Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°5114
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5114, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez si vous devez poursuivre vos études à la Yechiva. En effet, il vous arrive de vous endormir, pendant le temps de l’étude.
Il est bien évident qu’il y a là un stratagème du mauvais penchant, désirant troubler l’homme, dans son service de Dieu, par tous les moyens, y compris les plus inattendus, jusqu’à le convaincre qu’il est incapable de Le servir de la manière qui convient, par exemple, dans votre cas, parce que vous vous endormez.
Vous préciserez à la direction de la Yechiva que vous souhaitez avoir un compagnon d’étude et vous apprendrez avec enthousiasme(1), comme l’expliquent nos Sages, au traité Erouvin 54a, à propos du verset : “ Intégrée en tout et gardée ”(2).
Si vous le désirez réellement, s’accomplira pour vous la promesse selon laquelle : “ Si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”(3).
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Grâce à la stimulation de ce compagnon d’étude. (2) Si la Torah est intégrée par tous les membres du corps, celui-ci peut l’intégrer et, en l’occurrence, ne pas s’endormir pendant le temps de l’étude. (3) Tout dépend donc de la motivation.
Lettre n°5115
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5115, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[9 Chevat 5717]
Vous faites référence à l’injection d’un vaccin(1) et à ce qui est malheureusement survenu aux Etats Unis, il y a quelques temps(2).
En fait, ce qui s’est passé aux Etats Unis est arrivé au début de l’utilisation de ces injections, avant que la formule n’en soit fixée de façon définitive. Il n’en est pas de même à l’heure actuelle, puisque l’on a déjà accumulé plusieurs mois d’expérience.
En conséquence, après avoir vérifié la compétence du laboratoire ayant établi la formule, vous n’aurez aucune crainte à faire pratiquer ces injections, bien au contraire.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4962. (2) Des maladies contractées par des enfants à la suite d’un vaccin.
Lettre n°5116
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5116, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que l’on a l’habitude de servir un Kiddouch(1), dans un certain endroit de votre synagogue. Or, il y a trois semaines, il a été décidé de fixer une étude du Talmud tout de suite après la prière du Moussaf(2) et l’on voudrait utiliser, pour cette étude, la table sur laquelle est dressée le Kiddouch, car plusieurs des personnes qui offrent ce Kiddouch participent à ce cours. Vous me demandez :
A) s’il est permis de dresser le Kiddouch à l’intérieur de la synagogue.
De nombreuses responsa se penchent sur cette question et nombreux sont les avis qui le permettent, comme une évidence. Bien plus, de nos jours, quand on construit une synagogue, on sait d’emblée que s’est répandue cette permission d’y servir un Kiddouch.
B) une autre pièce étant contiguë à la synagogue, pourquoi ne pas y faire le Kiddouch, ce qui permettrait de maintenir le cours à l’intérieur de la synagogue ?
En pareil cas, il convient de se préserver des disputes. En effet, celles-ci et les divergences d’opinions sont, bien souvent, à l’origine d’une diminution du nombre de ceux qui étudient la Torah et se consacrent aux affaires communautaires d’une synagogue.
En l’occurrence, ceux qui organisent le Kiddouch ont établi cette pratique les premiers et ils sont plus nombreux. Le risque de dispute est donc plus grand(3). De ce fait, à mon avis, si vous parvenez à décider ensemble et de manière agréable, l’endroit de l’étude et celui du Kiddouch, ce sera parfait. En revanche, s’il y a lieu de craindre une dispute, c’est ce qui a été fixé récemment(4) qui recevra une localisation nouvelle, afin d’éviter cette dispute.
Sans doute ne vous suffisez-vous pas de ce cours et vous disposez d’autres moments, fixés pour l’étude. Ayant été formé dans une Yechiva, j’espère que vous étudiez chaque jour, matin et soir, comme le préconisent les Sages des premières et des dernières générations.
Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) La collation du Chabbat à midi après la prière. (2) C’est-à-dire au même moment que le Kiddouch. (3) Si l’on déplace le Kiddouch. (4) En l’occurrence, le cours.
Lettre n°5117
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5117, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis peiné par la conclusion de votre lettre, dans laquelle vous me dites qu’il n’y a toujours rien de nouveau(1).
Faisant référence à un acte qui est interdit sans ambiguïté, nos Sages constatent que “ celui qui commet une faute une fois, puis une seconde fois, finit par la considérer comme un acte permis ”. J’ai bien peur qu’il en soit, a fortiori, ainsi pour ce qui vous concerne(2).
Vous vous occupez de tout cela uniquement pour vous acquitter d’une obligation, par habitude. Or, il est sûrement inutile de reproduire les enseignements de nos Sages relatifs à ce que vous faites et à sa valeur. Ils sont établis et bien connus.
De façon générale, la possibilité de trouver un bon parti transcende la nature et nos Sages la comparent au passage de la mer Rouge(3), ainsi qu’il est dit : “ Une femme avisée est accordée par Dieu ”. Qu’il soit donc Sa Volonté, même si vous ne forgez pas de réceptacles naturels, de faire, en la matière, une intervention miraculeuse !
Notes
(1) Que le jeune homme destinataire de cette lettre n’est toujours pas fiancé. (2) Que ce jeune homme s’installe dans une situation où il ne lui paraît plus absurde de ne pas chercher à se marier. (3) Pour montrer à quel point l’union entre un homme et une femme est difficile à réaliser.
Lettre n°5118
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5118, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Chevat et, en un moment propice, je mentionnerai le nom de cet homme, auquel Dieu accordera longue vie, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que son état de santé s’améliore.
Vous connaissez le dicton de nos saints maîtres selon lequel, “ si l’on se dit que tout ira bien, tout ira effectivement bien ”. Combien plus s’applique-t-il à l’affection dont souffre cet homme, telle que vous la décrivez dans votre lettre et comme les médecins s’accordent tous pour la définir.
Vous trouverez sûrement les mots qui conviennent afin de lui expliquer qu’il faut placer sa confiance en Dieu, selon ce qu’expliquent nos saints livres. Vous lui demanderez également de faire un ajout à la Torah et aux Mitsvot, en fonction de sa propre situation, même si elle est déjà satisfaisante. En effet, la Torah et les Mitsvot sont “ plus longues que la terre ” et “ Ta Mitsva est très large ”. Un ajout est donc toujours possible.
D’après ce qui est dit dans plusieurs discours ‘hassidiques, il est une certitude et une évidence qu’à l’âme de Moché, notre maître, montée là-haut et se trouvant dans le Gan Eden, s’applique également l’affirmation selon laquelle “ les Sages ne connaissent pas le repos, pas même dans le monde futur ”. Celui-ci étudie donc la Torah depuis plusieurs millénaires, bien qu’il l’ait lui-même reçue sur le Sinaï.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav H.Medalyé, de Leeds. Voir, à son sujet, la lettre n°4923. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3316.
Lettre n°5119
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5119, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yossef Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait de vous rencontrer et d’échanger avec vous sur ce qui touche au renforcement des valeurs juives, en général et en particulier, sur l’éducation aux valeurs sacrées, le Mikwé et la pureté d’Israël.
En outre, je voudrais vous exprimer ici ma conviction profonde que Dieu accordera la réussite à l’action menée dans ces domaines, dont vous êtes le responsable dans votre ville, vous dire combien il est important que vous-même, pour votre part et les ‘Hassidim se trouvant sur place, pour la leur, non seulement assumiez les engagements que vous avez pris jusqu’à maintenant, mais, bien plus, les augmentiez largement, conformément à l’enseignement de notre sainte Torah selon lequel on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté.
Les Sages ne connaissent pas le repos et ils s’élèvent, d’une étape vers l’autre. Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi(2), chef d’Israël, selon lequel, quand un Juif, ici-bas, prend l’engagement de donner à la Tsédaka un montant qui semble dépasser ses moyens, on lui ouvre aussitôt, là-haut, des moyens et des canaux nouveaux, afin qu’il puisse s’en acquitter pleinement.
Nous avons pu observer qu’il en était ainsi, dans des situations que nous avons observées. A n’en pas douter, il en sera de même pour vous, d’autant que les deux points ci-dessus(3) sont des piliers sur lesquels repose la maison d’Israël.
La Michna affirme qu’une Mitsva en attire une autre. Non seulement la première ne fait pas obstacle à la seconde, mais, bien au contraire, elle lui vient en aide. En conséquence, j’espère que vous adopterez les trois études qui concernent chacun, qui ont été diffusées par mon beau-père, le Rabbi parce qu’elles sont le fait de tous et ont de multiples apports positifs. Ce sont les suivantes : A) Chaque matin, après la prière, on dira des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. B) On étudiera, chaque jour, une Paracha du ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, de la Sidra de la semaine, le dimanche jusqu’au Chéni, le lundi jusqu’au Chelichi et ainsi de suite. C) On étudiera, chaque jour, un passage du Tanya, selon sa répartition annuelle.
En un moment propice, je lirai votre demande de bénédiction près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Dieu fasse que vous puissiez me donner de bonnes nouvelles, à ce sujet et également de tout ce qui a été dit plus haut.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.B. Ossalko. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4970. (3) L’éducation des enfants et le Mikwé.
Lettre n°5121
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5121, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément au contenu de votre lettre.
Vous me dites que vous êtes isolé et que vous n’avez personne à qui vous adresser. Vous connaissez pourtant le dicton de mon beau-père, le Rabbi(1), selon lequel la ‘Hassidout mit en évidence que les Juifs sont liés entre eux, qu’en tout endroit où l’homme se rend, il n’est jamais isolé.
Comme vous le savez, on rapporte, au nom du Baal Chem Tov, que l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” s’applique également à celui qui se trouve à l’autre extrémité du monde et que l’on a jamais vu. Bien plus, précisément “ comme le visage se reflète dans l’eau ”(2), on peut agir sur celui qui est à l’autre bout de la terre et éveiller en lui un sentiment similaire.
Vous participez sûrement aux réunions des ‘Hassidim, dans votre ville et, de temps à autre, vous renforcez non seulement votre étude de la partie révélée de la Torah, mais aussi celle de la ‘Hassidout.
Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4550. (2) “ Le cœur de l’homme se reflète dans celui de son prochain ”. Voir la lettre précédente.
Lettre n°5122
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5122, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chmouel(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, votre participation à la réunion ‘hassidique de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(2), dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Puisse Dieu faire que s’accomplisse, également en cette réunion, l’affirmation bien connue de nos Sages selon laquelle : “ A ce mariage (Hilloula) duquel nous venons(3), il faut saisir tout ce qui se mange et tout ce qui se boit(4) ”.
La ‘Hassidout explique qu’il faut manger et boire la Torah et ses Mitsvot, qui sont comparées au pain et à l’eau. Et, l’on doit, en outre “ en venir ”, c’est-à-dire connaître l’avancement parmi ceux qui stagnent(5).
Heureuse est votre part ! Grâce à vous, ont été imprimés, et le sont encore, plusieurs discours et causeries ‘hassidiques, invitant chaque Juif à servir Dieu de la façon qui vient d’être décrite. Le mérite de tous dépend de vous.
Avec ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles et pour que nous nous rencontrions lors de prochaines réunions ‘hassidiques,
Notes
(1) Le Rav C.Karkovski, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°274. (2) Le 10 Chevat. (3) Le monde matériel. (4) Cumuler toutes les forces du service de Dieu. (5) Les anges qui ne peuvent connaître cette élévation.
Lettre n°5123
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5123, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Chevat 5717,
Brooklyn, New York,
Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Vous m’interrogez sur la coutume juive, partie intégrante de la Torah, selon laquelle on n’étudie pas la Torah, au jour de la pendaison, jusqu’au milieu de la nuit. Vous m’en demandez la raison. En effet, comment l’étude de la Torah peut-elle avoir un effet non désirable et négatif, au point que celle-ci soit annulée ?
Vous trouverez cette explication dans les livres commentant la raison des Mitsvot, qui sont nombreux et qui rapportent différentes explications, à ce sujet, données par les Grands d’Israël.
Nous suivons nous-mêmes cette coutume(3), comme le rapporte le calendrier Hayom Yom, à la date du 17 Tévet 5703, au nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il s’agit, en effet, de ne pas ajouter de vitalité(4). Et, il(5) dit : “ Je n’apprécie pas ceux qui, du fait de leur ardeur à l’étude, sont perturbés par la perte de ces huit heures(6) ”.
Ceci s’applique uniquement jusqu’au milieu de la nuit.
B) Comment l’étude de la Torah peut-elle avoir des conséquences négatives ou même encore pire que cela ?
On trouve d’autres cas similaires, y compris dans la partie révélée de la Torah, par exemple l’étude de la plupart des passages de la Torah, le 9 Av(7) ou bien celle d’un endeuillé, ce qu’à Dieu ne plaise, ou encore l’étude à propos de laquelle il est affirmé : “ Et, Dieu dit à l’impie : Pourquoi commentes-tu Mes lois ? ”.
Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, chapitre 4, paragraphe 3 et le Kountrass A’haron.
Notes
(1) Le Rav Y.Chémech, de Jérusalem. (2) Le 25 décembre. Voir, à ce sujet, les lettres n°4042, 4391 et 5124. (3) Consistant à ne pas étudier cette nuit-là. (4) Emanant du domaine de la Sainteté, dans cette nuit. (5) Le précédent Rabbi. (6) D’étude, depuis le coucher du soleil, jusqu’au milieu de la nuit. (7) Commémorant la destruction du Temple. L’étude de la Torah, qui réjouit, est alors interdite.
Lettre n°5124
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5124, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Pin’has Leïbish(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Chevat, dans laquelle vous m’interrogez sur le jour de la pendaison(2). En effet, la coutume juive veut que l’on n’étudie pas la Torah, pendant cette soirée, jusqu’au milieu de la nuit et telle est effectivement notre coutume, comme le précise le calendrier Hayom Yom, à la date du 17 Tévet 5703.
La suppression de l’étude de la Torah est très inhabituelle. En conséquence, il faut la limiter à ce qui est introduit par la coutume, c’est-à-dire pour cette nuit-là uniquement.
Comme je l’ai écrit à quelqu’un(3), il me semble qu’en chaque endroit, il faut fixer cette date selon le calendrier des non Juifs du pays. S’il existe, chez eux, plusieurs pratiques, on optera pour la date à laquelle la majorité d’entre eux célèbrent cette date.
En effet, la prise en compte de la majorité existe également chez les non Juifs. Le passage talmudique énonçant cette règle permet de l’établir et il existe d’autres preuves encore, mais ce point ne sera pas développé ici.
Je vous remercie de ne pas cesser de me donner de bonnes nouvelles, concernant les réunions ‘hassidiques. Sans doute continuerez-vous, à l’avenir, à adopter cet usage positif.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav P.L. Herzl, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°3817. (2) Le 25 décembre. Voir la lettre précédente. (3) Il s’agit de la lettre n°4391.
Lettre n°5125
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5125, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, dans laquelle vous me dites que, dans un an, vous achèverez vos études dans l’institution que vous fréquentez actuellement. Et, vous ne savez à qui vous adresser pour la suite, car vous êtes isolée, les membres de votre famille refusant que vous receviez une éducation conforme à la voie de la Torah.
Vous concluez votre lettre en disant que vous ne pouvez vous en remettre qu’à Dieu. Il est clair qu’il y a là une réponse suffisante et satisfaisante à la question que vous avez posée. Ceci écarte totalement tout sentiment de désespoir, ce qu’à Dieu ne plaise, ou même d’oppression morale.
Plus vous raffermirez votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige et plus vous observerez clairement ce qui doit être votre chemin, dans la vie, y compris après vos études.
Alors, vous connaîtrez la réussite.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°5126
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5126, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
le Rav Chalom Dov Ber(1),
Je vous salue et vous bénis,
Sans doute vous consacrez-vous au besoin du moment, qui est la diffusion des sources(2) à l’extérieur, en plus de la mission sacrée qui vous est confiée(3) et qui a également le même contenu(4). Je suis surpris que vous ne me disiez rien de telles actions.
On peut vérifier, dans la pratique, qu’une trop grande modestie, en la matière, a pour effet de réduire les accomplissements, même si l’on peut admettre que ce sentiment soit positif pour l’homme lui-même, puisqu’il supprime le risque de l’orgueil et de l’autosatisfaction.
Néanmoins, en quoi importe l’intérêt individuel, en la matière, eu égard au profit qui peut résulter, pour le plus grand nombre, de la diffusion des sources à l’extérieur ? C’est une évidence. Et, l’on peut penser qu’à ce propos, s’applique l’Injonction : “ Ne sois pas trop pieux ”(5).
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav C.D. B. Notik, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°754. (2) De la ‘Hassidout. (3) Celle de collecter des fonds pour la Yechiva Loubavitch. (4) Une telle collecte est, en outre, l’occasion de diffuser les idées de la Torah. (5) En exagérant cette modestie.
Lettre n°5127
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5127, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au jeune Mena’hem Ben Tsion(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(2), dont le mérite nous protégera, avec les demandes de bénédiction qui y étaient jointes, de même que vos précédents courriers. Je vous remercie de m’avoir décrit la réunion des ‘Hassidim. Sans doute maintiendrez-vous cet usage positif, à l’avenir(3).
Puisse Dieu faire que vous multipliez de telles bonnes nouvelles. Ainsi, vous me direz que ces réunions ont lieu dans un nombre sans cesse croissant d’endroits, avec toujours plus de participants. De la sorte, la qualité en sera de plus en plus grande. En effet, dans le domaine de la sainteté, un ajout quantitatif conduit, à terme, à une amélioration qualitative.
Et, notre époque est propice à cela. Certes, on peut se demander quelle est le mérite de cette génération. Mais, en fait, c’est précisément là l’explication(4). C’est une évidence.
Ceci est également la réponse à la question que vous posez, dans votre lettre. Vous faites référence à quelqu’un qui s’oppose à la diffusion de la ‘Hassidout. La seule et unique réaction envisageable, face à cette attitude, consiste à redoubler d’ardeur et de vigueur, dans toute la mesure du possible, afin de diffuser les sources(5) jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Au final, celles-ci atteindront même de telles personnes, car, à terme, elles devront nécessairement se repentir de telles exactions.
Tous ceux qui veulent m’écouter et qui accordent de la valeur à la diffusion des sources peuvent donc faire la preuve qu’ils n’accordent aucune attention à ces propos dénués de toute signification en se renforçant pour développer la diffusion des sources. Et, il n’y aura aucune autre réaction, qui, bien au contraire, pourrait aller à l’encontre de cette diffusion.
Bien plus, il a été expliqué que chacun reçoit un certain nombre de jours, qu’il est chargé d’y mettre en évidence la Présence de Dieu, que tout est compté et mesuré. Si l’on se sert de cela dans un autre but, on ne s’acquitte pas de la mission que l’on se voit confier. Pour les jeunes de l’association ‘Habad et pour les ‘Hassidim, en général, cette mission est précisément la diffusion.
Placez donc votre confiance en le Dieu de vie, car la ‘Hassidout est Sa Sagesse et Sa Volonté. Il accomplira la décision du Tribunal céleste, selon laquelle, en tout ce qui concerne la crainte de Dieu, la Torah et les Mitsvot, ils(6) auront le dessus. Il est dommage de perdre un temps que l’on aurait dû consacrer à diffuser les sources à d’autres préoccupations. C’est une évidence.
Sans doute expliquerez-vous tout cela à vos amis.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav M.B. T. Wilhelm, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4593. (2) Le 10 Chevat. (3) Consistant à transmettre des comptes-rendus au Rabbi. (4) Parce que le mérite de notre génération est réduit, la dimension quantitative doit pallier le manque qualitatif. (5) De la ‘Hassidout. (6) Les ‘Hassidim.
Lettre n°5128
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5128, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez ce que vous devez faire de l’argent que vous prélevez, avec votre épouse, pour la Tsédaka.
Il serait bon de le placer dans la caisse du réseau(1), qui assure l’éducation des enfants juifs aux valeurs sacrées.
Que Dieu vous accorde la réussite, de même qu’à votre épouse, afin que s’accomplisse en vous la bénédiction du Créateur du monde, Qui le dirige, selon laquelle “ tu prélèveras la dîme afin de t’enrichir ”(2). Vous éduquerez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) En effet, Asser, prélève la dîme, est de la même étymologie que Acher, s’enrichir.
Lettre n°5129
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5129, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que telle personne n’a nullement été touchée(1). Vous connaissez, pourtant, le dicton de nos saints maîtres selon lequel il est certain qu’un effort n’est jamais vain. Même si cela ne se manifeste pas encore extérieurement, elle a donc sûrement été touchée et, précisément à cause de cela, elle s’efforce de le cacher, de n’en rien laisser paraître, afin qu’on ne l’attire pas encore plus vers l’endroit qui est réellement le sien(2).
Et, de cette constatation, il résulte un enseignement. Il faut encourager cette personne, de temps à autre, certes de façon diplomatique, justement à cause de ses craintes, lui apporter ce qui concerne la Torah, les Mitsvot et même la ‘Hassidout. Mieux encore, il faut le faire indirectement, par une voie détournée. C’est une évidence.
Bien que vous n’en disiez rien, vous vous efforcez sûrement, dans toute la mesure du possible, de rechercher l’intérêt de la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion.
Puisse Dieu faire qu’en cela également, vous connaissiez une réussite considérable, bien au-delà de celle que vous avez actuellement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,
Notes
(1) Par une action menée auprès d’elle pour lui transmettre les valeurs juives. (2) Mais qu’elle refuse.
Lettre n°5130
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5130, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre du 12 Chevat, le contenu de vos propos, tenus lors de la réunion ‘hassidique, au moment de “ la Volonté de toutes les volontés, que rien ne vient troubler, car le Roi est heureux ”(2).
Bien plus, c’était alors la Hilloula du Juste(3), pilier du monde, qui réalisa son œuvre de sorte que “ Dieu m’ajoute(4) un autre fils ”, faisant ainsi de “ l’autre ” un “ fils ”. Or, le terme “ autre ” peut désigner l’homme le plus bas, celui de qui l’on dit : “ sauf l’autre ”(5). Car, à lui également, notre Torah, Torah de vie, donne un bon conseil : “ Qu’il s’efforce d’ouvrir la porte(6). Alors, il pourra entrer ”.
De même, les miracles des miracles furent réalisés pour lui(7), comme nos Sages le constatent, dans le traité Bera’hot 57a, à propos de Yo’hanan(8). C’est ainsi qu’il put traverser la fumée.
Une autre allusion(9) peut être trouvée dans ce que l’on constate concrètement. Plus l’on ajoute des matériaux et du bois(10), plus il y aura de la fumée. A l’opposé, lorsque ces matériaux sont raffinés, il y aura peu de fumée, car tout est spiritualité et lumière.
Its’hak(11) est l’homme avec lequel Dieu unifia son nom, selon le Midrash Tan’houma, Toledot, chapitre 7. En effet, ses cendres, correspondant à l’élément fondamental de la matière le plus grossier, la terre, selon le chapitre 15, d’Iguéret Ha Kodech, se trouvent en permanence près de l’autel.
Vous m’interrogez également sur le plaisir et la volonté qui se révélèrent après la contraction et le retrait de la Lumière divine. Vous trouverez plus bas quelques références qui vous permettront de comprendre cette idée(12).
Conformément à l’enseignement, bien connu, selon lequel “ quand quelqu’un commence à mettre en pratique une Mitsva, on lui demande de la conduire à son terme ”, j’émets le vœu que vous continuiez à diffuser les sources(13) dans les milieux que vous mentionnez.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°5089. (2) Pendant le troisième repas du Chabbat, après la prière de Min’ha. (3) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (4) Yossef, premier prénom du précédent Rabbi. (5) “ Tous peuvent accéder à la Techouva, sauf ‘l’autre’ ”, c’est-à-dire Elisha Ben Abouya. (6) Bien que l’on ait dit que sa Techouva ne serait pas acceptée. (7) Pour le précédent Rabbi. (8) Qui de ce fait, avait, dans son nom, deux Noun, initiale de Ness, miracle. (9) Au nom du précédent Rabbi. Voir, à ce sujet, la lettre n°1702. (10) Quand on allume un feu. (11) Second prénom du précédent Rabbi. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Discours ‘hassidique intitulé ‘Il avait coutume de dire ” de 5709, dans le Séfer Ha Maamarim 5709 ”. (13) De la ‘Hassidout.
Lettre n°5131
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5131, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 11 Chevat et celle qui la précédait. Je m’empresse d’y répondre, en devançant la file d’attente, y compris celle des courriers urgents, à cause de la question sur les injections de vaccin.
Je suis surpris que vous m’interrogiez, à ce sujet, car plusieurs l’ont déjà fait, en Erets Israël et je leur ai répondu positivement(1). Ici, en effet, la plupart se font vacciner avec succès. Bien entendu, si les doses sont fabriquées par différents laboratoires, il faut utiliser celles que l’expérience permet de connaître le mieux.
Je vous remercie de la bonne nouvelle que vous me communiquez, puisque vous me dites que ce ‘Hassid qui craint Dieu se porte mieux. Je suis étonné qu’il ne me l’ait pas annoncé lui-même. C’est pourtant un des moyens de mettre en pratique l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. On réjouit ainsi le cœur d’un Juif(2) en lui annonçant une bonne nouvelle, d’autant qu’il m’a lui-même fait connaître sa situation, avant son traitement. C’est une évidence.
Or, un dicton de l’Admour Hazaken(3) précise que “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est le réceptacle de “ tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”, que les deux Injonctions ne forment qu’une seule et même entité. Tous les milieux n’en ont pas encore pris conscience.
Pour changer de sujet, tout en restant dans le même contexte, vous me décrivez les relations qui existent entre certaines personnes et cette situation découle également d’un manquement à l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, ce qu’à Dieu ne plaise. Or, cette expression sévère n’est pas encore suffisante pour décrire l’importance de tout cela et de ce qui en résulte.
Comme je l’ai déjà maintes fois écrit, le verset donne l’assurance que : “ comme le visage se reflète dans l’eau, le cœur de l’homme se reflète dans celui de son prochain ”. Mais, ce verset ne précise pas qui change son cœur le premier(4). Quiconque le fait a le mérite d’être considéré comme un Grand de la Torah, selon l’affirmation bien connue, à ce sujet, de Rabbi Akiva(5). Dès lors, ce Précepte sous-tend le second(6), avec lequel il ne forme qu’une seule et même entité selon le dicton de l’Admour Hazaken, cité au préalable.
On sait, en effet, qu’en mettant en pratique une Mitsva, l’homme devient un réceptacle pour celle-ci, comme l’expliquent différents textes, en particulier le Tanya. Et, point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°4862. (2) Le Rabbi lui-même. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4890. (4) Qui fait le premier pas vers l’autre. (5) Qui dit que : “ Le Précepte ‘tu aimeras ton prochain comme toi-même’ est un grand principe de la Torah. (6) “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”.
Lettre n°5132
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5132, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5717,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la caisse d’entraide Chomreï Chabbat,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, m’informant que votre réunion annuelle a été fixée en ce jour, le dimanche de la Parchat Michpatim(1) 5717(2).
Vous me transmettez également une brève description des réalisations de votre caisse de bienfaisance, pendant l’année qui s’est écoulée. Celle-ci, comme je l’ai déjà dit, doit être largement développée, d’abord par le nombre des prêts accordés qui, cette année, ont été uniquement au nombre de cent vingt, alors que nous nous trouvons encore, malheureusement, en la période(3) à propos de laquelle il est dit : “ Les pauvres ne disparaîtront pas ”.
Et, celui qui se trouve dans le besoin est alors considéré comme un pauvre. Nos Sages disent, en effet, au traité Soukka 49b, que “ la bienfaisance est supérieure à la Tsédaka, car elle s’adresse aux pauvres comme aux riches ”.
Puisse Dieu faire que cela soit réparé, dans toute la mesure du possible, l’an prochain.
Ceci hâtera la réalisation de la promesse(4) selon laquelle , “ il n’y aura plus de pauvre, chez toi, car Dieu te bénira ”. Alors, les Juifs feront la Volonté de Dieu, selon le Sifri, Devarim 15, 4.
Très bientôt et de nos jours, s’accomplira également l’autre promesse selon laquelle “ tout Israël goûtera de l’arbre de vie(5), grâce auquel il quittera l’exil avec miséricorde. Il n’en sera pas de même pour ceux qui n’auront pas goûté cet arbre. Pour ce qui les concerne, la seule différence entre l’exil et la période messianique sera la disparition de l’assujettissement aux nations. Il n’en sera pas de même pour les érudits de la Torah. C’est à leur propos qu’il est dit : ‘Les enfants d’Israël seront libérés la main haute’. C’est ainsi qu’ils seront délivrés, avec l’honneur du dernier salut ”.
Tels sont les propos du berger fidèle, Moché, notre maître, premier et dernier libérateur, selon le Zohar, tome 3, page 125a, cités et commentés par l’Admour Hazaken, au chapitre 26 d’Iguéret Ha Kodech.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
N. B. : Peut-être le nombre de prêts s’explique-t-il par votre affirmation selon laquelle la caisse d’entraide a des difficultés à se procurer de l’argent liquide. De ce fait, j’ai demandé à la caisse d’entraide gérée par le Ma’hané Israël de vous consentir un prêt jusqu’à la fin de l’année 5718.
J’espère, avec tous les Juifs, qu’encore avant cela(6), ce sera la délivrance véritable et complète. Alors, cette promesse se réalisera et l’on effectuera des actes de bienfaisance envers les riches(7), conformément au récit rapporté, à ce sujet, par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Notes
(1) Dans laquelle il est dit : “ Si tu prêtes de l’argent à Mon peuple ”. (2) Le Rabbi écrit Tav, Chin, Tov. Ce dernier terme, ayant pour valeur numérique dix sept, signifie ‘bon’. (3) La période de l’exil. (4) Relative au monde futur. (5) L’enseignement profond de la Torah. (6) Avant que ce prêt ne soit accordé. (7) Puisqu’il n’y aura plus de pauvres.
Lettre n°5133
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5133, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre express du 12 Chevat, avec ce qui y était joint. De façon générale, quand il s’agit de courriers abordant des points techniques, il faut envisager une concertation sur place et consulter plusieurs personnes. En l’occurrence, le texte des formulaires(2) est effectivement un problème technique.
Néanmoins, vous avez adressé ces documents ici et vous attendez ma réponse. Je vous l’adresse donc, en devançant la file d’attente, y compris celle des lettres urgentes. Le premier formulaire doit être rédigé sous forme de proposition et non comme un ordre. Il faut proposer à quelqu’un de se rendre en un certain endroit. On doit lui préciser également que, s’il ne peut pas se libérer pour ce Chabbat-là, il pourra indiquer lequel lui convient.
De même, il sera difficile, pour ceux qui sont contactés, de donner leur accord avant de savoir où ils seront envoyés. Par ailleurs, on peut craindre également que l’accord dépende de la personne qui les accompagnera. De manière naturelle, un homme ne désire pas constituer un groupe avec n’importe qui. Parfois, c’est précisément en sachant avec qui il ira qu’il donnera son plein accord. Il en est de même pour les moyens de transport. Celui qui peut se déplacer par ses propres moyens devra le faire savoir, suffisamment à l’avance.
Vous me dites que vous m’envoyez des coupures de presse et il s’agit sans doute de tout ce qui a été écrit. Il est surprenant qu’il faille vous le préciser. J’ai déjà fait des remarques, à différentes reprises, à propos de l’attitude surprenante des ‘Hassidim, qui fait que je reçois des nouvelles, de manière indirecte, plusieurs jours avant qu’eux-mêmes se manifestent.
Quand il s’agit de nouvelles joyeuses, il y a là(3) un manquement au principe selon lequel “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ”(4), puisque, de la sorte, on réjouit un Juif(5). Et, quand il s’agit de peine également, un tort est bien souvent causé par le fait de ne pas donner une information vraie et complète sur ce qui s’est passé.
Il en résulte que, si, pour une raison quelconque, ces coupures de presse n’ont pas encore été envoyées, vous voudrez bien réparer ce manque, par retour du courrier.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, les lettres n°4332 et 5288. (2) Destinés à envoyer quelques ‘Hassidim, par groupe de deux, pour passer le Chabbat dans un Mochav, un Kibboutz ou une certaine ville. Un premier formulaire était adressé aux ‘Hassidim devant effectuer cette visite, pour leur en préciser tous les détails et solliciter leur accord. Un second leur était ensuite envoyé pour préciser la date et le lieu de cette visite. (3) Dans le fait de ne pas les transmettre. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5131. (5) Le Rabbi, quand il apprend cette bonne nouvelle.
Lettre n°5134
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°5134, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[18 Chevat 5717]
J’ai reçu, avec retard, votre lettre, à laquelle étaient jointes les épreuves de votre article relatif au monde, quand il était encore recouvert d’eau et au secret de la Chemitta et du Jubilé.
J’y réponds brièvement, selon ce que mon temps me permet, d’autant que l’explication, en la matière, qui convient devrait être très longue, même si vous abordez, dans cet article, plusieurs points essentiels :
A) Concernant la création du monde et ce que disent nos Sages, à ce sujet, par exemple ce que vous citez sur la période pendant laquelle le monde était recouvert d’eau, il faut essentiellement faire référence aux ouvrages de la Kabbala.
Certains commettent l’erreur de penser qu’ils peuvent interpréter ces faits comme bon leur semble, dès lors qu’ils n’ont aucune incidence sur la Hala’ha, telle qu’elle est tranchée dans le Choul’han Arou’h.
Cela est vrai quand on commente un verset, une explication ou une analyse de nos Sages. Si ce commentaire est fondé sur la crainte de Dieu, il est clair qu’il ne heurte pas notre foi. Il peut alors être formulé, sans qu’on le conteste.
Il n’en est pas de même quand on décrit un événement qui s’est effectivement déroulé, même s’il appartient au passé et n’a pas d’incidence sur la Hala’ha. En effet, il a bien fallu qu’il se passe d’une certaine façon et d’aucune autre.
S’il y a un doute ou une controverse, nous possédons également des règles, permettant de lever le doute et établissant la Hala’ha. Les livres traitant de cette partie de la Torah précisent tout cela. L’idée générale et centrale est la suivante. Pour tout ce qui concerne la Kabbala, l’avis du Ari Zal est retenu plutôt que celui de ses prédécesseurs. Les débutants dans l’étude de la Kabbala le savent également.
Rabbi ‘Haïm Vital explique tout cela longuement dans son introduction à la Porte des introductions. Et, de fait, ce principe a été adopté par tous les Juifs, Séfarades et Ashkénazes, ‘Hassidim ou non.
B) La Torah fut l’instrument d’architecte du Saint béni soit-Il, lors de la création, puisque selon l’expression de nos Sages, au début du Midrash Béréchit Rabba, “ Il consultait la Torah et créait les mondes ” ou d’après le Zohar, tome 2, page 161a, “ Il observa la Torah et créa le monde ”. Ceci inclut tout l’enchaînement des mondes, depuis le plus élevé, jusqu’au nôtre, le plus matériel et grossier.
Les récits de la Torah, à ce sujet, ne font donc pas uniquement référence à notre monde. Ils traitent aussi des autres mondes, plus élevés. Ceci est vrai aussi bien pour la Loi Ecrite que pour la Loi Orale.
Ainsi, la Torah commence par : “ Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ” et l’on rapporte, à ce sujet, ce que sont les Sefirot dans le monde le plus élevé, celui d’Atsilout, comme l’explique le Zohar, tome 1, pages 30b et 31b. Bien entendu, la création du ciel et de la terre matériels, dans ce monde, est exposée également, sans qu’il n’y ait de contradictions, de controverses. Chacun développe une idée et tous se complètent.
Pour autant, plusieurs écrits et commentaires de la Torah envisagent uniquement l’aspect spirituel des mondes. C’est le cas, par exemple, de l’anthropomorphisme, “ la main de Dieu ”, “ l’œil de Dieu. D’autres écrits et d’autres commentaires, en revanche, font référence uniquement à ce qui est matériel ou, tout au moins, aux mondes inférieurs. C’est le cas, par exemple, de la faute, de l’interdit. Car, c’est uniquement sur terre qu’existe le mauvais penchant, comme le dit le traité Chabbat 89a et la Hala’ha, énoncée au traité Sanhédrin 59b, retient que “ rien d’impur ne tombe du ciel ”.
Bien entendu, ces éléments ont aussi une source, dans les mondes plus élevés qu’eux. Rien n’existe ici-bas qui n’ait une origine, là-haut. Le Pardès, de Rabbi Moché Cordovero, précise cette idée, à la porte 25, chapitre 1, de même que le Torah Or, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, Parchat Béréchit, au discours intitulé “ Pour comprendre le sens des bénédictions ” et les notes du Tséma’h Tsédek, à la même référence. Ce point ne sera pas développé ici.
C) Concernant les cycles de Chemitta, les sept millénaires et les Jubilés dont il est question dans différents textes de Kabbala, il est vrai qu’il y avait auparavant des avis divergents, en la matière. Certains disent que notre monde est la seconde Chemitta, ce qui veut dire qu’il y a eu, auparavant, un premier monde, qui a existé pendant sept millénaires et qu’après ce monde, il y aura encore cinq Chemitta de sept millénaires chacune. C’est l’avis, en particulier, du Séfer Ha Temouna et de la troisième introduction à la Temouna.
Selon d’autres avis, en revanche, notre monde est la cinquième Chemitta. C’est ce que dit Rabbi Moché Cordovero dans son Chiyour Coma. Mais, le Ari Zal est venu ensuite et il a tranché, en la matière. Il explique que nous appelons seconde Chemitta les sept millénaires que nous vivons actuellement par référence aux Sefirot spirituelles qui l’ont précédé. En revanche, il n’y a pas eu de monde matériel, un ciel et une terre matériels, avant les nôtres.
Différents textes commentent ces affirmations, en particulier le Likouteï Torah du Ari Zal, à la Parchat Kedochim et la porte des discours de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, à la page 37a. Ces propos sont cités et commentés par l’Admour Hazaken, dans le Torah Or, Parchat Chemot, au discours intitulé : “ Et, Il dit : Qui a donné une bouche ? ”, de même que par son fils, l’Admour Haémtsahi, dans le Torat ‘Haïm, au discours “ Je ne suis pas un homme de paroles ”.
Comme je le disais, cette position est définitive. Elle est acceptée par tous les Sages de la Kabbala, au même titre que les autres notions de cette partie de la Torah.
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