pour toute notre Terre Sainte. Pour cela, il faut avoir des institutions éducatives adaptées, des écoles professionnelles, des écoles pour les garçons et les filles. Vous les avez sûrement visitées, quand vous vous êtes rendus à Kfar ‘Habad.
J’exprime encore une fois mon espoir que, de votre côté, vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour développer Kfar ‘Habad, afin de satisfaire l’objectif de sa création, non seulement en lui permettant maintenant d’obtenir ces prêts, mais aussi en le faisant encore une fois à l’avenir, si cela s’avère nécessaire, comme nous en avons parlé ici, sans que cela modifie, même partiellement, la physionomie et l’aspect de Kfar ‘Habad(5).
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°4222. (2) Des agriculteurs, nommé par l’état. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4837. (4) La Russie. (5) Les subventions ne lui seront pas accordées à la condition d’introduire des compromis avec la Hala’ha.
Lettre n°5238
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5238, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat. A ma grande surprise, vous ne dites rien de l’affaire, bien connue, de la synagogue(2) et je ne trouve pas, dans votre lettre, de raison justifiant ce silence. Vous précisez qu’il y aurait eu beaucoup à dire, mais cela n’explique rien, car cette même affirmation aurait pu avoir pour effet de supprimer une moitié de votre lettre ou peut-être même plus que cela.
Je vous joins la copie d’une lettre, adressée à tous(3), en relation avec le livre de Chemot que nous venons de conclure. Elle vous intéressera sûrement. En marge de cette lettre, vous trouverez quelques explications, faisant référence à la question que vous posez, bien qu’il y aurait eu beaucoup à dire, à ce sujet, comme c’est le cas pour tout ce qui concerne la Torah, “ plus longue que la terre et plus large que la mer ”. Pour autant, on n’est pas dispensé d’écrire ce qu’il faut, quand cela est possible.
J’espère qu’à ‘Hanouka, vous avez allumé des lumières dans tout votre entourage, bien qu’on le fasse quand s’installent, dans la rue, l’obscurité et la pénombre. Et, il faut en allumer le plus grand nombre, précisément “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”. Vous devez comprendre ce que cela veut dire.
Et, vous vous préparez également à Pourim, afin d’obtenir le résultat décrit par les termes de la Meguila, “ les nations du monde se judaïsèrent ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Vous m’interrogez sur le Tanya, à la page 76a : “ D’un niveau à l’autre, avant d’atteindre celui qui est supérieur, on connaît la chute, par rapport au précédent ”. Pourquoi cette chute est-elle nécessaire pour accéder a un stade plus élevé ?
L’explication est la suivante. On accède à un certain niveau, par le fait que l’on agit, que l’on pense, que l’on fait des efforts en tout ce qui permet de l’atteindre. Puis, pour se hisser vers un stade plus élevé, il faut se concentrer, s’approfondir sur de plus hautes préoccupations. Ainsi, à l’issue d’un certain effort, d’une compréhension et de sentiments, on parvient effectivement à ce niveau supérieur.
Pour autant, il est impossible de s’investir en deux niveaux à la fois. Il faut donc cesser de s’inscrire dans le précédent, se couper de lui et donc perdre ce qui en résulte, n’en conservant plus qu’une simple trace.
Un exemple illustrera cette idée. Un bon orateur, par un discours enflammé, saura faire verser des larmes à son auditoire. Puis, viendra un autre orateur, qui parlera encore mieux, d’un sujet qui concerne encore plus les présents et qui les fera donc sangloter ou encore les fera exploser de joie.
Après la fin de l’intervention du premier orateur et avant que le second captive l’assistance, les présents ne versent pas de larmes, même s’il conservent la trace du premier discours.
Dans cette image, bien entendu, l’orateur est l’intellect et le discours porte, par exemple sur la grandeur du Créateur et sur l’insignifiance de l’homme. C’est une évidence.
Notes
(1) Le Rav B.Levitin, de Monts Calmes. Voir, à ce sujet, la lettre n°4843. (2) Du procès intenté pour qu’y soit installée une séparation entre les hommes et les femmes. (3) Il s’agit de la lettre n°5010.
Lettre n°5239
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5239, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Adar Richon :
A) L’étude du Tanya est l’une de celles qui ont, maintes fois, été définies par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, comme des pratiques favorables, en différents domaines. En conséquence, il serait bon, en plus de celle que vous mentionnez, d’adopter également sa répartition annuelle, telle qu’elle a été établie par mon beau-père(1), le Rabbi et qui figure dans le guide d’étude.
Vous pourrez sans doute, dès maintenant, comprendre cette étude(2). Bien entendu, par la suite, quand vous l’aurez apprise à plusieurs reprises, vous aurez une compréhension plus profonde du Tanya. Il en est de même pour toutes les parties de notre Torah. Chaque fois qu’on les étudie à nouveau, on les perçoit plus profondément. En effet, disent nos Sages, “ il est inconcevable que l’on sorte de la maison d’étude sans aucune idée nouvelle ”.
B) Vous m’interrogez sur l’étude du ‘Houmach(1). Elle est définie de la façon suivante. Le dimanche, on étudie la première Paracha de la Sidra de la semaine, le lundi du Chéni au Chelichi et ainsi de suite, pendant toute la semaine, une Paracha par jour.
C) Vous m’interrogez sur les noms des parties du Tanya. Vous consulterez, à ce sujet, dans le Tanya paru aux éditions Kehot, à Brooklyn, les notes figurant à la fin du livre, qui expliquent ces noms. Ces commentaires ont également été publiés dans un fascicule indépendant, sous le titre : “ clés pour le Tanya ”.
D) Vous m’interrogez sur la colère et l’orgueil(3). Dans ces domaines comme dans les autres, la réparation doit être effectuée, étape par étape.
Dans un premier temps, il faut s’efforcer de ne pas exprimer la colère ou l’orgueil par la parole. De la sorte, on réduit les proportions de ces sentiments, comme on peut le vérifier concrètement.
Quand ces sentiments se manifestent, il faut, en outre, méditer au contenu du début du chapitre 41 du Tanya(4). Il serait bon que vous en ayez une bonne connaissance, ou même que vous l’appreniez par cœur, depuis le début du chapitre jusqu’à la page 56b.
Bien plus, comme vous le savez, les écrits du Ari Zal disent que celui qui se met en colère change d’âme. Vous consulterez également la causerie de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, prononcée le 19 Kislev 5693(5), qui commente l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ celui qui se met en colère…(6) ”.
E) Il est sans doute inutile de vous rappeler qu’à quiconque en a la possibilité incombent le devoir et l’obligation de se consacrer à la diffusion des sources de la ‘Hassidout, jusqu’à ce qu’elles parviennent également à l’extérieur. Et, rien ne résiste à la détermination.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Dans le cadre des études quotidiennes du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. (2) En fonction des connaissances déjà acquises. (3) Sur la manière de s’en défaire. (4) Rappelant la Présence de Dieu, face à chacun. (5) 1932. (6) Est considéré comme s’il servait les idoles.
Lettre n°5240
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5240, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous ne me précisez pas si le nombre de femmes fréquentant le Mikwé s’est accru, mais, vraisemblablement, vous vous occupez de tout cela, dans toute la mesure du possible.
De telles activités ne sont pas publiées dans les journaux, mais l’on sait que l’objectif de Loubavitch, en tout endroit où il s’installe, est de s’intéresser à tout ce qui concerne le Judaïsme, même si on ne le fait pas toujours d’une manière officielle(2).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav N.Pinson, de Casablanca, Maroc. (2) Sans revendiquer le résultat obtenu, au nom de Loubavitch.
Lettre n°5241
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5241, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 25 Adar Richon, de même que le télégramme qui la précédait. J’attends la suite de vos bonnes nouvelles, non seulement pour le jeune homme auquel vous faisiez allusion dans votre télégramme, mais aussi dans les autres domaines. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi prochainement.
Vous ne dites rien des enseignements publics que vous délivrez et j’en déduis qu’ils se poursuivent, de la manière qui convient. Or, d’après le Choul’han Arou’h, “ la manière qui convient ” signifie que le cours se développe, de temps à autre, conformément à l’Injonction selon laquelle on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté. Ce développement est à la fois quantitatif et qualitatif, c’est-à-dire par le nombre des participants et par la qualité de l’étude et son approfondissement.
En effet, au mérite de ce qui est public, s’ajoute celui de votre tribu(2), de laquelle il est dit : “ Ils garderont Tes Paroles…, enseigneront Tes Jugements… ”. Ainsi, toute la tribu de Lévi était libre en Egypte, pays qui symbolise les limites et les barrières. Et, il en fut ainsi grâce à “ Tes Paroles, Tes Jugements ”(3).
Il y a bien là un enseignement, de portée générale, pour les six millénaires du monde, en particulier en ce dernier exil et à la conclusion de celui-ci, spécifiquement comparé à l’exil d’Egypte, alors que la délivrance future ressemblera elle-même à la sortie d’Egypte, ainsi qu’il est dit : “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, ce qui fait bien allusion à l’exil et à la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction et en saluant tous ceux qui participent à ces cours,
Notes
(1) Le Rav H.E. Heber, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre n°4398. (2) Le destinataire de cette lettre appartient à la tribu de Lévi. (3) Parce que la tribu de Lévi se consacrait à l’étude de la Torah, même en Egypte. Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Targoum Yonathan sur le verset Devarim 33, 9 et le ‘Hizkouni sur le verset Chemot 5, 4. ”
Lettre n°5242
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5242, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Adar Richon et à celle qui la précédait. Vous me décrivez vos actions, dans la vigne de ‘Habad(1) et au sein des jeunes de l’association ‘Habad. Sans doute maintiendrez-vous votre usage positif, consistant à m’informer de tout cela. Plus vous me donnerez de détails et mieux cela sera. En outre, comme je l’ai dit maintes fois, le fait d’écrire ajoute de l’empressement. Comme le soulignent nos Sages, à propos des tribus de Dieu(2) : “ Si Reouven savait…(3) ”.
Vous me dites que l’on vous propose d’intégrer la direction des jeunes de l’association ‘Habad. Là encore, j’ai dit, plusieurs fois, que de telles décisions doivent être prises sur place, car elles dépendent de nombreux points et de détails.
En tout état de cause, l’idée centrale est la suivante. L’action doit être menée dans des proportions beaucoup plus larges et plus importantes, afin de diffuser les sources(4) à l’extérieur. Tous les ‘Hassidim, en particulier les jeunes, doivent assumer cette mission. Et, il est bien clair que votre propre responsabilité n’est nullement diminuée par le fait que vous n’appartenez pas à tel comité ou à telle direction. En effet, ce devoir ne dépend pas d’une élection ou d’une nomination qui serait le fait des hommes, mais bien de la mission de l’âme, consistant à éclairer la part du monde qui lui est confiée.
Ceux qui ont eu le mérite d’avoir accès aux luminaires de la ‘Hassidout, largement ou même quelque peu seulement, savent que sa diffusion fait partie de cette mission, bien plus qu’elle en est l’aspect essentiel. En d’autres termes, la propagation de chaque concept du Judaïsme doit être pénétrée de ‘Hassidout. C’est pour cela que le saint Zohar appelle la dimension profonde de la Torah son “ âme ”, par rapport à son enseignement révélé. C’est une évidence.
Vous me dites que, si vous n’entrez pas dans la direction, vous ne surmonterez pas l’épreuve(5). Il est clair que cela n’a pas de sens. Cette décision dépend de différents aspects, comme je le disais et il s’agit, avant tout, de se servir des compétences et des capacités pour diffuser les sources de la manière la plus efficace.
Vous faites référence à deux jeunes gens qui se sont rapprochés, puis se sont éloignés. Il est évident qu’une telle situation est effroyable et ce que vous précisez ne l’est pas moins, puisque vous ajoutez que l’on ne s’est même pas aperçu de leur éloignement ! Comment cela est-il possible ?
Vous consulterez le traité Baba Batra 8b, qui dit : “ Cela fait treize ans que je ne l’ai pas vu, mais je pense toujours à lui ” et l’on peut en déduire ce qui se serait passé, au bout de treize ans, s’il avait cessé de penser à lui. C’est également sur ce point que porte la question relative à la confiance, qui est précédemment posée par ce même texte, que vous consulterez.
Or, s’il en a été ainsi, à l’époque du Talmud, dans une génération aux grandes capacités et à l’extérieur d’Erets Israël(6), qu’en est-il dans le palais du Roi(7), de nos jours, en cette génération du talon du Machia’h(8), alors que l’obscurité est intense et profonde ?
Bien entendu, le but de ces propos est d’être suivis d’effet, non seulement pour les autres, afin que de telles situations disparaissent, mais aussi pour ce qui vient d’être dit, car il y a sûrement un moyen d’arranger les choses, conformément à l’enseignement de Pessa’h Chéni, cité dans le Hayom Yom, à cette date(9).
Puisse Dieu faire que cette réparation soit conforme à ce qu’explique Iguéret Ha Techouva, à la fin du chapitre 9 : “ Celui qui avait l’habitude de lire une page en lira deux ”(10).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Les institutions ‘Habad. (2) Des douze fils de Yaakov. (3) Que ce qu’il avait fait serait consigné dans la Torah, il s’en serait abstenu ”. En effet, il “ confondit la couche de son père ”, comme le rapporte le verset Béréchit 35, 22. (4) De la ‘Hassidout. (5) De ne pas avoir été choisi. (6) A Babylone. (7) En Erets Israël. (8) Juste avant sa venue. (9) Selon lequel rien n’est jamais définitivement perdu. (10) Que l’on accomplisse le double de ce qu’il aurait fallu faire jusqu’à maintenant.
Lettre n°5243
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5243, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[3 Adar Chéni 5717]
J’ai déjà écrit à quelques ‘Hassidim que l’obscurité de notre génération est bien plus forte que celle des époques précédentes, qu’il s’agit, à proprement parler, d’une pénombre profonde, mais que, malgré cela, on peut constater, dans différents domaines, que l’on voit beaucoup plus clair qu’auparavant. Et, il est dit, précisément, qu’à la fin de la période de l’exil, “ tout s’éclaircira, se précisera et se clarifiera ”.
Ainsi, un point apparaît maintenant beaucoup plus clairement, y compris à ceux qui sont éloignés de la Torah et des Mitsvot. C’est la relation profonde qui existe entre la matière et l’esprit, la profondeur et l’aspect extérieur. Cette idée se répand de plus en plus, y compris parmi les non Juifs, dans la médecine, l’astronomie, la physique. Bien entendu, les Juifs le perçoivent également et ceci souligne encore plus clairement la nécessité de diffuser les sources de l’âme de la Torah(1), en particulier auprès des personnes qui se consacrent au corps de la Torah(2).
Pour ce qui nous concerne, tous ceux qui ont eu et ont encore le mérite de prendre part à ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en particulier dans une école basée sur les valeurs sacrées, surtout dans une institution cumulant l’âme et le corps de la Torah, doivent avoir conscience que la santé de leur corps est liée à celle de leur âme.
Or, la santé de leur âme dépend essentiellement du portique par lequel ils apportent l’élévation à tout ce qui les concerne et reçoivent les bénédictions célestes, ici-bas. Et, il en est bien ainsi pour ce qui vous concerne. Vous devez donc redoubler d’ardeur en tout ce qui a trait à votre mission, celle de renforcer et de développer la sainte institution dans laquelle vous avez le mérite de travailler. C’est de cette façon que vous renforcerez votre santé physique, au sens le plus littéral.
C’est également grâce à cela que les traitements médicaux qui vous ont été prescrits seront fructueux. Vous dites que l’on vous a conseillé le repos. Or, on peut se reposer de différentes façons. Pour ce qui vous concerne, votre repos ne doit pas affaiblir votre travail à Torat Emet(3). Bien au contraire, il doit le renforcer.
Dernier point, qui suscite la plus grande attention, vous me dites que votre petit-fils accédera bientôt à la Bar Mitsva et qu’il a commencé à porter les Tefillin, il y a un mois.
Puisse Dieu faire qu’il accepte pleinement le joug de la Torah et celui des Mitsvot, qu’il grandisse pour être un ‘Hassid, précisément, craignant Dieu et érudit de la Torah.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
N. B. Vous me dites que votre petit-fils a commencé à mettre les Tefillin à la date du 25 Adar Richon et qu’il aura treize ans le 25 Adar Chéni. J’en suis surpris. Certes, le Ramah dit, dans ses notes sur le Ora’h ‘Haïm, au chapitre 55, qu’en une année ayant deux Adar, l’enfant devient Bar Mitsva le second. Néanmoins, le Rach Ha Lévi n’adopte pas cette position et la Hala’ha n’est pas tranchée en ce sens, bien entendu dans le cas où il en résulte une position plus rigoriste, ou peut-être également dans la situation contraire, dans le cas où il y aurait un doute quelconque.
Mais, en tout état de cause, cette discussion ne concerne pas le port des Tefillin. En effet, le Maguen Avraham demande, de toute façon, de les mettre deux mois plus tôt et le Hayom Yom précise que telle est notre coutume. Même d’après l’avis du Ramah, selon lequel on commence à les mettre au jour de la Bar Mitsva, ce qui n’est pas du tout notre coutume, il est, malgré tout, judicieux de le faire à partir d’un mois et un jour avant cette date, comme l’explique le Or’hot ‘Haïm du Rabbi de Spink.
Notes
(1) La ‘Hassidout. (2) Son aspect révélé et législatif. (3) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem.
Lettre n°5244
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5244, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Adar Richon :
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé et que vous ayez un enfant.
Je suis surpris que vous ne disiez rien de votre ajout à l’étude de la ‘Hassidout et de l’effort qui convient, compte tenu de la nécessité du moment, pour diffuser la ‘Hassidout, afin qu’elle parvienne jusqu’à l’extérieur. En effet, ces deux éléments(1) sont liés, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, sous le titre “ une pratique propice pour la naissance d’enfants ”, imprimé dans le Sidour Méa Chéarim, que vous consulterez.
Vous me demandez de “ donner un ordre à ceux qui m’écoutent(2) ”. Une telle pratique n’existe pas, dans la maison du Rabbi. Celui Qui nourrit chacun, dans Sa bonté, avec grâce, mansuétude et miséricorde, vous permettra donc de subvenir à vos besoins et à ceux des membres de votre famille, de Sa main sainte et large.
Vous participez sûrement aux réunions ‘hassidiques et aux activités des ‘Hassidim, dans le but précédemment défini(3). Vous augmenterez votre engagement en ce sens, conformément à l’Injonction selon laquelle on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) L’étude et la diffusion. (2) De trouver du travail au destinataire de cette lettre. (3) La diffusion de la ‘Hassidout.
Lettre n°5245
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5245, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, m’annonçant une bonne nouvelle, celle de l’amélioration de l’état de santé de votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie. J’espère qu’à réception de la présente, elle se sentira encore mieux et que cette amélioration se poursuivra par la suite. Vous concevrez d’elle et de tous les vôtres une satisfaction véritable, une satisfaction juive.
En outre, vous me demandez un conseil. Dans un cas comme celui que vous décrivez, il est préférable de ne pas s’interposer entre votre fille et son mari. De la sorte, ils finiront par s’entendre. Et, même si l’on ne peut pas empêcher une intervention de tierces personnes, il est préférable que celle-ci n’émane pas de vous. De la sorte, les autres cesseront également de se mêler, voyant qu’il en est de même dans le camp adverse.
Il n’est sans doute pas facile de toujours adopter cette attitude. Néanmoins, vous vous direz que vous le faites pour le bien de votre fille et, de cette manière, vous y parviendrez sûrement.
Nous nous dirigeons vers les jours de Pourim et Dieu fasse que, très rapidement, vous m’annonciez de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°5246
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5246, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au jeune Zeev Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Adar Richon. Vous évoquez la signification du mot E’had, un, dans le Chema Israël. En effet, vous avez trouvé un commentaire selon lequel il correspond aux sept Attributs célestes de l’émotion et à la terre, symbolisant l’Attribut de la Royauté, ce que vous ne comprenez pas, car l’Attribut de Royauté fait lui-même partie des sept de la compréhension.
La portée de ce terme, dans les Sefirot célestes peut être déduite de la signification du mot E’had, d’après la partie révélée de la Torah, selon laquelle le ‘Heth désigne les sept cieux et la terre. Il en résulte que l’Attribut de Royauté présente deux aspects, tel qu’il est dans le septième ciel et tel qu’il se trouve sur la terre, en d’autres termes tel qu’elle appartient aux cieux et dans son passage des cieux vers la terre.
Ceci peut être comparé à l’Attribut du Royauté qui se trouve dans le monde d’Atsilout, le septième Attribut après les six de l’émotion et ce même Attribut qui est à l’origine des mondes de Brya, Yetsira et Assya, ou encore la Royauté qui est le révélateur de chaque Attribut ou bien qui est un stade indépendant.
Vous consulterez, entre autres, les discours ‘hassidiques sur les étapes(2), dans le Likouteï Torah et ceux sur Chir Hachirim, plus précisément le discours intitulé : “ Je suis noire ”, à la page 8b, le Imreï Bina, le Dére’h Mitsvoté’ha, origine de la Mitsva de la prière, commentant E’had, un et Vaéd, éternité.
Notes
(1) Le Rav Z.D. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5051. (2) De la Parchat Masseï.
Lettre n°5247
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5247, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
groupement de…(1), que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres, faisant le point de vos activités jusqu’à maintenant. Sans doute la réussite, en la matière, éveillera-t-elle en vous les forces et l’enthousiasme nécessaires pour multiplier largement ces initiatives.
Cette multiplication sera faite de deux manières, en intégrant des activités nouvelles, d’une part, en renforçant celles qui existent, d’autre part. Dans votre ville, une large action peut être menée dans les deux sens. Et, en chaque réalisation, il est toujours possible de mettre en avant le point central, le point ‘hassidique.
Selon le saint Zohar, en effet, la dimension profonde de la Torah en est l’âme(2). Lorsque celle-ci est vivifiée, en n’importe quel membre qui la constitue, les autres membres le sont également. Car, on ne peut pas distinguer les parties d’une âme, celle qui se trouve dans le pied et celle qui est dans le cerveau, en fonction de la vitalité qui les habite.
Certes, quand il s’agit d’action concrète, l’âme a besoin des membres du corps, chacun ayant sa spécificité. Alors, l’action de chaque membre est différente.
En effet, différents textes de la ‘Hassidout, faisant référence à l’Homme céleste, précisent que les lumières n’ont pas de prédestination et l’acquièrent uniquement en s’introduisant dans les réceptacles, tout comme la couleur que l’œil prête à l’eau, dépend, en fait, du récipient dans lequel celle-ci se trouve. Elle peut donc, selon les cas, être blanche, rouge ou verte.
Il est sûrement inutile de préciser le sens du mot “ extérieur ”(3). En effet, l’action doit être menée jusqu’à l’extérieur, c’est-à-dire dans des cercles de plus en plus en plus larges, ce qui inclut également les milieux qui, pour l’heure, ne sont pas intéressés par tout cela ou manifestent même des signes d’opposition.
Ces jours sont propices pour implanter tout cela à l’extérieur, jusqu’à la dernière extrémité, la plus basse. En effet, nous sommes entrés dans le mois de Pourim(4). A son propos, de tous les jours qui le constituent, la sainte Torah dit : “ Il a été transformé ” en joie et en fête.
Cette transformation signifie que ce mois est propice pour changer tout ce qui n’est pas un bien visible et tangible en joie et en fête, que l’on observe de ses yeux de chair.
Avec ma bénédiction de réussite,
A titre de participation exceptionnelle aux dépenses des jeunes de l’association ‘Habad, je vous joins un chèque de trois fois dix huit(5).
Notes
(1) Cette lettre fut envoyée à tous les groupements à la fois. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5243. (3) Là où les sources doivent être diffusées. (4) Adar Chéni. (5) Soit cinquante quatre dollars.
Lettre n°5248
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5248, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Adar Chéni, dans laquelle tu formules différentes requêtes.
Il est sûrement inutile de te rappeler que, chez les Juifs, en général et chez les élèves de Yechiva, en particulier, tout dépend du comportement, dans le domaine de la Torah et des Mitsvot, ainsi qu’il est dit : “ Si vous marchez dans Mes Décrets ”. Rachi, se basant sur le Sifra, explique : “ en faisant porter vos efforts sur la Torah ”.
Le verset dit ensuite : “ Et, vous respecterez Mes Mitsvot… Je donnerai vos pluies en leur temps ”. Et, nos Sages précisent le sens de cet effort pour la Torah. En effet, quelles que soient les capacités dont on dispose, c’est uniquement par l’effort que l’on peut aboutir.
Nos Sages disent : “ celui qui dit avoir fait des efforts, mais ne pas avoir connu la réussite, ne le crois pas ”. A l’opposé, celui qui possède les plus hautes qualités, qui étudie la Torah et pratique les Mitsvot avec facilité, parce qu’il a une bonne nature, n’en doit pas moins intensifier son ardeur et sa constance, jusqu’à parvenir, lui aussi, à l’effort.
Combien plus en est-il ainsi quand on formule une requête spécifique pour soi-même et pour les siens. Il est clair qu’en pareil cas, l’ajout, en tout ce qui vient d’être dit, doit être considérable.
J’espère qu’en plus des études que tu as, tu maintiens également les trois études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, qui sont bien connues. Nos Sages disent, en outre, que “ l’on donne une pièce à un pauvre avant de prier ”. Tu donneras donc, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, quelques pièces à la Tsédaka.
Que Dieu t’accorde le mérite de donner de bonnes nouvelles, concernant tout ce que tu écris dans ta lettre.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5249
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5249, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous me décrivez les actions positives que vous menez, en plus de la mission que vous assumez au sein de la synagogue, afin de diffuser les sources(2) à l’extérieur.
Sans doute renforcez-vous les deux domaines à la fois(3), car il est bien clair qu’ils ne se contredisent pas, bien plus qu’ils se complètent, comme l’indique la Michna selon laquelle : “ Une Mitsva en attire une autre ”. On peut vérifier concrètement qu’il en est bien ainsi.
Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi selon lequel on doit collecter des biens matériels et semer de la spiritualité. Selon lui, ces deux activités sont effectivement conjointes. Il serait bon quand vous vous rendez quelque part et y exercez votre influence, que vous observiez les personnes qui sont sur place, afin de désigner, parmi eux, ceux qui pourront poursuivre votre mission, par la suite. Vous pourrez sûrement trouver quelqu’un qui, pour une large part, est en mesure d’assumer ce rôle, même s’il ne le fait pas en tout point.
Néanmoins, comme c’est le cas dans chaque domaine, il faudra l’habituer, l’entraîner à cela. Il faut donc réfléchir à l’avance à cette question, afin de pouvoir convaincre celui que vous trouverez, de sorte qu’il donne son accord d’un cœur joyeux et avec bon vouloir. Vous lui montrerez de quelle manière il convient d’agir.
Bien entendu, je ne fais pas allusion à une seule personne, qui devrait toujours procéder de la sorte, en tout endroit qu’elle visite. Cela serait très difficile, pour différentes raisons. Néanmoins, dans chaque synagogue, dans chaque endroit, vous trouverez quelqu’un qui se trouve sur place. C’est une évidence.
Que Dieu vous accorde la réussite également en la matière.
Je vous adresse ma bénédiction afin de connaître la réussite dans tous les domaines. Dieu vous viendra en aide et vous accordera le succès, pour que vous vous serviez enfin pleinement de vos forces, au sein de la vigne de ‘Habad, dans le domaine et le lieu qui conviennent.
Notes
(1) Le Rav I.D. Groner, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°5030 (2) De la ‘Hassidout. (3) La diffusion de la ‘Hassidout et l’action à la synagogue, pour collecter des fonds.
Lettre n°5250
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5250, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Adar Chéni et à ce qu’elle contenait. Vous m’interrogez à propos d’une femme qui, selon le médecin, a une période de fécondité limitée, ne correspondant pas à ses jours de pureté. Vous me demandez ce que j’en pense.
Vous ne précisez pas le sens de votre question. En effet, il n’est pas question de lui permettre d’aller à l’encontre de la Hala’ha, ce qu’à Dieu ne plaise(2). Bien plus, vous savez que, dernièrement, plusieurs médecins spécialistes contestent la valeur des examens sur lesquels on se base pour déterminer la période de fécondité d’une femme. Et, l’on peut se demander quel est l’avis majoritaire entre ceux qui contestent ces examens et ceux qui leur accordent de la valeur. En tout état de cause, de tels examens ont été introduits uniquement ces dernières années et, même pour ceux qui les prescrivent, leur certitude ne peut pas être établie.
Il y a, en outre, une autre façon de pratiquer. Il faut que le médecin traitant lui prescrive des médicaments ou des injections raccourcissant la durée du cycle. De la sorte, elle aura la possibilité de compter les jours de pureté. Mais, en fait, on peut, là encore, s’interroger sur cette manière de procéder, car les conséquences d’un tel traitement ne sont pas parfaitement claires. On peut se demander si ces conséquences sont identiques pour toutes les femmes et il est pratiquement certain que ce n’est pas le cas. Il est donc impossible de savoir ce qu’il en résultera pour la fécondité, car la moindre modification, en la matière, peut avoir une incidence considérable.
Si, toutefois, le médecin envisage un tel traitement, il serait bon que les injections ne soient pas trop fortes et, dans la mesure du possible, qu’il s’emploie à modifier son cycle et ce qui en dépend uniquement d’une manière progressive.
En tout état de cause, il importe, avant tout, qu’elle respecte pleinement les principes et les lois de la pureté familiale, avec tout ce que cela comporte, ce qui intègre, pour une femme en particulier, les règles de la pudeur, en particulier le fait des se couvrir la tête. De la sorte, les bénédictions divines peuvent se révéler, conformément à l’affirmation du Zohar, tome 3, page 126a : “ Une femme doit se couvrir… Si elle le fait, qu’est-il dit, à son propos : ‘Tes fils sont comme des plants de vigne’… Elle sera bénie d’enfants et de petits-enfants ”. Vous consulterez ce texte.
J’ai pris connaissance, avec plaisir, du programme d’étude de votre institut, que vous avez joint à votre lettre. Puisse Dieu vous accorder la réussite, afin que vous saisissiez cette occasion pour renforcer le Judaïsme véritable et le diffuser, dans l’esprit de la Tradition. Vous précisez que vous en êtes le fondateur et le directeur(3). Vous avez donc le moyen de faire en sorte que toutes les études soient basées sur les valeurs sacrées et qu’aucun élément étranger n’y intervienne.
Bien plus, nous nous trouvons dans le mois de Pourim(4). Or, de l’ensemble de celui-ci, la Torah dit : “ Il a été transformé ” en joie et en fête.
Et, la signification de cette transformation est la suivante. Ce mois est susceptible de changer ce qui, d’emblée, n’était pas un bien visible et tangible, en joie et en fête, que l’on peut observer de ses yeux de chair.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.Medalyé, de Leeds. Voir, à son sujet, la lettre n°4923. (2) De permettre une relation conjugale en anticipant la date de l’immersion rituelle. (3) De cet institut. (4) Celui d’Adar Chéni.
Lettre n°5251
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5251, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Azryel Zelig(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qui se passe chez vous. Je suis surpris par la durée de la période qui s’écoule entre deux courriers.
Et, s’il n’y a rien à annoncer, cela est encore plus surprenant. Nos Sages disent, en effet, que chaque jour doit avoir son contenu propre. Combien plus est-ce le cas, en notre époque du talon du Machia’h(2), lorsque la diffusion des sources(3) à l’extérieur est indispensable. Et si cette mission incombe à chacun, combien plus repose-t-elle sur un ancien élève de la Yechiva et sur la fille d’un ancien élève de la Yechiva(4). C’est une évidence.
On dit qu’il y a des obstacles. Néanmoins, la ‘Hassidout affirme que chaque obstacle a pour but d’être vaincu et surmonté. Il est bien clair qu’il ne doit pas empêcher les choses de se faire.
Puisse Dieu faire que vous agissiez de cette façon, au moins à l’avenir. Ainsi, Dieu vous accordera la réussite et votre ville deviendra ‘hassidique. Car, rien ne résiste à la détermination.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour un joyeux Pourim,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. :
Vous m’interrogez à propos du centre aéré de cet été. Il est évident qu’il s’agit d’une bonne initiative. Néanmoins, il ne suffit pas de le maintenir en l’état. Il faut, en outre, l’agrandir et le développer, conformément à l’Injonction selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté.
Notes
(1) Le Rav A.Z. Sharfstein, de Cincinnati. Voir, à son sujet, la lettre n°4523. (2) Lorsque sa venue est imminente. (3) De la ‘Hassidout. (4) Le Rav Sharfstein et son épouse.
Lettre n°5252
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5252, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous parlez de vous-même, de votre étude de la Torah et de votre crainte de Dieu. Vous concluez en me demandant une bénédiction.
Vous connaissez l’explication de mon beau-père, le Rabbi(1), à propos de l’expression : “ pluies de bénédiction ”. Il souligne, en effet, la bénédiction est comme la pluie, laquelle permet de faire pousser des fruits, uniquement après que l’on ait labouré et planté.
Il en est de même, dans le domaine spirituel. Il faut d’abord labourer, c’est-à-dire se soumettre, puis planter, en étudiant avec ardeur et constance, en adoptant de bons comportements, en mettant les Mitsvot en pratique. Dès lors, la bénédiction permet d’obtenir des fruits en grand nombre, la Torah et la crainte de Dieu.
Si vous mettez en pratique ce qui vient d’être dit, je suis convaincu que s’appliquera, pour vous la promesse de nos Sages selon laquelle “ celui qui fait des efforts les verra couronnés de succès ”.
En toute chose, l’aide de Dieu est nécessaire. Il serait donc bon, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, de donner quelques cents à la Tsédaka. Dans toute la mesure du possible, vous vous efforcerez d’effectuer les Mitsvot de la meilleure façon. Et, vous influencerez vos amis, pour qu’ils adoptent le même comportement.
Il est sûrement inutile de vous rappeler l’enseignement de la Michna, au troisième chapitre du traité Avot, selon lequel celui qui veut que sa sagesse se perpétue, c’est-à-dire, bien entendu, la sagesse de la Torah, doit la faire précéder par sa crainte de Dieu(2). Or, il convient, chaque jour de nouveau, d’étudier la Torah, puisque, chaque matin, on prononce, encore une fois, la bénédiction de la Torah. De même, chaque jour, la crainte de Dieu doit se manifester la première.
De nos jours, en particulier, la crainte et l’amour de Dieu peuvent être bien plus aisés et profonds, grâce à l’étude de la ‘Hassidout, qui inclut en elle le Moussar, comme l’explique longuement le Kountrass Torat Ha ‘Hassidout, de mon beau-père, le Rabbi.
On trouve également une allusion à cela dans les lois de l’étude de la Torah, chapitre 2, paragraphe 2 : “ Comment parvenir à L’aimer et à Le craindre ? En méditant… en observant la sagesse… en éprouvant un profond désir de connaître Son grand Nom… de Le craindre ”.
Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela avec succès et que vous m’en donniez de bonnes nouvelles,
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2290. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les Avot de Rabbi Nathan, au début du chapitre 22 ”.
Lettre n°5253
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5253, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez vos études. Vous me dites que vous éprouvez encore des difficultés à vous concentrer.
Vous demanderez à votre guide spirituel de vous indiquer les chapitres du Tanya qui traitent de ce sujet, montrant que l’homme ne doit pas se décourager, quand il lutte contre le mauvais penchant, bien au contraire, comme cela est longuement expliqué dans ces textes.
Vous connaissez la promesse de notre sainte Torah, selon laquelle “ celui qui fait des efforts, les verra couronnés de succès ”. Bien plus, vous êtes devenu l’élève d’une Yechiva fondée par nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera et ceux-ci invoquent la miséricorde divine pour chacun de ceux qui y poursuivent leurs études, afin qu’ils connaissent la réussite, dans leur effort pour la Torah et les Mitsvot.
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, que vous connaissiez l’élévation, de temps à autre, dans le domaine de la sainteté et que vous influenciez vos amis en ce sens.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°5254
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5254, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar Chéni 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du l’issue du Chabbat. Vous faites allusion à la Yechiva Tom’heï Temimim de votre ville. Or, d’après la Hala’ha, comme vous le savez, celui qui se trouve dans un cas de force majeure est, certes, dispensé d’agir, mais, pour autant, il ne peut pas être considéré comme s’il l’avait effectivement fait(1). On peut vérifier concrètement qu’il en est bien ainsi. De même, vous savez que “ la priorité doit être accordée aux pauvres de ta ville(2) ”.
Il est donc bien évident que l’on vous a accordé, d’emblée, les capacités et les forces nécessaires pour agir, en ce domaine et pour obtenir un résultat concret. Il en résulte qu’il n’y a nullement là une situation de force majeure(3) et tout ne dépend que de votre volonté.
Pour autant, on distingue la partie superficielle de la volonté de sa dimension profonde. Or, on peut constater que votre volonté, jusqu’à ce jour, s’est avérée inutile. Sans doute n’avez-vous donc mobilisé que sa partie superficielle. Il faut, en conséquence, introduire sa dimension profonde. De la sorte, il est certain que vous connaîtrez la réussite.
Sans doute profiterez-vous des jours de Pourim, dans votre ville, également pour y diffuser les sources(4) à l’extérieur.
Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) L’action manque, même si aucun reproche ne peut être formulé, à ce sujet. (2) Par rapport à ceux d’une autre ville. (3) L’action est donc nécessaire. (4) De la ‘Hassidout.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam