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Iguerot Kodesh — lettres 5195 à 5214

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5195

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5195, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov Yossef(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Adar.

Il est bien évident que ce que je disais du prélèvement de la dîme(2) ne concerne qu’un ajout et non, ce qu’à Dieu ne plaise, une diminution dans un autre domaine sacré. Cela veut dire que les dons faits jusqu’à maintenant aux différentes institutions ne doivent pas être réduits, à l’avenir, bien au contraire.

Ceci s’applique également aux institutions ‘Habad. En effet, ce qui est versé dans cette “ caisse de notre maître ” sert à différents financements, qui ne correspondent pas nécessairement à ce que ces institutions recevaient auparavant de chaque personne. C’est une évidence.

Celui qui en a la possibilité pourra donc donner la dîme à cette caisse en dehors de tous les autres financements. Celui qui n’en a pas le moyen continuera à donner les montants qu’il inclut dans la dîme(3) et il versera ce qui reste(4) à cette caisse.

A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de rappeler l’explication bien connue de nos Sages, selon laquelle il ne faut pas donner à la Tsédaka le montant de la dîme calculé avec précision. Il faut y ajouter un certain montant et, de cette façon, on gagne aussi un autre point. On obtient que tout cela ne soit pas considéré comme un vœu, dès lors que l’on ne donne pas toujours le même pourcentage(5). Il n’en est pas ainsi quand la dîme est calculée avec précision.

Vous évoquez l’étude de la ‘Hassidout et, de ce point de vue, toutes les personnes ne sont pas identiques, même si le point commun à toutes est que plus l’étude est intense et mieux c’est. Bien plus, c’est de cette manière que l’on introduit la réussite dans le temps, que l’on comprend mieux qu’au préalable.

Il est aussi un autre point commun à tous. On doit avoir à la fois une étude plus large(6) et une autre, plus approfondie(7). Cette dernière portera sur le texte que l’on voudra, conformément à l’enseignement bien connu de nos Sages, à ce sujet.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Raskin, de Richon Le Tsion. Voir, à son sujet, les lettres n°684 et 1465. (2) Pour le donner à la caisse gérée par le Rabbi. Voir, à ce sujet, la lettre n°5229. (3) Aux autres institutions. (4) Le solde de sa dîme. (5) De ses revenus, y consacrant toujours un peu plus de 10%, selon une augmentation variable. (6) Permettant d’acquérir un grand nombre de notions, sans les approfondir. (7) Permettant d’approfondir ces notions.

Lettre n°5196

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5196, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

A l’attention de monsieur Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 7 Chevat, dont l’acheminement a été retardé. Entre temps, vous avez dû recevoir la mienne, qui faisait réponse à votre précédent courrier. J’attends de bonnes nouvelles, à propos de son contenu.

Vous faites référence à votre séminaire et à la discussion qui y a suivi votre conférence.

J’ai déjà dit que, de tout temps et surtout à notre époque, les jeunes ont la qualité de ne pas supporter le compromis(2), de ne pas s’engager sur cette voie. Et, même ceux qui basent leur existence sur les concessions n’en souhaitent pas moins entendre un avis tranché et sans ambiguïté.

Les jeunes de Terre Sainte possèdent sûrement cette qualité et même de manière encore plus forte. Il faut donc leur montrer le Judaïsme tel qu’il est réellement, leur présenter le mode de vie traditionnel d’Israël. Tout au plus, pourra-t-on ajouter ensuite que la perfection n’est pas de ce monde et qu’il n’y a donc pas lieu d’être déçu ou, encore moins, désespéré, si, pour l’heure, on ne se sent pas la force d’accepter pleinement cette conception et, a fortiori, de la mettre en pratique.

Pour autant, il faut reconnaître la vérité telle qu’elle est et adopter les comportements adéquats, chaque fois que l’élève ou l’auditeur est prêt à le faire. Puis, de temps à autre, on fera un ajout, dans la mesure du possible. La Michna dit que “ une Mitsva en attire une autre ” et, de fait, la logique, la pratique courante établissent qu’il en est bien ainsi. Ceci permet de comprendre encore plus clairement une telle approche.

J’ai appris avec plaisir, par la fin de votre lettre, que vous avez relu le texte des “ Conversations avec les jeunes ”(3). Vous continuerez sûrement à les aider, à l’avenir, dans toute la mesure du possible et vous ne vous contenterez pas de rectifier le style.

Vous m’interrogez sur le discours ‘hassidique intitulé “ Les eaux nombreuses ”, dans lequel il est dit qu’il n’est pas interdit, pour les autres nations, d’associer d’autres forces à celle de Dieu(4). Peut-on dire que les soixante dix astres correspondant à ces nations, ont, pour elles, le même rôle que le père et la mère ?

A mon sens, cela n’est pas du tout exact. Car, même si cette association n’est pas interdite aux autres nations, cela ne veut pas dire non plus qu’elle est nécessaire, ce qu’à Dieu ne plaise, alors que l’on est tenu d’honorer et de craindre son père et sa mère.

Et, l’on peut comprendre pourquoi il en est ainsi. Les soixante dix astres n’ont pas le libre arbitre, au même titre que les autres anges, comme l’expliquent le Tanya, au début du chapitre 39 et le Likouteï Torah, Parchat Emor, à la page 38b.

Pourtant, c’est bien par l’intermédiaire de ces soixante dix astres que les nations reçoivent l’influence céleste. C’est pour cela que l’erreur est possible(5). Les nations ne sont donc pas mises en garde contre une telle erreur, comme le dit Rachi, commentant le verset Devarim 4, 19.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous soyez en bonne santé physique. Et, vous connaissez la décision de notre Torah, Torah de vie, selon laquelle, dans les termes du grand maître, le Rambam, lois des opinions, début du chapitre 4, “ avoir un corps en bonne santé et intègre est partie intégrantes des voies de Dieu ”. Notes

(1) M. I. Damyel. Voir, à son sujet, la lettre n°5092. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4818. (3) Dans leur version hébraïque. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2009. (5) Les nations peuvent penser que ces astres ont un pouvoir de décision.

Lettre n°5197

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5197, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi et je suis surpris que vous évoquiez, en particulier, votre “ esprit mélancolique ”, alors que la divine Providence vous a accordé un bon rôle et qu’il vous appartient de consoler ceux qui sont malheureux.

Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(1), mais en proportion largement accrue. Il vous renforce donc, par différents moyens afin que vous-même ne vous trouviez pas dans cette situation, ce qu’à Dieu ne plaise.

Il est dit : “ (2) Je ne la placerai pas en toi, car Je suis l’Eternel Qui te guérit ”. C’est de cette façon que le Créateur du monde, Qui le dirige, envoie la guérison. Il fait en sorte que, d’emblée, la situation malencontreuse soit repoussée.

Il n’en est pas de même pour une autre guérison, s’appliquant à une situation qui laisse une trace(3), comme le disent nos Sages, au traité Yoma 86a.

Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous accordiez encore plus d’importance à l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie ”, que le Baal Chem Tov s’efforça tant de diffuser auprès de ses disciples et des disciples de ses disciples, les maîtres de la ‘Hassidout.

Bien plus, le Rambam tranche que l’on est tenu de servir Dieu de cette façon. Vous consulterez ce qu’il en dit, dans ses lois du Loulav. Ses propos merveilleux guident ceux qui sont égarés, en la matière(4), en particulier à notre époque, qui exige de chacun des forces supplémentaires afin de lutter contre celles qui sont indésirables.

Et, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi(5), selon lequel un soldat qui part à la guerre entonne un chant de victoire joyeux. Car, c’est précisément de cette façon qu’il pourra l’emporter au combat. C’est une évidence.

Ces jours sont propices à l’ajout en tout cela. Nos Sages disent, en effet, que “ dès le début d’Adar, on multiplie sa joie ”. Or, cette année, nous avons trente jours de plus pour mettre en pratique cette Injonction(6). Bien entendu, l’objectif est de prolonger la joie tout au long de l’année.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) De la manière dont on agit envers Lui. (2) La maladie que J’ai placée en Egypte. (3) La maladie. (4) Le Rambam est, par ailleurs, l’auteur du Guide des égarés. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°5100. (6) Puisqu’il y a deux mois d’Adar.

Lettre n°5198

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5198, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

A madame Myriam(1),

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Chevat, dans laquelle vous me dites que, dernièrement, une fraction seulement des participantes continuent à fréquenter le groupe d’étude que vous dirigez(2).

L’un des moyens de remédier à cela est le suivant. Les participantes doivent s’impliquer elles-mêmes dans l’action, ne pas se limiter à écouter, mais agir également. Il doit donc y avoir des discussions, des questions et des réponses. De temps à autre, l’une d’elles apportera une précision ou une explication sur ce qui est dit, qu’elle aura préparée à l’avance.

Les participantes peuvent également s’impliquer dans l’action en faisant paraître un bulletin, auquel chacune apportera la contribution qui convient.

Vous avez sans doute des études personnelles, en plus de l’enseignement que vous dispensez à ce groupe. Il serait bon de partager ces études également avec quelques membres de ce groupe.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Madame M. Gordon, de Worcester. (2) Vraisemblablement celui des femmes et jeunes filles ‘Habad de cette ville.

Lettre n°5199

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5199, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Adar Richon.

En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, en fonction de ce que vous écrivez.

Quand vous aurez de bonnes nouvelles, les concernant, vous ne manquerez pas de me les faire connaître. En effet, on accomplit ainsi la Mitsva fondamentale d’aimer son prochain, de provoquer sa joie. Si, de tout temps, celle-ci a été nécessaire, combien plus est-ce le cas en cette période troublée et douloureuse. Le bien et la joie sont alors particulièrement précieux.

Vous faites référence à votre fils. Il serait bon qu’il porte les Tefillin, chaque jour de semaine(1). Celles-ci devront être vérifiées et, en tout point conformes à la Hala’ha, les parchemins, les boîtiers, les lanières, la manière de les attacher.

Le but des Tefillin est d’assujettir le cerveau et le cœur, c’est-à-dire l’intellect et les sentiments, à la Volonté de Celui Qui ordonne la Mitsva et Qui crée le monde, comme l’explique le début du chapitre 41 du Tanya.

Je suis certain que ceci aura un effet positif sur les pensées et les sentiments de votre fils. Alors de manière naturelle, le traitement qui lui sera prescrit par un médecin, spécialiste en la matière, sera efficace.

Il est sûrement inutile d’expliquer longuement à quelqu’un comme vous que, la divine Providence vous ayant confié un rôle dans le domaine de l’éducation, en tant que directeur d’école, vous devez multiplier les efforts pour rapprocher le cœur des élèves de notre Père Qui se trouve dans les cieux, pour que ceux-ci soient intègres envers l’Eternel notre Dieu, sains d’esprit.

Alors, “ mesure pour mesure ”(2), mais dans une proportion largement accrue, la santé de votre fils et de vos enfants sera renforcée.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite afin de former des élèves qui assumeront leur mission dans la vie, c’est-à-dire, comme l’explique la fin du traité Kiddouchin : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.

Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Il ne les portait pas, vraisemblablement, du fait de sa maladie. (2) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°5200

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5200, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Morde’haï Aharon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Adar Richon dans laquelle vous faites référence aux journaux éloignés de la pratique et même aux pires d’entre eux, dans lesquels on trouve non seulement des propos s’écartant de la piété, mais même des paroles interdites, dont il convient de se préserver.

Ce qui est clairement établi n’a nul besoin d’être démontré et le Choul’han Arou’h émet une interdiction tranchée de lire des paroles interdites. Il me semble que, dernièrement, des lettres et des appels ont été lancés en ce sens, en Terre Sainte.

Vous m’écrivez, à ce sujet et j’espère donc que vous vous intéressez à l’étude de la ‘Hassidout(2), au sens le plus littéral, en fixant un temps pour apprendre l’enseignement du Baal Chem Tov, de ses disciples et des disciples de ses disciples. C’est de cette façon que l’on peut adopter le comportement judicieux prôné par la ‘Hassidout, car, disent nos Sages, “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”.

En toute chose, la bénédiction de Dieu est nécessaire. Combien plus est-ce le cas pour percevoir la douceur de l’enseignement profond de la Torah. En conséquence, vous ferez sûrement en sorte, à l’avenir, de répandre cette étude en tout endroit où vous exercez votre influence.

Dieu agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue. Il permettra donc que vous observiez le fruit de votre effort pour la Torah et pour sa dimension profonde.

Puisse Dieu faire que vous m’annonciez bientôt de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Vous connaissez sûrement les trois études, qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Vous les garderez, tout au moins, à l’avenir.

Notes

(1) Le Rav M.A. Sheinberger, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°2284. (2) La relation entre le Rabbi et la ‘Hassidout étant une évidence. (3) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°5201

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5201, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak Noa’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans lequel vous évoquez la conclusion de ce contrat et le permis de faire du commerce(2).

Le texte du permis de faire du commerce peut être trouvé dans plusieurs livres, en particulier dans l’abrégé du Choul’han Arou’h édité par le Rav Feldman. Pour ce qui vous concerne, il y a un contrat et cela est donc plus facile à réaliser que pour un simple prêt.

Si vous ne trouvez pas ce texte, il suffit d’écrire la mention : “ avec un permis de faire du commerce ”, ce qui sera suffisant jusqu’à ce qu’un Rav complète cette formule. Bien entendu, il est préférable que les mots “ avec un permis de faire du commerce ” apparaissent dans le contrat.

Si, pour une raison quelconque, cela n’est pas possible, vous pourrez écrire, sur un second feuillet : “ Le contrat entre telle et telle personne, conclu à telle date, est basé sur un permis de faire du commerce, en vertu de quoi nous signons, tel jour, tel mois, telle année, telle ville, témoignage de… témoignage de… ”.

Par la suite, il sera précisé : “ Tout ceci a été effectué devant nous, les témoins qui avons signé plus bas. Telle personne et telle personne se sont engagées devant nous et ont signé de leur main. Parole de un tel, témoin. Parole de un tel, témoins ”.

J’ai, avant tout, été satisfait de lire, dans votre lettre, que votre père se sent mieux. Puisse Dieu faire qu’il aille de mieux en mieux et que vous me donniez de bonnes nouvelles également de toutes les autres personnes que vous aviez mentionnées dans votre lettre.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.N. Silver, de Detroit. (2) Héter Isska, permettant de recevoir des intérêts, pour le prêt d’un capital, sous la forme de participation aux bénéfices réalisés.

Lettre n°5202

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5202, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 7 Adar Richon :

A) Vous me demandez la signification de l’expression : “ étudier comme quelqu’un qui reçoit ”. Je suis surpris que vous recherchiez toujours des intentions cachées, des allusions, alors que le sens simple est amplement suffisant.

La signification est, en l’occurrence, la suivante. Si vous n’aviez pas accepté d’être le surveillant des études, vous auriez effectivement étudié la Torah comme quelqu’un qui reçoit. Vous devez donc continuer à le faire, bien que vous ayez accepté de surveiller les études, même si, du fait de cette fonction, vous étudierez pendant moins de temps.

B) Vous me demandez comment vous pouvez maintenant allonger le temps de votre prière, alors que la surveillance des études vous prend beaucoup de temps.

Là encore, je suis surpris par votre question, car c’est là une Hala’ha tranchée, dans les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, à la fin du premier chapitre. Bien entendu, vous pouvez le faire durant votre temps libre, sans remettre en cause votre état de santé et votre surveillance, ou bien quand vous aurez un remplaçant compétent.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, en bonne santé, y compris au sens physique et dans la largesse d’esprit,

Lettre n°5203

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5203, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Tsvi Hirsh(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, avec ce qu’elle contenait. Entre temps, vous avez sûrement reçu mon courrier, qui faisait réponse à votre précédente lettre. J’espère qu’à réception de la présente l’état de santé de cet homme sera meilleur.

Vous faites référence à la vaccination. On a l’habitude, dans ce pays, de la pratiquer sur tous les enfants(2). Néanmoins, il faut, au préalable, vérifier la fabrication de ces doses, savoir qui les a élaborées et si elles sont fiables.

Comme vous l’écrivez vous-même, plusieurs la pratiquent, dans votre ville et il n’y a donc pas lieu de vous singulariser. Que Dieu vous accorde, de même qu’à votre épouse, de l’éduquer(3) à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse d’esprit et en bonne santé.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav T.H. Zoller, de Bâle, Suisse. Voir, à son propos, la lettre n°4981. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4862 et 5115. (3) L’enfant qu’il s’agit de vacciner.

Lettre n°5204

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5204, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

A mon cher oncle, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Ben Tsion(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 7 Adar Richon, dans laquelle vous me dites que vous vous portez mieux et que vous êtes déjà installé dans votre appartement. Puisse Dieu faire que, très bientôt vous vous installiez également en gagnant votre vie comme vous le souhaitez.

Vous me dites qu’en Terre Sainte, certains éléments ne peuvent être obtenus que par des relations et des parrainages. Je suis sûr que les ‘Hassidim se trouvant sur place vous viendront en aide, en fonction de ce que vous leur demanderez. Bien entendu, si je peux intervenir, je serai heureux de le faire. Il suffit que vous me fassiez savoir ce qu’il faut obtenir et de quoi il s’agit.

Vous faites référence à la langue(2). Or, la plupart des immigrants n’en ont qu’une connaissance très approximative. Malgré cela, ils parviennent à s’installer. D’après ce qu’on dit ici, les différentes administrations, ces dernières années, tiennent compte du fait que l’on ne peut attendre, d’emblée, d’un nouvel immigrant qu’il maîtrise parfaitement la langue. Beaucoup de temps est nécessaire pour y parvenir.

Dans le pays où nous nous trouvions auparavant(3), on était confronté à de terribles difficultés. Malgré cela, Celui Qui nourrit chacun a assuré votre subsistance matérielle, de même que celle de vos enfants. Il n’y a donc nullement lieu de s’effrayer en la matière, comme on a pu le vérifier concrètement. Plus l’on a confiance en Dieu, plus l’on s’emplit d’enthousiasme et plus l’on s’installe facilement.

Je vous remercie de me transmette les salutations de plusieurs ‘Hassidim(4), à la fin de votre lettre. Si vous pensez qu’il est bon de leur envoyer des colis, avec ce qui reste et si cela est permis là-bas, vous voudrez bien me communiquer l’adresse à laquelle ils doivent être adressés. Je m’efforcerai de le faire.

J’attends de bonnes nouvelles de tout cela. Vous et votre épouse, avez observé les bienfaits de Dieu, jusqu’à maintenant. Puisse donc Dieu faire que vous ne rencontriez que le bien et la bonté, dans votre endroit actuel, que vous vous installiez convenablement, en bonne santé et avec largesse d’esprit.

Je conclus en vous présentant mes respects et ma bénédiction.

Notes

(1) Le Rav B.T. Schneerson, de Tel Aviv. (2) Hébraïque, dont la maîtrise pose problème au destinataire de cette lettre. (3) En Russie. (4) Se trouvant de l’autre côté du rideau de fer.

Lettre n°5205

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5205, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav C.(1) Ha Cohen et son épouse, ma proche parente, madame Dévora Léa,

Je vous salue et vous bénis,

Nous n’avons pas eu l’occasion de nous voir, lors de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(2), bien que je m’enquiers de vous et que j’obtiens souvent de vos nouvelles.

Je saisis donc l’occasion de Pourim Katan, puisque ce jour et le mois dans lequel il survient, Adar Richon, entrent dans le champ d’application de l’Injonction de nos Sages selon laquelle : “ Dès le commencement d’Adar, on multiplie sa joie ”. Je formule le vœu que la joie de ce mois et de ces jours se prolonge tout au long de l’année.

Cette joie sera conforme à l’enseignement du Baal Chem Tov et à la ‘Hassidout. Ce sera une joie morale et physique, une joie inspirée par les éléments spirituels et les préoccupations matérielles. Vous l’éprouverez en bonne santé et avec une largesse d’esprit véritable.

De manière plaisante, on pourrait dire que “ ce petit sera grand ”(3). Pourim Katan introduit une petite joie, mais celle-ci brise les limites. Ainsi, tous les enfants d’Israël, y compris chacun d’entre nous, mériteront l’accomplissement de la promesse : “ Tu élèveras la tête des enfants d’Israël ”, pour leur faire quitter l’étroitesse et la limite, connaître la largesse dans tous les domaines.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Horenstein. Voir, à son sujet, la lettre n°2336. (2) Le 10 Chevat. (3) On passera du petit Pourim au grand.

Lettre n°5206

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5206, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, aux multiples accomplissements et aux bons comportements, le Rav Yehouda Tsvi Fogelman, votre lettre m’exposant ce qui s’est passé et votre état de santé.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que votre état de santé s’améliore.

Je suis convaincu qu’en observant les bienfaits de Dieu, en la matière, vous redoublerez d’ardeur dans la pratique de la Torah et des Mitsvot, non seulement pour vous-même, mais aussi dans l’influence que vous exercez sur votre entourage, dans toute la mesure du possible, c’est-à-dire en premier lieu, bien entendu, les membres de votre famille et surtout vos enfants.

La Michna dit qu’un père a la responsabilité d’enseigner la Torah à son fils. Or, la finalité de cette étude est de respecter et de faire. L’idée fondamentale est exprimée par le verset : “ Et, Dieu nous a ordonné d’accomplir tous ces Préceptes, afin de craindre l’Eternel notre Dieu ”.

Certes, il est différentes formes d’étude, selon que le fils est un enfant ou qu’il est plus grand. Nos Sages disent ainsi, au traité Kiddouchin 30a : “ Tant que tu as la main sur le cou de ton fils… ”. Mais, ceci ne concerne que la façon d’étudier. Et, même par la suite, l’obligation subsiste. Par ailleurs, il y a une Mitsva de “ Tu feras des reproches à ton prochain ” et de “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. C’est une évidence.

Nous avons pu observer concrètement qu’en faisant un effort dans ce sens une fois, puis une seconde, une troisième, de la manière qui convient, on connaît, au final, la réussite, car rien ne résiste à la détermination.

Combien plus en est-il ainsi quand le fils a une influence sur son entourage. En pareil cas, cette étude parvient à de nombreux Juifs. Des efforts et une attention supplémentaires sont donc justifiés, en ce domaine.

Que Dieu, Qui donne la Torah et sonde les cœurs, tienne compte de la décision que vous prendrez, en la matière et que ceci augmente votre mérite, afin de hâter votre guérison.

Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°5207

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5207, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Adar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Ce jour est propice, puisque c’est Pourim Katan. Comme l’ensemble de ce mois d’Adar Richon, il entre dans le cadre d’application de l’Injonction de nos Sages : “ Dès le commencement d’Adar, on multiplie sa joie ”.

Puisse Dieu faire que la joie de ce mois et de ces jours se prolonge tout au long de l’année(1). Ce sera une joie conforme à l’enseignement du Baal Chem Tov et à la ‘Hassidout, une joie morale et physique, une joie inspirée par les préoccupations matérielles et par les éléments spirituels, que vous éprouverez en bonne santé et avec largesse d’esprit.

De manière plaisante, on pourrait dire que “ ce petit sera grand ”(2). Pourim Katan introduit une petite joie, mais celle-ci brise les limites. Ainsi, tous les enfants d’Israël, y compris chacun d’entre nous, mériteront l’accomplissement de la promesse : “ Tu élèveras la tête des enfants d’Israël ”, pour leur faire quitter l’étroitesse et la limite, connaître la largesse dans tous les domaines.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir la lettre n°5205. (2) On passera du petit Pourim au grand ou bien la joie du petit Pourim sera grande.

Lettre n°5208

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5208, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Alexander Sender(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 7 Adar Richon. J’y ai lu avec plaisir que vous avez visité Maoz Aviv. Même si cette visite a dû s’interrompre, j’espère que vous avez conservé un contact épistolaire avec l’endroit. Bien plus, l’influence que vous exercez là-bas sera maintenant renforcé, puisque votre état de santé s’est amélioré.

Vous évoquez le récit du guide spirituel(2), le Rachag(3), à propos de la réponse du Tséma’h Tsédek selon laquelle “ il convient de ne pas se répandre(4) ”. Il semble que ce soit celui qui est cité dans les discours ‘hassidiques du mariage, second fascicule(5). Vous consulterez les termes du Tséma’h Tsédek, à ce propos.

Vous évoquez les coutumes d’un anniversaire de décès(6) pour celui qui est en deuil(7). D’après ce que je sais, on adopte l’avis selon lequel on conserve les mêmes pratiques que pour tous les autres anniversaires de décès.

Que Dieu bénisse chacun, au sein de tout Israël, afin que l’on puisse annoncer de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible. Et que s’accomplisse, en ce qui est indésirable, l’expression relative à ces mois(8) : “ Il sera transformé ” en joie et en fête.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.S. Youdassin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4802. (2) De la Yechiva Tom’heï Temimim, à Loubavitch, du vivant du Rabbi Rachab. (3) Le Rav Chmouel Gronam Estherman. (4) Dans toute la maison d’étude, faute de quoi on y est bousculé par tout le monde. (5) Séfer Ha Maamarim Kountrassim, tome 1, page 19a. Voir également la lettre n°4291. (6) Lorsque l’anniversaire de décès est un Roch ‘Hodech. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les responsa Doudaeï Ha Sadé, chapitre 44, Yalkout Yossef, chapitre 14, Torat Morde’haï, chapitre 166, Yalkout Dat Va Din, page 56 ”. (8) Aux deux Adar.

Lettre n°5209

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5209, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir, par ce Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, que vous avez arrêté la date du mariage de votre fille, avec l’aide de Dieu. Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux et qu’ils bâtissent un foyer qui sera réellement heureux.

Il est sûrement inutile de vous faire remarquer que le bonheur de chaque personne dépend des bénédictions accordées par Dieu, le Créateur du monde, Qui le dirige, accorde Sa Providence à chacun d’entre nous, au sein de tout Israël.

On peut en déduire à quel point il est nécessaire de baser son comportement sur les enseignements du Créateur du monde, tels qu’ils sont consignés dans Sa sainte Torah. En pareil cas, on peut réellement penser que l’on recevra ces bénédictions divines.

Et, s’il en est ainsi de tout temps, combien plus est-ce le cas quand on se prépare à un mariage et que commence une période nouvelle dans la vie de l’homme.

En conséquence, vous et votre épouse, userez sûrement de votre influence sur votre fille pour qu’elle prenne la ferme résolution, et surtout qu’elle la mette en application, de respecter toutes les pratiques qui dépendent d’elle afin que son foyer soit orienté sur la voie du Judaïsme, de sorte qu’il connaisse le bonheur. Elle respectera, en particulier, la pureté familiale, dont les principes s’appliquent avant même le mariage et en tant que préparation à celui-ci, la Cacherout de la nourriture et le Chabbat.

Que Dieu vous vienne en aide, afin que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5210

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5210, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

J’ai appris une nouvelle effroyable, qui explique peut-être, au moins partiellement, les terribles difficultés que tu affrontes pour trouver un bon parti. En effet, tu es parti d’ici dans une certaine intention et, dans l’endroit où tu te trouves actuellement, tu as fait le choix d’étudier dans une Yechiva qui est entré en guerre contre la ‘Hassidout.

En tout état de cause, puisse Dieu faire que l’amertume éprouvée jusqu’à maintenant soit suffisante, qu’à partir d’aujourd’hui, Dieu te conduise, très prochainement, vers le bien visible et tangible.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5211

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5211, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

A madame Mary(1),

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à vos lettres du 27/1 et du 13/2. Je m’empresse de vous envoyer ma réponse, car j’observe, dans votre courrier, votre perplexité. En effet, on vous a dit de quelle manière on allait photographier(2) le Séfer Ha Rikma(3).

D’après ce que je sais de la technique de l’offset, que nous avons largement pratiquée, il est toujours possible de reproduire un livre tel qu’il est. Les travaux à exécuter sur son texte et l’introduction de notes ne sont pas effectués sur l’original, mais sur l’offset. Toutefois, en pareil cas, il faut photographier deux fois(4) et donc payer le double.

Cela peut également être effectué dans une bibliothèque, puisque les plus grandes disposent d’un service de photocopie, surtout quand on y effectue des recherches scientifiques, auquel cas elles permettent de copier les ouvrages qu’elles mettent à disposition. Le moment venu, on pourra en déterminer le prix et savoir où le livre se trouve.

A ma connaissance, il est illégal qu’un bibliothèque donne un livre afin que celui-ci soit découpé, puis reconstitué. Bien entendu, un particulier qui le posséderait pourrait le donner, dans ce but. Peut-être savez-vous si votre mari a fait cadeau de ce livre à certaines personnes, lors de sa parution. Si c’est le cas, on peut, peut-être, leur adresser une telle requête(5).

Bien entendu, il faut photocopier, dans l’exemplaire de la bibliothèque, uniquement les pages sur lesquelles il y a des notes(6). Car, s’il n’y en a pas, on peut photocopier, une seule fois, votre propre exemplaire, ce qui permettra de réduire les frais d’imprimerie.

En tout état de cause, tout cela peut attendre, à mon avis. Il faut, tout d’abord, achever la présentation des notes. Par la suite, on trouvera une solution, qui permettra de ne pas salir l’original.

Avec

ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Madame M. Wilenski, de Cincinnati. Voir, à son sujet, la lettre n°4344. (2) L’éditer par photocopie de l’exemplaire original, sur lequel figurent les notes du mari de madame Wilenski. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5142. (4) Afin de préserver l’original, en plaçant les notes sur la photocopie. (5) Celle de mettre le livre à disposition pour en assurer la réédition. (6) Manuscrites du mari, empêchant la reproduction de cette page.

Lettre n°5212

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5212, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Adar Richon 5717,

Brooklyn, New York,

A l’attention des dirigeants du réseau(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Quelqu’un(2) m’a rendu visite et nous avons eu une discussion, agréable et amicale, sur les écoles du réseau. Nous avons, en particulier, soulevé les points suivants :

A) Il connaît, bien entendu, les particularités des écoles du réseau et il admet que les enseignants doivent être nommés par les responsables de ‘Habad.

Les divergences d’opinion qu’il y a eu jusqu’à maintenant et les exigences qu’il a formulées avaient uniquement pour but de s’assurer que le corps enseignant aurait une formation pédagogique et, bien entendu, posséderait les qualifications minimales pour enseigner, selon leurs critères, en l’absence desquelles nul ne pourrait, en tout état de cause, exercer en tant que professeur et éducateur.

B) J’ai souligné que l’élément déterminant, parmi les qualités et les capacités d’un enseignant, devait être la crainte de Dieu.

Il a également accepté cette idée.

C) Il s’est plaint du fait que des professeurs aient été recrutés sans que son administration en soit avertie. Ils en ont eu connaissance plus tard, quand un salaire a été demandé pour ces personnes. Il considère qu’une telle attitude n’est nullement justifiée, qu’elle n’est bonne, ni pour son administration, ni pour l’école.

Bien entendu, j’ai été parfaitement d’accord avec lui, sur ce point. Je lui ai dit qu’il s’agit sûrement de cas exceptionnels, qui n’avaient pas été réellement voulus.

D) Concernant la séparation entre les garçons et les filles, je lui ai dit que nous ne pouvions pas y renoncer, qu’une telle concession, en un endroit, en entraînerait d’autres, dans les écoles ‘Habad de nombreux endroits. Il a accepté cela également.

Il a promis de faire en sorte, par tous les moyens, que le principe de la non mixité des écoles ‘Habad ne soit pas remis en cause. Il a précisé que, si l’on pouvait lui indiquer d’autres écoles de Terre Sainte, affiliées à un réseau religieux d’état, qui ne sont pas mixtes, cela lui simplifierait la tâche.

De même, il serait plus facile pour lui d’expliquer que cette exigence émane de moi. Bien entendu, je lui ai dit qu’il pouvait le dire et que, de fait, il en était bien ainsi. J’ai souligné que ces écoles ne sont pas mixtes, non pas parce qu’elles sont ‘Habad, mais bien parce qu’il doit en être ainsi dans toutes les écoles. Mon avis est très clair sur cette question.

En notre génération orpheline, du fait de nos nombreuses fautes, il ne s’agit pas uniquement d’une question de religion, mais aussi de morale, de pudeur, au sens le plus large. En effet, dans les écoles qui n’appliquent pas ce principe, on peut bien voir ce qui en résulte. Les conséquences négatives sont si nombreuses que, malgré les efforts pour les cacher et empêcher la diffusion de ce qui n’est pas agréable, on parvient, néanmoins, à en avoir connaissance, de temps à autres et celles-ci sont diffusées auprès du public.

Notes

(1) Le réseau des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) Vraisemblablement un haut responsable de l’éducation nationale en Terre Sainte.

Lettre n°5213

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5213, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que vous ne gagnez pas votre vie de la manière qui convient. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer qu’il ne faut pas s’en affecter. Vous connaissez l’explication que l’on donne du verset : “ Et, l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. Il faut donc “ faire ”(1), afin que la subsistance prenne une apparence naturelle(2) et que les créatures ne marquent pas leur étonnement, pensant qu’il s’agit d’un miracle.

En tout état de cause, il ne faut pas se faire du soucis, ce qu’à Dieu ne plaise, ni investir en cela sa pensée et sa réflexion. Le verset dit bien que “ si tu manges par l’effort de tes mains(3), tu seras heureux et cela sera bien pour toi ”. L’effort de la tête et du cerveau, en revanche, ne sera pas investi dans ce domaine.

Vous consulterez également le Tanya, au début du chapitre 41, selon lequel les Tefillin permettent également de ne pas utiliser les forces de son intellect autrement que pour Dieu. Or, “ toute la Torah a été comparée aux Tefillin ” et, de fait, telle est bien la finalité de la Torah, dans son ensemble.

Comme vous me le demandez, je transmettrai ce que vous écrivez aux ‘Hassidim, en un moment propice. Mais, cela se révélera sans doute inutile, car ils vous connaissent. Néanmoins, je le ferai, afin d’accéder à votre requête.

Puisse Dieu faire que vous m’annonciez prochainement la bonne nouvelle selon laquelle vous gagnez largement votre vie. Et, vous aurez le mérite de mettre en pratique l’enseignement de l’Admour Hazaken, selon lequel Dieu accorde des biens matériels aux Juifs afin que ceux-ci en fassent de la spiritualité.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Une action concrète. (2) Qu’elle semble être la conséquence de cette action. (3) Et, uniquement des mains, sans investissement plus profond.

Lettre n°5214

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5214, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, puisque vous me dites que vous avez pris une résolution positive, celle d’adopter les trois études instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

Néanmoins, vous concluez votre lettre en disant que cela vous prend une bonne partie de votre temps et trouble votre organisation.

Comme vous le savez, différents textes expliquent que la Torah et les Mitsvot ont une vertu particulière. Elles apportent à l’homme le bien matériel et spirituel. Il est donc exclu qu’elles vous empêchent d’avoir le bien véritable(1). Toute pensée en ce sens ne serait qu’une intervention du mauvais penchant, qui a été créé pour que l’homme, par son libre choix, le combatte, jusqu’à le vaincre. Bien entendu, vous ne devez pas du tout écouter ce qu’il vous dit.

S’agissant du temps, on peut observer que, parfois, un grand effort et beaucoup de temps doivent être consacrés à une idée que, malgré cela, on ne comprend pas parfaitement. D’autre fois, par contre, un seul instant suffit pour en acquérir une perception profonde. Tout dépend donc de l’aide que Dieu accorde, surtout si l’homme se demande qui il est et à quel titre il peut le demander(2).

Les livres expliquent, en conséquence, qu’il faut proclamer : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”, autrement dit que l’on doit agir avec soumission. De la sorte, s’accomplissent les termes de la Michna suivante : “ Supprime ta volonté devant la Sienne, afin qu’Il supprime la volonté des autres devant la tienne ”, ce qui inclut également la Volonté de Dieu(3), comme le disent les commentateurs de la Michna.

Sans doute ces quelques lignes suffiront-elles pour supprimer toutes les pensées de votre cœur, pour cesser d’imaginer que les études de la Torah sont un obstacle pour vous. Celui Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva vous accordera le mérite d’intensifier votre engagement pour la Torah et les Mitsvot, avec largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) En l’occurrence, qu’elles troublent l’emploi du temps. (2) Cette réflexion suggérant l’humilité et la soumission. (3) Comprise dans “ la volonté des autres ”.

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