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Iguerot Kodesh — lettres 5215 à 5234

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5215

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5215, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Je fais réponse à votre lettre du 17(2) Adar, dans laquelle vous me dites que vous ne trouvez pas le calme de l’esprit, car il vous semble que l’on

ne s’est pas acquitté de son obligation(3).

Comme vous le savez, le devoir essentiel de l’épouse et de la mère, qui est également son mérite, consiste à diriger la maison conformément aux enseignements de notre Torah et de ses Mitsvot, à assurer l’éducation des enfants. En conséquence, tout ce qui fait obstacle à cet objectif ou même l’affaiblit, doit être rejeté de la manière la plus catégorique, dès lors qu’il est une entrave à la réalisation de la mission confiée par Celui Qui donne la Torah et crée le monde.

Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Si, bien au contraire, vous voulez vous acquitter de votre obligation en ces domaines, non seulement le souvenir que vous avez(4) ne doit pas vous empêcher d’assumer votre mission, mais, bien au contraire, vous devez la développer. Je fais allusion à la direction de la maison et à l’éducation des enfants, selon un mode de vie de Torah, traditionnel et ‘hassidique.

Pour y parvenir, il faut, bien entendu, posséder le calme et la largesse de l’esprit. C’est uniquement de cette façon que l’on procure la satisfaction à l’âme du défunt. En effet, son souvenir conduit à développer tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, pénétrées de chaleur et de vitalité ‘hassidiques.

Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite, avec

votre mari, le Rav Chlita, d’éduquer vos enfants, en bonne santé, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Le Rabbi écrit Tov, bon, terme dont la valeur numérique est dix sept. (3) Envers un être cher, que cette femme a perdu. (4) Du défunt.

Lettre n°5216

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5216, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle j’ai lu, avec plaisir, que vous êtes en relation avec des personnes de ‘Habad, que votre professeur était un ‘Hassid ‘Habad, que plusieurs de vos proches le sont également. Vous en avez conscience et vous mentionnez ce fait. Cela veut sûrement dire que l’impact s’en ressent dans votre action concrète et qu’en conséquence, vous fixez un temps pour étudier la ‘Hassidout ‘Habad, vous adoptez ses usages et ses pratiques, au moins dans une certaine mesure.

De plus, la Michna dit que l’on peut apprendre une leçon de chacun. Bien entendu, une telle étude est positive, c’est-à-dire qu’elle conduit à l’action. Or, l’action d’un Juif est essentiellement celle qui lui permet de mener à bien la mission qui lui est confiée, ainsi qu’il est dit : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ” grâce à la Torah et aux Mitsvot.

La divine Providence vous a donné le moyen d’exercer votre influence sur votre entourage. Chaque ajout, chez celui qui transmet(2), se trouve donc multiplié de nombreuses fois, en fonction du nombre et de la nature des élèves. C’est une évidence. Et, rien ne résiste à la détermination, d’autant que le mérite de ce qui est public vous vient en aide.

A ce propos, vous précisez, dans votre lettre, que vous êtes Rav, Cho’het et enseignant. Or, il est sûrement inutile de vous souligner à quel point il est fondamental, à notre époque, qu’au moins une partie de chaque étude publique soit consacrée à l’étude des lois qui sont nécessaires au quotidien. On peut vérifier, dans la pratique, à quel point cela est important. Malheureusement, l’ignorance, en la matière, est plus grande que dans les autres parties de la Torah, alors que l’application de ces principes est quotidienne.

Conformément à votre demande, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous connaissiez la réussite en tout cela, en bonne santé et avec largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

N. B. : Vous envisagez la création d’une Yechiva, près de chez vous. Vous devez en parler aux responsables de ‘Habad, qui se trouvent sur place ou bien sont à proximité.

Notes

(1) Le Rav I.L. Rochlin, de Tekouma. (2) Et, qui fait donc partie de cette transmission.

Lettre n°5217

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5217, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Douber,

que l’on appelle docteur Segal,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, avec votre demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

J’ai pris connaissance avec plaisir, par votre lettre, de votre ascendance et de vos origines, puisque vous êtes un descendant du grand Rav et ‘Hassid, le Juste, Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev.

Dans le domaine physique, on est parvenu à la conclusion que la matière ne peut jamais devenir néant(1). Combien plus en est-il ainsi, pour les valeurs morales, en particulier pour l’héritage de ses ancêtres, qui est immuable et exerce son effet sur les enfants et les petits-enfants, d’autant que le grand Rav et ‘Hassid, le Juste, Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev se distinguait par son amour de son prochain, par sa proximité, y compris de ceux qui étaient éloignés et, a fortiori, de ceux qui étaient proches, physiquement et moralement.

Bien entendu, l’objet de la présente n’est pas de faire un discours, mais bien d’encourager l’empressement et l’effort permettant de diffuser et de renforcer le Judaïsme, dans votre entourage, avec un sentiment d’amour du prochain. Le mérite de vos ancêtres vous accompagne, pour que vous connaissiez la réussite, en la matière.

La rétribution de tout cela est précisée par la Michna, qui affirme que : “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”, c’est-à-dire la satisfaction morale la plus sincère et la plus profonde du bien et des accomplissements positifs qui sont réalisés de cette façon.

Bien entendu, celui qui fait cet effort reçoit lui-même une bénédiction, la bénédiction de Celui Qui aime Israël, de Dieu, Créateur du monde, Qui agit “ mesure pour mesure ”(2), mais dans une proportion beaucoup plus large.

J’ai vu, dans votre lettre, que vous avez un fils unique, étudiant à la Yechiva. Sans doute en lui également reconnaît-on son ascendance. Il s’efforce de la mettre en évidence ou, en tout état de cause, il le fera à l’avenir, en fixant, fréquemment, un temps pour étudier la ‘Hassidout, sans que rien ne puisse l’en empêcher.

Comme vous le savez, le grand Rav et ‘Hassid, le Juste, Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev endura des poursuites et des vexations, à cause de son attachement à l’enseignement du Maguid de Mézéritch et du Baal Chem Tov. Il avait une grande amitié pour l’Admour Hazaken, auteur du Tanya. Or, non seulement ces poursuites n’affaiblirent pas, ce qu’à Dieu ne plaise, son attachement à la ‘Hassidout et à tout ce qui la concerne, mais, bien plus, il devint une colonne de feu et une colonne de lumière, en tout endroit où il parvint, répandant la chaleur et la clarté de la ‘Hassidout, dans son environnement proche et éloigné.

A votre fils incombent donc la responsabilité et le mérite de cette mission sacrée. Plusieurs générations attendent de lui qu’il soit le véhicule, transmettant leur enseignement à son entourage. Des forces lui sont accordées pour s’acquitter de cette tâche sacrée, de la manière qui convient, pour peu qu’il le désire.

Puisse Dieu faire que vous trouviez les mots qui conviennent afin de convaincre profondément votre fils de tout cela, si toutefois c’est nécessaire(3).

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit, en bonne santé,

Notes

(1) Elle ne fait que se transformer, prendre une autre forme. (2) De la manière dont on agit envers Lui.

(3) S’il n’est pas convaincu de lui-même.

Lettre n°5218

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5218, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat Terouma et celle qui la précédait. A l’avenir, vous continuerez sûrement à me faire savoir ce qui se passe, s’agissant de vos accomplissements communautaires comme de vos réalisations personnelles.

Je suis étonné et particulièrement surpris par votre affirmation selon laquelle vous ne pouvez décider d’avoir recours à cette permission(1). En effet, il ne s’agit pas, en l’occurrence, de votre propre décision, mais bien de celle de notre sainte Torah. Or, aucune distinction ne saurait être faite entre ses lois.

Je suis encore plus stupéfait par le fait que vous affirmez, de sang froid, ne pas pouvoir prendre cette décision, comme s’il était un comportement vertueux de ne pas écouter le Rav(2). Néanmoins, cela a déjà été fait et c’est sans doute du bien qui en résultera.

Que le mérite de votre activité pour l’éducation aux valeurs juives et à la ‘Hassidout vous protège, de même que votre épouse, afin qu’en bonne santé et avec largesse d’esprit, vous éduquiez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) D’avoir recours à des moyens contraceptifs. Voir, à ce sujet, la lettre n°5013, adressée à la même personne. (2) Textuellement “ le maître de l’endroit ”.

Lettre n°5219

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5219, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Adar Richon, dans laquelle vous me décrivez votre état d’esprit, qui, parfois, vous empêche même d’assumer votre mission sacrée, celle de l’éducation.

L’explication de cela se trouve dans plusieurs textes, en particulier le saint Tanya. La tristesse, quelle que soit la forme qu’elle puisse prendre, qu’elle soit inspirée par des préoccupations célestes ou par des contingences terrestres, ne peut émaner que du mauvais penchant. Vous trouverez, dans ces textes, une longue explication, à ce sujet.

Combien plus en est-il ainsi pour vous, qui avez observé les miracles évidents et les bienfaits de Dieu, de vos yeux de chair(1). Il est donc bien évident que cette tristesse n’est pas fondée. Bien au contraire, vous devez multiplier votre joie, conformément à la conclusion des lois de Pourim, dans le Choul’han Arou’h, qui est aussi celle de tout le Ora’h ‘Haïm : “ Celui qui a bon cœur se trouve perpétuellement en festin ”.

Bien plus, encore maintenant, la divine Providence vous a confié une part enviable, l’éducation des enfants d’Israël. Il n’est pas de mission plus sainte, plus agréable que celle-ci. Dieu en conçoit un immense plaisir et l’on peut en déduire quelle est la récompense de celui qui le Lui procure.

Les jours de ce mois, pendant lequel vous recevrez la présente(2), possèdent une qualité particulière, “ ils furent transformés pour eux en joie et en fête ”(3).

Cette transformation veut bien dire que ce mois change ce qui n’est pas un bien visible et tangible en joie et en fête, que l’on peut observer de ses yeux de chair. Puisse Dieu faire que ce mois exerce son effet, dans ce domaine également.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Vraisemblablement en Russie. (2) Le mois d’Adar. (3) Grâce à la fête de Pourim.

Lettre n°5220

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5220, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement que l’on ne doit pas se décourager, devant les difficultés que l’on affronte, en s’engageant sur les voies du monde, pour mener à bien sa mission véritable, qui est définie par la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”.

Un stratagème du mauvais penchant consiste à inspirer le découragement à l’homme. Or, il s’agit de vaincre le mauvais penchant et c’est ce qu’il désire lui-même, comme l’indique la parabole du saint Zohar(1), cité par le Tanya, à la fin du chapitre 29.

Au final, les voiles et les obstacles se transforment eux-mêmes en bien et non uniquement parce que “ tout ce que Dieu fait est pour le bien ”, c’est-à-dire parce que l’issue est positive(2), mais aussi parce que “ cela est également pour le bien ” ”, parce que l’événement lui-même est positif.

Cette distinction(3) peut être déduite également du récit de Na’houm Ich Gam Zo, dans lequel la transformation de la terre(4) constitua un bien évident. Il n’en est pas de même pour l’affirmation selon laquelle “ tout ce que Dieu fait est pour le bien ” (5). C’est une évidence.

Nous entrons, ces jours-ci, dans le mois de Pourim(6). De l’ensemble de ce mois, notre sainte Torah dit : “ Il fut transformé pour eux en joie et en fête ”.

Cette transformation signifie que même ce qui n’est pas du bien visible et tangible peut être changé par ce mois, afin de devenir joie et fête, y compris à nos yeux de chair.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tome 2, page 163a. Vous consulterez attentivement ce texte ”. (2) Même si l’événement lui-même ne l’est pas. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2683. (4) Que Na’houm offrit au roi de Rome et qui lui permit de gagner la guerre, quand il la jeta devant ses ennemis. (5) Qui n’implique pas une telle transformation. (6) Celui d’Adar Chéni.

Lettre n°5221

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5221, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 12 Adar Richon et j’y ai lu avec plaisir que vous continuez à contacter les personnes issues de familles ‘Habad. Vous leur faites prendre conscience de leurs origines, en sorte que cela ait une incidence sur leur comportement, ce qui est bien l’essentiel, conformément à l’affirmation de la Michna, selon laquelle “ c’est l’action, et non la théorie, qui est essentielle ”.

Vous connaissez le dicton de nos saints maîtres selon lequel “ un effort n’est jamais vain ”. Bien entendu, le résultat n’est pas obtenu, chez chacun, de manière identique.

En tout état de cause, votre sort est heureux, puisque vous avez déjà eu le mérite d’observer les fruits de votre effort, dans différents cas. A n’en pas douter, cela non seulement renforce votre satisfaction morale mais, en outre, vous permet de redoubler d’ardeur, en la matière. Que Dieu vous accorde la réussite.

Pourim approche et puisse Dieu faire que la joie soit entière et débordante. Durant cette fête, en effet, elle doit être “ jusqu’à ne plus savoir ”(2), supérieure à la joie des autres fêtes. Car, elle a la propriété de réaliser la transformation, d’une extrême à l’autre, de sorte que les éléments négatifs, non seulement, ne dérangent plus, mais, bien au contraire, selon les termes de la Meguila, “ nombreux furent ceux, parmi les nations de la terre, qui se judaïsèrent ”, renforçant le domaine de la sainteté et tout ce qui le concerne.

On peut trouver quelques précisions, à ce sujet, dans les propos de l’Admour Hazaken, expliquant qu’une Techouva inspirée par l’amour de Dieu transforme les fautes intentionnellement commises en bienfaits. Vous consulterez la fin du chapitre 7 du Tanya.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Nos dernières parutions vous ont été adressées, par courrier ordinaire. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous dépend de vous.

Vous me demandez pourquoi l’on donne de la Tsédaka avant la prière. Nos Sages l’expliquent, au traité Baba Batra 10b et leur affirmation est commentée, d’après la ‘Hassidout, dans le Tanya, Iguéret Ha Kodech, chapitre 8.

Notes

(1) Le Rav D.Helman, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5050. (2) Faire la différence entre “ béni soit Morde’haï ” et “ maudit soit Haman ”.

Lettre n°5222

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5222, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 7 et 12 Adar. J’ai été satisfait de votre invitation par les ‘Hassidim et de votre voyage à Anvers. Puisse Dieu faire que ce voyage connaisse le succès, en fonction de l’objectif qui lui est assigné, c’est-à-dire la diffusion des sources(2).

Sans doute vous préparez-vous(3), de la manière qui convient, à profiter des jours de Pourim, qui approchent, afin de renforcer et de développer la sainte institution que vous dirigez, de diffuser les sources à l’extérieur. Ceci s’ajoute au contenu de cette fête, comme il est défini, en particulier, par plusieurs textes de ‘Hassidout, basés sur l’affirmation des Tikouneï Zohar, selon laquelle “ Kippourim est comme Pourim ”(4).

Puisse Dieu faire que vous ayez, là encore, une réussite considérable, que disparaissent tous les obstacles et toutes les barrières.

Bien plus, nous entrons dans le mois de Pourim(5) et notre sainte Torah affirme que, dans son ensemble, il “ fut transformé en joie et en fête ”.

Cette transformation signifie que même ce qui n’est pas un bien visible et tangible peut être changé par ce mois, jusqu’à devenir joie et fête, y compris à nos yeux de chair.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav N.Nemanov, directeur de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°4892. (2) De la ‘Hassidout à l’extérieur. (3) La fin de cette lettre fut également adressée à d’autres responsables d’institutions ‘Habad. (4) Le Yom Kippour est uniquement “ comparé ” à Pourim. (5) Celui d’Adar Chéni.

Lettre n°5223

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5223, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mi’haël(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur l’écriture des Tefillin de Rabbénou Tam.

Le Kesset Sofer, au chapitre 26 et le Issma’h Moché, sur les récits du Talmud, écrivent que celui qui ne les porte pas lui-même ne peut pas les écrire. Et, le Ot ‘Haïm, au chapitre 34, paragraphe 11, adopte une position rigoriste, en la matière, y compris a posteriori(2).

Il faut consulter également les termes de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 239, qui dit : “ Parce qu’elles ne sont rien pour lui ”. En l’occurrence, il n’y a donc pas lieu de s’abstenir d’un tel comportement, sous prétexte que ce serait une marque d’orgueil(3).

C’est bien ce qu’écrit le Meassef Le ‘Hol Ha Ma’hanot, chapitre 39, paragraphe 26, se basant sur les responsa Pneï Mevin.

Notes

(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°4897. (2) Si elles ont déjà été écrites. Malgré cela, on ne pourra pas les utiliser. (3) De faire état publiquement du port de ces Tefillin.

Lettre n°5224

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5224, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Adar Richon 5717,

Brooklyn, New York,

Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le

Rav Yossef(1) et à sa fiancée, madame Sheindel Chochana,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que votre mariage serait célébré le dimanche, premier jour de Roch ‘Hodech Adar Chéni, qui approche et voici ma réponse.

Je vous adresse ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov, afin qu’il soit célébré en un moment bon et fructueux. Vous bâtirez un foyer juif, un édifice éternel basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont éclairées par le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

Vous trouverez ci-joint(2), conformément à la coutume juive et à ce que disent nos Sages, à ce sujet. Vous consulterez également le Zohar, tome 3, page 96b, pour la mariée, les Tossafot, au traité Baba Batra 144b, pour le marié, le Zohar, tome 1, page 149a, pour les mariés et pour ceux qui participent au repas.

Notes

(1) Le Rav Y.Goldtseller. (2) Un cadeau de mariage. Voir, à ce sujet, la lettre n°1937.

Lettre n°5225

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5225, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous me demandez si vous devez participer à des cours mixtes, donnés pour les garçons et les filles, par des enseignants et des enseignantes, ce qui, en outre, présente le risque de pouvoir être interprété comme une caution, apportée par vous, à une telle pratique.

Je suis surpris que vous ayez un doute sur ce qui est bien clair, surtout lorsque cette activité est qualifiée de “ religieuse ”, ce qui permet, encore plus largement, d’abuser et de tromper le public. Bien entendu, il n’en est pas de même si un enseignant se place de côté et observe de quelle manière une enseignante ou deux donnent un cours à des filles. Les deux cas ne sont nullement comparables.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

Il est évident que, dans une telle situation et dans toutes celles qui lui ressemblent, il faut être prudent et tout mettre en œuvre pour que le camp opposé ne proclame pas sa victoire, par des défis et de larges annonces prétextant qu’on ne les écoute pas, qu’on se révolte contre eux. Dans le but d’obtenir la victoire, un homme peut aller jusqu’à perdre la tête et il peut en résulter des mesures graves. Tous ne surmonteront pas l’épreuve.

Il s’agit donc uniquement de ne pas participer à cette activité, ce qui exclut toute initiative qui la mettrait en danger. Sans doute vous concerterez-vous, afin de déterminer comment obtenir un tel résultat. Car, le salut est obtenu par les nombreux conseillers.

Lettre n°5226

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5226, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Adar Richon, dans laquelle vous me dites que différents événements sont survenus, à vous et aux membres de votre famille et vous ne savez pas ce qui en est la cause.

J’observe dans votre lettre que votre épouse s’appelle ‘Haya Sarah Mirel et votre mère, ‘Haya Sarah. J’aimerais savoir comment vous appelez votre épouse, de manière concrète, par ces trois noms ou bien d’une autre façon. En tout état de cause, il faudra s’efforcer, à l’avenir de l’appeler de la manière la plus différente possible de sa belle-mère.

De même, il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre maison et vos Tefillin, afin qu’elles soient toutes conformes à la Hala’ha. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. Et, votre épouse en fera de même, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.

Que Dieu vous accorde la réussite de donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°5227

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5227, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Adar Richon et à celles qui la précédaient, dans laquelle vous me décrivez les démarches que vous avez faites pour établir les documents. Vous me dites que vous avez obtenu un certificat de libération(1).

Puisse le Créateur du monde, Qui le dirige et accorde Sa divine Providence à chacun vous conduire sur le chemin qui sera bon pour vous, matériellement et spirituellement, d’un bien visible et tangible, afin que vous vous installiez convenablement, en tout point.

A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement que plus vous et votre épouse, vous consacrerez à ce qui appartient à la vigne de ‘Habad(2), plus nos saints maîtres invoqueront la miséricorde divine, pour vous, en tous vos besoins, afin d’obtenir les bénédictions de Dieu, en la matière.

Vous évoquez l’étude du Tanya, pour vous-même et pour les autres(3). En effet, on vous a dit qu’il était, au préalable, nécessaire de connaître les explications des Sages de la Kabbala.

Il est clair que cette connaissance est particulièrement utile, mais il est tout aussi évident que l’on ne peut empêcher l’enseignement public du Tanya, ce qu’à Dieu ne plaise, sous prétexte que celle-ci est imparfaite ou même totalement absente. Bien plus, à notre époque, la diffusion des sources(4) à l’extérieur est un des objectifs principaux, comme l’établissent différents textes.

Et, vous connaissez sûrement l’instruction du Rabbi Rachab, concernant l’étude du Tanya, figurant dans sa lettre bien connue, qui est également imprimée dans les additifs au Kountrass Ets ‘Haïm(5).

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission et en celle de votre épouse, avec largesse d’esprit et beaucoup de satisfaction de votre fils, auquel Dieu accordera longue vie,

N. B. : Ma réponse à votre lettre a été retardée par l’accumulation de mes activités et vous n’avez donc aucune crainte à avoir, ce qu’à Dieu ne plaise(6).

Que Dieu bénisse chacun, au sein de tout Israël, en lui accordant la largesse d’esprit. Vous donnerez de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement et de vos réalisations communautaires.

Notes

(1) Peut-être à l’issue du service militaire. (2) A l’activité au sein des institutions ‘Habad. (3) Pour l’enseigner aux autres. (4) De la ‘Hassidout. (5) Du même auteur. (6) Ce retard ne doit pas être interprété comme un rejet.

Lettre n°5228

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5228, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’espère que, de temps à autre, vous renforcez le temps que vous consacrez à l’étude de la ‘Hassidout et qu’en outre, vous maintenez les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. En effet, le mérite de vos origines vous vient en aide. Vous investirez donc l’extrémisme que vous avez hérité de vos ancêtres dans la diffusion de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques, en tout endroit que vous pouvez contacter.

Vous savez à quel point nos saints maîtres ont fait don d’eux-mêmes pour diffuser cet enseignement. On peut en déduire la satisfaction qu’on leur procure en adoptant la même activité. Ils invoquent ainsi la miséricorde divine pour tous ceux qui agissent et font agir les autres, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, matériels et spirituels.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°5229

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5229, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez que vous ne savez pas ce que je pense de vos actions(1). Or, il est bien clair que toute réalisation menée à bien dans le but de rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux est particulièrement importante, en tout endroit et à toute époque, surtout en notre Terre Sainte et en cette génération du talon du Machia’h(2). Combien plus est-ce le cas quand on apporte le salut, en conduisant de l’obscurité vers la grande lumière.

Toutefois, il existe plusieurs catégories d’actions qui appartiennent au domaine de la sainteté, comme je l’ai maintes fois écrit(3), me basant sur le verset : “ On m’a chargé de garder les vignes, mais, ma propre vigne, je ne l’ai pas gardée ”. Ainsi, la Torah porte elle-même témoignage que celles-ci(4) sont bien des vignes. Pour autant, on est en droit de se plaindre du fait que “ ma propre vigne, je ne l’ai pas gardée ”.

Néanmoins, comme je l’ai déjà écrit, on n’a pas l’habitude d’abandonner ce qui permet de gagner sa vie, avant d’avoir trouvé un autre moyen de subsistance. Il en est bien ainsi, pour ce qui vous concerne.

Vous faites référence à la dîme(5). J’ai déjà écrit(6) à quelques ‘Hassidim que la faculté de la donner en plus de la Tsédaka offerte jusqu’à maintenant ou bien de l’inclure dans ce montant dépend des moyens de chacun. Mais, en tout état de cause, il est bien évident qu’il ne s’agit nullement d’opérer une diminution, sur ce qui a été donné jusqu’à ce jour. Bien au contraire, il faut augmenter, ce qui veut bien dire que, quand quelqu’un vient collecter au profit d’une certaine institution, on ne peut lui dire que l’on donne déjà à la caisse que je gère, car celle-ci a pour objet d’ajouter et non de diminuer. C’est une évidence.

Notes

(1) Qui ne sont pas menées dans le cadre des institutions ‘Habad. (2) A proximité de sa venue. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4359. (4) Les autres institutions. (5) Donnée à la caisse gérée par le Rabbi. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°5195.

Lettre n°5230

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5230, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour de Roch ‘Hodech

Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim,

à Lod, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 23 et 25 Adar Richon, avec ce qu’elles contenaient.

Bien entendu, il est particulièrement positif que les élèves passent des examens et surtout que l’on s’adresse à eux, personnellement(1).

Néanmoins, la pratique permet d’établir qu’une telle démarche est infiniment plus efficace s’il y a, en plus de la discussion avec le comité constitué(2), une autre, informelle celle-là, avec celui(3) qui est le plus proche de l’élève, auquel il se confiera facilement. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Il est sûrement inutile de vous souligner que de tels examens sont utiles à la condition que l’on prenne ensuite les mesures qui conviennent pour rectifier les manques qui auraient été constatés.

Notes

(1) Que ces examens soient le moyen d’accorder de l’attention à chaque élève en particulier. (2) Pour faire passer cet examen. (3) Parmi les enseignants de la Yechiva.

Lettre n°5231

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5231, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour de Roch ‘Hodech

Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption, j’ai reçu votre lettre du 13 Adar Richon. Vous me précisez de quelle manière vous vous êtes installé, jusqu’à maintenant. Dieu fasse que cette installation soit positive, matériellement et spirituellement.

Là-bas(1), en effet, on agissait pour diffuser la Torah et les Mitsvot, en particulier pour la diffusion des sources(2) à l’extérieur, même s’il fallait risquer sa vie pour cela. Combien plus doit-il en être de même ici, alors que ce risque est uniquement potentiel.

Or, on ne fait même pas le don de sa propre personne au sens de la ‘Hassidout, c’est-à-dire en offrant sa propre volonté. Si on le faisait, on obtiendrait un résultat considérable.

Puisse Dieu faire, pendant que cet esprit d’abnégation est encore vivace en vous, que vous influenciez, en ce sens, les ‘Hassidim de Terre Sainte, en particulier et surtout ceux qui, avec le temps, se sont refroidis de manière effroyable, en la matière, au point qu’on ne puisse plus du tout les distinguer de ceux en qui nos saints maîtres n’ont pas investi de forces profondes.

Que Dieu vous accorde la réussite en cela également. Certes, les ‘Hassidim ont le libre arbitre et ils savent même marquer fortement leur avis. Néanmoins, s’ils se servent de cette faculté d’une manière qui ne convient pas, ils s’écartent de la volonté de nos maîtres. Et, vous savez ce que nos maîtres disent de Pessa’h Chéni, comme le reproduit le Hayom Yom(3).

Sans doute maintenez-vous, de la manière qui convient, un contact avec les anciens élèves de la Yechiva et les ‘Hassidim qui se trouvent encore là-bas(1). Bien entendu, vous le ferez avec la prudence qui s’impose.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en étant bien installé, en bonne santé et avec largesse d’esprit,

Notes

(1) En Russie. (2) De la ‘Hassidout. (3) Rien n’est jamais définitivement perdu.

Lettre n°5232

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5232, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

A monsieur Yossef Pozen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été informé que vous étiez issu d’une famille de ‘Hassidim ‘Habad. Comme la pratique en fait la preuve, les origines influencent les comportements de l’homme, pour toutes les générations. C’est la raison pour laquelle je me permets de vous adresser la présente.

On me dit que, dernièrement, sont arrivés plusieurs nouveaux immigrants, parmi nos frères Séfarades du Maroc, qu’ils se sont installés dans une région et un endroit sur lesquels s’étend votre influence. Vous pouvez donc faire beaucoup, non seulement pour leur bonne installation matérielle, mais aussi pour leur bien-être spirituel.

Il est, avant tout, un point primordial et fondamental. La pérennité de chaque groupe, de chaque communauté, dépend de l’éducation. Le Créateur du monde, Qui le dirige et donne la Torah voulut que chacun de nous ait le libre arbitre et fasse le choix du bien de son plein gré, ainsi qu’il est dit (Devarim 30, 15-19) : “ Vois, J’ai placé devant toi, ce jour, la vie et le bien, la mort et le mal. Et, tu choisiras le bien, afin que tu vives, toi et ta descendance ”.

Il en résulte qu’un homme peut également mettre ses capacités et ses forces à la disposition du côté adverse(2), ce qu’à Dieu ne plaise. Le mauvais penchant est expert, en sa manière d’agir et il avance parfois des arguments dont il n’est pas aisé de détecter l’origine, car celles-ci ont une apparence de droiture et de justice, parfois même de crainte de Dieu, bien sûr contrefaite.

Bien entendu, même si je ne vous avais pas écrit la présente, je suis convaincu que vous utilisez d’ores et déjà les moyens qui sont à votre disposition afin d’orienter les immigrants et leurs enfants, vers une éducation traditionnelle, basée sur notre Torah, Torah de vie. Néanmoins, nos Sages disent que l’on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité(3).

Je crains également les prétendus arguments et les allégations auxquels je faisais allusion(4), car, pour notre grand malheur, ceux-ci sont parvenus, dans certains endroits, à détacher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux.

J’ai donc estimé qu’il était de mon devoir de vous écrire ces quelques lignes et je serai heureux d’apprendre que mon espoir était justifié, qu’au titre de vos fonctions municipales, vous favorisez la bonne éducation, conforme à l’héritage des ancêtres et à la tradition, pénétrée de lumière et de chaleur ‘hassidiques.

Je suis convaincu qu’il est inutile de décrire plus longuement l’importance de tout cela et la responsabilité qui en résulte. En effet, dans l’éducation des enfants et des jeunes, une petite modification, dans le sens du bien ou dans le sens inverse, ce qu’à Dieu ne plaise, peut avoir d’immenses conséquences, durant toute la vie des élèves. De ce fait, tout effort, toute action tendant à améliorer la situation sont justifiés.

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : J’aimerais savoir si vous êtes de la famille de Leïb Pozen, de Vitebsk, qui est cité dans les notes de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Notes

(1) Vraisemblablement l’un des responsables de l’installation des nouveaux immigrants, à leur arrivée en Terre Sainte. (2) Des forces du mal. (3) Il s’agit donc d’une lettre d’encouragement et non de remise en cause. (4) Qui pourraient exercer leur effet sur le destinataire de cette lettre.

Lettre n°5233

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5233, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Adar Richon, dans laquelle vous me décrivez votre comportement et ce qui, pour l’heure, n’est pas satisfaisant.

En pareil cas, la solution est donnée par plusieurs de nos saints livres. Il ne faut pas s’approfondir, ne pas méditer longtemps au caractère négatif de votre situation. Vous devez mettre en pratique l’enseignement de notre saint maître, selon lequel “ une action est préférable à mille plaintes ”.

Une action appartenant au domaine de la sainteté n’est pas un bond en avant, d’une extrême à l’autre. Une telle manière d’agir ne peut avoir qu’un caractère exceptionnel. Il faut, bien au contraire, avancer d’une manière progressive, ainsi qu’il est dit : “ Je le renverrai peu à peu ”. Il en est de même pour l’étude de la Torah, qui consiste à accumuler progressivement des connaissances.

Il est clair que cette attitude doit être adoptée avec la plus grande détermination. Il faut regretter profondément le passé entêté, se renforcer dans les domaines où vous avez constaté hier une amélioration. On obtient, de cette façon, l’enthousiasme permettant d’accomplir tout cela et l’on se prépare à l’ajout de demain. On pourrait objecter que ce chemin est particulièrement long. Néanmoins, il a déjà été qualifié de “ long et court ”.

Vous garderez les trois études, qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. En outre, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. Et, tout ceci renforcera l’aide que Dieu vous apportera, en tous ces domaines.

Plusieurs passages de la première partie du saint Tanya apportent une réponse aux doutes dont vous faites état dans votre lettre. Ceci vous permettra également d’écarter la tristesse.

Il est bien évident que vous devez, avant tout, respecter les temps d’étude de la Yechiva, jusqu’à donner l’exemple à tous vos amis, en la matière.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5234

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5234, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chimeon Aharon(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Adar Richon, m’annonçant une bonne nouvelle, puisque vous vous apprêtez à réunir, ce dimanche, tous les enfants fréquentant les après-midi récréatives du Chabbat(2).

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, que vous rapprochiez le cœur de tous les participants à cette réunion de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Ainsi, ils renforceront leur pratique de la Torah et des Mitsvot également pendant les jours suivants.

Le Chabbat bénit tous les jours de la semaine. Puisse donc Dieu faire que la sainteté du Chabbat, qui est expliquée au cours de ces après-midi récréatives, apporte une sainteté accrue à ces enfants et, avant tout, à ceux qui les dirigent, y compris pendant le reste de la semaine, afin que tous constituent “ une nation unique sur la terre ”. Leurs professeurs et leurs parents concevront d’eux beaucoup de satisfaction véritable, matériellement et spirituellement.

Il n’est pas de mots pour expliquer la récompense de ceux qui se consacrent à tout cela. En effet, Dieu l’accorde “ mesure pour mesure ”(3) et Il fera donc en sorte que le souhait de votre cœur soit exaucé(4).

Avec ma bénédiction à tous ceux qui se consacrent à cela, font des efforts pour cette réunion ou y participent,

Notes

(1) Le Rav C.A. Simpson, de Montréal. (2) Organisées dans les différents quartiers de la ville. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) Peut-être celui d’avoir un enfant.

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