KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 5135 à 5154

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°5135

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5135, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de ce mardi, lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(2). Vous évoquez la réunion ‘hassidique, à l’occasion de la joie de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, le 19 Kislev, que nos maîtres appellent le Roch Hachana de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques.

Nos Sages disent que, “ quand dix Juifs se réunissent, la Présence divine se révèle ”, même s’ils ne discutent pas la Torah, comme le précise le Tanya, au chapitre 23 d’Iguéret Ha Kodech. Combien plus se révèle-t-Elle quand ceux qui craignent Dieu échangent des paroles de la Torah, des propos d’encouragement à la crainte et à l’amour de Dieu.

Tous les participants à cette réunion seront donc bénis, avec les membres de leur famille. Ils obtiendront la satisfaction de leurs besoins.

Bien plus, cette réunion a été joyeuse et le Zohar, à la Parchat Tetsavé, page 184b, dit que : “ Quand un homme a un visage lumineux ici-bas, il reçoit la clarté céleste. Sa joie suscite la joie de Dieu ”.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez l’élévation, d’une étape vers l’autre, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle “ Vous sortirez(3) dans la joie ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction et en saluant chacun des participants de la communauté de Gersif, que vous mentionnez dans votre lettre,

Notes

(1) Le Rav I.Marciano, de Meknès, Maroc. (2) Lors de la création. (3) De l’exil.

Lettre n°5136

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5136, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez ce que signifie l’expression “ le mode de vie qui convient ”, que j’ai employée dans ma lettre(1). Cela veut dire, bien entendu, qu’il faut mettre en pratique le Précepte : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.

En effet, ce qui est dit, ce qui est incontournable n’est pas “ le mode de vie qui convient ”, mais bien une obligation absolue. Il n’en est pas de même pour cela, pour le Précepte : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. Car, l’ajout est toujours possible, puisque la perfection n’existe pas, au sein de la création.

A l’opposé, ce que recouvre les termes : “ reconnais-Le ”(2) n’a pas de fin, pas de limite. C’est une évidence.

Je vous adresse ma bénédiction afin que vous renforciez votre confiance en Dieu, votre engagement à la Torah, aux Mitsvot, à ce mode de vie, avec votre épouse.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°4861. (2) Toutes les situations dans lesquelles l’homme doit prendre conscience de la Présence de Dieu.

Lettre n°5137

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5137, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi, veille du Chabbat, dans laquelle vous me dites que, quand vous portez les Tefillin de la tête, vous ne parvenez pas à déterminer si elles sont bien placées.

Vous savez ce qu’il convient de faire, en la matière. Vous devez demander à celui qui se trouve près de vous si elles sont bien à leur place. La loi de notre sainte Torah dit que cela suffit, comme c’est le cas dans plusieurs autres domaines de la Torah.

Vous gardez sans doute les trois études qui concernent chacun. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et elles sont bien connues.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5138

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5138, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5717,

Brooklyn, New York,

A la branche féminine de Brownsville et East New York

des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Vous m’avez fait savoir que votre banquet annuel a été fixé au mercredi de la Parchat Michpatim, 21 Chevat 5717(1). Voici ma réponse.

Dieu fasse que votre réunion soit fructueuse, matériellement et spirituellement, car, chez les Juifs, ces deux dimensions sont étroitement liées, surtout quand il s’agit d’apporter une aide concrète à la Yechiva, laquelle aura une incidence spirituelle sur la Torah, la crainte de Dieu, la pratique des Mitsvot de la meilleure façon.

La Parchat Michpatim(2) énonce, pour la première fois après le don de la Torah, des lois précises. L’un de ses enseignements fondamentaux est le suivant. La Torah et les Mitsvot doivent être mises en pratique avec soumission.

En effet, tous les enfants d’Israël, près du mont Sinaï, dirent : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. De ce fait, la Parchat Michpatim parle d’abord du serviteur juif et de la servante. Elle souligne ainsi que chaque Juif, homme ou femme, doit être le serviteur de Dieu, avec une soumission et une abnégation totale.

Vous savez aussi ce que disent nos Sages : avant que la Torah ne soit donnée, Dieu demanda à Moché de s’adresser d’abord aux femmes et ensuite seulement aux hommes. Seul l’aide intègre d’une femme juive assure la pérennité de l’étude de la Torah, l’existence des institutions de Torah, la bonne éducation.

Que Dieu vienne en aide à chacune d’entre vous, afin de développer votre action au profit de la Yechiva avec une ardeur accrue et en faisant don de vous-mêmes, pour raffermir les bases de la Torah et des Mitsvot, chacune en son foyer et dans l’influence exercée autour de celui-ci.

C’est de cette façon que vous révélerez les bénédictions divines, afin de connaître le succès en ce qui vous concerne personnellement, dans les dimensions matérielle et spirituelle.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le Rabbi écrit Tav, Chin, Tov. Ce dernier terme, ayant pour valeur numérique dix sept, signifie ‘bon’. (2) Dans la semaine de laquelle le banquet a lieu.

Lettre n°5139

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5139, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5717,

Brooklyn,

Aux jeunes filles ‘Habad, groupement de Crown Heights,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre m’annonçant votre réunion et le programme d’étude, à cette occasion. J’ai été particulièrement satisfait de prendre connaissance de la réflexion sincère et du soucis pour planifier la réunion ‘hassidique, quelques jours à l’avance, pour faire en sorte que tout soit bien organisé. En pareil cas, le bénéfice de tout cela n’est pas limité à ceux qui peuvent mettre au point cette organisation. Il s’étend littéralement à tous les présents. Le mérite de tous dépend de vous.

Il y a là un principe général du service de Dieu. Il faut agir de manière ordonnée. De la sorte, on est plus efficace et chaque pas en avant est plus rapide, plus large.

Quand on s’investit en cela, que l’on a le souhait d’agir pour la communauté, de manière méthodique, avec un programme préétabli, on parviendra à convaincre les autres beaucoup plus aisément qu’on l’imagine d’emblée. Et, l’on en reçoit plus vite les fruits, bien avant ce que l’on escomptait.

Dieu fasse que le mérite de nos saints maîtres, en général et de mon beau-père, le Rabbi, en particulier, protège efficacement vous-mêmes et vos réalisations pour l’éducation des jeunes filles ‘Habad. Vous attirerez un plus grand nombre de jeunes filles. Vous élargirez et vous approfondirez votre étude et vos activités.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°5140

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5140, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 12 Chevat, dans laquelle vous évoquez la réunion ‘hassidique du jour de la Hilloula(2), de même que la visite et la causerie concernant la réunion des anciens élèves de la Yechiva de Kichinev.

Puisse Dieu faire que les propos d’encouragement, les résolutions qui ont été prises, soient suivis d’effet, dans tous les domaines que vous mentionnez. Sans doute vous comportez-vous avec générosité envers les autres. Vous attirerez donc d’autres personnes dans le cercle de ceux qui reçoivent votre influence et assument vos activités.

Vous savez comment les premiers ‘Hassidim interprétaient le fait que la première Mitsva de la Torah soit : “ Croissez et multipliez ”. Ils disaient : “ Un Juif doit faire en sorte qu’il y ait un autre Juif ”. Et, ils concluaient en formulant la même affirmation à propos de la ‘Hassidout : “ On doit faire en sorte qu’il y ait encore un ‘Hassid ”.

Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Peles. Voir, à son sujet, la lettre n°3490. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat.

Lettre n°5141

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5141, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Bien évidemment, il n’y a pas lieu de vous excuser pour le contenu de vos précédentes lettres, comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois, à différents ‘Hassidim. Vous décrivez la situation telle qu’elle est, sans grimage et sans fard, même si celle-ci n’est pas positive. Il faut bien que vous rapportiez la vérité telle qu’elle est.

Vous ne devez pas vous excuser, en transmettant de telles nouvelles, puisqu’il est bien clair qu’il ne faut pas cacher la réalité. Les ‘Hassidim des précédentes générations avaient déjà adopté cette attitude, comme vous le savez et combien plus doit le faire la nôtre, génération orpheline.

Du fait de toutes ces raisons(1), on doit bien, au final, transmettre des informations peu satisfaisantes, émanant de personnes qui, pour l’heure, ne sont pas des amis. En conséquence, on ne craint pas l’exagération et l’ajout(2), pour ce qui les concerne. Et, ceci permet d’établir qu’en recevant des nouvelles d’amis et de proches, on écarte une amertume supplémentaire(3). Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident.

Bien entendu, tout ceci s’applique, de la même façon, aux autres ‘Hassidim de votre ville(4).

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) De la nécessité d’établir la vérité. (2) Pour les condamner plus clairement, car ils ne sont pas des amis. On n’hésite donc pas à le faire. (3) Celle de ne pas recevoir de bonnes nouvelles des amis et d’obtenir uniquement les mauvaises nouvelles de ceux qui ne sont pas des amis. Il en résulte qu’il ne faut pas hésiter à écrire au Rabbi. (4) Et, non uniquement au destinataire de cette lettre.

Lettre n°5142

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5142, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5717,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Chimeon,

Qui est appelé docteur Bernstein,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que vous vous êtes engagé à préparer la seconde édition du Séfer Ha Rikma, publié par le docteur Mi’haël Wilenski(1), en y ajoutant des notes rédigées par le défunt(2) après la parution de la première édition.

J’ai connu le défunt. C’était un homme qui avait de grandes capacités et qui était particulièrement minutieux. J’étais à Berlin, quand il effectuait des recherches sur ce livre. J’ai observé à quel point il s’investissait dans cette tâche, comment il s’y consacrait jour et nuit.

Je me permets de vous souhaiter le succès, en cette seconde édition, qui complétera la première par sa construction et par son érudition, qualités que le défunt appréciait tant.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°4344, 4697 et 5211. (2) Le docteur Wilenski lui-même.

Lettre n°5143

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5143, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Na’houm Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu, avec plaisir, dans votre lettre, qu’une réunion ‘hassidique a été organisée, à l’occasion du jour lumineux du 19 Kislev(2). J’espère que vous vous êtes efforcé d’en faire de même pour le jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui était le Chabbat Chira(3).

Puisse Dieu faire que l’impact de cette réunion ‘hassidique et des propos d’encouragement qui y ont été prononcés se fasse sentir tout au long de l’année.

Il est sûrement inutile de vous souligner la grande importance du Collel ‘Habad, qui se trouve en Terre Sainte. En tout endroit, il faut faire tout ce qui est possible pour le renforcer. Vous connaissez les lettres écrites, à ce sujet, par nos saints maîtres. Celles-ci se passent de toute approbation.

En conséquence, j’ai bon espoir, non seulement, que vous trouverez le moyen de ne pas diminuer la participation qui était donnée jusqu’à maintenant, mais, bien plus, que vous vous efforcerez et que vous parviendrez à l’augmenter, en fonction des besoins, des dépenses supplémentaires et des contraintes de la période.

Que Dieu vous accorde la réussite également en cela.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav N.Y. Parment, de Buenos Aires. Voir, à son sujet, la lettre n°4161. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Le Chabbat Parchat Bechala’h, 10 Chevat.

Lettre n°5144

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5144, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav N.N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Chevat et je suis surpris que vous ne disiez rien de la construction. Selon le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav B.E.G.(2), le Joint(3) a déjà donné un accord ferme et définitif pour la construction de quatre logements, destinés au recteur et aux enseignants de la Yechiva. De la sorte, les logements se trouvant dans le bâtiment seront libérés, ce qui permettra d’agrandir la Yechiva Tom’heï Temimim.

Vous pourrez également réaliser quelques aménagements dans le bâtiment de Tom’heï Temimim. Bien entendu, il faudra être vigilant et vérifier leur adéquation, s’assurer que les promesses sont bien tenues. Le Rav B.E. G. m’a dit qu’à la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine, notre bureau à Paris(4) obtiendra une liste détaillée des travaux et des aménagements.

Bien entendu, il appartient aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Brunoy et, tout d’abord, à vous-même, de surveiller tout cela. Sans doute vous y préparez-vous. Pour différentes raisons, vous ne devez, bien sûr, être à l’origine d’aucun retard. En effet, cet accord n’a pas été obtenu par une initiative de leur part(5), mais à la suite d’une discussion et d’une négociation. En conséquence, le moment n’est pas propice pour leur formuler d’autres demandes de subvention. C’est une évidence.

J’ai appris, avec plaisir, que certains élèves étaient aptes à suivre une formation à la fabrication de boîtiers de Tefillin(6) et à l’écriture des parchemins. D’une part, ce sera un moyen d’assurer leur subsistance matérielle. De plus, ils n’auront pas à rechercher une activité commerciale, dont on ne sait où elle les conduirait.

Pour autant, cela ne veut pas dire que tous les élèves, ni même leur majorité ou leur moitié doivent se consacrer à cette activité. Tel n’est pas l’objectif principal d’un élève de Tom’heï Temimim, d’autant que la nature de la Yechiva en serait modifiée et qu’elle deviendrait une école de Sofrout.

La voie agréable, en l’occurrence, consiste à évaluer, d’emblée, le nombre d’élèves concernés, pour lesquels cette formation est ce que l’on peut attendre de mieux, de leur part. L’école de Sofrout sera organisée en fonction de cela, bien évidemment en relation avec le ‘Hassid, Rav Lewin(7), afin que l’on n’accepte pas d’autres élèves que ceux qui auront été désignés.

Il est aussi une autre voie, encore plus profonde que la précédente, conforme à ce dont nous avons parlé, quand vous étiez ici et qui est, en tout état de cause, une nécessité absolue. Il faut faire acquérir aux élèves de l’amour et de l’enthousiasme pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, même si l’on doit, pour cela, avoir recours, au moins de façon passagère, à la solution proposée par nos Sages, qui disent : “ Il faut étudier la Torah, même si on ne le fait pas pour son nom, car c’est ainsi qu’au final, on le fera pour son nom ”(8). En l’occurrence, ce qui n’est “ pas pour son nom ” reste, bien entendu, tout a fait correct(9).

Vous trouverez sûrement les mots qui conviennent pour expliquer tout cela.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Après avoir écrit cette lettre, j’apprends que des modifications sont intervenus dans les délais de constructions et qu’il pourrait y en avoir encore d’autres. Sans doute êtes-vous en contact permanent avec le bureau de Paris.

S’agissant des élèves que l’on formera à l’écriture de Séfer Torah, de Tefillin et de Mezouzot, il est bien clair que ceux-ci ne peuvent pas être uniquement trois ou quatre. En effet, les représentants du Joint on fixé comme condition qu’il doit s’agir d’une école et de cela dépend leur subvention.

Notes

(1) Le Rav Nissan Nemanow, directeur de la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°4892. (2) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°4764. (3) Joint Distribution American Comitee, organisme philanthropique américain d’aide aux réfugiés. (4) Dirigé par le Rav Gorodetski. (5) Du Joint. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°4961. (7) Le Rav Tsvi Leïb Lewin, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°4961. (8) C’est une démarche intéressée qui conduit vers la démarche désintéressée. (9) Puisqu’il s’agit d’apprendre à être Sofer

Lettre n°5145

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5145, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5717,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me faites part de votre anniversaire et voici ma réponse.

Sans doute avez-vous adopté la coutume dernièrement prise par les ‘Hassidim(1), consistant à donner de la Tsédaka, au jour de son anniversaire, avant les prières de Cha’harit et de Min’ha, ou bien la veille de ce jour, si c’est un Chabbat ou un jour de fête, à avoir une étude supplémentaire de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, à être appelé à la Torah en ce jour ou bien pendant le Chabbat qui le précède, à étudier les trois passages de ce jour dans le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot de la meilleure façon.

Concernant le programme et l’organisation de vos études à la Yechiva, vous vous conformerez aux instructions de la direction.

L’un des moyens de concentrer sa pensée est d’étudier sur texte(2) ou, tout au moins, avec un livre ouvert devant soi, à la page qui fait l’objet de votre étude. De même, il faut se préserver des fautes de jeunesse(3) et respecter scrupuleusement l’immersion rituelle d’Ezra(4), comme l’indique le discours ‘hassidique appelé “ le pieux Vaéra ”, de l’Admour Hazaken, imprimé dans le Torah Or, édition de Lemberg de 5611(5).

Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4948. (2) Plutôt que par cœur. (3) D’une émission séminale en pure perte (4) Après chacune de ces émissions et, par extension, chaque jour. (5) 1851.

Lettre n°5146

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5146, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5717,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez dans quel ordre il convient d’étudier le Tanya.

Il serait bon d’apprendre d’abord la troisième partie(2), puis la seconde(3), la première(4) et la quatrième(5).

Comme c’est le cas pour les autres parties de la Torah, on ne s’approfondit pas sur les aspects spécifiques, les premières fois qu’on étudie ce texte, on ne soulève pas d’objection à partir d’autres textes(6). En effet, disent nos Sages, “ d’abord, on comprend, puis l’on approfondit ”.

Notes

(1) Le Rav Y.M. Zohar, de Tel Aviv. (2) Iguéret Ha Techouva, la lettre sur le repentir. (3) Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, la porte de l’unification et de la foi. (4) Likouteï Amarim, recueil de propos. (5) Iguéret Ha Kodech, la lettre sainte. (6) On le fait uniquement par la suite.

Lettre n°5147

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5147, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du lendemain de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(1). En un moment propice, je mentionnerai encore une fois votre nom et ceux des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, en fonction de ce que vous écrivez.

Vous évoquez la répartition de vos biens, après cent vingt ans(2).

Vous connaissez les propos de mon beau-père, le Rabbi, énoncés dans différentes causeries, selon lesquels une telle attitude ne résiste pas à la logique(3). En effet, s’il s’agit d’une bonne chose(4), pourquoi la retarder jusqu’à après cent vingt ans ? Dieu fasse que chaque Juif, au sein de tout Israël, ait de longs jours et de bonnes années. Ainsi, il pourra réaliser cette action positive lui-même, alors qu’il vit encore dans ce monde, ce qui lui assurera une longévité encore plus grande, puisqu’on sait que telle est la vertu de la Tsédaka.

Certes, il est dit que “ l’on n’y consacrera pas plus du cinquième(5) ”, ce qui n’est plus le cas après cent vingt ans(6). Néanmoins, tous s’accordent pour dire que ce cinquième peut effectivement être consacré à cela. En outre, il existe plusieurs situations dans lesquelles il est permis et il est même une grande Mitsva, une obligation de donner de la Tsédaka au-delà du cinquième.

Les Sages des dernières générations précisent quelles sont ces situations. Certaines sont également évoquées dans plusieurs passages d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken. Vous consulterez, en particulier, la fin du chapitre 3 d’Iguéret Ha Techouva et le chapitre 10 d’Iguéret Ha Kodech. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.

Je vous joins nos dernières publications. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous dépend de vous.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le 10 Chevat. (2) Le testament, répartissant l’héritage. (3) Voir Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 8, lettres n°2156 et 2335. (4) La répartition à de bonnes causes. (5) De ses revenus à la Tsédaka. (6) Dans l’héritage, cette limitation n’existe pas.

Lettre n°5148

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5148, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

assume une mission sacrée, le Rav Israël Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu la liste(2) et le chèque. Le montant semble indiquer qu’il s’agit d’une Tsédaka de l’année et je l’ai donc transmis à la caisse des trois cent quatre vingt cinq jours(3).

Puisse Dieu faire qu’au même titre que cette Tsédaka, qui a une portée générale, vous accomplissiez également, chaque jour de l’année qui vient, l’Injonction de notre sainte Torah selon laquelle “ chaque jour a son contenu propre ”, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.

Ceci concerne, en particulier, celui qui assume une mission communautaire importante et qui doit donc agir, pour ce qui concerne le plus grand nombre. Or, la divine Providence vous a précisément confié un rôle, dans le domaine de la bonne éducation. Rien n’est plus important que cela, en particulier dans cette génération orpheline. Or, si on le recherche vraiment, on peut trouver un moyen de faire acquérir aux élèves la crainte de Dieu, l’ardeur à l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot de la meilleure façon.

Mais, bien entendu, pour convaincre son prochain, il faut s’humecter soi-même au point d’humecter les autres, dans tous ces domaines. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.Stock, de Bridgeporth.

(2) Des donateurs. (3) Kéren Ha Hachana, une pièce pour chaque jour de l’année. Voir, à ce sujet, la lettre n°5024.

Lettre n°5149

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5149, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, sollicitant ma bénédiction. Vous me dites que vous avez parlé, à la synagogue, de la Hilloula(1) et de celui dont elle commémore le souvenir. Vous avez également conclu une étude talmudique. Vous me demandez s’il est bon qu’une telle conclusion soit publique, ce qui revient à diffuser que vous avez étudié l’ensemble d’un traité talmudique(2).

Je ne vois pas quelle question se pose ici. Qu’y a-t-il d’exceptionnel à ce que vous étudiez un traité talmudique chaque année après l’éducation que vous avez reçue, après que la divine Providence vous ait confié un mérite et placé dans un rayon de lumière, parmi les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim ? Bien plus, même si vous étiez quelqu’un pour qui l’étude d’un traité du Talmud était effectivement exceptionnelle, cette conclusion devrait, néanmoins, être publique, afin que le plus grand nombre puisse prendre part à la joie.

Le mérite de ce qui est public vient en aide à celui qui conclut l’étude d’un traité. Ainsi, non seulement il ne lui manquera rien spirituellement(3), mais, bien plus, il se renforcera, dans ce domaine. C’est une évidence.

Vous évoquez la lecture du Kaddish des Sages. De façon générale, il n’y a pas de limitation, en la matière et chacun peut le dire. Néanmoins, celui qui pose cette question, dans la mesure où le bien n’exclut pas le mieux, doit vérifier que son père et sa mère n’y voient pas d’inconvénient(4).

Vous ne me précisez quelles sont les bonnes décisions que vous avez prises à l’occasion de la Hilloula. En effet, il nous a été demandé de faire un ajout, en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en particulier dans un endroit où l’on peut conférer un mérite au plus grand nombre. Mais, bien entendu, vous vous conférerez également un mérite à vous-même, à votre épouse, à vos enfants, selon les termes qui conviennent à chacun, cela va de soi et de manière agréable, d’autant que vous serez ainsi plus efficace.

Notes

(1) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (2) Ce qui peut susciter de l’orgueil. (3) Il ne sera pas atteint par l’orgueil. (4) Ne s’opposent pas à ce qu’il le dise.

Lettre n°5150

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5150, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Chevat 5717,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me dites que l’état de santé de cette femme s’est amélioré. Je vous remercie pour cette bonne nouvelle car, comme le dit le grand Rav, ‘Hassid et Juste, Rabbi Hillel de Paritch(2), la finalité profonde de tout ce que l’on fait est précisément l’action concrète, l’intériorisation d’un mot de la ‘Hassidout.

J’espère que vos activités sont effectivement dirigées en ce sens et que, lorsque vous obtenez une nouvelle comme celle-ci, vous vous en servez pour ce qui doit être votre mission essentielle, en cette génération du talon du Machia’h(3), alors que “ nous sommes des travailleurs du jour ”(4), c’est-à-dire la diffusion des sources de la ‘Hassidout, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.

Il ne faut laisser aucune place à ce qui fait obstacle à cette mission, même si l’on peut imaginer qu’il s’agit, ce faisant, de défendre la ‘Hassidout(5). En effet, nous pouvons assumer notre tâche en mettant en pratique l’Injonction : “ Fais-le bien ”(6) et, de la sorte, le mal et “ l’autre côté ” se réduisent d’eux mêmes. Car, un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité et combien plus est-ce le cas quand on dispose de beaucoup de lumière et même du luminaire de la Torah, c’est-à-dire de sa dimension profonde.

Comme je l’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim, il ne faut pas se laisser entraîner dans les discussions, dans le combat contre les opposants. Il est dommage de perdre du temps pour cela. Il y a sûrement là une intervention de “ l’autre côté ”, destinée à empêcher la diffusion des sources, une tentative d’engager ceux qui s’y consacrent dans la polémique, la controverse, les divergences, les disputes sur la sainteté de la ‘Hassidout. De la sorte, il y aura moins de temps pour ce qui est l’objectif véritable et essentiel, la diffusion, en tout endroit, de l’étude de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.M. M. Schneersohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4530. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4487. (3) Lorsque sa venue est imminente. (4) Chargés de faire le jour, d’éclairer. (5) Par exemple par la polémique. (6) Plutôt que “ écarte-toi du mal ”, par la polémique.

Lettre n°5151

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5151, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au jeune Moché Betsalel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre dans laquelle vous me faites part des cours de ‘Hassidout fixés dans votre synagogue. Vous-même et quelques uns de vos amis, y participez régulièrement.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite afin de grandir et de parer toutes les parties de la Torah, en en diffusant les sources(2) en tout endroit. Conformément à l’expression du saint Zohar, tome 3, page 152a, la dimension profonde de la Torah en est l’âme, alors que sa partie révélée est son corps. Or, une vitalité accrue de l’âme se manifeste aussitôt dans tous les membres du corps.

Les qualificatifs et les images de la Torah correspondent parfaitement à ce qu’ils doivent décrire. Il en est donc de même pour l’étude de l’enseignement profond de la Torah, qui agit sur celle de la partie révélée. C’est une évidence.

Vous consulterez également ce que disent nos Sages, au traité Chabbat 31a, de la mesure de sel et de la mesure de blé(2). Il en résulte que ceci(3) a une incidence sur la pérennité de l’étude.

En outre, l’image du Zohar fait allusion à une vitalité accrue, dans l’étude de la partie révélée de la Torah, grâce à sa dimension profonde, comme le montre également le Likouteï Torah, dans le commentaire du discours ‘hassidique intitulé : “ Ne fais pas disparaître ”.

Je vous adresse ma bénédiction pour une réussite considérable en votre mission sacrée, précédemment définie, celle de diffuser les sources de la ‘Hassidout en tout endroit.

Bien entendu, il est inutile de souligner que vous et vos amis ne devez pas vous laisser entraîner dans les discussions, dans le combat contre les opposants. Il est dommage de perdre du temps pour cela. Car, il y a sûrement là une intervention de “ l’autre côté ”, destinée à empêcher la diffusion des sources(4), une tentative d’engager ceux qui s’y consacrent dans la polémique, la controverse, les divergences, les disputes sur la sainteté de la ‘Hassidout. De la sorte, il y aura moins de temps pour ce qui est l’objectif véritable et essentiel, la diffusion, en tout endroit, de l’étude de la ‘Hassidout(5).

Vous m’interrogez sur le début du chapitre 3 du Tanya, selon lequel les trois vêtements de l’âme(6) sont plus élevés que les Néfech, Roua’h et Nechama(7). En effet, le Zohar dit que “ la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”. Or, la même affirmation est faite également à propos d’Israël.

A propos d’Israël, il est dit : “ Trois nœuds sont liés(8) ”. Vous consulterez le Likouteï Torah, Nitsavim, page 46a et le Zohar, tome 3, page 73a. Ces textes établissent que l’on peut lier des éléments séparés.

Le Zohar, tome 3, page 7b, dit : “ Israël est unifié à Lui ”. Cette expression est expliquée par le Zohar, tome 3, page 260b. D’autres textes encore commentent tout cela.

Vous consulterez également le chapitre 39 du Tanya, qui fait référence aux âmes du monde d’Atsilout : “ Elles s’annulent et s’intègrent en Lui par la pratique de la Torah et des Mitsvot ”. De même, le chapitre 23 décrit la qualité de la Torah, qui, en la matière, surpasse même les Mitsvot.

Les notes du Tséma’h Tsédek sur le Tanya, à cette référence, reproduites dans le Kitsourim Le Tanya, citent l’affirmation courante : “ Israël, la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”. Pour l’heure, je n’ai pas trouvé quelle en est la référence. Mais, peut-être est-ce une déformation de l’enseignement précédemment cité, “ Trois nœuds… ”.

Et, même si la modification est introduite dans la citation du Tanya, qui n’en cite que deux(9), il faut en déduire que l’unification des trois éléments n’est pas la même que celle des deux(10). Il en est de même pour l’expression “ Israël est unifié à lui ”(11), précédemment citée.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav M.B. Wakselstein, de Jérusalem. (2) La première, mélangée à la seconde, l’empêche de se gâter. (3) L’étude de la ‘Hassidout. (4) De la ‘Hassidout. (5) Voir la lettre précédente. (6) Les pensées, paroles et actions. (7) Les aspects végétatif, émotionnel et intellectuel de l’âme. (8) Israël à la Torah et la Torah au Saint béni soit-Il. (9) La Torah et le Saint béni soit-Il, mais non le troisième élément, Israël. (10) C’est pour cela que le Zohar cite seulement ces deux éléments et non le troisième. (11) Qui ne fait pas intervenir la Torah.

Lettre n°5152

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5152, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Chevat 5717,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Je fais réponse à votre lettre du 18 Chevat, dans laquelle vous me faites part de ce qui s’est passé, il y a quelques années(2). A l’époque, cette femme avait prononcé des paroles malheureuses(3) et vous me demandez ce que vous devez faire(4).

Si vous vous rappelez du nom de cette femme, il serait bon de lui demander pardon, en présence de dix personnes. Il n’est pas nécessaire de mentionner, devant eux, le détail de tout ce qui s’est passé. Vous préciserez simplement que vous ne savez pas où se trouve cette femme, d’autant qu’elle habitait, auparavant, sur un autre continent. En leur présence et après avoir dit son nom, vous demanderez donc qu’elle vous pardonne, si vous avez été injuste envers elle et si vous l’avez vexée. Chacun des dix répondra que son pardon vous est pleinement accordé.

De même, s’il y a des conséquences de la dispute qui éclata alors entre vous qu’il vous est encore possible de réparer, il est bien évident qu’il faut le faire.

Avant tout, vous devez prendre la décision, avec la plus grande détermination, que, quand le Créateur du monde, Qui le dirige, fera en sorte que vous rencontriez un bon parti, vous mènerez votre foyer comme doit le faire une femme juive, en le basant sur la Torah et les Mitsvot, au plein sens du terme.

Chaque jour de semaine, le matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka.

Que Dieu exauce positivement le souhait de votre cœur, en vous faisant trouver un bon parti, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Vraisemblablement une dispute avec une autre femme. (3) Souhaitant à cette femme de ne jamais se marier. (4) Puisqu’il semble que ses propos se réalisent.

Lettre n°5153

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5153, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5717,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Reouven Tsvi Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez l’achat de votre maison et son acquisition définitive.

Puisse Dieu faire que ceci intervienne en un moment bon et fructueux, que vous fassiez également l’acquisition de maisons morales(2), conformément aux longues explications, à ce sujet, qui sont données par les discours ‘hassidiques, en particulier ceux du Likouteï Torah, le discours “ Cantique pour l’inauguration de la maison ” du Sidour(3) et la séquence de discours “ Les eaux nombreuses ” de 5636(4).

Au sens le plus simple, que Dieu fasse que ce soit une demeure agréable, conférant la largesse d’esprit à ceux qui y résident. De la sorte, tous leurs besoins seront satisfaits, dans la mesure de ce qui est nécessaire et d’une main large.

Selon l’expression bien connue(5), “ les besoins de Ton peuple sont nombreux ” précisément parce que “ leur perception est limitée ”(6). Et, de cette formulation négative, on peut donc déduire une positive(7).

Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, sans obstacle et sans voile. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela et de votre action, dans le domaine de la bonne éducation ‘Habad, qui est le portique permettant de révéler le bien en vos préoccupations personnelles et d’apporter l’élévation à la Torah et aux Mitsvot.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

J’ai bien reçu vos lettres des 13 et 18 Chevat. La maison sera inaugurée par une réunion ‘hassidique et vous connaîtrez la réussite, matérielle et spirituelle.

Notes

(1) Le Rav R.T. Y. Feigelstock, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°1900. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4323. (3) De l’Admour Hazaken, avec les commentaires de la ‘Hassidout. (4) 1876, du Rabbi Maharach. (5) Du rituel des jours redoutables. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Torah Or, à la fin de la Parchat Vaychla’h et le début de la séquence de discours ‘Les eaux nombreuses’ ”. (7) Si leur perception n’était pas limitée, les besoins ne seraient pas nombreux.

Lettre n°5154

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5154, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Chevat 5717,

Brooklyn,

Aux membres de Chouva Israël(1) et, à leur tête,

au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zeev Chlita Grinberg(2) et

au responsable communautaire,

Chimeon Avraham Ha Lévi(3),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que vous avez acheté un terrain, sur lequel vous étudierez et vous enseignerez notre sainte Torah, Torah de vie, aux enfants qui se consacrent à cette étude. Ce sera également un lieu où ces enfants pourront se rendre pendant l’été et la période chaude.

Sans doute leur enseignerez-vous la Torah, les Mitsvot et les coutumes juives, qui sont la finalité de l’homme. Bien plus, nos Sages disent que le monde repose sur le souffle de la bouche des enfants se consacrant à l’étude.

Je vous joins un chèque de dix huit dollars, à titre de participation à l’acquisition de ce terrain, ainsi qu’il est dit : “ Je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent et qui gardent Tes Préceptes ”.

Celui Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva vous accordera le succès et la réussite, afin de multiplier les actions des membres de Chouva Israël, avec leur épouse et leurs enfants. Ces actions sont destinées à renforcer le Judaïsme, avec la lumière et la chaleur de la ‘Hassidout, à le diffuser, en bonne santé et avec largesse d’esprit.

Avec ma bénédiction de réussite et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) A Buenos Aires, Argentine. Voir, au sujet de cette communauté, les lettres n°4846, 4933, 5045 et 5317. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°4933. (3) Voir, à son sujet, la lettre n°5045.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam