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Iguerot Kodesh — lettres 5175 à 5194

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5175

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5175, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech

Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous ne parvenez pas à trouver la quiétude morale.

Différents textes expliquent que ces sentiments sont suggérés par “ l’autre côté ”, ce qui veut dire qu’ils ne se trouvent pas au fond de l’âme, mais proviennent de l’extérieur de celle-ci. Il en résulte que l’homme peut s’en défaire et les supprimer totalement.

Certes, toutes les personnes et toutes les situations ne sont pas identiques, de ce point de vue. Le temps nécessaire pour y parvenir n’est pas le même non plus. La solution judicieuse et le point commun à toutes les manières d’agir consistent donc à méditer au fait que chacun d’entre nous est un élément de la société, de l’environnement, que l’on ne peut donc pas se contenter de recevoir et que l’on doit également donner. Plus exactement, on doit essentiellement donner et accessoirement recevoir.

L’aspect dominant de l’homme est son âme, son esprit et non son corps, sa matière. L’influence qu’il accorde à son environnement doit donc, avant tout, être morale. Il doit lui apporter le souffle de vie de notre Torah, Torah de vie, qui est à la fois la perfection de la spiritualité et la vitalité du corps et de la matière, y compris en son état le plus bas et le plus grossier.

Nos Sages soulignent, dans le traité Chabbat 88b, que la Torah fut donnée précisément à ceux qui ont un mauvais penchant, qui se trouvaient en Egypte, abomination de la terre et non aux anges du service divin. En effet, telle est bien la finalité de la création de l’homme.

Cet homme est donc assuré de connaître la réussite, en la matière, pourvu qu’il consente l’effort nécessaire, qu’il ne se décourage pas quand il affronte des difficultés ou s’aperçoit qu’il n’a pas connu une réussite pleine et entière dès la première fois. Il essaiera alors une seconde fois, puis une troisième. Au final, il connaîtra le succès.

Si l’on se concentre profondément, selon l’expression de l’Admour Hazaken, sur la réalisation de cette mission, on révèlera des horizons plus larges, des accomplissement d’une grande élévation et l’on décuplera sa satisfaction morale en observant que l’on a reçu, sur cette terre, un objectif aussi primordial.

Bien plus, on en tire également un contenu profond pour les préoccupations personnelles des membres de sa famille et pour les siennes propres. Et, c’est en associant tout cela à la fois que l’on connaîtra la réussite, que l’on mènera à bien la mission confiée et que l’on révélera le fruit de son effort, en renforçant l’esprit, par rapport à la matière, la spiritualité par rapport à la matérialité, l’âme par rapport au corps, la parcelle divine que l’on porte en soi par rapport à tout ce qui l’entoure.

Cette analyse pourrait être largement développée, surtout en fonction de l’environnement de chacun, de ses aptitudes et de l’éducation qu’il a reçue. Mais, comme je le disais, ceci est le point commun à tous.

J’ai bon espoir que, pour quelqu’un comme vous, ce qui vient d’être dit sera un point de départ, que vous développerez en fonction de votre milieu et de ce qui vous concerne. J’attends de vos bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°5176

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5176, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech

Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Chevat et à celle qui la précédait. Ma réponse a été retardée, du fait de mes nombreuses occupations.

J’y ai lu, avec plaisir, que vous vous efforcez de constituer un groupe de jeunes gens, à Tel Aviv, afin d’étudier le Tanya. Vous m’écrivez que, pour l’heure, ceux-ci ne sont pas pratiquants. Pour autant, par la force de notre sainte Torah, Torah de vie, nous avons reçu l’assurance que la grandeur de l’étude est le fait de conduire à l’action.

Bien entendu, toutes les personnes ne sont pas identiques, quant au délai séparant l’étude de l’action, mais au final, celle-ci viendra. Il est clair que, si vous vous entretenez, avec eux, du comportement concret, en plus de cette étude, ce résultat sera obtenu plus rapidement. Heureux sont ceux qui font porter leurs efforts sur de telles activités.

Vous me faites part de votre situation matérielle. Bien évidemment, il ne faut pas s’en affecter. Tout cela est uniquement passager. Plus vous et votre épouse renforcerez votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige, plus vous hâterez la réalisation de Ses bénédictions, perceptibles aux yeux de chair.

Bien plus, vous forgez un réceptacle pour la révélation de ces bénédictions, en mettant en pratique la Torah, les Mitsvot, en influençant votre entourage pour qu’il en fasse de même. J’ai donc bon espoir que, dans peu de temps, vous m’annonciez de bonnes nouvelles également de l’amélioration de votre situation matérielle.

Vous ne dites rien à propos de la santé et j’en déduis que tout va bien, pour ce qui concerne votre épouse et pour vous-même.

Avec ma bénédiction pour avoir un bon mois et pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°5177

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5177, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech

Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du mercredi de la Paracha du don de la Torah(2), dans laquelle vous me faites part de votre visite dans les institutions ‘Habad et de la manière dont vous les observez.

J’ai pris connaissance, avec satisfaction, des améliorations qu’il vous a déjà été possible d’apporter. A n’en pas douter, ceci vous a insufflé l’énergie nécessaire pour intensifier votre action(3). En effet, le mérite de ce qui est public vous vient en aide.

Il serait bon d’intégrer également à votre effort une action auprès des ‘Hassidim, afin qu’ils prennent conscience de la grande importance, pour eux, d’être actifs, en tout ce qui concerne ‘Habad, en particulier et le Judaïsme, en général. Ils ne doivent pas se contenter de recevoir l’influence des autres. Bien entendu, il ne faut pas que s’appliquent à eux les termes suivants du Rambam, dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, paragraphe 4 : “ Réveillez-vous de votre torpeur, vous qui êtes endormis ”.

Votre intervention a été fructueuse dans d’autres domaines et j’ai donc bon espoir que vous connaîtrez la réussite également dans celui-ci. Quand se multiplieront ceux qui vous viendront en aide, certains pourront vous aider, dans ce domaine. Alors, vous pourrez engager les ‘Hassidim dans des actions emplies d’enthousiasme et de grande envergure.

Bien que vous ne me dites rien à propos de votre épouse, j’espère que celle-ci prend une part active à tous ces accomplissements, comme cela a toujours été le cas.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, avec largesse d’esprit,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Yeroslavski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n,°4984. (2) La Parchat Yethro. (3) En constatant qu’elle a été fructueuse.

Lettre n°5178

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5178, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A mon regret, les plaintes formulées sur la manière dont vous assumez votre mission sacrée, dans le domaine de l’éducation, se poursuivent.

Vous connaissez pourtant les propos tranchés de nos Sages à propos des enfants qui se consacrent à l’étude, de la responsabilité et du mérite qui sont induits par cette activité.

Il est, en outre, un autre point, qui concerne les ‘Hassidim et les anciens élèves de la Yechiva. L’Admour Hazaken s’exprime, à la fin du premier chapitre de ses lois de l’étude de la Torah, en des termes véritablement effarants. Il dit qu’en réalité, un homme a la possibilité de se consacrer à cette sainte activité(1) uniquement du fait de l’assurance de nos Sages selon laquelle Dieu n’exige qu’en fonction des forces qu’Il accorde(2).

Il en résulte que si, malgré tout cela, on reçoit l’information selon laquelle un ancien élève de la Yechiva ne ressent pas pleinement l’immense responsabilité qui lui incombe, du fait d’une telle activité et que ceci a un effet immédiat(3) sur sa classe, vous pouvez comprendre que l’on ait du mal à le croire.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Ne peut enseigner la Torah aux enfants. (2) Sans les forces que Dieu accorde, il serait impossible de mener à bien une telle activité. (3) De relâchement.

Lettre n°5179

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5179, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva de …,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos deux lettres du 21 Chevat et à celles qui les précédaient :

A) J’ai déjà écrit plusieurs fois que l’intérêt collectif l’emporte sur celui de l’individu, ce qui veut bien dire que l’on n’accueille pas à la Yechiva quiconque le demande. Un comportement dissipé, en particulier comme celui que vous mentionnez, de la part de ceux qui ont fréquenté différentes Yechivot et ont, de ce fait, été renvoyés de toutes, va à l’encontre du bien commun. Je suis surpris que vous ayez un doute, à ce sujet.

B) Vous faites référence à un élève qui se trouve déjà à la Yechiva, qui y étudie depuis quelques temps déjà. Il est évident que ce cas est différent du précédent, surtout si son renvoi pourrait être interprété comme un moyen de le repousser des deux mains.

Mais, là encore, l’intérêt collectif doit primer sur celui de l’individu. Pour autant, on ne prendra pas une telle mesure d’emblée et l’on commencera par utiliser d’autres moyens. Le renvoi n’est pas la solution première. Il y a, en la matière, beaucoup d’autres possibilités, s’il existe une surveillance permanente des élèves. Il y a alors plusieurs moyens de prévenir, suffisamment tôt, qu’une punition plus grave pourrait arriver. C’est une évidence.

C) S’agissant du cas précis de certains élèves, la décision est à prendre sur place, par les membres de la direction. En effet, chaque détail présente des aspects spécifiques et tous ont une incidence sur la décision, quant à l’attitude qu’il convient d’adopter envers eux.

D) Je suis très surpris par ce que vous proposez, concernant ce ‘Hassid. Vous souhaitez qu’il enseigne dans une classe de jeunes élèves séfarades, alors que, comme vous le savez, ceux-ci sont difficiles et n’obéissent pas. Leur professeur doit donc être en bonne santé et peu émotif.

Certes, il a promis qu’il ne demanderait pas de dédommagement. On en a aussitôt profité et l’on veut le licencier, sans le dédommager. Mais, cette position ne me convient pas du tout. On ne verse pas une prime de licenciement à un professeur parce qu’il la demande, mais bien parce qu’elle lui revient de droit.

De plus, il faut réfléchir et se demander s’il peut trouver sa place dans l’enseignement, pour le compte de ‘Habad, dont les forces sont particulièrement réduites. En effet, il possède plusieurs années d’expérience. Et, je le répète encore une fois, les forces sont particulièrement réduites.

E) Si vous vous intéressiez à la situation des élèves et à leur comportement, de la manière qui convient, non seulement quand ils suivent les cours de la Yechiva, mais aussi durant leur temps libre, vous sauriez ce qu’ils font, qui ils rencontrent, quels sont leur comportement et leurs paroles. Il est alors bien clair que certaines choses ne se passeraient pas.

Ainsi, au lieu de me répéter, dans chacune de vos lettres, que la situation morale des élèves se dégrade encore un peu plus, vous pourriez me dire, non seulement qu’elle se stabilise, mais aussi qu’elle s’améliore.

J’ai bien peur qu’encore maintenant, dans différents domaines, il existe une dissolution des responsabilités et chacun trouve une explication, lui permettant d’établir que ce qui se passe n’est pas de son fait, qu’il s’est acquitté de son obligation, durant les heures où il devait le faire.

Et, pendant ce temps, la situation est celle qui vient d’être décrite.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, concernant tout cela,

M. Schneerson,

Lettre n°5180

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5180, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous faites référence à votre état de santé et il me semble vous avoir déjà cité, dans l’une de mes lettres, l’affirmation bien connue de nos Sages selon laquelle le Kiddouch et la Havdala(1) ont une incidence directe sur la clarté(2) des yeux de l’homme.

Nos Sages emploient, à ce propos, l’expression “ luminaire des yeux ” et il faut en conclure que le luminaire de la Torah, c’est-à-dire son enseignement profond, avec tout ce qui le concerne, possède la même vertu et apporte à l’homme la clarté. C’est une évidence.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela et également de tous vos accomplissements communautaires, d’un bien visible et tangible.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°4880. (2) Le texte emploie le mot Maor, luminaire.

Lettre n°5181

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5181, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 24 Chevat, dans laquelle vous me décrivez brièvement la réunion ‘hassidique, tenue avec vos élèves. Bien que vous ne le précisiez pas, vous vous efforcez sûrement, de la manière qui convient, de façon agréable et avec la discrétion nécessaire, d’établir quel est leur comportement, quand ils ne sont pas sous votre surveillance et votre vigilance.

Ceci concerne, en particulier, le Chabbat, qui est “ saint pour Dieu ”. Or, c’est précisément en ce jour que les élèves sont livrés à eux-mêmes. Car, tous les parents ne savent pas les diriger comme il le faudrait.

Bien entendu, ce que je dis ne concerne pas uniquement vous-même et votre classe, mais tous ceux qui dispensent une bonne éducation, basée sur les valeurs sacrées, comme cela a été longuement expliqué à une autre occasion.

En effet, notre époque ne ressemble pas aux périodes passées, lorsque le ‘Héder et la Yechiva avaient uniquement pour but d’apporter la connaissance. De nos jours, leur rôle essentiel est de former des Juifs respectant la Torah et les Mitsvot.

Car, les enfants vivant dans des foyers où la Torah et les Mitsvot sont parfaitement respectées, passent également du temps dans la rue, où soufflent des vents indésirables. Il en résulte que la direction des enfants pendant le Chabbat, les fêtes et, plus généralement, quand ils ne sont pas dans une bonne école, repose également sur les éducateurs.

Toutefois, la manière de les diriger, durant ces jours et ces heures, doit être complètement différente de celle du temps de l’étude. Bien souvent, l’aide des parents est nécessaire. Toutefois, l’initiative et la responsabilité reviennent aux éducateurs, comme je l’ai dit.

Puisse Dieu faire que vous acceptiez tout cela et que vous le compreniez bien. De la sorte, vous trouverez les termes pour l’expliquer à vos amis, se consacrant comme vous à la bonne éducation.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Le secrétaire,

Lettre n°5182

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5182, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[5 Adar Richon 5717]

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous étudiez la ‘Hassidout, toutes les nuits. Néanmoins, vous ne me donnez aucun détail, à ce sujet. Vous ne précisez pas le thème de cette étude, le temps qui lui est consacré, depuis combien de temps ce cours a commencé. Or, tous ces éléments sont nécessaires pour répondre à la question que vous me posez dans votre lettre.

De plus, on ne peut entamer l’étude d’une partie de la Torah, quelle qu’elle soit, en posant d’abord des questions avant même d’avoir acquis la connaissance nécessaire des sujets sur lesquels portent ces interrogations.

Toutefois, nos Sages demandent d’accorder à chacun les circonstances atténuantes. J’ai donc l’espoir que vous êtes animé d’une bonne intention et, en conséquence, je réponds à votre question :

A) Pourquoi faut-il s’efforcer d’étudier la ‘Hassidout ‘Habad ? Pourquoi ne pas se contenter de celle des écoles polonaises ? Toutes ne proviennent-elles pas d’une même source, le Baal Chem Tov et le Maguid de Mézéritch ?

La réponse est, brièvement, la suivante et elle reprendra les termes de la question. Pourquoi étudier la Guemara et ne pas se contenter de la Michna ? La Guemara n’est-elle pas le commentaire de la Michna, de laquelle on pourrait donc se suffire, puisque tous les Sages ont bu à la même source ?

Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Dans l’enseignement des disciples du Baal Chem Tov, on trouve de nombreux thèmes. Celui qui les étudie par ses propres moyens, même s’il désire en donner un long développement, ne parviendra pas nécessairement à découvrir la bonne interprétation.

Le nom de la ‘Hassidout ‘Habad indique quelle est sa finalité(1). Elle commente ce qui est dit dans la “ Michna ” de la ‘Hassidout. Dans la Guemara, le commentaire et l’analyse permettent de développer de nombreuses explications, qui n’apparaissent qu’en allusion ou même pas du tout, dans la Michna, mais sont bien, selon l’expression de nos Sages, “ les introductions des érudits de la Torah ”(2).

Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Il est évident que la ‘Hassidout reproduit également la “ Michna ”, l’enseignement du Baal Chem Tov. En outre, elle la commente et “ dans deux cents pièces, il y a cent pièces ”(3).

Bien entendu, ceci ne porte nullement atteinte, ce qu’à Dieu ne plaise, à cet enseignement, y compris de la manière la plus fine. En effet, la pratique courante établit que l’étude de la Guemara est nécessaire, pour compléter celle de la Michna. De même, à notre époque, la Michna de la ‘Hassidout doit être complétée par la ‘Hassidout ‘Habad. C’est une évidence.

Vous consulterez également, à ce sujet, l’image donnée par le Rachbats(4) et le commentaire de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, figurant dans le Ha Tamim, tome 2, à partir de la page 56.

B) Vous constatez que certains ‘Hassidim dépassent l’heure limite du Chema Israël et de la prière, parce qu’ils méditent avant celle-ci. Vous faites, bien sûr, allusion, à ceux qui étudient la ‘Hassidout et qui basent sur elle leur comportement et non à ceux qui se font uniquement passer pour des ‘Hassidim.

Différents textes précisent que le but de cette pratique est de préparer la prière. En effet, toutes les personnes ne sont pas identiques, de par le temps qui est nécessaire à cette préparation, en fonction de la personnalité. Or, chacun est tenu de se préparer et la Michna précise que “ l’on commence sa prière uniquement quand on est parvenu à l’humilité ”(5). Et, la Hala’ha en retient le principe, dans le Ora’h ‘Haïm, chapitre 92, paragraphe 2, dans la note.

Cette préparation requiert également un corps pur. Certes, l’immersion rituelle selon Ezra(6) a été abrogée. Mais, cela veut uniquement dire qu’elle n’est plus obligatoire. Elle est, en revanche, très souhaitable, surtout pour préparer la prière, comme le dit, en particulier, Rav Haï Gaon. La ‘Hassidout l’explique dans le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, Parchat Tavo, page 53a.

Cessez donc d’emprunter le chemin des questions, des objections, des interrogations, alors qu’il faut faire l’usage qui convient du temps, le consacrer à l’étude. Cessez, en particulier, de poser des questions sur le comportement des autres, car vous pouvez parfaitement, pour ce qui vous concerne, vous lever très tôt le matin pour effectuer ces préparations, tout en récitant le Chema Israël et la prière, à l’heure qui convient. Et, si vous ne disposez pas du temps suffisant, vous vous lèverez encore plus tôt. Qui vous en empêche ?

A n’en pas douter, vous connaissez et vous gardez les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les garderez-vous, à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Puisqu’elle fait référence aux attributs de l’intellect. Elle permet donc de comprendre les notions de la ‘Hassidout. (2) Données sur le mont Sinaï, mais révélées beaucoup plus tard. (3) L’enseignement du Baal Chem Tov se trouve dans la ‘Hassidout ‘Habad. (4) Rav Chmouel Betsalel Sheftel, qui fut le répétiteur du précédent Rabbi. (5) Ce qui prend plus ou moins longtemps, selon les personnes. (6) Après chaque relation conjugale et, par extension, chaque jour.

Lettre n°5183

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5183, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Alexander Sender(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois de Chevat, à laquelle étaient joints les cahiers de vos commentaires du Talmud(2). On vous a suggéré qu’il serait bon de les publier, dans l’intérêt de ceux qui étudient le Daf Yomi(3).

Vous devez vous concerter avec ceux qui connaissent cette étude et, en fonction de cela, vous prendrez une décision. En la matière, il existe sûrement des différences. Pour autant, il est un point commun à toutes les formes de cette étude. Elle est limitée à une feuille de Guemara par jour. Il y a, en outre, des limitations plus hautes et d’autres, plus basses. Cela vous indique comment doivent être rédigés ces explications et ces commentaires, afin de convenir à une telle étude.

Puisse Dieu faire qu’avec largesse d’esprit et en bonne santé, vous redoubliez d’ardeur pour grandir et parer la Torah, sa partie révélée et la ‘Hassidout, pour l’étudier afin de l’appliquer. Cette condition s’applique aussi bien à la partie révélée de la Torah qu’à la ‘Hassidout. En effet, nos saints maîtres demandent que l’on tire une synthèse finale de chaque idée.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.S. Youdassin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4802. (2) Qui furent édités par la suite sous le titre “ Tom’heï Temimim ”, en Terre Sainte 5724 (1964). (3) Etude quotidienne d’une feuille du Talmud, selon un programme préétabli.

Lettre n°5184

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5184, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je n’ai pas obtenu de vos nouvelles depuis bien longtemps, depuis votre lettre de la fin du mois de Tévet, qui faisait elle-même suite à une longue interruption.

Vous faites référence aux fautes professionnelles de quelques enseignants, qui n’ont pas une influence positive sur l’étude des élèves.

En pareil cas, la pratique fait la preuve qu’en s’entretenant avec le professeur, d’une manière agréable, quelques fois de suite, on obtient finalement un résultat satisfaisant. En effet, tous les professeurs ont sûrement la crainte de Dieu. Si vous leur parlez de la mission divine, définie par le Talmud et les Décisionnaires, en particulier les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, fin du premier chapitre(1), il est certain que vous constaterez une évolution positive et que celle-ci se manifestera également dans l’action concrète.

Vous me dites que vous êtes parvenu à ouvrir une cantine(2) et j’en suis satisfait. Vous avez pu également augmenter le nombre des repas qui y sont servis. J’attends le reste de vos bonnes nouvelles, en la matière. En effet, “ grand est le repas partagé, qui rapproche ”. Bien plus, en l’occurrence, le moment du repas est également consacré à l’éducation aux coutumes et aux lois, de même qu’aux comportements de bienséance.

Vous profiterez sûrement de Pourim, qui approche, pour renforcer les liens entre les élèves, les professeurs et, autre point, qui est essentiel, les parents d’élèves, ce qui est directement lié à l’éducation et, en outre, revêt une importance intrinsèque.

Tout cela s’appelle l’éducation, qui est qualifiée de mission sacrée, avec le mérite et la responsabilité que cela implique. Il n’est pas de mots, pour en expliquer la récompense.

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir la lettre n°5178. (2) Au sein de la même école.

Lettre n°5185

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5185, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie. Vous concluez en m’interrogeant sur la manière de vous installer, à l’avenir.

Vous me faites part de deux propositions(1). Or, vous avez étudié, pendant quelques temps, à la Yechiva et vous avez commencé des études pour recevoir l’ordination rabbinique. Il serait donc bon de poursuivre ces études, jusqu’à l’obtenir.

Vous me dites que vous n’êtes pas certain de pouvoir être un Rav. En fait, il y a de plus en plus de communautés recherchant un rabbin qui a la crainte de Dieu. Or, “ le faible dit : Je suis vigoureux ”(2). Il est pratiquement certain que vos doutes, quant à vos capacités, ne sont pas fondés. Et, rien ne résiste à la détermination.

Si une formation complémentaire vous est nécessaire pour influencer les autres(3), afin de parvenir à être un Rav, vous l’obtiendrez également.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : A n’en pas douter, vous connaissez et vous gardez les trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins, vous le ferez à l’avenir.

Notes

(1) Celle d’être le Rav d’une communauté et une seconde, que le Rabbi ne mentionne même pas. (2) De sorte que ceux qui postulent pour des fonctions rabbiniques ne sont pas compétents pour le faire. (3) Qualité qui est nécessaire à un Rav, mais que le destinataire de cette lettre pense ne pas posséder.

Lettre n°5186

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5186, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre avec un grand étonnement. Vous me faites part du découragement de votre mari. Comment cela est-il possible, après avoir observé les merveilles du Créateur, après avoir vu Ses bienfaits ?

Il aurait dû, bien au contraire, s’emplir d’une grande joie, en voyant qu’il avance à la lumière de la Face du Roi de la vie, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. A la place de cela, il est découragé et il est clair qu’il y a là une intervention du mauvais penchant. J’ai bon espoir que cette situation sera uniquement passagère, qu’elle est même déjà parvenue à son terme.

Notre sainte Torah, Torah de vie, a donné l’assurance que, quand quelqu’un reçoit le bien, il l’obtient pour de longs jours et de bonnes années. Cette promesse se réalisera sûrement pour vous.

J’attends de bonnes nouvelles de tout cela, très prochainement.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°5187

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5187, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé et que vous ayez un enfant.

D’après ce qui est expliqué par différents textes, il est clair que vous devez influencer votre entourage, en y diffusant et en y renforçant le Judaïsme(1). Nos Sages précisent, à ce sujet : “ Que sont les fruits ? Ce sont les Mitsvot ” et “ Celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain est considéré comme s’il l’avait enfanté ”.

De la sorte, Dieu agira “ mesure pour mesure ”(2), mais en proportion largement accrue. Il vous accordera donc un enfant et vous mettrez en pratique, au sens le plus littéral, le Précepte : “ Et, tu enseigneras à tes enfants ”, en plus de l’interprétation selon laquelle ce verset fait allusion aux élèves. Et, rien ne résiste à la détermination.

Bien plus, il y a sûrement, à Los Angeles, des Juifs respectant la Torah et les Mitsvot, qui pourront participer à la mission, précédemment définie et y apporter leur concours.

Vous avez sans doute rencontré le ‘Hassid, Rav Reitchik(3). Il serait bon que vous appreniez la ‘Hassidout auprès de lui.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Afin d’avoir un enfant. (2) De la manière dont on agit envers Lui. (3) Le Rav Mena’hem Chmouel David Reitchik, émissaire du Rabbi à Los Angeles.

Lettre n°5188

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5188, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos deux lettres des 26 et 28 Chevat, dans lesquelles vous me faites part des différentes propositions que vous ont faites les personnes de Porto Allegre et les responsables communautaires.

L’école(2) compte plusieurs centaines d’élèves et, d’après ce que vous écrivez, son directeur ne respecte pas la Torah et les Mitsvot.

A mon sens, il n’est pas bon, pour l’heure, que vous soyez sous la dépendance de ce directeur. Dans cette situation, il est très difficile d’imaginer que vous pourriez faire évoluer quoi que ce soit et l’on peut craindre qu’il se serve de vous comme caution de tout ce qui se passe dans l’école.

Il n’en sera pas de même si vous avez une autre activité, mais vous vous efforcez d’agir pour le bien de cette école, sans qu’elle ne soit la source de votre subsistance. On prendra sans doute mieux en compte votre volonté et vos instructions, sans vous considérer comme garant de leur comportement, en prétendant qu’il reçoit votre accord. En effet, vous ne serez pas l’un des responsables de l’école.

Cela n’exclut pas que vous enseignez la religion, dans cette école, s’il n’y a pas de risque que ceci soit interprété comme un aval de votre part. Même s’il faut être prudent, il est, néanmoins, bon d’agir de la sorte. Ainsi, vous saurez ce qui se passe sur place et vous ferez mieux entendre votre voix.

On verra que vous êtes souvent dans l’école, sans que cela ne lui coûte rien, sans empiéter sur son honneur. De la sorte, l’influence que vous exercerez sur l’endroit sera accrue.

Notes

(1) Le Rav Y.Begun, de Porto Allegre, Brésil.

(2) L’école juive de la ville, dans laquelle un poste d’enseignant est proposé au Rav Begun.

Lettre n°5189

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5189, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeants du Talmud Torah Beth Yossef,

près de la Yechiva Loubavitch de Toronto,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du jour à propos duquel a été dit deux fois le mot “ bon ”(1). Vous me décrivez le début de votre action, dans le cadre de votre mission sacrée(2), en différents domaines. Et, vous m’exposez brièvement votre programme(3), pour l’avenir immédiat.

Vous ne le dites pas clairement dans votre lettre, mais votre travail consiste sûrement à attirer d’autres élèves, même si cela est difficile, au milieu de l’année scolaire. Néanmoins, l’expérience des Etats Unis, et il en est sans doute de même à Toronto, a montré qu’il y a toujours des élèves, bien que peu nombreux, qui, pour différentes raisons, veulent et peuvent changer d’école au milieu de l’année.

Or, celui qui sauve une âme juive est considéré comme s’il perpétuait le monde entier. De nos jours, l’éducation dispensée dans une école basée sur les valeurs sacrées ne consiste pas à accumuler des connaissances de la Torah et de ce qui la concerne. En fait, d’elle dépend le lien de l’élève avec le Judaïsme, en général, le fait qu’il soit positif et convenable ou…(4).

J’ai demandé à la direction du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h de vous envoyer, à titre de cadeau pour la bibliothèque de cette école, quelques livres qu’il édite. Vous disposez sûrement du catalogue des éditions Kehot. Il serait bon que vous écriviez au Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, afin de préciser quels sont les livres qui correspondent à l’âge des élèves et à leur niveau de connaissance.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, de réussite considérable, en fonction du besoin et de la nécessité du moment. Vous investirez de l’ardeur et d’immenses forces dans l’éducation des enfants juifs basée sur les valeurs sacrées, dans l’esprit de la Tradition d’Israël.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, en tout cela,

Notes

(1) Le troisième jour de la création, le mardi. (2) Au sein d’une école juive. (3) D’action. (4) Le contraire de cela.

Lettre n°5190

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5190, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois de Chevat, dans laquelle vous me dites de quelle manière vous pensez profiter des vacances solaires(1). Vous précisez que vous ne pensez pas être parvenu à accomplir ce que vous aviez souhaité, en particulier pour ce qui concerne les études.

Je suis surpris que vous ne parliez pas de la manière dont vous menez vos études(2). Vous n’avez sans doute pas un compagnon, pour celles-ci. Or, nos Sages soulignent l’importance de se lier à des amis et vous pouvez sûrement trouver un compagnon d’étude, y compris dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement.

Peut-être cette condition n’a-t-elle pas été pleinement réalisée, ce qui veut dire que vous n’avez pas eu de compagnon d’étude ou bien pas celui qu’il aurait fallu. Bien entendu, la réussite de votre étude s’en trouve diminuée d’autant.

En tout état de cause, même si vous n’avez pas de compagnon, il est clair que l’étude de la Torah est une nécessité absolue. Il est tout aussi évident que le découragement et le désespoir n’émanent pas du côté de la sainteté et l’on peut constater qu’il n’en résultera pas une ardeur ou un enthousiasme accrus, comme l’expliquent différents textes, en particulier le Tanya.

J’ai bon espoir qu’avec l’effort qui convient, vous trouverez effectivement un compagnon d’étude et vous vous efforcerez d’apprendre dans la joie, avec une entière confiance en Celui Qui donne la Torah. De la sorte, vous connaîtrez la réussite.

Il serait bon de lire également les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin. Vous donnerez de la Tsédaka chaque matin de semaine, avant la prière. Vous respecterez l’immersion rituelle d’Ezra(3) et tout ceci renforcera l’aide de Dieu, en tous vos besoins et en ceux de votre famille, en général, en ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en particulier.

Dans votre lettre, vous ne me dites pas ce que fait votre épouse. J’espère qu’elle s’efforce également de mettre ses capacités au service de la bonne éducation, de la manière qui convient.

Que Dieu vous accorde la réussite en tout cela.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Cette lettre s’adresse à un enseignant. (2) Personnelles. (3) Après chaque relation conjugale et, par extension, tous les jours.

Lettre n°5191

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5191, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos lettres des 26 Chevat et 3 Adar Richon, avec ce qu’elles contenaient. J’y réponds en devançant la file d’attente, car votre courrier semble indiquer que vous êtes très affecté par les lettres qui vous ont été adressées(1) et que vous me joignez. De même, vous craignez que les courriers envoyés ici(2) aient été négatifs et peu adaptés.

Je suis surpris et étonné par votre émotion. Quiconque se consacre aux besoins communautaires sait que de telles manifestations négatives sont courantes et pratiquement permanentes. Qui est plus grand pour nous que Moché, notre maître ? Or, la Torah nous a fait savoir de quelle manière tous l’observaient et l’on sait ce que les Sages expliquent, à ce propos. Bien entendu, le but de la Torah n’est pas uniquement de rapporter un récit, en général et, encore moins, un fait négatif concernant “ la génération de la sagesse ”(3). En fait, elle délivre ainsi l’enseignement suivant. Un responsable communautaire qui assiste à une telle situation ne doit pas s’en affecter, car il y a déjà eu des précédents.

Bien évidemment, cet enseignement n’a pas pour seul but d’empêcher le responsable communautaire de se décourager. Il permet aussi, et avant tout, de le renforcer dans son activité, non seulement pour prévenir tout affaiblissement, mais aussi pour que celle-ci soit accrue. Et, il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident.

J’espère qu’en tout état de cause, votre activité n’a pas été diminuée du fait de ces lettres. En tout état de cause, nos Sages disent que l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité. Avant tout, les besoins du moment font qu’il n’est pas suffisant d’écarter l’affaiblissement(4). Il faut, de temps à autre, pratiquer un ajout, en fonction des nécessités, d’autant qu’il est une Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la Sainteté.

Vous craignez que l’on m’ait fait parvenir des lettres à propos de votre activité et de votre travail, que celles-ci aient eu un effet sur moi. Tout cela n’est pas fondé.

Avec ma bénédiction pour une action dans la joie et un succès considérable, pour donner de bonnes nouvelles également de vos préoccupations personnelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Mettant en cause l’activité communautaire du destinataire de cette lettre. (2) De dénonciation. (3) Celle qui assista aux miracles de Dieu lors de la sortie d’Egypte et du don de la Torah. (4) On peut donc conseiller de ne pas diminuer l’action à quelqu’un qui, en tout état de cause, ne le fera pas.

Lettre n°5192

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5192, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[10 Adar Richon 5717]

Je vous remercie de m’avoir décrit, au moins brièvement, votre activité communautaire et sa dimension profonde, la diffusion des sources(1) à l’extérieur.

Sans doute ne vous contenterez-vous pas de ce qui a été accompli jusqu’à maintenant. En effet, la Torah demande de connaître l’élévation, dans le domaine de la sainteté. Or, une Injonction donnée par la Torah est aussi une force accordée pour la mener à bien, s’ajoutant à celle que l’âme divine possède naturellement. Pour autant, il appartient à l’homme d’en faire l’usage qui convient.

Il n’est pas de mots pour expliquer la récompense qui vous revient, de ce fait. Et, la Michna en précise l’aspect essentiel en ces termes : “ La récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”, c’est-à-dire la réussite accrue, les actions nouvelles(2).

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) Que l’on n’aurait pas pu mener sans les forces reçues grâce aux accomplissements précédents.

Lettre n°5193

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5193, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre express du 29 Chevat, avec ce qu’elle contenait, dans laquelle vous me décrivez l’état de santé de votre mère, à laquelle Dieu prêtera longue vie.

Il semble que le médecin par les plantes ait connu la réussite, en ce qui la concerne. Il serait donc bon de lui faire connaître les traitements qu’elle a suivis dernièrement et de lui communiquer les analyses médicales que je vous restitue avec la présente(1). A l’avenir, vous vous conformerez à sa prescription, d’autant que, selon le médecin qui la suit actuellement, le régime proposé par celui qui utilise les plantes est effectivement adapté.

Si les deux médecins(2) peuvent se concerter, ce sera parfait. Si ce n’est pas possible, vous vous en remettrez à celui qui guérit par les plantes.

Je vous adresse ma bénédiction pour tout cela, en ce qui vous concerne, de façon générale et, plus spécifiquement pour votre activité au sein des jeunes de l’association ‘Habad et avec vos anciens amis. J’espère que vous êtes toujours en contact avec ceux que vous avez connu ce 19 Kislev, avant cela et après cela.

Notes

(1) Qui avaient été transmis, pour consultation, au Rabbi. (2) Celui de la médecine par les plantes et celui de la médecine conventionnelle.

Lettre n°5194

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5194, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Terouma et celle qui la précédait. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que votre état de santé s’améliore et que vous me donniez de bonnes nouvelles, à propos de tout ce que vous écrivez.

Vous dites que, pour l’heure, on ne vous a pas proposé de travail. Comme l’explique le Kountrass Ou Mayan(1), on doit, pour gagner sa vie, forger un réceptacle(2). Vous ne devez donc pas attendre que l’on vous formule des propositions. Il vous incombe de prendre l’initiative, d’autant que vous êtes le plus directement concerné.

Mon beau-père, le Rabbi, raconta(3), au nom de son grand-père, le Rabbi Maharach, dont le mérite nous protégera, que celui qui est réellement concerné peut, de ce fait, parvenir à une compréhension profonde, à de larges raisonnements et à des concepts nouveaux.

Que Dieu vous accorde la réussite, une bonne santé et la largesse d’esprit afin de vous consacrer à la diffusion des sources(4) à l’extérieur.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Du Rabbi Rachab. (2) Pour la bénédiction céleste. (3) Voir, à ce sujet, le Hayom Yom, à la date du 9 Elloul. (4) De la ‘Hassidout.

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