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Iguerot Kodesh — lettres 5155 à 5174

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5155

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5155, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous m’interrogez sur les Tefillin et les parchemins des ‘Hassidim ‘Habad.

Comme vous le savez, il est particulièrement difficile d’exposer tout cela par écrit. Il faut disposer, en la matière, de la tradition des Sages(2), qu’un Sofer transmet à un autre. En Terre Sainte, vous trouverez sûrement des scribes qui connaissent la forme des lettres selon la tradition de l’Admour Hazaken. En effet, il existe plusieurs différences entre les lettres et non uniquement sur celles qui figurent sur les boîtiers, par exemple le Youd.

Vous faites référence aux Tefillin de Chimoucha Rabba et de Rabad.

La manière de les mettre est exposée dans différents textes, dont certains sont cités plus bas(3). De façon générale, il y a la même différence entre Chimoucha Rabba et Rabad, d’une part, Rachi et Rabbénou Tam, d’autre part. Néanmoins, le Chimoucha Rabba et le Rabad prennent tous deux en compte le bras droit de celui qui met les Tefillin.

En conséquence, on porte, simultanément les Tefillin Chimoucha Rabba de la tête et Rachi du bras, les Tefillin Rabad de la tête et Rabbénou Tam du bras. Vous consulterez le Hayom Yom, à la date du 19 Mena’hem Av 5703.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me dites que votre fils Its’hak Leïb atteindra l’âge de la Bar Mitsva le 26 Chevat, qui approche.

Puisse Dieu faire qu’il reçoive le joug de la Torah et des Mitsvot, qu’il grandisse pour devenir un ‘Hassid, craignant Dieu et érudit de la Torah.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. Vous avez sûrement connaissance des trois études, qui concernent chacun. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Tout au moins, vous les garderez, à l’avenir.

Notes

(1) Le Rav I.Rosenzweig, de Jérusalem. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4789. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Pour Chimoucha Rabba, le Hala’hot Ketanot du Roch, mais non selon le texte corrigé. Pour le Rabad, le Rambam, lois des Tefillin, chapitre 3, paragraphe 5, les responsa de Rabbi Mena’hem Azarya de Fano, au paragraphe 7, le Matsat Chemourim, le Michméret Chalom, paragraphe 4 et à la fin de la dernière édition, le Ot ‘Haïm, au début du chapitre 34 et le Meassef Le ‘Hol Ha Ma’hanot, chapitre 34, paragraphe 3. ”

Lettre n°5156

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5156, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre première lettre du 5 Chevat. Il est dommage que vous n’ayez pas profité de votre voyage(1) pour mener des actions concernant le Judaïsme, en général et la ‘Hassidout, en particulier, mais il est inutile de se plaindre du passé.

Pour autant, je suis très surpris que vous n’ayez pas envisagé de telles actions. J’espère qu’au moins en Terre Sainte, vous saisirez toutes les opportunités, dans la mesure du possible. En effet, votre voyage ici a été au prix de difficultés, de voiles et d’obstacles. Il ne suffit donc pas que deux personnes en profitent, qui qu’elles soient(2). Il faut en contacter un plus grand nombre. Plus il y en aura et mieux cela sera, d’autant que tous n’ont pas la possibilité d’effectuer personnellement un tel voyage.

Si vous méditez sincèrement et réellement à tout cela, vous découvrirez les méthodes et les moyens, non seulement pour exercer une influence au sein de l’institution dans laquelle vous exercez votre mission sacrée, mais aussi dans un cadre plus large, par exemple celui des jeunes de l’association ‘Habad.

Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) De retour d’une visite chez le Rabbi. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4484 et 5301.

Lettre n°5157

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5157, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 1/12, dans laquelle vous me faites part du souhait de votre cœur, celui que Dieu vous accorde d’autres enfants, en bonne santé, en plus de votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie. Vous précisez que votre mari ne voulait pas consulter un médecin, afin de déterminer pourquoi vous n’attendez pas d’enfant depuis plusieurs années.

La Torah prône, comme vous le savez, le comportement suivant. Dieu est le Créateur du monde, Qui le dirige. Il guérit toute chair et accomplit des merveilles. Malgré cela, l’homme doit emprunter les voies de la nature et, selon l’expression de nos Sages, “ la Torah a autorisé le médecin à guérir ”. Il faut donc en parler encore une fois à votre mari. Vous consulterez, l’un et l’autre, un spécialiste, en la matière et vous vous conformerez à ses prescriptions.

Simultanément, vous devez bien sûr, l’un et l’autre, vous renforcer en ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, respecter, en particulier, les lois de la pureté familiale et de la pudeur, donner de la Tsédaka et prier Celui Qui donne la Torah et les Mitsvot, afin qu’Il exauce positivement le souhait de votre cœur.

Il serait bon de faire vérifier les Tefillin de votre mari et les Mezouzot de votre maison, pour s’assurer qu’elles sont toutes conformes à la Hala’ha. Vous-même respecterez la pratique positive des femmes juives vertueuses, consistant à donner de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes, afin que Dieu exauce votre requête.

Votre lettre semble indiquer que vous êtes la fille d’un Cohen. Si votre mari, quant à lui, n’est pas Cohen, il serait bon, en plus de tout ce qui vient d’être dit, qu’il ait connaissance du contenu de l’un des traités du Talmud. Il peut, bien sûr, s’agir d’un petit traité, par exemple le traité Kalla.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Vous pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue. Toutefois, mon secrétariat répond dans la Langue sacrée ou bien en Yiddish, mais non en Français.

Lettre n°5158

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5158, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez encore une fois dans quelle Yechiva vous devez poursuivre vos études. En effet, vous désirez profiter de ce moment pour observer la grandeur du Judaïsme(1).

Je vous ai déjà donné mon avis, en la matière. Vous devez aller à la Yechiva Tom’heï Temimim de Brunoy(2). D’une part, ceci s’inscrit dans vos possibilités, du point de vue des dépenses qui en résulteront. D’autre part, et ceci est essentiel, vous désirez, comme vous me l’écrivez, ne pas vous écarter du droit chemin, ce qu’à Dieu ne plaise. Pour cela vous ne devez pas “ observer la grandeur du Judaïsme ”, mais, bien au contraire, introduire en vous une grande mesure de crainte de Dieu, conformément à l’enseignement de la Michna selon lequel : “ chez celui qui place la crainte de Dieu avant la sagesse, cette dernière se maintient ”.

J’ai bon espoir, si vous vous rendez effectivement à la Yechiva Tom’heï Temimim de Brunoy, y apprenez avec ardeur et constance, adoptez le programme de la Yechiva, que vous pourrez acquérir cette qualité(3).

Je vous adresse ma bénédiction afin que Celui Qui donne la Torah, le Créateur du monde Qui le dirige, vous guide sur la voie qui est bonne pour vous, celle qui vient d’être définie. A l’occasion de votre anniversaire, en particulier, vous adopterez sûrement les coutumes de ce jour(4) et vous aurez une année de réussite, matériellement et spirituellement.

Notes

(1) Grâce à des voyages, dans le monde. (2) Dans la région parisienne. (3) La crainte de Dieu. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4948.

Lettre n°5159

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5159, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre de la fin du mois de Tévet, dans laquelle vous me faites part de vos relations avec les membres de votre famille, de l’amertume que vous en concevez. Vous attribuez cette situation à la différence d’âge.

Or, il y a, dans de nombreuses familles, des différences d’âge similaires à la vôtre. Bien plus, il peut, parfois, en résulter des frictions, des divergences d’opinions, mais non une situation comme celle que vous décrivez dans votre lettre. J’ai donc bon espoir que tout cela n’est pas aussi sérieux que vous le dites. Il est fréquent que les jeunes réagissent vivement, dans certains cas.

En tout état de cause, même si la situation est effectivement celle que vous décrivez, cela ne justifie nullement le recours aux moyens sévères que vous énoncez et qui ne sont pas nécessaires. Réfléchissez donc à votre chemin, dans la vie. Dites-vous que, sur ce chemin, vous devez, à votre âge, acquérir des connaissances, vous pénétrer de foi et de confiance en Dieu, adopter le mode de vie qui convient, afin de pouvoir, le moment venu, bâtir votre propre foyer, en un moment bon et fructueux, connaître le bonheur, matériel et spirituel. Vous serez alors une maîtresse de maison avisée, de la manière qui convient, avec tout ce qu’il faut pour cela.

Or, tout cela dépend de votre vie et de vos actions, à l’heure actuelle. Et, par rapport à un rôle aussi élevé, qu’importent les quelques manifestations auxquelles vous faites allusion, qui sont uniquement passagères et ne laissent aucune trace, pourvu qu’on ne les exagère pas ?

J’espère que ces quelques lignes suffiront pour vous expliquer l’idée fondamentale de tout ce qui vient d’être dit et pour calmer votre esprit. Désormais, vous observerez la situation telle qu’elle est réellement et le Créateur du monde, Qui le dirige, Qui est la perfection et l’essence du bien, vous conduira sur le chemin qui est, en tous points, bon pour vous.

En plus de tout ceci, qui concerne, de la même façon, toutes les jeunes filles juives, il est sûrement inutile de vous rappeler qu’en ce qui vous concerne plus spécifiquement, s’ajoute un point essentiel. Vous êtes issue d’une famille ‘hassidique. Tout ce qui vous concerne doit donc être pénétré de la lumière et de la chaleur de la ‘Hassidout.

En outre, votre responsabilité est d’autant plus grande que tous incrimineront l’éducation ‘hassidique, pour chaque élément négatif qui vous concerne. Pour autant, il ne faut pas craindre, ne pas avoir peur de cette responsabilité, car le Saint béni soit-Il exige uniquement en fonction des forces dont nous disposons. Il accorde donc à chacun et à chacune tous les moyens nécessaires pour assumer cette mission.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°5160

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5160, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

appelé docteur Y. Fusberg,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous faites référence à l’état de santé de cet homme. Je l’ai lue avec plaisir, constatant que, de votre part, vous menez votre action avec chaleur et enthousiasme. Certes, chaque médecin devrait posséder ces qualités, mais beaucoup se contentent d’une relation ordinaire et, même parmi ceux qui s’efforcent d’être chaleureux et enthousiastes, il existe aussi différentes approches. Quand on observe une telle relation positive, on peut donc espérer que celle-ci va aller en se renforçant et qu’elle aura un effet positif sur le patient.

En l’occurrence, vous savez sûrement qu’il y a eu des évolutions, dans l’état de ce patient, selon les informations que l’on m’a communiquées. On vous a sans doute communiqué le contenu de ma réponse selon laquelle, conformément à votre demande, il devait se conformer aux prescriptions des médecins. Je suis en attente d’autres informations et que Dieu, Qui guérit toute chair et fait des merveilles, fasse qu’elles soient bonnes.

Il est sûrement inutile de vous souligner que les dimensions spirituelles et matérielles sont liées. La médecine reconnaît que la santé physique dépend de la santé morale, non seulement celle de l’âme en général, mais aussi celle de l’âme divine.

En conséquence, j’espère qu’en soignant les patients, vous prenez soin également de ce domaine et vous vous efforcez de guérir leur âme divine, sans vous limiter à leur corps et à leur âme animale. Et, si certains n’en voient pas l’utilité ou même expriment leur opposition, c’est bien la preuve la plus éclatante qu’un tel traitement est encore plus clairement nécessaire.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en cela également.

Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : Vous savez sans doute que j’au vécu en France, pendant quelques années et que je lis le français. Vous pouvez donc m’écrire dans la langue que vous manipulez le plus aisément.

Lettre n°5161

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5161, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Chevat.

Vous trouverez, ci-joint, ma réponse à monsieur Sherman. Vous saurez sûrement la lui expliquer, si cela s’avère nécessaire.

Vous me demandez si vous pouvez participer à des activités populaires(2). Vous faites vraisemblablement allusion à ce qui concerne votre quartier, dans lequel se trouvent des Juifs et des non Juifs.

Il est difficile d’émettre des règles strictes, en la matière. L’idée est la suivante. Il faut exclure tout ce qui peut être interprété comme un soutien à un mouvement de fraternité(3) au sens large(4), ou bien de fraternité(3) avec les responsables des réformés et des “ conservative ”, ce qu’à Dieu ne plaise.

Bien entendu, ceci est vrai s’il s’agit d’activités religieuses, en d’autres termes si quelqu’un est là en tant que représentant du mouvement reformé. Il n’en est pas de même s’il s’agit d’une personne se présentant à titre individuel et d’une activité d’ordre général, par exemple liée à la Tsédaka.

En effet, vous connaissez les enseignements de nos Sages, en la matière, de même que les exemples concrets qui ont été donnés par plusieurs Grands d’Israël, craignant la Parole de Dieu, qui ont participé à de telles rencontres. Mais, bien évidemment, il ne faut pas rechercher de telles occasions.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav T.Shusterman, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°4326. (2) Des responsabilités municipales. (3) En anglais dans le texte, “ brotherhood ”. (4) Interconfessionnelles.

Lettre n°5162

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5162, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat qui bénit le mois d’Adar Richon(1).

Comme vous me le demandez, je mentionnerai les noms de ces personnes près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins.

Le Créateur du monde, Qui le dirige, les conduira sur le chemin qui sera bon pour eux, de sorte qu’ils réalisent leur installation de manière positive, matériellement et spirituellement.

Il est sans doute inutile de vous rappeler que, conformément à la demande de nos Sages, on doit s’élever, dans le domaine de la sainteté. Eux-mêmes nous ont fait savoir que “ à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”. Combien plus ces enseignements s’appliquent-ils à ceux qui exercent une influence sur leur entourage, en particulier les ‘Hassidim et les anciens élèves de la Yechiva, qui sont qualifiés de “ bougies pour éclairer ”. Or, le résultat est à la mesure de l’effort(4).

Or, tout ceci aurait dû se manifester, depuis longtemps déjà, à la fois extérieurement et de manière profonde, dans votre entourage et dans votre ville, par la diffusion de la ‘Hassidout, des comportements ‘hassidiques, dans toute la mesure du possible.

Et, rien ne résiste à la détermination. En effet, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”. Il exige uniquement en fonction des forces dont celles-ci disposent. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Chabbat Parchat Michpatim, 24 Chevat. (2) Des efforts. (3) Des bénédictions. (4) Textuellement, “ la marque sur le dos du chameau dépend du poids du fardeau ”.

Lettre n°5163

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5163, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de la veille du nouvel an des arbres(2), dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, la réunion ‘hassidique à l’occasion de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(3), dont le mérite nous protégera, de même que la motivation qui en a résulté.

Puisse Dieu faire que ce qui a été planté, au jour de la Hilloula, pousse et porte des fruits, tout au long de l’année qui vient, d’une manière concrète, dans l’existence quotidienne. Comme le dit la Michna, “ l’acte est essentiel ”. Or, le mérite de tous dépend de vous. Les actions pour la Torah et les Mitsvot exigent que l’on soit en bonne santé physique, comme le souligne longuement le Rambam, dans ses lois des opinions, au début du chapitre 4.

Dieu fasse donc que se renforcent votre santé et celle de votre épouse. Ainsi, vous pourrez multiplier les bonnes actions, dans toute la mesure du possible, conformément au besoin et à la nécessité du moment.

Vous me demandez la référence de l’affirmation suivante de nos Sages : “ parmi eux(4) : à l’intérieur de chacun ”. C’est ce que disent le Chneï Lou’hot Ha Berit et d’autres textes encore, que je cite plus bas(5).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de votre diffusion des sources(6) à l’extérieur, en bonne santé et avec largesse d’esprit,

N. B. : Votre demande, concernant l’envoi d’un Tanya, sera satisfaite ces jours-ci.

Notes

(1) Le Rav I.Huberman, de Raanana, en Terre Sainte. Voir, à son propos, la lettre n°3260. (2) Le 15 Chevat. (3) Le 10 Chevat. (4) “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Réchit ‘Ho’hma, porte de l’amour, début du chapitre 6, Chneï Lou’hot Ha Berit, à la porte des lettres, lettre Lamed, au traité Taanit, au début du paragraphe ‘le but de l’effort’ et à la Parchat Terouma, partie Torah de lumière ”. (6) De la ‘Hassidout.

Lettre n°5164

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5164, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 10 Chevat, dans laquelle vous me faites part de vos difficultés avec votre voisin.

En pareil cas, il faut demander à des personnes influentes, connaissant les détails de la situation, qui pourront le convaincre de trouver un compromis, acceptable par l’un et l’autre. Au final, chaque homme accepte d’être guidé, quand on parvient à trouver ce qui convient à telle personne et à telle situation.

Vous m’écrivez que vous interprétez cet événement comme un moyen d’apporter l’élévation à votre âme. Vous pouvez en déduire ce qui est, de toute façon, une évidence, le fait que plus vous vous engagerez à mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, plus vous recevrez les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins, y compris en celui-ci. Et, rien ne résiste à la détermination.

Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connus. Vous les adopterez, au moins à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°5165

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5165, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[27 Chevat 5717]

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me rapportez le fait suivant. Quelqu’un qui a un Sidour Ari Zal(1) a été l’officiant, dans une synagogue de rite Ashkénaze. Vous dites que l’on a cherché à l’en empêcher et vous précisez, pour votre part, que la question porte, en l’occurrence, sur l’interdiction de former des groupes(2).

Y a-t-il, en la matière, formation de groupes ? Cette question a été traitée, il y a de nombreuses années déjà. Vous consulterez le Roch, sur le traité Yebamot 14a, qui donne deux explications, à ce sujet, les Pisskeï Ha Roch, à la même référence, les commentateurs du Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 493, le Maguen Avraham, au paragraphe 6 et d’autres textes encore.

Vous verrez également les décisions hala’hiques du Tséma’h Tsédek, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 236 et l’exemple concret donné par des Grands d’Israël, comme le rapportent les notes, à cette même référence. Il n’y a donc pas de constitution de groupes, en la matière. Vous le vérifierez dans ces textes.

En pareil cas, il est essentiel d’éviter les disputes, qui sont interdites par la Torah, selon tous les avis. Grande est la paix, puisque la Torah fut donnée pour l’instaurer dans le monde, comme le dit le Rambam, à la fin de ses lois de ‘Hanouka.

A ce propos, puisque nous évoquons ce sujet, l’échange entre les rites Ashkénaze, Sfarde et Ari Zal est, lui aussi, commenté abondamment, dans les responsa citées plus bas(3).

Il y a, en outre, un précédent important. Le Rav Nathan Adler et l’auteur du Haflaa conduisirent l’office avec un rite Sfarde, alors même que les membres de la communauté avaient un Sidour Ashkénaze, selon les responsa ‘Hatam Sofer, Ora’h ‘Haïm, chapitre 15.

Les responsa Mechiv Davar, du Netsiv et le Pardès Morde’haï, au nom de l’auteur du Atseï ‘Haïm, disent que l’officiant récitera la prière à voix haute, selon le rite de la synagogue. Je ne possède pas ces ouvrages et je ne peux donc pas vérifier s’ils font état du précédent, cité au préalable et de quelle manière ils le justifient.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4845. (2) Ayant des pratiques différentes, au sein d’une même communauté. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Responsa du Maharachdam, partie Ora’h ‘Haïm, responsa ‘Hatam Sofer, même référence, Min’hat Eléazar, tome 1, chapitre 11, citant plusieurs ouvrages qui traitent de cette question. Selon la conclusion, on peut changer du rite Ashkénaze pour le rite Sfarde ou Ari Zal, mais non l’inverse. Vous consulterez ces textes. ”

Lettre n°5166

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5166, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au comité d’organisation des réunions ‘hassidiques du

Melavé Malka, à sa tête, le Rav, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Ha Cohen(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, en son temps, avec plaisir, la création de votre comité, puis l’organisation régulière du repas de David, le roi Machia’h, chaque semaine, à l’issue du Chabbat.

Puisse Dieu faire que l’empreinte de ce repas soit conservée tout au long de la semaine qui le suit. Comme cela a été dit, lors de la réunion ‘hassidique du jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(2), dont le mérite nous protégera, d’après une explication du Beth Yossef, dans le Ora’h ‘Haïm, chapitre 300. Plusieurs Sidourim en décrivent l’importance(3) et ce qui en résulte, pour les jours de la semaine qui le suivent.

Nos Sages disent que, “ quand dix Juifs se réunissent, la Présence divine se révèle ”, même s’ils n’étudient pas la Torah, comme le précise le Tanya, au chapitre 23 d’Iguéret Ha Kodech. Combien plus se révèle-t-Elle quand ceux qui craignent Dieu échangent des paroles de la Torah, des propos d’encouragement à la crainte et à l’amour de Dieu.

Tous les participants à cette réunion seront donc bénis, avec les membres de leur famille. Ils obtiendront la satisfaction de leurs besoins.

Bien plus, cette réunion a été joyeuse et le Zohar, à la Parchat Tetsavé, page 184b, dit que : “ Quand un homme a un visage lumineux ici-bas, il reçoit la clarté céleste. Sa joie suscite la joie de Dieu ”.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez l’élévation, d’une étape vers l’autre, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle “ Vous sortirez(4) dans la joie ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h(5).

Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

Je vous joins un chèque, qui est ma participation aux dépenses de ce comité.

Notes

(1) Le Rav M.Dubinski, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°543. (2) Le 10 Chevat. (3) Du Melavé Malka. (4) De l’exil. (5) Voir la lettre n°5135.

Lettre n°5167

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5167, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre demande de bénédiction, s’ajoutant aux informations que j’ai obtenues par téléphone. Je suis surpris de tout cela. Nous avons discuté ensemble, à plusieurs reprises, du fait que votre mélancolie est sans fondement.

Les enfants d’Israël, en général et les ‘Hassidim, en particulier, doivent mettre en pratique l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie ”, dont l’importance est soulignée par l’enseignement du Baal Chem Tov, de ses disciples et des disciples de ses disciples. Combien plus en est-il ainsi pour celui qui appartient à la tribu de Lévi, puisque “ Dieu est son héritage ”, surtout s’il se trouve dans la tente de la Torah et de la prière.

Ma surprise est donc d’autant plus forte. Et, vous consulterez également le saint Zohar, à la Parchat Tetsavé, page 184d, qui dit : “ Viens voir… Quand un homme a un visage lumineux ici-bas, il reçoit la clarté céleste ”. Vous consulterez attentivement ce texte.

Puisse Dieu faire que ces propos soient gravés en votre esprit et vous consulterez, à ce propos, le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim, au discours intitulé “ Tu honoreras l’ancien ”.

Tout ceci aura un effet sur votre vie quotidienne et vous permettra de mettre en pratique l’Injonction : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”, avec une joie véritable et profonde.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, concernant tout cela, je conclus en vous souhaitant une prompte et complète guérison.

Lettre n°5168

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5168, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(1), dont le mérite nous protégera. Vous m’écrivez que, du fait de vos nombreuses activités, vous ne pouvez pas mettre en pratique ce que je disais dans mes précédentes lettres.

Il est pourtant bien clair qu’un homme met en pratique la Torah et les Mitsvot pour son bien et pour celui de toutes les personnes qui ont des liens familiaux avec lui. En conséquence, si, en plus de ce qui est couramment nécessaire, on a besoin de bénédictions supplémentaires de Dieu, parce que l’on est très occupé, on doit multiplier la Torah et les Mitsvot et non le contraire.

Ceci permet d’écarter totalement le début de votre lettre(2).

De même, il est clair qu’il ne s’agissait pas de la demande d’une certaine personne(3), pour le bien des autres, mais de ce qui, à mon avis, est susceptible d’améliorer votre propre situation. C’est une évidence.

Vous me faite part de ce que vous avez trouvé, dans un certain livre, exposant une pratique(4) qui aurait une certaine propriété. Abandonnez donc ces pratiques, qui ne sont pas le fait de chacun, qui ne s’appliquent pas à toutes les situations ! Il n’est pas donné à chacun de déterminer clairement ce qu’il en est, alors qu’il existe une pratique ayant une propriété établie et déterminée, celle de la Torah et des Mitsvot, comme je le disais dans mes précédentes lettres.

Celui Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles vous éclairera les yeux, en tout ce qui vient d’être dit. Il permettra que votre mère ait une prompte guérison et une longue vie.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Chabbat Parchat Bechala’h, 10 Chevat. (2) Les nombreuses activités ne justifient pas que l’on refuse un ajout à la Torah et aux Mitsvot. (3) En l’occurrence, du Rabbi. (4) Consistant à écrire, sur un parchemin, les mots : “ Déchire le Satan ”.

Lettre n°5169

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5169, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu les listes du Maamad(1), avec le chèque qui y était joint. Vous ne me dites rien de ce qui vous concerne et j’en déduis que vous allez bien.

Vous connaissez sûrement le récit(2) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui a été mentionné à plusieurs reprises, pendant les réunions ‘hassidiques, selon lequel, quand quelqu’un se consacre aux besoins communautaires, il est bon et judicieux que tous les frais qui en découlent soient pris en charge par la caisse.

Depuis longtemps déjà, vous vous consacrez à la collecte du Maamad, avec abnégation. Conformément à ce récit, il serait bon que la caisse prenne en charge votre manque à gagner(3), qui est environ le quart(4). Vous le ferez à partir de la liste que vous venez d’envoyer, c’est-à-dire du mois de Tévet 5717(5). A cet effet, vous trouverez, ci-joint, un chèque.

Puisse Dieu faire que vous vous en serviez en bonne santé, dans la joie, pour ce qui concerne la santé et la joie.

Avec ma bénédiction pour une considérable réussite et pour que, très bientôt, vous vous installiez, d’une manière positive,

N. B. : Vous avez sûrement profité de la Hilloula(6) du 10 Chevat, qui vient de passer, pour vous-même et pour vos élèves.

Puisse Dieu faire que son effet se marque tout au long de l’année.

Notes

(1) Des fonds collectés pour la Tsédaka, dont la répartition est décidée par le Rabbi. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2889. (3) Correspondant à l’activité rémunérée qui aurait pu être effectuée pendant ce temps. (4) Soit vingt cinq pour cent. (5) Le Rabbi écrit Tav, Chin, Tov. Ce dernier terme, ayant pour valeur numérique dix sept, signifie ‘bon’. (6) Du précédent Rabbi.

Lettre n°5170

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5170, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, relatant le changement que vous avez constaté, il y a quelques mois. Tout à coup, vous avez commencé à vous poser des questions stériles, à avoir des doutes. Les encouragements et toutes les preuves n’ont été d’aucune utilité.

En pareil cas, le meilleur moyen est de ne pas du tout y penser, pendant quelques temps, de ne pas lutter contre ces pensées inutiles. De façon générale, cela est suffisant pour faire disparaître l’incertitude, les doutes et les questions.

L’explication est la suivante. De telles interrogations, de tels doutes proviennent de l’extérieur. En effet, il est dit, de chaque Juif, qu’il est “ croyant, fils de croyant ”. Or, ce qui a été transmis, par héritage, pendant des dizaines de générations, est particulièrement fort et solide. Pour différentes raisons accessoires, cela n’apparaît pas toujours clairement. Des éléments contraires et opposés peuvent le cacher et le voiler.

Lutter contre ces voiles a pour effet de les renforcer, de leur donner de l’importance, tout comme il est dit : “ L’interdiction le rend important ”. A l’opposé, en les oubliant, en n’y prêtant aucune attention, en ne s’engageant pas dans la moindre discussion, en n’y pensant plus, parce que l’on concentre son intellect sur ce qui est radicalement différent, on affaiblit l’emprise de ces éléments étrangers et opposés, dans l’esprit de l’homme et dans le cheminement de sa pensée.

Bien entendu, il est impossible de se défaire des mauvaises pensées autrement que par de bonnes pensées. En effet, la pensée fonctionne en permanence et elle n’est jamais totalement libre. En vous concentrant profondément sur d’autres pensées, celles de la Torah, Torah de lumière, vous repousserez beaucoup d’obscurité.

Il faut, bien sûr, se demander également pourquoi vous en êtes arrivé là, comment un corps étranger a pu s’introduire dans votre esprit. Comme l’expliquent les livres d’Ethique et, encore plus, ceux de la ‘Hassidout, il peut s’agir de fautes de jeunesse(1), du fait que l’on ne se préserve pas des paroles inutiles.

En conséquence, tout en cessant de penser à cela, vous vous engagerez, à l’avenir, à respecter l’immersion rituelle d’Ezra(2). Pendant quelques temps, vous oublierez ces fautes de jeunesse et vous ne penserez même pas à les réparer. Vous consulterez les responsa du Tséma’h Tsédek, porte des additifs, au chapitre 62.

Vous multiplierez les mots de la Torah et de la prière. Vous donnerez de la Tsédaka, au moins par petites sommes, vous influencerez les jeunes, pour les rapprocher de la Torah et des Mitsvot. En effet, disent nos Sages, “ celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain est considéré comme s’il l’avait enfanté ”.

Avant tout, vous devez mettre en pratique l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie ”, comme l’expliquent différents passages du Tanya. Et, si le mauvais penchant vous demande comment vous pouvez être joyeux, alors que vous avez conscience de ce qu’est votre propre situation, vous le tirerez vers le saint Tanya, qui explique longuement la nécessité de ne pas confondre la joie de l’âme et la tristesse du corps. Vous verrez également le Rambam, à la fin des lois du Loulav.

Chaque chose a son temps. Quand on fait preuve d’une forte détermination et que l’on sert Dieu joyeusement, la révélation céleste a un apport spécifique, comme l’explique le saint Zohar, tome 2, à la page 184b, au paragraphe “ la joie de l’homme ”. Vous consulterez attentivement ce texte.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, à propos de tout cela, avec une joie véritable et profonde,

Notes

(1) De pertes séminales en pure perte. (2) Après chaque perte de semence et, plus généralement, chaque jour.

Lettre n°5171

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5171, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat du don de la Torah(2).

J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez visité diverses implantations, en Terre Sainte et qu’il est possible d’y renforcer le Judaïsme et de le diffuser.

Vous dites qu’il faut encourager les ‘Hassidim à mener de telles actions. Depuis longtemps, j’ai écrit, à ce sujet, à ceux qui m’écoutent, afin qu’ils agissent, par toutes les manières possibles. Bien entendu, il ne faut pas s’affecter si l’on n’observe pas, dès la première fois, une réussite intégrale.

Comme vous le savez, le Baal Chem Tov souligne(3) que, précisément lorsque : “ ton commencement est dans la peine ”, s’accomplit ensuite : “ la fin connaîtra un grand développement ”. En effet, qui sait ? Un homme est limité par la vision de ses yeux(4). La réussite peut donc dépasser ce que l’on a escompté, sans pour autant qu’on puisse l’observer, pour différentes raisons.

Point le plus important de tout ce qui vient d’être dit, chacun doit accomplir l’action qui lui est confiée par le Créateur du monde, Qui le dirige et Qui donne la Torah, ce qui inclut : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, “ Tu feras des reproches à ton ami ”. Et, Dieu fera ce que bon lui semble.

Nos Sages disent que les reproches formulés à son prochain vont jusqu’à la réprimande et, selon certains, jusqu’à la brutalité, ce qui veut dire que, tant que l’on n’est pas parvenu à cette extrémité, le reproche doit encore se poursuivre. En effet, on ne peut soupçonner un Juif de frapper, en pareil cas.

Il faut, néanmoins, parler à la manière de notre Torah, dont “ toutes les voies sont agréables et tous les chemins sont paix ”. On peut vérifier concrètement qu’avec une telle approche, on connaît la réussite, bien au-delà de ce que l’on obtient par un cri, une réprimande ou une vexation publique.

Je vous adresse ma bénédiction afin que nous ayons le mérite, au sein de tout Israël, de vivre la période pendant laquelle s’accomplira la promesse “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”, c’est-à-dire en chaque Juif.

Notes

(1) Le Rav C.Hominer, de Jérusalem. (2) Le Chabbat Parchat Yethro, 17 Chevat. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3366 et 4874. (4) Alors que Dieu sonde les cœurs.

Lettre n°5172

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5172, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Chevat 5717]

Vous m’interrogez sur le Zohar(1), tome 2, page 107b, qui dit : “ Combien plus en est-il ainsi pour les autres hommes ”.

Ce passage souligne la nécessité d’accéder à la Techouva et non la certitude que Dieu pardonnera. Il ne s’agit pas ici d’ouvrir la bouche aux coupables, en leur fournissant un argument qu’ils peuvent opposer(2). C’est une évidence.

Vous consulterez également le traité Avoda Zara 5a.

Notes

(1) Cette lettre, adressée au Rav Yochoua Elbaum, fut rédigée à même le courrier de ce dernier, daté du 29 Tévet 5717. Voir, à son sujet, la lettre n°4983. (2) Justifiant ainsi son mauvais comportement.

Lettre n°5173

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5173, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech

Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 15 Chevat, nouvel an des arbres, qui est également lié à l’homme, puisqu’il est dit : “ Car, l’homme est tel l’arbre du champ ”. De fait, en plusieurs de ses actions, l’homme s’identifie à l’arbre du champ, au végétal. Il s’agit alors d’actions, dans lesquelles il a grandi et reçu son éducation. En pareil cas, on n’attend pas de lui qu’il fasse une modification fondamentale, mais seulement qu’il développe la graine en une pousse et la pousse en un arbre.

Vous m’écrivez que votre compréhension est plus lente que celle de vos amis, à la Yechiva, ce qui a pour effet de vous désoler et de vous décourager. Vous vous demandez ce que sera l’issue.

Vous connaissez le récit de nos Sages, au chapitre 6 des Avot de Rabbi Nathan, selon lequel Rabbi Akiva commença son étude de la Torah à l’âge de quarante ans. Il prit cette orientation nouvelle en observant de l’eau, qui s’écoulait, goutte à goutte, sur une pierre et qui parvint à la perforer, ainsi qu’il est dit : “ Les pierres se liquéfièrent comme de l’eau ”. Au final, il fut le maître de tout Israël, forma des milliers, des dizaines de milliers de disciples. Et, nos Sages disent, dans le traité Sanhédrin 86a, que chaque Michna, chaque Tossefta dont l’auteur n’est pas précisé reprend l’avis de Rabbi Akiva.

Certes, qui pourrait se comparer à Rabbi Akiva ? Pour autant, notre Torah, la Loi Orale et la Loi Ecrite, ne sont pas un recueil d’histoires, ce qu’à Dieu ne plaise. La Torah délivre un enseignement pour la vie de chaque Juif. Tous sont tenus de l’étudier et, de ce récit, on peut déduire que même une étude comparable à une goutte d’eau coulant sur une pierre et n’y laissant absolument aucune trace, à nos yeux de chair, permet, néanmoins, de connaître la plus haute élévation, pourvu que l’on ait une forte volonté, de l’ardeur, de la constance et que l’on reste indifférent aux avances du mauvais penchant. Vous comprenez tout ce que cela veut dire, par rapport au contenu de votre lettre.

Cessez donc d’évaluer les capacités de votre compréhension ! Au lieu de cela, concentrez-vous sur l’étude de notre Torah, Torah de vie. Etudiez-la en vous liant à des amis. Alors, il est pratiquement certain que votre migraine pendant l’étude, dont vous palez dans votre lettre, disparaîtra.

Vous demanderez au recteur de votre Yechiva de vous trouver un compagnon d’étude qui vous convienne. Si votre étude est joyeuse, vous pourrez, au final, m’annoncer de bonnes et réjouissantes nouvelles de la réussite que vous connaîtrez.

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. Chaque jour de semaine, après la prière du matin, vous lirez des Tehilim, si possible selon leur répartition mensuelle.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5174

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5174, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech

Adar Richon 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Chevat, dans laquelle vous me dites que l’on vous a montré ce que dit le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid, à propos d’une maison(1).

En pareil cas, le comportement à adopter est le suivant. Si quelqu’un ne prête pas attention à tout cela, il ne lui arrivera rien. Toutefois, vous avez vous-même soulevé cette question et vous l’avez transmise ici. Vous devez donc vous efforcer de déménager, dans la mesure, bien sûr, où cela n’est pas trop difficile.

Concernant votre hernie, vous consulterez un spécialiste, car le port d’une ceinture adaptée peut être suffisant. Il faut également déterminer la raison pour laquelle celle-ci s’est formée encore une fois. Vous prendrez une décision en fonction de ces deux points(2) et Dieu vous accordera la réussite.

Vous gardez sûrement les trois études bien connues(3), qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Il explique que deux frères mariés ne doivent pas vivre sous le même toit. (2) La possibilité de porter une ceinture et le diagnostic de la récidive. (3) Instaurées par le précédent Rabbi.

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